Le rédacteur en chef du quotidien panarabe “Al-Araby Al-Jadid” revient sur l’épisode des excuses présentées le 8 mars par le président iranien aux pétromonarchies du Golfe, balayées dans la foulée par une salve de missiles et de drones tirés contre ces pays. Pour lui, les Gardiens de la révolution tiennent désormais totalement les rênes et font fi des autres pôles du pouvoir.
Une vingtaine de pays, majoritairement africains, ont accepté les nouveaux accords américains de santé visant à remplacer les aides supprimées après le démantèlement de l’USAID. Accords qui dépendent du partage des données médicales ou de l’accès aux ressources minières. Le Zimbabwe et la Zambie ont dit non.
Un soignant préparant une injection de Lenacapavir, un traitement préventif contre le VIH, à Epworth, à l’extérieur de la capitale zimbabwéenne Harare, le 19 février 2026. (photo d’illustration)
Pendant que Trump improvise, Nétanyahou veut détruire le régime iranien coûte que coûte. Quitte à provoquer une guerre civile désastreuse pour la région, avertit le journaliste Fareed Zakaria. Il appelle les États-Unis à agir pour éviter ce scénario.
En dépit de liens commerciaux étroits, les relations entre Rabat et Rome traversent une zone de turbulences. Un froid diplomatique qui s’explique notamment par le “rapprochement stratégique” de l’Italie avec l’Algérie. Dans un exercice d’équilibrisme pas toujours évident, Rome tente de préserver de bonnes relations avec les deux pays rivaux, explique le magazine marocain “TelQuel”.
L’intervention des États-Unis et d’Israël en Iran a déclenché une nouvelle crise majeure de l’énergie. C’est en Europe et en Asie que la flambée des cours du pétrole et du gaz pèsera le plus lourd, explique le “Financial Times”. D’autres pays, comme les États-Unis et le Canada seront plus épargnées parce que producteurs. En revanche, l’ensemble de l’économie mondiale est menacé par un retour de l’inflation.
Le président américain a déclaré lundi aux journalistes que la guerre en Iran était “pratiquement terminée”, avant de menacer un peu plus tard de frapper Téhéran “beaucoup plus fort” s’il “prenait le monde en otage” en bloquant l’acheminement de pétrole dans le détroit d’Ormuz.
Pourquoi se fait-on la guerre ? L’humanité est-elle belliqueuse par nature ? Une paix durable est-elle possible ? Le sociologue allemand de renom Herfried Münkler livre, dans “Die Zeit”, ses réflexions sur l’origine et l’évolution des conflits armés. Un sujet d’une brûlante actualité, dont se fait l’écho la programmation du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), en cours à Genève jusqu’au 15 mars, en partenariat avec “Courrier international”.
Le pouvoir iranien continue de fonctionner “étonnamment bien” et de riposter. Et la nomination comme nouveau guide suprême du fils de l’ancien ayatollah, assassiné le 28 février, envoie un message sans équivoque aux États-Unis et à Israël : celui de la continuité, de la résistance et du renforcement de la mainmise de la ligne dure sur le pays, analyse “The Economist”.
Alors que les bombardements et les tirs de missiles continuent dans tout le Moyen-Orient, le prix du baril de pétrole a dépassé les 120 dollars, faisant dévisser les Bourses asiatiques et européennes, ainsi que Wall Street. Dans le même temps, depuis Chypre, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait lancer une mission de sécurisation du détroit d’Ormuz.
Un membre de la Défense civile libanaise contemple les dégâts causés par une frappe israélienne sur un bâtiment de la banlieue sud de Beyrouth (Liban), le 9 mars 2026.
Fragmentée et sans véritable leader, l’opposition iranienne ne profitera sans doute pas de la victoire, alerte ce journaliste dans “Ha’Aretz”. Mais les déclarations de Donald Trump sur sa volonté de nommer les futurs dirigeants iraniens risquent de raviver de sombres souvenirs d’interventionnisme sous l’ère du chah.
Si la presse russe semblait ménager Donald Trump depuis le réchauffement diplomatique engagé en 2025 entre les États-Unis et la Russie, la guerre menée contre l’Iran suscite de véhémentes critiques contre le président américain et son administration. Vladimir Poutine, de son côté, a exprimé son soutien au régime de Téhéran.
Un panneau à l’effigie de l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février, alors que des fumées s’élèvent au-dessus de Téhéran, en Iran, après des frappes américaines et israéliennes, le 8 mars 2026.
Qualifiées de “traîtres” par la télévision iranienne pour avoir refusé d’entonner l’hymne national avant un match de la Coupe d’Asie de football, les joueuses iraniennes pourraient trouver refuge en Australie, où la compétition est organisée. Au moins cinq joueuses iraniennes ont été placées sous la protection de la police de l’État du Queensland ce lundi 9 mars.
Les joueuses de l’équipe de football iranienne après la rencontre du premier tour de la Coupe d’Asie de football qui les a opposées aux Philippines, le 8 mars 2026, à Gold Coast (Australie).
Le président de centre droit Rodrigo Paz entend renouer des relations intenses avec les États-Unis, après vingt ans de rupture des relations diplomatiques sous les gouvernements d’Evo Morales et de Luis Arce.
Le président américain, Donald Trump, et le président bolivien, Rodrigo Paz Pereira (à gauche), posent pour une photo au début du sommet “Bouclier des Amériques”, à Miami, le 7 mars 2026.
Semaine de quatre jours aux Philippines, limitation de l’usage des véhicules en Birmanie, suspension des taxes sur les carburants au Vietnam : plusieurs pays d’Asie du Sud-Est mettent en œuvre des mesures pour tenter de compenser la hausse des coûts de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient.
Interrogée par le journal mexicain “Milenio”, la présidente élue du Costa Rica, Laura Fernández, a pris le Mexique comme contre-exemple en matière de violences et de narcotrafic. Et suscité l’agacement de certains observateurs mexicains.
Le refus britannique de s’associer aux frappes sur l’Iran, et même d’autoriser son plus proche allié à utiliser les bases militaires conjointes pour lancer l’offensive, a provoqué l’ire de Donald Trump. Plus de vingt ans après l’Irak, une partie de la presse se félicite de la prudence de Londres. Mais les conséquences sur la “relation spéciale” inquiètent.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, une base militaire a été touchée à Chypre et des tirs de missiles en direction de la Turquie ont été interceptés. En réaction, les pays du flanc sud de l’Otan prennent donc des mesures communes, et, selon la presse de Sofia, c’est la Bulgarie qui est la plus démunie face à ces menaces.
Le prix des carburants augmente depuis le début de l’opération américaine en Iran. Le cours du baril de brut a dépassé 120 dollars ce lundi matin. L’annonce d’une réunion d’urgence des ministres des Finances du groupe des principaux pays industrialisés ce lundi 9 mars fait baisser la pression. Objectif : débloquer les réserves conjointes de pétrole.
Pétroliers au large des côtes des Émirats arabes unis, le 3 mars 2026, alors que l’Iran a verrouillé le détroit d’Ormuz, un axe stratégique pour le transport maritime de l’or noir.
Des agents supervisés par le renseignement militaire russe seraient présents à Budapest, où ils œuvreraient pour favoriser le maintien au pouvoir du Premier ministre Viktor Orban, proche de Moscou, lors des élections du 12 avril.
Bien malgré eux, les pays de l’Union européenne semblent, même dans une logique défensive, de plus en plus engagés militairement dans le conflit au Moyen-Orient. Avec le risque que cette guerre prive l’Ukraine de certaines ressources, tant sur le plan des armes que sur celui de l’effort politique.
Le président de la République française et le Premier ministre grec sont à Chypre ce lundi 9 mars pour une réunion trilatérale avec le président chypriote. Tandis que les bases britanniques présentes sur l’île sont la cible d’attaques de drones depuis une semaine, les chefs d’État français et grec affirment leur soutien militaire à Nicosie. À Londres, la presse britannique ne cache pas son irritation.
La guerre qui oppose Israël et les États-Unis à l’Iran a des implications au Maroc, allié de Washington et de Tel-Aviv. Le royaume avait rompu en 2018 ses relations avec la République islamique, et cette guerre intervient en pleines négociations sur la question du Sahara occidental, sous l’égide de Washington, que Rabat ne veut surtout pas fâcher.
Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février dans des frappes israélo-américaines, a été désigné dimanche par l’Assemblée des experts iraniens. Pour la presse internationale, le choix de cette personnalité influente et proche des Gardiens de la révolution signale que Téhéran n’est pas prêt à plier face à Washington.
Les images d’un dépôt de carburant en feu à Téhéran après un bombardement israélien ont fait la une de la presse internationale ce dimanche. Une journée une nouvelle fois marquée par des bombardements meurtriers dans toute la région, notamment au Liban. En réunion extraordinaire au Caire, la Ligue arabe a dénoncé les attaques “irresponsables” de l’Iran contre les États du Golfe.