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Adolescentes et Instagram : plutôt que d’écouter la science, Zuckerberg préfère s’en prendre à ses concurrents

En 2021, des études financées par Meta elle-même ont démontré que les posts d’Instagram avaient des répercussions non négligeables sur l’image qu’avaient les adolescentes de leur corps, Mark Zuckerberg s’est fendu à l’époque d’un e-mail à ses lieutenants. Cet e‑mail a été exhumé dans le cadre d’une procédure menée par un avocat qui accuse Meta d’avoir présenté ses produits comme sûrs pour les adolescents, alors que Zuckerberg connaissait les dérives observées, comme le rapporte The Verge. Dans ce mail, plutôt que de prendre acte de l’étude, il a préféré s’en prendre à sa cible favorite : Apple.

Des échanges bien embêtants ont fuité des bureaux de Meta... Image Wikipedia/Nokia621, CC-BY 4.0.

Que les réseaux sociaux provoquent des soucis de perception de leur corps chez les adolescentes est un secret de polichinelle, tant les résultats sont déjà visibles comme un éléphant dans un corridor. Cependant, une étude permet de quantifier et d’officialiser les choses, et c’est l’une d’elles, commandée par Meta elle-même, qui a rendu des résultats accablants pour Instagram.

Ainsi, une adolescente sur trois verrait ses problèmes d’image corporelle aggravés par le réseau social et ses publications, et 32 % de la population interrogée dit se sentir mal dans leur corps, et affirme qu’Instagram les fait se sentir encore plus mal. Pire encore, 13 % des adolescentes britanniques et 6 % des adolescentes américaines ayant des pensées suicidaires interrogées attribuent leurs pensées à Instagram.

L’étude citée dans le reportage du Wall Street Journal de 2021 souligne une révélation accablante pour Meta : l’article indique en effet que l’entreprise était au courant depuis plusieurs années des effets du réseau social sur les adolescentes, avant même cette étude. L’entreprise de Mark Zuckerberg a cependant préféré mettre les faits sous le tapis, minimisant l’ampleur du problème devant les médias et les consommateurs.

Plutôt que de prendre acte de ces problèmes et de tenter de les corriger, Mark Zuckerberg a donc préféré s’en prendre à ses concurrents, et spécialement Apple :

Apple, par exemple, ne semble pas étudier tout ça. À ma connaissance, ils n’ont personne pour revoir ou modérer le contenu et ils n’ont même pas de système de signalement dans iMessage. Ils ont adopté l’idée que chacun est responsable de ce qu’il fait sur la plateforme et, en ne prenant pas cette responsabilité à leur charge, ils n’ont pas constitué d’équipe ni produit une myriade d’études examinant les compromis liés à leur approche. Et, de façon assez surprenante, cela a plutôt bien fonctionné pour eux.

Si beaucoup de choses peuvent être reprochées à Apple, Mark Zuckerberg tente pourtant ici une comparaison qui n’est pas vraiment équilibrée ni logique. Dans un premier temps, il semble étrange de comparer les deux services : Instagram est une plateforme de réseau social, avec des influenceurs et des posts affichés à la vue de tous, quand iMessage est un service de messagerie privée, non destiné à exposer ses photos ou pensées.

Sur la défensive, Apple justifie l’abandon de son projet de détection des contenus pédopornographiques

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Ensuite, dire qu’Apple ne fait rien contre les risques de harcèlement ou autres dérives est mensonger : l’entreprise a fait plusieurs études concernant les dérives possibles de ses services. Elle a même pendant un moment tenté d’intégrer des systèmes de lutte contre la pédopornographie sur iMessage, même si elle a dû faire marche arrière suite aux levées de boucliers appelant au respect des échanges privés. Mais elle a aussi, avec succès cette fois, installé un système prévenant le spam dans iMessage, permettant de bloquer et signaler toute correspondance indésirable.

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Mark Zuckerberg a aussi continué la comparaison, l’étendant aux autres entreprises : « Youtube, Twitter et Snap ont des approches similaires [à Apple], mais moins prononcées [...] YouTube semble intentionnellement faire l’autruche pour rester sous les radars et éviter d’attirer l’attention. Twitter et Snap n’ont possiblement pas les ressources nécessaires pour mener ce type d’études ». C’est une présentation très incomplète, voire trompeuse : YouTube ayant un comité permanent concernant les jeunes et les familles, composé d’experts indépendants pour guider la plateforme concernant le bien-être des mineurs, et Snap a monté un index du bien-être numérique à partir de 2022.

Le patron de Meta en vient à la conclusion que les réactions à la publication de cette étude par le WSJ sont injustes :

Je pense que nous devrions être salués pour le travail que nous faisons afin d’étudier, de comprendre et d’améliorer les enjeux de société sur nos plateformes. [...] Malheureusement, les médias ont plutôt tendance à utiliser la moindre étude ou recommandation produite pour dire que nous ne faisons pas tout ce que nous pourrions (en sous‑entendant que c’est par pur cynisme) plutôt que de reconnaître que nous prenons ces sujets plus au sérieux que quiconque dans notre secteur, en les étudiant et en cherchant des solutions, dont toutes ne sont pas raisonnables à mettre en œuvre, car il y a des compromis dans chaque décision.

Les destinataires de cette missive ont à leur tour répondu, et les réponses peuvent inquiéter sur la culture de l’entreprise. En effet, bien qu’ils considèrent que ces études sont utiles à l’évolution des produits, ils sont aussi unanimes sur le fait qu’il faut à tout prix éviter que celles-ci fuitent dans les médias, préférant cacher tout mauvais résultat plutôt que de l’accepter publiquement.

S’il est à espérer que la vision de Meta et de son patron aient évolué avec le temps, il semble plus réaliste de penser que le minimum syndical a été fait. En attendant le prochain scandale ?

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Tim Cook se veut rassurant pour les employés inquiétés par l’ICE

Après un long silence sur le sujet, il semble que Tim Cook ait décidé de se montrer un peu plus vindicatif sur le sujet sensible de l’ICE et de la politique actuelle concernant l’immigration aux USA, comme le rapporte Mark Gurman.

Image The White House, domaine public.

Le CEO d’Apple s’était déjà fendu d’un message envoyé à tous les employés peu de temps après les tirs ayant provoqué la mort de Renée Nicole Good et Alex Jeffrey Pretti, dans lequel il appelait à la désescalade sur le sujet, insistant sur la nécessité d’un retour au calme. Dans ce même courrier, il indiquait qu’il avait longuement discuté avec le président des USA concernant les dérives de l’ICE et la révolte provoquée par celles-ci, et avoir eu une « bonne conversation » avec Donald Trump.

Tim Cook appelle à la désescalade suite aux actions de l’ICE dans un message aux employés

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Cette fois, c’est directement auprès des employés en personne qu’il est intervenu se disant « profondément bouleversé », et rappelant qu’Apple fera toute pression nécessaire pour protéger ses troupes :

J’ai entendu que certains d’entre vous sont inquiets à l’idée même de quitter leurs maisons. [...] Personne ne devrait ressentir cette peur. Personne. [...] D’aussi loin que je me souvienne, nous avons été plus intelligents, plus pragmatiques et plus innovants que n’importe quelle autre entreprise justement parce que nous avons attiré les meilleurs et les plus brillants des quatre coins du monde. [...] Je continuerai à faire pression sur les législateurs concernant ce problème. Vous avez ma parole.

Cette intervention arrive après que certains employés ont critiqué le comportement de Tim Cook dans leur cercle privé, trouvant que sa réponse était timide et tardive. Le CEO d’Apple insiste donc et se positionne plus clairement sur le sujet, se plaçant du côté de ses employés face à la machine étatique.

Durant cette même réunion, Tim Cook a répondu à un employé craignant d’être expulsé et séparé de sa fille, étant lui-même arrivé sous procédure DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals)1. Le CEO s’est voulu aussi rassurant que possible, indiquant qu’Apple mettra tous les moyens nécessaires à l’aider : « J’adore les personnes arrivées sous DACA. [...] Je plaiderai personnellement en votre faveur. [...] Je suis un grand supporter de ce programme. ».

Reste maintenant à joindre le geste à la parole, mais Apple risque de se retrouver bien isolée dans la période actuelle, où les entreprises de la tech US semblent soit les plus silencieuses possibles, soit ouvertement alliées à la Maison Blanche dirigée par Donald Trump.

Étant donné le côté éminemment sensible du sujet, les commentaires sont exceptionnellement fermés.


  1. DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) : La procédure DACA permet à une personne arrivée sans papiers en ayant moins de 16 ans aux USA de demander une protection temporaire contre l’expulsion, d’une période de deux ans renouvelables, sous réserve d’un niveau scolaire minimum ou d’un engagement au service militaire. Cette procédure lui donne aussi accès à un numéro de sécurité sociale et au droit de travailler sur le sol US. Renouvelable indéfiniment, cette protection ne donne pas droit à un statut légal permanent, et laisse le titulaire passible d’expulsion en cas de non-renouvellement. Le DREAM Act visait à conclure cette période par un statut permanent, mais n’a jamais été complètement adopté. ↩︎

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Pub dans les Apple Store, suite probable au film, tournage à l’iPhone : Apple mise gros sur la F1

Vous aimez la F1 ? Si oui, c’est une chance, parce qu’Apple compte bien faire fructifier son partenariat avec le sport automobile, et mettre non seulement la F1 à toutes les sauces, mais inversement insérer des produits Apple dans toutes les couches du sport mécanique le plus regardé au monde, selon AppleInsider.

Image Apple.

Eddy Cue, en bon fan d’automobile, donne le ton : « Nous mobiliserons toutes les ressources d’Apple ». En premier lieu, cette phrase invoque le soin du détail apporté par Cupertino à chaque production Apple TV : le flux diffusé aux abonnés des USA promet d’être plus qualitatif, avec une 4K bien moins compressée que sur les autres médias.

Mais cela implique aussi l’utilisation de produits Apple dans bien plus de vidéos qu’actuellement : déjà l’iPhone, qui permettra selon Eddy Cue de proposer des angles de prise de vue différents de ceux vus habituellement en F1, grâce à l’expérience apportée par le film « F1 » qui a fait un carton au box-office. Bien entendu, tout a ses limites : ne vous attendez tout de même pas à avoir des iPhone utilisés comme caméra embarquée sur les monoplaces. L’idée serait intéressante, mais bien complexe à mettre en place en respectant les normes de sécurité imposées par la FIA (Fédération Internationale Automobile).

Multiview, caméras embarquées : la nouvelle F1 façon Apple TV se dévoile

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Et Apple ne compte pas s’arrêter à l’iPhone : le SVP Services d’Apple indique qu’une attention particulière sera apportée pour que personne ne puisse rater le fait qu’Apple diffuse la F1 aux USA, avec des vidéos, bannières ou autres fonds musicaux venant de la F1 et du film récent diffusés en Apple Store.

D’ailleurs le film, parlons-en : il est de plus en plus probable qu’il donne lieu à une suite. Eddy Cue n’a rien indiqué sur ce point, mais c’est le patron actuel de la F1 qui a vendu la mèche, indiquant aux fans de « rester à l’écoute » concernant des nouvelles d’une suite.

Si Apple compte bien améliorer la diffusion de la F1 dans tous les sens du terme, que ce soit par la qualité d’image ou la publicité faite au sport auto, reste un domaine où elle peut changer énormément de choses : la diffusion en réalité virtuelle. Étant donné les capacités requises par les courses automobiles pour faire une diffusion propre en 3D immersive, ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Cependant, le partenariat entre Apple et la F1 est signé pour cinq ans... et non seulement Apple semble vouloir aller vite, mais en plus le Vision Pro est déjà très apprécié par la F1, comme l’a montré la présentation de la dernière RedBull Racing RB22 où le casque de réalité augmentée de Cupertino était à la fête.

Vision Pro, Shot on iPhone : Apple à la fête à la soirée de présentation de la nouvelle F1 de Red Bull Racing

Vision Pro, Shot on iPhone : Apple à la fête à la soirée de présentation de la nouvelle F1 de Red Bull Racing

Reste un danger pour Apple : celui d’en faire trop. On l’a vu pour la sortie du film F1, Cupertino est capable de faire une promotion tellement massive qu’elle ne se rend pas compte que le matraquage imposé devient contre-productif, au moins sur une partie des utilisateurs non réceptifs à ce sport mécanique. Il s’agit de trouver le dosage parfait, sans tomber dans l’ad nauseam... au risque sinon de braquer les clients.

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Anthropic explique que l'IA amène des gains de temps anecdotiques et rend les développeurs moins bons

Anthropic vient de mettre en avant une étude qui montre un résultat qui n'est pourtant pas très flatteur pour les outils assistés par IA. L'étude menée par Judy Hanwen Shen et Alex Tamkin cible un cas bien précis : l'apprentissage d'une nouvelle bibliothèque pour le développement (dans le cas présent, en Python). Les développeurs devaient produire du code avec ou sans IA, et ensuite répondre à des questions sur la compréhension du code en question.

Les résultats ne sont pas totalement surprenants, mais révélateurs sur le domaine de l'apprentissage. Les développeurs qui ont utilisé l'IA ont certes produit le code plus rapidement, mais la différence était marginale : environ deux minutes de moins. Mais sur la compréhension du code, le résultat est par contre significativement visible : environ 17 % moins bon.

La répartition du temps. Image Anthropic.

L'étude se concentre sur 52 développeurs, essentiellement des profils « junior », c'est-à-dire globalement des débutants. Ils connaissaient le Python (le langage utilisé) mais pas la bibliothèque (Trio). La préparation (10 minutes) se faisait sans IA, le développement lui-même (environ 35 minutes) avec ou sans IA (selon le groupe), le quiz se faisait sans IA, tout comme le sondage en fin d'enquête.

Dans le questionnaire final, donc, les personnes ayant travaillé avec l'IA étaient donc moins bien notées que celles ayant travaillé sans IA. Sur le temps de développement, la différence moyenne est de deux minutes, sur des tâches qui prenaient un peu moins de 21 minutes à un peu plus de 25 minutes (avec l'aide de l'IA) ou un peu moins de 22 minutes à un peu plus de 27 minutes sans IA. L'étude complète est disponible sur Arxiv.

La compréhension dépend des choix par rapport à l'IA

Dans les utilisateurs de l'IA, les développeurs ont passé parfois un temps significatif (30 % de celui alloué) pour poser des questions à l'assistant. Certains ont utilisé l'IA pour rédiger totalement le code, d'autres ont posé des questions avant de le faire rédiger, et une partie a rédigé le code avant de le faire corriger par l'IA. Dans tous ces cas de figure, les résultats sur la compréhension du code sont logiquement mauvais (ils sont dans la moyenne basse des résultats au questionnaire). D'autres ont choisi de générer le code mais de demander des explications à l'assistant pour comprendre son fonctionnement. Enfin, certains ont posé des questions sur les tâches pour des explications, avant de concevoir le code. Il y avait plus d'erreurs, mais une meilleure compréhension du résultat (dans la moyenne haute des résultats, mais en dessous des développeurs qui n'ont pas employé l'IA).

Des résultats moins bons. Image Anthropic.

Bien évidemment, il ne faut pas généraliser : travailler avec l'IA ne rend pas nécessairement les développeurs moins bons, et les gains en productivité peuvent être significatifs (Anthropic parle de 80 % de gains, probablement dans des cas très précis). Qui plus est, l'échantillon reste assez faible, sur un cas assez précis. Mais l'étude montre tout de même une chose, qui semble assez évidente : la pratique améliore la compréhension du code pour les débutants. Une des suggestions d'Anthropic serait donc de ne pas déployer les outils assistés par IA pour tous les développeurs, et de laisser les profils débutants développer par eux-mêmes, pour qu'ils puissent améliorer leurs compétences.

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Un hacker porte iOS 6 sur le premier iPad, qui n'avait jamais pu en profiter

Si Apple tend à prendre en charge ses appareils de plus en plus longtemps, avec un suivi qui remonte parfois plus de dix ans en arrière, ça n'a pas toujours été le cas. Le premier iPad, par exemple, a été lancé sous iOS 3 et la dernière mise à jour officielle est iOS 5.1.1, après moins de deux ans et demi de suivi. Mais john (nyan_satan sur X) a décidé de passer outre les limites d'Apple : il a porté iOS 6 sur le premier iPad.

Un iPad sous iOS 5. Pour le moment.

Il avait déjà fait la même chose avec l'iPod touch de troisième génération, un iPod touch qui était assez proche de l'iPhone 3GS mais était resté bloqué sous iOS 5, contrairement à l'iPhone. Le programme qui permet cet exploit est open source et nécessite une version précise d'iOS 6, la 6.1.3. Il a utilisé une version d'iOS pensée initialement pour l'iPad 2. Il n'indique pas si tous les composants fonctionnent, mais la version cellulaire voit visiblement son modem être désactivé.

Un hacker porte iOS 6 sur l

Un hacker porte iOS 6 sur l'iPod touch 3G, qui n'avait jamais pu en profiter

Pour le reste, c'est certes un exploit, mais c'est surtout assez vain. Le premier iPad était limité techniquement avec sa puce A4 et ses 256 Mo de RAM, et passer à iOS 6 plutôt qu'iOS 5 ne change rien au problème : la tablette est globalement inutilisable avec les sites web actuels (bien trop lourds) et les certificats nécessaires pour des connexions sécurisées sont absents. Pour les applications, celles de l'époque peuvent encore fonctionner, mais ce n'est pas systématique : les apps qui reposent sur des serveurs sont souvent bloquées car la connexion est impossible ou parce que les technologies employées ont été modifiées depuis. Et rappelons que si l'iPhone 4 (équipé du même système sur puce, mais avec 512 Mo de RAM) a bien reçu iOS 7 à l'époque, ce n'était pas très utilisable.

Enfin, le premier iPad est plutôt une exception dans la gamme : la prise en charge a été nettement plus longue sur la majorité des tablettes. L'iPad 2 (lancé sous iOS 4) a été mis à jour jusqu'à iOS 9 par exemple, et la majorité des modèles a reçu sept à huit ans de mise à jour.

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Apple Plans et la régie de pubs Apple Ads échappent au DMA

Tim Cook peut souffler. La Commission européenne vient d’annoncer que la régie de publicités Apple Ads et Plans n’étaient pas considérés comme des « contrôleurs d’accès ». Autrement dit, ils ne seront pas soumis aux obligations du Digital Markets Act (DMA).

Les deux services ont été passés au crible par la Commission, qui a estimé qu’ils ne répondaient pas aux critères du DMA. « La Commission a conclu qu'Apple ne pouvait être considérée comme un contrôleur d’accès en ce qui concerne Apple Ads et Apple Plans, car aucun de ces services de plateforme ne constitue une passerelle importante permettant aux utilisateurs professionnels d'atteindre les utilisateurs finaux », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Autrement dit, ils pourraient être soumis au DMA, mais ne sont pas assez importants. Plusieurs aspects ont fait pencher la balance dans le sens d’Apple, comme la faible utilisation de Plans dans l’UE et la portée très limitée d’Apple Ads sur le Vieux Continent. Cupertino avait prévenu que les deux services avaient dépassé le seul déterminant de 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’UE en novembre dernier.

Apple a évidemment salué la décision. « Ces services sont confrontés à une concurrence importante en Europe, et nous sommes heureux que la Commission ait reconnu qu'ils ne remplissaient pas les critères de désignation prévus par la loi sur les marchés numériques », a déclaré la Pomme dans un communiqué envoyé à Reuters.

Le dossier n’est pas complètement clos, et la Commission précise au passage qu’elle continuera de surveiller l’évolution du marché. Si l’usage ou le poids d’Apple Ads et de Plans venait à changer sensiblement, le dossier pourrait revenir sur la table. Apple reste déjà désignée « contrôleur d’accès » pour d’autres services clés comme iOS, l’App Store, Safari et iPadOS.

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Le Dolby Digital Plus (eAC3) tombe dans le domaine public, le dernier brevet a expiré

Une bonne nouvelle pour les amateurs de vidéos récupérées sur Internet (et de la TNT française) vient de tomber : le dernier brevet sur le Dolby Digital Plus, connu aussi sous le nom eAC31, est expiré. Et pour le monde libre, c'est un pas important : il va enfin être possible de proposer un décodeur open source sans se poser la question de la légalité de ce dernier.

Libéré. Délivré. Image Disney.

Le problème de l'eAC3 (et du Dolby Digital avant lui) est simple : il était protégé par des brevets, et Dolby vend des licences pour décoder les deux codecs. Il existe des décodeurs open source depuis très longtemps, mais la distribution a toujours été hasardeuse. Dans les pays où les brevets logiciels sont reconnus, comme aux États-Unis, distribuer un décodeur eAC3 sans licence pouvait amener de nombreux problèmes, et c'est la raison pour laquelle VLC iOS — par exemple — ne lisait pas le Dolby Digital au milieu des années 2010. Comme les apps iOS sont techniquement hébergées aux États-Unis, VLC iOS ne pouvait pas intégrer de décodeur open source pour le Dolby Digital (contrairement à la version Mac).

À l'époque, c'est Apple qui avait réglé le problème : iOS 9.3 avait intégré un décodeur Dolby Digital Plus, avec une licence payée à Dolby. Dans la pratique, en 2026, les distributions GNU/Linux n'intègrent pas toujours de décodeur Dolby Digital Plus en standard, et de nombreux appareils ne décodent pas le codec, sauf en payant une licence (comme chez Archos en son temps).

Un problème de TNT

En France, le problème est plus prégnant que dans d'autres pays, pour une raison simple : la diffusion hertzienne (TNT) utilise le codec sur la majorité des chaînes depuis le passage en HD2. Si vous avez un téléviseur, un décodeur externe ou un tuner (USB, par exemple) dont la partie logicielle ne décode pas l'eAC3, vous vous retrouverez sans son sur la majorité des chaînes. Un problème assez courant dans les années 2010, mais qui peut encore arriver si vous vous basez sur des solutions libres.

La TNT française utilise le Dolby Digital Plus.

Techniquement libre

Comme l'AC3 en son temps (le dernier brevet date de 2017), l'eAC3 est donc techniquement libre. Phoronix explique que le dernier brevet qui protégeait l'eAC3 a expiré fin janvier. Les distributions GNU/Linux et les logiciels libres devraient donc pouvoir (enfin) intégrer un décodeur open source sans subir les foudres de Dolby et sans passer par des solutions détournées, comme pour FFMPEG.

Attention tout de même à un point : si l'eAC3 n'est plus protégé par des brevets, l'AC-4, lui, l'est encore. Il est utilisé notamment pour la TNT Ultra HD en France. Mais contrairement au Dolby Digital qui était employé (presque) partout, l'AC-4 reste assez rare en 2026.

Passage à la TNT 4K : le choix du Dolby AC-4 pourrait poser des soucis

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  1. Enhanced AC-3, E-AC-3, DD+, etc.  ↩︎

  2. En dehors de France 3, encore en MPEG-1.  ↩︎

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Portée par l’iPhone 17 et les subventions, l'iPhone rebondit en Chine

Apple remonte la pente en Chine. Après de longs mois de déclin dans l’Empire du Milieu, l’entreprise a annoncé lors de ses derniers résultats que les revenus générés dans le pays avaient augmenté de 38 % au cours du dernier trimestre par rapport à l’année précédente. Cette hausse est principalement liée à la forte demande d'iPhone.

L’annonce surprend, tant les marques locales ont gagné du terrain sur le haut de gamme ces dernières années. Elles se sont lancées sur le segment « premium », venant concurrencer frontalement Apple avec des appareils très ambitieux et des tarifs XXL. Huawei a par exemple marqué les esprits avec un smartphone à triple écran annoncé à 2 800 $.

C’est surtout l’iPhone 17 qui se serait arraché cette année en Chine. Il faut dire que l’appareil a de solides arguments étant donné qu’il embarque désormais un écran à 120 Hz : l’écart avec l’iPhone 17 Pro s’est considérablement réduit pour les moins axés photo. De plus, l’iPhone 17 a été affiché à un tarif suffisamment bas pour être éligible à un programme du gouvernement remboursant jusqu’à 15 % du prix de l’appareil.

Ce coup de pouce a été mis en place alors que de nombreux clients chinois cherchaient à renouveler leur matériel. Le dernier pic de ventes remonte à l’iPhone 13 selon un chercheur interrogé par Wired. Les ventes étaient en baisse ces derniers mois, et Apple n’a pas pu jouer l’argument Apple Intelligence pour la génération iPhone 16 étant donné que la technologie n’a pas encore été lancée dans le pays.

Pour arriver en Chine, Apple Intelligence va devoir déjouer 2 000 questions pièges

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Cupertino a également profité du retard de Huawei, son meilleur ennemi dans le pays ayant lancé son dernier téléphone phare plus tard que d'habitude, à la fin du mois de novembre. Celui-ci a été difficile à trouver pendant quelque temps à cause de pénuries, donnant un avantage à l’iPhone.

Apple a affiché 25,5 milliards de dollars de revenus en Chine au dernier trimestre, contre 18,5 milliards l’an dernier. Tim Cook a affirmé avoir « observé une croissance à deux chiffres chez les switchers », tout en évoquant un record de renouvellements sur le marché chinois.

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Les Apple Watch ne permettent pas (encore ?) de retrouver précisément un boîtier d'AirPods Pro 3

Avec les AirTags 2, lancés il y a quelques jours, Apple a ajouté une nouvelle fonction aux Apple Watch : la puce U2 (pardon, la puce Ultra Wideband de 2e génération) intégrée dans les montres dès l'Apple Watch Series 9 peut enfin interagir avec les AirTags. Nous l'avons vu dans le test, Apple a ajouté un widget dans ce centre de contrôle qui permet d'obtenir la localisation précise d'un AirTag 2, équipé lui aussi de la puce U2. Une fonction réservée à la nouvelle balise… et uniquement à la nouvelle balise.

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Pourquoi le préciser ? Parce qu'un autre produit Apple intègre une puce U2 : le boîtier des AirPods Pro 3. Mais que ce soit avec la version actuelle de watchOS (26.2) ou la prochaine version (26.3, disponible en RC), la fonction est réservée aux AirTags 2. Le widget ne propose que les AirTags 2 et les apps Localiser de la montre (il y en a une dédiée aux appareils, une seconde pour les objets) ne proposent pas de détecter le boîtier des AirPods Pro 3.

L'Apple Watch ne détecte pas précisément les AirPods Pro 3. Image WatchGeneration.

La précision améliorée de la puce U2 est pourtant bien utile avec le boîtier, et il est parfaitement compatible avec tous les iPhone équipés. Mais peut-être qu'Apple va proposer une version remaniée des apps dans une future version de watchOS pour ajouter cette fonction.

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Civilization VII est désormais disponible sur Apple Arcade

Apple cherche à draguer les fans de jeux de stratégie et vient d’ajouter Civilization VII au catalogue d’Apple Arcade. Il s’agit du dernier de la série sorti il y a quasiment un an jour pour jour et vendu 70 € sur Steam et consoles. C’est donc un ajout intéressant si vous êtes déjà abonné. Le jeu est disponible sur iPhone, iPad et surtout Mac.

Civilization VII sur iPhone. Image Apple

Quelques différences sont à noter entre cette « Arcade Edition » et celle disponible sur les autres plateformes. Une page d’assistance indique qu’il ne s’agit que du jeu de base, excluant les différents contenus additionnels mis en vente depuis. Le mode multijoueur n’est pas présent, mais devrait arriver par la suite. Il n’est pas possible de récupérer sa sauvegarde PC ou console, mais la progression sera synchronisée entre les appareils Apple. Enfin, le système de légendes et de mémento ne sont pas disponibles.

Les développeurs indiquent qu’il faut un appareil avec une puce A17 Pro pour lancer le jeu, soit un iPhone 15 Pro ou un téléphone plus récent. Les iPad à puce M1 feront tourner le jeu, tout comme l’iPad mini A17 Pro. Le dernier iPad de base et sa puce A16 sont en revanche exclus. Sur Mac, il faudra avoir macOS 12.1 et une puce Apple Silicon pour en profiter. Notons qu’il faudra au moins 8 Go de RAM pour jouer sur les plus grandes cartes proposées.

Image Apple

Les développeurs ont travaillé leur copie en intégrant des contrôles tactiles bien pensés sur tablettes et téléphones. On regrettera que le Magic Keyboard de l’iPad n’ait pas eu droit à un tel traitement de faveur, car s’il est compatible, le jeu n’a pas été optimisé pour l’accessoire. Les performances sont bonnes sur mon iPad Pro M4 et sur un iPhone Air, même si le petit écran n’est pas des plus pratique.

Malheureusement, le jeu ne comporte que du contenu allant jusqu’à la mise à jour 1.2.5 lancée à la fin septembre dernier, et les développeurs sous-entendent que les choses n’évolueront pas : les joueurs vont donc devoir faire l’impasse sur tout un tas de contenu gratuit lancé depuis et sur de futures améliorations. Civilization VII peut être téléchargé sur l’App Store.

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BenQ RD280UG : un nouvel écran au format 3:2 et 120 Hz taillé pour les développeurs

Il n’y a pas que les gamers ou les graphistes qui ont droit à des écrans conçus spécifiquement pour eux. Lancée en 2024, la gamme RD de BenQ, qui est destinée en particulier aux développeurs, accueille un nouveau modèle. Qu’est-ce qui distingue un « moniteur de programmation » d’un écran plus classique ? Sa hauteur pour commencer.

BenQ RD280UG

Le BenQ RD280UG est un écran de 28 pouces au format 3:2, plus carré que les traditionnels 16:9 ou 16:10. Il affiche une définition de 3 840 × 2 560 pixels, soit 400 pixels de plus en hauteur qu’un écran 16:9. Un gain vertical appréciable pour afficher davantage de lignes de code. Enfin, est-ce toujours pertinent à l’heure où Claude peut générer intégralement une app dans Xcode ? On vous laisse juger.

La hauteur n’est pas la seule caractéristique pensée pour les développeurs. Le RD280UG utilise une dalle mate qui limite les reflets des néons ou des fenêtres, un point important lorsque l’éditeur de code est en mode sombre. BenQ propose d’ailleurs des profils d’affichage spécifiques, qui sont censés bien s’accorder avec les thèmes des environnements de développement.

La dalle LCD offre un contraste de 2 000:1 et une luminosité maximale de 400 nits. On est loin de l’éclat d’un moniteur OLED, mais ce n’est pas le but recherché. Elle couvre 95 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et bénéficie des certifications HDR400 et HDR10.

Le BenQ RD280UG dispose également d’une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz, gage d’une grande fluidité lors du défilement de longues pages de code ou simplement de sites web. Toujours dans une optique de confort visuel, le moniteur intègre un éclairage arrière baptisé MoonHalo, qui diffuse une lumière douce sur le mur afin d’éviter de travailler dans l’obscurité totale. Cet éclairage est réglable sur dix niveaux d’intensité et sept températures de couleur.

Sur le plan de la connectique, le RD280UG propose un port HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4 et un port USB-C capable de délivrer jusqu’à 90 W pour alimenter un ordinateur portable. Un hub USB est également de la partie, avec deux ports USB-A et deux ports USB-C à 10 Gb/s. On trouve aussi deux haut-parleurs de 3 W, dont il ne faut sans doute pas attendre des miracles, ainsi qu’une prise jack. L’ergonomie semble complète, avec des réglages en hauteur, en rotation, en inclinaison et un mode portrait, ainsi que la compatibilité VESA 100 × 100.

Le BenQ RD280UG est annoncé à 649 € et devrait être disponible prochainement. Attention, d’autres modèles aux noms très proches mais aux caractéristiques différentes existent dans la gamme. Les RD280UA et RD280U (599 €) ont notamment une fréquence de rafraîchissement limitée à 60 Hz.

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Fin de partie pour Lyf, l’alternative à Apple Pay portée par le Crédit Mutuel et BNP Paribas

En 2017, les applications Fivory et Wa! fusionnaient pour donner Lyf Pay, une alternative à Apple Pay portée par BNP Paribas, le Crédit Mutuel et plusieurs acteurs de la grande distribution. Ce portefeuille électronique permet de payer par QR Code en magasin ou à table, mais aussi de créer des cagnottes. La proposition n’a pas eu le succès escompté : l’entreprise a commencé à tirer le rideau le 23 janvier dernier selon les Échos.

Image Lyf

La mauvaise nouvelle a été confirmée par le compte LinkedIn de Lyf hier. « Malgré l’engagement et les compétences de nos équipes, et malgré le soutien financier et commercial de nos deux actionnaires principaux, la dynamique de développement des usages ne nous a pas permis d’atteindre le seuil de rentabilité », explique l’entreprise. Ses activités vont être progressivement arrêtées « au cours des prochains mois ».

Lyf avait quelques arguments à faire valoir pour se démarquer. Son système de portefeuille électronique regroupait plusieurs moyens de paiement ainsi que des cartes de fidélité. Il était possible d’effectuer des paiements entre particuliers. Le patron de Lyf Christophe Dolique rappelle aux Échos que l’entreprise a innové sur plusieurs points :

Nous avons été les premiers sur l'encaissement par QR Code avec les cartes de fidélité, les premiers à faire du paiement 'cashless' dans les festivals, nous avons développé le paiement à table, le paiement par plaque d'immatriculation, le 'scan & go'. Toutes ces innovations vont essaimer.

Malheureusement, le cœur du concept reposait sur un QR Code a présenter en caisse et à faire scanner, ce qui est beaucoup moins pratique qu’Apple ou Google Pay. Les autres fonctions ont subi la concurrence de services comme Lydia. À trop vouloir en faire, Lyf ne s’est finalement démarqué sur aucun plan.

Lyf Pay, un nouveau concurrent à Apple Pay porté par des banques et des distributeurs

Lyf Pay, un nouveau concurrent à Apple Pay porté par des banques et des distributeurs

Selon Les Échos, les pertes ont dépassé les 180 millions d'euros depuis son lancement. Lyf employait un peu moins de 50 salariés. Ce n’est pas la seule fintech à avoir mis la clef sous la porte ces dernières années : le Crédit Mutuel Arkéa a fermé son service Pumpkin en 2022, tandis que la Société Générale a annoncé la vente de Treezor.

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macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

Depuis son lancement, macOS Tahoe traîne quelques casseroles en matière d’expérience utilisateur. Sans même entrer dans le débat autour du look Liquid Glass, que l’on peut apprécier ou non, le système d’exploitation souffre de plusieurs maladresses ergonomiques. macOS 26.3, dont la version finale est imminente, vient finalement en corriger deux.

Redimensionnement des fenêtres depuis un coin

Depuis le passage à macOS Tahoe, certains utilisateurs se plaignent de difficultés pour redimensionner les fenêtres. Le problème est lié à l’interface Liquid Glass : les coins des applications sont plus arrondis qu’avant, or jusque-là Apple n’avait pas adapté la zone cliquable servant au redimensionnement depuis un coin. Celle-ci restait un petit carré situé en grande partie à l’extérieur de la fenêtre, ce qui entraînait des ratés : en allant un peu vite, on pensait attraper le coin, mais on cliquait en réalité à côté.

Sous macOS 26.0 à 26.2, la zone où il fallait cliquer pour redimensionner une fenêtre Liquid Glass.

Cette anomalie est corrigée dans macOS 26.3, comme Apple le précise dans les notes de version de la release candidate : « Les zones de redimensionnement des fenêtres suivent désormais le rayon des coins, au lieu d’utiliser des zones carrées. » D’après nos essais, la zone d’interaction épouse effectivement bien mieux les coins très arrondis des fenêtres Liquid Glass, ce qui rend la manipulation plus fiable.

La nouvelle zone d’interaction sur macOS 26.3. Vidéo MacGeneration.

Tout n’est pas encore parfait pour autant. Dans macOS Tahoe, il faut composer avec deux types de fenêtres : celles qui ont adopté Liquid Glass, avec des coins très arrondis (c’est le cas de toutes les apps d’Apple), et celles qui n’ont pas encore été mises à jour et conservent des angles plus classiques. C’est surtout un désagrément visuel, mais il participe à un certain manque de cohérence.

Redimensionnement des colonnes quand la barre horizontale est affichée

Le second correctif ergonomique concerne les colonnes du Finder, quand on a choisi d’afficher en continu les barres de défilement (Réglages Système > Apparence > Afficher les barres de défilement > Toujours). Sur macOS 26.0 à 26.2, lorsque la barre de défilement horizontale était visible, elle venait masquer les poignées situées en bas des colonnes, empêchant de modifier leur largeur.

Sous macOS 26.0 à 26.2, les poignées de redimensionnement étaient inaccessibles. Image MacGeneration.

Là encore, macOS 26.3 remet les choses dans l’ordre. Comme sur macOS Sequoia et les versions antérieures, la barre horizontale est désormais positionnée sous les poignées de redimensionnement, qui redeviennent accessibles. Une correction simple, mais bienvenue.

Sous macOS 26.3, elles redeviennent accessibles. Image MacGeneration.

macOS 26.3 est actuellement proposé en release candidate aux développeurs et aux participants du programme de bêta-test public. La version finale devrait être déployée pour tous dans les prochains jours.

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Promo : le boîtier SSD et lecteur SD magnétique pour iPhone tombe à 27 €

Depuis que l'iPhone a enfin embrassé l'USB-C, les accessoiristes s'en donnent à cœur joie pour combler les manques de stockage du smartphone d'Apple. Parmi les solutions les plus originales, le petit boîtier magnétique d'Orico fait son retour en promotion. Habituellement vendu une trentaine d'euros, il s'affiche aujourd'hui à 27 € sur Amazon.

Un couteau suisse au dos de l'iPhone

Ce petit accessoire joue sur deux tableaux. D'un côté, il sert de lecteur de cartes classique (SD et microSD), ce qui s'avère salvateur pour décharger les clichés d'un appareil photo ou d'un drone directement sur son iPhone lors d'une virée en extérieur.

De l'autre, il se transforme en véritable unité de stockage externe puisqu'il peut accueillir un petit SSD NVMe M.2 (aux formats 2230 ou 2242). Pour le remplir, il faudra toutefois repasser à la caisse : le boîtier est certes abordable, mais le stockage reste un budget à part entière. Comptez un peu plus d'une centaine d'euros pour dénicher un module SSD de 1 To. L'addition grimpe vite, mais le confort d'un stockage intégré et invisible au dos de l'appareil est à ce prix.

Attention au goulot d'étranglement

L'idée de fixer le boîtier magnétiquement façon MagSafe est séduisante, d'autant qu'un port USB-C latéral permet de charger l'iPhone tout en travaillant. Mais attention, la vitesse de transfert dépendra avant tout de votre modèle de téléphone :

  • iPhone 15/16/17 Pro : Vous profitez de l'USB 3 (10 Gb/s), de quoi exploiter les débits du SSD pour du montage vidéo ou des transferts lourds.
  • iPhone 15/16 "standard" : Vous restez bridé par l'USB 2 (480 Mb/s) de l'appareil. Dans ce cas, l'intérêt d'un SSD ultra-rapide s'évapore, même si la solution reste pratique pour du stockage de secours.

L'accessoire étant livré avec son câble USB-C, rien ne vous empêche de le recycler sur un iPad ou un Mac pour gagner quelques gigaoctets à moindres frais.

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Mistral dévoile deux modèles de transcription multilingue, dont un en quasi-temps réel

L’IA générative aura grandement fait progresser les technologies de transcription. Si l’on parle souvent du Whisper d’OpenAI, Mistral a présenté aujourd’hui une famille de modèles pensés pour cet usage. L’un d’entre eux est spécifiquement pensé pour la transcription en temps réel.

Image Mistral

La famille se compose de deux modèles. Le premier est Voxtral Mini Transcribe V2, que l’on nous présente comme à la pointe et prenant en charge le découpage selon les intervenants, le biais contextuel ainsi qu’un horodatage au niveau des mots. Il fonctionne avec 13 langues, à savoir l'anglais, le chinois, l'hindi, l'espagnol, l'arabe, le français, le portugais, le russe, l'allemand, le japonais, le coréen, l'italien et le néerlandais. Plutôt pensé pour transcrire de gros lots de fichiers à la fois, il peut traiter des enregistrements jusqu’à 3 heures en une requête.

De son côté, Voxtral Realtime a été conçu spécialement pour la transcription en direct avec une latence configurable à moins de 200 ms, ce qui permet de s’en servir en temps réel. Selon Mistral, il surpasse GPT-4o mini Transcribe et Gemini 2.5 Flash. Prenant lui aussi en charge 13 langues, il est disponible en open-weights sous licence Apache 2.0 et peut être essayé dans Mistral Studio ou via le chatbot Le Chat.

Voxtral Realtime fait 4 milliards de paramètres et est donc suffisamment petit pour tourner sur un téléphone ou un ordinateur en local. Selon Mistral, ces deux nouveaux modèles sont à la fois moins coûteux à exploiter et moins sujets aux erreurs que les alternatives concurrentes.

Voxtral Mini Transcribe V2 est disponible via une API à 0,003 $ la minute, tandis que la variante temps réel est annoncée à 0,006 $ la minute. Cette dernière est intéressante : le dernier modèle du genre de Google a une latence d’environ 2 secondes. NVIDIA propose aussi Parakeet, un modèle ASR très performant en anglais sur GPU davantage pensé pour le traitement à grande échelle que pour la transcription multilingue.

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Orange améliore une formule Livebox et offre Eurosport 1 le temps des Jeux olympiques d’hiver

Orange vient de procéder à une petite amélioration dans une de ses offres de fibre optique. Pour les nouveaux abonnés, la formule Livebox Fibre standard comprend désormais le décodeur TV 6 à la place du décodeur TV UHD. Lancé en 2024, le décodeur TV 6 est plus compact, plus économe en énergie, plus puissant et compatible Wi-Fi 6. Il permet aussi d’utiliser Alexa en mains-libres, sans toucher la télécommande, grâce à des micros intégrés.

Décodeur TV 6. Image Orange.

Le reste n’a pas changé. Cet abonnement comprend une connexion jusqu’à 2 Gb/s partagés en réception et 800 Mb/s en émission, la Livebox S (Wi-Fi 7 bi-bande), 200 chaînes de TV ainsi que les appels illimités vers les fixes de France et plus de 110 destinations. Il coûte 29,99 €/mois pendant un an, puis 42,99 €/mois. Un engagement de 12 mois est nécessaire et des frais de mise en service de 49 € sont facturés.

On trouve des offres triple play plus accessibles sur le marché, par exemple chez SFR RED où l’on peut se construire une formule à peu près équivalente pour 29,99 €/mois (le routeur est néanmoins limité au Wi-Fi 6) ou chez Free avec la Freebox Pop à 29,99 €/mois la première année, puis 39,99 €/mois.

Par ailleurs, Orange annonce avoir renouvelé son accord de distribution avec le groupe Warner Bros. Discovery. Concrètement, cela permet aux abonnés Orange TV d’accéder à trois nouvelles chaînes, à savoir Eurosport 1, Eurosport 2, et Discovery Channel, en complément de celles déjà présentes (Warner TV, Boomerang, service HBO Max…).

À cette occasion, à compter d’aujourd’hui et jusqu’au 8 avril 2026 inclus, Orange offre aux clients Orange TV l’accès à la chaîne Eurosport 1 (sans le replay) sur leur décodeur TV et l’application Orange TV. Voilà qui tombe à pic pour suivre les Jeux olympiques d’hiver Milano Cortina, qui se tiendront du 6 au 22 février, puis les Jeux paralympiques du 6 au 25 mars.

Pour voir l’intégralité de l’événement, les chaînes Eurosport 1 et Eurosport 2 ainsi que les huit chaînes multiplex Eurosport 360 et leur replay associé, seront intégrées aux bouquets « Sports Max » et « Intense » d’Orange TV. La souscription à Eurosport peut bien sûr se faire en dehors d’Orange également.

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Stockage cloud à vie : pCloud offre 50 % pour la Saint-Valentin 2026

Février est là et avec lui, la course aux cadeaux. Cette année, pCloud propose quelque chose de différent : un stockage cloud à vie pour protéger ce qui compte vraiment. Vos photos, vos vidéos, vos moments. Sans abonnement, pour toujours.

Offrir des fleurs, c'est joli. Offrir un dîner, c'est agréable. Mais offrir la certitude que vos souvenirs communs ne disparaîtront jamais dans un téléphone perdu ou un disque dur défaillant, ça change la donne. Du 5 au 17 février 2026, pCloud casse les prix sur ses plans à vie avec plus de 50 % de réduction. L'occasion de sécuriser des années de souvenirs pour le prix d'un abonnement annuel classique.

Pourquoi le stockage à vie change tout

Les services cloud traditionnels fonctionnent par abonnement mensuel ou annuel. Vous payez, vous payez encore, vous continuez de payer. Au bout de cinq ans, vous avez dépensé une petite fortune pour un service qui s'arrête dès que vous cessez de payer. pCloud inverse la logique : un seul paiement, accès à vie. Plus de 22 millions d'utilisateurs ont déjà fait ce choix.

La proposition tombe à pic pour la Saint-Valentin. L'offre pCloud propose trois formules : 1 To à 199 € au lieu de 435, 2 To à 279 € au lieu de 599, et 10 To à 799 € au lieu de 1890. La réduction grimpe jusqu'à 58 % sur le plan le plus généreux. Faites le calcul sur dix ans : vous économisez des centaines d'euros comparé aux abonnements classiques.

Un stockage suisse qui respecte vos données

pCloud opère depuis la Suisse, un pays réputé pour sa législation stricte sur la protection des données. Vos fichiers sont hébergés dans deux centres de données, l'un aux États-Unis, l'autre au Luxembourg. Vous choisissez l'emplacement, vous gardez le contrôle. Pas de revente de données, pas d'analyse publicitaire de vos contenus. Juste du stockage sécurisé qui fait ce qu'on lui demande.

La compatibilité multiplateforme facilite l'usage quotidien. MacOS, Windows, Linux, Android, iOS : tout fonctionne de manière fluide. pCloud Drive crée un disque virtuel sur votre ordinateur, comme si vous aviez branché un disque dur externe. Sauf que ce disque est accessible partout, synchronisé instantanément sur tous vos appareils. Vous modifiez un fichier sur votre Mac, il se met à jour sur votre téléphone. Simple, efficace.

pCloud Photos : revivre vos souvenirs autrement

La nouvelle fonctionnalité pCloud Photos transforme votre stockage en galerie intelligente. Toutes vos images s'organisent automatiquement par date, créant une chronologie visuelle de votre vie. Navigation intuitive par année, recherche instantanée, possibilité d'exclure certains dossiers professionnels pour ne garder que l'essentiel. Chaque photo devient accessible en quelques secondes via une interface pensée pour le plaisir des yeux.

L'éditeur photo intégré élimine le besoin de logiciels externes coûteux. Huit filtres en un clic (Retrofilm, Vibrant, Vintage, Duotone...), ajustements précis de luminosité, contraste, hautes lumières. Recadrage, rotation, retournement. Tout se fait directement dans pCloud, modifications visibles en temps réel. Plus besoin d'exporter, modifier ailleurs, réimporter. Ça se passe là, maintenant.

Une solution pensée pour durer

Les sauvegardes automatiques via pCloud Backup protègent vos fichiers importants sans intervention manuelle. Le téléchargement automatique depuis votre smartphone libère de l'espace tout en gardant vos photos au chaud. La fonctionnalité Souvenirs fait ressurgir des moments oubliés, comme ces services qui vous rappellent ce que vous faisiez il y a trois ans à la même date. Le scanner de documents intégré transforme votre téléphone en bureau mobile.

Les options de collaboration s'adaptent à tous les usages. Partage de liens publics ou privés, invitations sur dossiers pour travailler à plusieurs, demandes de fichiers pour récupérer des contenus auprès de non-utilisateurs. Que vous soyez freelance, en télétravail ou simplement organisé, pCloud s'ajuste à votre rythme.

Cette Saint-Valentin, l'offre pCloud à vie court jusqu'au 17 février.

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Valve repousse la sortie de sa Steam Machine sur fond de hausse des prix de la RAM

Pas facile de lancer du nouveau matériel en 2026 : la forte demande en composants liée à l’IA fait exploser les prix de la RAM, et les constructeurs en font les frais. Valve a présenté en novembre dernier la Steam Machine, un PC Linux faisant office de console de salon. Le prix n’avait pas été dévoilé, l’entreprise ayant promis un lancement début 2026. Il faudra attendre encore un peu, car l’entreprise vient de repousser la sortie à la première moitié de 2026.

La future Steam Machine. Image Valve

Dans un billet de blog, Valve explique qu’elle pensait pouvoir annoncer son planning de lancement et ses tarifs dès le tout début d’année. Mais la « RAMPocalypse » est passée par là : la hausse et la disponibilité incertaine de composants clés obligent l’entreprise à revoir son calendrier de livraison et prix, en particulier pour la Steam Machine et le casque Steam Frame.

« Nous avons encore du travail à faire pour fixer des prix et des dates de lancement concrets que nous pourrons annoncer en toute confiance, en gardant à l'esprit la rapidité avec laquelle la situation peut évoluer dans ces deux domaines ». Pour le grand public, le prix de certaines barrettes de mémoire DDR5 a quasiment quadruplé en un an. Le stockage est également en forte hausse.

La RAM arrête de grimper… mais reste hors de prix

La RAM arrête de grimper… mais reste hors de prix

Pour rappel, la Steam Machine sera proposée en deux versions : 512 Go ou 2 To au choix, avec toujours 16 Go de RAM. Le mystère reste entier sur son prix, mais Valve avait annoncé que le tarif serait plus proche d’un PC d’entrée de gamme que d’une console. L’entreprise avait aussi fait comprendre qu’elle ne misait pas sur une stratégie similaire à celle du Steam Deck avec un appareil à bas prix avant de se refaire une santé sur la commission des jeux achetés sur sa boutique.

De son côté, le casque Steam Frame devrait coûter moins cher que le Valve Index, dont le kit tout compris dépassait les 1 000 €. Le nouveau Steam Controller sera affiché à un tarif compétitif par rapport aux autres manettes « avancées » sur le marché.

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Domotique : le pari Matter et Thread d’IKEA débute dans la douleur

IKEA lance depuis quelques mois une toute nouvelle gamme domotique qui est particulièrement intéressante, à la fois par ses prix très doux et par sa compatibilité native avec Matter. Ces appareils se connectent en Thread à la plateforme domotique de votre choix, sans même nécessiter un pont propriétaire, ce qui est un argument séduisant pour bon nombre d’utilisateurs. Pour autant, ce lancement est compliqué, avec de multiples retards et des produits qui sont toujours disponibles en pointillés dans les magasins et sur internet. Plus gênant, les premiers clients ne sont pas tous satisfaits et des bugs semblent encore subsister.

De nombreux bugs se cachent derrière les nouveaux produits connectés d’IKEA. Image iGeneration.

Nos confrères de The Verge listent quelques témoignages d’utilisateurs qui ont du mal à connecter leurs appareils à la domotique, tout en faisant part de leurs propres problèmes rencontrés pendant des tests. De mon côté, je n’ai actuellement que trois produits IKEA de dernière génération et ils se sont connectés sans encombre : le capteur de qualité d’air ALPSTUGA dont j’ai déjà publié le test et deux ampoules KAJPLATS qui sont en cours d’évaluation. Je les utilise principalement avec Home Assistant et ils sont reliés en Thread, sur un réseau généré notamment par des routeurs de bordure Apple (une Apple TV reliée en Ethernet et un HomePod mini).

Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison

Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison

Je précise tous ces points, car ils ont probablement leur importance. Le choix d’opter pour Matter via Thread est tourné vers l’avenir, mais IKEA fait encore partie des pionniers dans le domaine, une phrase assez triste à écrire en 2026, quand on pense que les deux standards existent depuis plusieurs années. Malgré tout, il n’y a pas encore eu de déploiement à grande échelle de cette configuration et le géant suédois de l’ameublement sera certainement le premier à faire entrer ces deux technologies dans de nombreux foyers.

Le code Matter permet de relier directement cet appareil IKEA à la domotique, en théorie du moins. Image iGeneration.

Jennifer Pattison Tuohy a contacté IKEA pour l’interroger sur les témoignages de clients mécontents et sur sa propre expérience. La journaliste de The Verge a obtenu une réponse de David Granath, responsable de la gamme maison connectée pour l’entreprise. Il confirme être au courant de ces problèmes de jeunesse et il promet des améliorations à venir, tout en notant qu’ils restent minoritaires.

Le lancement de notre gamme Matter était très attendu et, pour la majorité des clients, les produits fonctionnent de manière fluide, comme prévu. Cela dit, nous savons que certains clients rencontrent des problèmes de connexion lors de la configuration de leurs appareils dans certains environnements domestiques, et nous prenons cela très au sérieux. Nous avons une équipe dédiée qui examine les problèmes signalés et travaille en étroite collaboration avec nos partenaires de l’écosystème ainsi qu’avec la Connectivity Standards Alliance afin de mieux comprendre les difficultés et d’améliorer l’expérience.

La Connectivity Standards Alliance, CSA pour les intimes, est l’alliance derrière Matter et s’il la mentionne dans sa réponse, c’est certainement parce que le standard lui-même est encore jeune et doit s’améliorer. Chaque plateforme de domotique gère cette brique à sa manière et avec des disparités importantes. On en a d’ailleurs eu un exemple flagrant avec l’ajout des interrupteurs dans Google Home seulement cette semaine, alors qu’ils sont normalement gérés par Matter depuis le premier jour. On imagine qu’une partie de la clientèle IKEA a pu acheter les télécommandes BILRESA en pensant les utiliser chez Google.

Pire que Maison ? Google Home découvre enfin les interrupteurs connectés

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S’il n’entre pas dans les détails des bugs qui restent à corriger chez IKEA, j’ai noté sur les trois produits installés chez moi que des mises à jour du firmware étaient en attente à chaque fois, preuve que des changements sont apportés et que tout n’est pas encore finalisé. Ce n’est pas suffisant malgré tout pour corriger tous les soucis, si bien que le responsable d’IKEA renvoie vers cette page (proposée seulement en anglais), qui liste quelques pistes à explorer en cas d’anomalie.

Puisque ces produits dépendent d’un réseau Thread existant, il y a de nombreuses sources potentielles de dysfonctionnements. La passerelle DIRIGERA n’est pas nécessaire, mon installation en est la preuve, si bien que la qualité du réseau maillé dédié à la domotique dépend des routeurs de bordure tiers, comme ceux d’Apple (HomePod mini, HomePod 2 ou Apple TV 4K avec Ethernet) ou d’une autre marque. Néanmoins, même avec le pont de connexion d’IKEA, tout n’est pas parfait, comme en témoigne Cécile sur le Discord du Club iGen. Fortement équipée en produits TRÅDFRI, l’ancienne gamme domotique d’IKEA qui reposait sur du Zigbee au lieu de Thread, elle a été si déçue des latences et bugs des nouveaux produits qu’elle les a ramenés au magasin.

La nouvelle gamme a du mal à trouver sa place chez notre lectrice, pourtant entièrement équipée en produits IKEA. Merci Cécile pour la photo.

Difficile de savoir ce qui se passe dans son cas, même si je peux imaginer que le routeur de bordure intégré à la passerelle DIRIGERA puisse être en cause. Souffre-t-il lui-même de bugs ou bien sa puissance est-elle amoindrie par rapport au coordinateur Zigbee que l’on trouve également dans le pont ? Quoi qu’il en soit, c’est une preuve supplémentaire que la transition ne se fait pas aussi en douceur qu’IKEA l’aurait souhaité.

D’après ma propre expérience, je recommanderais malgré tout ces nouveaux produits si vous cherchez un équipement pas trop cher et que vous ne voulez pas ajouter un pont propriétaire pour la domotique. En gardant toutefois à l’esprit qu’il reste quelques défaillances à corriger.

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Autonomie : l’iPhone 17 Pro Max et l'iPhone 17 dominent la concurrence (malgré une capacité inférieure)

Si vous souhaitez acheter un smartphone pour son autonomie, achetez un iPhone ! Cette phrase aurait pu faire sourire il y a quelques années en arrière, lorsqu’Apple était obsédée par la finesse de ses appareils au détriment de l'endurance. Mais en 2026, le constat est implacable : avec OnePlus, Apple est la marque qui tire le mieux son épingle du jeu dans ce domaine. La performance est d’autant plus appréciable que les iPhone sont loin d’afficher les plus grosses batteries du marché et n’embarquent pas encore toutes les dernières technologies à la mode.

Image : iGeneration

Pour arriver à ce constat, nos confrères de CNET ont testé pas moins de 35 smartphones passés entre leurs mains l'an dernier.

Le sacre de l'optimisation « maison »

Dans ce classement 2025/2026, c’est l’iPhone 17 Pro Max qui trône au sommet. Facturé à partir de 1 479 € (1 199 $ HT), il est certes le modèle le plus onéreux du top 5, mais il prouve que la débauche de puissance ne nuit pas à l'endurance. Avec sa batterie de 5 088 mAh, il n’est pourtant pas le mieux doté sur le papier. Sa victoire, il la doit avant tout à l’intégration verticale : la puce A19 Pro et iOS 26 forment un duo d’une efficacité redoutable que la concurrence peine encore à égaler.

Juste derrière, on assiste à un match serré. L’iPhone 17 de base et le OnePlus 15 se partagent la deuxième marche du podium. Le cas de l'iPhone 17 est d'ailleurs le plus probant : malgré la plus petite capacité de batterie de tout le classement, il parvient à devancer des monstres d'énergie. À l’inverse, le OnePlus 15 mise sur la force brute avec l’une des plus grosses capacités recensées.

Le classement des smartphones avec la meilleure autonomie
Rang Modèle Prix (HT) Capacité Batterie Silicium-Carbone
1  iPhone 17 Pro Max 1 199 $ 5 088 mAh Non
2 iPhone 17 829 $ 3 692 mAh Non
2 OnePlus 15 900 $ 7 300 mAh Oui
3 Poco F7 Ultra 649 $ 5 600 mAh Oui
4 iPhone 17 Pro 1 099 $ 4 252 mAh Non
5 Motorola Edge (2025) 550 $ 5 200 mAh Non
5 Moto G Stylus (2025) 400 $ 5 000 mAh Non
5 OnePlus 13R 600 $ 6 000 mAh Oui
5 OnePlus 15R 700 $ 7 400 mAh Oui

La percée du silicium-carbone

Si Apple brille par son logiciel, OnePlus impressionne par son matériel. La marque chinoise place trois modèles dans le haut du panier grâce à l'adoption généralisée des batteries silicium-carbone. Cette technologie permet d'intégrer des capacités bien plus importantes dans un châssis identique sans l'épaissir. Dans ce peloton de tête, seul le Poco F7 Ultra parvient à jouer sur ce terrain avec une technologie similaire pour un prix bien plus agressif.

La batterie de l’iPhone 17 - image : iFixit

L’iPhone 17 Pro s’adjuge quant à lui la quatrième place, confirmant au passage que le « petit » modèle Pro n’a plus à rougir face à son grand frère en termes de solidité. La suite du classement est nettement plus hétéroclite avec une cinquième position partagée par plusieurs appareils. On y retrouve un mélange surprenant entre le milieu de gamme de Motorola — représenté par les Moto G Stylus et Edge (édition 2025) — et les déclinaisons « R » de chez OnePlus, les 13R et 15R.

L’iPhone 17 Pro Max écrase la concurrence en autonomie

L’iPhone 17 Pro Max écrase la concurrence en autonomie

Streaming et endurance : deux salles, deux ambiances

Le protocole de test s’est divisé en deux étapes : le streaming vidéo intensif et un test de « stress » simulant un usage quotidien varié.

Sur le streaming vidéo (luminosité au maximum via Wi-Fi), l’iPhone 17 Pro Max reste intouchable. On notera toutefois la bonne surprise du Samsung Galaxy S25 Plus. S’il accroche une cinquième place honorable sur ce test précis, le navire amiral de Samsung s’effondre malheureusement dès que les tâches deviennent plus gourmandes.

Lors du test d’endurance de 45 minutes (mêlant jeu, réseaux sociaux et appels vidéo), Apple réalise un véritable tir groupé. Derrière le 17 Pro Max, on retrouve trois autres iPhone, dont l’étonnant iPhone 16E. Les Pixel 10 et 10 Pro Fold de Google s’en sortent également avec les honneurs, tout comme le Motorola Razr 2025, prouvant au passage que les pliables ne sont plus les parents pauvres de l’autonomie.

Image : CNET

L’autonomie d’un smartphone ne se résume pas à sa batterie

Comme nous le rappelons régulièrement, la capacité brute exprimée en mAh n’est qu’une partie de l’équation. La qualité du signal réseau, la luminosité de la dalle et, surtout, votre propre usage quotidien sont des variables déterminantes. Mais au final, c’est bien la symbiose entre le processeur et le logiciel qui permet à un iPhone de durer plus longtemps qu’un smartphone Android doté d’un réservoir bien plus conséquent.

Ce qui est d’autant plus intéressant pour Apple, c’est qu’elle dispose d’une bonne marge d’amélioration à court terme. La gamme iPhone 18 devrait voir la généralisation des puces modem « maison », qui brillent par leur frugalité énergétique. Enfin, l’adoption future de ces batteries en silicium-carbone pourrait offrir à Cupertino encore plus de latitude : soit pour pousser l'autonomie vers de nouveaux sommets, soit pour affiner encore un peu plus ses châssis. La balle est dans le camp de Tim Cook

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Studio Display 2 : du 90 Hz pour ménager le Thunderbolt 5 ?

C’est le serpent de mer qui commence enfin à sortir la tête de l'eau. Depuis le lancement du Studio Display en 2022, on attendait de voir comment Apple ferait évoluer son moniteur "grand public" — si tant est que 1 749 € soit un prix abordable. Entre les rumeurs, alimentées par des fuites de builds internes d'iOS 26 et les couloirs de la régulation chinoise, il est possible de dresser un portrait de plus en plus précis du successeur. Toutefois, de nouvelles révélations de MacRumors viennent bousculer certaines « certitudes ».

Un nouvel écran apparaît chez le régulateur chinois : Studio Display ou Pro Display XDR ?

Un nouvel écran apparaît chez le régulateur chinois : Studio Display ou Pro Display XDR ?

Le dilemme de la fluidité : 90 Hz plutôt que 120 Hz ?

C'est la grosse interrogation que MacRumors vient de mettre sur la table. Alors qu'on espérait un passage au ProMotion (120 Hz) pour s'aligner sur les MacBook Pro et les iPad Pro, Cupertino pourrait jouer la carte du compromis avec une dalle à 90 Hz. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? La réponse tiendrait en un mot : la bande passante. Si le Thunderbolt 5 arrive et permet techniquement de gérer du 5K à 120 Hz sans broncher, Apple souhaiterait conserver une marge de manœuvre suffisante pour les périphériques chaînés, comme les disques durs ou les interfaces audio, sans saturer le bus. Le 90 Hz offrirait un gain de fluidité immédiat par rapport au 60 Hz actuel, tout en ménageant les ressources.

Outre cette fréquence de rafraîchissement inédite, le Studio Display 2 devrait corriger les principaux griefs adressés au premier modèle. Le passage probable au Mini-LED permettrait enfin d'offrir un contraste digne de ce nom et un support HDR qui ne soit pas que symbolique. Sous le capot, l'intégration d'une puce A19 ou A19 Pro viendrait booster les fonctions intelligentes comme Center Stage et le traitement audio spatial.

Si Apple opte réellement pour cette fréquence intermédiaire, ce serait une première pour la marque qui nous a habitués au binaire 60/120. Ce serait éventuellement une manière de différencier le Studio Display du futur Pro Display XDR, tout en offrant enfin cette sensation de plus grande fluidité lors du défilement des pages Web ou du montage vidéo. La prudence est toutefois de mise : certaines informations proviennent de builds datant de début 2025. Apple a entre temps eu le temps de faire évoluer sa copie. La réponse définitive devrait tomber d’ici la fin du semestre.

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M5 Max et M5 Ultra : iOS 26.3 lève un coin du voile sur les futures puces d'Apple

Il se murmure depuis quelques jours que la sortie des nouveaux MacBook Pro est étroitement liée à celle de macOS 26.3. Un nouvel indice, repéré par Nicolás Alvarez dans le code d’iOS 26.3, vient renforcer cette idée et suggère que le suspense touche à sa fin.

Des matricules qui ne trompent pas

Dans les entrailles de cette version RC, deux nouveaux systèmes sur puce (SoC) ont fait leur apparition sous les noms de code T6051 et T6052, associés aux plateformes H17C et H17D. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la nomenclature interne de Cupertino, le chiffre « 17 » fait directement référence à la génération M5 (la puce M5 standard étant identifiée comme H17G).

iOS et iPadOS 26.3 Release Candidate disponible pour les développeurs et abonnés beta

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MacBook Pro M5 : une arrivée imminente dans le sillage de macOS 26.3 ?

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Historiquement, le suffixe « C » désigne les puces Max et le « D » les variantes Ultra. Si l'on suit cette logique arithmétique, Apple prépare activement le terrain pour ses puces les plus musclées.

Le mystère du "S" manquant

Curieusement, une pièce manque encore au puzzle : le matricule T6050 (H17S), qui devrait normalement correspondre à la puce M5 Pro. Cette absence soulève plusieurs hypothèses alors que tout le monde attend de nouveaux MacBook Pro équipés justement de déclinaisons Pro et Max :

  • L'identifiant de la puce M5 Pro n'a tout simplement pas encore été intégré au code d'iOS 26.3.
  • Apple a décidé de modifier sa nomenclature interne (peu probable, vu la constance passée).
  • Apple pourrait bousculer son calendrier en mettant l'accent sur les configurations les plus haut de gamme.
  • Avec les performances en hausse de la puce M5 et la modularité attendue des puces haut de gamme, le M5 Pro n’aurait tout simplement plus d’intérêt et ne verrait pas le jour.
Puce (Probable) Identifiant Plateforme
M5 Max T6051 H17C
M5 Ultra T6052 H17D
M5 Pro Absent (T6050?) Absent (H17S?)

Un calendrier qui s'accélère pour le Mac

La présence de la puce Ultra (H17D) est particulièrement intrigante. Comme vous le savez, les puces Ultra sont généralement réservées au Mac Studio ou au Mac Pro. Aura-t-on dans les semaines qui viennent un renouvellement plus important de la gamme d’ordinateurs d’Apple qu’escompté ? C’est une possibilité à ne pas exclure !

MacBook Pro M5 : la sortie approche, et elle pourrait être plus intéressante que prévu

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Le mode Isolement de l’iPhone, boss final du déverrouillage pour le FBI

De temps en temps, le FBI (et les quelques autres agences à trois lettres qui parsèment les USA) se retrouvent le bec dans l’eau face aux verrouillages des iPhone, bien plus souvent que face à Android. Il y a quelques temps (déjà 10 ans...), c’était le cas d’un iPhone 5c qui était devenu emblématique, et si les cas sont moins médiatisés depuis quelques années, ce n’est pas pour autant que l’agence fédérale décapsule tous les smartphones de Cupertino, loin de là.

Ce mode semble être particulièrement casse-pieds pour le FBI. Captures MacGeneration.

Pour rappel, c’est l’iPhone 5c de Syed Rizwan Farook, l’un des auteurs de l’attentat de décembre 2015 à San Bernardino qui a mis en lumière les solides sécurités intégrées aux iPhone et à iOS pour protéger les données du client, au point que même le FBI s’y est cassé les dents.

Le FBI raconte au compte-gouttes sa technique d

Le FBI raconte au compte-gouttes sa technique d'accès à l'iPhone 5c

Au final, l’agence a certes réussi à mettre la main sur les données contenues dans l’appareil, mais seulement après plusieurs mois de tentatives infructueuses et un appel à l’aide officiel d’Apple, qui est restée inflexible sur le sujet. Pour Cupertino, il était hors de question de dévoiler la moindre faille exploitable de ses téléphones, même si la direction d’Apple comprenait les bonnes intentions dans l’affaire : montrer qu’une faille existe, même sans la dévoiler, aurait poussé tous les hackers du monde à la course à l’exploit.

Le mode Lockdown, ou mode hardcore pour les agences ?

Dans le cadre d’une perquisition chez la journaliste Hannah Natanson, soupçonnée d’avoir participé à la fuite de documents classifiés, le FBI a saisi un iPhone, deux ordinateurs portables et une montre connectée. Et comme le rapporte 404media, le smartphone semble donner du fil à retordre aux analystes de l’agence, et le communiqué du FBI Computer Analysis Response Team est là pour en attester :

L’iPhone étant en mode Lockdown, le CART [pour Computer Analysis Response Team, NDLA] n’a pas pu extraire les données de l’appareil.

Le FBI recueille toutes les données possibles permettant de confirmer la source d’une fuite provenant du Pentagone concernant la réorganisation de l’appareil militaire américain. Soupçonnant Aurelio Perez-Lugones d’être la taupe utilisée par la journaliste, l’accès aux données du téléphone de cette dernière serait bien utile pour confirmer ces soupçons, et apporter des preuves devant la justice. Manque de chance, celui-ci « a été trouvé allumé et en charge, son affichage indiquant que l’iPhone était en mode Lockdown ».

Apple dévoile un « mode Lockdown » pour limiter au maximum les attaques sur iPhone et Mac

Apple dévoile un « mode Lockdown » pour limiter au maximum les attaques sur iPhone et Mac

Ce mode, autrement appelé mode « Isolement » en français, a été créé par Apple suite à l’affaire du logiciel Pegasus mis au point par l’entreprise israélienne NSO Group. Celui-ci permettait d’entrer dans l’iPhone de la cible souhaitée sans intervention de celle-ci, simplement par l’envoi d’un message piégé. Le logiciel permettait ensuite de récupérer autant d’info que le souhaitait le commanditaire, sans se faire repérer en dehors d’unités spécialisées. Apple décrit elle même ce mode comme étant spécifiquement créé « pour réduire la surface d’attaque qui pourrait potentiellement être exploitée par des logiciels espions mercenaires hautement ciblés, certaines apps, certains sites web et certaines fonctionnalités sont strictement limités pour des raisons de sécurité, et certaines expériences peuvent ne pas être disponibles du tout ».

Grâce à iOS 12, Apple bloque les extractions de données des boîtiers GrayKey

Grâce à iOS 12, Apple bloque les extractions de données des boîtiers GrayKey

Entre autres, la connexion au moindre appareil externe, que ce soit un ordinateur ou une clé USB, nécessite que l’iPhone soit déverrouillé pour être acceptée. Voilà qui complique la tâche au FBI, la quasi totalité des outils permettant de percer les sécurités d’Apple, comme ceux de Cellebrite ou Graykey par exemple, nécessitant d’être physiquement connecté à l’iPhone.

Les iPhone ont aussi acquis discrètement une autre fonction de protection, redémarrant l’appareil quand il n’a pas été utilisé pendant une période donnée, rendant toute tentative d’intrusion bien plus complexe.

Petite cerise sur le gâteau (ou caillou dans la chaussure, selon l’angle sous lequel on voit la chose), l’iPhone ne serait pas le seul appareil qui donne du fil à retordre au FBI : la journaliste possédait aussi un MacBook Pro, dont les autorités n’ont toujours pas réussi à faire une image du contenu pour le moment... décidément, les mesures de sécurité d’Apple semblent bien coriaces.

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