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Transfert rapide d’eSIM : l’iPad en retard sur l’iPhone

Pour simplifier le transfert d’une eSIM d’un appareil à un autre — le gros point noir de cette technologie —, fabricants et opérateurs mettent progressivement en place une nouvelle méthode depuis quelques années. Nommée par Apple « transfert rapide », elle permet de transférer l’eSIM d’un terminal à un autre sans passer par l’espace client de l’opérateur. Il faut savoir que cette procédure plus pratique n’est pas déployée au même rythme sur iPhone et sur iPad.

iPad Pro M5. Image Apple.

Sur iPhone, le dispositif est désormais bien en place : depuis l’an dernier, les quatre opérateurs français prennent en charge le transfert rapide d’une eSIM d’un iPhone à un autre. SFR et Orange ont ouvert le bal dès 2024, suivis par Free Mobile et Bouygues Telecom en 2025. Cette fonctionnalité va de pair avec une autre option : la conversion d’une carte SIM physique en eSIM depuis les réglages d’iOS.

Mais alors que l’on pourrait croire que la prise en charge est la même sur iPad, ce n’est pas le cas. À ce stade, seul Orange propose le transfert rapide d’eSIM entre deux tablettes, selon Apple. La situation devrait toutefois évoluer puisque le fouineur Tiino-X83 a repéré dans la première bêta d’iOS 26.4 des indices indiquant que Bouygues Telecom s’apprête à gérer cette fonction. Pour SFR et Free Mobile, aucun signe en ce sens pour l’instant. Si on est abonné chez eux, il faut donc recourir à une procédure plus laborieuse, en passant par l’espace client pour supprimer l’eSIM existante puis en installer une nouvelle sur le nouvel iPad.

Les iPad cellulaires ne connaissent plus que l’eSIM

Le plus tôt le transfert rapide sera généralisé sur iPad, le mieux ce sera, car Apple n’a pas attendu pour trancher dans le vif sur le plan matériel. Tous les iPad cellulaires maintenant au catalogue ont abandonné le tiroir pour la carte SIM physique. Dans le détail, tous les modèles cellulaires suivants sont uniquement eSIM :

  • iPad A16
  • iPad mini A17 Pro
  • iPad Air M2 et M3
  • iPad Pro M4 et M5

Côté smartphones, en France, seul l’iPhone Air est uniquement eSIM actuellement, mais cela pourrait changer avec les iPhone 18 Pro.

Dernière précision importante : nous évoquons ici uniquement le transfert d’eSIM entre appareils Apple. Le passage direct d’une eSIM entre un iPhone et un smartphone Android nécessite une prise en charge à part entière, que seul SFR propose à ce jour.

iPad Air/Pro uniquement eSIM : comment importer sa carte SIM et quel forfait choisir ?

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GameSir promet GameHub sur Mac : une nouvelle voie (imparfaite) pour jouer à des jeux Windows

GameSir va bientôt proposer une nouvelle manière de faire tourner des jeux Windows sur Mac. Le fabricant de manettes a annoncé vouloir porter sur macOS sa solution maison, qui est actuellement réservée à Android. Baptisée « GameHub », l’accessoiriste promet qu’elle permettra de « déverrouiller l’intégralité de votre bibliothèque Steam ».

Sur le papier, l’idée est séduisante. GameSir vante une technologie d’interpolation d’images grâce à une IA propriétaire censée améliorer nettement les performances. Une image marketing montre que le HDR sera pris en charge, tout comme un système d’upscaling améliorant la résolution.

En pratique, la solution est loin d’être magique. Selon les testeurs et les retours sur Reddit, la version Android fonctionne bien sur les jeux Unity, Godot ou Game Maker. Cependant, d’autres notent de gros soucis de compatibilité sur une large gamme de titres. Le site EmuReady propose une liste avec quelques titres testés sur certaines consoles chinoises tournant sous Android. Même si l’app parvient à lancer des jeux, les titres multijoueur et ceux avec anti-triche/DRM pourraient rester les plus problématiques.

GameHub n’a pas forcément bonne presse auprès des joueurs. La version Android était apparemment bourrée de trackers, qui ont depuis été retirés. L’idée de GameSir est évidemment de vendre ses manettes, et on imagine que l’entreprise cherchera à tirer des bénéfices autrement si sa solution est lancée gratuitement.

Bref, l’absence de détails et l’historique de l’entreprise laissent à penser que ce GameHub ne devrait pas concurrencer les efforts autour de SteamOS côté Valve, ni les outils d’Apple comme le Game Porting Toolkit. À ce stade, GameSir n’a pas communiqué de date de sortie, de prérequis matériels, ni de liste de jeux compatibles. On gardera tout de même un œil dessus s’il venait à s’agir d’une bonne surprise. En attendant, les joueurs peuvent toujours se tourner vers CrossOver, qui a récemment eu droit à une grosse mise à jour.

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Bon plan : le MacBook Pro M4 avec 1 To de stockage et 24 Go de RAM était à 1 859 €

Mise à jour à 11 h 43 — L'offre est déjà terminée, le stock a été écoulé.


Article original publié à 10 h 54 — Un MacBook Pro 14" bien doté est proposé à un prix intéressant à la Fnac en ce moment. Cet ordinateur équipé de la puce M4, de 24 Go de RAM et de 1 To de stockage est vendu 1 859 €. Il ne s’agit pas de la dernière génération en date, mais la puce M4 fait toujours des merveilles aujourd’hui. En comparaison, l’équivalent avec une puce M5 coûte 2 299 €, soit 440 € de plus.

MacBook Pro M4. Image Apple.

La quantité de mémoire et de stockage nécessaire dépend évidemment des besoins de chacun. Cela dit, disposer d’une marge confortable dès l’achat est toujours une bonne idée, surtout si vous comptez conserver votre machine pendant de nombreuses années. C’est d’autant plus vrai sur les MacBook, dont la RAM et le SSD ne peuvent pas être remplacés par la suite. Les 24 Go de mémoire offrent ici davantage de latitude que les 16 Go de base, tandis que le SSD de 1 To permet de stocker une belle quantité de données.

Pour le reste, le MacBook Pro M4 est un excellent ordinateur portable. Il jouit d’un superbe écran mini-LED, d’une autonomie monstrueuse, d’une connectique assez fournie (Thunderbolt 4, HDMI, lecteur de carte SD…) et d’un ventilateur pour assurer des performances stables sur la durée.

Test des MacBook Pro M4 à M4 Max : une équipe de gros bras

Test des MacBook Pro M4 à M4 Max : une équipe de gros bras

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Snapseed facilite l’accès à sa caméra intégrée et ses filtres façon pellicule

Google n’a pas oublié la version iOS de Snapseed, cette application de retouche photo qu’elle a rachetée en 2012. La dernière mise à jour rend beaucoup plus facile l’accès à l’appareil photo intégré, ajustable et permettant d’utiliser tout un tas de filtres.

Jusqu’à présent, cette caméra ne pouvait être lancée que depuis un widget sur l’écran verrouillé, le centre de contrôle ou le bouton Commande de l’appareil photo. Google a ajouté un bouton pour y accéder directement en haut à droite de l’app, ce qui sera nettement plus simple.

La caméra a une interface élégante avec de gros boutons dont on peut modifier les couleurs grâce à différents thèmes. L’idée est de proposer quelque chose d’assez simple en permettant de piocher via différents types de films inspirés de pellicules réelles de Kodak, Fuji ou Polaroid.

Les réglages restent assez limités, même si on peut modifier l’ISO, la mise au point ou la vitesse d’obturation. Il est possible d’ajuster ces trois éléments grâce à une molette au joli style skeuomorphique qui vibre quand on la tourne. Un bouton active le flash, et un autre le niveau de zoom. Le concept est sympathique et rappelle les débuts d'Instagram : c'est intéressant si vous cherchez une app jolie et sans prise de tête.

Après plusieurs années sans mise à jour, Google a surpris son monde en lançant à l’été 2025 une version entièrement revue de Snapseed, adaptée à l’iPhone comme à l’iPad. L’interface a été repensée, et l’utilitaire propose de nombreux outils pour retoucher ses photos. L’app a l’avantage d’être entièrement gratuite sans demander de compte, et mérite donc un coup d’œil si vous vous sentez à l’étroit avec les outils Apple.

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Le fichier national des comptes bancaires piraté : 1,2 million de comptes seraient compromis

Encore une fuite, et pas des moindres. Le Fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba), qui recense l’ensemble des comptes bancaires ouverts en France, a été piraté. Le ministère de l’Économie indique que « des accès illégitimes » ont permis à un acteur malveillant de consulter et extraire des données de cette base depuis la fin du mois de janvier. D’après les éléments connus à ce stade, 1,2 million de comptes seraient concernés.

Courrier des impôts. Image Loïc Raynard (CC BY-SA).

Le malandrin a usurpé l’identité d’un fonctionnaire pour « consulter une partie de ce fichier qui recense l’ensemble des comptes bancaires ouverts dans les établissements bancaires français et contient des données à caractère personnel : coordonnées bancaires (RIB/IBAN), identité du titulaire, adresse et, dans certains cas, l’identifiant fiscal de l’usager », déclare Bercy.

Le Ficoba ne donnant pas accès au contenu des comptes, le pirate n’a pas pu consulter les soldes ni effectuer d’opérations. Mais cette intrusion n’en reste pas moins préoccupante. Comme nous le soulignions à l’occasion d’une précédente fuite, disposer d’un RIB ou d’un IBAN, associé à une identité et une adresse, peut suffire à souscrire certains abonnements à l’insu d’une personne. Vérifiez donc attentivement vos relevés bancaires si vous ne le faites pas déjà.

Rappel : les fuites d

Rappel : les fuites d'IBAN sont dangereuses

Les usagers concernés par le piratage du fisc seront prévenus individuellement dans les prochains jours. Outre le dépôt de plainte et la notification obligatoire à la CNIL, le ministère de l’Économie indique s’être rapproché des établissements bancaires afin qu’ils participent à la sensibilisation des contribuables touchés. Les services de l’État concernés sont également mobilisés pour renforcer le système d’information.

Dans son communiqué, Bercy rappelle enfin plusieurs précautions de base face aux tentatives d’escroquerie, de plus en plus fréquentes par email ou SMS. En cas de doute sur un message, mieux vaut s’abstenir de répondre. L’administration fiscale ne demande d’ailleurs jamais d’identifiants ni de coordonnées bancaires par message. Si un message semble provenir du service des impôts, il est conseillé de contacter directement le service en question via la messagerie du site ou par téléphone. En cas de suspicion d’usage frauduleux de données personnelles, il est recommandé de conserver toutes les preuves et de consulter les ressources du site cybermalveillance.gouv.fr.

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Gemini peut désormais générer des musiques de 30 secondes grâce à Lyria 3

Gemini veut concurrencer Suno et peut désormais générer de la musique. Google a annoncé que son tchatbot embarquait désormais le modèle Lyria 3 en bêta. La nouveauté est accessible via la version web de Gemini, et arrivera sur l’appli mobile dans les prochains jours.

Le concept commence à être connu : il suffit de décrire une piste pour que l’assistant la crée en quelques secondes. Lyria 3 se démarque par sa capacité à générer des paroles en fonction de la requête. Le billet de blog présentant la nouveauté explique que le produit est plus pensé comme un bon moyen de faire des blagues que comme un outil pro. « L'objectif de ces morceaux n'est pas de créer un chef-d'œuvre musical, mais de vous offrir un moyen amusant et unique de vous exprimer », indique Google.

Les pistes font 30 secondes et arrivent avec une pochette personnalisée générée par Nano Banana. Il est également possible d’envoyer une photo ou une vidéo pour obtenir un morceau correspondant à son ambiance. Une vidéo de présentation donne quelques exemples de résultats.

J’ai joué un peu avec ce Lyria 3, qui propose des résultats bluffants. Google explique avoir voulu limiter les problèmes de droits d’auteurs en comparant les résultats avec les contenus existants. « Si votre requête nomme un artiste spécifique, Gemini prendra cela comme inspiration créative au sens large et créera une piste qui partage un style ou une ambiance similaire », explique-t-elle.

La nouveauté est proposée aux utilisateurs gratuits comme payants. Si je n’ai pas été bloqué pendant mon quart d’heure de test, Google indique que les abonnés AI Plus, Pro et Ultra auront droit à des limites plus élevées. Suno garde l’avantage de pouvoir créer des musiques plus longues avec différents outils dédiés plus axés sur les utilisateurs avancés.

Ce que génère Gemini quand on lui envoie une photo du Vision Pro.

La nouveauté est disponible en anglais, allemand, espagnol, français, hindi, japonais, coréen et portugais. Il vous suffit d’ouvrir une fenêtre Gemini et de cliquer sur « Outils » en bas à gauche de l’invite pour l’activer. L'accès est réservé aux utilisateurs de Gemini âgés de 18 ans ou plus.

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CarPlay : premier aperçu de la lecture vidéo avec iOS 26.4

iOS 26.4 activera la possibilité de diffuser des vidéos sur le tableau de bord d’une voiture compatible avec CarPlay. Cette capacité a été annoncée dès la WWDC 2025, même si son déploiement va prendre du temps, d’autant que les constructeurs automobiles sont impliqués dans le processus. Chaque marque décidera en effet ou non d’intégrer cette nouvelle fonctionnalité, alors autant dire qu’on ne la retrouvera pas de sitôt dans nos voitures. En attendant, le simulateur CarPlay fourni par Apple permet de tester la nouveauté et d’en apprendre plus sur son fonctionnement.

C’est justement ce que le développeur Thomas Dye a pu faire et c’est ce qu’il présente dans une vidéo diffusée sur YouTube. Le Simulateur CarPlay est une app fournie par Apple depuis fin 2022 et c’est effectivement une bonne manière de tester le système destiné aux voitures depuis un Mac. Il ne détaille malheureusement pas ce qu’il a fait précisément, et je n’ai pas réussi à le reproduire sur mes ordinateurs. Il y a bien un profil dédié à la vidéo qui semble le parfait candidat, mais CarPlay plante dès le lancement avec mon iPhone 17 et je n’ai pas pu lancer la fonctionnalité comme il le montre dans sa vidéo.

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

Ce détour par le simulateur permet quoi qu’il en soit d’apprendre deux petites nouveautés sur la vidéo dans CarPlay. D’une part, Apple a prévu une variante CarPlay de son app TV destinée au service de streaming créé par ses soins. On peut ainsi consulter n’importe quelle série ou film proposé par Apple TV (le service) depuis l’écran de sa voiture, avec une interface très proche de celle que l’on a sur un iPhone ou une Apple TV (le boîtier). Apple n’a pas tellement retouché la présentation, ce qui est logique quelque part, cette fonction étant censée être limitée aux véhicules à l’arrêt.

L’app Apple TV dans le simulateur de CarPlay. Capture vidéo Thomas Dye.
La vidéo ne s’affiche pas, DRM oblige, mais on peut avoir une idée des contrôles de lecture prévus par Apple. Capture vidéo Thomas Dye.

On imagine que les autres services de streaming pourront en faire de même et adapter leurs apps à CarPlay. Comme il ne faut pas non plus trop en espérer, Apple a prévu un plan B pour pouvoir regarder (presque) n’importe quelle vidéo avec CarPlay. Le fonctionnement est similaire à celui d’AirPlay, la voiture sera une destination si l’iPhone est actuellement relié au système d’infodivertissement.

Comme avec AirPlay, la Dynamic Island pourra même suggérer de basculer sur l’écran de la voiture pendant la lecture d’une vidéo et tant que CarPlay propose cette possibilité. C’est une manière pratique d’afficher rapidement la vidéo sur le tableau de bord. Pendant la lecture distante, l’iPhone affichera un message rappelant la diffusion sur le système du véhicule, avec la possibilité de revenir à l’iPhone.

Apple a prévu cette interface dans la Dynamic Island d’iOS 26.4 pour basculer simplement une vidéo de l’écran de l’iPhone à celui de la voiture. Capture vidéo Thomas Dye.

Sa vidéo fait aussi le tour de la section « Vidéo » qui s’ajoute aux réglages de CarPlay, même si son contenu est un petit peu décevant. On ne retrouve aucun paramètre intéressant, uniquement des informations de diagnostic qui ne seront utiles qu’en cas de problème. À tout le moins, ce sera un bon indice que sa voiture gère les vidéos, même si on peut imaginer que les constructeurs ne manqueront pas de l’évoquer dès l’activation de la fonctionnalité.

La nouvelle section destinée aux vidéos dans les réglages de CarPlay. Capture vidéo Thomas Dye.
Son contenu, sans grand intérêt au quotidien. Capture vidéo Thomas Dye.

Reste maintenant à attendre la sortie de la version finale d’iOS 26.4, qui devrait avoir lieu au début du printemps, et surtout de savoir quelles voitures proposeront la nouveauté. Puisque la lecture de vidéo doit être automatiquement bloquée lorsque le véhicule est en mouvement, il faut sans doute au minimum une vérification que tout fonctionne. L’univers automobile étant ce qu’il est, peut-être que des constructeurs en profiteront pour réserver la nouveauté à leurs nouveaux modèles uniquement, ils ne se sont pas encore exprimés à ce sujet.

CarPlay : iOS 26 ne permet pas encore de regarder des vidéos dans les voitures, mais les constructeurs s’y intéressent

CarPlay : iOS 26 ne permet pas encore de regarder des vidéos dans les voitures, mais les constructeurs s’y intéressent

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Garmin : à l'heure où Apple abandonne Health+, son service fait un tabac

Tous les indicateurs sont au vert pour Garmin. Le spécialiste du GPS et des technologies portables vient d’annoncer des résultats records qui ont fait bondir son action de 10 % hier à Wall Street. Il faut dire que l’Américain a pulvérisé les attentes : au quatrième trimestre, le bénéfice ajusté par action s'est établi à 2,79 $ (contre 2,40 $ attendus) pour un chiffre d’affaires en hausse de 17 %, flirtant avec les 2,12 milliards de dollars.

Le Fitness en locomotive

C’est le segment « Fitness », qui tire la croissance vers le haut. Avec une progression fulgurante de 42 % en un an, cette division confirme que Garmin n'est plus seulement un fabricant d'appareils de navigation, mais un véritable poids lourd de l'électronique grand public. Un succès qui ne manquera pas de faire lever un sourcil du côté de l'Apple Park.

Au-delà du matériel, Garmin muscle son jeu sur le terrain des services. Entre les abonnements satellites inReach et la plateforme Connect+, cette activité progresse désormais aussi vite, sinon plus, que le reste du groupe. Interrogé sur cette montée en puissance, Cliff Pemble, le PDG de Garmin, se montre particulièrement optimiste :

« Notre activité basée sur l'abonnement croît aussi fortement, voire plus, que l'ensemble de nos activités. Mais comme tout le reste progresse massivement en parallèle, elle n'a pas encore franchi le seuil des 10 % de notre chiffre d'affaires global. »

Le patron de Garmin ne compte pas s'arrêter là et voit dans les services un levier de croissance pour chaque segment de l'entreprise, de l'aviation à la marine.

Image : Garmin

Connect+ : transformer l'essai du gratuit vers le payant

Si les débuts de Connect+ ont été timides, la machine semble enfin lancée. Cliff Pemble a donné des indices clairs sur la stratégie à venir, citant notamment le succès des fonctions de suivi nutritionnel. Selon lui, le taux de conversion des utilisateurs passant de la période d'essai gratuite à l'abonnement payant est « très, très élevé ».

Connect+ : Garmin fait payer des conseils par IA

Connect+ : Garmin fait payer des conseils par IA

L'idée est désormais d'étendre ce modèle. On peut imaginer un équivalent de Connect+ pour les pilotes d'avion ou des services de données premium pour les navigateurs, allant bien au-delà de la simple mise à jour de cartes. Garmin cherche à verrouiller son écosystème en rendant ses services indispensables à ses utilisateurs les plus fidèles.

Image : Garmin

Le spectre de la gratuité chez Apple

Alors que Garmin commence à cueillir les fruits de cette stratégie, la marque à la pomme aurait fait machine arrière. En gestation depuis plusieurs années, « Health+ » a été mis au moins sur pause, Eddy Cue estimant que la valeur ajoutée n'était pas encore suffisante pour justifier un abonnement supplémentaire. Toutefois, ce changement de stratégie pourrait être un vrai souci pour Garmin.

Santé : Apple revoit sa copie et remise « Health+ » au placard

Santé : Apple revoit sa copie et remise « Health+ » au placard

Apple pourrait prendre tout le monde à contre pied et proposer des fonctionnalités similaires — aujourd'hui payantes chez la concurrence — directement et gratuitement dans une version survitaminée de l'application Santé. Pour l'utilisateur final, le choix entre un abonnement mensuel chez Garmin et une fonction intégrée « offerte » par Apple pourrait vite être fait. La guerre du sport connecté ne fait que commencer.

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Meta : Zuckerberg veut concurrencer l’Apple Watch dès cette année

Concurrencer Apple sur tous les fronts, coûte que coûte. Tel semble être le credo de Mark Zuckerberg. Après les casques de réalité mixte, un nouveau terrain d'affrontement se dessine pour cette année : le poignet.

Image réalisée à l’aide d’une IA

L’intérêt de Meta pour les montres connectées ne date pas d’hier. Il y a cinq ans, la maison mère de Facebook nourrissait de grandes ambitions, prévoyant même de lancer trois modèles différents équipés de caméras. Mais en 2022, le couperet tombe : face à la nécessité de réduire les dépenses de Reality Labs, sa division matérielle, le projet est enterré.

Meta n’aurait pas abandonné l’idée d’une montre connectée équipée d’une caméra

Meta n’aurait pas abandonné l’idée d’une montre connectée équipée d’une caméra

Alerte à Malibu

Ce n'était qu'un sommeil de courte durée. Selon les révélations de The Information, la décision de ressusciter l'appareil a été prise à la fin de l'année dernière, lors d'un séminaire stratégique dans la résidence de Zuckerberg à Hawaï. Entre deux sessions de travail sur le futur de l'entreprise, les cadres dirigeants ont acté le retour d'un projet au nom de code évocateur : Malibu 2.

L'objectif est clair : une sortie dès cette année. Ce retour aux affaires intervient alors que Meta tente de mettre de l'ordre dans sa feuille de route, passablement encombrée, dédiée à la réalité augmentée (AR) et mixte (MR).

Mais la montre n'est pas le seul fer au feu de Menlo Park. Meta prévoit également de lancer cette année une nouvelle version de ses lunettes connectées, fruit de son partenariat avec Ray-Ban. Portant le nom de code Hypernova 2, ce modèle succèderait à la première version équipée d'un affichage tête haute.

Pour rappel, le modèle actuel intègre un minuscule écran directement dans l'un des verres et est commercialisé aux États-Unis au tarif salé de 799 $. Avec cette itération "2", Meta espère sans doute affiner son produit, sachant qu’Apple se prépare à entrer sur ce marché l’année prochaine..

Image : Greg Bulla - Unsplash

Un embouteillage de produits ?

Avec pas moins de quatre paires de lunettes intelligentes actuellement en développement, l'état-major de Menlo Park commence toutefois à s'inquiéter. Lancer trop d'appareils dans un laps de temps réduit pourrait non seulement saturer le marché, mais surtout perdre le consommateur. En conséquence, les calendriers sont réévalués pour laisser de l'air à chaque produit.

Pourtant, la montre conserve une place centrale dans cet échiquier. Si The Information reste avare en détails techniques sur la "Malibu 2", la logique stratégique est implacable. À l’heure où les géants de l’IA cherchent désespérément à s’installer sur nos corps et vêtements, la montre reste sans doute l’un des accessoires les plus acceptés socialement.

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MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

À chaque fois qu’Apple expédie un carton d’invitation, le rituel est immuable : on scrute, on zoome et on décortique le moindre pixel à la recherche d’un indice caché sur les nouveautés à venir.

Pour beaucoup, l’identité visuelle du prochain « Special Apple Experience » vend déjà la mèche : elle révélerait les coloris des futurs MacBook d’entrée de gamme. Depuis l’émergence des premières rumeurs, il se murmure que ces portables joueraient la carte du flashy. Un rendu de MacRumors donne d’ailleurs une idée assez précise du résultat si cette théorie venait à se confirmer.

Apple : une « Special Experience » le 4 mars pour dévoiler ses nouveautés, sans keynote ?

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Du jaune, du vert et du bleu au menu

Sur Weibo, le fuiteur « Instant Digital » enfonce le clou : selon lui, la charte chromatique du logo Apple utilisé pour l'événement correspondrait exactement aux teintes du nouveau Mac d’entrée de gamme. Le visuel de l'invitation, qui met en scène un logo en 3D composé de disques transparents jaunes, verts et bleus, ne serait donc pas qu’une coquetterie graphique, mais une promesse de disponibilité immédiate pour ces nouvelles machines.

À quoi ressemblerait le MacBook “low-cost” équipé d’une puce d’iPhone ?

À quoi ressemblerait le MacBook “low-cost” équipé d’une puce d’iPhone ?

Cette thèse vient corroborer les analyses de Ming-Chi Kuo. Dès juin 2025, l’analyste prédisait que ce MacBook abordable adopterait une robe argent, bleue, rose ou jaune, calquant ainsi son offre sur celle de l’iPad 10. Dans sa dernière infolettre, Mark Gurman a indiqué qu’Apple avait testé une large palette de couleurs « ludiques », s’éloignant radicalement des tons austères et feutrés de la gamme actuelle.

Un parfum d'iBook G3

Si Apple va au bout de ses intentions, nous pourrions tenir là le MacBook le plus coloré depuis l'époque héroïque de l'iBook G3 à la fin des années 90. À l'époque, les Tangerine, Blueberry, Indigo, Graphite et autres Key Lime avaient dépoussiéré l'informatique mobile. Gurman tempère toutefois en précisant que si le jaune, le vert, le rose ou le gris sidéral ont bien été testés, rien ne garantit qu'Apple commercialisera toutes ces déclinaisons.

Image : Ben Szymanski - Unsplash

Le prix : la barre psychologique des 750 $

Au-delà de l'esthétique, deux inconnues majeures subsistent : le tarif et le patronyme. Côté prix, le mystère reste entier, mais compte tenu de l’insistance des rumeurs, on serait déçu si la facture dépassait les 750 $. Un tarif qui sonne « abordable » outre-Atlantique, mais qui se traduirait chez nous par un bon 800 € minimum. C’est peu ou prou le prix actuel d’un MacBook Air M2 que l’on trouve en promotion depuis de longs mois. Pour que l’offre soit réellement pertinente, ces 750 $ constituent donc la fourchette haute de ce que l'on est en droit d'attendre.

MacBook low-cost : les 8 Go seraient de retour et un clavier sans rétroéclairage

MacBook low-cost : les 8 Go seraient de retour et un clavier sans rétroéclairage

MacBook « tout court », « e » ou « LC » ?

Enfin, reste la question du nom. Par commodité, nous l’appelons « MacBook low-cost », même si, à l’échelle du marché PC, le produit n’aura rien de vraiment économique. « Low-cost » pourrait se résumer par le sigle LC : un MacBook LC serait un clin d’œil savoureux à l’histoire du Mac (le Macintosh LC de 1990), mais on n'y croit guère.

D'autres évoquent l'appellation « MacBook SE », mais le suffixe semble en perte de vitesse à Cupertino. En s'inspirant de l’iPhone 16e, Apple pourrait opter pour un « MacBook e ». Ce serait surprenant, mais pourquoi pas… Finalement, la solution la plus probable est peut-être la plus simple : l’appeler « MacBook », tout court. Ce serait un retour aux sources, dix ans après le lancement du modèle 12 pouces qui, malgré un positionnement tarifaire différent, partageait avec ce nouveau projet une certaine idée de la mobilité simplifiée.

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CarPlay s’ouvre enfin aux chatbots : ChatGPT et Claude s’invitent sur votre tableau de bord

La rumeur flottait dans l’air depuis quelques jours, elle est désormais gravée dans le marbre d'un document technique destiné aux développeurs. Avec l'arrivée prochaine d'iOS 26.4, Apple s'apprête à lever l'une des dernières barrières de son système embarqué : CarPlay va enfin autoriser les agents conversationnels tiers.

Image : Vadym Kudriavtsev - Unsplash
CarPlay pourrait rapidement s’ouvrir à d’autres chatbots que Siri

CarPlay pourrait rapidement s’ouvrir à d’autres chatbots que Siri

Siri ne sera plus seul à bord

Jusqu'à présent, pour interagir à la voix avec son iPhone au volant, il fallait composer avec les limites de Siri. Une époque bientôt révolue. Le guide de développement de CarPlay confirme l'apparition d'une nouvelle catégorie d'applications officiellement supportées : les "apps conversationnelles basées sur la voix". En clair, les services d'IA comme ChatGPT, Claude ou Gemini vont pouvoir s'installer sur votre écran de bord.

Pour encadrer cette nouveauté, Apple a mis au point une interface de contrôle vocal inédite. Elle permettra aux applications de fournir un retour visuel optimisé, évitant ainsi au conducteur de quitter la route des yeux pour consulter son smartphone.

Un cadre strict pour la sécurité

L'ouverture de l'écosystème CarPlay reste, comme toujours, très encadrée par Cupertino. Pour obtenir leur ticket d'entrée, les éditeurs comme OpenAI, Anthropic ou Google devront montrer patte blanche :

  • Une interface dédiée : Les apps devront impérativement intégrer le nouvel écran de contrôle vocal d'Apple.
  • Pas de contrôle véhicule : Ces IA pourront répondre à vos questions existentielles ou résumer vos courriels, mais elles n'auront aucun accès aux fonctions de la voiture (climatisation, vitres) ni aux réglages profonds de l'iPhone.
  • Lancement manuel : Contrairement à Siri, pas de "Dis ChatGPT" pour réveiller le chatbot. Il faudra toujours lancer l'application manuellement depuis l'écran CarPlay avant de pouvoir converser les mains libres.
Image : Volvo

Cette évolution marque une étape importante pour CarPlay, qui se contentait jusqu'ici de catégories très spécifiques (navigation, musique, messagerie classique). En intégrant les chatbots, Apple reconnaît l'importance croissante de l'IA générative dans notre quotidien, même lors de nos déplacements. C’est aussi quelque part un énième aveu d’échec pour Siri.

Actuellement en phase de test, iOS 26.4 devrait être déployé en version finale pour le grand public d'ici le printemps.

iOS 26.4 : la vidéo dans CarPlay se rapproche

iOS 26.4 : la vidéo dans CarPlay se rapproche

Tesla et CarPlay : un mariage de raison qui se fait attendre

Tesla et CarPlay : un mariage de raison qui se fait attendre

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CarKey : surprise, Toyota ajoute son Rav4 2026 aux véhicules compatibles

Depuis 2021 qu’elle existe, la fonction CarKey a mis un certain temps à être adoptée, et n’est même pas encore implémentée chez tous les constructeurs qui avaient « signé » à l’origine. Et au final, c’est un tout nouvel entrant qui fait son apparition aujourd’hui avec Toyota, comme le rapporte cet utilisateur sur Reddit.

Capture PieCake1234 sur Reddit.

À la genèse de CarKey, seule la marque BMW était indiquée comme partenaire officiel de lancement de la fonction par Apple. Ce partenaire « clé », dans tous les sens du terme, a depuis été rejoint par un nombre croissant de marques, mais surtout axées sur le continent américain. Ainsi, en Europe, seules quelques marques sont compatibles :

  • BMW, depuis environ 2021
  • Mini, à partir de 2023-2024
  • Hyundai/Kia, sur une partie de la gamme depuis 2023
  • Mercedes, depuis 2024 sur la Classe E et les EQE/EQS
  • Volvo sur les EX30 et EX90
  • Polestar sur les Polestar 3 et 4
  • Lotus avec l’Eletre et l’Emeya
  • Dodge avec le RAM 1500 2025 et plus récent
  • BYD, NIO, Lynk & Co pour certains modèles uniquement
La fonction Clé de voiture de l’iPhone bientôt prise en charge par des Porsche

La fonction Clé de voiture de l’iPhone bientôt prise en charge par des Porsche

Non seulement l’année de compatibilité varie selon les constructeurs, mais en plus tous les modèles ne sont pas compatibles pour autant, il faut donc faire attention à ce point si vous souhaitez une voiture compatible CarKey pour votre prochain achat, qu’il soit en neuf ou en occasion.

Toyota rajoute donc cette année son Rav4 à la fête, uniquement à partir du millésime 2026. Le plus surprenant dans le cas de ce constructeur, c’est que tout s’est fait en silence ou presque : alors que nombre de ses concurrents ont communiqué d’une manière ou d’une autre sur l’adoption de CarKey, le constructeur japonais n’a tellement pas communiqué que c’est par surprise qu’un utilisateur de Reddit a montré des screenshots de son véhicule ajouté à l’app Wallet d’Apple.

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L'iPhone peut servir de clé de voiture pour les Mercedes Classe E

À part une rumeur en décembre indiquant que Toyota avait été rajouté comme marque supportée sur les serveurs d’Apple CarKey, rien n’a transpiré depuis, jusqu’à ce témoignage sur Reddit. Alors que BMW, Mercedes, Mini et d’autres ont indiqué largement en avance que leurs voitures allaient pouvoir bénéficier de CarKey, Toyota n’a dit mot. Gageons que le constructeur communiquera sous peu pour indiquer la présence de cette nouvelle fonction.

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Pays-Bas : « Comme votre iPhone, vous pouvez jailbreaker le F-35 »

C’est la bombe qu’a lâché le secrétaire à la défense néerlandais, relevée par The War Zone :

Je vais vous dire quelque chose que je devrais passer sous silence, mais soit. Comme pour votre iPhone, vous pouvez « jailbreaker » le F-35. Je n’en dirai évidemment pas plus.

Les phrases chocs, c’est bien, mais il s’agit d’être réaliste... Image @clashreport.

Déjà, du point de vue Apple, les choses semblent bien mal embarquées : si le jailbreak était à la mode il y a encore quelques années, et à raison pour certaines fonctions artificiellement limitées ou inexistantes sur les appareils Apple, cette manipulation consistant à « déplomber » le système d’exploitation des iPhone est tombée en désuétude.

Un guide pour lancer l

Un guide pour lancer l'interface de macOS sur un iPhone jailbreaké

À cela, plusieurs raisons : la première, c’est au final qu’Apple a intégré bon nombre des fonctions manquantes directement dans iOS sans avoir à bidouiller pour les obtenir. C’est le cas pour la majeure partie des fonctions qui ne relèvent pas de la personnalisation radicale de l’interface, et même cette dernière est bien plus transformable qu’à l’origine, même si elle n’atteint pas encore les possibilités d’Android.

Ensuite, le jailbreak est devenu bien plus complexe qu’auparavant, et ce n’est pas forcément un mal : au fil du temps, l’iPhone est devenu bien plus qu’un « simple » smartphone, et contient maintenant un nombre conséquent d’informations privées, que ce soit la correspondance, les comptes bancaires, les numéros de cartes de paiement, des informations de santé ou même des pièces d’identité numériques. Ainsi, à part des bidouilles de haut vol, le jailbreak d’iOS depuis sa version 17 est devenu beaucoup plus rare : la faille matérielle permettant une ouverture définitive du système a été comblée à partir du SoC A12, et aucune autre faille matérielle ouvrant la voie à un jailbreak impossible à contrer n’a été découverte sur les SoC depuis.

Et pour un F-35 ?

Pour un avion aussi complexe que le F-35, les choses sont encore plus complexes, et la phrase du secrétaire d’État à la défense n’est à prendre au mieux que comme un slogan choc destiné aux journalistes, et guère plus.

Partons du principe que vous avez un F-35 à disposition (déjà, vous êtes donc à la tête d’un État relativement riche, chanceux !). Cet avion de combat américain est lié à la fois logiciellement aux USA par le réseau ALIS/ODIN (Autonomic Logistics Information System/Operational Data Integrated Network, les militaires adorent les rétro-acronymes) permettant certes de maintenir ses logiciels à jour, mais aussi bien plus d’autres choses, et matériellement à Lockheed-Martin. Le réseau permet ainsi la maintenance prédictive, la commande de pièces détachées, de suivre la disponibilité de la flotte,...

Sans l’aide des USA, le F-35 devient rapidement un joli presse-papier à plusieurs millions de dollars. Image USAF.

Petit souci de cette liaison, il a été confirmé qu’un avion ne se connectant pas à celle-ci pendant un certain temps se met alors en mode « désactivé » : au mieux, seules les commandes de vol seront fonctionnelles, au pire, il ne démarrera tout simplement pas, et nécessitera l’envoi de techniciens de Lockheed-Martin pour le réactiver.

Autre pan où la comparaison avec un iPhone devient plus scabreuse, un avion tel le F-35 a besoin de « consommables », sous forme de missiles de toutes sortes (ça reste un avion de combat, et sans missiles, son utilité devient très superficielle) qui seront soit à commander auprès de fournisseurs US, soit au minimum seront activables par des serveurs de maintenance US. Autres éléments indispensables, les pièces détachées : nombre d’entre elles ont une durée de fonctionnement prédéterminée, ou un nombre d’utilisations limité. Et contrairement à une voiture où on peut décaler légèrement l’entretien, sur un avion de chasse, le prendre à la légère peut rapidement conduire à une catastrophe.

Dernier point où la comparaison s’avère difficile, un avion de chasse moderne n’est pas grand chose sans les liaisons tactiques avec différentes sources d’informations. Or, la majeure partie d’entre elles provient des services de renseignements américains, ou d’entreprises privées américaines. Sans ces renseignements, l’efficacité du F-35 tombe très rapidement.

Au final, si l’allusion à un jailbreak du F-35 a le don de marquer les esprits, c’est malheureusement une punchline très loin de la réalité, que ce soit du côté de l’iPhone, où les possibilités se sont drastiquement restreintes, mais encore plus du côté du F-35, qui ne servira pas à grand chose sans l’aide des autorités US, même si la liaison ALIS/ODIN venait à être rendue « optionnelle » : sans les pièces détachées et les renseignements du pays d’origine, point de salut.

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Le jour où Telnet est presque mort… un peu en avance

Si vous avez déjà dû vous connecter à un vieil appareil, vous connaissez peut-être la commande telnet. Ce vieux protocole, développé à la fin des années soixante, permet de se connecter à distance sur un système informatique. En 2026, Telnet ne devrait plus être utilisé : le protocole n'est pas chiffré et donc il est assez simple de récupérer les mots de passe de connexion, qui sont transmis en clair. Apple, avec macOS, a supprimé la commande il y a de nombreuses années, avec macOS High Sierra. Pourtant, Telnet était encore largement employé… au moins jusqu'au 14 janvier 2026.

L'histoire est un peu compliquée, et les chercheurs de GreyNoise l'expliquent bien. La société surveille le trafic et le 14 janvier 2026 à 21:00 (UTC), le trafic s'est effondré au niveau mondial. Pas juste un peu : ils indiquent qu'ils détectaient environ 74 000 sessions l'heure précédente, et seulement à peu près 22 000 ensuite, puis à peine 11 000.

La chute est visible. Image GreyNoise.

Quelques jours plus tard, le 20 janvier, une faille (très) importante a été divulguée. Notée CVE-2026-24061, elle permet d'obtenir un accès root (le plus haut niveau de privilège) sans mot de passe. En clair, si vous aviez un serveur Telnet accessible sur Internet, il devenait accessible à n'importe qui.

Une coïncidence… ou pas

Reprenons. Avant le 14 janvier, il y a environ 914 000 sessions par jour. Après cette date, il y en a seulement 373 000 selon GreyNoise, une réduction de 59 %. Selon eux, certains pays sont passés à 0 (soit aucune session) et le nombre de connexions a chuté très largement chez des opérateurs américains (-74 %, -79 %, etc.). Mais sur les réseaux professionnels, le trafic n'a pas été affecté. Visiblement, c'est le trafic sur le port 23 (employé par Telnet) qui a été filtré.

Quelques jours plus tard, donc, une faille importante a été dévoilée. Nous pourrions bien évidemment penser que le filtrage a été causé par la divulgation publique de la faille, mais ce n'est logiquement pas le cas : le filtrage a été mis en place une semaine avant. Selon les chercheurs, et ce ne sont que des suppositions, des rumeurs sur la faille ont probablement commencé à circuler avant la divulgation (la correction a été publiée le 19 janvier) et quelqu'un a donc peut-être voulu éviter des problèmes.

Dans leur article du 10 février, ils montrent que le trafic a continué à rester nettement plus faible qu'avant le 14 janvier, donc que le filtrage est a priori encore en place. Et si vous avez encore une machine avec un serveur Telnet accessible, il est probablement temps de le mettre à jour… ou d'abandonner Telnet.

telnet towel.blinkenlights.nl

Terminons par quelque chose de plus léger : le protocole a été utilisé pour s'amuser et est encore employé pour ça. Si vous avez une machine compatible, vous pouvez tenter la commande telnet towel.blinkenlights.nl.

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Transfert direct d’eSIM d’iPhone à Android : SFR joue le jeu en France

Petit à petit, le transfert direct d’eSIM entre un iPhone et un smartphone Android se met en place. Avec iOS 26.0, il est devenu possible de transférer une eSIM d’un appareil Android vers un iPhone. Depuis iOS 26.3, la manœuvre est désormais possible dans l’autre sens, d’un iPhone vers un terminal Android, donc.

Image iGeneration

Apple détaille la procédure dans une nouvelle fiche d’assistance pas encore traduite en français. Les étapes sont assez nombreuses (aller dans les Réglages, mettre les deux téléphones côte à côte, scanner un QR code…), mais c’est normalement plus rapide que la méthode traditionnelle qui impose de passer par son opérateur pour obtenir une nouvelle eSIM.

Côté iPhone, le transfert direct nécessite donc iOS 26, et côté Android, c’est la version 16, déployée l’année dernière sur les Pixel récents et d’autres modèles, qui est demandée. Mais ce n’est pas tout, il faut aussi un opérateur compatible. Pour l’heure, un seul opérateur français est listé par Apple : SFR. Avec les autres, le transfert entre les deux plateformes implique encore de passer par eux.

À l’étranger, les opérateurs compatibles sont les suivants à l’heure actuelle :

  • États-Unis : AT&T, FirstNet, T-Mobile, Verizon
  • Allemagne : Telekom
  • Japon : au
  • Royaume-Uni : EE
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50 ans d'Apple : MacGeneration lance un livre et organise une journée spéciale le 18 avril

On s’était donné rendez-vous dans 25 ans. C’était la promesse, un rien bravache, lancée pour fêter les noces d’argent de MacGeneration. On se voyait déjà célébrer notre demi-siècle en 2049… Enfin, peut-être. Si le Web existe encore d’ici là… et nous avec.

Mais nous avons une bien meilleure nouvelle : pas besoin de patienter deux décennies pour sabrer le champagne. Car un cinquantenaire peut en cacher un autre, et c’est Apple qui s’apprête à souffler ses cinquante bougies le 1er avril 2026.

Alors, forcément, on a eu envie de tricher un peu sur le calendrier. Et d’en profiter pour tenir, enfin, une vieille promesse…

Voici notre nouveau projet

Après avoir trituré le format magazine pour nos 25 ans, nous nous sommes mis en tête de concevoir un livre. Un vrai. L'idée ? Revenir sur 50 ans d’une histoire singulière, celle d’Apple. Ce bouquin, nous l’avons voulu à notre image, mais surtout à la vôtre : celle d’une communauté fidèle qui suit les pérégrinations d’une firme qui aura connu tous les états, des sommets les plus vertigineux aux creux les plus sombres.

Sans le savoir d’ailleurs, vous avez peut-être participé à la genèse de ce livre. Pour la réalisation de certaines pages, nous avons puisé notre inspiration dans les souvenirs que vous nous avez confiés en fin d’année dernière.

À l’image de ce que nous avons fait avec le magazine, nous avons soigné l’objet. Ce sera un beau livre, de ceux qu’on prend plaisir à laisser traîner sur une table basse et que l’on feuillette pour le simple plaisir des yeux. Un objet pour remonter le temps, de 10, 20, 30, 40 ou 50 ans… le temps d'une pause café. Notre camarade Jean-Baptiste Leheup, qui hante les colonnes de MacG depuis presque un quart de siècle lui aussi, s’est attelé à la tâche pour rassembler tous ces souvenirs et en tirer un ouvrage de 250 pages, façon madeleines de Proust.

Une livraison en avril, pas en décembre (promis, juré, craché !)

Ce beau projet n'attend plus que vous. Nous sommes conscients que tout n’a pas été parfait pendant la campagne de socio-financement du magazine, alors cette fois, nous avons décidé de procéder autrement. Le projet est quasi achevé et si nous obtenons votre précieuse aide pour le financer, vous aurez le livre entre les mains dès le mois d'avril.

Puisque l’on a beaucoup de choses à fêter, on aimerait beaucoup vous voir « en vrai ». Nous voulons organiser la première journée MacGeneration. Ce serait le 18 avril prochain à l’école Émile Cohl, dans le 3e arrondissement de Lyon. Au programme : des conférences, quelques pépites matérielles sorties de nos placards et des ateliers. On vous en dira plus très vite, mais un conseil : ne traînez pas trop pour réserver, la jauge est limitée à 180 places.

À vous de jouer !

Comme pour le magazine, nous lançons une nouvelle campagne sur Ulule. Sans votre soutien, ces deux projets combinés sont tout simplement irréalisables, surtout dans le contexte actuel.

Vous pouvez nous soutenir en précommandant le livre, ou en prenant votre billet pour la journée du 18 avril. Nous avons aussi concocté des offres combinées avec le Club iGen et quelques goodies qui devraient vous plaire. On ne voulait pas faire trop long, alors on vous présentera très bientôt le pin’s des 50 ans, notre nouveau mug et l’affiche d’Apple Park, que nous avions réalisée pour les débuts du Club iGen.

Pour que tous ces projets voient le jour, nous avons besoin comme toujours de votre soutien :

  • si nous récoltons la somme de 20 000 €, on signe le bon à tirer pour lancer l’impression du livre au plus vite ;
  • si nous dépassons les 40 000 €, alors nous lancerons les préparatifs pour la journée MacGeneration.

Parce qu’on est joueurs, on s’est également lancé quelques défis :

  • si nous collectons plus de 50 000 €, nous fêtons l’autre grand anniversaire de ce printemps : tous les articles de notre future série consacrée aux 25 ans de Mac OS X seront disponibles gratuitement ;
  • si nous collectons plus de 65 020 €, nous envoyons à l’un d’entre vous la réplique d’une carte mère de l’Apple I ;
  • si nous collectons plus de 80 000 €, nous vous laissons choisir le thème d’un atelier ou d’une conférence lors de la journée de MacGeneration ;
  • si nous collectons plus de 100 000 €, nous nous engageons à publier un tome II avant la fin de l’année.

On espère que tout cela vous plaira autant qu'à nous !

Je soutiens MacGeneration et je précommande le livre des 50 ans d’Apple

Je soutiens MacGeneration et je prends mon ticket pour la journée MacGeneration

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Apple Music Connect fait son retour en tant que portail pour les professionnels

Vous vous souvenez de Connect, ce simili réseau social intégré à Apple Music qui avait été lancé en fanfare avant d’être rapidement abandonné ? Apple Music Connect fait aujourd’hui son retour… sous une forme très différente. Il ne s’agit plus d’un équivalent de Facebook destiné aux artistes, mais d’un nouveau portail à l’attention des labels et autres distributeurs présents sur le service de streaming.

Ce portail permet par exemple de créer et de gérer les visuels utilisés sur Apple Music. Il donne aussi accès à Apple Music Pitch, un outil conçu pour faciliter la transmission d’informations sur les sorties à venir aux équipes éditoriales d’Apple. Celles-ci peuvent d’ailleurs solliciter directement les distributeurs pour obtenir des images promotionnelles, qui seront exploitées dans les playlists ou ailleurs.

Bref, ce nouvel Apple Music Connect se présente comme un centre de contrôle pour les acteurs chargés de promouvoir des œuvres sur le service. Il n’a plus rien à voir avec l’ancien Connect qui permettait aux artistes de s’adresser directement à leurs fans dans l’app Musique. Les outils ont changé, mais l’objectif reste le même au fond : mettre en valeur les sorties musicales sur Apple Music.

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Overade cache un AirTag dans un catadioptre de vélo

Les astuces pour cacher un AirTag dans son vélo sont nombreuses : dans la sonnette, sous un porte bidon, sous la selle… La marque Overade propose une nouvelle technique avec un accessoire cachant la balise sous le catadioptre. Le produit est vendu 29,99 € sur Amazon.

Image Overade

Le fabricant vante un rendu discret et efficace pour un catadioptre qui reste fonctionnel. Le paquet en contient deux, qui sont adaptés aux roues avant et arrière. On nous promet une installation facile et rapide pour ce support conçu pour s'adapter à toutes les tailles de roues et à tous les types de rayons.

L’espace pour la balise n’a pas été pensé que pour les AirTags. Il fonctionne également avec certains accessoires Eufy, Chipolo ou Tile. Il suffit que la balise ne fasse pas plus de 45 mm x 38 mm pour 12 mm d’épaisseur.

Le site Transition Vélo a essayé ce produit et donne un avis très positif. Le journaliste note que la balise est bien cachée et que le maintien reste fiable dans le temps. Il regrette cependant qu’il soit nécessaire de démonter le support pour changer la pile, et que le catadioptre reste légèrement plus épais que les modèles classiques. Cela reste imperceptible, et ces petits défauts ne devraient pas vous faire regretter votre achat.

Si vous êtes tenté, rappelons que les AirTags sont généralement moins chers sur Amazon. La première version de la balise y est vendue 28,59 €, alors que la plus récente reste facturée à 35 €.

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iOS 26.4 permet de changer le style des sous-titres en un clin d’œil

Apple facilite la gestion des sous-titres avec iOS 26.4. La mise à jour apporte un raccourci permettant de modifier le style du texte directement dans le lecteur vidéo. De quoi rendre les sous-titres plus lisibles à la volée sans passer par les Réglages d’iOS.

Image iGeneration

En pratique, un nouveau bouton « Style » apparaît dans les réglages des sous-titres du lecteur vidéo. On peut alterner entre 4 styles prédéfinis créés par Apple, avec un classique, un ajoutant un arrière-plan pour mieux faire ressortir le texte, un autre donnant de grosses bordures aux lettres ou un dernier aux polices grandes tailles.

Mais surtout, un bouton Gérer les styles est apparu qui redirige dans les réglages d’accessibilité d’iOS. On peut ici se créer un style personnalisé dont on peut ajuster de nombreux aspects. Il est possible de choisir sa police parmi une très longue liste, mais aussi de revoir la taille parmi 4 choix.

L’arrière-plan peut également être personnalisé en piochant parmi une palette complète de couleurs, dont on peut ajuster l’opacité. D’autres réglages sont proposés, permettant de se créer un style aux petits oignons qu'on pourra ensuite activer en un clin d'œil depuis le lecteur.

Images iGeneration

Ces réglages ne sont pas nouveaux, mais étaient jusqu’à présent cachés dans les réglages d’accessibilité d’iOS, si bien que bon nombre de spectateurs ont dû passer à côté. Tout cela est disponible dans le lecteur vidéo natif du système : on peut donc s’en servir dans des applications comme Apple TV ou dans les vidéos visionnées dans Safari.

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b.connect, le nouveau bouton de connexion que les banques veulent imposer sur le web

Au détour de vos pérégrinations sur le web, vous êtes peut-être tombé sur un mystérieux bouton de connexion nommé b.connect. Contrairement à ce que son nom ou son logo pourraient laisser penser, il ne s’agit pas d’un service de Bouygues Telecom ni de Boulanger : c’est une nouvelle solution d’authentification en ligne financée par les cinq principaux groupes bancaires français.

Bouton b.connect sur les sites de Libération et Boulanger. Image MacGeneration.

L’un des arguments de b.connect est l’absence totale de mot de passe. L’authentification se fait soit de manière automatique, soit via une validation avec l’application de sa banque dans le pire des cas. Nous avons fait l’essai : dans un premier temps, il faut créer un compte b.connect en renseignant son nom, son prénom, son adresse email et sa banque. Vient ensuite l’association avec l’application bancaire. Après quelques vérifications (connexion à l’app de la banque et saisie d’un code reçu par email), le compte est activé. À ce stade, il faut indiquer si l’appareil est à usage personnel, auquel cas cela autorise la connexion en un clic.

Après avoir créé notre compte depuis le site de Boulanger, nous avons pu nous connecter d’un clic sur Leroy Merlin. En revanche, une tentative sur Libération s’est soldée par une erreur. Rien d’affolant à ce stade, le service étant encore en bêta. b.connect est également proposé sur les sites de Celio, Courir, Sofinco et Ouest-France. Ce sont vraiment les prémices, puisque seuls 2 000 créations de comptes clients ont été enregistrées à ce jour.

Image MacGeneration

Pour permettre cette connexion rapide, qui fonctionnerait dans environ 80 % des cas, le service s’appuie sur plusieurs mécanismes : enregistrement de l’empreinte numérique de l’appareil, analyse de la transaction d’authentification (en fonction des habitudes de connexion) et utilisation d’un cookie. Si la vérification automatique échoue, on doit valider l’authentification via l’application de sa banque.

Dans une interview accordée à mind Fintech, Pierre Chassigneux, le CEO de b.connect, indique viser plusieurs centaines de milliers de comptes cette année puis plusieurs millions d’ici fin 2027. L’ambition repose sur le poids des banques partenaires : toutes sont connectées à la plateforme, ce qui représente un vivier potentiel de 42 millions d’utilisateurs. Les groupes BNP Paribas, BPCE (Banque Populaire - Caisse d’Épargne), Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale ont chacun investi 7 millions d'euros pour 20 % du capital.

Connexion en un clic sur Leroy Merlin. Image MacGeneration.

Le modèle économique de b.connect est pour le moins audacieux : le service est gratuit pour les utilisateurs, mais payant pour les sites qui choisissent de l’intégrer. Afin d’attirer les premiers partenaires, il sera gratuit jusqu’à la fin de l’année. Les early adopters bénéficieront ensuite d’un tarif préférentiel d’un centime d’euro par connexion, tandis que les commerçants rejoignant la plateforme plus tard devront s’acquitter de 2,5 centimes par connexion. Une offre par abonnement, plus adaptée aux petits commerçants, est prévue.

Comment convaincre les sites d’adopter une solution payante alors que des options comme « Se connecter avec Google » sont généralement gratuites ? Pierre Chassigneux met en avant l’absence totale de mot de passe, même si les passkeys offrent déjà une réponse similaire. Il souligne aussi l’indépendance du projet vis-à-vis d’acteurs américains et une réduction de la friction tant lors de la connexion que lors du passage à l’achat (le score b.connect calculé pour la connexion est pris en compte lors d'une transaction de paiement par carte CB), ce qui se traduirait par un meilleur taux de conversion pour les commerçants.

b.connect commencera à se faire connaître auprès du grand public au printemps, avec le lancement d’une campagne de communication.

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Google Pixel 10a : des nouveautés qui ne dépassent pas

Google lance le Pixel 10a, son nouveau smartphone d’entrée de gamme. Les améliorations sont modestes par rapport au Pixel 9a de l’an dernier, qui avait inauguré un nouveau design. Le Pixel 10a s’inscrit logiquement dans la continuité, avec des tranches plates qui ne sont pas sans rappeler celles des iPhone.

Alors que le Pixel 9a avait déjà significativement réduit l’excroissance du bloc photo, le 10a finit le boulot : les caméras arrière ne dépassent plus du tout. Son dos est ainsi parfaitement plat, comme au bon vieux temps de… l’iPhone 5s. En contrepartie, le terminal est relativement épais, puisqu’il fait 9 mm d’épaisseur, contre 7,8 mm pour l’iPhone 16e (sans prendre en compte son objectif qui dépasse un peu). Dos lisse ou finesse, il faut choisir.

Pixel 10a. Image Google.

Le Pixel 10a est toujours équipé d’un écran 6,3" avec un taux de rafraîchissement adaptatif de 60 à 120 Hz garantissant une belle fluidité — l’iPhone 16e est, lui, bloqué à 60 Hz. Sa luminosité progresse légèrement : elle passe de 1 800 à 2 000 nits en HDR, et de 2 700 à 3 000 en pointe, de quoi assurer une bonne lisibilité même en plein soleil.

Les principaux composants internes ne changent pas. On retrouve le même système sur puce Google Tensor G4, toujours accompagné de 8 Go de RAM et de 128 ou 256 Go de stockage. Il en va de même pour les appareils photo : capteur principal de 48 Mpx et ultra grand-angle de 13 Mpx à l’arrière, caméra frontale de 13 Mpx à l’avant.

Pixel 10a. Image Google.

Histoire que le Pixel 10a profite quand même de quelque chose de nouveau dans ce domaine, Google lui offre deux fonctions logicielles introduites sur les Pixel 10 et 10 Pro. La première, Meilleure prise automatique, combine plusieurs photos de groupe afin d’en créer une seule où toutes les personnes sont à leur avantage, en évitant les yeux fermés, par exemple. La seconde, Coach Photo, distille des conseils pour réaliser de jolis clichés. Mais il ne faut pas se leurrer, ces avantages finiront sûrement par être proposés un jour ou l’autre sur des Pixel plus anciens, puisque ce sont des fonctions purement logicielles.

Les composants étant inchangés, le Pixel 10a est encore crédité d’une autonomie de plus de 30 heures en usage courant. L’ultra économiseur de batterie gagne toutefois en efficacité, avec une promesse allant jusqu’à 120 heures, contre 100 auparavant.

Pixel 10a. Image Google.

La recharge se montre plus rapide, ce qui est toujours appréciable. En filaire, le Pixel 10a supporte jusqu’à 45 W et peut récupérer jusqu’à 50 % d’autonomie en 30 minutes. Sans fil, il accepte jusqu’à 10 W au lieu de 7,5 W. C’est donc un peu mieux, mais Google n’en a pas profité pour le rendre compatible avec le Qi2, contrairement aux autres Pixel 10. Il faut reconnaitre que l’iPhone 16e fait lui aussi l’impasse sur le MagSafe, même si son successeur pourrait bientôt combler cette lacune.

Finalement, la nouveauté la plus importante est peut-être la compatibilité avec la fonction SOS par satellite. En l’absence de Wi-Fi ou de réseau cellulaire, le Pixel 10a permet de contacter les secours grâce à une liaison satellitaire, comme les iPhone depuis quelques générations. C’est une innovation invisible au quotidien, mais qui peut véritablement sauver la mise en cas de détresse dans une zone blanche.

Pixel 10a. Image Google.

Au bout du compte, le Pixel 10a n’est qu’une évolution mineure, mais il reste fidèle à la philosophie de la gamme : c’est un smartphone Android équilibré et pas trop cher. Il est encore vendu 549 € avec 128 Go de stockage ou 649 € avec le double. À condition d’apprécier l’écosystème Google, c’est a priori un excellent choix dans cette zone tarifaire, d'autant que sept ans de mises à jour sont promis. Il est proposé en quatre coloris (lavande, rouge framboise, brume et noir volcanique) et peut être précommandé dès maintenant, pour une disponibilité à partir du 5 mars.

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iOS 26.4 améliore la prise en charge des appels d’urgence en France

iOS 26.4 améliore la gestion des appels d’urgence dans l’Hexagone. @adhame95 a remarqué que la mise à jour apportait du changement pour ce type de coup de fil. Selon lui, ils sont désormais considérés comme de « vrais » appels d’urgence et non plus comme des appels classiques.

Les appels d’urgence sur iPhone. Image iGeneration

Ce changement en coulisse devrait réduire le nombre de couacs que l’on peut rencontrer en appelant le 15 ou le 17. Les appels qui n’aboutissent pas devraient être plus rares, et la bascule vers le 112 plus rapide. Ces problèmes ne sont pas particulièrement courants, mais la mise à jour réduit les risques.

@TiinoX83 donne quelques détails supplémentaires, expliquant que les appels d’urgence sont possibles même sans activation complète de la carte SIM. Les appels RTT (texte en temps réel) visant les personnes ayant des difficultés à entendre ou à s’exprimer sont désormais pris en charge lorsque l’opérateur le permet. Le transfert d’une eSIM d’un iPad vers un autre est désormais disponible chez Bouygues, tout comme la conversion d’une carte SIM physique en eSIM.

Les utilisateurs sous la première bêta d’iOS 26.4 peuvent se rendre dans les Réglages d’iOS, rubrique Général puis Informations. Ils devraient y trouver une mise à jour opérateur. La version finale déployée pour tous est attendue au printemps.

Ce n’est pas le seul changement apporté par iOS 26.4. Cette version améliore l’interface d’Apple Music, modernise la page Compte et ajoute quelques réglages. Côté sécurité, la mise à jour enclenche par défaut une protection anti-vol lorsque le téléphone n’est pas à la maison et avance sur le terrain du RCS chiffré de bout en bout.

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Perplexity renonce aussi à la pub (pour l’instant), à rebours d’OpenAI

OpenAI commence à intégrer de la pub dans ChatGPT ? Ses concurrents en profitent pour se distinguer et courtiser les utilisateurs. Après Anthropic, c’est au tour de Perplexity d’annoncer qu’il n’y aura pas de pub dans son service.

Le service Perplexity au sein de Comet, le navigateur de l’entreprise. Image MacGeneration.

Perplexity avait pourtant commencé à explorer ce modèle économique. Dès 2024, l’entreprise avait expérimenté l’intégration d’annonces dans son moteur de recherche conversationnel. Ce projet a finalement été mis de côté fin 2025 et la société a indiqué au Financial Times qu’il ne sera pas relancé.

« Le problème avec les publicités, c’est qu’un utilisateur commencerait à douter de tout… c’est pourquoi nous ne pensons pas qu’il soit judicieux de se concentrer là-dessus pour le moment », justifie Perplexity. Un discours qui fait écho à celui d’Anthropic, qui pointe le risque que la publicité nuise à la relative neutralité des réponses des IA génératives. Une façon de dénigrer ChatGPT, même si OpenAI assure que les annonceurs n’influenceront pas les réponses.

Pub dans ChatGPT : une chercheuse quitte OpenAI et met en garde contre une dérive à la Facebook

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Perplexity entend donc privilégier d’autres sources de revenus, à commencer par les abonnements, avec ses formules à 20 $ ou 200 $ par mois pour les particuliers. Pas fous, les dirigeants ne vont pas jusqu’à promettre qu’il n’y aura jamais de pub sur leur service. À l’instar d’Anthropic, ils profitent surtout de la situation actuelle de ChatGPT pour se faire un bon coup de pub à moindres frais.

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