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Investiture de Donald Trump

Il a promis d'agir "à une vitesse et avec une force sans précédent" pour mettre fin au "déclin" de l'Amérique: Donald Trump va être investi ce lundi 20 janvier 2025 président des États-Unis, pour la seconde fois. À midi précis, heure de Washington (18 heures, heure de Paris), le 47e président de la première puissance mondiale débutera son second mandat, succédant au démocrate Joe Biden. Il deviendra aussi, à 78 ans, le chef d'État américain le plus âgé jamais investi, après un premier passage à la Maison Blanche entre 2017 et 2021. Une main posée sur une bible héritée de sa mère, il jurera de "protéger la Constitution" sous la coupole du Capitole, là même où le 6 janvier 2021, ses partisans avaient tenté d'empêcher le Congrès de certifier la victoire du président démocrate sortant. La cérémonie se déroule habituellement à l'extérieur, mais le protocole a été chamboulé pour cause de vague de froid. Ni les poursuites pénales - dont une lui a valu une condamnation historique - ni la violence inouïe de sa rhétorique de campagne n'ont rebuté les électeurs. Donald Trump l'a emporté nettement le 5 novembre 2024 face à la vice-présidente démocrate Kamala Harris. Le républicain a promis un déferlement de décrets dès ce lundi 20 janvier 2025, notamment pour endiguer ce qu'il qualifie d'"invasion" de migrants sans papiers. Il a aussi promis de "sauver Tiktok" en suspendant l'application de la loi qui interdit la plateforme aux plus de 170 millions d'utilisateurs, laquelle a été rétablie avant même son investiture. Le milliardaire républicain, qui vient de lancer une cryptomonnaie susceptible de faire flamber sa fortune personnelle, veut en outre s'attaquer à la "folie transgenre" et aux programmes scolaires de sensibilisation au racisme. Il devrait annoncer des grâces pour les assaillants du Capitole condamnés à la suite du 6 janvier 2021, lever des mesures de protection de l'environnement afin de doper la production de pétrole, augmenter les droits de douane. À plus long terme, il veut mettre fin au conflit en Ukraine, se "venger" de ses adversaires politiques, "redresser" la presse et réduire massivement la dépense publique - il sera conseillé en cela par l'entrepreneur multimilliardaire Elon Musk, figure incontournable du nouveau pouvoir.

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En Corée du Sud, des manifestants célèbrent la destitution du président Yoon Suk Yeol

Ce vendredi 4 avril, la destitution du président Yoon Suk Yeol a été confirmée à l'unanimité par la Cour constitutionnelle de Corée du Sud. Il avait tenté quatre mois plus tôt d'imposer la loi martiale dans le pays, provoquant la sidération de la population. Résultat : ce samedi 5 avril, un millier de manifestants se sont réunis à Séoul afin de célébrer sa destitution. Une élection présidentielle anticipée devrait être organisée dans les 60 jours. 

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LES ÉCLAIREURS - Droits de douane: la risposte mondiale s'organise

Un "coup dur" pour l'économie mondiale, du "protectionnisme": la plupart des pays ont dénoncé les droits de douane additionnels imposés par le président américain, Union européenne et Chine en tête. Pendant que la première prépare sa riposte, la seconde a d'ores et déjà annoncé des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains.

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Guerre Israël-Hamas

La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l'attaque sanglante sans précédent du mouvement terroriste palestinien le 7 octobre 2023 sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza. D’après les autorités israéliennes, plus de 1.400 personnes, en majorité des civils, sont mortes - fauchées par balles, brûlées vives ou mortes de mutilations. Selon leur dernier bilan, au moins 239 otages ont par ailleurs été enlevés par les terroristes et seraient retenus dans la bande de Gaza. En représailles, l'armée israélienne bombarde sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007, et assiège ce territoire palestinien exigu où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens. Le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a affirmé le 29 octobre 2023 que la guerre contre le Hamas était "entrée dans une nouvelle phase". Tsahal conduit désormais également des opérations terrestres dans la bande de Gaza. Au pouvoir depuis 2007 dans l’enclave palestinienne, les terroristes du Hamas affirment que plus de 8.000 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans les bombardements israéliens. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est alarmé le 29 octobre 2023 d'une situation "de plus en plus désespérée" dans la bande de Gaza, déplorant qu'Israël y ait "intensifié ses opérations militaires". Il a réclamé un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" et "l'acheminement d'une aide humanitaire soutenue à une échelle qui réponde aux besoins de la population" du territoire palestinien.

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“J’attends encore le changement que l’on m’avait promis”: les nouveaux droits de douane font douter les électeurs de Donald Trump

Donald Trump précipite sa guerre commerciale. Dès ce mercredi 9 avril, des nouveaux droits de douane de 20% s'appliqueront aux produits de l'Union européenne entrant sur le sol américain. De même que l'Allemagne, l'Espagne ou la Pologne, la France n'y échappera pas. Pour ces électeurs républicains du Maryland, le doute s'installe. 

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Droits de douane: Wall Street dégringole de près de 6% à la clôture

La Bourse New York a chuté ce vendredi de près de 6%, pour la deuxième séance consécutive, les investisseurs laissant éclater leurs craintes quant à l'état de l'économie américaine en raison de la vaste offensive commerciale lancée par le président américain Donald Trump.

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Droits de douane: pour Yves Jégo, ancien ministre, "c'est le made-in France qui est directement attaqué"

Un "coup dur" pour l'économie mondiale, du "protectionnisme": la plupart des pays ont dénoncé les droits de douane additionnels imposés par le président américain, Union européenne et Chine en tête. Pendant que la première prépare sa riposte, la seconde a d'ores et déjà annoncé des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains.

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Giorgia Meloni

Première ministre de l'Italie, Giorgia Meloni, présidente du parti Fratelli d'Italia (FDI), incarne un mouvement à l'ADN post-fasciste qu'elle a réussi à "dédiaboliser" pour arriver au pouvoir. Sous la houlette de cette Romaine de 45 ans, FDI est devenu le premier parti du pays en raflant plus de 26% des suffrages lors des élections législatives du 25 septembre 2022. Sa coalition avec la Ligue d'extrême droite de Matteo Salvini et le parti conservateur Forza Italia (FI) de Silvio Berlusconi a obtenu environ 44%, ce qui lui assure une majorité dans les deux chambres. Aux législatives de 2018, FDI avait dû se contenter d'un maigre 4% des voix, mais Giorgia Meloni est parvenue depuis à rassembler sous son nom les mécontentements et frustrations des nombreux Italiens excédés par les "diktat" de Bruxelles, la vie chère et l'avenir bouché des jeunes. Renvoyée par ses adversaires à sa longue expérience de militante dans la mouvance néo-fasciste, elle a tenté de rassurer après les élections législatives dans une courte allocution à la presse où elle a multiplié les appels à l'apaisement et à la concorde nationale. "Nous gouvernerons pour tous les Italiens... Nous le ferons dans l'objectif d'unir le peuple", a-t-elle assuré. De fait, Meloni et son parti sont les héritiers du Mouvement social italien (MSI), parti néofasciste créé après la Seconde Guerre mondiale dont elle a repris, à la fondation de Fratelli d'Italia fin 2012, la flamme tricolore. À 19 ans, elle affirme à la chaîne française France 3 que le dictateur Benito Mussolini était "un bon politicien". Elle reconnaît encore aujourd'hui à Mussolini d'avoir "beaucoup accompli", sans l'exonérer de ses "erreurs": les lois antijuives et l'entrée en guerre. Mais elle dit aussi que dans son parti "il n'y a pas de place pour les nostalgiques du fascisme, ni pour le racisme et l'antisémitisme". Née à Rome le 15 janvier 1977, Giorgia Meloni entre en militance à 15 ans dans les associations étudiantes classées très à droite, tout en travaillant comme babysitter ou serveuse. En 1996, elle prend la tête d'une association lycéenne, Azione Studentesca, dont l'emblème est la Croix celtique. En 2006, elle devient députée et vice-présidente de la chambre. Deux ans plus tard, elle est nommée ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Silvio Berlusconi. Il s'agit là de sa seule expérience gouvernementale. Elle fréquente alors assidûment les plateaux de télé. Sa devise? "Dieu, patrie, famille". Ses priorités? Fermer les frontières pour protéger l'Italie de "l'islamisation", renégocier les traités européens pour que Rome reprenne le contrôle de son destin, lutter contre les prétendus "lobbys LGBT" et "l'hiver démographique" du pays, dont la moyenne d'âge est la plus élevée du monde industrialisé juste derrière le Japon. Fin 2012, lasse des dissensions qui rongent la droite, elle fonde Fratelli d'Italia avec d'autres dissidents du berlusconisme, et choisit de camper dans l'opposition. Lorsque Mario Draghi, ancien gouverneur de la Banque centrale européenne forme en février 2021 un cabinet d'unité nationale pour sortir l'Italie de la crise sanitaire et économique, elle et son parti sont les seuls à refuser d'y participer.

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