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Pour le Pakistan aussi, la guerre contre l’Iran pourrait être lourde de conséquences

Le conflit au Moyen-Orient oblige le Pakistan, qui entretient des relations étroites avec l’Iran et qui s’est rapproché des États-Unis, à jouer les équilibristes. Or le pays est en ce moment lui-même empêtré dans un conflit avec l’Afghanistan.

© photo BANARAS KHAN/AFP

Des ressortissants pakistanais fuient l’Iran et traversent la frontière au point de passage de Taftan pour retourner dans leur pays d’origine, le 6 mars 2026, en raison des frappes israélo-américaines contre l’Iran.
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Les Américains demandent de l’aide contre les Shahed, signe “d’une certaine incompétence militaire”

Le président ukrainien l’a confirmé, les États-Unis ont demandé l’aide de Kiev pour lutter contre les drones iraniens Shahed. Mais dans le même temps, Donald Trump multiplie les déclarations hostiles à l’égard de Volodymyr Zelensky. Un double langage qui crispe les médias ukrainiens.

© PHOTO MORTEZA NIKOUBAZL/NURPHOTO/AFP

Un drone Shahed-136 exposé lors d’un rassemblement célébrant le 47ᵉ anniversaire de la République islamique d’Iran, à Téhéran, le 11 février 2026.
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Dans le sud du Liban, des irréductibles refusent d’évacuer : “Si on part, on perdra notre dignité”

Alors que les frappes israéliennes ont poussé près de 100 000 Libanais à quitter leurs foyers, les habitants d’une poignée de localités chrétiennes et sunnites frontalières avec l’État hébreu s’y refusent. Ils estiment ne pas être menacés, contrairement à leurs compatriotes chiites, raconte “L’Orient-Le Jour”.

© PHOTO Ammar Awad/REUTERS

Des soldats israéliens du côté israélien de la frontière avec le Liban, le 6 mars 2026.
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Pourquoi les houthistes se tiennent-ils à l’écart de la guerre en Iran ?

Le chef du groupe yéménite, allié de l’Iran, multiplie les discours guerriers de soutien à l’Iran. Mais pour l’instant, ces annonces d’actions “imminentes” sont restées sans effet. Les observateurs tentent d’expliquer cette retenue, qui pourrait être dictée par des considérations intérieures.

© Capture d’écran Al-Masirah

Le chef du mouvement rebelle houthiste, Abdelmalek Al-Houthi, lors de son allocution télévisée du 5 mars 2026. Capture d’écran publiée par le quotidien houthiste Al-Masirah.
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Pourquoi Macron ne sera pas “Chirac II” dans cette nouvelle guerre du Golfe

Contrairement à Jacques Chirac, qui s’était opposé en 2003 à suivre les États-Unis dans leur guerre en Irak, Emmanuel Macron semble prêt à s’engager dans le conflit en Iran. S’il a dénoncé l’intervention américaine, le président français est contraint par la faiblesse militaire et économique de la France et de ses voisins européens, note le journaliste britannique John Lichfield dans “The Local”.

© PHOTO YOAN VALAT/AFP

Emmanuel Macron quitte la scène après son discours à la base navale de l’île Longue, le 2 mars 2026.
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La cible cachée des bombardements américains sur l’Iran, c’est la Chine

Dans sa tribune, Katsuji Nakazawa, ancien correspondant à Pékin du quotidien japonais “Nihon Keizai Shimbun”, décrypte la stratégie américaine face à la Chine avant le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, prévu à la fin mars. Selon le journaliste, dans la guerre en Iran, Washington cherche à affaiblir la Chine en s’en prenant à son allié “essentiel” en matière d’approvisionnement en pétrole.

© PHOTO EVELYN HOCKSTEIN/REUTERS

Le président américain, Donald Trump, et son homologue chinois, Xi Jinping, lors du sommet de l’Apec, en Corée du Sud, le 30 octobre 2025.
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Israël intensifie ses frappes contre le sud de Beyrouth

La panique s’est emparée jeudi de la banlieue sud de la capitale libanaise, après un ordre d’évacuation massif lancé par l’État hébreu, suivi quelques heures plus tard de violents bombardements visant des infrastructures du Hezbollah. Vendredi matin, des frappes ont eu lieu à la frontière, où Tsahal a commencé à “rassembler des véhicules blindés en vue d’une possible incursion terrestre”, rapporte la presse internationale.

© photo IBRAHIM AMRO/AFP

De la fumée s’élève au-dessus du sud de Beyrouth après des frappes israéliennes, le 5 mars 2026.
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Comment Donald Trump s’est converti à l’interventionnisme tous azimuts

Venezuela, Iran, Cuba… Après avoir passé des années à dénoncer les interventions militaires américaines à l’étranger, le locataire de la Maison-Blanche semble se faire une spécialité de renverser, d’acculer ou d’assassiner les dirigeants étrangers, souligne cette analyse du “Wall Street Journal”.

© PHOTO ROBERTO SCHMIDT/GETTY IMAGES/AFP

Donald Trump sur la base aérienne Joint Base Andrews, dans le Maryland, le 1ᵉʳ mars 2026.
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Guerre en Iran : ce qu’il faut retenir de la journée du jeudi 5 mars

En ce sixième jour de guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël, le conflit semble se stabiliser en ce qui concerne les zones géographiques concernées, à l’exception notable du territoire de l’Azerbaïdjan, qui a été touché pour la première fois. Cependant, l’intensité des combats (et des déclarations) ne semble pas vouloir s’estomper.

© PHOTO HOUSSAM SHBARO/ANADOLU/AFP

Un édifice détruit dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 5 mars 2026.
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Armer une insurrection kurde en Iran : le plan israélo-américain risque de très mal tourner

Des militants armés kurdes iraniens s’apprêteraient à attaquer l’Iran depuis son voisin irakien, avec le soutien d’Israël et des États-Unis, selon les sources de l’historien et essayiste Arash Azizi, né en Iran et basé aux États-Unis. Il met en garde contre ce projet risquant de déboucher sur une guerre civile.

© Thaier Al-Sudani / REUTERS

Des combattants kurdes iraniens du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) s’entraînant le 12 février 2026 près d’Erbil, en Irak.
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Quelles sont les capacités militaires de l’Iran à ce stade de la guerre ?

Avec plus d’un million de militaires et de paramilitaires, plus de 2 000 missiles balistiques et environ 80 000 drones kamikazes, l’Iran fait partie des vingt plus grandes puissances militaires mondiales et n’entend pas facilement capituler. Le régime a aussi adapté sa stratégie pour tenir le plus longtemps possible. Mais le stock de certaines munitions clés pourrait s’épuiser d’ici à plusieurs semaines, estiment des experts.

© PHOTO MAJID ASGARIPOUR/REUTERS

Des missiles exposés dans le musée aérospatial des Gardiens de la révolution, à Téhéran, le 12 novembre 2025.
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Guerre en Iran : l’Asie du Sud-Est tremble pour ses approvisionnements en hydrocarbures

Retards de livraisons, hausses des prix, inflation et déstabilisation économique. La guerre au Moyen-Orient inquiète dans les pays d’Asie du Sud-Est, qui tentent de s’organiser dans un environnement très incertain. En Birmanie, elle pourrait perturber les approvisionnements en kérosène de l’aviation militaire birmane et limiter sa capacité à bombarder les civils.

© PHOTO STR/AFP

Des conducteurs de deux-roues forment une file d’attente devant une station essence de Tachileik, en Birmanie, le 4 mars 2026.
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En Iran, Trump tenté par un scénario nucléaire à la Hiroshima ?

Ce journaliste soudanais s’inquiète, dans le quotidien panarabe “Al Quds-Al-Arabi”, de la tournure prise par la guerre en cours, n’hésitant pas à établir un parallèle entre Donald Trump et Harry Truman, décisionnaire des bombardements atomiques sur le Japon en 1945. Il souligne leur désir commun de domination par la force et de suprématie militaire incontestée.

© Dessin de Niels Bo Bojesen paru dans Jyllands-Posten, Danemark

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L’Iran peut-il vider l’arsenal défensif des États-Unis, aux dépens de leurs alliés ?

Avec ses missiles et ses drones bon marché, Téhéran oblige Washington et ses alliés du Golfe à utiliser des intercepteurs et autres armements défensifs bien plus coûteux, dont ils ne possèdent qu’un nombre limité. Au risque de vider les stocks dont auraient besoin l’Ukraine et peut-être un jour Taïwan.

© Photo MAHMUD HAMS/AFP

Doha, au Qatar, le 5 mars 2026. Le pays du Golfe est l’une des cibles des nombreuses attaques de drones et de missiles de l’Iran.
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Blocage du détroit d’Ormuz : la peur d’une flambée des prix alimentaires dans le Golfe… et en Iran

Le blocage du détroit d’Ormuz n’empêche pas seulement l’exportation du pétrole et du gaz. Il complique également l’approvisionnement en denrées essentielles pour les pétromonarchies du Golfe, qui rapportent des cas d’achats de panique. Mais le principal concerné sera, là encore, l’Iran lui-même.

© PHOTO RULA ROUHANA/REUTERS

Rayon de supermarché à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 3 mars 2026.
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“Fureur épique”, “Lion rugissant” et “Vraie Promesse 4” : les noms de la guerre

Pour parler du conflit en cours au Moyen-Orient, les belligérants ont choisi des noms différents, mais symboliques du récit qu’ils entendent façonner, estime l’hebdomadaire indien “The Sunday Guardian”.

© PHOTO US NAVY/AFP

F-35 Lightning II de la marine américaine survolant le pont d’envol du porte-avions de classe Nimitz USS “Abraham Lincoln” (CVN 72) dans le cadre de l’opération Fureur épique, le 3 mars 2026. Bien qu’il s’agisse de la même guerre, les belligérants ont choisi de lui donner un nom différent. Une façon de façonner le récit d’un conflit en pleine escalade, estime l’hebdomadaire indien “The Sunday Guardian”.
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Guerre en Iran : la neutralité de l’Indonésie vire à l’allégeance aux États-Unis

En Indonésie, l’absence de condamnation officielle des frappes israélo-américaines contre l’Iran suscite une vague de critiques dans l’opinion. Le président, Prabowo Subianto, est accusé d’adopter une position trop accommodante à l’égard de Washington. Une posture difficilement compatible avec l’ambition affichée de Jakarta de jouer un rôle de médiateur dans le conflit.

© PHOTO BAY ISMOYO/AFP

“Un masque de paix façon Donald Trump”. Un manifestant brandit une pancarte dénonçant le Comité de la paix de Donald Trump lors d’un rassemblement contre les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran devant l’ambassade des États-Unis, à Jakarta, le 3 mars 2026.
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Des drones iraniens sur l’Azerbaïdjan, une attaque qui “ouvre encore un autre front”

Jeudi 5 mars, le gouvernement de Bakou a déclaré que son territoire avait été attaqué par des drones iraniens. La région touchée, celle du Nakhitchevan, est une exclave azérie qui borde la République islamique d’Iran et qui est au centre de tensions géopolitiques entre Téhéran et l’Azerbaïdjan.

© PHOTO / MONTAGE DE CAPTURES D’ÉCRAN / MINVAL.AZ SUR TELEGRAM

Captures d’écran de vidéos montrant des drones Shahed de fabrication iranienne s’écraser en Azerbaïdjan, le 5 mars 2026, relayées par le média azéri “Minval” sur Telegram.
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L’Iran, un pion dans la bataille que Trump mène contre Xi Jinping ?

Et si la guerre contre l’Iran n’était qu’un coup joué dans une partie beaucoup plus vaste ? Pour l’hebdomadaire conservateur britannique “The Spectator”, Washington viserait surtout à affaiblir le réseau de partenaires que Pékin a patiemment construit pour contrebalancer la puissance américaine.

La une de The Spectator, jeudi 5 mars, 2026.
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Nous, Européens, devons cesser de nous faire embarquer dans les guerres des autres !

Bien malgré eux, les pays du Vieux Continent semblent embourbés dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, constate “Il Fatto Quotidiano”. De quoi irriter le directeur de ce média antiatlantiste. Il dénonce une tendance historique qu’il serait grand temps d’inverser.

© PHOTO US Navy/REUTERS

Sur le porte-avions américain USS “Gerald R. Ford”, déployé en Méditerranée orientale dans le cadre de l’opération Fureur épique, le 2 mars 2026.
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Guerre en Iran : Narendra Modi place l’Inde dans le camp israélo-américain

Un navire iranien a été torpillé, mercredi 4 mars, par les États-Unis au large du Sri Lanka, amenant le conflit aux portes de l’Inde. Un développement qui intervient alors que le gouvernement de Narendra Modi se trouve sous le feu des critiques pour ses positions, jugées trop proaméricaines.

© Photo GIL COHEN-MAGEN/REUTERS

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, et son homologue israélien, Benyamin Nétanyahou, lors d’une conférence de presse, le 26 février 2026, à Jérusalem (Israël).
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Washington cède au triomphalisme et promet à l’Iran “mort et destruction du matin au soir”

Alors que la guerre lancée par les États-Unis et Israël continue de s’étendre au Moyen-Orient et au-delà, le gouvernement américain a assuré mercredi être “en position de force” et a annoncé une “accélération” des bombardements pour infliger à l’Iran “mort et destruction du matin au soir”. Le Sénat américain a quant à lui refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump dans la gestion du conflit.

© Photo KEVIN DIETSCH/Getty Images/AFP

Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, arrive au Capitole à Washington, le 3 mars 2026.
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Nous aurions toutes les raisons de nous opposer à la guerre en Iran et pourtant…

La guerre en Iran “nous met face à nos contradictions”, écrit le rédacteur en chef du journal libanais “L’Orient-Le Jour”. Car si elle nous fait basculer dans un monde où le plus fort peut tout se permettre, elle reste la moins mauvaise des options face au régime sanguinaire des mollahs.

© Dessin de Hajo, Liban

Nous aurions toutes les raisons de nous opposer à la guerre en Iran et pourtant…
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