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CES 2026 : Donut Lab présente la première batterie Solid-State en production, révolution à venir ou nième annonce ?

Une toute petite entreprise estonienne, Donut Lab (un nom que ne renierait pas Homer Simpson...) a annoncé au CES 2026 une nouveauté qui pourrait, si elle s’avère industrialisante à grande échelle, changer la donne des véhicules à batterie : la batterie « Solid-State ». Cette batterie à électrolyte solide, ce n’est pas juste « une nouvelle génération de pack » comme le rappelle The Verge, c’est une tentative de sortir la batterie de son rôle d’élément anxiogène pour en faire un bloc ennuyeux, prévisible, presque banal – et c’est précisément ça qui serait révolutionnaire. L’idée, c’est de ne plus concevoir le véhicule autour de la question « comment éviter que ça prenne feu ou que ça meure trop tôt ? », mais d’intégrer un composant supposé stable, durable, qu’on installe une fois et qu’on oublie.

Hmmmmmmm, Donut... Image Donut Lab.

Sécurité et usage au quotidien

On commence par tuer le grand méchant habituel : l’incendie de batterie façon film catastrophe. En remplaçant l’électrolyte liquide inflammable par un matériau solide, on retire tout un pan du scénario d’emballement thermique où la « soupe » chimique s’échappe, s’évapore, s’enflamme et transforme un accident en torche incontrôlable. L’énergie stockée reste monstrueuse, mais le système perd une partie de son comportement explosif : moins de fuites, moins de vapeurs, moins de réactions en chaîne difficiles à maîtriser, donc moins besoin de blinder le pack comme un coffre-fort roulant.

Cette stabilité change la manière de dessiner un véhicule. Si la batterie a beaucoup moins de chances de s’auto-transformer en brasier, on peut alléger les couches de sécurité passives, simplifier certaines protections, réduire le volume dédié au « au cas où ». Sur un pack solide, la sécurité ne disparaît pas, mais elle cesse de dicter chaque millimètre de conception comme c’est le cas aujourd’hui pour les gros packs lithium-ion trempés dans leurs bains d’organique inflammable.

La batterie est présentée comme fonctionnelle dans la moto Verge TS Pro, au stade de pré-production. Image Verge Motorcycles.

Mais le vrai coup de boule, c’est la façon dont ce type de batterie prétend encaisser le temps qui passe. Les batteries de véhicules électriques sont actuellement limitées à 1 000, 1 500 voire 2 000 cycles pour les plus endurantes. Alors quand on commence à parler de dizaines de milliers de cycles, voire beaucoup plus, on ne décrit plus un consommable avec une date de péremption cachée dans le manuel, on décrit une pièce qui, sur le papier, est censée survivre à plusieurs générations de véhicules. Même la version « prudente » à 10 000 cycles suffit à renverser la logique actuelle où on se demande si la voiture tiendra jusqu’à la deuxième batterie, ou si la batterie tiendra jusqu’au deuxième propriétaire.

Et comme si ça ne suffisait pas, on ajoute par-dessus la liberté d’usage. L’idée de pouvoir charger à 100 % régulièrement, vite, souvent, sans voir la capacité fondre comme neige au soleil est diamétralement opposée au mode d’emploi actuel, fait de consignes contradictoires, de « ne chargez pas trop », « ne restez pas longtemps à 100 % », « évitez de faire ça tous les jours ». Là, la promesse, c’est : branche, remplis, roule, recommence – et laisse la batterie gérer, au lieu d’adapter ta vie à la courbe de dégradation de la chimie.

Coûts, matériaux et changement d’échelle

En coulisse, le discours sur les matériaux ajoute une couche intéressante. Plus de cobalt, plus de cocktail d’éléments rares arrachés à des chaînes d’approvisionnement sous tension, mais une chimie solide annoncée comme « verte », construite avec des matériaux abondants, disponibles partout, qui ressemble beaucoup à une piste sodium ou assimilée sans jamais le dire clairement. Si cela tient la route, ce n’est pas qu’une bonne nouvelle pour l’empreinte environnementale : c’est aussi une bombe économique, parce que cela permet de s’affranchir d’une partie des coûts, des risques géopolitiques et des usines de solvants exotiques qui font grimper la facture actuelle.

On ajoute à ça une architecture potentiellement plus simple : moins de systèmes de sécurité hyper complexes, moins de chimie capricieuse à surveiller en temps réel, moins d’assemblages calibrés pour éviter la catastrophe au micron près. La promesse, en clair, c’est un coût au kWh qui baisse doublement : à la production, grâce à des matériaux et des process plus simples, et sur le cycle de vie, grâce à une batterie qui ne finit pas en déchet coûteux après quelques années de charges rapides.

À ce stade, la batterie sort de la catégorie « problème à financer » pour entrer dans celle des « actifs à valoriser ». On ne parle plus d’un bloc qu’il faudra probablement remplacer un jour, mais d’un élément de patrimoine énergétique : un pack qui commence sa vie sous un plancher, continue en stockage stationnaire chez quelqu’un, termine peut-être dans un micro-réseau, le tout sans perdre son utilité au bout de quelques milliers de cycles. Le modèle économique glisse doucement vers des scénarios où la batterie ne suit plus exactement le destin du véhicule : location longue durée, packs transférables, valeur résiduelle significative en fin de première vie, tout est sur la table.

La batterie n’est pas la seule inovation, avec ce moteur intégré sur le bord des roues. Image Verge Motorcycles.

Reste une dernière couche, moins glamour, mais essentielle : tant que ces super-batteries solides ne sortent que par petites séries, sur quelques véhicules de niche, tout cela reste une promesse très bien emballée. La promesse d’une chimie plus sûre, presque impossible à enflammer, qui dure plus longtemps que la voiture et qui coûte moins cher à produire que nos packs actuels, c’est exactement ce que l’industrie vend depuis dix ans dans ses diapositives pour « la prochaine décennie ». Avant de crier victoire, il va falloir voir ces packs s’installer par millions dans des voitures, des bus, des camions, des systèmes de stockage fixes aux quatre coins du monde, encaisser les mauvais usages, les accidents, les climats extrêmes et les années qui passent. Le jour où ces batteries solides auront survécu à tout ça, sans brûler la moitié d’un parking ni perdre la moitié de leur capacité, là seulement on pourra vraiment dire qu’on a changé d’ère.

Au final, Donut Lab, en implantant une batterie fonctionnelle dans un véhicule de Verge Motorcycles, est déjà allé plus loin que nombre de start-ups qui montraient un modèle statique en promettant monts et merveilles. Là, les véhicules présentés sont selon l’entreprise quasiment des modèles de production, y compris au niveau batterie, avec des précommandes pour une livraison courant 2026. Reste tout de même à franchir l’étape de la toute petite production artisanale, pour passer à celle de l’industrialisation massive. Si celle-ci est franchie, elle promet un changement de paradigme tel que les créateurs de cette petite entreprises pourraient voir leur avenir assuré sur plusieurs générations, tant ce but tient lieu de graal absolu du milieu depuis des années maintenant.

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FR-ALERT réveille le Calvados et une partie du littoral français

Vous avez entendu une sonnerie stridente venant de votre téléphone il y a quelques minutes ? Plus surprenant, il était en mode vibreur, voire en mode « ne pas déranger » ? C’est normal, pas d’inquiétude : vous êtes sûrement dans le Calvados, la Seine-Maritime, la Manche ou dans un département limitrophe touché par la tempête Goretti.

S’il est déclenché bien plus souvent dans certains départements (la périphérie lyonnaise et la région PACA y sont bien plus habituées), d’autres comme le Calvados le découvrent. C’est le moment de faire un petit rappel sur le système.

FR-ALERT est le système national d’alerte et d’information de la population, l’équivalent sur mobile des sirènes des villes. En cas de menace, que ce soit une catastrophe naturelle, un accident industriel, une menace terroriste ou autres dangers, elle permet d’envoyer un message qui fera sonner tous les smartphones d’une zone sélectionnée par le préfet.

FR-Alert : comment fonctionne le nouveau dispositif d

FR-Alert : comment fonctionne le nouveau dispositif d'alerte français ?

Si vous n’aimez pas recevoir ces alertes (ce qui peut se comprendre, même s’il n’est pas recommandé de les désactiver), vous pouvez les rendre muettes en allant dans Réglages => Notifications. En bas de la page, vous aurez la possibilité de choisir quel type d’alerte vous souhaitez garder, et quel autre vous souhaitez enlever. Il vous sera de toute façon impossible de museler les alertes les plus élevées, de niveau 1 : celles-ci resteront quoi qu’il arrive sonores. Celle ayant retenti ce soir dans le Calvados est classée niveau 2, « extrêmement grave ».

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Qatar Airways continue à connecter sa flotte à Starlink et étend le service aux Boeing 787

Si Air France a été mise en avant récemment pour avoir connecté une partie de sa flotte à Internet via Starlink, le service de SpaceX, ce n'est pas la seule compagnie aérienne qui profite des satellites en orbites basses pour offrir un accès à ses clients. Qatar Airways, la compagnie nationale du petit pays, propose aussi cette connexion gratuitement.

Image Qatar Airways.

La nouveauté, c'est qu'après les Airbus A350 et les Boeing 777, ce sont les Boeing 787 Dreamliners qui peuvent maintenant être reliés à la constellation de SpaceX. La compagnie indique qu'elle dispose de trois 787 équipés pour le moment, et de 120 appareils au total. Qatar Airways est probablement le plus gros client de Starlink dans le domaine, et elle revendique 11 millions de passagers qui ont pu surfer dans les airs avec Starlink. Elle explique aussi que la connexion n'est pas uniquement du luxe pour ses passagers : elle permet une meilleure gestion des plannings et des communications plus efficaces en cas de soucis.

Starlink dans les avions de Qatar Airways. Image Qatar Airways.
Essai de Starlink dans un avion Air France : les performances du Wi-Fi s’envolent

Essai de Starlink dans un avion Air France : les performances du Wi-Fi s’envolent

Si l'offre de Starlink est intéressante au sol pour ceux qui sont oubliés par d'autres technologies, elle a surtout de l'intérêt dans les endroits où d'autres technologies ne sont tout simplement pas accessibles. Starlink a commencé par équiper les bateaux et s'intéresse donc depuis quelques années aux avions. Les satellites en orbites basses offrent de bien meilleures performances que les variantes géostationnaires, tant sur la latence — bien plus faible, étant donné que les satellites sont aux environs de 500 km d'altitude contre plus de 36 000 km en géostationnaire —, les débits que la couverture. Qatar Airways annonce un débit descendant de 500 Mb/s dans ses avions, par exemple. Des avantages évidents pour les compagnies aériennes, que les concurrents actuels de Starlink ne peuvent pas encore fournir.

L'installation sur un Boeing. Image Qatar Airways.
Starlink à l

Starlink à l'essai : tout ce qu'il faut savoir sur cette connexion par satellite d'un genre nouveau

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Logiciel Mac : CyberGhost VPN propose -83 % et 4 mois offerts pendant les soldes d’hiver

Les soldes d'hiver réservent quelques surprises du côté des services numériques. CyberGhost VPN propose actuellement une réduction de 83 % assortie de 4 mois supplémentaires offerts, ramenant l'abonnement mensuel à 2,44 € TTC (68,33 € TTC pour 28 mois). Une occasion de réévaluer la protection de sa navigation sur l'écosystème Apple.

L'univers Apple cultive une approche soignée de la sécurité, mais la navigation web demeure exposée aux regards des fournisseurs d'accès et des régies publicitaires. Safari ne chiffre pas l'intégralité du trafic, laissant certaines données accessibles. CyberGhost s'attache à combler cette lacune en encapsulant chaque requête dans un tunnel crypté.

Une infrastructure étendue pour une navigation fluide

CyberGhost déploie 11 000 serveurs répartis dans plus de 100 pays. Cette densité présente des avantages concrets : latence réduite, débits maintenus et possibilité de contourner les restrictions géographiques imposées par certaines plateformes. Que l'on utilise un MacBook, un iMac ou un iPhone, la connexion conserve sa fluidité quelle que soit la localisation.

Cette abondance de serveurs répond également à un impératif technique : la répartition de la charge. Lorsque de nombreux abonnés se connectent simultanément, l'infrastructure absorbe le flux sans compromettre la vélocité de navigation. Le visionnage de contenus en haute définition ou le téléchargement de fichiers volumineux s'effectuent sans ralentissement perceptible.

Une réputation étayée par des milliers d'avis

La notation de 4,7 sur 5 étoiles sur Trustpilot, consolidée par plus de 14 800 évaluations, témoigne d'une satisfaction globalement positive. Cette appréciation repose sur plusieurs aspects : interface épurée s'intégrant naturellement à macOS, absence de journalisation des activités et stabilité des performances au quotidien.

La compatibilité native avec l'ensemble des appareils Apple simplifie considérablement l'usage. MacBook Air, iMac, iPhone, iPad bénéficient du même niveau de protection sans nécessiter de configurations complexes. Cette cohérence d'expérience évite les paramètres obscurs qui découragent parfois les personnes moins familières avec les outils de cybersécurité.

L'offre actuelle de 2,03 € mensuels représente un tarif accessible pour un service de ce type. Les 4 mois supplémentaires offerts prolongent la période d'essai, permettant d'évaluer le service dans différentes situations d'usage : streaming international, connexions sur réseaux publics, navigation quotidienne.

Une protection qui s'inscrit dans la durée

La navigation sur Safari gagne en confidentialité dès lors que le VPN masque l'adresse IP et chiffre les données échangées. Les sites visités, les recherches effectuées et les contenus consultés échappent ainsi à la collecte systématique pratiquée par de nombreux acteurs du web. Cette discrétion numérique s'avère particulièrement pertinente lors de connexions depuis des réseaux Wi-Fi publics, où les risques d'interception demeurent élevés.

L'absence de journalisation constitue un gage de confidentialité supplémentaire. CyberGhost affirme ne conserver aucune trace des sites visités ou des fichiers téléchargés par ses abonnés. Cette politique de non-conservation des données se vérifie dans les conditions générales du service, même si la vérification indépendante reste complexe pour le commun des internautes.

La période promotionnelle liée aux soldes d'hiver offre une fenêtre temporelle pour souscrire à ce tarif préférentiel. Les promotions de cette ampleur sur les services VPN restent relativement rares en dehors des périodes commerciales spécifiques. Profiter de cette offre permet de sécuriser sa navigation pour les mois à venir sans grever son budget numérique.

La période promotionnelle liée aux soldes d'hiver se distingue par son amplitude tarifaire. Profiter de cette offre revient à sécuriser plusieurs mois de navigation pour le prix de deux cafés en terrasse parisienne. Le calcul se passe de commentaire !

Accéder à l'offre CyberGhost VPN

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Vous avez encore un mois pour obtenir un an de Perplexity Pro gratuitement si vous avec un abonnement chez Bouygues Telecom

Si vous aimez les services qui permettent de travailler avec une IA, vous connaissez probablement Perplexity. Le service américain propose une offre qui combine un robot conversationnel avec un moteur de recherche en ligne, pour des recherches en langage naturel. Et si vous êtes abonnés chez Bouygues Telecom — B&You inclus —, vous pouvez obtenir un an de Perplexity Pro. C'est un beau cadeau : l’abonnement vaut normalement 22 €/mois.

L'offre dans le service client.
Bouygues Telecom offre un an d’abonnement à Perplexity Pro à tous ses clients

Bouygues Telecom offre un an d’abonnement à Perplexity Pro à tous ses clients

Nous en avions parlé au lancement, et c'est le moment de le rappeler pour une bonne raison : l'offre était proposée pendant un an, et elle devrait donc arriver à expiration le 11 février 2026. PayPal, qui offrait aussi un an d'abonnement, a par exemple clos son offre fin 2025.

Un an gratuit.

Dans le cas de Bouygues Telecom, l'offre est encore valable si vous n'en avez pas encore profité. Comme expliqué chez l'opérateur, il faut se rendre dans votre espace client et l'offre sera proposé dans les options. Il est recommandé d'éviter les bloqueurs de publicités et de bien accepter les cookies pour voir l'offre, elle est parfois invisible.

Notons enfin une bonne nouvelle, qui va vous éviter de devoir noter la date d'abonnement : l'abonnement n'est pas prolongé automatiquement à la fin de l'année gratuite. Vous serez simplement basculé sur l'offre gratuite de Perplexity, avec le choix de vous abonner à l'offre Pro, si le service vous a plu.

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Le BlueSCSI passe à l'Ultra Wide SCSI grâce à la puce du Raspberry Pico 2

Si vous avez un vieux Macintosh, il a probablement un disque dur SCSI, car Apple a poussé cette technologie plus performante que l'IDE dans une bonne partie de ses machines. Mais si vous avez un vieux Macintosh, vous savez aussi que les disques durs SCSI sont bruyants, ne sont plus produits et se remplacent difficilement. C'est pour régler ce problème que le BlueSCSI a été créé il y a quelques années : c'est un adaptateur qui permet de brancher une carte (micro)SD à la place d'un disque dur SCSI. La v2, équipée d'un Raspberry Pi Pico, avait déjà nettement amélioré les performances de la première version. Mais ses créateurs viennent d'annoncer le BlueSCSI Ultra, encore plus rapide.

Des cartes BlueSCSI. Image BlueSCSI.
BlueSCSI v2 : un Raspberry Pi Pico pour remplacer le disque SCSI d

BlueSCSI v2 : un Raspberry Pi Pico pour remplacer le disque SCSI d'un vieux Mac

La nouvelle version a été repensée, et elle n'intègre pas un Raspberry Pi Pico 2, mais bien la puce RP2350B qui anime la carte. Elle intègre deux cœurs ARM à 150 MHz et 520 ko de RAM, couplés ici à 16 Mo de mémoire flash. Les nouvelles versions de la carte intègrent la prise en charge de l'audio — si vous décidez d'émuler un lecteur de CD-ROM SCSI —, de l'Ethernet (à travers un pilote pour un adaptateur SCSI vers Ethernet de l'époque1) et (surtout) la prise en charge de deux normes SCSI.

La première est l'Ultra SCSI. La version classique utilise ce qu'on appelle le Fast SCSI, ou SCSI-2. Cette norme parallèle permet des débits de l'ordre de 10 Mo/s au mieux. La nouvelle version, en Ultra SCSI, permet le double (20 Mo/s) tout en gardant le même connecteur à 50 broches (et un bus 8 bits). Une version Ultra Wide SCSI, avec un connecteur 68 broches, est aussi de la partie. Elle double les débits avec un bus 16 bits, soit 40 Mo/s. La carte est aussi prévue avec un connecteur SCA. Rarement vu dans les Macintsoh, il est utilisé dans certains ordinateurs. Les trois cartes sont attendues pour 60 $ (Ultra SCSI), 75 $ (Utra Wide SCSI) et 85 $ (Ultra Wide SCSI en SCA). Une différence qui vient du prix du connecteur.

Des prototypes de cartes. Image BlueSCSI.

Selon la page officielle, les performances pratiques sont aussi nettement meilleures. La première version était très lente, avec des débits de l'ordre de 1 Mo/s (moins qu'un disque dur). La v2, elle, pouvait monter à plus de 8 Mo/s dans de bonnes conditions selon nos essais. La version Ultra est annoncée avec des débits nettement plus élevés : jusqu'à 30 Mo/s en lecture avec la version Ultra Wide SCSI, et 15 Mo/s en écriture, ce qui est assez correct pour l'époque. Bien évidemment, la version Ultra SCSI en 8 bits sera limitée à 20 Mo/s au mieux.

Le seul défaut de la nouvelle génération vient de l'alimentation. Alors que les cartes BlueSCSI v1 et v2 peuvent être alimentées directement par le bus SCSI, ce n'est pas le cas des nouveaux modèles. Une alimentation externe est nécessaire, et elle passe soit par une prise Molex (courante sur les disques durs), soit par un connecteur Berg. Plus compact, il est rare dans les Macintosh : il est habituellement utilisé pour les lecteurs de disquettes de PC2, mais des adaptateurs Molex existent.

Dans tous les cas, le projet BlueSCSI est un bon exemple de l'intérêt de l'open source pour le matériel : une partie des améliorations viennent d'un projet concurrent, le ZuluSCSI. Enfin, il faut noter que les nouvelles cartes prennent en charge le panneau avant créé pour le projet PicoIDE. Ce petit boîtier prend la place d'un lecteur de disquettes (par exemple) et propose un écran et quelques boutons pour simplifier la gestion des différentes images disque.

Ce panneau simplifie la gestion. Image PicoIDE.

Et croyez-en notre expérience : un Macintosh avec une carte BlueSCSI est bien plus agréable (et discret) qu'avec un vieux disque dur. Même si vous aurez probablement ensuite le réflexe de vous demander comment vous débarrasser du bruit du ventilateur de l'alimentation.


  1. Oui, ça existe. Il y a même eu des eGPU SCSI dans les années 90.  ↩︎

  2. Les lecteurs Apple sont alimentés par la nappe de connexion.  ↩︎

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Kando ajoute un menu circulaire à macOS pour rapidement ouvrir des apps ou des URL

Si vous cherchez un moyen d’avoir des raccourcis sous la main mais que vous n’appréciez pas trop ceux passant par le clavier, Kando est une application qui pourrait vous intéresser. Elle permet d’invoquer rapidement une petite roue avec des actions variées, que ce soit pour vite ouvrir une URL, lancer une app ou changer la musique en cours. L’utilitaire a l’avantage d’être gratuit et open source.

Kando en action. Vidéo MacGeneration

De base, Kando propose d’ouvrir sa roulette avec le raccourci CTRL + Espace. Apparaît alors une roue avec pas moins de huit raccourcis, auxquels on peut attribuer des actions diverses. On peut ainsi rapidement exécuter une commande, effectuer un raccourci clavier, coller du texte, afficher Mission Control…

Les possibilités sont nombreuses, d’autant plus que l’on peut créer des « dossiers » de raccourcis. Pratique pour se concocter un espace avec ses différents sites préférés ou pour piocher parmi ses playlists. De nombreux éléments sont proposés de base, mais tout est évidemment personnalisable grâce à un menu simple à base de boutons à glisser au bon endroit.

L’app peut donc servir à invoquer un éventail de raccourcis simples, ou au contraire être très complexe avec une myriade de sous-menus. Difficile de se louper étant donné qu’il n’est pas nécessaire de cliquer précisément sur une icône, mais plutôt vaguement dans sa direction. Quelques options sont présentes pour aller plus vite et éviter de multiplier les clics pour ceux ayant de nombreux dossiers.

Les réglages de l’app sont assez simples à comprendre. Image MacGeneration

Kando a l’avantage d’être assez personnalisable. Elle propose différents styles de menus dont on pourra modifier les couleurs, et même des effets sonores. De nombreux thèmes sont téléchargeables en ligne, avec la possibilité de créer le sien. Bref, c’est une app à essayer d’autant plus qu’elle a été traduite en français. Elle est disponible sur GitHub pour macOS, mais aussi Windows et Linux. Notons que sur macOS, l’app peut demander les autorisations Accessibilité et Enregistrement de l’écran pour certaines actions.

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Samsung fait disparaître en douce son écran pliable sans pliure du CES 2026

Dans la gamme 2026 d'Apple, l'iPhone Fold, un modèle pliant, est évidemment le plus attendu. Le fournisseur de l'écran de ce modèle pliant devrait a priori être Samsung, et la société coréenne montrait justement un écran parfait pour un iPhone à l'ouverture du CES 2026 : une dalle OLED sans pliure visible. C'est en effet le problème des smartphones pliants, et la démonstration était même (presque) humiliante pour le Galaxy Z Fold7 : la nouvelle dalle rend la pliure centrale invisible sur les quelques photos du stand de Samsung, contrairement à celle du fer de lance de la gamme 2025 de Samsung.

La nouvelle dalle pliante de Samsung Display, que vous ne deviez pas voir. Image SamMobile.
Samsung Display présente une dalle OLED pliable sans pliure visible, un atout potentiel pour l’iPhone Fold

Samsung Display présente une dalle OLED pliable sans pliure visible, un atout potentiel pour l’iPhone Fold

Mais visiblement, elle ne devait pas être présentée : Samsung a apparemment fait disparaître la dalle en question de son stand. Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, l'explique chez nos confrères de BFM TV : la mise en avant de la dalle sur Internet a créé un branle-bas de combat chez Samsung et le présentoir a disparu et des responsables ont expliqué que ce prototype n'avait plus besoin d'être présenté… Rappelons que le CES est un salon professionnel, et que la première journée est réservée à ces derniers et aux médias : le grand public n'a pas pu voir cette dalle.

Dans une mise ou point envoyée à MacRumors, Samsung explique que c'est évidemment un prototype, qui n'est absolument pas la dalle d'un Galaxy Z Fold8 ou d'un iPhone Fold (là, nous lisons entre les lignes). Par ailleurs, la marque indique que le démontage en catastrophe est arrivé justement pendant la visite d'un groupe issu des médias, une coïncidence. Plus sérieusement, il y a probablement quelqu'un chez Samsung qui doit s'être pris une soufflante pour avoir montré publiquement une dalle qui était a priori réservée à des démonstrations privées. C'est en effet une méthode assez classique au CES : certaines marques (dont Samsung) présentent souvent des produits largement en avance à des professionnels (et parfois au média), le tout en privé dans les stands du salon.

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Gmail aussi va s’enrichir de fonctions d’IA grâce à Gemini

Gmail n’échappera pas à l’IA. Google a aujourd’hui annoncé l’arrivée d’une nouvelle vue IA pour son service de courriels. Elle permettra d’obtenir des listes personnalisées et des résumés de différents sujets discutés par mail. D'autres nouveautés plus conventionnelles seront également de la partie.

Les AI Overviews dans Gmail. Image Google

L’entreprise a annoncé l’arrivée de ses « AI Overviews » dans Gmail, soit l’équivalent de ce qu’elle propose déjà sur Google Search dans certains pays. L’idée est de proposer des résumés dans les conversations composées de dizaines de mails. Les abonnés payants Google AI pourront poser des questions dans la barre de recherche pour obtenir une réponse sous la forme d’un paragraphe généré par IA. Cela évitera d’avoir à remonter dans du courrier datant d’il y a plusieurs mois, Gemini s’en chargeant à votre place.

Google annonce également l’arrivée d’outils de réécriture, permettant de peaufiner un brouillon ou d’en créer un à partir de rien. Le service va aussi s’enrichir de réponses pré-écrites se basant sur une conversation afin de répondre plus vite. Une fonction de relecture est proposée pour les abonnés à Google AI Pro et Ultra, surveillant la grammaire et le style.

Enfin, une nouvelle vue « AI Inbox » va être déployée. Cette sorte de gros résumé va passer au peigne fin vos mails non lus pour vous proposer un compte-rendu par ordre d’importance. Une facture urgente ou un rappel de rendez-vous se trouvera au sommet, quand une infolettre sera plus bas. La nouveauté sera d’abord lancée auprès de certains testeurs, et Google met l’accent sur la confidentialité des données dans son communiqué.

La vue AI Inbox. Image Google

Ces nouveautés vont dans un premier temps être déployées aux États-Unis, uniquement en anglais. Certaines fonctions seront réservées aux abonnés des services d’IA de Google. Reste à voir si les résumés par IA arriveront dans l’Hexagone, la France en étant pour le moment privée sur le moteur de recherche.

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Ballie : Samsung met au placard son petit robot domestique

Finalement, Samsung ne sortira pas son petit robot Ballie dans le commerce. L'entreprise coréenne a annoncé qu’elle était revenue sur ses ambitions et que le produit ne sera pas vendu au grand public. Dévoilée il y a maintenant 6 ans, la boule jaune devait faire ses débuts aux États-Unis et en Corée du Sud l’été prochain.

Image Samsung

Le concept de ce robot domestique est intéressant. Il peut se déplacer de pièce en pièce grâce à ses deux roues et projeter des vidéos sur les murs. Le produit fonctionne grâce au système Tizen et est lié à la plateforme SmartThings de Samsung. Il peut donc gérer différents aspects domotiques, par exemple en ouvrant à un invité, en programmant des rappels ou en ajustant l’éclairage sur simple demande vocale.

Les choses semblaient pourtant avancer bon train. L’année dernière, Samsung avait déclaré que le produit était quasiment prêt pour une commercialisation à grande échelle. Le coréen avait également annoncé un partenariat avec Google afin d’intégrer Gemini et d’autres fonctions d’IA génératives.

Ballie : le petit robot de Samsung arrivera cet été avec l’IA Gemini intégrée

Ballie : le petit robot de Samsung arrivera cet été avec l’IA Gemini intégrée

Dans un mail envoyé à Bloomberg, Samsung a présenté Ballie comme une « plateforme d'innovation active » au sein de l'entreprise plutôt que comme un futur appareil grand public. « Après plusieurs années de tests en conditions réelles, il continue d'influencer la manière dont Samsung conçoit des expériences spatiales et contextuelles, en particulier dans des domaines tels que l'intelligence domestique, l'IA ambiante et la confidentialité dès la conception », a déclaré un porte-parole de Samsung dans le communiqué.

Image Samsung

Si Samsung n'a pas explicitement annoncé que Ballie était annulé en tant que produit grand public, la déclaration suggère que le robot a été mis au placard pour le moment. La petite boule jaune avait été présentée au CES 2020 avant de disparaître quelques années. Elle a finalement repassé une tête à la même conférence l’an dernier pour une démo. Le robot a brillé par son absence cette année : on sait maintenant pourquoi.

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En place depuis un an, le crédit 0 % sur l’Apple Store est encore reconduit

Démarrée début 2025, l’offre de crédit à 0 % proposée sur l’Apple Store est prolongée une énième fois. Apple ne précise toujours aucune date de fin sur sa boutique en ligne, mais son partenaire Cetelem indique sur son propre site que l’opération restera en place jusqu’au 31 mars 2026, si ce n’est pas plus.

Ce crédit à 0 % permet d’étaler sans frais le paiement d’un iPhone, d’un Mac, d’un iPad, d’une Apple Watch, d’un Vision Pro ou même d’un accessoire sur 24 mois maximum. L’offre est soumise à l’examen du dossier, de la situation financière et de l’historique d’emprunt de l’acheteur.

Impossible de manquer l’offre de crédit, elle est placardée partout. Image MacGeneration.

Ce partenariat avec Apple est une affaire juteuse pour Cetelem, qui s’est félicité à plusieurs reprises d’un « effet très positif » sur son activité de crédit à la consommation pour les particuliers. La Pomme y trouve aussi son compte en rendant ses produits plus accessibles d’une certaine manière.

Crédit à la consommation sur l’Apple Store : une affaire qui roule pour Cetelem

Crédit à la consommation sur l’Apple Store : une affaire qui roule pour Cetelem

Attention, Cetelem propose également un crédit plus long soumis à des frais de 14,01 %. Par exemple, vous pouvez étaler le paiement d’un MacBook Pro sur 24 mois sans frais, mais si vous le faites sur 36 mois, les intérêts bondissent alors 14 %. À la fin, le total n’est plus du tout le même.

Produit Durée Taux débiteur
iPhone 12 mois 0 %
24 mois 0 %
iPad Air, iPad, iPad mini 4 mois 0 %
12 mois 0 %
36 mois 14,01 %
iPad Pro 4 mois 0 %
20 mois 0 %
36 mois 14,01 %
Apple Watch 4 mois 0 %
12 mois 0 %
24 mois 14,01 %
Apple Vision Pro 4 mois 0 %
24 mois 0 %
36 mois 14,01 %
Accessoires 4 mois 0 %
MacBook Pro, Mac Studio 4 mois 0 %
24 mois 0 %
36 mois 14,01 %
MacBook Air, Mac mini, iMac 4 mois 0 %
18 mois 0 %
36 mois 14,01 %
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Utilisez-vous les widgets d’iOS 26 sur CarPlay ?

Depuis iOS 26, CarPlay permet d’afficher des widgets sur l’écran de sa voiture. Sur la nouvelle vue qui se trouve à gauche du tableau de bord (la page principale qui affiche plusieurs apps simultanément), on peut ainsi vérifier ses rappels, la météo ou ses rendez-vous. Certains widgets sont même interactifs, comme celui de Maison, qui permet d’allumer ou d’éteindre ses objets connectés depuis son siège. Selon l’écran du véhicule, on peut avoir un, deux ou trois widgets côte à côte.

Le widget Maison sur CarPlay. Image iGeneration.

Outre ceux d’Apple, on peut aussi mettre en avant des widgets d’applications tierces, notamment celui d’iGeneration, pour voir notre dernier article publié ! Des widgets spécialisés commencent par ailleurs à voir le jour. L’application MyCar - Dashboard Widget permet d’en créer facilement à sa sauce, en mettant par exemple une image de sa voiture adorée. Mais cette app étant proposée à un tarif prohibitif (59,99 €/an), autant se rabattre sur Widgetsmith, à la fois plus puissant et raisonnable en matière de prix.

Image iGeneration

Sidecar va un peu plus loin en affichant quelques infos sur le véhicule (pourcentage de carburant, pression des pneus…), mais cela implique d’utiliser son port diagnostic OBD. C’est le défaut des widgets de CarPlay : faute d’intégration avec la voiture, ils sont essentiellement décoratifs. On est loin de CarPlay Ultra. Pour en savoir plus sur le sujet, consultez notre prise en main :

CarPlay se modernise avec iOS 26 : on fait le tour de toutes les nouveautés

CarPlay se modernise avec iOS 26 : on fait le tour de toutes les nouveautés

Alors, utilisez-vous les widgets sur CarPlay ?

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Trafic web : ChatGPT serait en perte de vitesse face à Gemini

ChatGPT serait-il en perte de vitesse face à Gemini ? C’est ce que laissent à penser les chiffres du cabinet d’analyse Similarweb relevés par Business Insider. La part de trafic web de ChatGPT aurait chuté à 64,5 % en janvier, soit environ 22 points de moins que ses 86 % de janvier 2025.

Image Similarweb

Les données de Similarweb montrent que Gemini a grimpé de 15,8 points en un an, tandis que Grok a dépassé les 3 % et se rapproche de DeepSeek. Sans surprise, l’utilisation des services d’IA décline pendant les vacances avant de remonter lors du retour au bureau.

La baisse de popularité de ChatGPT coïncide avec la sortie de Gemini 3 Pro à la mi-novembre. En décembre, le trafic de Gemini a augmenté de 28,4 % par rapport au mois précédent tandis que celui de ChatGPT a diminué de 5,6 %. Les données ne correspondent qu’aux visites des sites web et n’incluent pas les intégrations dans les apps ou les utilisations d’API.

Cela reste un mauvais signal envoyé à OpenAI, qui aurait déclenché une « alerte rouge » début décembre. La startup s’inquiétait de la montée en puissance de Google et Anthropic. Certains tests estiment que Claude Code est bien meilleur que ChatGPT pour manipuler du code complexe, tandis que le Nano Banana de Gemini est parfois considéré comme plus efficace pour la création d’images. Si les benchmarks sont discutables, une chose est sûre : OpenAI n’a plus autant d’avance sur la concurrence qu’il y a un an.

En « alerte rouge », OpenAI lancerait GPT-5.2 dès cette semaine

En « alerte rouge », OpenAI lancerait GPT-5.2 dès cette semaine

ChatGPT garde cependant une bonne longueur d'avance. En décembre, le LLM d’OpenAI a attiré 5,5 milliards de visites, selon Similarweb. Gemini arrive en deuxième position avec 1,7 milliard. Les autres acteurs comme DeepSeek, Grok, ou Perplexity et Claude restent derrière avec moins de 400 millions de visites mensuelles chacun.

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Les Freebox intègrent maintenant un serveur TFTP : à quoi ça sert ?

Free a déployé le 6 janvier une mise à jour pour les Freebox Server Revolution, Pop, Delta et Ultra qui apporte quelques améliorations. Parmi les nouveautés de cette version 4.9.15 figure notamment la prise en charge de Trivial File Transfer Protocol (TFTP), une norme qui n’est pas courante.

Freebox Ultra. Image MacGeneration.

Il s’agit d’un protocole de transfert de fichiers simplifié, dans la mesure où il ne propose ni mécanisme d’authentification ni chiffrement. Mais qui voudrait d’un protocole qui ne protège pas les transferts ? TFTP est en fait utile dans des cas très précis, notamment pour les machines virtuelles, comme l’expliquent nos confrères de Next qui l’ont expérimenté.

Le serveur TFTP intégré aux Freebox permet à une machine « nue » de démarrer sur le réseau et de charger une image sans configuration préalable côté client, les paramètres nécessaires étant fournis par le DHCP. Il s’agissait d’options demandées depuis de longues années par certains clients. Le nouveau protocole s’active dans les paramètres DHCP et dans le menu Partage de fichiers. Si vous ne le connaissiez pas jusqu’à présent, c’est sûrement que vous n’en aviez pas besoin. Pour appliquer la mise à jour, il suffit de redémarrer la Freebox.

À l’opposé de cette nouveauté technique très pointue, l’opérateur permet maintenant de programmer l’allumage des LED des Freebox édition anniversaire et Stranger Things. Cette mise à jour résume finalement bien l’esprit de Free : geek et décalé.

Free lance une Freebox Ultra Stranger Things en édition limitée

Free lance une Freebox Ultra Stranger Things en édition limitée

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Intricuit veut rendre macOS tactile sans attendre Apple

Si Steve Jobs ne voulait pas d’un Mac tactile, cela n’empêche pas les accessoiristes d’essayer. La startup Intricuit a dévoilé au CES un accessoire à plaquer sur l’écran d’un MacBook permettant d’interagir avec macOS avec ses doigts. Baptisé Magic Screen, il permet de balayer une page ou de zoomer facilement, et est même compatible avec un stylet.

Vidéo Intricuit

En pratique, il suffit de poser le Magic Screen sur l’écran de son MacBook pour que celui-ci se fixe grâce à des aimants. On le branche ensuite en USB-C, sachant que l’accessoire fonctionne à l’aide d’une batterie qui devrait tenir une centaine d’heures sur une seule charge.

Plusieurs utilisations sont présentées sur la fiche produit. Faire défiler une page du doigt, zoomer sur des photos ou encore utiliser le stylet inclus dans certaines apps. Il pourra servir autant pour dessiner sur un tableau blanc que pour certains jeux au gameplay simple, comme les point n’ click. Les créateurs mettent également en avant la possibilité de mieux utiliser les applications iOS avec des gestes logiquement plus naturels. La mise en miroir de l’iPhone sera aussi plus facile à utiliser.

Vidéo Intricuit

Le stylet inclus est visiblement assez poussé, reconnaissant la pression et disposant même d’un système de survol similaire à celui de l’Apple Pencil. Le produit est livré avec un étui Folio pour le transport pouvant se transformer en support se fixant contre l'écran du MacBook afin de réduire les vibrations. Une fois retiré de l'écran, l'appareil peut également servir de tablette graphique autonome.

Le Magic Screen est compatible avec tous les MacBook Apple Silicon ayant un écran à encoche, ce qui exclut certains des premiers modèles M1. Si les gestes de base fonctionnent directement, une app est prévue pour certaines actions avancées. Le produit sera bientôt disponible sur Kickstarter avec une expédition annoncée au premier trimestre 2026. Intricuit prévoit un prix à partir de 139 $.

Le mode tablette graphique. Image Intricuit

Le concept n’est pas complètement nouveau. On avait vu passer l’AirBar en 2017 et même le Zorro Macsk pour iMac… en 2012 ! De son côté, Apple aurait changé son fusil d’épaule et préparerait un MacBook tactile, qui pourrait bien être le futur MacBook Pro M6. La machine arriverait fin 2026 ou début 2027.

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Pour étendre le stockage de votre iPhone, un lecteur de carte SD et boîtier SSD magnétique à moins de 30 €

Maintenant que les iPhone ont des ports USB-C, on voit apparaitre de drôles d’accessoires. Le fabricant Orico propose un petit boîtier magnétique qui fait à la fois lecteur de cartes et réceptacle pour SSD. Ce produit est actuellement en promotion à 26 € sur Amazon, contre un peu plus de 30 € en temps normal.

Le boîtier permet de lire des cartes SD ainsi que microSD. On ne se servira pas de cette solution pour stocker des fichiers, mais cela peut être utile pour décharger les clichés de son appareil photo sur son iPhone quand on est en vadrouille. L’accessoire peut aussi accueillir un tout petit SSD NVMe M.2 au format 2230/2242. Un composant de 1 To de ce genre coûte actuellement une centaine d’euros.

Son format compact et son système magnétique en font un boîtier conçu pour se fixer directement au dos d’un iPhone. Attention à une chose néanmoins : seuls les iPhone 15 Pro, 16 Pro et 17 Pro bénéficient d’un port USB 3 (jusqu’à 10 Gb/s). Les autres iPhone USB-C sont limités à de l’USB 2 (480 Mb/s) qui réduit significativement l’intérêt d’un boîtier de stockage externe.

Comme cet accessoire se connecte simplement avec un câble USB-C, on peut très bien l’utiliser avec un Mac ou un iPad également. Un port USB-C sur le côté permet d’alimenter l’iPhone quand le boîtier est branché.

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L’offre Back to School de 2026 devrait être similaire à celle de 2025

L’offre Back To School de 2026 devrait être similaire à celle de l’année dernière. Consomac a remarqué que l’offre avait été lancée dans une poignée de pays dans lesquels l’année scolaire commence au premier janvier. La campagne d’Apple est identique à celle de 2025 : les étudiants peuvent avoir un accessoire offert, que ce soit une paire d’AirPods 4, un Apple Pencil, un trackpad ou un clavier.

L’Apple Store Éducation en Australie. Image MacGeneration

Plus précisément, l’offre est désormais en place en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Brésil et en Corée du Sud. Elle a été lancée le 10 juillet 2025 dans l’Hexagone avant de s’achever le 21 octobre. Les AirPods Pro 3 ont ensuite été ajoutés après le Keynote de rentrée, remplaçant les Pro 2. Le MacBook Pro et l’iPad Pro M5 l’ont également été le 16 octobre.

En plus de la remise du tarif éducation, Apple offre un lot d’accessoires éligibles. Les plus onéreux comme les AirPods Pro ou les Magic Keyboard pour iPad ne sont pas complètement offerts, Apple les finançant jusqu’à un certain seuil (de 139 à 199 €). Cela reste une promotion très intéressante pour s’équiper à peu de frais.

L’offre Back to School est proposée aux étudiants, enseignants et employés d'établissements scolaires. Le tout passe par Unidays en France, qui s’occupe de vérifier votre éligibilité. En dehors de cette période, l’Apple Store Éducation reste à surveiller : il permet de toucher des réductions allant de 7 % à 12 % sur du matériel varié.

Si vous êtes dans l’éducation et que vous cherchez à renouveler votre matériel, il peut être intéressant d’attendre le mois de juillet. Apple devrait lancer pas mal de matériel en ce début d’année : on s’attend à voir arriver un nouveau MacBook Air M5 ainsi que les versions M5 Pro et M5 Max du MacBook Pro. L’iPad Air M4 devrait également pointer le bout de son nez.

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The Browser Company embauche le responsable du design de Safari

Il n’y a pas que dans l’intelligence artificielle qu’Apple perd des membres importants. Le CEO de The Browser Company annonce avoir embauché Marco Triverio, présenté comme le responsable du design de Safari. « Aux côtés de Charlie Deets [embauché en 2024, ndlr], nous avons désormais les designers en chef de chaque époque de Safari qui a coïncidé avec les navigateurs Arc et Dia (de 2020 à 2025) », se réjouit Josh Miller.

Dia. Image The Browser Company.

Nous avons retrouvé une trace de Marco Triverio dans nos archives. Avant de travailler chez Apple, le designer logiciel avait conçu avec deux camarades du Copenhagen Institute of Interaction Design un client mail original. Lancé en 2012 (et depuis abandonné), Persona se démarquait par l’emphase mise sur les personnes, à la manière du fonctionnement des réseaux sociaux.

The Browser Company s’est fait connaitre avec Arc, un navigateur bourré d’idées originales qui a été remplacé l’année dernière par Dia. Celui-ci a tenté de surfer sur la vague de l’IA sans y parvenir et il est finalement en train de récupérer ce qui faisait le charme de son prédécesseur.

La start-up a été acquise l’année dernière par Atlassian, un éditeur d'outils de collaboration en entreprise qui veut pousser Dia dans le milieu professionnel en particulier. « Notre objectif est de constituer l'équipe la plus performante et la plus talentueuse du secteur en matière d'interfaces et de produits d'IA », déclare Josh Miller à la suite de l’embauche de Marco Triverio.

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Étiquettes de membre, autocollants de texte : WhatsApp peaufine les discussions de groupe avec plusieurs nouveautés

WhatsApp continue de s’améliorer et vient de gagner plusieurs petits ajouts pratiques ciblant les discussions de groupe. L’idée est de mieux identifier les participants, de mieux faire ressortir certains messages, et de mieux s’organiser sans quitter la conversation.

Image WhatsApp

L’application introduit des étiquettes de membre permettant d’afficher un rôle ou une fonction au sein d’un groupe. Une telle information sera pratique dans un groupe où les participants ne se connaissent pas tous ou lorsque la discussion sert à organiser une activité. L’idée n’est pas de modifier le profil public, mais de clarifier qui fait quoi à l’intérieur d’une conversation. On pourra ainsi être « Papa d’Anna » dans un groupe et « Locataire de l'appartement B3 » dans un autre.

Autre nouveauté : l’arrivée de stickers de texte, qui permettent de transformer rapidement un court message en autocollant directement depuis l’interface de création/recherche. On pourra ainsi accentuer un message ou une blague en faisant ressortir son texte quand les messages s’enchaînent. WhatsApp facilite également l’ajout de ces créations aux packs de stickers, ce qui les rend réutilisables sur le long terme.

Enfin, l’application améliore les événements partagés dans les groupes en ajoutant des rappels plus fins afin d’éviter que l’organisation se perde dans la discussion. En pratique, cela permet de créer des rappels anticipés personnalisés pour les invitées.

Meta peaufine régulièrement sa messagerie, et a chouchouté les utilisateurs Apple en fin d’année dernière. L’app a été déployée sur Apple Watch et améliorée sur Mac. La possibilité de gérer plusieurs comptes depuis un unique iPhone est actuellement en test. Côté pratique, l’app a gagné un système de traduction des messages s’appuyant sur les API d’Apple.

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Free Mobile active la messagerie vocale visuelle par défaut pour tous ses abonnés

Free Mobile active désormais la messagerie vocale visuelle pour tous ses abonnés par défaut. Cette fonctionnalité ancienne, présente sur l’iPhone depuis la toute première génération de 2007, nécessitait jusque-là toujours une activation manuelle sur son compte client. Une bizarrerie qui disparaît enfin, puisque l’interface visuelle pour accéder à ses messages sera maintenant active sauf si l’abonné le refuse, comme le détaille cette fiche d’assistance récemment publiée par l’opérateur mobile et repérée par @TiinoX83 sur X.

La messagerie vocale visuelle en action sur un iPhone. Image iGeneration.

La messagerie vocale visuelle a été prise en charge par Free Mobile dès 2012, année d’ouverture du quatrième opérateur mobile français. Il fallait l’activer dans les paramètres de son compte client, ce qui était alors plus courant. La particularité ici, c’est que la messagerie vocale visuelle est restée optionnelle et devait être activée par chaque nouvel abonné, alors que c’est devenu une fonction de base en général activée chez ses concurrents. Même si quelques-uns en font toujours une option payante, en particulier RED de SFR.

La situation est désormais très simple chez Free Mobile : la messagerie vocale visuelle est activée pour tous les abonnés, sans intervention de leur part, et accessible partout, qu’on utilise iOS ou Android. La fiche d’assistance indique comment désactiver la fonctionnalité si l’on n’en veut pas, ce qui passe par l’envoi d’un SMS depuis la ligne concernée. Envoyez « STOP » au 2052 pour la désactiver temporairement ou bien « BLOCK » pour la couper définitivement pour votre ligne. À l’inverse, on pourra envoyer « IOS » ou « ANDROID » à ce même numéro pour réactiver l’option, même si encore une fois, ce ne sera pas nécessaire par défaut.

La messagerie vocale visuelle repose sur le réseau mobile pour signaler les nouveaux messages et cela consomme un petit peu de données cellulaires. C’est pourquoi Free Mobile prévient ses clients avec le « petit » forfait à 2 € par mois (ou gratuit pour les abonnés Free) : il ne contient pas beaucoup de data (50 Mo par défaut) et cela pourrait poser problème pour les plus gros utilisateurs du répondeur. Mis à part dans ce cas précis, la messagerie vocale visuelle est un confort indéniable et une solution bien supérieure à une messagerie vocale traditionnelle.

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Quand Bose découvre qu’ouvrir une API vaut mieux que bricker des enceintes

Bose vient de faire quelque chose que l’on ne voit quasiment jamais dans le monde de l’audio connecté : ouvrir (un peu) les entrailles d’une gamme avant de la débrancher du cloud.

Design et connectée, mais périmée pour Bose. Image Bose.

Bose débranche… mais ne bricke plus tout à fait

Après avoir annoncé en 2025 la fin du cloud SoundTouch pour février 2026, Bose s’est pris en pleine figure le retour de bâton classique : clients furieux de voir leurs enceintes multiroom haut de gamme transformées en simples boîtes Bluetooth, comparaisons peu flatteuses avec Sonos, threads Reddit en feu, et vidéos expliquant en détail pourquoi ce genre de décision est un scandale industriel parfaitement évitable.

En février 2026, les enceintes intelligentes de Bose vont devenir bêtes

En février 2026, les enceintes intelligentes de Bose vont devenir bêtes

Face à la bronca, la marque corrige la trajectoire. La coupure est toujours au programme, mais la date glisse à mai 2026, et surtout le scénario change : au lieu d’un grand blackout cloud qui laisse les SoundTouch 10, 20, 30, barres 300 & co limitées à Bluetooth/AUX/HDMI, Bose promet désormais une mise à jour de l’app qui continuera de piloter les enceintes en local, tant qu’elles sont sur le même Wi‑Fi que le smartphone.

Les services distants (Spotify intégré, TuneIn, multiroom via les serveurs Bose) restent condamnés, mais on évite au moins le passage brutal de « système multiroom connecté » à « vulgaire enceinte amplifiée » du jour au lendemain.

Un demi-sursis pour les enceintes connectées de Bose. Image Bose.

La vraie nouveauté de la news d’ArsTechnica, c’est ce que Bose appelle pudiquement des « options open source ». En pratique, la société publie la documentation et les spécifications de l’API SoundTouch, avec des termes de licence dédiés, pour permettre à la communauté de développer ses propres outils et interfaces capables de dialoguer avec les enceintes en local.

On est loin d’un dépôt GitHub avec firmware complet sous licence libre, mais ce geste change la donne :

  • Les développeurs tiers, qui bidouillaient déjà depuis des années en reverse‑engineering, ont désormais une base officielle pour maintenir, prolonger et enrichir l’écosystème SoundTouch.
  • Les utilisateurs pourront continuer à automatiser, intégrer et piloter leurs systèmes au‑delà de la mort du cloud, via des apps alternatives, des scripts ou des ponts domotiques.
  • Spotify Connect et AirPlay resteront utilisables.

Dit autrement : Bose ne sauve pas le service qu’elle a décidé d’éteindre, mais elle cesse de considérer ces enceintes comme un simple passif à enterrer et accepte de laisser la communauté reprendre le flambeau. Pour une marque qui, il y a encore quelques mois, expliquait noir sur blanc qu’elle n’ouvrirait rien et ne prolongerait rien, le virage est notable.

Un précédent pour tout l’IoT audio?

La question intéressante, c’est la jurisprudence informelle que ce cas pourrait créer dans l’audio connecté. SoundTouch a été lancé en 2013, l’architecture cloud de l’époque n’est plus rentable aujourd’hui, et Bose ne veut manifestement plus financer indéfiniment l’infrastructure et les mises à jour de sécurité.

Mais plutôt que de tout couper en mode « tant pis pour vous », la marque finit par faire exactement ce que les utilisateurs réclament depuis des années :

  • un mode purement local, sans dépendance à un serveur central pour des fonctions de base (contrôle, groupage, réglages) ;
  • une documentation suffisante pour que la communauté prolonge l’usage des appareils le plus longtemps possible.

Ce n’est pas encore le monde idéal où chaque enceinte connectée arrive avec son firmware flashable et son SDK complet, mais c’est un pas concret dans cette direction. Et si Bose, archétype de la marque fermée et très marketing, se résout à documenter officiellement une plateforme en fin de vie, difficile pour les autres acteurs de continuer à expliquer que « ce n’est pas possible ».

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Apple Card : JPMorgan Chase reprend les rênes suite à l’échec de Goldman Sachs

Depuis maintenant plusieurs années, l’idylle des débuts est passée entre Goldman Sachs et Apple : l’Apple Card n’a pas été le succès financier escompté par la célèbre banque américaine. Si le divorce était entrevu depuis longtemps, il restait à trouver un repreneur et c’est JPMorgan Chase qui a décroché le contrat, comme l’indique le communiqué officiel d’Apple.

Il est à parier que les dirigeants de Goldman Sachs aimeraient bien s’attaquer à la pomme de façon peu catholique vu l’échec. Image MacGeneration.

Le partenariat a commencé en 2019, avec l’arrivée de l’Apple Card aux USA. Rapidement, Goldman Sachs a déchanté : les pertes étaient de 1,2 milliards de dollars en 2022 pour la banque, et en 2024, elles affichaient encore 859 millions de dollars de déficit.

Goldman Sachs perdrait beaucoup d

Goldman Sachs perdrait beaucoup d'argent avec Apple Card

Pire, Goldman Sachs a écopé d’une amende de 90 millions de dollars en octobre 2024, pour de multiples infractions concernant la gestion des litiges des consommateurs. Apple n’a pas transmis un nombre conséquent de dossiers reçus à Goldman Sachs, qui de son côté a traîné des pieds pour les résoudre. Clou supplémentaire dans le cercueil : Goldman Sachs s’est vu interdire de produire de nouvelles cartes de crédit tant qu’elle n’aura pas prouvé sa capacité à respecter la loi.

Suite à ces déboires, et à ceux rencontrés en général dans la banque de détail au grand public, Goldman Sachs a décidé de se retirer des partenariats qu’elle a conclus dans le domaine avec GM et Apple, l’un des responsables de la banque ayant commenté en off qu’ils « n’auraient jamais du faire ce p*tain de partenariat ».

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L'Apple Card a cinq ans : que faire avec votre carte en titane expirée ?

Dès 2023 la banque a donc cherché une issue à ces deux épines dans son pied et il aura donc fallu près de deux ans pour qu’une solution sérieuse émerge, avec la reprise par JPMorgan Chase. Cette dernière récupère donc les 20 milliards de dollars de crédit détenus par Goldman Sachs pour 19 milliards de dollars, soit une ristourne d'un petit milliard tout de même selon le Wall Street Journal, montrant l'échec de l'alliance d'origine.

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OpenAI propose ChatGPT Health, se liant avec l’app Santé et de nombreuses apps de fitness

OpenAI a lancé aujourd’hui une nouvelle fonction de ChatGPT permettant d’alimenter le chatbot avec ses propres données de santé, afin de recevoir des conseils de fitness, de nutrition, ou de tout ce qui touche à la santé en général. Si l’idée paraît sur le papier intéressante, elle pose quelques questions concernant le traitement de données aussi privées, comme le rappelle AppleInsider.

Capture OpenAI.

Il faut dire que cette nouvelle fonction ne fait pas dans la demi-mesure concernant l’importation de données : elle est compatible avec nombre d’apps dédiées comme MyFitnessPal, AllTrails, Peloton, mais aussi et surtout Apple Health (Apple Santé par chez nous). Certes, OpenAI envoie tous les signaux possibles pour rassurer l’utilisateur : conversations chiffrées, isolées et non utilisées pour l’entraînement du chatbot. Mais l’entreprise de Sam Altman parle aussi d’accès, encadré certes mais présent par certaines apps tierces, nouveau cheval de bataille d’OpenAI.

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

ChatGPT va intégrer ses propres apps tierces : une concurrence frontale avec l’App Store ?

Côté précision des résultats, l’entreprise se veut sûre d’elle :

Au cours des deux dernières années, nous avons travaillé avec plus de 260 médecins ayant exercé dans 60 pays et des dizaines de spécialités, afin de comprendre ce qui rend une réponse à une question de santé utile ou potentiellement nuisible ; ce groupe a désormais fourni plus de 600 000 retours sur les réponses du modèle, dans 30 domaines de focalisation. Cette collaboration a façonné non seulement ce que Health peut faire, mais aussi la façon dont il répond : à quel point il faut inciter rapidement à consulter un clinicien, comment communiquer clairement sans trop simplifier, et comment donner la priorité à la sécurité dans les moments qui comptent.

Entre les capacités de traitement d’OpenAI et le nombre d’apps auxquelles il pourrait avoir accès, il y a de quoi faire de ChatGPT l’une des plateformes principales concernant la santé de l’utilisateur, que ce soit pour améliorer ses performances sportives tout comme pour obtenir des conseils sur une maladie ou un problème physique.

Si l’idée de profiter des conseils d’une IA pour améliorer sa santé peut être alléchante, les données partagées sont pour le moins sensibles, que ce soit à l’exploitation par un tiers officiel, comme par des pirates. Apple a bâti sa réputation sur la protection des données, et si dans certains cas elle a failli, elle a toujours surprotégé les données de santé et communique toujours très clairement sur les options de partage de celles-ci. OpenAI pourrait très bien suivre le même chemin, mais la prudence reste de mise dans les premiers mois d’existence de cette fonction, afin d’être bien certains de comprendre l’usage qui est fait de ces données vitales. Celle-ci n’est d’ailleurs pas encore disponible en dehors de quelques pays, dont sont exclus pour le moment la Suisse, l’Union européenne ou encore le Royaume-Uni.

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