En novembre dernier, Google a fait sauter une barrière entre iOS et Android en permettant d’envoyer des fichiers via AirDrop sur un Pixel 10. Si la fonction n’est proposée que sur la dernière gamme de smartphone de Google, cela devrait changer à l’avenir. Comme l’a remarqué WccfTech, l’entreprise a prévu un déploiement plus important en 2026.
Partage de photo en AirDrop entre un iPhone et un téléphone Android. Image iGeneration
Le vice-président de l'ingénierie pour la plateforme Android a vendu la mèche à l’occasion d’une conférence de presse à Taipei. « L'année dernière, nous avons lancé l'interopérabilité AirDrop. En 2026, nous allons l'étendre à beaucoup plus d'appareils », a déclaré Eric Kay. Il ajoute :
Nous avons consacré beaucoup de temps et d'énergie à nous assurer que nous pouvions créer quelque chose qui soit compatible non seulement avec l'iPhone, mais aussi avec les iPad et les MacBook. Maintenant que nous en avons fait la preuve, nous travaillons avec nos partenaires pour l'étendre au reste de l'écosystème, et vous devriez voir très bientôt des annonces très intéressantes à ce sujet.
Selon Google, le canal de communication entre Quick Share et AirDrop a été créé en combinant une base technique sûre et une vérification rigoureuse. L'entreprise a fait appel à Rust, un langage dont les règles de compilation réduisent fortement les risques liés à la mémoire. Elle a aussi effectué un ensemble d’audits et d’attaques simulées pour éprouver la solidité de la fonctionnalité de transfert de fichiers.
Google a visiblement réussi à rendre interopérables AirDrop et Quick Share sans l’aide d’Apple. Côté Android, la compatibilité s’appuie sur une mise à jour de Quick Share Extension, distribuée via le Play Store et poussée progressivement, ce qui permet à Google de faire évoluer la fonction sans attendre une mise à jour système complète. Reste à voir quels seront les prochains appareils Android sur la liste. Des indices laissent penser que les Pixel 9 pourraient être parmi les prochains servis
Voici une bonne affaire si vous voulez changer de Mac. Le Mac mini M4 avec 512 Go de stockage et 24 Go de RAM est en ce moment affiché à 1 044,11 € chez Amazon Allemagne, contre 1 199 € en Apple Store français. Cela représente 13 % d’économies sur cette machine solide qui devrait vous tenir des années. En comparaison, le modèle similaire est affiché à 1 159,89 € chez Amazon France.
Image Apple
On notera que le prix diffère entre la fiche produit et celui réellement facturé : le site ajuste la TVA en entrant une adresse française. Le produit est vendu et livré par Amazon, sachant qu’il est parfaitement possible de commander avec son compte français. La même bécane est à 1 124,27 € chez Amazon Italie.
Pour une machine moins musclée, Amazon France propose le modèle d’entrée de gamme 16/256 Go à 649,99 €, soit 7 % de réduction. Le modèle 16/512 a droit à la même ristourne, ramenant son prix à 886 €.
Le Mac mini M4 a inauguré un nouveau design moins encombrant qui se place entre l’Apple TV et le Mac Studio. C’est un ordinateur qui consomme peu et qui reste discret même en pleine charge. Sa puce M4 sera largement suffisante pour des besoins basiques comme avancés. On regrettera peut-être l’absence de ports USB-A, mais c’est un défaut qui s’oublie facilement après l’achat d’un hub USB-C.
Station d’accueil Ugreen. Image Ugreen
Vous pouvez sinon investir dans une station d’accueil, un socle sur lequel mettre votre Mac permettant de récupérer quelques ports. Ugreen a justement un modèle 11-en-1 en promo avec un boîtier pour SSD NVMe. Il est affiché à 64,99 €, contre 99,99 € au lancement. La version avec un emplacement plus rapide (40 Gb/s, 3,6 Go/s en pratique) revient de son côté à 127 €.
Avant la présentation des nouveaux AirTags, une rumeur suggérait qu’Apple allait corriger un des défauts constatés sur la première génération : la désactivation du haut-parleur interne trop simple. Un premier démontage semblait corroborer cette idée en notant que la colle utilisée pour maintenir le haut-parleur en place était bien plus forte, tout en relevant que l’appareil fonctionnait normalement même sans émetteur de son. Le spécialiste iFixit a ouvert la balise et le constat est même pire : retirer le haut-parleur est inutile, il suffit d’en couper la liaison avec la carte mère pour le rendre inopérant et Apple n’a rien prévu dans ce cas de figure.
Le haut-parleur est peut-être mieux accroché dans l’AirTag 2, mais il est alimenté par deux petits fils qui sont reliés à la carte-mère. Il suffit de les retirer, soit proprement en les dessoudant comme ils l’ont fait dans la vidéo, soit probablement en coupant ces fils, pour que le produit n’émette plus aucun son. Jusque-là, Apple n’est pas vraiment en faute, même si on aurait pu imaginer une conception interne qui rende la pratique moins facile. En revanche, rien ne semble avoir été prévu pour contrer la modification et l’AirTag fonctionnera comme avant, mais sans émettre de son.
C’est un problème, car on a bien vu sur la première génération que des personnes malveillantes modifiaient des AirTags pour les rendre muets et suivre des personnes à leur insu. En théorie, Apple a prévu des contre-mesures qui passent notamment par l’émission d’une sonnerie si l’une de ses balises suit une personne alors qu’elle n’est pas associée à son propre compte. Même si d’autres protections, cette fois logicielles, ont été mises en place, un AirTag muet reste un redoutable appareil de pistage et on pouvait espérer que la Pomme améliore cet aspect.
Démontage de l’AirTag 2 toujours, le youtubeur electronupdate a effectué le sien qui s’intéresse davantage aux puces présentes sur la carte-mère. On découvre notamment qu’Apple a utilisé la puce nRF52840 de Nordic Semiconductor pour la connectivité Bluetooth, une mise à jour par rapport à la première génération et certainement une bonne partie de l’explication de la meilleure portée du traqueur. La puce UWB 2 est aussi détaillée, même s’il ne s’agit en réalité pas d’un seul composant, mais plutôt d’un ensemble de puces regroupées en une seule par Apple. Ce démontage donne une meilleure idée de l’ingénierie très sophistiquée qui est nécessaire pour un produit aussi compact et pas cher (pour Apple).
Pour en savoir plus sur l’AirTag 2, je vous renvoie vers notre test complet qui met en avant les nouveautés à l’usage, dont le haut-parleur plus puissant et surtout la portée améliorée pour la géolocalisation précise.
L’une des grandes nouveautés de ce premier semestre devrait être le MacBook « low-cost ». Ce fameux ordinateur portable, dont le ticket d’entrée se situerait entre 699 $ et 799 $, aurait la particularité d'embarquer une puce d’iPhone. Mais pour tenir ce prix plancher dans un contexte de hausse du coût des composants, Apple s'apprête visiblement à faire des compromis, qui pourraient en frustrer certains.
Comme chacun sait, la particularité de ce MacBook, c’est qu’il n’embarquerait pas une puce de la série M, mais l’A18 Pro. C’est le système sur puce que l’on trouve actuellement dans les iPhone 16 Pro. En termes de performances pures, on resterait sur quelque chose de comparable à une puce M1, voire un peu mieux…
Selon les dernières indiscrétions du Mirror Daily à Taïwan, le vrai point de friction concerne la mémoire vive. Alors que les rumeurs évoquaient initialement 12 Go pour suivre les exigences d'Apple Intelligence, la firme de Cupertino aurait finalement tranché pour 8 Go de RAM. Un choix dicté par les tensions sur le marché de la mémoire, mais qui fait un peu tache en 2026.
Apple semble considérer que pour une machine d'entrée de gamme, le minimum vital de 2024 reste la norme, quitte à brider les ambitions multitâches de l'engin. Cela pose toutefois une question : cet appareil sera-t-il réellement à l'aise avec Apple Intelligence sur la durée ? On n’imagine pas le contraire, mais c’est justement l’arrivée de cette technologie qui avait enfin convaincu Apple de revoir la dotation de base de ses autres ordinateurs.
Enfin un vrai successeur à l’iBook ?
Un écran plus petit et des couleurs acidulées
Côté design, il ne faudra pas s'attendre au châssis du MacBook Air 13 pouces actuel. Ce nouveau modèle arborerait une dalle de 12,9 pouces, un format qui rappelle feu le MacBook Retina. Pour compenser cette cure d'amincissement technique, Apple jouerait la carte de la séduction visuelle avec des coloris vifs, comme le jaune, histoire de bien marquer la différence avec le sérieux (et la sobriété) de la gamme Pro.
Pour atteindre ce prix psychologique sous la barre des 800 $ tout en préservant ses marges, les ingénieurs d'Apple auraient tranché dans le vif sur plusieurs points :
Connectique : adieu le Thunderbolt. Il faudrait se contenter d'un contrôleur USB 3.2 Gen 2 (10 Gb/s).
Châssis : Apple reprendrait la structure en aluminium du MacBook Air, mais avec des composants internes simplifiés.
Clavier : si le trackpad haptique serait de la partie, le rétroéclairage du clavier passerait à la trappe.
Un futur best-seller ?
Malgré ces compromis, Apple se montre ambitieuse. La firme aurait déjà sécurisé ses stocks de composants et tablerait sur un volume de ventes annuel compris entre 5 et 8 millions d'unités. À 699 $, ce MacBook deviendrait l'arme fatale pour reconquérir le marché de l'éducation et faire de l'ombre aux Chromebooks les plus onéreux.
Lors d’une réunion interne avec ses employés, Tim Cook a balayé l’actualité dense de Cupertino, entre optimisme technologique et réorganisation de l'état-major. À l’approche du cinquantième anniversaire d’Apple, le CEO a longuement défendu son virage vers l’intelligence artificielle tout en présentant la récente vague de départs au sein de la direction comme une étape planifiée de sa stratégie de succession. De la gestion des pénuries de composants aux ambitions renouvelées sur les marchés émergents, le patron de Cupertino dessine les contours d'une entreprise en pleine transition, bien décidée à marquer le coup en avril prochain.
Sur le front de l’intelligence artificielle, Tim Cook affiche un optimisme sans faille. Pour lui, l’IA représente « l’une des opportunités les plus profondes de notre existence ». Un refrain bien connu, mais qu’il martèle avec conviction : « Je crois sincèrement qu’aucune entreprise n’est mieux positionnée qu'Apple pour permettre à ses clients d’utiliser l’IA de manière profonde et significative. »
Interrogé sur l’émergence de nouveaux types d'appareils dédiés à l'IA chez la concurrence, Cook ne semble pas s'en inquiéter. Au contraire, il y voit un nouveau terrain de jeu : « De nouvelles catégories de produits et de services verront le jour grâce à l'IA, et cela nous réjouit énormément. » Pourtant, en coulisses, tout n'est pas si simple. Apple a dû récemment revoir ses ambitions pour Health+, son service de coaching dopé à l’IA, qui semble accuser un certain retard face à une concurrence très agressive.
L'année 2026 est particulière : elle marque le cinquantième anniversaire d'Apple. Une étape symbolique qui pousse Tim Cook à une certaine introspection, mais aussi à une planification rigoureuse de l'avenir. Le CEO a d'ailleurs admis être « obsédé » par la question de sa succession : « Je passe énormément de temps à réfléchir à qui sera dans la pièce dans 5, 10 ou 15 ans. »
Cette réflexion intervient alors qu'Apple traverse une période de transition majeure au sein de sa direction. En l'espace de quelques mois, Jeff William, le directeur des opérations, Lisa Jackson, la responsable des affaires environnementales et Katherine Adams, la directrice juridique ont tous annoncé leur départ à la retraite. Si Cook assure que ces mouvements étaient « orchestrés » et « sans surprise », il est resté plus discret sur les départs récents de John Giannandrea ou d'Alan Dye. « C’est le rôle d’un dirigeant de prévoir ces choses-là. Quand les gens atteignent un certain âge, certains partent à la retraite, c’est naturel », a-t-il tempéré.
Un demi-siècle de souvenirs et des défis logistiques
Apple fêtera ses 50 ans en avril prochain. Un moment que Tim Cook compte célébrer dignement : « Quand on s’arrête un instant pour penser aux 50 dernières années, cela réchauffe le cœur. Je vous promets une célébration à la hauteur. »
Mais au-delà des festivités, la réalité opérationnelle impose ses contraintes. Le patron d'Apple a confirmé que l'entreprise devait composer avec une pénurie mondiale de puces mémoire. Sabih Khan, le nouveau monsieur opérations, est d'ailleurs mobilisé sur le sujet. « C'est un vrai problème, mais nous avons la meilleure équipe au monde pour le gérer et nous explorons plusieurs options pour contourner cet obstacle », a assuré Cook.
Enfin, Apple continue de miser gros sur l'international. Si les parts de marché restent encore « modestes » en Inde ou en Malaisie, le potentiel de croissance de ces marchés émergents demeure une priorité absolue pour Cupertino dans les années à venir.
Il ne se passe pas un jour ou presque sans que l’on disserte sur l’arrivée imminente des nouveaux MacBook Pro M5. Pourtant, et si nous faisions fausse route en fixant l'horizon du côté des Mac ? L’iPhone 17e pourrait bien griller la priorité aux portables professionnels de Cupertino. Selon Macwelt, la déclinaison allemande de Macworld, le successeur de l'éphémère iPhone 16e pourrait pointer le bout de son nez dès le 19 février.
Image : iGeneration
Un jour de présentation inhabituel pour un iPhone
Le rapport s'appuie sur une source anonyme familière des informations circulant chez les accessoiristes et fabricants de coques. Selon ces bruits de couloir, l’iPhone 17e serait lancé le jeudi 19 février. Un choix de calendrier qui interpelle : Apple délaisse rarement ses habitudes du début de semaine (lundi, mardi ou mercredi) pour ses annonces matérielles majeures.
Toutefois, pour un modèle qui n’est pas précisément le fer de lance de la gamme, mais plutôt un levier de volume, Apple pourrait s'autoriser une entorse à ses propres dogmes. Après tout, dans cette catégorie de produits, l'essentiel est ailleurs.
Image : Apple
Sous le capot : une mise à jour loin d'être anecdotique
Malgré son positionnement "entrée de gamme", ce futur iPhone 17e corrigerait l'un des manques les plus agaçants de son prédécesseur. Si l'on en croit les rumeurs, le support de la recharge sans fil MagSafe serait enfin de la partie. Une mise à niveau logique, tant l'absence de cette technologie sur l'iPhone 16e paraissait anachronique.
En ce qui concerne les spécifications techniques, l’iPhone 17e devrait embarquer :
une puce A19 : Apple ne ferait pas de quartier sur la puissance brute.
le modem C1X : une connectivité revue à la hausse avec des débits potentiellement deux fois plus rapides que ceux du modem C1 original.
la puce réseau N1 : la gestion du Wi-Fi, du Bluetooth et du protocole Thread serait confiée à cette nouvelle puce maison.
Si l'intérieur fait peau neuve, l'extérieur resterait ancré dans le passé. L’iPhone 17e conserverait son design actuel, conservant ainsi l'encoche au détriment de la Dynamic Island, ainsi qu'un unique capteur photo au dos. Apple semble vouloir maintenir une hiérarchie visuelle claire : à l'iPhone 17e les entrailles modernes, aux modèles Pro le prestige du design.
C’était l’une des nouveautés les plus attendues de l'année. Health+, le futur coach santé d'Apple qui devait être l'une des attractions phares de la WWDC, semble avoir été, au mieux, repoussé aux calendes grecques.
Selon des sources proches du dossier, la firme de Cupertino a revu ses ambitions à la baisse pour son service de coaching virtuel. Ce projet, connu sous le nom de code « Mulberry », a été mis en sommeil ces dernières semaines, marquant un tournant dans la stratégie de santé connectée de la marque. Plutôt que de lancer un service autonome, Apple prévoit désormais d'intégrer certaines de ses fonctionnalités boostées à l'intelligence artificielle de manière fragmentée, au fil du temps, au sein de l'application Santé existante.
Ce changement de cap fait suite à un remaniement de taille au sommet de la division Santé. Après le départ à la retraite de Jeff Williams à la fin de l'année dernière, c'est désormais Eddy Cue, le patron des services, qui a repris les rênes.
Le message de Cue en interne est limpide : Apple doit accélérer et devenir plus compétitif. L'ancien lieutenant de Steve Jobs n'a pas caché son insatisfaction face au plan initial, jugeant qu'il ne permettait pas de rivaliser avec des acteurs comme Oura ou Whoop, dont les applications iPhone sont souvent jugées plus pertinentes et percutantes. Dans cette optique, même Apple Fitness+ pourrait subir une cure de jouvence pour mieux tenir tête à Peloton.
Eddie Cue en 2017. Image Apple
Un marché qui n'attend pas Cupertino
Ce qui est fascinant dans cette affaire, c’est qu’un tel service est dans les tuyaux d’Apple depuis plusieurs années. À force de tergiverser, Apple se retrouve distancé sur un marché toujours plus concurrentiel. Pendant que Cupertino peaufine ses algorithmes, Samsung gagne du terrain et des plateformes comme Strava consolident leurs positions.
Plus inquiétant encore, l'irruption d'OpenAI avec son récent « ChatGPT Health » montre que la concurrence est désormais capable d'analyser des données de santé et de fournir des conseils personnalisés avec une agilité que l'on ne retrouve plus forcément chez Apple. Initialement prévu pour iOS 26, puis repoussé au printemps dernier, Health+ voit son destin une nouvelle fois lié au calendrier d'iOS 27, sans aucune garantie de sortie globale.
Du studio d'Oakland à l'IA générative
Pourtant, les moyens mis en œuvre étaient importants. Apple avait notamment fait construire un studio de contenu à Oakland, en Californie, pour produire des vidéos pédagogiques destinées à expliquer des pathologies médicales ou à guider les utilisateurs dans leurs programmes de bien-être. Si le service est réduit à peau de chagrin, ces contenus ne seront pas perdus : ils seront réutilisés dans l'application Santé dès cette année.
Parmi les autres fonctionnalités encore sur les rails, on notera :
Analyse de la marche : L’utilisation de la caméra de l’iPhone pour évaluer la démarche de l’utilisateur.
Chatbot Santé : Un agent conversationnel basé sur le système interne World Knowledge Answers, conçu pour rivaliser avec Gemini ou Perplexity.
Siri version iOS 27 : Une intégration plus profonde pour répondre à des questions complexes sur son propre bilan de santé.
En somme, Apple semble vouloir privilégier l'intégration de l'IA au cœur de son système plutôt que de lancer un service supplémentaire par abonnement. Au final, c’est peut-être ainsi qu’Apple arrivera à se distinguer. Ses principaux concurrents ont tous un point commun (ou presque) : ils nécessitent un abonnement.
Si votre Apple Watch n'a pas encore basculé sur le watchOS 26, une petite révision s’impose. Apple vient de déployer watchOS 11.6.2, une version qui, sous des dehors mineurs, règle un problème de connexion aux services de secours en Australie.
Le bal des mises à jour continue à Cupertino. Parallèlement aux systèmes de nouvelle génération, Apple n’oublie pas les utilisateurs restés sur watchOS 11. Cette version 11.6.2 s'adresse spécifiquement aux Apple Watch Series 6 et ultérieures (jusqu'à la Series 10), ainsi qu'aux modèles SE 2 et aux deux générations d'Apple Watch Ultra.
Un correctif crucial pour les appels d'urgence
Comme souvent avec ces versions de maintenance, les notes de version initiales restaient particulièrement laconiques, se contentant du traditionnel refrain sur les « corrections de bugs importantes ». Mais le diable se cache dans les détails.
Apple a finalement précisé que cette mouture corrige un dysfonctionnement lié au réseau cellulaire. Plus précisément, un bug pouvait empêcher l’établissement d'une connexion avec les services d’urgence en Australie, probablement le même qui a fait l’objet d’un correctif il y a quelques jours pour iOS.
Pas de panique si vous ne voyez rien apparaître dans l'application Watch de votre iPhone : watchOS 11.6.2 ne s'affichera que si votre toque n'a pas encore franchi le pas vers watchOS 26 (ou une version ultérieure). Pour les autres, c'est le moment de poser la montre sur son galet de recharge et de lancer le téléchargement…
En 2021, des études financées par Meta elle-même ont démontré que les posts d’Instagram avaient des répercussions non négligeables sur l’image qu’avaient les adolescentes de leur corps, Mark Zuckerberg s’est fendu à l’époque d’un e-mail à ses lieutenants. Cet e‑mail a été exhumé dans le cadre d’une procédure menée par un avocat qui accuse Meta d’avoir présenté ses produits comme sûrs pour les adolescents, alors que Zuckerberg connaissait les dérives observées, comme le rapporte The Verge. Dans ce mail, plutôt que de prendre acte de l’étude, il a préféré s’en prendre à sa cible favorite : Apple.
Des échanges bien embêtants ont fuité des bureaux de Meta... Image Wikipedia/Nokia621, CC-BY 4.0.
Que les réseaux sociaux provoquent des soucis de perception de leur corps chez les adolescentes est un secret de polichinelle, tant les résultats sont déjà visibles comme un éléphant dans un corridor. Cependant, une étude permet de quantifier et d’officialiser les choses, et c’est l’une d’elles, commandée par Meta elle-même, qui a rendu des résultats accablants pour Instagram.
Ainsi, une adolescente sur trois verrait ses problèmes d’image corporelle aggravés par le réseau social et ses publications, et 32 % de la population interrogée dit se sentir mal dans leur corps, et affirme qu’Instagram les fait se sentir encore plus mal. Pire encore, 13 % des adolescentes britanniques et 6 % des adolescentes américaines ayant des pensées suicidaires interrogées attribuent leurs pensées à Instagram.
L’étude citée dans le reportage du Wall Street Journal de 2021 souligne une révélation accablante pour Meta : l’article indique en effet que l’entreprise était au courant depuis plusieurs années des effets du réseau social sur les adolescentes, avant même cette étude. L’entreprise de Mark Zuckerberg a cependant préféré mettre les faits sous le tapis, minimisant l’ampleur du problème devant les médias et les consommateurs.
Plutôt que de prendre acte de ces problèmes et de tenter de les corriger, Mark Zuckerberg a donc préféré s’en prendre à ses concurrents, et spécialement Apple :
Apple, par exemple, ne semble pas étudier tout ça. À ma connaissance, ils n’ont personne pour revoir ou modérer le contenu et ils n’ont même pas de système de signalement dans iMessage. Ils ont adopté l’idée que chacun est responsable de ce qu’il fait sur la plateforme et, en ne prenant pas cette responsabilité à leur charge, ils n’ont pas constitué d’équipe ni produit une myriade d’études examinant les compromis liés à leur approche. Et, de façon assez surprenante, cela a plutôt bien fonctionné pour eux.
Si beaucoup de choses peuvent être reprochées à Apple, Mark Zuckerberg tente pourtant ici une comparaison qui n’est pas vraiment équilibrée ni logique. Dans un premier temps, il semble étrange de comparer les deux services : Instagram est une plateforme de réseau social, avec des influenceurs et des posts affichés à la vue de tous, quand iMessage est un service de messagerie privée, non destiné à exposer ses photos ou pensées.
Ensuite, dire qu’Apple ne fait rien contre les risques de harcèlement ou autres dérives est mensonger : l’entreprise a fait plusieurs études concernant les dérives possibles de ses services. Elle a même pendant un moment tenté d’intégrer des systèmes de lutte contre la pédopornographie sur iMessage, même si elle a dû faire marche arrière suite aux levées de boucliers appelant au respect des échanges privés. Mais elle a aussi, avec succès cette fois, installé un système prévenant le spam dans iMessage, permettant de bloquer et signaler toute correspondance indésirable.
Mark Zuckerberg a aussi continué la comparaison, l’étendant aux autres entreprises : « Youtube, Twitter et Snap ont des approches similaires [à Apple], mais moins prononcées [...] YouTube semble intentionnellement faire l’autruche pour rester sous les radars et éviter d’attirer l’attention. Twitter et Snap n’ont possiblement pas les ressources nécessaires pour mener ce type d’études ». C’est une présentation très incomplète, voire trompeuse : YouTube ayant un comité permanent concernant les jeunes et les familles, composé d’experts indépendants pour guider la plateforme concernant le bien-être des mineurs, et Snap a monté un index du bien-être numérique à partir de 2022.
Le patron de Meta en vient à la conclusion que les réactions à la publication de cette étude par le WSJ sont injustes :
Je pense que nous devrions être salués pour le travail que nous faisons afin d’étudier, de comprendre et d’améliorer les enjeux de société sur nos plateformes. [...] Malheureusement, les médias ont plutôt tendance à utiliser la moindre étude ou recommandation produite pour dire que nous ne faisons pas tout ce que nous pourrions (en sous‑entendant que c’est par pur cynisme) plutôt que de reconnaître que nous prenons ces sujets plus au sérieux que quiconque dans notre secteur, en les étudiant et en cherchant des solutions, dont toutes ne sont pas raisonnables à mettre en œuvre, car il y a des compromis dans chaque décision.
Les destinataires de cette missive ont à leur tour répondu, et les réponses peuvent inquiéter sur la culture de l’entreprise. En effet, bien qu’ils considèrent que ces études sont utiles à l’évolution des produits, ils sont aussi unanimes sur le fait qu’il faut à tout prix éviter que celles-ci fuitent dans les médias, préférant cacher tout mauvais résultat plutôt que de l’accepter publiquement.
S’il est à espérer que la vision de Meta et de son patron aient évolué avec le temps, il semble plus réaliste de penser que le minimum syndical a été fait. En attendant le prochain scandale ?
Après un long silence sur le sujet, il semble que Tim Cook ait décidé de se montrer un peu plus vindicatif sur le sujet sensible de l’ICE et de la politique actuelle concernant l’immigration aux USA, comme le rapporte Mark Gurman.
Image The White House, domaine public.
Le CEO d’Apple s’était déjà fendu d’un message envoyé à tous les employés peu de temps après les tirs ayant provoqué la mort de Renée Nicole Good et Alex Jeffrey Pretti, dans lequel il appelait à la désescalade sur le sujet, insistant sur la nécessité d’un retour au calme. Dans ce même courrier, il indiquait qu’il avait longuement discuté avec le président des USA concernant les dérives de l’ICE et la révolte provoquée par celles-ci, et avoir eu une « bonne conversation » avec Donald Trump.
Cette fois, c’est directement auprès des employés en personne qu’il est intervenu se disant « profondément bouleversé », et rappelant qu’Apple fera toute pression nécessaire pour protéger ses troupes :
J’ai entendu que certains d’entre vous sont inquiets à l’idée même de quitter leurs maisons. [...] Personne ne devrait ressentir cette peur. Personne. [...] D’aussi loin que je me souvienne, nous avons été plus intelligents, plus pragmatiques et plus innovants que n’importe quelle autre entreprise justement parce que nous avons attiré les meilleurs et les plus brillants des quatre coins du monde. [...] Je continuerai à faire pression sur les législateurs concernant ce problème. Vous avez ma parole.
Cette intervention arrive après que certains employés ont critiqué le comportement de Tim Cook dans leur cercle privé, trouvant que sa réponse était timide et tardive. Le CEO d’Apple insiste donc et se positionne plus clairement sur le sujet, se plaçant du côté de ses employés face à la machine étatique.
Durant cette même réunion, Tim Cook a répondu à un employé craignant d’être expulsé et séparé de sa fille, étant lui-même arrivé sous procédure DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals)1. Le CEO s’est voulu aussi rassurant que possible, indiquant qu’Apple mettra tous les moyens nécessaires à l’aider : « J’adore les personnes arrivées sous DACA. [...] Je plaiderai personnellement en votre faveur. [...] Je suis un grand supporter de ce programme. ».
Reste maintenant à joindre le geste à la parole, mais Apple risque de se retrouver bien isolée dans la période actuelle, où les entreprises de la tech US semblent soit les plus silencieuses possibles, soit ouvertement alliées à la Maison Blanche dirigée par Donald Trump.
Étant donné le côté éminemment sensible du sujet, les commentaires sont exceptionnellement fermés.
DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) : La procédure DACA permet à une personne arrivée sans papiers en ayant moins de 16 ans aux USA de demander une protection temporaire contre l’expulsion, d’une période de deux ans renouvelables, sous réserve d’un niveau scolaire minimum ou d’un engagement au service militaire. Cette procédure lui donne aussi accès à un numéro de sécurité sociale et au droit de travailler sur le sol US. Renouvelable indéfiniment, cette protection ne donne pas droit à un statut légal permanent, et laisse le titulaire passible d’expulsion en cas de non-renouvellement. Le DREAM Act visait à conclure cette période par un statut permanent, mais n’a jamais été complètement adopté. ↩︎
Vous aimez la F1 ? Si oui, c’est une chance, parce qu’Apple compte bien faire fructifier son partenariat avec le sport automobile, et mettre non seulement la F1 à toutes les sauces, mais inversement insérer des produits Apple dans toutes les couches du sport mécanique le plus regardé au monde, selon AppleInsider.
Image Apple.
Eddy Cue, en bon fan d’automobile, donne le ton : « Nous mobiliserons toutes les ressources d’Apple ». En premier lieu, cette phrase invoque le soin du détail apporté par Cupertino à chaque production Apple TV : le flux diffusé aux abonnés des USA promet d’être plus qualitatif, avec une 4K bien moins compressée que sur les autres médias.
Mais cela implique aussi l’utilisation de produits Apple dans bien plus de vidéos qu’actuellement : déjà l’iPhone, qui permettra selon Eddy Cue de proposer des angles de prise de vue différents de ceux vus habituellement en F1, grâce à l’expérience apportée par le film « F1 » qui a fait un carton au box-office. Bien entendu, tout a ses limites : ne vous attendez tout de même pas à avoir des iPhone utilisés comme caméra embarquée sur les monoplaces. L’idée serait intéressante, mais bien complexe à mettre en place en respectant les normes de sécurité imposées par la FIA (Fédération Internationale Automobile).
Et Apple ne compte pas s’arrêter à l’iPhone : le SVP Services d’Apple indique qu’une attention particulière sera apportée pour que personne ne puisse rater le fait qu’Apple diffuse la F1 aux USA, avec des vidéos, bannières ou autres fonds musicaux venant de la F1 et du film récent diffusés en Apple Store.
D’ailleurs le film, parlons-en : il est de plus en plus probable qu’il donne lieu à une suite. Eddy Cue n’a rien indiqué sur ce point, mais c’est le patron actuel de la F1 qui a vendu la mèche, indiquant aux fans de « rester à l’écoute » concernant des nouvelles d’une suite.
Si Apple compte bien améliorer la diffusion de la F1 dans tous les sens du terme, que ce soit par la qualité d’image ou la publicité faite au sport auto, reste un domaine où elle peut changer énormément de choses : la diffusion en réalité virtuelle. Étant donné les capacités requises par les courses automobiles pour faire une diffusion propre en 3D immersive, ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Cependant, le partenariat entre Apple et la F1 est signé pour cinq ans... et non seulement Apple semble vouloir aller vite, mais en plus le Vision Pro est déjà très apprécié par la F1, comme l’a montré la présentation de la dernière RedBull Racing RB22 où le casque de réalité augmentée de Cupertino était à la fête.
Reste un danger pour Apple : celui d’en faire trop. On l’a vu pour la sortie du film F1, Cupertino est capable de faire une promotion tellement massive qu’elle ne se rend pas compte que le matraquage imposé devient contre-productif, au moins sur une partie des utilisateurs non réceptifs à ce sport mécanique. Il s’agit de trouver le dosage parfait, sans tomber dans l’ad nauseam... au risque sinon de braquer les clients.
Anthropic vient de mettre en avant une étude qui montre un résultat qui n'est pourtant pas très flatteur pour les outils assistés par IA. L'étude menée par Judy Hanwen Shen et Alex Tamkin cible un cas bien précis : l'apprentissage d'une nouvelle bibliothèque pour le développement (dans le cas présent, en Python). Les développeurs devaient produire du code avec ou sans IA, et ensuite répondre à des questions sur la compréhension du code en question.
Les résultats ne sont pas totalement surprenants, mais révélateurs sur le domaine de l'apprentissage. Les développeurs qui ont utilisé l'IA ont certes produit le code plus rapidement, mais la différence était marginale : environ deux minutes de moins. Mais sur la compréhension du code, le résultat est par contre significativement visible : environ 17 % moins bon.
La répartition du temps. Image Anthropic.
L'étude se concentre sur 52 développeurs, essentiellement des profils « junior », c'est-à-dire globalement des débutants. Ils connaissaient le Python (le langage utilisé) mais pas la bibliothèque (Trio). La préparation (10 minutes) se faisait sans IA, le développement lui-même (environ 35 minutes) avec ou sans IA (selon le groupe), le quiz se faisait sans IA, tout comme le sondage en fin d'enquête.
Dans le questionnaire final, donc, les personnes ayant travaillé avec l'IA étaient donc moins bien notées que celles ayant travaillé sans IA. Sur le temps de développement, la différence moyenne est de deux minutes, sur des tâches qui prenaient un peu moins de 21 minutes à un peu plus de 25 minutes (avec l'aide de l'IA) ou un peu moins de 22 minutes à un peu plus de 27 minutes sans IA. L'étude complète est disponible sur Arxiv.
La compréhension dépend des choix par rapport à l'IA
Dans les utilisateurs de l'IA, les développeurs ont passé parfois un temps significatif (30 % de celui alloué) pour poser des questions à l'assistant. Certains ont utilisé l'IA pour rédiger totalement le code, d'autres ont posé des questions avant de le faire rédiger, et une partie a rédigé le code avant de le faire corriger par l'IA. Dans tous ces cas de figure, les résultats sur la compréhension du code sont logiquement mauvais (ils sont dans la moyenne basse des résultats au questionnaire). D'autres ont choisi de générer le code mais de demander des explications à l'assistant pour comprendre son fonctionnement. Enfin, certains ont posé des questions sur les tâches pour des explications, avant de concevoir le code. Il y avait plus d'erreurs, mais une meilleure compréhension du résultat (dans la moyenne haute des résultats, mais en dessous des développeurs qui n'ont pas employé l'IA).
Des résultats moins bons. Image Anthropic.
Bien évidemment, il ne faut pas généraliser : travailler avec l'IA ne rend pas nécessairement les développeurs moins bons, et les gains en productivité peuvent être significatifs (Anthropic parle de 80 % de gains, probablement dans des cas très précis). Qui plus est, l'échantillon reste assez faible, sur un cas assez précis. Mais l'étude montre tout de même une chose, qui semble assez évidente : la pratique améliore la compréhension du code pour les débutants. Une des suggestions d'Anthropic serait donc de ne pas déployer les outils assistés par IA pour tous les développeurs, et de laisser les profils débutants développer par eux-mêmes, pour qu'ils puissent améliorer leurs compétences.
Si Apple tend à prendre en charge ses appareils de plus en plus longtemps, avec un suivi qui remonte parfois plus de dix ans en arrière, ça n'a pas toujours été le cas. Le premier iPad, par exemple, a été lancé sous iOS 3 et la dernière mise à jour officielle est iOS 5.1.1, après moins de deux ans et demi de suivi. Mais john (nyan_satan sur X) a décidé de passer outre les limites d'Apple : il a porté iOS 6 sur le premier iPad.
Un iPad sous iOS 5. Pour le moment.
Il avait déjà fait la même chose avec l'iPod touch de troisième génération, un iPod touch qui était assez proche de l'iPhone 3GS mais était resté bloqué sous iOS 5, contrairement à l'iPhone. Le programme qui permet cet exploit est open source et nécessite une version précise d'iOS 6, la 6.1.3. Il a utilisé une version d'iOS pensée initialement pour l'iPad 2. Il n'indique pas si tous les composants fonctionnent, mais la version cellulaire voit visiblement son modem être désactivé.
Pour le reste, c'est certes un exploit, mais c'est surtout assez vain. Le premier iPad était limité techniquement avec sa puce A4 et ses 256 Mo de RAM, et passer à iOS 6 plutôt qu'iOS 5 ne change rien au problème : la tablette est globalement inutilisable avec les sites web actuels (bien trop lourds) et les certificats nécessaires pour des connexions sécurisées sont absents. Pour les applications, celles de l'époque peuvent encore fonctionner, mais ce n'est pas systématique : les apps qui reposent sur des serveurs sont souvent bloquées car la connexion est impossible ou parce que les technologies employées ont été modifiées depuis. Et rappelons que si l'iPhone 4 (équipé du même système sur puce, mais avec 512 Mo de RAM) a bien reçu iOS 7 à l'époque, ce n'était pas très utilisable.
Enfin, le premier iPad est plutôt une exception dans la gamme : la prise en charge a été nettement plus longue sur la majorité des tablettes. L'iPad 2 (lancé sous iOS 4) a été mis à jour jusqu'à iOS 9 par exemple, et la majorité des modèles a reçu sept à huit ans de mise à jour.
Tim Cook peut souffler. La Commission européenne vient d’annoncer que la régie de publicités Apple Ads et Plans n’étaient pas considérés comme des « contrôleurs d’accès ». Autrement dit, ils ne seront pas soumis aux obligations du Digital Markets Act (DMA).
Les deux services ont été passés au crible par la Commission, qui a estimé qu’ils ne répondaient pas aux critères du DMA. « La Commission a conclu qu'Apple ne pouvait être considérée comme un contrôleur d’accès en ce qui concerne Apple Ads et Apple Plans, car aucun de ces services de plateforme ne constitue une passerelle importante permettant aux utilisateurs professionnels d'atteindre les utilisateurs finaux », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Autrement dit, ils pourraient être soumis au DMA, mais ne sont pas assez importants. Plusieurs aspects ont fait pencher la balance dans le sens d’Apple, comme la faible utilisation de Plans dans l’UE et la portée très limitée d’Apple Ads sur le Vieux Continent. Cupertino avait prévenu que les deux services avaient dépassé le seul déterminant de 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’UE en novembre dernier.
Apple a évidemment salué la décision. « Ces services sont confrontés à une concurrence importante en Europe, et nous sommes heureux que la Commission ait reconnu qu'ils ne remplissaient pas les critères de désignation prévus par la loi sur les marchés numériques », a déclaré la Pomme dans un communiqué envoyé à Reuters.
Le dossier n’est pas complètement clos, et la Commission précise au passage qu’elle continuera de surveiller l’évolution du marché. Si l’usage ou le poids d’Apple Ads et de Plans venait à changer sensiblement, le dossier pourrait revenir sur la table. Apple reste déjà désignée « contrôleur d’accès » pour d’autres services clés comme iOS, l’App Store, Safari et iPadOS.
Une bonne nouvelle pour les amateurs de vidéos récupérées sur Internet (et de la TNT française) vient de tomber : le dernier brevet sur le Dolby Digital Plus, connu aussi sous le nom eAC31, est expiré. Et pour le monde libre, c'est un pas important : il va enfin être possible de proposer un décodeur open source sans se poser la question de la légalité de ce dernier.
Libéré. Délivré. Image Disney.
Le problème de l'eAC3 (et du Dolby Digital avant lui) est simple : il était protégé par des brevets, et Dolby vend des licences pour décoder les deux codecs. Il existe des décodeurs open source depuis très longtemps, mais la distribution a toujours été hasardeuse. Dans les pays où les brevets logiciels sont reconnus, comme aux États-Unis, distribuer un décodeur eAC3 sans licence pouvait amener de nombreux problèmes, et c'est la raison pour laquelle VLC iOS — par exemple — ne lisait pas le Dolby Digital au milieu des années 2010. Comme les apps iOS sont techniquement hébergées aux États-Unis, VLC iOS ne pouvait pas intégrer de décodeur open source pour le Dolby Digital (contrairement à la version Mac).
À l'époque, c'est Apple qui avait réglé le problème : iOS 9.3 avait intégré un décodeur Dolby Digital Plus, avec une licence payée à Dolby. Dans la pratique, en 2026, les distributions GNU/Linux n'intègrent pas toujours de décodeur Dolby Digital Plus en standard, et de nombreux appareils ne décodent pas le codec, sauf en payant une licence (comme chez Archos en son temps).
Un problème de TNT
En France, le problème est plus prégnant que dans d'autres pays, pour une raison simple : la diffusion hertzienne (TNT) utilise le codec sur la majorité des chaînes depuis le passage en HD2. Si vous avez un téléviseur, un décodeur externe ou un tuner (USB, par exemple) dont la partie logicielle ne décode pas l'eAC3, vous vous retrouverez sans son sur la majorité des chaînes. Un problème assez courant dans les années 2010, mais qui peut encore arriver si vous vous basez sur des solutions libres.
La TNT française utilise le Dolby Digital Plus.
Techniquement libre
Comme l'AC3 en son temps (le dernier brevet date de 2017), l'eAC3 est donc techniquement libre. Phoronixexplique que le dernier brevet qui protégeait l'eAC3 a expiré fin janvier. Les distributions GNU/Linux et les logiciels libres devraient donc pouvoir (enfin) intégrer un décodeur open source sans subir les foudres de Dolby et sans passer par des solutions détournées, comme pour FFMPEG.
Attention tout de même à un point : si l'eAC3 n'est plus protégé par des brevets, l'AC-4, lui, l'est encore. Il est utilisé notamment pour la TNT Ultra HD en France. Mais contrairement au Dolby Digital qui était employé (presque) partout, l'AC-4 reste assez rare en 2026.
Apple remonte la pente en Chine. Après de longs mois de déclin dans l’Empire du Milieu, l’entreprise a annoncé lors de ses derniers résultats que les revenus générés dans le pays avaient augmenté de 38 % au cours du dernier trimestre par rapport à l’année précédente. Cette hausse est principalement liée à la forte demande d'iPhone.
L’annonce surprend, tant les marques locales ont gagné du terrain sur le haut de gamme ces dernières années. Elles se sont lancées sur le segment « premium », venant concurrencer frontalement Apple avec des appareils très ambitieux et des tarifs XXL. Huawei a par exemple marqué les esprits avec un smartphone à triple écran annoncé à 2 800 $.
C’est surtout l’iPhone 17 qui se serait arraché cette année en Chine. Il faut dire que l’appareil a de solides arguments étant donné qu’il embarque désormais un écran à 120 Hz : l’écart avec l’iPhone 17 Pro s’est considérablement réduit pour les moins axés photo. De plus, l’iPhone 17 a été affiché à un tarif suffisamment bas pour être éligible à un programme du gouvernement remboursant jusqu’à 15 % du prix de l’appareil.
Ce coup de pouce a été mis en place alors que de nombreux clients chinois cherchaient à renouveler leur matériel. Le dernier pic de ventes remonte à l’iPhone 13 selon un chercheur interrogé par Wired. Les ventes étaient en baisse ces derniers mois, et Apple n’a pas pu jouer l’argument Apple Intelligence pour la génération iPhone 16 étant donné que la technologie n’a pas encore été lancée dans le pays.
Cupertino a également profité du retard de Huawei, son meilleur ennemi dans le pays ayant lancé son dernier téléphone phare plus tard que d'habitude, à la fin du mois de novembre. Celui-ci a été difficile à trouver pendant quelque temps à cause de pénuries, donnant un avantage à l’iPhone.
Apple a affiché 25,5 milliards de dollars de revenus en Chine au dernier trimestre, contre 18,5 milliards l’an dernier. Tim Cook a affirmé avoir « observé une croissance à deux chiffres chez les switchers », tout en évoquant un record de renouvellements sur le marché chinois.
Avec les AirTags 2, lancés il y a quelques jours, Apple a ajouté une nouvelle fonction aux Apple Watch : la puce U2 (pardon, la puce Ultra Wideband de 2e génération) intégrée dans les montres dès l'Apple Watch Series 9 peut enfin interagir avec les AirTags. Nous l'avons vu dans le test, Apple a ajouté un widget dans ce centre de contrôle qui permet d'obtenir la localisation précise d'un AirTag 2, équipé lui aussi de la puce U2. Une fonction réservée à la nouvelle balise… et uniquement à la nouvelle balise.
Pourquoi le préciser ? Parce qu'un autre produit Apple intègre une puce U2 : le boîtier des AirPods Pro 3. Mais que ce soit avec la version actuelle de watchOS (26.2) ou la prochaine version (26.3, disponible en RC), la fonction est réservée aux AirTags 2. Le widget ne propose que les AirTags 2 et les apps Localiser de la montre (il y en a une dédiée aux appareils, une seconde pour les objets) ne proposent pas de détecter le boîtier des AirPods Pro 3.
L'Apple Watch ne détecte pas précisément les AirPods Pro 3. Image WatchGeneration.
La précision améliorée de la puce U2 est pourtant bien utile avec le boîtier, et il est parfaitement compatible avec tous les iPhone équipés. Mais peut-être qu'Apple va proposer une version remaniée des apps dans une future version de watchOS pour ajouter cette fonction.
Apple cherche à draguer les fans de jeux de stratégie et vient d’ajouter Civilization VIIau catalogue d’Apple Arcade. Il s’agit du dernier de la série sorti il y a quasiment un an jour pour jour et vendu 70 € sur Steam et consoles. C’est donc un ajout intéressant si vous êtes déjà abonné. Le jeu est disponible sur iPhone, iPad et surtout Mac.
Civilization VII sur iPhone. Image Apple
Quelques différences sont à noter entre cette « Arcade Edition » et celle disponible sur les autres plateformes. Une page d’assistance indique qu’il ne s’agit que du jeu de base, excluant les différents contenus additionnels mis en vente depuis. Le mode multijoueur n’est pas présent, mais devrait arriver par la suite. Il n’est pas possible de récupérer sa sauvegarde PC ou console, mais la progression sera synchronisée entre les appareils Apple. Enfin, le système de légendes et de mémento ne sont pas disponibles.
Les développeurs indiquent qu’il faut un appareil avec une puce A17 Pro pour lancer le jeu, soit un iPhone 15 Pro ou un téléphone plus récent. Les iPad à puce M1 feront tourner le jeu, tout comme l’iPad mini A17 Pro. Le dernier iPad de base et sa puce A16 sont en revanche exclus. Sur Mac, il faudra avoir macOS 12.1 et une puce Apple Silicon pour en profiter. Notons qu’il faudra au moins 8 Go de RAM pour jouer sur les plus grandes cartes proposées.
Image Apple
Les développeurs ont travaillé leur copie en intégrant des contrôles tactiles bien pensés sur tablettes et téléphones. On regrettera que le Magic Keyboard de l’iPad n’ait pas eu droit à un tel traitement de faveur, car s’il est compatible, le jeu n’a pas été optimisé pour l’accessoire. Les performances sont bonnes sur mon iPad Pro M4 et sur un iPhone Air, même si le petit écran n’est pas des plus pratique.
Malheureusement, le jeu ne comporte que du contenu allant jusqu’à la mise à jour 1.2.5 lancée à la fin septembre dernier, et les développeurs sous-entendent que les choses n’évolueront pas : les joueurs vont donc devoir faire l’impasse sur tout un tas de contenu gratuit lancé depuis et sur de futures améliorations. Civilization VII peut être téléchargé sur l’App Store.
Il n’y a pas que les gamers ou les graphistes qui ont droit à des écrans conçus spécifiquement pour eux. Lancée en 2024, la gamme RD de BenQ, qui est destinée en particulier aux développeurs, accueille un nouveau modèle. Qu’est-ce qui distingue un « moniteur de programmation » d’un écran plus classique ? Sa hauteur pour commencer.
BenQ RD280UG
Le BenQ RD280UG est un écran de 28 pouces au format 3:2, plus carré que les traditionnels 16:9 ou 16:10. Il affiche une définition de 3 840 × 2 560 pixels, soit 400 pixels de plus en hauteur qu’un écran 16:9. Un gain vertical appréciable pour afficher davantage de lignes de code. Enfin, est-ce toujours pertinent à l’heure où Claude peut générer intégralement une app dans Xcode ? On vous laisse juger.
La hauteur n’est pas la seule caractéristique pensée pour les développeurs. Le RD280UG utilise une dalle mate qui limite les reflets des néons ou des fenêtres, un point important lorsque l’éditeur de code est en mode sombre. BenQ propose d’ailleurs des profils d’affichage spécifiques, qui sont censés bien s’accorder avec les thèmes des environnements de développement.
La dalle LCD offre un contraste de 2 000:1 et une luminosité maximale de 400 nits. On est loin de l’éclat d’un moniteur OLED, mais ce n’est pas le but recherché. Elle couvre 95 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 et bénéficie des certifications HDR400 et HDR10.
Le BenQ RD280UG dispose également d’une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz, gage d’une grande fluidité lors du défilement de longues pages de code ou simplement de sites web. Toujours dans une optique de confort visuel, le moniteur intègre un éclairage arrière baptisé MoonHalo, qui diffuse une lumière douce sur le mur afin d’éviter de travailler dans l’obscurité totale. Cet éclairage est réglable sur dix niveaux d’intensité et sept températures de couleur.
Sur le plan de la connectique, le RD280UG propose un port HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4 et un port USB-C capable de délivrer jusqu’à 90 W pour alimenter un ordinateur portable. Un hub USB est également de la partie, avec deux ports USB-A et deux ports USB-C à 10 Gb/s. On trouve aussi deux haut-parleurs de 3 W, dont il ne faut sans doute pas attendre des miracles, ainsi qu’une prise jack. L’ergonomie semble complète, avec des réglages en hauteur, en rotation, en inclinaison et un mode portrait, ainsi que la compatibilité VESA 100 × 100.
Le BenQ RD280UG est annoncé à 649 € et devrait être disponible prochainement. Attention, d’autres modèles aux noms très proches mais aux caractéristiques différentes existent dans la gamme. Les RD280UA et RD280U (599 €) ont notamment une fréquence de rafraîchissement limitée à 60 Hz.
En 2017, les applications Fivory et Wa! fusionnaient pour donner Lyf Pay, une alternative à Apple Pay portée par BNP Paribas, le Crédit Mutuel et plusieurs acteurs de la grande distribution. Ce portefeuille électronique permet de payer par QR Code en magasin ou à table, mais aussi de créer des cagnottes. La proposition n’a pas eu le succès escompté : l’entreprise a commencé à tirer le rideau le 23 janvier dernier selon les Échos.
Image Lyf
La mauvaise nouvelle a été confirmée par le compte LinkedIn de Lyf hier. « Malgré l’engagement et les compétences de nos équipes, et malgré le soutien financier et commercial de nos deux actionnaires principaux, la dynamique de développement des usages ne nous a pas permis d’atteindre le seuil de rentabilité », explique l’entreprise. Ses activités vont être progressivement arrêtées « au cours des prochains mois ».
Lyf avait quelques arguments à faire valoir pour se démarquer. Son système de portefeuille électronique regroupait plusieurs moyens de paiement ainsi que des cartes de fidélité. Il était possible d’effectuer des paiements entre particuliers. Le patron de Lyf Christophe Dolique rappelle aux Échos que l’entreprise a innové sur plusieurs points :
Nous avons été les premiers sur l'encaissement par QR Code avec les cartes de fidélité, les premiers à faire du paiement 'cashless' dans les festivals, nous avons développé le paiement à table, le paiement par plaque d'immatriculation, le 'scan & go'. Toutes ces innovations vont essaimer.
Malheureusement, le cœur du concept reposait sur un QR Code a présenter en caisse et à faire scanner, ce qui est beaucoup moins pratique qu’Apple ou Google Pay. Les autres fonctions ont subi la concurrence de services comme Lydia. À trop vouloir en faire, Lyf ne s’est finalement démarqué sur aucun plan.
Selon Les Échos, les pertes ont dépassé les 180 millions d'euros depuis son lancement. Lyf employait un peu moins de 50 salariés. Ce n’est pas la seule fintech à avoir mis la clef sous la porte ces dernières années : le Crédit Mutuel Arkéa a fermé son service Pumpkin en 2022, tandis que la Société Générale a annoncé la vente de Treezor.
Depuis son lancement, macOS Tahoe traîne quelques casseroles en matière d’expérience utilisateur. Sans même entrer dans le débat autour du look Liquid Glass, que l’on peut apprécier ou non, le système d’exploitation souffre de plusieurs maladresses ergonomiques. macOS 26.3, dont la version finale est imminente, vient finalement en corriger deux.
Redimensionnement des fenêtres depuis un coin
Depuis le passage à macOS Tahoe, certains utilisateurs se plaignent de difficultés pour redimensionner les fenêtres. Le problème est lié à l’interface Liquid Glass : les coins des applications sont plus arrondis qu’avant, or jusque-là Apple n’avait pas adapté la zone cliquable servant au redimensionnement depuis un coin. Celle-ci restait un petit carré situé en grande partie à l’extérieur de la fenêtre, ce qui entraînait des ratés : en allant un peu vite, on pensait attraper le coin, mais on cliquait en réalité à côté.
Sous macOS 26.0 à 26.2, la zone où il fallait cliquer pour redimensionner une fenêtre Liquid Glass.
Cette anomalie est corrigée dans macOS 26.3, comme Apple le précise dans les notes de version de la release candidate : « Les zones de redimensionnement des fenêtres suivent désormais le rayon des coins, au lieu d’utiliser des zones carrées. » D’après nos essais, la zone d’interaction épouse effectivement bien mieux les coins très arrondis des fenêtres Liquid Glass, ce qui rend la manipulation plus fiable.
La nouvelle zone d’interaction sur macOS 26.3. Vidéo MacGeneration.
Tout n’est pas encore parfait pour autant. Dans macOS Tahoe, il faut composer avec deux types de fenêtres : celles qui ont adopté Liquid Glass, avec des coins très arrondis (c’est le cas de toutes les apps d’Apple), et celles qui n’ont pas encore été mises à jour et conservent des angles plus classiques. C’est surtout un désagrément visuel, mais il participe à un certain manque de cohérence.
Redimensionnement des colonnes quand la barre horizontale est affichée
Le second correctif ergonomique concerne les colonnes du Finder, quand on a choisi d’afficher en continu les barres de défilement (Réglages Système > Apparence > Afficher les barres de défilement > Toujours). Sur macOS 26.0 à 26.2, lorsque la barre de défilement horizontale était visible, elle venait masquer les poignées situées en bas des colonnes, empêchant de modifier leur largeur.
Sous macOS 26.0 à 26.2, les poignées de redimensionnement étaient inaccessibles. Image MacGeneration.
Là encore, macOS 26.3 remet les choses dans l’ordre. Comme sur macOS Sequoia et les versions antérieures, la barre horizontale est désormais positionnée sous les poignées de redimensionnement, qui redeviennent accessibles. Une correction simple, mais bienvenue.
Sous macOS 26.3, elles redeviennent accessibles. Image MacGeneration.
macOS 26.3 est actuellement proposé en release candidate aux développeurs et aux participants du programme de bêta-test public. La version finale devrait être déployée pour tous dans les prochains jours.
Depuis que l'iPhone a enfin embrassé l'USB-C, les accessoiristes s'en donnent à cœur joie pour combler les manques de stockage du smartphone d'Apple. Parmi les solutions les plus originales, le petit boîtier magnétique d'Orico fait son retour en promotion. Habituellement vendu une trentaine d'euros, il s'affiche aujourd'hui à 27 € sur Amazon.
Un couteau suisse au dos de l'iPhone
Ce petit accessoire joue sur deux tableaux. D'un côté, il sert de lecteur de cartes classique (SD et microSD), ce qui s'avère salvateur pour décharger les clichés d'un appareil photo ou d'un drone directement sur son iPhone lors d'une virée en extérieur.
De l'autre, il se transforme en véritable unité de stockage externe puisqu'il peut accueillir un petit SSD NVMe M.2 (aux formats 2230 ou 2242). Pour le remplir, il faudra toutefois repasser à la caisse : le boîtier est certes abordable, mais le stockage reste un budget à part entière. Comptez un peu plus d'une centaine d'euros pour dénicher un module SSD de 1 To. L'addition grimpe vite, mais le confort d'un stockage intégré et invisible au dos de l'appareil est à ce prix.
Attention au goulot d'étranglement
L'idée de fixer le boîtier magnétiquement façon MagSafe est séduisante, d'autant qu'un port USB-C latéral permet de charger l'iPhone tout en travaillant. Mais attention, la vitesse de transfert dépendra avant tout de votre modèle de téléphone :
iPhone 15/16/17 Pro : Vous profitez de l'USB 3 (10 Gb/s), de quoi exploiter les débits du SSD pour du montage vidéo ou des transferts lourds.
iPhone 15/16 "standard" : Vous restez bridé par l'USB 2 (480 Mb/s) de l'appareil. Dans ce cas, l'intérêt d'un SSD ultra-rapide s'évapore, même si la solution reste pratique pour du stockage de secours.
L'accessoire étant livré avec son câble USB-C, rien ne vous empêche de le recycler sur un iPad ou un Mac pour gagner quelques gigaoctets à moindres frais.
L’IA générative aura grandement fait progresser les technologies de transcription. Si l’on parle souvent du Whisper d’OpenAI, Mistral a présenté aujourd’hui une famille de modèles pensés pour cet usage. L’un d’entre eux est spécifiquement pensé pour la transcription en temps réel.
La famille se compose de deux modèles. Le premier est Voxtral Mini Transcribe V2, que l’on nous présente comme à la pointe et prenant en charge le découpage selon les intervenants, le biais contextuel ainsi qu’un horodatage au niveau des mots. Il fonctionne avec 13 langues, à savoir l'anglais, le chinois, l'hindi, l'espagnol, l'arabe, le français, le portugais, le russe, l'allemand, le japonais, le coréen, l'italien et le néerlandais. Plutôt pensé pour transcrire de gros lots de fichiers à la fois, il peut traiter des enregistrements jusqu’à 3 heures en une requête.
De son côté, Voxtral Realtime a été conçu spécialement pour la transcription en direct avec une latence configurable à moins de 200 ms, ce qui permet de s’en servir en temps réel. Selon Mistral, il surpasse GPT-4o mini Transcribe et Gemini 2.5 Flash. Prenant lui aussi en charge 13 langues, il est disponible en open-weights sous licence Apache 2.0 et peut être essayé dans Mistral Studio ou via le chatbot Le Chat.
Voxtral Realtime fait 4 milliards de paramètres et est donc suffisamment petit pour tourner sur un téléphone ou un ordinateur en local. Selon Mistral, ces deux nouveaux modèles sont à la fois moins coûteux à exploiter et moins sujets aux erreurs que les alternatives concurrentes.
Voxtral Mini Transcribe V2 est disponible via une API à 0,003 $ la minute, tandis que la variante temps réel est annoncée à 0,006 $ la minute. Cette dernière est intéressante : le dernier modèle du genre de Google a une latence d’environ 2 secondes. NVIDIA propose aussi Parakeet, un modèle ASR très performant en anglais sur GPU davantage pensé pour le traitement à grande échelle que pour la transcription multilingue.