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Craig Federighi à la tête de l’IA d’Apple : un pilote chevronné, mais trop prudent ?

Depuis la mise en retrait de John Giannandrea, l’intelligence artificielle d’Apple est passée sous le giron de Craig Federighi. Le patron de l’ingénierie logicielle est-il en mesure de remettre cette activité sur de bons rails ? C’est la question que soulève The Information, non sans une certaine dose de scepticisme.

Craig Federighi à la WWDC 2025. Image Apple/MacGeneration.

Selon les sources du site, Craig Federighi a été le principal artisan du choix d’Apple de s’appuyer sur des modèles concurrents, jugés plus performants que ceux développés en interne. Une décision officialisée la semaine dernière avec l’annonce du partenariat pluriannuel avec Google. Grâce aux modèles de Gemini, Apple va enfin pouvoir proposer dans les semaines à venir son Siri plus personnel attendu de longue date, avant peut-être un véritable agent conversationnel à la ChatGPT.

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Si cette décision portée par Craig Federighi est donc un moyen de débloquer la situation à court terme, tous les doutes ne sont pas levés. Il faut préciser que Craig Federighi ne dirige pas directement les équipes d’IA, cette mission revient désormais à Amar Subramanya, débauché chez Microsoft. Ce dernier opère néanmoins sous la supervision étroite du responsable de l’ingénierie logicielle, décrit comme longtemps sceptique à l’égard de l’IA, jusqu’au déclic provoqué par ChatGPT.

Or Craig Federighi serait réputé pour sa rigueur budgétaire. D’après plusieurs anciens collaborateurs, il contrôle strictement les salaires et se montre réticent à investir dans des projets risqués dont le retour sur investissement n’est pas clairement établi. Il aurait même tendance à examiner dans le détail les dépenses de ses équipes, jusqu’aux budgets consacrés aux bananes et autres collations. Une approche qui tranche nettement avec OpenAI, Google ou Meta, qui dépensent sans compter dans l’IA.

Apple continue de chercher de nouveaux responsables pour renforcer son groupe dédié. Mais la division IA étant maintenant chapeautée par Craig Federighi, il n’est pas certain que l’entreprise consente aux dépenses nécessaires pour attirer des chercheurs et ingénieurs de tout premier plan, alors même que les départs dans ses rangs se multiplient.

Craig Federighi lors de l’annonce d’Apple Intelligence à la WWDC 2024. Image Apple/MacGeneration

Toujours d’après les sources de The Information, tandis que Mark Zuckerberg fait des ponts d’or pour attirer des pointures, Craig Federighi voit d’un mauvais œil l’idée de devoir rémunérer certains profils davantage que les dirigeants actuels d’Apple. Plusieurs demandes d’augmentations au sein des équipes d’IA auraient ainsi été refusées. Des inquiétudes circulent également quant à une possible réduction des déplacements professionnels, qui limiterait la participation aux grandes conférences du secteur.

La feuille de route d’Apple

The Information fait également le point sur la feuille de route d’Apple après l’accord conclu avec Google. Malgré ce partenariat, l’équipe en charge des modèles fondamentaux poursuivrait le développement de solutions maison, en particulier pour les usages exécutés directement sur les appareils.

Dans l’intervalle, Apple prévoirait de miniaturiser des modèles de Google afin de faire fonctionner davantage de traitements en local. Pour y parvenir, elle envisagerait l’acquisition de petites sociétés spécialisées dans la réduction de la taille des modèles d’IA.

Apple serait par ailleurs en discussion pour utiliser l’infrastructure cloud de Google et ses puces dédiées à l’IA, les Tensor Processing Units (TPU), pour une future version de Siri. Ce choix serait motivé, au moins en partie, par des difficultés à sécuriser suffisamment de puces mémoire pour ses propres centres de données.

Recourir au cloud de Google marquerait un infléchissement notable de la stratégie d’Apple, qui privilégiait jusqu’ici l’exécution locale ou le recours à son Private Compute Cloud, son infrastructure sécurisée reposant sur des puces maison. Une telle évolution renforcerait aussi sa dépendance à Google.

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1Password pousse ses utilisateurs à marquer une pause sur les sites de hameçonnage

1Password affûte ses armes contre les arnaques à l’hameçonnage et renforce une protection déjà en place. Jusqu’ici, le gestionnaire refusait de remplir automatiquement les identifiants lorsque le site visité ne correspondait pas à l’URL enregistrée. Un nouvel avertissement plus explicite a été ajouté, incitant l’utilisateur à marquer une pause. Il pourra ainsi mieux repérer une attaque classique, comme une URL volontairement très proche mais légèrement mal orthographiée.

Image 1Password

L’entreprise prend l’exemple du site https://faceboook.com avec 3 lettres « o » : une subtilité qui pourrait tromper la vigilance de nombreux utilisateurs. Dans de tels cas, l’extension de navigateur 1Password va afficher un message d'avertissement invitant à faire une pause et à rester sur ses gardes avant de continuer. Même les utilisateurs tête en l’air devraient donc être plus alertes face à un message indiquant que l’URL du site web actuel « n’est pas associée à un compte dans 1Password ».

L’avertissement est malheureusement un peu léger : 1Password aurait pu être plus explicite en conseillant clairement de passer au crible l’URL ou en redirigeant vers une page avec des conseils. En attendant, ce pop-up devrait tout de même permettre à quelques utilisateurs de marquer une pause et de reprendre leurs esprits.

Le déploiement de cette nouveauté débute aujourd’hui, mais il pourra s’étaler sur plusieurs semaines avant d’être mis en place chez tous les utilisateurs. Pour les abonnements individuels et familiaux, 1Password activera automatiquement cette protection dès qu’elle sera disponible. En entreprise, elle devra en revanche être activée manuellement par les administrateurs 1Password.

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L’iPhone du 20e anniversaire ne serait pas à écran total

Apple aurait prévu de grosses surprises pour l’iPhone du 20e anniversaire, qui sera le téléphone sortant en 2027 (ou l’iPhone 19). Les rumeurs s’attendent à de sacrés changements sur le design, Mark Gurman ayant prédit un appareil tout de verre et « sans aucune découpe dans l'écran », une théorie appuyée par d’autres sources généralement fiables. L’analyste spécialisé dans les écrans Ross Young est venu jouer les rabats-joie. Il s’attend à ce que la Dynamic Island réduite des iPhone 18 Pro (attendus cet automne) reste présente jusqu’en 2027, avant un passage à un poinçon centré sur les modèles Pro en 2028.

Concept d’iPhone 20 imaginé avec Gemini

Dans un post sur Twitter, l’analyste à la retraite est revenu sur une de ses réflexions partagées au mois de juin. Il expliquait s’attendre à ce qu’Apple embarque une Dynamic Island plus petite dans l’iPhone 18 Pro, qui devrait arriver en septembre prochain.

Ce serait surtout une étape intermédiaire. D’après lui, Apple avancerait par paliers : la Dynamic Island continuerait à se réduire avant de laisser place, plus tard, à une simple ouverture pour la caméra. La rumeur revient depuis plusieurs jours : Apple aurait réussi à mettre les composants de Face ID sous l’écran, mais pas encore la caméra. Elle aurait donc opté pour un système de poinçon similaire à Android. Ross Young avait évoqué la théorie pour la première fois en mai 2025. Autrement dit, Apple inaugurerait son poinçon pour la cuvée 2028 tandis qu’un iPhone à écran complet n’arrivera pas avant 2030 au plus tôt.

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L'iPhone 18 Pro est toujours bien placé pour un Face ID sous l'écran

On peut faire plusieurs hypothèses. Apple a peut-être revu ses plans depuis les déclarations de Gurman, les choses pouvant évoluer rapidement en interne. Il est aussi probable qu’Apple refasse le coup de l’iPhone X avec un modèle spécial 20 ans à part dans la gamme, tout comme l’iPhone X n’était pas l’iPhone 8. Ce téléphone spécial pourrait être tout en verre comme l’a annoncé Mark Gurman.

Si elle est amenée à disparaître, on peut imaginer que la Dynamic Island ne va pas s’évaporer du catalogue du jour au lendemain. Il semble difficile de glisser tous les composants de Face ID et de la caméra sous l’écran de la gamme iPhone Air, et la transition prendra probablement plus de temps que sur les épais modèles Pro. Une telle nouveauté pourrait également servir à mieux différencier les gammes, donnant un avantage aux modèles les plus chers. La pilule restera sans doute quelques années de plus sur la gamme d’entrée de gamme du fabricant.

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Task Focus 2 : un gestionnaire de tâches pour toutes les plateformes Apple qui coche beaucoup de cases

Même si Rappels est devenu un gestionnaire de tâches solide au fil des ans, certaines choses peuvent pousser à chercher une alternative, comme son interface pas forcément du goût de tout le monde. Parmi les options disponibles, il y a bien sûr Things et OmniFocus que nous mentionnons régulièrement, mais il ne faudrait pas oublier Task Focus, qui mérite aussi le détour.

Cette application ne sort pas de nulle part : développée par Lukas Burgstaller, à qui l’on doit également l’excellent lecteur de flux RSS Fiery Feeds, elle s’appelait auparavant Focused. À l’occasion d’une mise à jour majeure sortie l’automne dernier, elle a été renommée Task Focus 2.

Task Focus sur Mac. Image voidstern.

L’application coche beaucoup de cases importantes. D’abord, elle est disponible sur toutes les plateformes d’Apple, c'est-à-dire Mac, iPhone, iPad, Apple Watch et même Vision Pro. Enfin, il manque l’Apple TV, mais qui veut vraiment d’un gestionnaire de tâches sur son téléviseur ?

Ensuite, elle est développée avec les technologies natives d’Apple, ce qui assure une bonne intégration à tous les systèmes d’exploitation. Elle a ainsi d’ores et déjà adopté le design Liquid Glass de macOS Tahoe et iOS 26. Et pour couronner le tout, c’est une application agréable à utiliser qui comprend toutes les fonctionnalités essentielles, et même plus, puisqu’elle peut faire office de calendrier à part entière.

La version 2 a introduit un mode d’affichage Kanban, qui donne à voir ses tâches alignées dans un grand tableau. Elle a aussi apporté la gestion de la localisation, permettant des notifications à l’arrivée ou au départ d’un lieu défini. L’application Apple Watch a pour sa part été entièrement revue. Elle donne accès aux listes et aux tâches, et permet d’en ajouter de nouvelles. Pour l’année à venir, le développeur prévoit notamment d’améliorer l’intégration du calendrier et de peaufiner l’interface sur toutes les plateformes.

Vue Kanban dans Task Focus. Image voidstern.

Task Focus est traduit en français et peut être utilisée gratuitement, avec un accès aux fonctions de base et à la synchronisation. Les fonctionnalités avancées (tâches récurrentes, priorités, sections personnalisées, vue Kanban…) nécessitent un abonnement à 9,99 €/an, un tarif plutôt compétitif face à Things et OmniFocus. Task Focus ne sera pas forcément le gestionnaire de tâches idéal pour tout le monde, car le choix de ce type d’apps se fait avec des critères parfois très personnels, mais il mérite clairement un essai.

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Atlas : le navigateur d’OpenAI affine sa navigation

Atlas, le navigateur d’OpenAI, continue son petit bonhomme de chemin. L’application a récemment été mise à jour et s’enrichit d’un système de groupes d’onglets et des améliorations pour la recherche. Atlas est disponible gratuitement, mais ne prend en charge que les Mac Apple Silicon. Un compte OpenAI est obligatoire pour l'utiliser.

Pour rappel, Atlas est un navigateur basé sur Chromium qui a comme principal intérêt son intégration avec ChatGPT. Une barre permet de lui poser des questions en lien avec ce que l’on a à l’écran. Le chatbot peut également résumer ou écrire du texte. L’application facilite aussi la transition depuis Chrome ou Safari en important vos données (favoris, réglages, etc.) histoire de ne pas repartir de zéro.

J’ai passé une semaine avec ChatGPT Atlas en guise de navigateur principal

J’ai passé une semaine avec ChatGPT Atlas en guise de navigateur principal

Cette version met l’accent sur les onglets : les groupes d’onglets sont désormais de la partie pour rassembler des sessions par thème (travail, voyage, veille, lecture…). Plusieurs ajustements rendent les onglets verticaux plus confortables, avec des menus contextuels simplifiés au clic droit.

La mise à jour corrige aussi le « mini mode » des onglets verticaux. Quand la barre latérale devient très étroite, Atlas passe en version compacte pour gagner de la place. Cette MAJ apporte des correctifs pour que ce mode reste stable et agréable, là où il pouvait parfois être capricieux.

La recherche progresse avec un mode Auto qui bascule entre ChatGPT et Google selon la requête, et une interface de liens de résultats plus lisible en disposition verticale. On note également des améliorations d’import pour Safari et iCloud, des simplifications dans la barre d’adresse, des corrections de crash et même le support des remplacements de texte macOS sur les pages web.

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Durement frappé par l’IA, The Iconfactory démarre un Kickstarter pour rester à flot

The Iconfactory a démarré une campagne Kickstarter pour enrichir Ollie’s Arcade, son application iPhone et iPad qui regroupe trois jeux au style rétro. Si l’objectif principal des 20 000 $ est atteint, ce qui semble en bonne voie, tous les titres deviendront gratuits. Actuellement, seul le clone de Flappy Birds est disponible sans frais, les deux autres jeux coûtent 1,99 € chacun. L’éditeur prévoit également de faire revivre Frenzic, l’un des tout premiers jeux sortis sur iOS en 2008. À l’époque, Nicolas se demandait carrément si ce casse-tête ne faisait pas mieux que Tetris.

Cette levée de fonds ne vise pas uniquement à enrichir une application iOS sympathique, elle doit aussi permettre à The Iconfactory de rester à flot. Après avoir dû abandonner Twitterrific en 2023 à la suite de la fermeture de Twitter/X aux clients tiers, le studio fait face un nouveau défi de taille : l’essor de l’IA générative.

Ollie’s Arcade. Image The Iconfactory.

The Iconfactory n’est pas seulement un éditeur d’applications, c’est aussi un studio de design logiciel spécialisé dans les icônes, comme son nom l’indique. Et ce n’est pas n’importe lequel, puisqu’en plus de 25 ans, il dessiné les icônes de nombreuses applications Mac et iOS renommées (Transmit, Little Snitch, Fantastical, Apollo…) et il est même à l’origine de l’oiseau bleu de Twitter.

Malgré une réputation qui n’est plus à faire, la petite entreprise est durement frappée par l’IA générative, qui permet à tout un chacun de créer une icône à partir d’un simple prompt. « ChatGPT et les autres services d’IA sont en train de tuer @Iconfactory, et je n’exagère pas. D’abord Twitter/Elon a tué notre principale source de revenus du côté des applications, celle qui nous permettait de maintenir notre activité, puis l’IA générative a explosé et porté le coup de grâce à nos recettes liés au design », alertait Sean Heber, un membre de l’équipe, il y a quelques mois.

« Je sais que rien de ce que je dirai n’amènera qui que ce soit à arrêter d’utiliser ChatGPT et à générer en cinq minutes une nouvelle icône pour une app que ChatGPT aura aussi écrite en quelques heures, mais je ne sais pas très bien ce que le reste d’entre nous est censé faire pour gagner suffisamment d’argent afin de, vous savez, vivre », ajoutait-il, dépité.

Une petite partie des icônes dessinées par The Iconfactory.

Alors que l’éditeur dit avoir rencontré des difficultés pour payer ses salariés, cette campagne de financement participatif doit lui offrir une bouffée d’oxygène. « Le nouveau Kickstarter ne suffira pas à résoudre tous nos problèmes de revenus, mais il nous permettra de tenir le coup pendant que nous cherchons de nouvelles façons de continuer à vous servir. Plus nous récoltons de fonds maintenant, plus cette période de convalescence sera longue et sûre », explique Ged Maheux, cofondateur du studio.

La campagne est ouverte jusqu’au 11 février. Des récompenses spéciales sont offertes à partir de 32 $, mais la participation est libre. Au-delà de l’objectif initial de 20 000 $, The Iconfactory promet le développement de nouveaux petits jeux si des paliers supérieurs sont atteints.

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L’État arrête de subventionner le kit satellite de Nordnet, laissant un boulevard à Starlink

Le gouvernement ne finance plus l’installation et l’équipement de kits satellites, que ce soit chez Orange comme chez d’autres acteurs. Orange propose une alternative à Starlink via sa filiale Nordnet nécessitant un kit satellite à 299 €, qui pouvait être pris en charge dans certain cas via le dispositif Cohésion Numérique des Territoires. Le site de l’Agence Nationale de la Cohésion des territoires (ANCT) annonce que celui-ci a été suspendu, ce qui ne devrait pas inciter les potentiels clients à se pencher sur les offres de l'opérateur français.

Image Orange

Le gouvernement indique que la subvention a été mise en pause au mois de septembre 2025 « à la suite de l’analyse de la consommation de l’enveloppe budgétaire allouée au regard des montants d’ores-et-déjà avancés et des montants prévisionnels remontés par les opérateurs ». Autrement dit, l’ensemble de l’enveloppe (19,2 millions d’euros) a été consommée et le dispositif « n’est pas reconduit ». Le site de l’ANCT laisse la porte ouverte, évoquant un dispositif « momentanément suspendu ». Orange n’est pas le seul touché, la coupe concernant également SkyDSL et Numerisat (OuiSat) qui faisaient aussi partie des offres satellitaires labellisées.

Orange perd donc un petit avantage face à Starlink, qui n’a jamais été éligible à ce coup de pouce. Pour rappel, l’abonnement Satellite Orange avec Nordnet coûte 39,99 €/mois sans engagement et nécessite un kit satellite à 299 €. Le programme du gouvernement remboursait justement jusqu’à 300 € du coût d’équipement, d’installation ou de mise en service. La subvention pouvait atteindre les 600 € pour les personnes ayant un quotient familial CAF ou MSA bas.

Orange affiche des débits allant jusqu'à 200 Mbit/s en téléchargement et 15 Mbit/s en envoi. En face, Starlink propose une offre bien meilleure (jusqu’à 305↓/40↑) pour le même prix… et ne facture pas l’antenne. Autant dire que pour le client, le choix est vite fait.

L’offre de Starlink. Image MacGeneration

De plus, l’infrastructure d’Orange repose sur des satellites géostationnaires très haut dans le ciel, ce qui implique une latence nettement plus élevée. Si cela ne sera pas toujours gênant pour Netflix ou du web, cela peut être pénible pour les visios ou des usages intensifs. À l’inverse, Starlink fonctionne en orbite basse (LEO) avec une réactivité généralement bien meilleure.

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Netatmo présente un tout nouveau thermostat compatible Matter et une caméra extérieure améliorée

Netatmo a organisé une conférence de presse ce matin pour présenter deux nouvelles générations de ses produits, regroupés sous le nom « ORIGINAL », qui est le nouveau nom de la gamme standard du constructeur et qui désigne les produits sortis depuis la station météo mise à jour l’an dernier. Deux domaines pour les annonces du jour, avec un tout nouveau thermostat pour le chauffage et une mise à jour de la caméra de surveillance destinée à l’extérieur. Pour les plus pressés, le nouveau thermostat devrait être vendu dès aujourd’hui à partir de 140 €, tandis que la nouvelle caméra attendra l’été et sera affichée à 250 €. Pour les autres, voici les détails.

Le thermostat ORIGINAL et la caméra extérieure ORIGINAL. Images Netatmo.

Un nouveau thermostat compatible avec Matter

Quatorze ans après la première génération, Netatmo a présenté une toute nouvelle version de son thermostat connecté. Tout change ici, à commencer par le design plus sobre et plus moderne, tout en offrant davantage de fonctionnalités. Néanmoins, les plus grands changements ne se voient pas forcément sur les photos produit, puisqu’il s’agit d’une toute nouvelle architecture qui a été imaginée par l’entreprise française. Basée sur une connexion en Zigbee, elle repose désormais sur un ensemble de composants pour davantage de modularité et promet plus de fonctionnalités, à commencer par la compatibilité avec le standard Matter.

Évoquons d’abord le thermostat lui-même, qui a été conçu en France et surtout produit en Europe dans les usines françaises et italiennes de la maison mère Legrand, c’est nouveau. Ses concepteurs sont aussi fiers de son éco-conception, en revendiquant 65 % de plastique recyclé ou encore un emballage entièrement en matières recyclées, sans plastique jetable. Le client notera surtout son design entièrement revu, qui prend la forme d’un carré blanc plus sobre tout en offrant davantage de fonctionnalités, puisqu’il peut afficher des informations additionnelles comme le statut du chauffage et surtout servir de déclencheur d’automatisations.

Le nouveau thermostat, ici en version sans-fil. Image Netatmo.

Dans les coins supérieurs, Netatmo a ajouté deux icônes pour symboliser l’arrivée et le départ du logement. Elles pourront non seulement servir à couper ou relancer le chauffage, elles pourront aussi être associées à une automatisation dans l’app Home + Control de Legrand, qui est la seule capable de gérer ce nouveau produit comme prévu. De quoi aussi couper ou allumer des lumières, fermer ou ouvrir des volets, d’un tap en arrivant ou en partant. C’est plutôt malin si on peut positionner le thermostat près de la porte d’entrée, ce qui sera plus facile avec la variante sans-fil. Le produit sera aussi vendu en version filaire, pour remplacer un thermostat mural existant.

Comme chez bon nombre de concurrents, ce nouveau système se veut plus modulaire. Le thermostat ne se connecte plus directement au réseau local, il est relié en Zigbee à un pont propriétaire, nommé Thermo Hub. Ce pont est lui-même compatible avec Matter, ce qui permettra d’ajouter le thermostat à Maison d’Apple ainsi qu’à toutes les plateformes de domotique compatibles avec le standard. Pour ceux qui utilisent un système ouvert, comme Home Assistant, le fabricant a même évoqué la possibilité à terme d’utiliser directement le Zigbee, même si ça ne sera pas le cas au lancement. Cette nouveauté est en tout cas un changement de politique notable, le constructeur ayant jusque-là fait preuve au minimum de scepticisme envers le standard.

Les nouveaux standards en difficulté : Netatmo boude Matter et Nanoleaf ne veut plus de Thread

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La modularité du système se retrouve aussi dans les accessoires proposés. Ainsi, le Thermo Link est un module optionnel branché directement à la chaudière ou un autre dispositif de chauffage pris en charge (pompe à chaleur air/eau ou poêle à bois ou granulés) et c’est lui qui peut le contrôler, notamment dans le cas de l’installation du thermostat sans fil. Netatmo a aussi prévu de toutes nouvelles têtes thermostatiques qui sortiront en septembre et qui permettront de contrôler chaque radiateur individuellement.

Installation murale du thermostat. Image Netatmo.

Même si Netatmo s’ouvre à la domotique ouverte, l’app de Legrand reste un passage obligé pour profiter pleinement du système. Le thermostat gagne alors en intelligence grâce à des algorithmes d’apprentissage qui surveillent le comportement du logement pendant les deux premières semaines d’utilisation. De quoi établir un profil, basé notamment sur le temps nécessaire pour chauffer les pièces et l’inertie du bâti. En fonction de ces données ainsi que de la température extérieure (fournie soit par la station météo de Netatmo, soit par les prévisions météo), les plannings seront mieux respectés en chauffant suffisamment longtemps en avance les pièces pour atteindre la consigne à l’heure voulue.

Le système de chauffage sera aussi contrôlé plus finement, même si la marque s’en tient bizarrement au contact sec des anciennes chaudières. Alors qu’il existe des modèles bien plus sophistiqués aujourd’hui, qui modulent finement la température de l’eau, ce nouveau thermostat ORIGINAL ne pourra pas les gérer et se contentera des anciennes générations. Si Netatmo a défendu son choix pendant la présentation en rappelant que le contact sec est majoritaire sur le marché, cela reste étonnant pour un tout nouveau produit lancé en 2026. Quoi qu’il en soit, l’appareil doit permettre d’économiser jusqu’à 250 € par an par rapport à un modèle sans programmation, d’après son concepteur.

L’appareil reprend plusieurs bonnes idées de la concurrence, en particulier chez Tado°. Ainsi, il peut surveiller la chaudière et signaler immédiatement tout problème détecté. Autre concept bien connu, la fonction « Eco-assist » qui se base sur la géolocalisation du smartphone des occupants pour automatiser la chauffe en fonction de la présence. En tout cas, l’app Home + Control proposera de couper lors d’une absence, elle ne le fera pas automatiquement. Plus original, on pourra créer plusieurs plannings et activer l’un ou l’autre selon les besoins, ce qui peut être utile pour ceux qui ont des semaines en télétravail, par exemple. Contrairement à son concurrent allemand, Netatmo ne compte pas faire payer pour ces fonctionnalités et son thermostat n’est associé à aucun abonnement, une excellente nouvelle.

La nouvelle tête thermostatique à gauche, le nouveau thermostat à droite. Image Netatmo.

L’entreprise dit avoir soigné la partie technique, avec une meilleure autonomie (deux ans pour le thermostat, un an et demi à deux ans pour la tête thermostatique) et davantage de fiabilité. Malgré tout, son app dépend toujours des serveurs de Legrand, cela ne change pas, même si Matter apportera une solution pour un contrôle local en cas de panne. Ce qui arrive, hélas, encore régulièrement…

Ce fabricant de literie connectée rappelle pourquoi la domotique devrait toujours être locale

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Les serveurs de Netatmo ont été à l’arrêt une bonne partie de la journée

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Comme il s’agit d’un système inédit construit autour d’une architecture différente, il n’y a aucune rétro-compatibilité avec les produits d’ancienne génération. Si vous avez déjà un thermostat ou une tête thermostatique Netatmo, il faudra tout changer pour bénéficier des nouveautés. C’est sans doute en partie pour cette raison que la marque propose un système de mise à jour, avec 40 € de réduction sur le nouveau produit à condition de renvoyer l’ancien matériel. L’offre sera proposée sur le site de Netatmo, mais uniquement jusqu’au 31 mars.

Côté prix, le thermostat filaire associé au Thermo Hub sera vendu 140 €, la version sans fil à 150 €. Amazon aura des packs spécifiques, avec le support à poser inclus pour la version sans-fil et Netatmo annonce 160 €. Côté accessoires, la plaque murale de finition sera vendue 15 €, le support à poser pour le thermostat sans fil sera affiché 20 €. Enfin, le Thermo Link capable de contrôler une chaudière sera vendu 40 €.

Une caméra extérieure bien améliorée

Autant le thermostat ORIGINAL est entièrement renouvelé, autant la caméra extérieure ORIGINAL est un clone du modèle actuel. Netatmo expliquait pendant la conférence « assumer » ce choix de continuité, jugeant qu’il s’agit d’un « design signature, désormais emblématique ». On retrouve ainsi toujours un bloc d’aluminium, en blanc ou en noir, avec un gros projecteur au-dessus d’un petit carré qui cache la caméra. L’appareil fait également office de sirène pour dissuader les malandrins et il nécessite comme avant une alimentation électrique permanente en 220 V. Bref, rien n’a changé en apparence, même si tout l’intérieur est nouveau.

La « nouvelle » caméra extérieure, sans aucun changement à l’extérieur, même si tout est nouveau sous le capot. Image Netatmo.

Netatmo a travaillé sur trois aspects principalement, avec une meilleure qualité optique, une meilleure connexion et une meilleure intelligence embarquée. Côté optique, le nouveau capteur fourni par Sony passe à la 2K avec HDR, ce qui devrait amener un net progrès par rapport au modèle actuel en 1080p. L’angle de vue a aussi été augmenté et passe à 130°, contre 100° aujourd’hui, ce qui devrait permettre de couvrir une zone plus large. Enfin, le fabricant parle d’un zoom 16x, même s’il s’agit a priori d’un zoom numérique qui ne devrait pas apporter une image de très bonne qualité.

La connexion Wi-Fi était le vrai talon d’Achille de la première caméra extérieure, avec une portée très faible et de multiples problèmes de déconnexion. Netatmo en a bien conscience et promet de gros changements dans ce domaine, ce qui passe essentiellement par l’ajout d’une deuxième antenne au dos, pour une couverture sur 360°. La caméra extérieure ORIGINAL gère désormais la bande des 5 GHz en plus du 2,4 GHz et prend en charge la technologie MIMO. Il faudra attendre les tests pour le vérifier, mais c’est en tout cas une grosse évolution sur le papier et on peut espérer une couverture enfin digne de ce nom.

Pour finir, la détection des mouvements se fait toujours en local et Netatmo l’a améliorée, avec un algorithme qui va automatiquement distinguer les zones les plus intéressantes et ignorer les autres. Cela permet en théorie de maintenir une détection efficace sans augmenter la puissance de calcul nécessaire, alors que le capteur transmet bien plus de données. Là encore, il faudra en juger avec le produit. On peut noter que le stockage se fait toujours sur une carte microSD de 8 Go, même si le constructeur promet désormais une qualité industrielle, ce qui pourrait améliorer la fiabilité de ce composant, un autre gros défaut du modèle actuel. Le transfert vers un stockage distant en FTP reste proposé.

Avec le projecteur allumé. Image Netatmo.

Côté domotique, la caméra fonctionne de pair avec l’app Home + Sécurité, comme aujourd’hui, qui dépend elle aussi du cloud pour accéder aux données pourtant stockées sur la carte SD. Elle reste compatible avec HomeKit d’Apple, ainsi qu’avec Google Home et Amazon Alexa. Pas de mention de Matter, qui sait gérer les caméras depuis peu, même si on peut imaginer que cela viendra à terme. En attendant, il n’y a pas d’accès vraiment ouvert aux données, par exemple via l’intégration du protocole RTSP, tout devra se faire par le biais du cloud Netatmo.

Matter 1.5 fait enfin entrer les caméras dans la domotique standard

Matter 1.5 fait enfin entrer les caméras dans la domotique standard

La nouvelle caméra sera commercialisée cet été pour 250 €. Netatmo a aussi prévu un projecteur qui reprend le même design que la caméra, mais sans inclure l’objectif. L’idée ici est d’améliorer l’éclairage d’un extérieur en utilisant un produit visuellement similaire, à un prix nettement inférieur à celui d’une caméra puisqu’il sera vendu 70 €.

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Le nouveau hub USB-C compact et MagSafe 7-en-1 de Satechi en promotion à 48 €

Satechi, une société spécialisée dans les accessoires, propose un nouveau modèle de hub USB-C très compact parfait pour les nomades : c'est un hub USB-C 7-en-1 qui est compatible MagSafe. Il est vendu normalement 60 €, mais un coupon à cocher permet de descendre à 48 €.

Le hub USB-C. Image Satechi.

Le petit boîtier circulaire de 6,5 cm de diamètre pèse 68 grammes et est compatible MagSafe, ce qui lui permet de se fixer magnétiquement au dos d'un iPhone. Il intègre un câble USB-C enroulable, une entrée USB-C pour un chargeur USB-C (100 W), deux prises USB-A à 5 Gb/s, une prise RJ45 à 1 Gb/s, une sortie HDMI capable de fonctionner en 4K à 60 Hz et un double lecteur de cartes (SD et microSD) en UHS-I (104 Mo/s). Il coche donc beaucoup de cases : si vous êtes en réunion, dans la famille ou en déplacement en général, ce sont les points qui peuvent manquer sur un Mac, un iPhone ou un iPad.

Les différentes fonctions. Image Satechi.
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Bouygues Telecom lance un nouveau décodeur TV plus moderne intégrant un NPU ainsi que Matter et Thread

Même s’il a élargi la disponibilité de son application b.tv+ à de nouveaux téléviseurs, Bouygues Telecom n’abandonne pas pour autant les décodeurs maison. L’opérateur lance aujourd’hui un nouveau modèle, plus moderne à plusieurs égards.

Nouveau décodeur b.tv, aussi appelé décodeur TV 4K HDR sur le site de l’opérateur. Image Bouygues Telecom.

Nommé « décodeur b.tv » ou « décodeur TV 4K HDR », il se distingue d’abord des précédents modèles et de la concurrence par l’intégration d’un Neural Processor Unit (NPU), une puce dédiée aux traitements d’intelligence artificielle (dans les terminaux Apple, c’est le Neural Engine). Celle-ci est notamment utilisée pour convertir automatiquement les vidéos en HDR, afin d’offrir une image plus éclatante sur les téléviseurs 4K HDR.

Bouygues Telecom ne précise pas s’il sera possible de désactiver cette fonction, alors que les traitements automatiques ne sont pas toujours convaincants et que les téléviseurs proposent déjà leurs propres algorithmes. Les formats Dolby Vision et Dolby Atmos sont en tout cas pris en charge.

Les autres composants ont aussi été mis au niveau, si bien que l’opérateur promet que son nouveau décodeur est deux fois plus performant que l’ancien (qui reste inclus dans certaines offres). Le boîtier repose sur un processeur Synaptics VS710, épaulé par 4 Go de RAM et 16 Go de stockage. En usage courant, le temps de zapping serait réduit de 40 %.

C’est toujours Android TV, ici en version 14, qui est utilisé comme système d’exploitation, ce qui garantit un large catalogue d’applications ainsi que la compatibilité avec Google Cast.

Image Bouygues Telecom

Le boîtier est compact (12 × 12 × 3 cm), mais on ne sait pas encore s’il embarque un ventilateur ou s’il se contente d’un refroidissement passif. L’alimentation se fait via un port USB-C et la connectique comprend également un port Ethernet, un port USB-A et le Bluetooth 5.2.

Autre nouveauté notable : le décodeur est certifié Thread et Matter, une première pour un décodeur TV lancé par un opérateur en Europe. Il pourra ainsi s’intégrer dans une installation domotique, même si une Apple TV ou un HomePod reste essentiel dans un environnement Apple.

Ce nouveau décodeur 4K HDR est inclus dès à présent dans l’offre haut de gamme Bbox ultym, proposée à 44,99 € par mois pendant un an, puis 51,99 € par mois.

Plus tôt dans la semaine, Bouygues a présenté d’autres nouveautés : une Bbox 5G Wi-Fi 7, une Extra Bbox de secours et une seconde Bbox Wi-Fi 7 bi-bande.

Comment regarder les chaînes de télé sur l’Apple TV : toutes les apps et offres disponibles

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L'utilitaire pour faire tourner des LLM en local Ollama peut désormais générer des images

Ollama, la sympathique app permettant de manipuler des modèles de langage facilement sur Mac, continue de s’améliorer. Ses créateurs viennent de lui ajouter des capacités de génération d’images, actuellement en bêta et nécessitant de passer par le terminal.

Avec Z-Image Turbo. Image Ollama

L’app prend en charge plusieurs modèles connus. Il s’agit principalement de petits moteurs récents et efficace ne demandant pas le dernier des Mac Studio pour tourner convenablement. Comptez au moins un MacBook Air M3 ou M4 pour avoir des performances raisonnables, avec a minima 24 Go de RAM (l’app refuse de faire quoi que ce soit avec mes 16 Go de RAM). Ollama peut être téléchargée à ce lien et demande macOS Sonoma.

Les développeurs proposent le Z-Image Turbo d’Alibaba (6B), qui peut générer des images photoréalistes et y ajouter du texte en anglais comme en chinois. Olama embarque aussi FLUX.2 Klein en déclinaisons 4B et 9B. Ce dernier est fort pour rendre du texte lisible dans les images, ce qui sera utile pour les maquettes d'interface utilisateur ou les conceptions typographiques.

Avec FLUX.2 Klein. Image Ollama

Plusieurs paramètres détaillés dans un billet de blog permettent d’ajuster ses images. On peut ainsi changer leur taille, le nombre d’étapes de génération ou encore ajouter des prompts négatifs. Le répertoire des images peut également être modifié. Les apps tierces prenant en charge le rendu d'images (Ghostty, iTerm2, etc.) peuvent prévisualiser les créations directement entre les lignes de commande.

Ollama est une application totalement gratuite, qui fonctionnait initialement uniquement via le Terminal mais qui a par la suite gagné une interface graphique. L’app est disponible gratuitement sur macOS, avec des abonnements pour ceux voulant plus de puissance via le nuage. Les développeurs ont prévu d’ajouter d’autres modèles d’images à l’avenir, ainsi que la possibilité de les retoucher.

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Achèteriez-vous un pin’s IA Apple ?

La rumeur a fait du bruit hier soir : Apple travaillerait sur un pin’s carburant à l’IA, à la manière de l’AI Pin d’Humane. L’appareil ressemblerait à un petit badge légèrement plus épais qu’un AirTag, embarquant un haut-parleur, deux caméras et trois micros pour discuter avec une version de Siri dopée à l’IA.

En pratique, ce pin’s pourrait enregistrer tout ce qui se passe autour de vous afin de pouvoir répondre à des questions. Il s’agirait d’une sorte de super-Siri toujours accessible : le produit serait très intégré à l’écosystème Apple et dépendrait en partie du téléphone pour Apple Intelligence. Un bouton physique serait présent sur la tranche pour discuter sans passer par le smartphone. L’accessoire se rechargerait par induction à la manière de l’Apple Watch.

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane a échoué

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane a échoué

Le concept n’est pas sans rappeler le gros flop de l’AI Pin, lancé par la startup Humane créée par d’anciens d’Apple. Le produit était censé pouvoir envoyer des messages, analyser ce qu’il voit ou encore répondre à des questions complexes. Le gadget était visiblement trop lent pour être utile et jugé peu fiable. Humane ne s’est pas facilité la vie en créant son propre écosystème indépendant de ceux de Google ou d’Apple.

Apple aurait de grandes ambitions pour ce produit, visant d’en fabriquer environ 20 millions d’unités pour le lancement. Si les détails sur les fonctions restent minces, Apple a sans doute une carte à jouer grâce à son écosystème et ses nombreuses connaissances sur les utilisateurs.

‌Et vous, achèteriez-vous un pin’s IA Apple ?

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Vente de SFR : Orange, Bouygues et Free accèdent aux comptes, sans accord sur le prix

Orange, Bouygues Telecom et Free (groupe Iliad) ont publié ce matin un communiqué de presse commun qui rappelle leur volonté d’acquérir Altice France, la maison mère de SFR. Ce n’est pas nouveau, on sait même depuis le mois d’octobre dernier que les trois opérateurs souhaitent acheter et se partager leur ancien concurrent. Cette communication répond en réalité à la publication d’un article de BFM Business qui laissait entendre que les acquéreurs ont accepté d’augmenter leur offre. Sans démentir tout à fait la rumeur, le communiqué du jour confirme que le processus d’acquisition a avancé, sans accord toutefois sur le montant.

Les comptes ont été ouverts. Image iGeneration, photo de base Towfiqu barbhuiya sur Unsplash.

Reprenons : Patrick Drahi souhaite vendre Altice France et toutes ses activités, dont SFR qui est l’un des quatre gros opérateurs français. En octobre dernier, on apprenait que les trois acteurs restants s’étaient mis d’accord avec une offre d’achat à 17 milliards d’euros et un plan de découpe des actifs d’Altice entre Orange, Bouygues Telecom et le groupe Iliad, à qui appartient Free.

Orange, Bouygues et Free font une offre à 17 milliards d’euros pour se partager SFR

Orange, Bouygues et Free font une offre à 17 milliards d’euros pour se partager SFR

Cette offre a d’abord été rejetée par Patrick Drahi, qui souhaitait faire monter les enchères et espérait récupérer plus d’argent dans l’opération financière. Il voulait aussi que la transaction se déroule plus rapidement, avec une conclusion dès le début de l’année 2027, dans un an donc, au lieu de fin 2027 comme prévu par les acquéreurs potentiels.

Vente de SFR : Patrick Drahi demande aux trois opérateurs plus d’argent et de rapidité

Vente de SFR : Patrick Drahi demande aux trois opérateurs plus d’argent et de rapidité

Quelques mois plus tard, BFM Business a publié tôt ce matin une rumeur qui suggère qu’Orange, Free et Bouygues auraient bien augmenté leur offre, ajoutant autour de 3 milliards sur la table des négociations. Autre élément clé de l’article, le processus aurait avancé, avec l’accès aux comptes d’Altice, une étape clé dans toute acquisition de cette ampleur. Tout pourrait aller ensuite assez vite, avec une offre formelle espérée fin mars et l’espoir de finaliser l’acquisition avant la tenue des élections présidentielles, prévues en avril 2027.

Dans la foulée, le communiqué de presse publié ce matin par le consortium d’opérateurs confirme l’accès aux comptes, tout en niant tout engagement d’ordre financier, autrement dit une augmentation de leur offre. Puisqu’il est très court, voici les informations fournies à la presse par les trois entreprises :

Des travaux de due diligences ont été engagés depuis début janvier 2026. Les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l'objet d'aucun accord à date.

Il n'y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord qui devra en toute hypothèse être soumis à l'approbation des organes de gouvernance des sociétés concernées et restera sous réserve des conditions usuelles en la matière. Une communication au marché sera faite le moment venu sur l'évolution du projet conformément aux exigences réglementaires applicables.

Notons que si le communiqué nie l’existence d’un accord, il ne nie pas la possibilité d’une augmentation de l’offre d’achat. D’après BFM, Patrick Drahi n’aurait accepté d’ouvrir ses comptes qu’après avoir obtenu des assurances d’un montant autour de 20 milliards d’euros, trois de plus qu’initialement. Le site précise même que la répartition de cette somme supplémentaire ne serait pas encore tranchée entre Orange, Bouygues Telecom et Free. Cela ressemble à un accord de principe, peut-être justement pour faire avancer les discussions.

Nos confrères indiquent aussi qu’Altice aurait commencé à trouver des acquéreurs pour les éléments qui n’intéressent pas les trois opérateurs. Cela concernerait notamment XP Fibre, spécialiste des infrastructures en fibre optique qui a déployé des réseaux dans 6 700 communes, principalement dans les zones peu denses. Patrick Drahi espère obtenir deux milliards d’euros pour cette activité, qui ne serait pas reprise par Orange, Bouygues et Free.

En revanche, SFR Business, filiale d’Altice France destinée aux entreprises, fait bien partie de la négociation. Le milliardaire essaierait pourtant de trouver un autre acquéreur, cette fois pour mettre la pression et accélérer les négociations, d’après BFM.

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Santé : après l'ECG, vers une détection du risque de mort subite par les montres connectées ?

Alors qu'Honor vient de dégainer une fonction de « dépistage de l'arrêt cardiaque » sur sa Watch GS 5, l'industrie s'intéresse de près à une métrique méconnue mais cruciale : la capacité de décélération (DC). Un indicateur que les montres d'Apple ou Garmin pourraient intégrer sans changer le moindre capteur.

La Honor Watch GS est vendue uniquement en Chine pour le moment pour moins de 100 €

Le marketing n'est jamais à une approximation près, mais derrière l'appellation « anti-sudden cardiac arrest » de la nouvelle Honor Watch GS 5 se cache une réalité scientifique solide. Plus qu'une prédiction miraculeuse, il s'agit de mesurer la capacité de décélération (DC) du cœur.

Un vieux concept, de nouveaux capteurs

La science n'est pas nouvelle : une étude publiée dans The Lancet dès 2006 démontrait que la DC est un prédicteur de mortalité plus fiable que la simple fraction d'éjection ou la variabilité de la fréquence cardiaque (VRC) classique. Concrètement, la DC mesure la capacité de votre système nerveux à ralentir le cœur. Si cette capacité s'effondre, le risque de mort subite cardiaque augmente, même si les autres signaux sont au vert.

Le point de bascule ? Le matériel actuel est déjà prêt.

  • En 2023, des chercheurs ont prouvé qu'une simple montre Garmin obtenait des résultats corrélés aux équipements médicaux pour mesurer cette DC.
  • Côté Apple, des analyses montrent que les relevés de l'Apple Watch permettent déjà de calculer cet indice avec précision.

Le défi : du bien-être au diagnostic

Si la technologie est là, pourquoi ne l'avons-nous pas encore au poignet ? La réponse tient en trois lettres : FDA. Pour éviter les foudres des régulateurs, les constructeurs doivent marcher sur des œufs :

  • On ne parle pas de « diagnostic », mais de « notification de rythme irrégulier ».
  • On ne « prédit » pas l'accident, on évalue un « facteur de risque ».

Pour Apple, Garmin ou Google, l'implémentation est purement logicielle. Les capteurs PPG (optiques) récoltent déjà les données nécessaires en arrière-plan. Il ne manque qu'un algorithme validé et une interface claire pour transformer ces millisecondes de battements en un score de risque compréhensible.

Une option pour 2026 ?

La capacité de décélération pourrait devenir l'argument phare des mises à jour de 2026. Pour Apple, ce serait une brique idéale pour enrichir l'offre de santé, potentiellement liée à un abonnement. Pour Garmin, un outil de plus pour rassurer une clientèle vieillissante ou très sportive.

Reste un obstacle : la notoriété de l'indice. Si tout le monde comprend l'intérêt d'un ECG, la « capacité de décélération » demande un effort de pédagogie. Mais avec la saturation du marché des capteurs de sommeil et d'oxygène, les constructeurs n'auront bientôt plus d'autre choix que d'aller sur ce terrain médical pour continuer à nous vendre des montres.

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Siri : Apple va-t-elle faire payer son chatbot ?

Les rumeurs entourant l'arrivée d'un véritable chatbot "maison" au sein d'iOS 27 se font de plus en plus pressantes. Intégré nativement à Siri, ce nouvel assistant donnerait enfin à la Pomme les armes pour lutter à armes égales avec la concurrence. Jusqu'ici souvent moqué pour ses lacunes, l'assistant d’Apple pourrait devenir le point d’entrée unique pour n'importe quelle requête complexe pour des centaines de millions d’utilisateurs. Mais voilà, l'intelligence artificielle générative a un coût, et pas des moindres. D'où l'interrogation soulevée par MacRumors : Apple pourra-t-elle éternellement offrir ce service ?

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Image : Mohamed Nohassi / Unsplash

Un assistant à tout faire, partout

Selon les indiscrétions de Mark Gurman, ce "nouveau" Siri serait capable de tout : recherche web avancée, création de contenu, génération d’images, synthèse de documents et analyse de fichiers. Mieux encore, il pourrait piloter les applications et s'appuyer sur vos données personnelles pour répondre à des requêtes contextuelles. En bref, tout ce que propose un ChatGPT aujourd'hui, mais avec une intégration profonde dans l'écosystème Apple.

Si Apple mise énormément sur la puissance de ses puces Ax et Mx pour traiter un maximum de tâches en local, la réalité technique est plus complexe. Le modèle d'Apple, développé en collaboration avec les équipes de Google Gemini, serait comparable à Gemini 3. Or, une telle puissance de calcul ne tient pas (encore) dans la poche, ni même dans un Mac haut de gamme.

Pour faire tourner la machine, Apple devra s'appuyer sur ses serveurs Private Cloud Compute, mais aussi, semble-t-il, sur l'infrastructure de Google. Et à Cupertino comme à Mountain View, personne ne travaille gratuitement.

Image : Apple / iGeneration

Le nerf de la guerre : le coût du calcul

Qu’Apple utilise ses propres serveurs ou ceux de Google, la facture s'annonce salée. Chaque requête, chaque image générée, représente une dépense réelle en électricité et en puissance de calcul.

Google a injecté 85 milliards de dollars dans ses infrastructures en 2025. OpenAI dépense des sommes astronomiques en inférence sans être encore rentable. Une simple requête texte sur Gemini consomme environ 0,24 watt-heure.

À l'échelle d'un milliard d'iPhone, ces fractions de watts se transforment rapidement en centaines de millions de dollars de frais de fonctionnement annuels.

Le modèle "iCloud" appliqué à l'IA ?

Pour rentrer dans ses frais, Apple pourrait s'inspirer de ce qu'elle fait déjà avec iCloud. On imagine assez bien un système à deux vitesses :

  • Une version gratuite : Capable de répondre aux requêtes basiques, de rédiger des mails ou de contrôler l'iPhone.
  • Une version "Siri Pro" : Facturée autour de 20 € par mois (le tarif standard du marché), offrant des capacités de raisonnement supérieures, une analyse de documents longs et des fonctions de code avancées.

C’est précisément la stratégie de Google avec Gemini Advanced. Apple a l'habitude de proposer un "ticket d'entrée" gratuit (les 5 Go d'iCloud) pour inciter les utilisateurs à basculer ensuite vers un forfait payant.

Toutefois, Apple pourrait jouer la montre. Pour déloger les utilisateurs déjà abonnés à ChatGPT, Claude ou Perplexity, la Pomme pourrait décider d'offrir son chatbot pendant un an ou deux. Un investissement massif pour s'imposer comme l'acteur central de l'IA grand public, avant de fermer progressivement le robinet de la gratuité.

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Comment Apple tente d'intégrer l'intelligence artificelle en interne

Comme bien des entreprises, Apple cherche à placer l’intelligence artificielle au cœur de ses processus. Pour la firme de Cupertino, l’ambition est double : négocier correctement un virage qui bouleverse actuellement toute l'industrie, tout en utilisant ses propres outils en interne pour affiner les technologies qui arriveront demain dans nos poches.

Image générée par une IA.

Quand le développeur devient « éditeur »

Le changement de paradigme est profond. À Davos, Dario Amodei, le patron d’Anthropic, ne disait pas autre chose en prédisant que les modèles d'IA seraient capables de réaliser la quasi-totalité des tâches des ingénieurs logiciels d'ici 6 à 12 mois. Pour lui, le rôle de l'ingénieur va glisser vers celui d'un éditeur, supervisant la machine.

Un constat partagé par Jensen Huang. Le CEO de Nvidia ne tarit pas d'éloges sur Claude, le chatbot d’Anthropic, qu'il juge « incroyable » pour le code et le raisonnement : « Nvidia l'utilise partout. Chaque entreprise de logiciel doit l'utiliser », affirmait-il cette semaine. Apple semble l'avoir entendu.

Jensen Huang this morning:

“Claude is incredible. Anthropic made a huge leap in coding and reasoning. Nvidia uses it all over. Every software company needs to use it.”

claude code cooked pic.twitter.com/0Zbj3FECzb

— NIK (@ns123abc) January 21, 2026

« Enchanté ! », le ChatGPT sauce Apple

Pour mener à bien sa transformation, Cupertino multiplie les projets. Le plus abouti se nomme Enchanté !. Sous ce nom plutôt accueillant se cache une application semblable à ChatGPT, spécifiquement conçue pour assister les employés dans la génération d'idées, le développement de code ou la relecture de documents. L’interface, très proche de l'application ChatGPT pour macOS, est déjà déployée auprès d'une large partie des équipes depuis novembre 2025.

ChatGPT

La priorité absolue reste la confidentialité. Là où beaucoup d'entreprises interdisent l'usage d'IA tierces par peur des fuites de données, Apple a blindé son outil. Enchanté ! fait tourner des modèles approuvés localement ou sur des serveurs privés, sans connexion externe. Si l'app s'appuie sur les modèles « maison » (ceux-là mêmes qui motorisent Apple Intelligence), elle offre aussi un accès à Claude d'Anthropic et Gemini de Google pour permettre des comparaisons directes de résultats.

Grâce à ce haut niveau de sécurité, les employés peuvent y injecter des documents internes ou des fichiers sensibles pour analyse. L'outil peut même piocher directement dans les fichiers stockés sur le Mac pour formuler ses réponses. Un système de feedback permet enfin de noter la pertinence des réponses, aidant ainsi Apple à affiner ses algorithmes.

Enterprise Assistant : le hub de la connaissance interne

À côté de ce couteau suisse, Apple déploie un outil plus spécialisé : Enterprise Assistant. Ici, point de code ou de brainstorming créatif, l'application sert de hub de connaissances pour la vie interne de l'entreprise. Besoin de comprendre les détails d'une police d'assurance santé, de connaître les directives sur la conduite en entreprise ou de configurer le VPN sur un iPhone ? Cet assistant centralise toutes les politiques internes. Il permet aux employés d'interroger une base de données colossale sur les rôles des dirigeants ou les politiques de congés, simplifiant ainsi les tâches administratives quotidiennes.

Atelier Apple Intelligence. Image Apple

Le laboratoire permanent

Ce n'est pas la première fois qu'Apple transforme ses employés en « bêta-testeurs » de luxe. L'an dernier, Mark Gurman rapportait déjà l'existence de Veritas, une application iPhone aux fonctions similaires. Le constructeur explore également des outils d'IA dédiés aux agents AppleCare pour optimiser le support client.

Siri LLM : Apple teste une app « à la ChatGPT » en interne

Siri LLM : Apple teste une app « à la ChatGPT » en interne

L’idée est évidemment de gagner en productivité à tous les étages, mais l'enjeu est ailleurs. En testant ces outils en conditions réelles dans les couloirs de l'Apple Park, Apple peut éprouver ses modèles de langage sans exposer le grand public à des technologies encore perfectibles. Après des débuts parfois laborieux pour Apple Intelligence, l'effort en coulisses montre une volonté claire : donner à l'IA un but concret avant de la généraliser.

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Le Home Hub pourrait avoir un bras robotisé

Hier, le site The Information a lâché une petite bombe : Apple travaillerait sur un appareil de la taille d’un AirTag, mais dopé à l’intelligence artificielle. Une manière pour Cupertino de tenter de réussir là où Humane a lamentablement échoué avec son AI Pin. Mais dans les colonnes de l’article de Wayne Ma, une autre information, plus concrète, a retenu notre attention concernant le Home Hub d’Apple, attendu au printemps.

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane à échoué

AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane à échoué

Image : MacRumors

Un HomePod qui vous suit du regard ?

Si le descriptif de l’appareil est peu ou prou conforme à ce que l’on a pu lire jusqu’à présent, un détail assez surprenant mérite d’être signalé : l’appareil domestique, équipé d’un petit écran et de haut-parleurs, disposerait d’une base robotisée pivotante. Comme Gurman, The Information insiste sur le fait que les fonctionnalités de cet appareil feraient un grand usage de l’intelligence artificielle. Ce produit doit en théorie être présenté au printemps.

Le Home Hub d

Le Home Hub d'Apple devrait coûter 350 $

Jusqu’à présent, les rumeurs autour de ce « Home Hub » étaient assez récurrentes, mais aucune ne mentionnait de mécanisme motorisé. Mark Gurman évoquait jusqu’ici deux versions distinctes :

  • Un modèle d'entrée de gamme destiné à être fixé au mur.
  • Une version "desktop" dotée d'une base rappelant un HomePod mini, conçue pour être posée sur un bureau ou un plan de travail.

Confusion dans les lignées robotiques

C’est ici que les choses se compliquent. Jusqu’à présent, la présence d’un bras robotisé capable d’incliner l’écran et de pivoter à 360 degrés était réservée au projet de « robot de table » d’Apple, prévu lui pour 2027. Ce dernier est censé disposer d’une véritable « personnalité visuelle » et être capable de s’orienter automatiquement vers la personne qui prend la parole.

HomePad : Face ID et profils, le hub domotique d’Apple se dévoile

HomePad : Face ID et profils, le hub domotique d’Apple se dévoile

Wayne Ma ne rentre pas dans les détails techniques de cette base pivotante pour le modèle attendu ce printemps, mais on imagine aisément l’utilité : grâce à sa batterie de capteurs, l’appareil pourrait ajuster l’orientation de son écran dès qu’il détecte une présence dans la pièce, assurant ainsi une visibilité optimale.

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Si le calendrier se confirme, nous n’aurons pas à attendre bien longtemps pour découvrir cet étrange hybride. Le lancement interviendrait dans les prochains mois, probablement en tandem avec le déploiement d’iOS 26.4. Cette mise à jour logicielle devrait marquer une étape importante pour la Pomme, avec l’introduction d’une version nettement plus musclée de Siri.

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Nouvel An lunaire : Apple lance ses promotions en Chine

Il n’y a pas que le Black Friday dans la vie d’un amateur de tech. Comme chaque année, Apple s’apprête à célébrer le Nouvel An lunaire avec une opération commerciale d'envergure sur son Store chinois. Du 24 au 27 janvier, la Pomme va proposer des remises immédiates pouvant atteindre les 1 000 yuans (soit environ 130 €) sur une large sélection de produits.

Jusqu’à 1 000 yuans de remise

L'opération est courte — quatre jours seulement — mais elle couvre l'essentiel du catalogue. Les montants des remises varient évidemment selon le produit et la configuration choisie. Pour en profiter, les clients chinois devront toutefois montrer patte blanche : les promotions ne s'appliquent qu'en utilisant certains modes de paiement spécifiques, tels qu'Alipay, WeChat Pay ou les cartes de certaines banques locales.

Comme souvent avec ce type d'opération, Apple fixe des limites : pas plus de deux produits remisés par catégorie et par client. De plus, les stocks en boutiques physiques sont limités et l'offre n'est pas cumulable avec les remises professionnelles ou étudiantes. Seule exception notable : le programme Apple Trade In reste compatible, permettant de faire baisser encore un peu plus la facture en faisant reprendre un ancien appareil.

MacBook, iPad et iPhone 16 sur la liste

A l’image du Black Friday, les dernières nouveautés sont exclues de ce genre de festivités. Voici la liste des produits éligibles :

  • iPhone : iPhone 16, 16 Plus et le 16e. Pas d’iPhone 17 ou d’iPhone Air
  • Mac : MacBook Air M4, MacBook Pro (M4/M5), Mac mini et iMac.
  • iPad : Pro M5, Air M3, iPad A16 et l'iPad mini A17 Pro.
  • Apple Watch : Ultra 3, Series 11 et SE 3.
  • Accessoires : AirPods (4, 4 ANC, Max) et l'Apple Pencil Pro.

Cette offensive commerciale intervient alors qu’Apple a retrouvé des couleurs sur le marché chinois. Portées par le succès de la gamme iPhone 17, les expéditions de smartphones de la Pomme ont bondi de 28 % lors du dernier trimestre 2025.

En Chine, Apple a marqué un rebond fin 2025 malgré un marché en léger recul

En Chine, Apple a marqué un rebond fin 2025 malgré un marché en léger recul

Bien que l'iPhone 17 ne soit pas directement concerné par ces promotions, cette campagne vise clairement à maintenir l'élan de la marque dans les autres catégories de produits et à occuper le terrain face à une concurrence locale toujours plus agressive.

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Apple, Tesla, Nvidia… Luxshare piraté, des informations confidentielles dans la nature

Luxshare vient d’être victime d’une véritable catastrophe industrielle : des hackers ont réussi à pénétrer son réseau, et à récupérer des informations sensibles appartenant à ses clients. Et certains sont de très gros poissons : Tesla, Nvidia, LG ou encore Apple font partie du portefeuille de l’entreprise, et ont possiblement vu leurs projets et autres détails techniques fuiter.

Une usine de Luxshare. Image Luxshare.

Comme le rapporte 9to5Mac, c’est le groupe RansomHub qui a annoncé cette infiltration réussie dans les serveurs de l’entreprise. Celle-ci faisant l’autruche, les hackers ont décidé de la titiller publiquement :

Nous vous attendions depuis un certain temps, mais il semble que votre service informatique ait décidé de dissimuler l’incident survenu dans votre entreprise. Nous vous recommandons vivement de nous contacter afin d’éviter la divulgation de vos données confidentielles et de vos documents de projet.

Les informations récoltées porteraient sur une période allant de 2019 à 2025, et contiendraient selon le groupe « des documents sensibles concernant les opérations de ces entreprises ». Cela pourrait inclure des fichiers de CAD (Conception assistée par ordinateur, les sources permettant de créer les pièces) d’appareils et de designs, des informations de réparation, mais aussi les calendriers de sorties et des process internes. Les documents s’arrêtant en 2025, ils pourraient contenir des informations sur des produits Apple non encore sortis.

Même sans grosse révélation sur des projets en cours, cette fuite pourrait poser de graves soucis aux entreprises concernées : non seulement elle pourrait permettre à un concurrent peu scrupuleux d’économiser des années de recherche en copiant des process, mais en plus faciliterait grandement la tâche à des pirates pour trouver des failles dans les produits concernés, ou encore dans les chaînes de montage.

Luxshare : le partenaire d’Apple envisage de délocaliser une partie de sa production aux États-Unis

Luxshare : le partenaire d’Apple envisage de délocaliser une partie de sa production aux États-Unis

Luxshare étant un partenaire clé d’Apple dans la fabrication des iPhone, Apple Watch, AirPods et autres produits, l’affaire n’est pas à prendre à la légère. Bien entendu, Apple tout comme Luxshare n’ont pas souhaité confirmer l’attaque, et n’ont émis aucun commentaire sur l’affaire.

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AI Pin : Apple tenterait le pin’s gonflé à l’IA où Humane a échoué

Surprise du jour, une rumeur de nouveau produit nous vient de The Information... et fait penser furieusement à l’AI Pin de Humane. Coup de folie d’Apple, ou comme par le passé coup de génie pour créer un succès là où les autres s’y sont cassé les dents ?

Apple pourra-t-elle faire mieux que l’AI Pin ? C’est à souhaiter ! Image Humane.

Un pin's dédié à Siri et à Apple Intelligence

Apple a longtemps regardé la mode des « pins IA » de loin, avec l’air de dire que tout ça n’était qu’une expérimentation un peu gadget. Selon The Information, ce temps‑là est terminé : à Cupertino, on planche désormais sur un petit galet bardé de capteurs, de micros et de caméras, pensé pour coller à vos vêtements et injecter une couche d’Apple Intelligence dans le monde réel.

Le concept : un disque à peu près de la taille d’un AirTag, un peu plus épais, en aluminium et verre, avec deux caméras (une focale standard, une grand‑angle), trois micros, un haut‑parleur, un bouton physique et une interface de charge magnétique façon Apple Watch. Comme de nombreux produits concurrents, y compris certaines catastrophes industrielles, l’idée est de capter tout ce qui se passe autour de vous, pour interagir plus efficacement avec l’environnement de l’utilisateur. Sur le papier, cette broche IA serait toujours reliée à l’écosystème Apple : un accessoire qui vit grâce au téléphone et à Apple Intelligence. L’interface minimale laisse deviner une interaction à la Siri, mais avec des modèles plus récents en coulisse grâce au partenariat avec Google.

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Officiellement, Apple n’a bien entendu rien à dire, et en interne le projet est décrit comme suffisamment jeune pour pouvoir être annulé. Pourtant, un chiffre fait tiquer : Apple viserait environ 20 millions d’unités produites pour le lancement, qui pourrait intervenir dès 2027. Une telle prévision, si elle n’est pas sortie du chapeau, n’indique pas une lubie d’ingénieur, mais plutôt un produit de masse destiné à devenir aussi symbolique que les écouteurs blancs au début des années 2000.

On sent la manœuvre : Apple n’a pas gagné la bataille médiatique de l’IA générative face à OpenAI, mais compte se rattraper sur ce qu’elle sait faire de mieux, le matériel — et surtout l’intégration matériel/logiciel. Le pin serait une brique de plus dans cette stratégie, une façon de réinventer Siri en lui donnant un corps... et de concurrencer OpenAI et Jony Ive frontalement ?

L’ombre du Humane AI Pin

Reste une question simple : qui a vraiment envie d’un pin IA ? Humane s’y est cassé les dents en 2024, avec un produit conceptuellement proche : un petit bloc à clipser, une interface projetée dans la paume, de la voix, un peu de caméra, et la promesse d’un assistant ambiant qui remplace le smartphone. Le résultat : moins de 10 000 unités vendues, une critique assassine sur les performances et, au final, une revente de morceaux de la société à HP pour une somme modeste à l’échelle de la Silicon Valley.

Humane arrête les frais : l’AI Pin disparaît immédiatement et l’entreprise est vendue à HP

Humane arrête les frais : l’AI Pin disparaît immédiatement et l’entreprise est vendue à HP

Apple a évidemment un avantage énorme : sa base installée d’iPhone. Là où Humane devait tout inventer de zéro, Apple peut se contenter de greffer un point d’entrée supplémentaire à un écosystème déjà existant, comme elle l’a fait avec l’Apple Watch. Mais cela ne garantit pas que le grand public ait envie d’un objet de plus à charger et à porter sur lui, et il faudra avant toute chose que le nouveau Siri soit confortablement installé dans l’esprit des utilisateurs...

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Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

De retour de vacances, Mark Gurman a obtenu des précisions importantes concernant les prochaines étapes prévues par Apple concernant Siri, et nous en dit plus. Si les débuts se feront bien avec iOS 26.4, les plus gros changements sont attendus pour iOS 27.

La fusion de Siri et Gemini... Image réalisée par IA.

Une sortie en deux temps

Prévue et attendue depuis maintenant plusieurs mois sur le terrain de l’intelligence artificielle, la mise à jour iOS 26.4 devrait bel et bien voir arriver les interactions avancées entre Siri/Apple Intelligence et les données présentes sur votre téléphone. De la même manière, cette mise à jour devrait lui permettre de comprendre ce qui est présenté à l’écran afin de pouvoir interagir avec, mais il devrait en plus pouvoir mieux chercher sur internet (ce qui ne sera pas un mal...).

Cependant, le changement le plus important ne devrait intervenir qu’avec iOS 27 : c’est en effet pour cette mise à jour qu’Apple a prévu un gros changement d’interface pour Siri, en le transformant en chatbot complet. Voilà de quoi être un peu déçus pour ceux qui attendaient un agent conversationnel complet pour le printemps !

C’est cependant le prix à payer quand on voit le retard accumulé par Apple dans le domaine, et pour le coup, il était clairement voulu : encore en juin, Craig Federighi n’hésitait pas à affirmer qu’un chatbot « n’a jamais été un but pour l’entreprise [Apple ne veut pas envoyer ses utilisateurs] dans une espèce d’expérience de chat pour effectuer des tâches ».

Si le retard est gênant, l’outil une fois entièrement lancé devrait être diablement efficace : avoir un agent conversationnel imbriqué dans un appareil contenant les informations de l’utilisateur lui permettra d’être largement plus pertinent que la concurrence, devant attendre que l’utilisateur envoie lesdites informations manuellement pour pouvoir les ingurgiter et agir en conséquence. De la même manière, ce nouveau Siri devrait être largement plus performant dans les tâches effectuées par le Siri actuel, comme modifier des réglages de l’iPhone, passer des appels ou écrire des messages et créer des rendez-vous.

Depuis le temps qu’on l’attend... mieux vaut tard que jamais. Image Apple.

Apple compte étendre les capacités de ce Siri évolué à toutes les apps de l’entreprise comme Mail, Music, Podcasts, Apple TV, Xcode ou Photos. De quoi en faire l’assistant parfait, sans avoir à toucher à l’écran de son iPhone.

Apple doit encore définir certaines limites qu’elle ne souhaite pas dépasser, comme décider à quel point l’IA doit pouvoir se souvenir des détails de l’utilisateur, jusqu’à quelle profondeur de conversations le chatbot peut aller récupérer des informations. Contrairement à ses concurrents qui piochent allègrement et sans limite, Apple considère la possibilité de donner des limites très strictes à son LLM au niveau de l’historique.

Une structure fortement aidée par Google

La première étape, avec iOS 26.4, utilise une structure connue en interne comme Apple Foundation Models 10. Fortement basée sur les outils de Google Gemini, elle opère sur 1200 milliards de paramètres, et tourne sur des serveurs appartenant entièrement à Apple, les fameux Private Cloud Compute Servers, utilisant des processeurs créés spécifiquement par Cupertino.

Le chatbot prévu pour iOS 27, en revanche, pourrait prendre place sur des serveurs Google utilisant les Tensor Processing Units de la marque. C’est un changement radical par rapport à l’idée originale voulant qu’Apple n’utilise que des technologies internes pour faire tourner son IA : après avoir lâché sur le logiciel, en prenant les bases de Gemini pour créer son chatbot, elle s’apprête possiblement à renier ses idées de matériel propriétaire de bout en bout pour faire tourner le code de ce qui est connu en interne comme Apple Foundation Models 11, très largement basé sur Gemini 3.

De la même manière, Apple compte bien tirer parti de la somme d'un milliard de dollars annuelle payée à Google pour utiliser ses compétences dans d’autres domaines de l’IA, afin d’améliorer les fonctions Apple Intelligence existantes. Ainsi, les fonctions de retouches entre autres ou de génération d’image devraient être drastiquement et rapidement améliorées.

Est-ce à dire qu’Apple est en train de tirer une croix définitive sur ses propres projets ? Pas forcément : si la chose paraît bien mal partie, le chatbot d’iOS 27 (connu sous le nom de Campos en interne) serait créé de telle manière qu’il serait facile de changer de bases techniques au moment voulu. Si cette idée permettrait non seulement de revenir à des modèles internes, elle permettrait aussi de faire tourner le chatbot Siri sur des fondations chinoises, permettant ainsi à Apple de rapidement proposer un chatbot en Chine comme dans le reste du monde, sans être bloquée par les législations locales.

Les choses avancent vite chez Apple, après avoir accumulé un retard effarant pour une telle entreprise. Et l’organigramme interne est à l’avenant. Après avoir longtemps mené les travaux sur l’IA, John Giannandrea a passé la main à Craig Federighi en décembre, pour donner le rôle à son adjoint dédié à l’intelligence artificielle, Amar Subramanya. Celui-ci a commencé chez Google, où il tenait le rôle de lead engineering sur Gemini. Tout se met en place, il faut maintenant concrétiser rapidement. L’horloge tourne, et les concurrents n’attendront pas.

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Nvidia prise à utiliser des œuvres piratées pour entraîner son IA

Dans la course à l’intelligence artificielle, tous les coups semblent permis, et bien souvent, c’est le créateur de contenus (façon industrielle de dire « artiste », histoire de ne pas trop lui donner d’importance) qui prend, comme le rapporte Dataconomy.

Jensen va pouvoir s’accrocher à son blouson, les explications vont être difficiles à entendre... Image Nvidia Taïwan/Wikipedia, CC BY 2.0.

Si les LLM les plus connus viennent d’OpenAI, Anthropic, Meta ou encore Microsoft, Nvidia développe elle aussi ses propres versions. Sous le nom de NeMo, Retro-48B, InstructRetro ou encore Megatron, ces modèles lui permettent de donner des bases à ses clients, ou de faire des démonstrations convaincantes au public.

Et comme tous ses concurrents, Nvidia est bien obligée d’alimenter en données ses LLM... et le plus vite possible, vu la voracité des autres entreprises ! Mais aller vite autorise-t-il pour autant à se passer des règles les plus élémentaires, comme celles du droit d’auteur ?

C’est la question (semblant assez vite répondue) que pose un collectif d’auteurs à la justice américaine en poursuivant Nvidia pour utilisation d’œuvres piratées afin de nourrir ses LLM. En effet, l’entreprise de Jensen Huang aurait décidé de prendre de gros raccourcis en faisant appel à Anna’s Archive : si le nom est très peu connu du grand public, cette entité est responsable du piratage massif de nombreuses archives de livres en tout genre, faisant ouvertement fi du droit d’auteur, prétextant que celui-ci est nuisible à la connaissance.

Anna’s Archive, à la tête d’un beau pactole de 500 To de données environ, a ainsi été contactée par un membre de la data strategy team de Nvidia, afin d’avoir un accès le plus rapide possible à la base de données. L’entité aurait positivement répondu à Nvidia, en monnayant l’accès rapide demandé à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Prise la main dans le pot de confiture, Nvidia va donc devoir s’expliquer devant la justice. La situation est d’autant moins à l’avantage du créateur de puces qu’Anna’s Archive a dans sa réponse clairement signalé à Nvidia que le contenu a été récupéré et maintenu illégalement : l’entreprise ne peut donc pas feindre l’innocence sur la provenance des données.

La plainte, si elle met en lumière les détails de la correspondance avec Anna’s Archive, indique que Nvidia ne s’est pas contentée de cette source : Books3, Libyen, Sci-Hub ou encore Z-Library ont été mis à contribution pour alimenter les LLM de la marque.

Pire, la plainte affirme que Nvidia a non seulement utilisé ces sources pour entraîner ses IA, mais a aussi fourni à certains gros clients les clés d’accès à ces sources illégales, notamment « The Pile », qui contenait les archives de Books3.

Le procès se déroulant aux USA, il est lancé sous forme de class action. Si pour le moment le nombre des auteurs faisant partie de celle-ci reste raisonnable, il pourrait augmenter rapidement, le collectif appelant les centaines de personnes flouées à se joindre à lui, afin de faire pression et demander réparation. Nvidia est un très gros morceau, mais la fuite des échanges entre l’entreprise et Anna’s Archive est terrible pour la firme, qui aura du mal à se dépêtrer de cette histoire sans y perdre quelques espèces sonnantes et trébuchantes...

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MacUpdater est à l’arrêt et les alternatives sont loin d’être à jour

Pendant des années, MacUpdater a fait figure de référence pour maintenir à jour toutes les applications de son Mac, même les plus obscures. Mais depuis le 1er janvier, il ne faut plus trop compter sur lui. Son développement a été arrêté, tout comme la mise à jour quotidienne de sa base de données, riche de plus de 100 000 logiciels. L’utilitaire continue de fonctionner de manière partielle, mais son intérêt est voué à s’éroder avec le temps.

CoreCode avait prévenu dès le milieu de l’année dernière des difficultés rencontrées. L’éditeur expliquait ne pas parvenir à dégager suffisamment de revenus pour poursuivre le développement, tout en refusant de basculer vers un modèle par abonnement. Il espérait qu’un repreneur assurerait la pérennité du projet, mais force est de constater que personne ne s’est manifesté, ou du moins aucun accord n’a été conclu jusqu’à présent.

MacUpdater. Il identifie ici 17 mises à jour possibles. Image MacGeneration.

MacUpdater étant désormais sur la voie de garage, se pose évidemment la question d’une alternative. Par quoi le remplacer ? Il y a plusieurs candidats, mais une analyse de TidBITS, qui rejoint nos premières recherches, montre qu’aucun n’arrive à sa cheville.

Nos confrères ont mené un essai sur deux machines bien différentes : un MacBook Pro utilisé quotidiennement et un iMac peu sollicité depuis la mi-2025, sur lequel se sont accumulées de nombreuses applications au fil des ans. Un cobaye idéal, puisqu’il regroupe quantité d’apps plus ou moins obsolètes.

Le résultat : MacUpdater 3.5, dernière version en date et sans doute définitive, reste de loin le plus efficace. Sur les 163 applications identifiées sur l’iMac délaissé, il a détecté des mises à jour pour 100 d’entre elles, soit le meilleur ratio identification/mises à jour (61 %). En deuxième position, Latest recense 142 apps et trouve 62 mises à jour (44 %). CleanMyMac arrive ensuite : il identifie davantage d’applications (190), mais n’en met à jour que 51 (27 %).

Application iMac total iMac mises à jour iMac % MacBook total MacBook mises à jour MacBook %
MacUpdater 163 100 61 % 89 24 27 %
Latest 142 62 44 % 85 14 16 %
CleanMyMac 190 51 27 % 106 4 4 %
MacUpdate Desktop 229 41 18 % 156 9 6 %
Updatest 167 25 15 % 95 5 5 %

L’atout majeur de MacUpdater qui ressort ici est sa base de données qui a été enrichie pendant des années par sa communauté d’utilisateurs. On peut néanmoins examiner les alternatives une à une afin de comprendre ce qui les distingue.

Latest présente l’avantage d’être gratuite et open source. Elle gère les applications du Mac App Store ainsi que celles reposant sur Sparkle, un framework open source très répandu pour les mises à jour. Cela couvre une part non négligeable des besoins… mais l’outil reste nettement en retrait par rapport à MacUpdater.

CleanMyMac constitue une autre option. Son tarif (9,95 €/mois ou 119,95 € en achat définitif) est dissuasif si on cherche uniquement un remplaçant à MacUpdater, mais l’application propose aussi des fonctions de nettoyage de macOS.

Latest. Trois mises à jour sont identifiées, contre 17 sur le même ordinateur avec MacUpdater (première image de l’article). Image MacGeneration.

MacUpdate Desktop, de son côté, est encore en bêta et nécessite un abonnement de 9,99 $ par an pour installer des apps. Il repose sur le site MacUpdate, dont l’historique incite à la prudence. Passé en 2020 sous le contrôle des propriétaires de MacKeeper, un logiciel de maintenance qui traine une réputation exécrable, le site a changé de mains en 2024 au profit d’une obscure société nommée Tekkie OU.

Enfin, Updatest a une interface proche de Latest, mais avec une proposition plus complète. Elle couvre un plus grand nombre de sources (App Store, Electron, Setapp, TestFlight…) et prend en charge Homebrew, un gestionnaire de paquets très prisé des développeurs. Proposée à 9,99 $, elle dispose d’une version d’essai.

Updatest. Image MacGeneration.

Il y a quelques autres options, comme Pearcleaner, gratuite et open source, et TrashMe 3 (16,99 €), développée par un Français et qui sert aussi à désinstaller proprement ses apps.

Dans ce contexte, que faire ? À court terme, continuer à utiliser MacUpdater tant qu’il fonctionne, tout en lui adjoignant une, voire deux alternatives. Updatest est sans doute l’application qui s’en approche le plus en matière de fonctionnalités, sans toutefois égaler son efficacité en détection. C’était là toute la « magie » de MacUpdater : même pour les plus maniaques, il parvenait à dénicher des mises à jour insoupçonnées. Tant que CoreCode n’aura pas trouvé de repreneur, il faudra probablement tirer un trait sur cette capacité unique.

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Volkswagen détrône Tesla et devient numéro un de l’électrique en Europe en 2025

Cela fait 21 ans que Volkswagen est le plus gros vendeur de véhicules sur le sol européen et 2025 n’a pas fait exception, avec 1 444 194 véhicules vendus, d’après les chiffres fournis par Dataforce à Automotive News Europe. Même si c’est en baisse de 2,3 % par rapport à l’année d’avant, le groupe allemand reste incontestablement le numéro un sur son propre continent et il domine désormais presque tous les segments. La nouveauté, c’est sur l’électrique : pour la première fois, les bonnes ventes de ses modèles ont permis à Volkswagen de prendre l’avantage et de détrôner Tesla.

L’ID.4 est la voiture électrique la plus populaire du constructeur allemand. Image MacGeneration/Volkswagen.

D’après ces statistiques préliminaires, Volkswagen a vendu 274 417 voitures à batterie en 2025, une croissance de 56 % par rapport à l’année précédente. Sur la même période, Tesla s’est contentée de 238 765 ventes, une baisse de 27 % cette fois, si bien que le constructeur américain a perdu sa place de leader. Il semblait pourtant indéboulonnable depuis des années, mais le désintérêt croissant d’Elon Musk pour les véhicules individuels et son attention portée sur la conduite autonome et l’intelligence artificielle ont des conséquences de plus en plus visibles.

Tesla confirme la baisse de ses ventes en 2025, sans perspective de rebond

Tesla confirme la baisse de ses ventes en 2025, sans perspective de rebond

La production de voitures individuelles ne semble plus intéresser Tesla

La production de voitures individuelles ne semble plus intéresser Tesla

Le patron de Tesla n’hésite pas à mettre en avant le contexte socio-économique pour expliquer les performances en retrait de son entreprise. Les chiffres pour 2025 prouvent pourtant bien que ce n’est qu’une mauvaise excuse, en tout cas en Europe où le marché de la voiture électrique a connu une croissance de 30 %. Notons au passage que le groupe Volkswagen a de quoi se féliciter, au-delà de la réussite de la marque éponyme. Dans le top 5 européen, on trouve aussi Audi dont les ventes ont augmenté de 51 % depuis 2024 et surtout Skoda, qui a connu une croissance impressionnante de 117 % d’une année sur l’autre. BMW est bien placé lui aussi, confirmant le rôle moteur de l’Allemagne sur le marché automobile du continent.

Marque Ventes 2025 Évolution
Volkswagen 274 417 +56 %
Tesla 238 765 -27 %
BMW 193 186 +15 %
Skoda 172 100 +117 %
Audi 153 848 +51 %

La voiture électrique la plus vendue en Europe reste malgré tout une Tesla, puisque c’est la Model Y qui conserve ce titre, avec 151 331 exemplaires vendus. C’est 28 % de moins qu’en 2024 et les nouveaux Model Y Standard ne semblent pas inverser la tendance pour le moment, comme le montrent les licenciements récents dans son usine berlinoise ou encore la promotion en cours. À condition d’acheter et de réceptionner le SUV avant la fin du trimestre et à condition d’avoir un véhicule à faire reprendre, peu importe son état, le constructeur américain ajoute un bonus de 3 000 €. De quoi obtenir la voiture à partir de 33 843 € en France, un prix assez incroyable pour ce que l’on obtient, mais cette promotion si tôt dans la carrière de la Model Y Standard ne semble pas indiquer des ventes élevées en ce début d’année.

La Model Y est restée la voiture électrique la plus vendue en 2025, mais est-ce que ce sera encore le cas en 2026 ? Image Tesla.

La deuxième voiture électrique la plus vendue appartient au groupe Volkswagen, puisque c’est l’Elroq de Skoda, un petit SUV qui s’est vendu à 94 106 exemplaires. Un succès probablement inattendu, qui justifie la place de la marque tchèque sur le top 5 européen. On peut aussi saluer l’excellente performance de la Renault 5, quatrième du classement avec 81 517 unités vendues en Europe. Le constructeur français a manifestement trouvé la bonne formule avec sa voiture néo-rétro présentée il y a quasiment deux ans. C’est aussi une très bonne citadine qui répond visiblement aux attentes des consommateurs en France comme dans les pays voisins.

Renault présente enfin la nouvelle R5 électrique, sans pour autant révéler les tarifs

Renault présente enfin la nouvelle R5 électrique, sans pour autant révéler les tarifs

Pour en revenir à Volkswagen, on se prépare à aborder une nouvelle phase de la stratégie électrique, avec des véhicules qui rentrent dans le rang et ne se distinguent plus autant des modèles thermiques. La future ID.2 sera en réalité la nouvelle Polo et on sait aussi que le constructeur prépare une mise à jour majeure de l’ID.4, avec un design plus passe-partout. Et pourquoi pas un changement de nom pour devenir le nouveau Tiguan ? On le saura lors de la présentation de la voiture, prévue avant l’été, pour une commercialisation à la fin de l’année en cours.

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