L'information peut vous éviter une petite déconvenue : si Apple adapte régulièrement la prise en charge des manettes tiers dans ses différents systèmes (iOS, macOS, etc.) et que les accessoires des PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series et Nintendo Switch sont compatibles, ce n'est pas (encore ?) le cas des accessoires de la Nintendo Switch 2, sortie l'été dernier.
Les Joy-Con 2. Image Nintendo.
Les Joy-Con 2 ou la manette Pro Controller pour Switch 2 sont en effet incompatibles avec les appareils Apple. Si vous tentez de les jumeler, ils ne seront pas détectés et la liaison filaire, possible sur la manette, n'est pas fonctionnelle. Elle est reconnue comme un périphérique HID, mais les boutons ne réagissent pas. C'est aussi le cas pour la manette de Game Cube lancée en même temps que la console pour l'émulateur officiel de Nintendo.
La manette Pro Controller. Image Nintendo.
Apple tend généralement à mettre à jour rapidement ses systèmes quand de nouveaux accessoires sortent, avec une prise en charge assez large : les gâchettes haptiques ou les LED colorées de la DualSense sont parfaitement utilisables en Bluetooth sur Mac ou iPhone. Mais dans le cas de la Nintendo Switch 2, c'est un peu compliqué : Nintendo utilise visiblement un protocole spécifique, basé sur le Bluetooth LE, alors que la majorité des autres manettes du marché passent par le Bluetooth dans sa version classique. En attendant une éventuelle mise à jour de la part d'Apple, nous vous rappelons que les Joy-Con de la première Switch et la première version du Pro Cobtroller fonctionnent parfaitement sur Mac, iPhone et iPad, retour haptique compris pour la seconde.
Il y a quelques mois, Google a surpris pas mal de gens : les Pixels sont devenus compatibles (dans une certaine mesure) avec AirDrop, la technologie de partage d'Apple. Et sur le site de présentation du Google Pixel 10a, Google sème le doute : un message indique explicitement « Continuez à discuter en vidéo, même avec FaceTime. ».
Le petit 2 n'indique pas la solution choisie par Google, c'est uniquement une note sur le fait que FaceTime est une marque déposée d'Apple. Maintenant, une question se pose : que veut réellement dire ce message ?
Première possibilité : Google a une solution
La première possibilité est peu probable, mais imaginons. Peut-être que comme pour AirDrop, Google a trouvé une solution pour proposer une interopérabilité avec FaceTime. Ce n'est pas totalement impossible, et nous pouvons soit imaginer que Google a effectué de la rétro-ingénierie sur le protocole de FaceTime, soit supposer qu'Apple a permis à Google d'en profiter. Même si c'est assez rare, Apple licencie parfois certaines de ses technologies : de nombreux téléviseurs sont AirPlay 2 et il existe même quelques smartphones Android officiellement compatibles avec AirPlay (la première version), par exemple chez HTC. Mais c'est tout de même peu probable : un tel changement mériterait plus qu'une case dans une présentation.
Le Pixel 10a. Image Google.
Deuxième possibilité : Google joue sur les mots
La seconde possibilité, la plus probable (et c'est ce qu'Android Authority pense aussi), est que Google joue sur les mots. Techniquement, les smartphones Android peuvent participer à des conversations FaceTime en vidéo depuis iOS 15, sur le web. Cette solution permet uniquement de répondre à des appels, et seulement si la personne a décidé de partager un lien, mais elle existe. La phrase de Google n'est pas mensongère, mais elle est extrêmement biaisée : ce n'est pas aussi simple que depuis un iPhone.
Troisième possibilité : Steve Jobs sort de sa tombe pour passer FaceTime en open source
Bon, c'est évidemment une blague. Lors de l'annonce de FaceTime avec l'iPhone 4, il y a une bonne quinzaine d'années, Steve Jobs avait annoncé que le protocole employé pour discuter entre deux iPhone 4 (et uniquement en Wi-Fi) était ouvert. Mais c'était tout simplement complètement faux : il avait décidé de l'annoncer sans prévenir les personnes qui développaient la technologie. Et dans les faits, Apple n'a évidemment jamais ouvert FaceTime.
Orange revoit son programme de fidélité. Selon nos informations, l’opérateur a commencé à déployer un nouveau système auprès d’une sélection de clients choisis en fonction de leur ancienneté et de leur nombre de contrats. Les cadeaux sont variés, mais peuvent inclure une enveloppe de 100 gigas supplémentaires par mois pendant 4 mois par ligne.
Image iGeneration
L’offre apparaît dans l’espace client sous le nom d’Orange Fidélité et vient remplacer les anciens « Avantages client ». Les 100 gigas sont utilisables en France métropolitaine et sont disponibles quelques jours après confirmation. Cela représente tout de même 400 gigas cumulés sur la période, un bonus non négligeable pour les gros consommateurs de streaming ou de partage de connexion. Comme le note UniversFreebox, ce coup de pouce peut être ajouté à une ligne Orange comme Sosh.
L’offre ne se limite pas à un bonus de data. Orange offre également « une activité de loisir à sélectionner dans un large catalogue ». Celles-ci sont variées, avec des sorties en plein air, en salle, dans un parc… On pourra sinon opter pour « une séance bien-être parmi 1000 propositions » allant du spa à la fitness. Il est également possible de transformer le cadeau en un don pour une association, mais uniquement « sous certaines conditions ».
La communication autour de ce plan devrait commencer à partir de mi-février par email et SMS. Vous pouvez vérifier si vous faites partie des abonnés éligibles en allant jeter un œil à votre espace client. À ce stade, il s’agit visiblement d’un déploiement progressif : tous les abonnés ne voient pas encore apparaître Orange Fidélité, et l’absence de l’offre dans l’espace client ne signifie pas forcément qu’elle n’arrivera pas plus tard.
macOS 26 a apporté un changement notable : l’indicateur de volume ne s’affiche plus en gros au centre de l’écran. De nombreux développeurs se sont mis en tête de corriger le tir. Hudlum est un utilitaire de ce genre récemment mis à jour : il apporte un indicateur au style « classique » qui rappelera des souvenirs aux plus vieux utilisateurs de macOS.
Hudlum en action. Image MacGeneration
Hudlum propose trois autres styles et permet d’ajuster la taille de la fenêtre ou la durée pendant laquelle elle reste à l’écran. Les petites ondes sonores qui sortent de l'icône du haut-parleur s’ajustent selon le volume du système. L’utilitaire est discret étant donné qu’il n’apparaît même pas dans la barre de menus : on l’oublie complètement une fois installé.
Hudlum est proposé sur le Mac App Store ou le site du développeur. L’app est facturée 6 € sur la boutique d’Apple, 5,23 € en passant par le site. Notons qu’une version d’essai y est proposée, visiblement sans limite de temps mais avec des rappels réguliers incitant à passer à la caisse.
Si vous trouvez la proposition trop chère, VolumeHUD est une alternative open source qui ne propose qu’un unique style. Contrairement à la solution vue plus haut, celle-ci est gratuite et demande les autorisations d’accessibilité. Dans les deux cas, les utilitaires ne bloquent pas l’affichage natif en haut à droite.
D’autres concepts existent : VolumeGlass ajoute par exemple un indicateur de volume similaire à celui de l’iPhone, avec une barre verticale sur un bord de l’écran. L’app et open source et disponible sur le site du développeur. MediaMate peut de son côté l’afficher dans l’encoche des MacBook et permet de gérer d’autres aspects, comme la lecture de musique.
Apple et Google vont être obligé d’apporter quelques changements à leurs App Store respectifs au Royaume-Uni. La nouvelle a été confirmée aujourd’hui par la Competition and Markets Authority (CMA), le régulateur britannique de la concurrence. L’idée est de rendre les deux boutiques plus équitables avec les développeurs.
Montage Unsplash/iGeneration
En octobre dernier, la CMA a estimé que les deux entreprises formaient un duopole et leur a attribué le statut de « marché stratégique » dans le domaine des plateformes mobiles. Celui-ci ne signifie pas que le duo est en infraction, mais accorde à la CMA le droit d'exiger des changements spécifiques afin de stimuler la concurrence sur le marché mobile. Elle a donc demandé à Apple et Google de faire bouger les lignes sur quatre points.
Le premier, c’est la validation des apps. Apple s’engage à ce que l’examen soit « juste, objectif et transparent », et surtout à ne pas défavoriser les applications qui concurrencent ses propres services (ni à favoriser ses apps). L’idée est de rendre des décisions plus cohérentes, des motifs plus clairs et de réduire les zones grises où l’interprétation varie selon le contexte ou l’interlocuteur.
Le second point concerne les classements et la visibilité. La CMA veut s’assurer que les classements dans l’App Store ne devienne pas un levier discret pour orienter la demande. Ici encore, Apple promet un traitement « équitable, objectif et transparent », sans discrimination envers les concurrents de ses services. Le troisième volet encadre la collecte et l’utilisation des données issues des échanges avec les développeurs, afin d’éviter qu’elles ne soient exploitées de manière injuste.
Enfin, la CMA annonce un changement majeur dans la façon dont les développeurs pourront demander un accès à des fonctionnalités du système. Apple va devoir examiner ces demandes « équitablement et objectivement », ce qui pourrait ouvrir la voie à des applications tierces mieux à même de concurrencer les services maison d’Apple. Le régulateur prévoit désormais une consultation ouverte jusqu’au 3 mars 2026 avant une entrée en vigueur le 1er avril 2026. La CMA affirme qu'elle surveillera de près la mise en œuvre et n'hésitera pas à imposer des exigences formelles si les entreprises ne respectent pas leurs engagements.
« Les engagements annoncés aujourd'hui permettent à Apple de continuer à faire progresser d'importantes innovations en matière de confidentialité et de sécurité pour les utilisateurs et d'offrir de formidables opportunités aux développeurs », a déclaré Apple dans un communiqué transmis à Bloomberg. On notera que le régulateur laisse pour l’instant de côté la question des commissions de l’App Store.
Nombreux sont les développeurs cherchant à tirer parti de l’encoche des derniers MacBook. Si certains essaient de la transformer en équivalent de la Dynamic Island, Michał Jarosz a eu une idée originale : y cacher un prompteur. De quoi simplifier la vie de ceux ayant souvent à donner des présentations face à l’écran ou des créateurs de contenu.
L'app sur mon MacBook Air M1 (sans encoche, mais vous voyez l'idée). Vidéo MacGeneration
Le concept de Moody est simple : l’app transforme temporairement l’encoche de votre machine en prompteur, qui défile automatiquement quand vous parlez. Le micro du Mac détecte la voix pour activer le défilement, et il est possible d’ajuster la vitesse à la volée grâce à des raccourcis clavier. Si l’app a été pensée pour les écrans à encoche, elle fonctionne également sur un écran externe.
Pour ceux qui ne veulent pas le prompteur au niveau de la webcam, il est possible de transformer l’app en petite fenêtre redimensionnable à déplacer sur l’écran. Celle-ci est invisible lors d'un enregistrement d’écran, ce qui rend cet article un peu compliqué à illustrer, mais qui ne montrera pas à vos interlocuteurs que vous lisez un texte en cas de partage d’écran. Si jamais vous perdez votre rythme, passer votre curseur sur l’encoche met le défilement en pause. On peut ensuite revenir en arrière grâce à des raccourcis clavier.
Plusieurs éléments du prompteur peuvent être ajustés, comme la taille du texte, un compte à rebours ou la sensibilité de la détection de voix. Les textes peuvent être glissés dans une app de prise de note assez bien faite qui prend en charge le Markdown.
Les notes dans Moody. Image MacGeneration
Moody est proposée pour 59 $ en achat unique, sachant qu’il est possible de l’essayer gratuitement sur 10 sessions. Elle nécessite macOS 14.7 pour fonctionner, et est compatible avec les Mac Intel comme Apple Silicon.
Les développeurs du gestionnaire de mots de passe Secrets viennent de lancer une nouvelle app : Shopie. Il s’agit d’une liste d’achats permettant de suivre les produits qui vous intéressent sur n’importe quel site, et d’être prévenu en cas de baisse de prix.
L’interface de Shopie. Image iGeneration
Il est possible de suivre un objet de deux façons : en copiant/collant l’URL à la main dans l'app ou via une extension à ajouter dans le menu Partager. Une fois celui-ci ajouté, l’app vérifie son prix de manière régulière et peut envoyer une notification quand il tombe à -10 %, -25 % ou -50 %. On peut également définir un prix cible ou être prévenu quand un article est de nouveau en stock.
L’app a quelques avantages à faire valoir sur la concurrence. Son développeur explique qu’elle charge la page produit dans un navigateur, ce qui la rend compatible avec de nombreux sites. Les listes se synchronisent via iCloud, et tout est traité en local. Il est également possible de partager un lien public vers une liste de souhaits si besoin.
Globalement, Shopie est plutôt bien fichue : l’interface est adaptée à Liquid Glass et l’ajout d’articles est facile. Les produits en rupture de stock apparaissent clairement comme tels, et on peut ajuster le prix de base si besoin. On peut laisser une note sur chaque objet et le noter comme acheté. J’aurais apprécié un système pour suivre le même objet sur plusieurs sites afin de comparer les prix, mais il est possible de faire cela avec une liste dédiée.
Image iGeneration
Shopie est gratuite de base mais propose un abonnement pour ajouter un nombre d’objets illimité et activer le rafraîchissement en arrière-plan. Il est facturé 6 € par mois, 45 € par an ou 100 € en achat unique. L’app nécessite iOS 18 et est optimisée pour iPad. Traduite en français, elle n’est malheureusement pas disponible sur Mac ou compatible avec les Mac M1.
Depuis quelques années maintenant (iOS 14.5 et macOS Big Sur 11.3), Apple prend en charge la manette de la PlayStation 5, la DualSense. Et plus de cinq ans après la sortie de la console, Sony se décide enfin à proposer une version « pour PC » (et Mac) de sa manette. C'est logique, dans un sens : les portages des exclusivités PlayStation 5 sur PC se vendent bien, et la DualSense est plus complète que la manette des Xbox Series, qui a longtemps été la référence dans le monde PC.
La manette DualSense pour PC. Avec un câble. Image Sony.
Cette version spécifique, attendue au Japon le 5 mars, est un peu plus onéreuse que la version classique : 11 480 ¥ contre 10 436 ¥ (environ 62 et 56 €, respectivement, elle vaut 75 € en France). Une différence qui ne provient pas d'une différence physique, la manette est a prioriune version Midnight Black identique à la version en vente actuellement, mais d'un accessoire. Car la solution de Sony pour vendre une manette « pour PC » est la même que Microsoft en son temps : mettre un câble dans la boîte.
C'est la seule différence selon nos confrères japonais de Game Watch : Sony va mettre un câble USB-C vers USB-C dans la boîte. Les manettes vendues seules actuellement ne sont pas fournies avec le câble en question, et Sony met un câble USB-A vers USB-C dans la boîte de ses consoles. Rappelons qu'il sert essentiellement à recharger la batterie de la manette : la manette est Bluetooth. Cette variante a donc peu d'intérêt, sauf si vous n'avez pas du tout de câble USB-C chez vous.
Si vous avez un Mac avec une encoche, vous avez peut-être déjà pesté devant son inutilité, même si elle a permis la réduction des bordures sur certains modèles tout en gardant un ratio 16:10. Les développeurs de Seam, une app pour Mac, ont décidé d'en faire quelque chose, contrairement à Apple. Ils se sont inspirés de la Dynamic Island apparue sur les iPhone 14 Pro pour une réinterprétation sous macOS.
La connexion d'AirPods.
L'app vaut 10 $, mais il est possible de la tester pendant 48 heures. Une fois le long tunnel d'autorisations imposé par macOS, il est possible d'en profiter. Comme la Dynamic Island des iPhone, l'app étend l'encoche des Mac pour afficher des informations. Elle peut récupérer les informations sur ce que vous êtes en train d'écouter (Musique ou Spotify), afficher les calendriers, des alertes ou la connexion des AirPods.
Le tunnel d'autorisations.
La mise en place est un peu limitée par les contraintes physiques : il est évidemment impossible d'afficher des données dans l'encoche elle-même et donc Seam affiche ses données de part et d'autre de cette dernière. Comme la Dynamic Island, la zone peut s'étendre pour afficher plus d'informations si vous approchez le curseur de la zone.
Seam cache certains menus. En haut, sans Seam. Au milieu, avec : il cache deux menus en partie. En bas, il cache totalement deux menus.
D'un point de vue purement pratique, ce n'est pas parfait. Premièrement, la différence entre le noir de l'écran et celui de l'encoche peut être visible, surtout sur un MacBook Air. C'est un point qui dépend de la technologie des écrans et une dalle OLED (attendue un jour dans les Mac) serait évidemment plus adaptée. Deuxièmement, le curseur n'est pas affiché en permanence, ce qui peut donner une impression bizarre : il est caché par l'encoche (assez logiquement) mais pas par la zone gérée par Seam. Et troisièmement, Seam cache de temps en temps les menus. C'est un point qui va dépendre des apps et de votre Mac, mais sur un MacBook Air, Seam passe devant les menus centraux de Musique, par exemple. Sur les apps avec des menus moins nombreux (Safari, par exemple), le problème se pose moins.
On peut voir la limite de Seam avec le curseur.
Un peu d'IA
Nous sommes en 2026, il faut évidemment de l'IA. Seam intègre un petit modèle de transcription en local, qui va permettre de capter votre voix et récupérer vos paroles sous forme de texte. Cette fonction nécessite une licence, un modèle local et semble un peu redondante avec la dictée intégrée à macOS.
De l'IA.
Pour terminer, il faut noter une chose : certains développeurs tendent presque parfois le bâton pour se faire battre. Car il est évident que Seam est un candidat parfait pour se faire « sherlocker » dans une future version de macOS avec des MacBook Pro OLED.
C'est un point qui ne change rien à son intérêt : elle rend un peu plus utile une zone qui ne l'est pas en temps normal. La possibilité de voir en permanence ce qui est joué est pratique, l'affichage de certaines notifications aussi, et l'app vaut probablement ses 10 $. Mais il faut aussi être honnête : une prise en charge native devrait être un peu mieux intégrée, même si les développeurs de Seam ont probablement fait ce qu'ils pouvaient avec les limites de macOS…
Les futurs appareils IA d’OpenAI ne s’appelleront pas « io ». Selon un dépôt au tribunal effectué lundi et repéré par WIRED, l’entreprise a revu sa stratégie et renonce au nom « io » ainsi qu’à toute variante proche. Cette marche arrière s’inscrit dans une procédure lancée par la startup audio iyO, accusant OpenAI d’atteinte à sa marque après l’acquisition de la jeune pousse « io » liée à Jony Ive.
Images Apple et TechCrunch (CC BY 2.0), montage MacGeneration.
Souvenez-vous : en mai 2025, Sam Altman annonçait le rachat du petit studio de design appelé io fondé par l’ancien designer star d’Apple. Il s’agissait d’une opération valorisée à 6,5 milliards de dollars, soit la plus grosse acquisition d’OpenAI à ce jour. On apprenait par la suite que Jony Ive et ses équipes allaient s’occuper des interfaces des futurs logiciels d’OpenAI et de ChatGPT.
Le nom « io » a rapidement causé souci suite à une plainte de iyO, une startup au nom similaire travaillant également sur des produits d’IA. Celle-ci commercialise des produits audio (écouteurs, enceintes) et d’autres appareils à porter mettant l’accent sur l’IA. Ive et Altman travaillent de leur côté sur un appareil sur lequel on en sait peu mais qui pourrait avoir un concept similaire : au vu des similitudes sur le nom et le produit vendu, la plainte d’iyO n'est pas très surprenante.
Le dépôt d’aujourd’hui a le mérite d’apporter un éclairage sur le calendrier matériel d’OpenAI. L’entreprise y affirme que son premier appareil ne sera pas expédié aux clients avant la fin février 2027. Cela contraste avec les précédentes déclarations évoquant une présentation au second semestre 2026. Le prototype décrit dans la procédure serait un appareil sans écran, pensé pour rester sur un bureau et compléter smartphone et ordinateur. Signe d’un chantier encore en amont, OpenAI n’aurait pas encore créé de packaging ni de supports marketing pour ce premier produit.
En parallèle, la fièvre des rumeurs ne retombe pas. Un thread Reddit a récemment enflammé les réseaux en prétendant qu’OpenAI aurait retiré une publicité du Super Bowl révélant l’appareil. On aurait pu y voir Alexander Skarsgård avec un casque argenté et un boîtier réfléchissant. La vidéo a circulé largement avant qu’OpenAI ne confirme n’avoir aucun lien avec cette publicité.
Mise à jour à 11 h 47 — Île-de-France Mobilités nous informe que le service est désormais rétabli, pour l’achat et la distribution de titres dématérialisés sur iPhone comme sur les automates.
Article original publié à 10 h 15 — Un incident perturbe actuellement le système de billettique en Île-de-France. Plusieurs témoignages d’usagers font état d’un dysfonctionnement pour acheter des titres de transport dématérialisés, un problème confirmé par Île-de-France Mobilités.
Messages d'erreur dans Apple Cartes et l'app IDFM. Image iGeneration.
Nos propres essais montrent le souci : l’achat d’un pass Navigo sur iPhone via l’application Apple Cartes se solde par une erreur. Même chose dans l’application Île-de-France Mobilités, où la sélection d’un titre affiche actuellement l’alerte suivante : « Une erreur est survenue. Le service est momentanément indisponible. »
La panne ne concerne pas seulement l’iPhone. Sur X, Île-de-France Mobilités indique que les automates sont eux aussi affectés et que c’est une opération de maintenance qui a tourné au vinaigre : « Une opération de maintenance ne s'est pas déroulée comme prévu cette nuit, et les services de vente et de distribution de titres sur les automates et l’app Île-de-France Mobilités sont momentanément perturbés. »
Une opération de maintenance ne s'est pas déroulée comme prévu cette nuit, et les services de vente et de distribution de titres sur les automates et l’app Île-de-France Mobilités sont momentanément perturbés. Toutes nos excuses pour la gêne rencontrée. Nos équipes font le… pic.twitter.com/aJToEuLMuK
Les équipes sont à pied d'œuvre pour rétablir le service. Selon nos informations, l’incident est lié à une mise à jour de base de données effectuée dans la nuit qui ne s'est pas déroulée comme prévu. Le mécanisme de rollback, censé permettre un retour automatique à l’état précédent en cas de problème, a lui aussi échoué, laissant le système dans un état instable.
Le noyau Linux va bientôt passer à la version 7.0, c’est Linus Torvalds en personne qui l’a confirmé en annonçant la sortie de la mise à jour 6.19, la dernière version stable distribuée depuis le week-end. C’est un changement toutefois plus symbolique que révélateur d’un bouleversement en profondeur, comme son créateur le dit clairement dans son message : « Comme la plupart l’ont déjà compris, j’arrive à un point où les grands nombres commencent à me dérouter (je suis presque à court de doigts et d’orteils, encore une fois), donc le prochain noyau s’appellera 7.0. »
Il faut dire que les numéros de version sont une simple convention qui ne veut rien dire en soi. La méthode « SemVer », pour Semantic Versioning (versionnement sémantique), est la plus classique en développement informatique. Dans ce cadre, le premier nombre désigne un changement majeur qui peut introduire des incompatibilités, le deuxième signale de nouvelles fonctionnalités mineures et le troisième est utilisé pour des corrections de bugs. Ainsi, la version 1.2.3 est une correction de bugs, tandis que la 2.0.0 évoque une mise à jour majeure qui peut éventuellement casser la rétro-compatibilité.
Cette manière de faire reste populaire en informatique, mais c’est loin d’être la seule et de nombreux projets s’en éloignent, notamment pour des raisons marketing. Rester constamment sur une version 1 peut donner l’impression d’un logiciel qui stagne, alors même qu’il gagne de nombreuses fonctionnalités. Le développeur peut alors suivre d’autres conventions, comme un numéro de version basé sur une date (2026.2.0 pour la première mise à jour de février 2026) ou sur ses propres désirs, comme Linus Torvalds l’a toujours fait. De fait, le prochain noyau de Linux sortira courant avril et sera le septième, quasiment trois ans après la version 6.0 dont la sortie remonte à octobre 2022, quand bien même il n’apporte rien de majeur.
Le site spécialisé Phoronix a listé toutes les nouveautés connues pour le noyau 7.0 et la liste est longue, même s’il ne s’agit que de petites modifications prises individuellement. Dans le lot, on repère un changement qui concerne les Mac M1 et M2, avec une meilleure prise en charge des ports USB-C. N’importe quelle distribution GNU/Linux reposant sur ce noyau pourra gérer pleinement les ports et il ne sera plus nécessaire de s’en tenir au noyau modifié par les créateurs d’Asahi Linux, la distribution spécifique aux Mac Apple Silicon.
DuckDuckGo ne compte pas laisser passer le train de l’IA. L’entreprise a lancé il y a quasiment un an Duck.ai, une plateforme permettant de papoter de manière privée avec les LLM d’OpenAI ou d’Antropic. Celle-ci s’améliore et propose désormais un mode vocal afin de discuter de vive voix.
Duck.ai. Image MacGeneration
Le concept est assez similaire à ce que propose la concurrence. On peut poser des questions à l’IA, qui y répond via une voix de synthèse et avec du texte s’affichant à l’écran. DuckDuckGo explique que c’est OpenAI qui fournit le nécessaire pour ce chat vocal, disponible sur la majorité des navigateurs sauf Firefox : la prise en charge arrivera plus tard. Notons que cela fonctionne également sur mobile.
L’entreprise met l’accent sur la sécurité. Elle affirme que tout est anonymisé, chiffré et que rien n’est utilisé pour entraîner des modèles d’IA. Elle ajoute que les sons ne sont pas conservés et qu’elle n’utilise pas la voix pour identifier l’utilisateur.
La fonction est proposée gratuitement avec une limite quotidienne. Mettre la main à la poche pour un abonnement permet de faire sauter quelques limitations, tout en accédant au VPN DuckDuckGo et à plusieurs modèles d’IA (OpenAI, Antropic…). Il est facturé 9,99 € par mois ou 99,99 € par an.
La plateforme d’IA de DuckDuckGo s’est améliorée depuis son lancement. Elle permet désormais de générer des images ou de les affiner au fil de l’eau, toujours avec un accent mis sur la confidentialité des données.
Le Mac mini M4 est une petite merveille de compacité, une machine si élégante qu’on a envie de l’exposer et de la mettre en valeur. Mais pour certains, c’est tout simplement impensable. Peut-être est-ce la nostalgie de l’iMac, ou simplement une allergie chronique aux câbles qui traînent. Quoi qu’il en soit, les solutions pour faire disparaître le plus petit des Mac se multiplient.
Quand l’écran avale le Mac
Certains constructeurs ont pris le problème à bras-le-corps en imaginant des moniteurs pensés comme des écrins. Alogic, par exemple, a lancé un moniteur 4K de 32 pouces qui intègre une véritable cachette à l'arrière pour le Mac mini. Dans la même veine, le Studio Dock Pro va plus loin en tentant de transformer votre petit boîtier en un véritable remplaçant de l'iMac 27 pouces, avec une intégration qui confine à la fusion.
C'est propre, c'est esthétique, mais c'est aussi un investissement conséquent pour qui veut simplement libérer un peu de place sur son plan de travail.
Le pragmatisme à moins de 25 €
Pour ceux qui préfèrent l'efficacité au superflu, il existe une solution nettement plus pragmatique : le support VESA. L'idée est simple : utiliser les points de fixation standard à l'arrière de la plupart des moniteurs pour y loger le Mac mini. C’est le créneau de Newzerol, qui propose un support dédié pour un peu moins de 25 €.
Attention toutefois, compacité oblige : ce modèle est exclusivement conçu pour les dimensions réduites du Mac mini M4. À ce prix, on évite les fioritures, mais l'essentiel est là.
Une installation invisible mais sécurisée
L'un des points forts de ce petit accessoire est sa conception « ouverte ». Pas de risque d'étouffer la puce M4 : le flux d'air est préservé pour garantir un refroidissement optimal. Cette structure permet également de garder un accès total à la connectique. On branche et on débranche ses périphériques sans avoir à trop jouer les contorsionnistes, et la portée des signaux sans fil (Wi-Fi et Bluetooth) reste optimale.
À l'intérieur, Newzerol a eu la bonne idée de tapisser le berceau de mousse EVA. Cela évite les rayures et les frottements sur le châssis en aluminium de la machine lors de l'installation.
Ce support n’a pas été exclusivement pensé pour être utilisé derrière l'écran (entre le pied et la dalle), il peut être utilisé pour fixer le Mac mini sous le bureau ou même directement sur un mur.
Jusqu’à présent, pour goûter aux joies du « codage agentique » — cette capacité d'une IA à effectuer des actions complexes à votre place — les développeurs de l’écosystème Apple devaient souvent s’exiler vers des éditeurs tiers comme Cursor. Avec Xcode 26.3, Cupertino siffle la fin de la récréation en intégrant nativement les agents de Claude et le Codex d'OpenAI. Mais cette intégration change-t-elle vraiment la donne au quotidien ?
Pour mettre Xcode au défi, Mohammad Azam s’est lancé dans un exercice périlleux : coder un clone de l’application Rappels, sans filet et sans préparation. L’objectif n’est plus seulement de générer du texte, mais de laisser l’IA prendre des décisions architecturales.
Le constat est immédiat : la barrière à l’entrée s’effondre. En un seul prompt, Xcode génère une interface complète, respectant scrupuleusement les canons esthétiques d’iOS, de la navigation aux styles visuels. Plus impressionnant encore, l’agent fait preuve d’une souplesse de gestionnaire de projet : il est capable, sur simple demande, de refactoriser le code en segmentant les vues dans des fichiers distincts et en organisant les dossiers de manière cohérente. Ce qui prenait auparavant des heures de "plomberie" logicielle est désormais expédié en quelques secondes.
Une collaboration visuelle et textuelle
Là où Xcode 26.3 surprend, c’est dans sa capacité à interagir avec des éléments non textuels. Durant sa démonstration, Mohammad Azam a soumis une simple capture d’écran d’un bug graphique (une ligne verticale indésirable). Sans avoir à fouiller dans des centaines et des centaines de lignes de code, l’IA a analysé l’image, identifié le coupable et supprimé le problème.
Cette agilité se retrouve dans l'apprentissage "au vol". En lui fournissant un article technique ou un bloc de code spécifique, l’IA assimile instantanément de nouvelles méthodes — comme les Preview Traits pour SwiftData — pour les injecter dans le projet. On ne parle plus d'un simple moteur de recherche amélioré, mais d'un partenaire capable d'apprendre vos propres préférences de codage.
La réalité du terrain : un agent encore sous tutelle
Toutefois, cette autonomie a ses limites, et l'expérience de Mohammad Azam rappelle que l'IA reste une technologie « humaine », sujette à l'erreur. Le code généré n'est pas toujours parfait du premier coup, et l'agent peut parfois s'emmêler les pinceaux sur des logiques métier complexes.
L’ergonomie même de l’outil trahit une certaine jeunesse. Le présentateur pointe notamment l'impossibilité de détacher la fenêtre de conversation de l'IA, imposant un va-et-vient permanent et fatigant avec la vue des fichiers. Enfin, le fait qu'Apple doive s'appuyer sur des modèles tiers souligne que, sous le capot, l'intelligence maison a encore du chemin à parcourir.
Le développeur, de l'ouvrier au chef d'orchestre
En fin de compte, cette version 26.3 de Xcode dessine les contours d'un nouveau métier. Le développeur ne disparaît pas, il change de poste : il quitte l'établi pour le pupitre de chef d’orchestre.
C'est lui qui donne l'impulsion, valide la cohérence de l'ensemble et assure la sécurité du code. L'IA se charge de la pénibilité et de la répétition, mais l'expertise humaine demeure le seul rempart contre les bugs de logique les plus profonds. L'outil ne remplacera pas le développeur, mais celui qui saura dompter ces agents aura, sans aucun doute, une sacrée longueur d'avance.
Fermé depuis le 12 janvier, l’Apple Store de Regent Street va reprendre du service juste à temps pour la Saint-Valentin. Apple a en effet confirmé que sa boutique londonienne historique rouvrira ses portes le 14 février.
Image : Apple
Un mystérieux ravalement de façade
Les raisons de ce rideau baissé pendant un mois restent floues. Officiellement, la boutique était fermée pour des travaux de « rénovation ». Reste à savoir si les clients verront une réelle différence en franchissant le seuil mercredi prochain.
Ces derniers mois, Apple a entrepris de supprimer son mur d'écrans géants dans plusieurs de ses boutiques. Il est possible aussi qu’Apple ait profité de l’occasion pour installer une zone dédiée au retrait des commandes en ligne, un aménagement devenu la norme dans les nouveaux points de vente ou ceux récemment rafraîchis.
Image : Apple
Il n'est toutefois pas exclu que le chantier se soit cantonné aux coulisses. Apple se contente parfois de mettre à jour le mobilier ou d'optimiser les zones de stockage à l'arrière, sans que l'aspect visuel de la surface de vente ne bouge d'un iota.
Pour rappel, Apple s'est installée sur la célèbre artère londonienne en 2004. Véritable emblème européen pour la marque, la boutique avait déjà subi une rénovation d'envergure en 2016 pour adopter les codes esthétiques de l'ère Angela Ahrendts.
La rumeur est tenace : Apple préparerait de nouveaux AirPods Pro, que l’on a tendance un peu trop facilement à rebaptiser « AirPods Ultra ». S’ils conserveraient dans les grandes lignes le design des actuels AirPods Pro 3, ils auraient une particularité de taille : l’intégration d’une caméra.
D’où la question qui tourne en boucle depuis des mois : une caméra, d’accord, mais pour quoi faire ?
Si les derniers bruits de couloir se confirment, la prochaine itération des écouteurs pommés miserait tout sur la perception spatiale. Selon le "leaker" Kosutami, les futurs AirPods Pro seraient capables de « comprendre » leur environnement immédiat.
Next AirPods Pro can see around you. At same price avail.
Cerise sur le gâteau, cette montée en gamme technique ne se traduirait pas forcément par une explosion de la facture finale. Une rareté chez Apple qui mérite d'être soulignée, si elle se vérifie.
Infrarouge ou véritable capteur ?
Reste une zone d’ombre : Apple va-t-elle loger un véritable capteur photo ou se contenter d’un simple capteur infrarouge ? Ming-Chi Kuo, toujours bien informé, évoquait déjà dès 2024 l'arrivée de l'infrarouge dans nos oreilles.
配備IR相機的新款AirPods可望提升人機交互體驗與強化Apple空間音訊/空間運算生態 / New IR Camera-Equipped AirPods to Enhance User-Device Interaction and Strengthen Apple’s Spatial Audio/Computing Ecosystemhttps://t.co/q2xcNwwtUg
L’idée a fait son chemin. En juillet 2025, la firme de Cupertino a d’ailleurs décroché un brevet portant sur l’utilisation de caméras — façon projecteur de points Face ID — pour la détection de proximité et la cartographie 3D. Tout cela est très séduisant sur le papier, mais pour quelles applications ?
Des yeux au service des oreilles
L'ajout de ces capteurs pourrait d'abord servir à affiner l'audio spatial. En "voyant" la configuration de la pièce, les AirPods adapteraient le rendu sonore en temps réel. On peut aussi imaginer une réduction de bruit bien plus intelligente, capable de distinguer instantanément si l’on se trouve dans un open-space bruyant ou sur un trottoir balayé par le vent.
En matière d’accessibilité, des AirPods dotés de "yeux" ouvriraient des perspectives passionnantes pour les malvoyants. Enfin, pour les sportifs, ces écouteurs pourraient percevoir les mouvements du corps avec une précision chirurgicale, transmettant des données précieuses à l’Apple Watch pour corriger une posture ou une foulée. Mais tout cela reste très théorique : quand Apple s'aventure sur un nouveau terrain, elle préfère généralement la politique des petits pas. Inutile, donc, de placer la barre trop haut pour le moment.
Un laboratoire pour le futur « AI Pin »
Le site Wccftech avance une hypothèse plus pragmatique à l’heure de l’intelligence artificielle omniprésente. Ces AirPods Pro truffés de capteurs serviraient de banc d’essai pour un projet encore plus secret : le fameux « AI Pin » d'Apple.
Concept réalisé à l’aide d’une IA
Ce module, que l'on imagine de la taille d’un AirTag, embarquerait caméras, micros et haut-parleurs pour devenir un assistant personnel autonome. Avant de nous épingler ce badge à la boutonnière, Apple compte peut-être utiliser nos conduits auditifs comme laboratoire à ciel ouvert. En attendant, si Cupertino pouvait en profiter pour enfin améliorer les micros des futurs AirPods Pro 3, on ne s'en plaindrait pas.
OpenAI ne s’est pas laissée impressionner par les publicités d’Anthropic qui se moquaient de l’inclusion de la pub dans un chatbot basé sur un grand modèle de langage. Le lendemain de leur diffusion à l’occasion du SuperBowl, la firme de Sam Altman annonce l’arrivée des publicités dans ChatGPT, comme prévu. L’entreprise a beau essayer de mettre les formes, en précisant qu’il s’agit d’un test limité et que les publicitaires n’auront pas accès aux données, cela reste malgré tout une étape controversée pour ce qui est encore le service le plus populaire de la catégorie.
Image MacGeneration/OpenAO.
Précisons d’emblée la bonne nouvelle si vous nous lisez depuis presque partout dans le monde : les premiers tests sont limités aux seuls utilisateurs situés aux États-Unis. Même nos lecteurs canadiens sont épargnés, un seul pays est concerné pour l’heure. Cela dit, ne vous leurrez pas, le test est certainement appelé à être généralisé sur le plan géographique s’il est concluant. On peut imaginer que les pays anglophones et proches des États-Unis seront servis en premier et qu’à terme, OpenAI compte bien généraliser la publicité dans le monde entier.
Pour le test, seuls les majeurs sont concernés, tous ceux qui ont moins de 18 ans ne verront pas de coupures publicitaires. Autre restriction, les publicités ne s’afficheront que pour les utilisateurs qui ne paient pas du tout pour exploiter ChatGPT ainsi qu’aux abonnés à la formule Go moins chère, introduite récemment. Les abonnés à ChatGPT Plus, qui paient une vingtaine d’euros par mois, et ceux qui ont opté pour la formule Pro qui approche des 230 € mensuels ne verront pas de publicités, le contraire aurait été pour le moins étonnant.
Une publicité dans ChatGPT. Image OpenAI.
Cela peut sembler logique, mais il faut se rappeler que faire tourner ces chatbots et créer les modèles sous-jacents coûte énormément d’argent et qu’OpenAI, comme tous ses concurrents, n’est absolument pas bénéficiaire. Si les pubs s’avèrent rentables, peut-être qu’on les verra sur d’autres formules au fil du temps, même si c’est normal de commencer par les utilisateurs qui ne paient rien ou moins. Au passage, les comptes professionnels et ceux destinés au monde de l’éducation ne sont pas concernés par les tests, les publicités visent les comptes particuliers uniquement.
Pour ce lancement, même ceux qui ne paient pas peuvent encore choisir de désactiver les publicités, en échange d’un accès quotidien réduit à ChatGPT. OpenAI se garde bien de chiffrer cette réduction, alors ses clients étatsuniens devront tester pour le vérifier par eux-mêmes. Plusieurs autres réglages sont ajoutés au chatbot pour gérer les messages publicitaires et en particulier leur degré de personnalisation. La firme avance aussi prudemment que possible sur le sujet, en promettant que « les publicités n’influencent pas les réponses que ChatGPT vous fournit ».
Les nouveaux réglages prévus par OpenAI pour contrôler les publicités dans ChatGPT. Image OpenAI.
La sélection se fait par défaut à partir du sujet d’un chat, de l’historique des conversations et les « interactions passées avec des publicités », une démarche très classique dans le domaine. Les utilisateurs peuvent désactiver cette personnalisation et avoir des publicités sans lien avec leurs intérêts. Ils peuvent aussi accepter la personnalisation, mais bloquer l’accès à la mémoire et aux chats précédents. Un bouton permet à tout moment de supprimer l’historique lié aux publicités, tandis qu’il sera possible de signaler un message jugé inapproprié.
Enfin, OpenAI insiste sur le respect de la vie privée, en soulignant que les publicitaires n’auront jamais accès au contenu des discussions et ne verront que des statistiques générales pour évaluer les performances de leurs publicités. Le concepteur de ChatGPT promet que cela restera ainsi à l’avenir… reste à savoir si la promesse tiendra si les publicités sont aussi lucratives qu’espéré, mais c’est un problème pour un autre jour, comme on dit. D’ici là, ce test grandeur nature mené aux États-Unis doit permettre de déterminer si c’est une option viable pour l’avenir du service.
Les entreprises intéressées pour afficher leurs contenus sur ChatGPT sont invitées à se manifester à cette adresse, même si la sélection est apparemment très stricte à ce stade.
Présenté pour la première fois en septembre dernier à l’occasion de l’IFA, SwitchBot annonce la commercialisation de son Hub IA. Le fabricant le réserve à sa propre boutique pour le moment, où on peut le commander pour 208 € seul grâce à une promotion de lancement ou encore pour 240 € associé à une caméra de la marque. Il faut dire que le rôle principal de ce nouveau produit est bien de stocker les images transmises par des caméras, à des fins d’analyse par un modèle qui transforme les flux vidéo en langage naturel.
Image iGeneration/SwitchBot.
SwitchBot a pensé le produit d’abord comme un hub Matter, capable de se connecter en Bluetooth à l’écosystème de l’entreprise et les diffuser par le biais du standard à toutes les plateformes de domotique. Néanmoins, le Hub AI va bien plus loin que tous les autres ponts de la marque, c’est un véritable petit ordinateur capable de faire office d’enregistreur vidéo sur le réseau avec la possibilité d’installer Frigate, que j’ai évoqué à quelques reprises par ici, voire de centre de la domotique avec l’option d’installer Home Assistant, que j’ai copieusement détaillé sur ce site. Ça ne vous suffit pas ? Vous pourrez même installer OpenClaw (ex ClawdBot), l’IA agentique qui fait fureur depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.
Reprenons au début. Sous le capot, le Hub AI intègre un port microSD pour le stockage des données, avec une carte de 16 Go fournie et la possibilité de monter jusqu’à 1 To par ce biais. Si vous voulez vraiment l’utiliser avec des caméras, mieux vaut toutefois relier un stockage externe en USB-C, jusqu’à 16 To cette fois. SwitchBot reste assez discret sur la puce qui trouve place au cœur du produit, mais le fabricant revendique « 6T de puissance de calcul », ce qui veut probablement dire 6 TOPS. C’est une puissance qui semble bien insuffisante pour réaliser toutes les tâches promises par le constructeur, même si cela devrait en tout cas largement suffire pour Frigate.
L’un des rôles principaux du hub est de stocker puis d’analyser les images fournies par des caméras, pour permettre de chercher des informations en langage naturel. Image SwitchBot.
Grâce à cette brique logicielle, le hub de SwitchBot ne se limitera pas aux caméras conçues en interne, même si elles seront compatibles, on pourra connecter n’importe quelle caméra réseau qui gère le protocole standard RTSP. À titre d’exemple, c’est notamment le cas de tous les modèles Aqara récents. C’est un choix intrigant de la part du fabricant, cette solution open-source est excellente pour les bricoleurs qui, comme l’auteur de ces lignes, n’ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis (virtuel seulement, n’exagérons pas). Est-ce que l’entreprise a prévu une version simplifiée de Frigate ? Elle promet en tout cas l’accès à toutes ses fonctionnalités.
Le Hub AI peut même installer Home Assistant via un conteneur prêt à l’emploi et configuré pour être associé au matériel, notamment la puce Bluetooth incluse et, on imagine, pour faire le lien avec Frigate. Une idée là encore assez intrigante et qui pourrait avoir du sens, si on considère l’appareil comme l’équivalent d’un Mini PC sur lequel faire tourner toute la domotique. Le positionnement du produit devient toutefois encore plus flou quand on ajoute OpenClaw à l’équation. Cet assistant IA s’installe en local sur un ordinateur, même s’il dépend largement de modèles en ligne. Il peut ensuite réaliser toutes sortes d’opérations et SwitchBot a manifestement prévu quelques idées, notamment des automatisations plus proactives.
« Master is waking up » n’est peut-être pas l’élément le plus rassurant à mettre en avant et puis, qui dort avec une caméra pointée sur son visage ? Mais enfin, le Hub AI est censé rendre la domotique plus proactive. Image SwitchBot.
En clair, OpenClaw pourrait analyser les flux vidéo, toutes les informations fournies par la domotique et vos habitudes pour suggérer des automatisations, voire actionner directement des appareils. Sur le papier, c’est le concept parfait pour simplifier la domotique et si c’est bien fait, cela peut être une excellente idée. Le « si » est peut-être le mot le plus important de la phrase précédente et c’est assez surprenant d’imaginer un produit commercial avec de telles ambitions. Quand on voit les failles de l’assistant IA à la mode avec uniquement un accès aux données informatiques, veut-on vraiment lui donner accès à toute sa maison connectée ? Cassandra est une excellente série sur Netflix, je glisse cela en passant.
Quoi qu’il en soit, si vous voulez tenter votre chance, sachez que la prise en charge d’OpenClaw n’est qu’une promesse à ce stade. SwitchBot annonce une disponibilité à compter de la fin du mois de février, tandis que l’intégration profonde dans son écosystème est promise pour la fin mars. Même sans aller aussi loin, le Hub AI pourrait être une bonne option si vous cherchez une solution pour stocker les flux vidéo de caméras tout en ayant une analyse locale des images.
Le fabricant ne m’a pas envoyé son produit pour le moment, mais j’espère pouvoir le tester et vous dire si c’est un investissement intéressant. Si vous êtes intéressé, l’appareil est vendu 204 € au lieu de 259 pour son lancement, le code promo MKMK20 est normalement appliqué automatiquement et sa validité est limitée dans le temps.
Le Mac mini M4 n’est pas dépourvu de ports, mais si on veut autre chose que de l’USB-C, du HDMI ou de l’Ethernet, il faut des adaptateurs. Pour un encombrement minimal, il y a la solution des docks qui se posent juste dessus ou dessous le petit ordinateur de bureau d’Apple. Plusieurs modèles sont actuellement en promotion sur Amazon.
Le dock Orico qui intègre un SSD de 512 Go est proposé à 87,99 €, soit une remise de 20 % sur le prix le plus bas des 30 derniers jours. Les débits du support de stockage sont limités à 460 Mo/s, donc il ne faudra pas trop compter dessus pour des usages intensifs, mais pour une sauvegarde Time Machine, par exemple, c’est suffisant. À part cela, cette station d’accueil comprend notamment un port USB-A 5 Gb/s, trois ports USB-A 480 Mb/s et des lecteurs de cartes mémoires, le tout réparti à l’arrière et à l’avant.
Dock Orico à 87,99 €
Autre possibilité, le dock Orico avec un emplacement pour un SSD M.2 NVMe PCIe 4.0 en promo à 93 € au lieu de 109 €. Ce modèle est livré sans barrette de SSD, mais il offre des performances largement supérieures puisque le fabricant promet des débits pouvant atteindre 3 Go/s. Il comporte en plus deux ports USB-A 480 Mb/s et deux ports USB-C en particulier.
Dock Orico à 93 €
Pour en savoir plus sur ce type de docks pour Mac mini M4, nous avons publié un test de deux d’entre eux :
Les subventions et les évolutions notables apportées à l’iPhone 17 standard n’expliquent pas à elles seules la forte progression des ventes d’iPhone en Chine fin 2025. Du côté des iPhone 17 Pro et 17 Pro Max, un autre facteur joue en faveur d’Apple : la nouvelle couleur orange qui fait sensation.
Un acheteur d’iPhone 17 Pro lors du lancement dans un Apple Store de Shanghai. Image Apple.
Officiellement nommée « orange cosmique », cette finition est surnommée « orange Hermès » par de nombreux clients chinois, en référence à la célèbre maison de luxe française, dont la couleur emblématique est l’orange. « J’ai été immédiatement attirée par cette couleur ; elle avait quelque chose de très spécial. Qui n’aime pas l’orange Hermès ? Plus je la regarde, plus je l’aime », déclare par exemple Xiao Mei, mannequin et influenceuse, dans une vidéo où elle pose avec son nouvel iPhone.
Posséder un iPhone orange reviendrait presque à avoir un produit Hermès. Or, quand on sait qu’un simple étui en cuir Hermès pour AirPods Pro coûte 1 250 €, l’iPhone 17 Pro « orange Hermès » apparait comme une très bonne affaire.
L’influenceuse Xiao Mei qui présente son iPhone orange.
L’association entre les deux marques n’est pas absurde. Apple et Hermès collaborent depuis plusieurs années, même si ce partenariat se limite à l’Apple Watch. La version Hermès de la montre n’est d’ailleurs pas orange, mais elle comporte des bracelets spécifiques et des cadrans exclusifs. Cette histoire d’iPhone « orange Hermès » a inspiré le designer Parker Ortolani, qui s’est amusé à imaginer ce que pourrait donner un iPhone (Air) estampillé Hermès, avec une coque en cuir assortie.
I think we all ought to really insist that they make an Hermès iPhone out of the Air now. Had to elaborate on the concept... pic.twitter.com/4NHKNwCvdJ
La nouvelle couleur exerce en fait une double attraction en Chine. Le Financial Times explique que les acheteurs de l'iPhone orange jouent sur l'association de cette couleur avec la réussite grâce à un jeu de mots : « orange » se prononce de façon proche de « succès » en mandarin. « Que tous vos vœux deviennent orange ; que l'orange arrive vite ! », ont posté de nombreux acquéreurs du nouvel iPhone sur les réseaux sociaux.
Discord va bientôt vérifier votre âge avant de vous laisser accéder à certains contenus. L’entreprise a annoncé la mise en place d’un nouveau système début mars. Concrètement, Discord appliquera par défaut des paramètres pensés pour les adolescents à tous les comptes : pour accéder aux serveurs et contenus soumis à une limite d’âge, il faudra ensuite prouver que l’on est majeur.
Le Discord du Club iGen. Image MacGeneration
Cela fait quelques mois que l’idée est en test chez Discord. La plateforme avait lancé un test au Royaume-Uni et en Australie en avril 2025. Elle proposait de vérifier son âge à l’aide d’un scan du visage par intelligence artificielle ou via une pièce d’identité. L’affaire avait très mal commencé, certains petits malins ayant réussi à se faire valider avec des selfies tirés du jeu Death Stranding.
Le fonctionnement est similaire, avec la possibilité de faire évaluer son âge grâce à un selfie vidéo dont on nous assure qu’il ne quittera pas l’appareil. Si l’estimation n’est pas dans les clous, l’utilisateur pourra envoyer une photo d’une pièce d’identité à un partenaire. Les clichés seront supprimés « rapidement » et « dans la plupart des cas » immédiatement après la vérification de l’âge. L’entreprise affirme qu’elle va faire en sorte de limiter au maximum les failles des utilisateurs cherchant à détourner le système.
Discord va devoir faire ses preuves pour gagner la confiance des utilisateurs. Un prestataire de la plateforme a été victime d’une importante fuite de données en octobre 2025, ayant lâché dans la nature des photos de carte d’identité, de passeport ou de permis de conduire. Un chercheur en sécurité estimait la taille de la base de données en fuite à 1,5 To, ce qui n’est pas rien.
Il est possible que Discord ne vous demande pas de vérifier votre âge. L’entreprise a confirmé le déploiement d’un modèle d’IA analysant les actions de ses utilisateurs : elle observe le type de jeu, les heures de connexion et le temps passé sur Discord pour donner une estimation.
Les utilisateurs n’ayant pas fait vérifier leur compte devront faire avec quelques limitations. Les messages privés et les serveurs classiques continueront d’être accessibles, mais pas ceux considérés comme adultes. Ils ne pourront plus s’exprimer sur certains flux en direct et verront des filtres sur les contenus considérés comme sensibles. De plus, ils auront également des avertissements pour les demandes d’ajout d'utilisateurs inconnus, et les messages privés provenant de ceux-là seront automatiquement filtrés dans une boîte de réception séparée.
La station de charge sans fil 2-en-1 Zapix de Ugreen est actuellement en promotion sur Amazon à 24,99 € en noir et 25,99 € en bleu, contre 39,99 € habituellement. Compatible Qi2, le module principal peut recharger les iPhone MagSafe avec une puissance maximale de 15 W. Il existe des chargeurs sans fil plus puissants fournissant jusqu’à 25 W, mais si vous comptez laisser votre iPhone dessus toute la nuit, cela ne fait aucune sorte de différence.
Station de charge Ugreen Zapix
Le chargeur Qi2 est incliné à 48°, un angle pensé pour offrir un bon angle de vue lorsque le chargeur est posé sur un bureau. L’inclinaison n’est pas réglable, alors mieux vaut vérifier qu’elle convient à votre usage, notamment si vous comptez installer la station sur votre table de nuit.
Le chargeur à plat est quant à lui limité à 5 W. Il est donc avant tout pensé pour le boîtier des AirPods, même s’il peut charger un smartphone lentement. Le câble USB-C et l’adaptateur secteur nécessaires pour l’alimentation de la station ne sont pas fournis. Un chargeur de 30 W est requis, mais vous avez peut-être déjà ce qu’il faut à la maison.
On en profite pour signaler l’arrivée sur le marché d’un nouveau chargeur Qi2 à 25 W Belkin qui vient chasser sur les terres du chargeur MagSafe d’Apple. Vendu 29,99 €, ce modèle prend la forme d’un galet magnétique fixé au bout d’un câble. Il est plus épais que l’accessoire de Cupertino, mais il intègre une béquille pour servir de support.