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Taxes douanières de Trump retoquées, quelles suites pour Apple et les autres ?

Surprise ! Alors qu’elle a plutôt tendance à aller dans le sens du président en fonction, la Cour suprême US a pris aujourd’hui une décision qui risque de provoquer quelques remous dans les comptes des États-Unis d’Amérique, et enclencher quelques batailles juridiques : les taxes douanières « réciproques » décidées par Donald Trump ont été retoquées et sont donc nulles et non avenues, comme rapporté par AppleInsider.

Donald Trump lors du Liberation Day, où les taxes douanières ont été signées. Image The White House.

Dix mois... dix petits mois, c’est court. Mais ça peut être très long à l’échelle d’une économie nationale. C’est en effet la période qu’il a fallu pour que les taxes douanières (ou tariffs dans la langue de Tim Cook) imposées par Donald Trump ramènent près de 180 milliards de dollars.

Les États-Unis et la Chine annoncent une trève d’un an dans la guerre des droits de douane

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Problème : dix mois après leur entrée en vigueur, ces mêmes taxes viennent d’être en grande partie retoquées par la Cour suprême, à 6 voix contre 3. La sentence est sans appel, et irrévocable :

Lorsque le Congrès accorde le pouvoir d’imposer des droits de douane, il le fait de manière claire et avec des contraintes soigneusement définies. Il n’a fait ni l’un ni l’autre en l’espèce. [...] Nous ne revendiquons aucune compétence particulière en matière d’économie ou de relations étrangères. Nous revendiquons seulement, comme nous le devons, le rôle limité que nous assigne l’article III de la Constitution. Remplissant ce rôle, nous jugeons que l’IEEPA [International Emergency Economic Powers Act, l’article invoqué par Donald Trump pour imposer ses taxes, NDLA] n’autorise pas le président à imposer des droits de douane.

L’affaire est jugée, il s’agit maintenant d’en voir les conséquences : selon Brett Kavanaugh, juge à la Cour suprême, « le processus de remboursement va être un sacré bordel ».

Pas d’effet waouh sur les nouveaux iPhone ? Si : les prix

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En effet, le plus gros souci maintenant va être la façon dont les entreprises vont récupérer les sommes indument versées. Et si les petits vont avoir du mal à se faire entendre rapidement, il est fort à parier que les gros y mettront les moyens... et Apple au premier rang : selon les calculs de plusieurs analystes, la société de Cupertino a déboursé environ 2 milliards de dollars du fait des taxes douanières imposées par le président américain. Il est fort à parier qu’elle fera tout pour récupérer la somme, même si ça doit prendre des années de procédures.

Et il est fort probable que celles-ci s'étirent sur des années, Donald Trump comptant clairement faire traîner les choses en longueur :

Ça finira devant la justice pendant les cinq prochaines années.

Droits de douane : l’administration Trump maintient la pression sur Apple

Droits de douane : l’administration Trump maintient la pression sur Apple

En plus du chaos judiciaire annoncé, où chaque entreprise devra porter plainte contre l’État fédéral, le président américain a d’ores et déjà prévenu qu’il allait relancer d’un droit de douane mondial de 10 %, en réaction à cette décision de la Cour suprême :

La décision de la Cour suprême est profondément décevante et j’ai honte de certains juges qui n’ont pas eu le courage de prendre certaines décisions et de faire ce qui est juste pour notre pays. Les pays étrangers qui profitent de nous depuis des années se frottent les mains et se réjouissent. Ils sabrent le champagne mais je peux vous promettre que ça ne va pas durer. [...] D’autres mesures seront utilisées pour remplacer les droits de douane. Aujourd’hui, je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10 %, qui va s’ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur.

Voilà de quoi compliquer un peu plus le commerce international, et donner le ton des années à venir : même après décision contraire de la Cour suprême, Donald Trump usera de tous les moyens disponibles pour imposer sa vision et donc ses droits de douane, quitte à déstabiliser sur la longueur le commerce international et le cours des entreprises concernées, en témoigne celui d’Apple qui a vécu une année 2025 mouvementée... et 2026 s’annonce toute aussi turbulente.

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RAMpocalypse : Apple tente la Chine pour échapper à l’emprise de Samsung et SK Hynix

La RAMpocalypse bat son plein, et elle n’est pas prête de diminuer pour le moment : au contraire, on a même appris récemment que les disques durs à plateaux étaient eux aussi sujets à une demande largement supérieure à l’offre. Dans cette période difficile, beaucoup cherchent des solutions pour s’approvisionner en RAM à tarif raisonnable, et des constructeurs autrefois boudés commencent à devenir intéressants, y compris pour des gros poissons comme Apple, comme rapporté par TechRadar.

L’usine principale de YMTC. Image YMTC.

Si encore maintenant jusqu’à 60 % de la mémoire vive utilisée par Apple dans ses appareils provient de Samsung Electronics, il est possible que cette main-mise du constructeur coréen change dans les mois à venir. En effet, suite à l’envolée des prix de la RAM, les fournisseurs principaux que sont Samsung Electronics, SK Hynix, Micron ou encore Kioxia imposent désormais aux clients des révisions trimestrielles des prix, ce qui complique la vision à long terme des gros poissons que sont Apple et ses concurrents.

Quel pourrait être l

Quel pourrait être l'impact de la RAMpocalypse sur Apple ?

Dans ces conditions, de nouveaux partenaires un peu moins enquiquinants sont du pain bénit, et Apple creuse désormais du côté des fournisseurs chinois, avec Yangtze Memory Technologies (YMTC) et Changxin Storage (CXMT) en tête. Pour le moment, ces fournisseurs alternatifs n’ont pas encore les capacités ni la qualité de fourniture des coréens, mais les choses changent rapidement : tous deux ont augmenté leurs capacités de production, et CXMT prépare une chaîne de production de masse de puces HBM3.

RAMPocalypse : Apple aurait accepté de payer deux fois plus cher une partie de son stockage Flash

RAMPocalypse : Apple aurait accepté de payer deux fois plus cher une partie de son stockage Flash

Si l’écart de qualité se réduit, d’autres complications sont à prévoir cependant, l’utilisation de fournisseurs chinois étant plus complexe ces derniers années pour des clients américains : à la fois YMTC et CXMT ont été temporairement inscrits sur la liste des entreprises bannies par le Pentagone, avant d’être enlevées. Ces incertitudes empêcheraient Apple d’en faire des fournisseurs privilégiés, au moins dans les mois et années à venir.

Western Digital et Seagate déjà complets sur les disques durs pour 2026 : la RAMPocalypse déborde jusqu’aux HDD

Western Digital et Seagate déjà complets sur les disques durs pour 2026 : la RAMPocalypse déborde jusqu’aux HDD

Toujours est-il qu’une telle opportunité est un levier en or pour Apple, qui peut ainsi rééquilibrer un peu la discussion avec ses fournisseurs historiques, qui pourraient préférer ralentir leurs augmentations tarifaires plutôt que de voir partir une telle manne financière.

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Les Ray-Ban Meta, sujet de friction dans les zones réglementées

Si le temps de la surprise et du rejet provoqué par les lunettes prototypes vendues par Google en 2013 semble loin, ce n’est pas pour autant que les lunettes connectées sont maintenant acceptées partout, comme le remonte The Verge.

C’est design, connecté, mais ça peut aussi vous rapporter de gros ennuis. Image Ray-Ban/Meta.

Une mise en garde claire et précise

Pour son audition dans le procès qui implique Meta et sa façon de gérer l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux, Mark Zuckerberg est arrivé avec une équipe portant chacun une paire de Ray-Ban Meta. La mise en garde ne s’est pas fait attendre de la part de la juge Carolyn Kuhl : elle a rapidement signalé que tout enregistrement effectué à la cour devrait être effacé, sous peine de sanctions pénales :

Si vous avez fait ça [enregistrer des éléments du procès], vous devez supprimer cela, ou vous serez reconnu coupable d’outrage à la cour.

Suite à cet avertissement, elle a exigé que chaque membre de l’équipe se sépare de ses lunettes connectées. Malgré tout, l’un des acolytes de Mark Zuckerberg portait visiblement encore les siennes dans le hall du palais de justice, et a dû justifier qu’aucun enregistrement n’a été effectué afin d’éviter des poursuites.

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

Plus près de nous, un soupçon d’espionnage industriel

En France aussi, ces lunettes indiscrètes ne sont pas les bienvenues partout, et soulèvent des inquiétudes, voire des soupçons sur le comportement de certains employés. Ainsi, c’est sur la chaîne de montage du Rafale qu’un intérimaire de 19 ans a été interpelé récemment portant des Ray-Ban Meta sur son lieu de travail.

Porter des lunettes connectées sur le lieu de fabrication d’un avion de chasse n’était pas très malin... Image Wikipedia/Tim Felce, CC BY-SA 2.0.

Si l’enquête a révélé que le jeune de 19 ans n’avait au final pas utilisé ses lunettes pour prendre en photo des éléments confidentiels, cette histoire lui aura valu une enquête officielle et une garde à vue sur soupçons d’atteinte aux intérêts de la Nation, vol de données et violation du secret de fabrique. S’il s’en sort blanchi pour l’utilisation supposée des lunettes connectées, il devra en revanche répondre d’une autre accusation devant le tribunal, ayant pris des photos du câblage qu’il devait effectuer sur la partie avant de l’avion avec son téléphone portable : il sera donc jugé pour exécution non autorisée de dessin, levée ou enregistrement dans une zone interdite.

Un rappel que tout n’est pas permis

Que ce soit aux USA comme en France, ces mises en garde ou accusations rappellent que l’utilisation d’un appareil photo, qu’il soit dans un smartphone ou dans des lunettes connectées n’est pas autorisée partout, loin s’en faut. Suivant les lieux, leur utilisation peut valoir à leur porteur une simple mise en garde, mais aussi aller jusqu’à des peines de prison.

Ray-Ban Meta Display : le lancement en France renvoyé aux calendes grecques

Ray-Ban Meta Display : le lancement en France renvoyé aux calendes grecques

Concernant le cas précis des lunettes connectées, si ces deux cas sont les premiers remontés publiquement, leur diffusion de plus en plus grande avec des utilisateurs toujours plus nombreux amènera à n’en pas douter ce type de problèmes à se multiplier dans les années à venir... jusqu’à ce que des règles bien précises finissent par être placardées sur tous les bâtiments concernés, rappelant de laisser ces appareils à l’entrée ?

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L'absence de localisation précise sur les traqueurs vient de la fragmentation d'Android

Dans les traqueurs Bluetooth, une technologie très pratique existe… et elle n'est vraiment pas généralisée. Nous parlons ici de l'UWB (ultra wideband), qui permet aux AirTags et AirTags 2 d'être localisé de façon très précise. Du côté d'Apple, seuls les AirTags et AirTags 2 sont compatibles. Si Apple avait a priori ouvert la technologie en 2021, le seul produit compatible est une poussette sortie en 2024. Et de façon un peu étonnante, c'est aussi le cas avec le réseau de Google.

Les AirTags sont UWB. Image Apple.

Dans le monde Android, il y a d'abord une fragmentation au niveau des traqueurs : Samsung a son propre réseau, apparu avant celui de Google. Chez Samsung, il y a bien des traqueurs compatibles UWB… mais uniquement pour son propre réseau. Comme l'explique 9to5 Google, la marque coréenne bloque l'accès à la puce. De façon très concrète, un traqueur compatible avec le réseau de Google et équipé d'une puce UWB ne peut pas en profiter nécessairement avec les smartphones Samsung.

Le second problème est aussi lié à la fragmentation. Si Apple a (presque) généralisé l'intégration de la puce UWB dans les iPhone depuis l'iPhone 11 (et à l'exception de l'iPhone 16e), ce n'est pas le cas sous Android. La puce reste rare, même dans les modèles haut de gamme. Nos confrères listent les Pixel 10, le Samsung Galaxy S25, le OnePlus 15, l'Oppo Find X9, l'Honor Magic 8 Pro ou le Nothing Phone (3). Ces modèles haut de gamme populaires sont incompatibles avec l'UWB.

Motorola a des traqueurs UWB. Image Motorola.

Le troisième point est purement pragmatique : la puce a un prix, et donc les traqueurs noname pour le réseau de Google ne sont pas compatibles UWB. C'est assez logique : quand le but est de vendre quatre traqueurs pour le prix d'un seul modèle d'une marque connue, il faut rogner sur les coûts. Et la puce qui ne sera utilisée que par une minorité des clients est probablement assez haut dans la liste des économies possibles.

Test du Chipolo Pop, le traqueur Bluetooth multi-réseau (Apple ou Google) qui innove

Test du Chipolo Pop, le traqueur Bluetooth multi-réseau (Apple ou Google) qui innove

Le dernier point est lié : pour les marques qui proposent des traqueurs plus évolués, comme Pebblebee, l'UWB est un problème. Les modèles hybrides sont déjà plus onéreux qu'un AirTag (35 € pour un Chipolo Pop), et ajouter une puce UWB augmenterait le prix. Et en pratique, la société indique qu'expliquer aux clients que l'UWB est disponible sur une plateforme et pas une autre est une gageure.

Les Chipolo ne sont pas UWB. Image Chipolo.

On se retrouve donc dans un marché où les quelques solutions compatibles UWB sont donc réservées à des modèles qui ciblent une marque précise, que ce soit Apple, Samsung ou Motorola, par exemple.

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TV Info, une app pour révéler le capacité de stockage restante de votre Apple TV

L’Apple TV n’est sans doute pas l’appareil sur lequel on surveille le plus attentivement l’espace de stockage. Néanmoins, si vous avez déjà manqué de place, vous avez peut-être été surpris : tvOS n’indique nulle part la capacité restante. C’est précisément cette lacune que vient combler TV Info.

Cette petite application affiche différentes informations techniques sur l’Apple TV, dont la capacité totale de stockage et l’espace encore disponible. Mine de rien, les anciens modèles dotés de 32 Go peuvent se remplir assez vite. Sans avoir installé le moindre jeu, la mienne est déjà bien chargée — mais j’ai installé un paquet d’applications pour rédiger un guide sur les services de télévision.

Application TV Info. Image iGeneration.

Si tvOS ne met pas cette donnée en avant, le système propose tout de même quelques outils pour gérer le stockage. On peut faire en sorte que les apps inutilisées soient automatiquement déchargées (option dans Réglages > Apps), ce qui les supprime tout en conservant leurs données. Et dans Général > Gérer le stockage, on peut identifier les apps les plus volumineuses et les supprimer rapidement.

Image iGeneration

L’affichage du stockage dans TV Info est gratuit. Moyennant 0,99 €, on peut débloquer d’autres informations techniques, mais leur fiabilité laisse à désirer. La jauge de consommation du CPU ne bouge pas et, sur une Apple TV 4K 2021, l’app indique par exemple 2 Go de RAM, alors que ce modèle en embarque 3.

L’Apple TV actuelle dispose de 64 Go de stockage dans sa version Wi-Fi à 169 €, tandis que le modèle Wi-Fi + Ethernet à 189 € en a le double. Les générations précédentes se contentaient de 32 ou 64 Go.

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OpenAI : Jony Ive en figure tutélaire plus qu’en designer du quotidien

Sam Altman ne pouvait pas rêver d’un nom plus prestigieux que Jony Ive pour façonner les premiers appareils d’OpenAI. Mais derrière la mise en scène d’une relation presque fusionnelle entre les deux hommes, l’implication de l’ancien chef du design d’Apple apparaît plus complexe qu’il n’y paraît.

Réunion de travail entre Jony Ive et Sam Altman. Image OpenAI.

D’après The Information, environ 200 personnes travaillent actuellement sur les premiers terminaux d’OpenAI. Cette équipe est issue en grande partie de l’acquisition d’io, une start-up spécialisée dans le matériel fondée par Jony Ive. Pour autant, ce dernier n’est pas engagé à plein temps chez le créateur de ChatGPT.

OpenAI préparerait une enceinte intelligente, des lunettes et une lampe

OpenAI préparerait une enceinte intelligente, des lunettes et une lampe

Jony Ive continue de diriger son studio de design LoveFrom, qui réalise des projets pour divers clients, le dernier en date n’étant rien moins que Ferrari. Et LoveFrom a aussi la responsabilité du design des futurs appareils d’OpenAI. En parallèle, l’équipe interne d’OpenAI se concentre sur la mise au point du matériel et du logiciel, ainsi que sur l’étude des usages potentiels auprès du grand public.

Cette répartition des rôles ne serait pas sans frictions. Toujours selon The Information, certains employés d’OpenAI se plaignent de la lenteur de LoveFrom à faire évoluer ses propositions et du manque de transparence sur son processus créatif. Une culture du secret et une attention extrême portée aux détails qui rappellent les méthodes d’Apple, dont sont issus la plupart des employés.

Jony Ive imprime la patte Apple dans la Ferrari Luce

Jony Ive imprime la patte Apple dans la Ferrari Luce

L’équipe interne dédiée aux appareils opérerait elle-même de manière largement autonome au sein d’OpenAI. Elle serait installée dans des bureaux distincts, en centre-ville de San Francisco, loin du siège principal. LoveFrom dispose de son côté de locaux à proximité, dans le quartier de Jackson Square.

Jony Ive conserverait la main sur la plupart des décisions de design, même s’il ne se rendrait dans les bureaux qu’environ une fois par semaine. Son influence resterait toutefois très présente : au sein de l’équipe, les discussions s’articuleraient souvent autour de ce qu’il serait susceptible de trancher.

OpenAI abandonne le nom « io » pour son futur matériel

OpenAI abandonne le nom « io » pour son futur matériel

Le pôle matériel d’OpenAI rassemble la fine fleur de l’équipe de design d’Apple du temps de Jony Ive. Y figure notamment Tang Tan, designer clé de l’iPhone et de l’Apple Watch, et Evans Hankey, qui avait pris la relève du chevalier de l'ordre de l'Empire britannique à la tête du design industriel.

Un autre nom retient l’attention : Adam Cue. Le fils d’Eddy Cue, grand manitou des services d’Apple, s’était fait connaître il y a une dizaine d’années en contribuant à Mailbox, un client mail innovant racheté (puis abandonné) par Dropbox. Recruté via io, Adam Cue développe aujourd’hui le logiciel au cœur des futurs appareils d’OpenAI. Une position pour le moins inconfortable lors des repas de famille : il a le Cue entre deux chaises.

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OpenAI préparerait une enceinte intelligente, des lunettes et une lampe

OpenAI ne s’en cache pas : le spécialiste de l’IA travaille sur du matériel. Oui, mais quoi ? Sam Altman et son nouvel ami Jony Ive entretiennent savamment le mystère. D’après The Information, le premier appareil sera… une enceinte connectée.

Un serre-livre dans les bureaux d’OpenAI. Image OpenAI/iGeneration.

Selon le média, généralement bien renseigné, cette enceinte embarquera une caméra capable de collecter des informations sur les utilisateurs et l’environnement immédiat, comme les objets posés à proximité et les conversations alentour. Des enceintes avec assistant vocal et même avec une caméra, on en connaît depuis longtemps, mais celle-ci se distinguerait par une approche plus proactive, portée par l’intégration de ChatGPT.

L’appareil serait ainsi capable d’observer les utilisateurs par vidéo et de leur suggérer des comportements jugés bénéfiques. The Information évoque par exemple un utilisateur qui veille tard avant une réunion importante et à qui l’enceinte recommanderait d’aller se coucher. Un scénario qui pose évidemment de sérieuses questions en matière de confidentialité. L’enceinte pourrait aussi servir à effectuer des achats, avec une validation passant par une technologie de reconnaissance faciale proche de Face ID.

Côté prix, OpenAI viserait une fourchette de 200 à 300 $, soit l’équivalent d’un HomePod ou d’un Echo Show d’Amazon. Cette rumeur semble aller à rebours des précédents bruits de couloir, qui évoquaient plutôt un appareil portable. The Information ne précise toutefois pas le format exact : il s’agit peut-être d’une enceinte compacte, capable de fonctionner en partie sur batterie. Quoi qu’il en soit, ce produit ne devrait pas être dévoilé avant l’année prochaine.

Le créateur de ChatGPT plancherait également sur d’autres catégories d’appareils. Des lunettes connectées seraient dans les cartons, mais pas avant 2028 au mieux. D’autres prototypes rempliraient aussi les labos, dont une lampe, que l’on imagine volontiers bardée de micros, voire de caméras, pour analyser l’intimité du foyer. Enceinte, lampe… Comme Sonos en son temps, Sam Altman a-t-il envisagé un partenariat avec IKEA pour s’inviter plus rapidement chez vous ?

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OneDrive va mieux s’intégrer graphiquement à macOS

OneDrive est sur le point de recevoir deux améliorations bienvenues sur macOS. Microsoft, qui ambitionne d’offrir une expérience « vraiment native », a revu en profondeur le Centre d’activité de son client Mac.

Nouveau Centre d’activité de OneDrive. Image Microsoft.

Il s’agit de la petite fenêtre qui s’ouvre lorsque l’on clique sur l’icône de OneDrive dans la barre des menus. La nouvelle version est présentée comme plus réactive et plus en phase avec le design de macOS, puisqu’elle adopte le Liquid Glass sur Tahoe. Elle est conçue avec le framework SwiftUI recommandée par Apple.

Image Microsoft.

Ce petit menu dont Microsoft semble si fier affiche l’état de la synchronisation, les derniers fichiers transférés et quelques options. Son accessibilité a été améliorée avec la prise en charge de VoiceOver et l’accès complet au clavier.

La seconde amélioration concerne les boîtes de dialogue. Les vieux panneaux qui semblaient presque venir de Windows disparaissent au profit des alertes natives du système. Les messages liés à la suppression de fichiers ou aux conflits de synchronisation s’afficheront désormais sous la forme de véritables boîtes de dialogue macOS.

Image Microsoft

Ces changements sont en cours de déploiement chez les bêta-testeurs — que Microsoft appelle Insiders, parce que c’est plus classe — avec la version 26.017 du client. La mise à jour sera distribuée ultérieurement à l’ensemble des utilisateurs.

OneDrive comprend 5 Go de stockage gratuit. Pour en avoir plus, il faut souscrire une offre payante : 100 Go sont inclus dans l’abonnement Microsoft 365 Basic à 2 €/mois et 1 To dans la formule Microsoft 365 Personnel à 10 €/mois qui comprend aussi la suite Office (l’abonnement d’un an est actuellement en promo à 80 € sur Amazon).

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Free Mobile commence à exploiter la 5G à 2,1 GHz, ce qui devrait améliorer les débits

Free Mobile a activé ses premières antennes 5G sur la bande de fréquences des 2 100 MHz, comme le relève Univers Freebox à partir de la dernière mise à jour fournie par l’Agence Nationale des FRéquences (ANFR). Pour l’heure, l’opérateur mobile de Xavier Niel n’a activé que 38 sites, tous situés autour du 15e arrondissement parisien, mais c’est certainement la première étape avant un déploiement à l’échelle nationale. Comme nos confrères le soulignent, c’est très récent : la précédente mise à jour de ces données publiques, en janvier, ne relevait aucune antenne 5G à 2,1 GHz pour Free Mobile.

Image iGeneration, photo de base Ashikul Akash sur Unsplash.

Cette bande de fréquences est utilisée depuis l’ère de la 3G, elle est loin d’être nouvelle. Jusque-là, Free Mobile l’exploitait pour les réseaux de troisième et quatrième génération. Son réseau 3G est en train d’être fermé, ce qui lui permet d’exploiter la bande ailleurs, sachant que l’opérateur l’utilise actuellement massivement sur son réseau LTE.

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Free Mobile n'a plus que 6 303 antennes 3G et va bientôt se reposer entièrement sur Orange

Au dernier décompte, plus de 25 000 de ses antennes émettent de la 4G sur la bande des 2 100 MHz et on ne sait pas encore si l’entreprise compte les basculer sur la 5G. Ce serait assez logique de sa part, tant cette bande pourrait améliorer les performances de son réseau 5G. Il est composé actuellement principalement d’antennes qui émettent à 700 MHz, ce qui permet de couvrir une très grande surface avec des débits relativement faibles, et à 3,5 GHz, ce qui permet au contraire d’obtenir des débits excellents au prix d’une couverture faible.

La bande des 2,1 GHz serait un intermédiaire idéal, capable de porter assez loin pour couvrir de grandes zones, tout en offrant de meilleurs débits. Dans sa brochure tarifaire, Free Mobile indique que l’on peut espérer jusqu’à 1 Gbit/s en réception et 160 Mbit/s en envoi, des gains théoriquement modestes face aux 844 Mbit/s et 131 Mbit/s promis en 700 MHz. Ce sont des valeurs maximales théoriques, à l’usage on devrait toutefois noter des valeurs plus faibles, mais avec des gains plus importants entre les deux bandes.

Les débits maximum promis par Free Mobile dans sa brochure tarifaire. Capture d’écran iGeneration.

SFR et Bouygues Telecom ont choisi de basculer en masse leurs antennes LTE vers la 5G sur cette bande de fréquences, ce qui a permis aux deux opérateurs de rapidement mettre en place un réseau assez rapide sur tout le territoire. Orange l’a fait aussi de son côté, même s’il conserve une plus grosse base d’antennes 4G à 2,1 GHz. Free Mobile est le seul à avoir une stratégie différente en pariant sur le 700 MHz qui lui a permis de couvrir très vite plus d’espace, au prix de performances souvent en berne.

L’ajout d’antennes 5G à 2,1 GHz devrait ainsi permettre d’améliorer les débits moyens des abonnés Free Mobile qui ne sont pas à proximité d’une antenne 3,5 GHz. Il faudra en revanche attendre pour cela que l’entreprise bascule ses antennes sur tout le territoire, ce qui est loin d’être le cas. Si vous nous lisez depuis le sud-ouest de Paris, n’hésitez pas à indiquer dans les commentaires si vous avez noté des débits en hausse en utilisant la 5G de Free Mobile ces derniers jours.

L’intégralité du réseau 5G à 2,1 GHz actuel de Free Mobile. Capture d’écran site ANFR.
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macOS 26.3 comprend le nécessaire pour le MacBook low cost et un nouveau Studio Display

S’il fallait une preuve de plus qu’un nouveau MacBook est imminent, en voilà une. Dans le code de la version finale de macOS 26.3, Macworld a déniché une nouvelle extension du noyau (kext) dédiée à un appareil inconnu, ou presque. Cet appareil porte l’identifiant J700, le nom de code présumé du MacBook low cost.

Studio Display actuel. Image Apple.

Ce n’est pas tout : nos confrères ont aussi trouvé des pilotes pour des produits inédits portant les références J427 et J527. Il s’agirait du nouveau Studio Display, possiblement équipé d’une dalle mini-LED et d’une fréquence de rafraichissement supérieure à 60 Hz. La présence de deux identifiants pour un même appareil reste encore un peu mystérieuse. Le moniteur sera-t-il disponible en deux tailles ?

Nul doute que l’on en saura plus dans les prochains jours, puisqu’Apple organisera un événement pour la presse le 4 mars.

Pour mémoire, le MacBook low cost devrait constituer une alternative plus abordable au MacBook Air. Probablement vendu sous les 1 000 €, il devrait être équipé d’une puce utilisée à l’origine sur iPhone et faire quelques compromis, en matière de connectique notamment.

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

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120 Hz, HDR, A19 : du code laisse entrevoir les caractéristiques du prochain Studio Display

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Apple propose des fonds d'écran et une carte cadeau décorée pour fêter le début du ramadan

Pour fêter le début du jeûne du mois de ramadan (un des cinq piliers de l'islam, qui a commencé le 19 février en France), Apple fournit des fonds d'écran et des cartes cadeaux décorées dans certains pays. On peut les retrouver sur le site d'Apple en Arabie Saoudite ou aux Émirats arabes unis.

Le fond d'écran pour Mac.

Le fond d'écran est disponible à cette adresse. Le fond d'écran varie en fonction de votre appareil : le site d'Apple détecte si vous avez un iPhone ou un Mac (ou un iPad) pour proposer un fichier différent.

Le fond d'écran pour iPhone.

La carte cadeau est décorée avec un logo Apple accompagné d'une lune, étant donné que le calendrier hégirien est un calendrier lunaire.

La carte cadeau décorée.

Récemment, Apple avait déjà proposé la même chose pour le Nouvel An chinois : l'année du cheval de feu a démarré le 17 février.

Apple fête l’année du Cheval avec des fonds d’écran officiels

Apple fête l’année du Cheval avec des fonds d’écran officiels

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Le métavers n'est pas un échec pour Meta, mais Horizon Worlds l'abandonne pour se tourner exclusivement vers le mobile

Souvenez-vous : en octobre 2021, le groupe Facebook devenait Meta1, pour mettre en avant le métavers. Et vous vous souvenez du métavers ? C'était le mot à la mode entre le cloud et les NFT, un peu avant l'IA. En tout cas, chez Meta, on n'y croit visiblement plus. La version pour le travail d'Horizon Worlds a été fermée en début d'année et le monde virtuel va devenir un produit exclusivement mobile.

Meta veut doubler la production des lunettes connectées et lève le pied sur la VR

Meta veut doubler la production des lunettes connectées et lève le pied sur la VR

Le post de blog de Meta est assez clair sur ce point : Horizon Worlds va être séparé de la plateforme de réalité virtuelle Quest VR, pour devenir un produit pensé pour les appareils mobiles uniquement, un peu à la manière de Roblox ou Fortnite (qui est devenu avec le temps une plateforme plus qu'un jeu). Bien évidemment, Meta va continuer à développer la réalité virtuelle : cette séparation est là pour permettre aux développeurs de se concentrer clairement sur chacune.

La réalité virtuelle n'est pas un échec, mais ça n'a pas marché. Image Meta.

Plus largement, l'engouement sur la réalité virtuelle a été largement surestimé, et Andrew Bosworth (responsable de la division Reality Labs) en est conscient. Il considère que l'industrie de la réalité virtuelle ne s'est pas développée autant que prévu, ni aussi vite que Meta l'avait imaginé, mais ça ne veut pas dire que c'est un échec, juste que ça n'a pas marché. Et Meta va continuer à développer des casques : la société explique que même sans avoir sorti de nouveau casque en 2025, les résultats restent bons. Les achats des clients actuels augmentent (+13 %) et Meta annonce plus d'un million d'abonnés actifs pour son offre Meta Horizon+.

Meta Horizon+ propose des jeux. Image Meta.

Pour autant, ce sont bien les développeurs tiers qui sont mis en avant : 86 % du temps passé avec un casque sur la tête se fait sur des applications qui ne viennent pas de chez Meta.

Le métavers a fait perdre 4 milliards de dollars à Meta au premier trimestre

Le métavers a fait perdre 4 milliards de dollars à Meta au premier trimestre

Reste que même si le post se veut positif, avec une phrase comme « Ce voyage est terminé à 1 % » (qui sous-entend qu'il reste 99 % à faire), le message n'est tout de même pas très engageant pour l'avenir du métavers et de la réalité virtuelle. Et le focus sur l'IA qui est actuellement en cours n'est pas non plus un succès retentissant, tant la concurrence est rude dans ce domaine (et Apple l'a bien vu, avec Apple Intelligence).

Meta : l’équipe de rêve dédiée à l’IA se fissure déjà

Meta : l’équipe de rêve dédiée à l’IA se fissure déjà


  1. On peut même se demander si le nom restera ou si Mark Zuckerberg décidera un jour de renommer le groupe avec un nom tourné vers l'IA.  ↩︎

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Promo : le thermomètre Braun ThermoScan 7+ compatible iOS/Santé à 60 €

Mise à jour 20/02 — Le thermomètre Braun ThermoScan 7+ est à nouveau en promotion à 60 €. C’est quelques euros de plus qu’il y a quelques jours, mais cela reste un prix intéressant.

C’est un fait : malgré les capteurs de l’Apple Watch, le bon vieux thermomètre auriculaire reste indispensable quand la fièvre s’invite à la maison. Et s'il peut discuter avec votre iPhone, c'est encore mieux. Le Braun ThermoScan 7+ Connect profite justement d'une remise intéressante, tombant à 54 € au lieu de son tarif public de 79,99 €.

Image : Braun

Si nous vous parlons de ce modèle aujourd'hui, c'est qu'il a récemment corrigé son principal défaut. Longtemps cantonné à sa propre application propriétaire, le ThermoScan 7+ est désormais capable de synchroniser ses données avec l'application Santé d'Apple.

Le thermomètre ThermoScan 7+ de Braun est enfin compatible avec Santé

Le thermomètre ThermoScan 7+ de Braun est enfin compatible avec Santé

Pour les utilisateurs d'iOS, c'est un argument de poids : plus besoin de saisir manuellement les mesures dans votre historique médical. Tout est centralisé au même endroit, aux côtés de votre rythme cardiaque ou de votre sommeil.

Un classique, la connectivité en plus

Au-delà de ses fonctions connectées, ce modèle reste une valeur sûre du secteur :

  • Technologie Age Precision : L'écran change de couleur (vert, jaune, rouge) pour interpréter la température en fonction de l'âge de l'utilisateur (nourrisson, enfant ou adulte).
  • Embout préchauffé : Pour éviter de fausser la mesure avec un embout froid et améliorer le confort.
  • Mode nuit : Un éclairage intégré et un mode silencieux pour ne pas réveiller les petits malades.

À 54 €, c'est une excellente occasion de s'équiper d'un appareil fiable qui s'intègre enfin proprement dans l'écosystème Apple. C'est précis, rapide, et surtout, les données ne restent plus coincées dans une application tierce.

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macOS 26.4 peut bloquer l’ouverture des volumes formatés en HFS+

macOS 26.4, dont la première bêta est distribuée depuis le début de la semaine, contient un bug gênant si vous avez encore des volumes formatés en HFS+. L’ancien système de fichiers d’Apple ne s’accommode pas très bien de cette mise à jour et il peut arriver que les volumes en question ne « montent » pas dans le Finder. C’est un bug connu répertorié par l’entreprise dans les notes de version associées à la première bêta, alors on peut espérer qu’il sera corrigé dans la version finale. D’ici là, évitez la bêta si vous utilisez encore des disques durs, clés USB ou même images disque dans ce format.

Ce disque dur externe est bien reconnu par macOS, mais il n’a pas été « monté » automatiquement et ne peut pas l’être sans passer par le terminal. Image MacGeneration.

Le système de fichiers détermine comment les données sont enregistrées sur un volume, c’est notamment lui qui définit la structure des dossiers, la gestion des métadonnées, les permissions et bien d’autres éléments fondamentaux. C’est une brique bas niveau fondamentale, qui évolue au fil du temps pour gagner de nouvelles fonctionnalités. Ainsi, HFS+ est un système créé par Apple à la fin des années 1990 et il a été utilisé par défaut jusqu’à l’arrivée de son successeur, APFS, en 2017.

APFS a apporté de nombreux avantages technologiques, mais en faisant table rase du passé sur d’autres points. En particulier, il est optimisé pour les SSD et sa prise en charge des disques durs à plateau est nettement inférieure. Même s’il existe d’autres alternatives, changer de système de fichiers implique de formater le volume et donc de perdre toutes ses données, ce qui n’est pas très pratique.

APFS freine considérablement l

APFS freine considérablement l'indexation sur les disques durs

Comme les processeurs x86, HFS+ est indéniablement sur la voie de la sortie du point de vue d’Apple, qui le délaisse de plus en plus au profit de son successeur. Néanmoins, macOS 26.4 ne supprimera pas encore cette compatibilité, c’est un bug qui sera corrigé et il reste possible de monter les volumes qui reposent sur lui, souligne Apple dans ses notes de version. Cela se fait toutefois par un détour dans le terminal. Il faut d’abord repérer l’identifiant matériel du stockage, ce que l’on peut faire avec l’Utilitaire de disque comme sur ma capture d’écran ci-dessus. Dans mon cas, c’est disk11s2 et voici la commande que je dois saisir :

diskutil mount /dev/disk11s2

Cela devrait fonctionner… sauf que j’ai eu un bug supplémentaire. La commande échoue et me suggère de monter le disque dur en lecture seule, ce qui ne fonctionne pas davantage. Comme c’est un très vieux stockage externe qui ne me sert plus depuis bien longtemps, j’ai d’abord cru qu’il était vraiment endommagé, sauf qu’il se connecte sans encombre à mon autre Mac sous macOS 26.3. Je peux lire les fichiers existants et en écrire d’autres sans tomber sur une erreur, alors je suspecte que c’est plutôt une autre conséquence du même bug dans la première bêta de 26.4.

Il existe une solution de contournement malgré tout, en utilisant mount, une autre ligne de commande plus bas niveau. Comme l’indique @cortig@mastodon.social, on peut utiliser cette commande UNIX en précisant le système de fichiers et le point de montage (le dossier du Finder qui servira de point d’accès au volume HFS+) et cela fonctionne, avec une erreur quand même assez inquiétante au passage. Là encore, macOS 26.4 considérait que mon disque dur était endommagé, ce qui n’est visiblement pas le cas. D’ailleurs, l’appareil était censé monter en lecture seule, c’est-à-dire sans droits d’écriture, alors que j’ai pu ajouter des fichiers et modifier les existants sans problème.

La commande plus complexe nécessaire pour monter un disque dur HFS+ et le message d’erreur inquiétant qui s’est affiché dans mon cas. Image MacGeneration.

Si vous voulez essayer, vous devrez utiliser une commande de ce type. Remplacez iddisk par l’identifiant exact du volume (attention, il peut changer à chaque fois que vous rebranchez le stockage) et /chemin/du/montage par un dossier du Finder. Normalement, le système utilise un dossier dans /Volumes/ pour monter un stockage externe, mais vous pouvez utiliser n’importe quel autre dossier, comme je l’ai fait dans mes tests.

sudo mount -t hfs /dev/iddisk /chemin/du/montage

Ainsi, on peut encore monter des volumes formatés en HFS+ sous macOS 26.4, mais cela tient au mieux du bricolage et peut être dangereux pour l’intégrité des données. Si vous avez besoin de le faire régulièrement, le mieux est encore de patienter jusqu’à la sortie de la version finale, en espérant que ce sera corrigé d’ici. Ajoutons que cela concerne aussi les images disques (.dmg), qui peuvent refuser de s’ouvrir si elles ont été formatées avec l’ancien système de fichiers d’Apple.

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Japannext propose un moniteur 6K, presque quatre fois moins cher que celui d'Apple

Japannext, après avoir proposé un moniteur 5K avec un excellent rapport qualité/prix — il se déniche pour 620 € — revient avec un nouveau moniteur (très) haute définition. Cette fois, c'est un modèle de 32 pouces avec une dalle 6K, (presque) comme chez Apple, mais pour un prix nettement plus faible. Il vaut en effet 1 400 € quand celui d'Apple vaut 5 500 €… sans le pied.

6K. Image Japannext.

Comme chez Apple, on a une dalle 6K en 6 016 x 3 384 (218 ppp). C'est de l'IPS avec des angles de vue larges, mais la luminosité est nettement plus faible. Apple utilise du Mini LED avec un rétroéclairage puissant capable de fonctionner par zones (1 000 nits en continu, 1 600 nits en pointe), ici c'est de l'Edge LED, c'est-à-dire une rangée de LED placée latéralement. La luminosité maximale annoncée reste correcte, 500 nits, et le contraste est honnête pour de l'IPS, 1500:1. Il couvre 96 % de l'espace DCI-P3, dans la norme. Dans les deux cas, la dalle est à 60 Hz1.

Comme le moniteur Apple, il est tout de même HDR, même si la valeur maximale est probablement trop faible pour en profiter. Il a par contre plus d'entrées : Apple se limite à du Thunderbolt, ici on a deux entrées HDMI 2.1, une entrée DisplayPort 1.4 et une entrée USB-C capable de fournir 90 W à un ordinateur. C'est plus complet que chez Apple et si vous avez un ordinateur qui n'est pas trop vieux, vous devriez donc pouvoir profiter de la dalle 6K.

Il est USB-C. Image Japannext.

Le moniteur intègre des enceintes de 2 W (probablement inutiles, comme dans le modèle 5K), est réglable en hauteur, peut pivoter et même basculer (-5°, +20°), le tout sans acheter de pieds… Il a aussi un hub USB intégré avec fonctions KVM : les deux prises USB-A sont reliées à l'entrée USB-C et à une entrée USB-B pour les autres entrées vidéo.

Test de l

Test de l'écran 5K de Japannext : pas de fioritures et un prix intéressant

Nous allons vous proposer un test de ce modèle, mais les spécifications permettent déjà de voir que la recette est la même que le modèle 5K : une bonne dalle avec des spécifications dans la moyenne, pas de fioritures et un prix nettement plus doux que chez Apple ou chez Dell.


  1. Apple permet des valeurs plus faibles fixes, sans rafraîchissement variable.  ↩︎

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Pris dans une avalanche, six skieurs ont pu alerter les secours grâce au SOS par satellite de l’iPhone

C’est une fonctionnalité aussi discrète que précieuse : la connexion satellitaire de l’iPhone a récemment permis à six skieurs pris dans une avalanche de contacter les secours. L’histoire, rapportée par le New York Times, s’est déroulée cette semaine en Californie, près du Lake Tahoe — oui, comme la dernière version de macOS.

Les survivants de l’avalanche ont utilisé la fonction SOS d’urgence par satellite pour rester en contact avec le bureau du shérif du comté de Nevada, chargé de coordonner l’opération de sauvetage. « L’un de mes hommes a communiqué avec l’un des guides pendant quatre heures, relayant des informations au bureau du shérif du Nevada et coordonnant les sauvetages qui pouvaient être autorisés », a expliqué Don O’Keefe, responsable des forces de l’ordre au Bureau californien des services d’urgence.

On ne connaît pas le modèle exact d’iPhone utilisé, mais la fonction SOS d’urgence par satellite est disponible sur tous les iPhone depuis l’iPhone 14, ainsi que sur l’Apple Watch Ultra 3. Elle reste gratuite à ce jour, Apple prolongeant régulièrement cette offre depuis son lancement.

Conçue exclusivement pour contacter les secours lorsqu’aucun réseau cellulaire ni Wi-Fi n’est disponible, cette fonction est aujourd’hui déployée dans tous ces pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suisse. Attention toutefois, la couverture dépend de la version d’iOS installée : le Japon a été ajouté avec iOS 17.6 et le Mexique avec iOS 18.4, pour les derniers.

Il ne faut pas confondre le SOS d’urgence par satellite avec Messages par satellite, qui permet d’échanger des messages non urgents par voie satellitaire (uniquement aux États-Unis, Canada, Japon et Mexique), ni avec les fonctions Direct to Cell de Starlink, qui reposent sur une autre constellation satellitaire et des partenariats avec des opérateurs locaux.

Apple pourrait conclure un accord avec Starlink dans les mois à venir, par la force des choses

Apple pourrait conclure un accord avec Starlink dans les mois à venir, par la force des choses

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50 ans d’Apple : 20 000 mercis, le livre en route vers l'imprimerie et la journée se rapproche

Nous allons pouvoir signer le devis pour lancer son impression : notre livre L’aventure Apple - 50 ans de souvenirs, verra bien le jour ! Un immense merci pour votre soutien qui nous laisse, sincèrement, sans voix.

D’un naturel optimiste, nous espérions franchir ce palier, mais peut-être pas avec une telle célérité. Alors, plus de temps à perdre : au travail ! Nous apportons actuellement les dernières touches au projet. Pierre et Nicolas ont le nez dans les épreuves, en pleine chasse aux éventuelles coquilles. Jean-Baptiste peaufine la partie Témoignages tout en essayant de se remettre d’un gros râteau d’un ancien dirigeant d’Apple qui nous avait promis de nous livrer quelques anecdotes. Quoi qu’il en soit, l’objectif demeure inchangé : être en mesure de vous expédier ce concentré d’histoire courant avril.

50 ans d

50 ans d'Apple : MacGeneration lance un livre et organise une journée spéciale le 18 avril

Le cap des 40 000 € en ligne de mire

Place au prochain défi : l’organisation de la première journée MacGeneration à Lyon, le 18 avril prochain. Si nous franchissons la barre des 40 000 €, cet événement aura bel et bien lieu dans les murs de l’école Émile Cohl. Au programme : des conférences, une exposition, des ateliers pour fêter dignement le demi-siècle d’Apple et le lancement de notre bouquin. On compte sur votre présence !

Cela me rappelle quelque chose ? Mais les plus anciens se rappelleront qu’il y a déjà eu par le passé une Apple Expo à Lyon

Logistique : du nouveau pour les Lyonnais et Belges

Petite nouveauté sur Ulule : nous avons ajouté une contrepartie permettant à ceux qui seront présents lors de cette journée de venir retirer leur exemplaire en main propre. C’est toujours ça d’économisé sur les frais de port. Les Lyonnais ont également la possibilité de venir chercher leurs contreparties sans surcoût à la rédaction à partir de mi-avril.

Et puisque nous parlons logistique, nos amis belges ne sont pas oubliés : une option de livraison via Mondial Relay est désormais disponible, là aussi pour faire baisser la facture. Elle est proposée en Belgique et quelques autres pays où le service est disponible.

Nous reviendrons vers vous très rapidement pour vous dévoiler les goodies, le programme détaillé de la journée ou encore quelques pages inédites de notre premier livre papier. Encore un immense merci pour votre fidélité et votre confiance.

On y retourne !

Je soutiens MacGeneration et je précommande le livre des 50 ans d’Apple

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Un nouveau sac à dos pour les voyageurs compatible avec le réseau Localiser d’Apple

La marque Scapade, récemment fondée par des entrepreneurs français et britannique, commercialise un sac à dos « nativement » compatible avec le réseau Localiser d’Apple. Vendu 149 €, l’AirPack intègre dans son dos un module qui permet de le localiser et de le faire sonner en cas de perte.

Une autonomie jusqu’à 6 mois est promise pour ce traceur, qui doit être rechargé sans fil, ce qui ne sera pas forcément le plus évident compte tenu de son emplacement. Il faudra avoir une batterie externe magnétique ou un chargeur Qi au bout d’un câble pour recharger le sac.

Mis à part ça, ce sac d’une contenance de 28 L est pensé pour les voyageurs avec pas moins de 18 compartiments et poches, dont certaines amovibles. Il comprend aussi une serrure à combinaison TSA. Légèrement inspiré du sac culte de Peak Design à l’extérieur, l’AirPack est principalement composé de polyester et mesure 47 × 32 × 23 cm.

Ce n’est pas le premier sac à dos qui intègre une balise Localiser, et ce n’est certainement pas le dernier. Autrement, on peut tout simplement glisser un AirTag dans son sac préféré.

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Chrome divise à son tour ses fenêtres pour afficher deux pages web côte à côte

La dernière mise à jour de Chrome contient de vraies nouveautés pour les utilisateurs qui méritent d’être explorées. La première est une fonctionnalité popularisée récemment par Arc, même si on la trouvait avant cela dans d’autres navigateurs : le partage d’un onglet entre deux pages web affichées côte à côte. Google a nommé cette fonction « vue fractionnée » et c’est exactement ce que vous pensez : on peut avoir deux pages qui se partagent une fenêtre, ce qui est bien utile si on veut consulter un site web tout en gardant un autre élément sous les yeux.

Deux pages web ouvertes en parallèle dans la dernière version de Chrome. Image MacGeneration.

L’exemple donné par le blog officiel du géant de la recherche est sans surprise : un site web d’un côté, un document ouvert dans Google Docs de l’autre. Cela fonctionne toutefois avec n’importe quelle URL et chaque vue est indépendante de l’autre, si bien que l’on peut naviguer d’un côté ou de l’autre. On peut même utiliser la barre d’URL et de recherche fusionnée pour changer le site de l’un des deux côtés, sans perturber l’autre. Ces duos de pages web peuvent être créés à la volée ou mémorisés, si bien que les deux URL seront dès lors toujours ouvertes l’une à côté de l’autre.

Google parle de « vue fractionnée » dans Chrome et plusieurs aménagements spécifiques ont été prévus pour mieux gérer la fonctionnalité. On peut en créer de plusieurs manières : un clic secondaire sur un lien affiche le menu contextuel enrichi d’une commande pour créer une nouvelle vue fractionnée (une fois créée, la commande permet de changer la page de l’autre côté). On peut aussi glisser/déposer un lien sur la gauche ou la droite de la page web en cours et l’app permet de basculer en vue fractionnée. Une fois la vue créée, plusieurs contrôles sont ajoutés pour gérer la fonctionnalité : une icône s’affiche juste à gauche de la barre d’URL pour gérer la vue et, par exemple, inverser les deux pages.

L’option pour créer une vue fractionnée dans le menu contextuel associé à un lien. Image MacGeneration.
Le menu contextuel associé à la vue fractionnée dans Chrome. Image MacGeneration.

Pour finir, notons que la vue fractionnée est créée en laissant à chaque site la moitié de la fenêtre, mais vous pouvez redimensionner les deux pages web en utilisant le séparateur au milieu. Google a aussi prévu deux indicateurs dans le coin inférieur droit de chaque côté et affiche le nom de domaine de celui qui n’est pas actif (l’autre présente son URL complète dans la barre en haut), un bon repère visuel. Ces indicateurs activent eux aussi un menu contextuel pour agir sur la fonctionnalité.

Dans la liste de nouveautés, signalons encore la possibilité d’annoter des documents PDF ouverts dans Chrome, ce qui sera surtout utile sur les systèmes d’exploitation qui n’ont pas la chance d’avoir une app aussi complète qu’Aperçu. Enfin, on peut enregistrer directement les PDF dans Google Drive, au lieu de les passer par un ordinateur avant de les remonter sur le service de cloud.

Envoi d’un PDF directement sur Google Drive. Vidéo Google.

Ces nouveautés sont intégrées à Chrome 145 qui devrait être téléchargé automatiquement si vous utilisez le navigateur web. Sinon, vous pouvez récupérer la dernière version sur le site officiel.

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Vente flash : l’Apple TV 4K (Wi-Fi + Ethernet) à 149,95 €

Faut-il y voir un signe ? Plutôt rares en temps normal, les promotions concernant l’Apple TV se multiplient depuis quelques jours. Celle du jour est particulièrement digne d'intérêt : le revendeur iBood propose le modèle haut de gamme à 149,95 €, soit une réduction de 40 € sur son prix habituel. Seule ombre au tableau : il convient d’ajouter à cette somme 7,95 € de frais de port.

À ce tarif, on ne parle pas du modèle d'entrée de gamme, mais bien de la version de pointe. Cette Apple TV 4K embarque la puce A15 Bionic (la même que l'on trouvait dans les iPhone 13). Contrairement au modèle de base, cette itération dispose de 128 Go de stockage, un confort non négligeable si vous avez tendance à accumuler les jeux. Sur le plan de l'image, le boîtier coche nombre de cases : 4K Dolby Vision, HDR10+ et HLB. Côté audio, le support du Dolby Atmos est au programme.

Si cette version est plus prisée que le modèle 64 Go, c'est aussi pour sa connectique physique. La présence d'un port Ethernet Gigabit est un plus pour ceux qui exigent une stabilité réseau parfaite, loin des aléas du Wi-Fi, notamment pour le streaming de contenus en très haute définition.

Enfin, cette Apple TV ne se contente pas de diffuser des films : elle est le véritable cerveau de votre maison connectée. En plus du Bluetooth 5.0 et du Wi-Fi 6, elle intègre la prise en charge du protocole Thread. Elle peut ainsi officier comme concentrateur HomeKit de nouvelle génération, facilitant la communication entre vos accessoires domotiques compatibles Matter, tout en améliorant la portée et la réactivité de votre installation.

Bref, tout ceci est alléchant. iBood insiste sur le fait qu’il s’agit d’un modèle d’import provenant des Etats-Unis. Dans le cas d’une Apple TV, cela ne pose aucun souci. Dans cette affaire, le seul souci, c’est qu’Apple va quand même bien finir tôt ou tard par sortir un nouveau modèle. A vous de voir !

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La « gonflette » des benchmarks : l'iPhone 17 reste droit dans ses bottes

C’est fréquent… quelques jours avant la commercialisation ou la présentation d’un nouveau smartphone, les benchs commencent à fleurir comme par magie sur la toile. Et souvent, ils sont évidemment très laudateurs. Mais certains constructeurs n’hésitent pas à faire de la « gonflette » pour faire péter les scores et s’attirer les faveurs de la presse spécialisée.

Image : iGeneration

Mythe ou réalité ? La chaîne YouTube Geekerwan a voulu prendre un peu de recul sur le sujet. Pour en avoir le cœur net, ils ont comparé les performances brutes entre les exemplaires envoyés en avance aux testeurs et les modèles que l'on retrouve réellement en rayons.

Le mirage des constructeurs chinois

Le constat est cinglant pour les marques chinoises, qui constituaient l'essentiel du panel de ce test. Les résultats suggèrent une pratique peu glorieuse : une optimisation agressive des unités destinées à la presse pour influencer les premiers tests et, par extension, les décisions d'achat.

En conditions réelles de jeu, les modèles commerciaux consomment souvent entre 1 W et 1,7 W de plus que les modèles de test. Résultat : l'appareil chauffe davantage, ce qui déclenche un bridage thermique précoce. Les performances s'effondrent alors rapidement, laissant l'utilisateur final avec une machine moins véloce que celle vantée dans les colonnes des sites spécialisés. L'Oppo Find X9 Pro est l'exemple type de cette déconvenue, avec une chute de 6,1 fps une fois arrivé entre les mains du grand public.

L’exception Apple : la constance de Cupertino

Dans ce paysage où la triche semble presque institutionnalisée, Apple fait figure d'exception notable. Les iPhone 17 affichent la variation de performance la plus faible du panel. Mieux encore : les iPhone 17 Pro et Pro Max enregistrent même une légère progression de leurs scores entre les unités de test et les modèles de série.

Cette amélioration, aussi paradoxale soit-elle par rapport à la concurrence, s'explique souvent par les derniers peaufinages d'iOS entre l'envoi des exemplaires de test et la sortie publique. À l’inverse, seul l'iPhone 17 d’entrée de gamme enregistre une micro-baisse de régime de l'ordre de 0,2 fps. A ce niveau-là, on est largement dans la marge d’erreur.

Une question de confiance

Au bout du compte, Apple joue la carte de la franchise. C’est une habitude chez le constructeur, que l’on observe d’ailleurs souvent sur les chiffres de l’autonomie : là où d’autres sont très optimistes, les promesses d'Apple correspondent généralement à la réalité du quotidien.

En restant ainsi « réglo » sur ses performances techniques, la marque à la pomme s'assure le plus important : la confiance durable de ses clients. Quand on achète un iPhone, on sait que l'on aura exactement ce qui a été annoncé, sans mauvaise surprise une fois sorti de la boîte.

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Paul Brainerd, le père de PageMaker, s'est éteint

C’est une bien triste nouvelle pour l’histoire de l’informatique : Paul Brainerd, le créateur de PageMaker, est décédé dimanche dernier à l’âge de 78 ans. Pour tous ceux qui ont connu les premières heures du Macintosh, ce nom résonne comme une révolution. Si le Mac a trouvé sa place dans les entreprises et les agences de création, c'est en partie grâce à lui.

Paul Brainerd en 1985 - image : David Healy

Le « Big Bang » de la publication assistée par ordinateur

Lancé en 1985, PageMaker n'était pas qu'un simple logiciel de mise en page : c'était l'étincelle d'une révolution. En combinant l'interface graphique du Macintosh, la souplesse de PageMaker et la précision de l'imprimante LaserWriter d'Apple, Paul Brainerd a participé à la démocratisation de la PAO .

Le succès fulgurant du logiciel reposait également sur un choix technique crucial : le support natif du langage de description de page PostScript d'Adobe. Cette alliance scellera d'ailleurs le destin de la société de Brainerd, Aldus, qui sera rachetée par Adobe en 1994 avant que PageMaker ne cède la place, quelques années plus tard, à un certain InDesign.

Une genèse sur les routes de l'Oregon

L’histoire de la création de PageMaker, telle que rapportée par GeekWire, tient presque du road-movie. À l'été 1984, Paul Brainerd et quatre ingénieurs fraîchement licenciés par Kodak (suite au rachat de leur précédent employeur, Atex) s'entassent dans une vieille Saab. Direction le sud, via l'Interstate 5, depuis la région de Seattle.

Leur bagage est mince : six mois d'économies, une idée encore floue de logiciel, et pas l'ombre d'un nom pour leur future entreprise.

Pendant leur périple, ils tentent de convaincre de petits journaux et magazines de l'intérêt d'un outil de mise en page sur ordinateur de bureau. L'accueil est glacial. Les grands groupes de presse mettent des années à prendre la moindre décision d'achat, un luxe qu'une start-up avec six mois d'autonomie ne peut se permettre. Toutefois, son intuition était la bonne. L’association Macintosh, LaserWriter, écran Radius et PageMaker connut un succès fulgurant.

Photo : George Steinmetz - Macworld - 1986

Pourquoi « Aldus » ?

À une semaine de devoir déposer les statuts officiels de l'entreprise, le groupe s'arrête à la bibliothèque de l'Université d'État de l'Oregon. En plongeant dans les ouvrages consacrés à l'histoire de l'imprimerie, Brainerd tombe sur un chapitre dédié à Aldus Manutius.

Cet imprimeur vénitien du XVe siècle est une légende : il a standardisé les polices de caractères, inventé le format de poche et réduit les coûts d'impression au point de rendre les livres accessibles au plus grand nombre. Le parallèle est évident. La société s'appellera Aldus.

Paul Brainerd laisse derrière lui deux héritages majeurs. Le premier est technologique : il a mis la puissance de l'imprimerie entre les mains de millions de personnes qui n'avaient jamais touché une linotype de leur vie.

Le second est plus personnel : durant trois décennies, il s'est engagé avec la même intensité dans la protection de l'environnement et la philanthropie dans le Pacifique Nord-Ouest. Une fin de carrière loin des pixels, mais tout aussi marquante.

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Le mini qui voit grand : tout ce qu’on attend de l’iPad mini 8

En 2026, la plus grande nouveauté d’Apple ne sera peut-être pas le MacBook à moins de 700 $, l’iPhone Fold à plus de 2 000 $, ou encore le MacBook Pro M6 tactile… Non, la nouveauté majeure de l’année, pour certain(s), ce sera le nouvel iPad mini.

Image : James Yarema - Unsplash

Ce produit, qui fêtera ses 14 ans cette année, continue son petit bonhomme de chemin. Encore plus discret que le Mac mini, la tablette d’Apple devrait, contrairement à la dernière révision (qui tenait plus du service minimum), connaître une mise à jour d’envergure.

Alors, qu’attendre de cet iPad mini 8 ? Voici l'état des lieux des rumeurs.

L’OLED pour en mettre plein les yeux

C’est le secret le moins bien gardé de Cupertino : après l’iPad Pro, c’est au tour de l’iPad mini de succomber aux charmes de l’OLED. Selon Mark Gurman, la petite tablette est la prochaine sur la liste pour abandonner le LCD. Samsung Display serait déjà sur le pont pour fournir ces nouvelles dalles.

Un écran OLED pour l’iPad mini 2026, puis seulement après pour l’iPad Air et le MacBook Pro ?

Un écran OLED pour l’iPad mini 2026, puis seulement après pour l’iPad Air et le MacBook Pro ?

Mais au-delà de la technologie de la dalle, c’est le confort qui pourrait faire un bond de géant. Alors que l’iPhone 17 de base devrait enfin goûter au 120 Hz, il serait logique que l’iPad mini 8 adopte lui aussi le ProMotion. Fini l'effet de « jelly scrolling » qui a tant fait pester les utilisateurs de l’iPad mini 6. Certaines sources évoquent même une légère hausse de la diagonale, passant de 8,3 à 8,7 pouces grâce à des bordures encore plus affinées.

Image : iGeneration

Techniquement, Apple ne proposerait toutefois pas le même "luxe" que sur l'iPad Pro. On s'attend à une dalle OLED simple couche (LTPS), moins complexe et moins onéreuse que le tandem OLED des modèles Pro, ce qui pourrait limiter la luminosité maximale. Mais face au LCD actuel, le gain en contraste et la profondeur des noirs transformeront radicalement l'expérience, notamment pour la consultation de vidéos.

Sous le capot : A19 Pro ou A20 Pro ?

Côté performances, l'iPad mini ne devrait pas faire de la figuration. Des morceaux de code échappés de chez Apple (les fameux J510/J511) suggèrent l'utilisation de la puce A19 Pro.

Les puces A20 selon WCCFTech

Il s'agirait de la version déjà croisée dans l'iPhone Air, gravée en 3 nm (procédé N3P de TSMC). Au menu : un moteur neuronal à 16 cœurs taillé pour Apple Intelligence et un GPU revu de fond en comble, promettant des performances en calcul pur trois fois supérieures à la génération précédente.

L’iPad mini 8 directement doté d’une puce A20 Pro, comme les iPhone 18 Pro ?

L’iPad mini 8 directement doté d’une puce A20 Pro, comme les iPhone 18 Pro ?

Toutefois, les plus optimistes tablent sur une surprise : l'adoption directe de l'A20 Pro (gravée en 2 nm). Si Apple décide de synchroniser sa sortie avec les iPhone 18 Pro, l'iPad mini redeviendrait une véritable petite console de jeu de poche, capable de faire tourner les titres AAA les plus gourmands sans broncher.

Un design étanche et sans trous

C’est peut-être la nouveauté la plus surprenante : Apple travaillerait sur une résistance à l’eau accrue, rapprochant la tablette des standards de l’iPhone. Pour y parvenir, les ingénieurs de Cupertino auraient une idée radicale : supprimer les trous des haut-parleurs.

Image : Apple

À la place des grilles traditionnelles, Apple utiliserait un système acoustique à base de vibrations. En faisant vibrer certaines parties du châssis, la tablette produirait du son sans avoir besoin d'ouvertures, limitant ainsi les points d'entrée pour la poussière et l'humidité. Un vieux brevet de 2014 pourrait enfin trouver une application concrète ici, offrant un design plus monobloc et robuste que jamais.

Un iPad mini résistant à l’eau, une idée qui nage dans le bon sens

Un iPad mini résistant à l’eau, une idée qui nage dans le bon sens

Prix et disponibilité : l'addition devrait s'alourdir

Quand pourrons-nous mettre la main dessus ? Si les avis divergent, un consensus semble se dégager pour une sortie lors du second semestre 2026.

Reste la question qui fâche : le prix. Avec l'arrivée de l'OLED et de ces nouvelles technologies de châssis, l'iPad mini pourrait voir son tarif grimper de 100 $. Actuellement positionné à 559 €, il pourrait aisément franchir la barre symbolique des 600 €…

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Brevet Apple : une coque-antenne pour les communications satellite sur iPhone et iPad

La fonction de messages d’urgence par satellite est intégrée dans les iPhone depuis 2022 avec l’iPhone 14, et si elle ne sert pas tous les jours, il faut tout de même prendre en compte qu’elle peut sauver la journée... ou la vie. Seul souci, le débit est extrêmement faible, et il faut pointer à peu près précisément le satellite pour avoir un signal. Et si l’idée pour améliorer tout ça était d’utiliser la surface d’une coque ?

Le brevet décrivant la « coque-antenne ». Image Apple.

C’est tout le principe d’un brevet déposé par Apple en 2024, où tout le dos d’une coque est monté sur un pivot afin de la mettre quasi à l’horizontale, et ainsi être en position de capter plus efficacement un satellite. Cette partie mobile pourra être constellée de mini-récepteurs, donnant une antenne « phased array », sur le même principe que les antennes blanches distribuées par Starlink.

iPhone : Apple veut pousser la connexion satellite beaucoup plus loin

iPhone : Apple veut pousser la connexion satellite beaucoup plus loin

Cette méthode aurait aussi pour avantage de mettre tout l’équipement nécessaire à l’antenne elle-même dans la coque, plutôt que d’encombrer l’intérieur du téléphone. La communication se faisant, selon le brevet, par ondes radio, cette coque-antenne devrait aussi intégrer une batterie, afin d’être autonome sans avoir de fil à la patte. En version iPad, elle serait équipée d’un Smart Connector, lui permettant d’être alimentée par la tablette tactile.

En déplaçant l’antenne dans une coque, qui plus est en la mettant sur un pivot, Apple supprime deux limitations actuelle de ses iPhone pour contacter un satellite : à la fois la surface très limitée disponible sur le pourtour des smartphones modernes, mais aussi la main qui vient inévitablement bloquer une partie du signal.

Autre avantage non négligeable, cette antenne intégrée dans une coque permettrait de ne proposer cette possibilité qu’à ceux qui la jugent utile pour eux, sans alourdir la facture plus que nécessaire pour les autres.

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Reste un inconvénient : déporter tout le système de communication satellite dans une coque, c’est aussi le meilleur moyen d’à la fois diminuer le nombre de clients potentiels, mais aussi de rater pour l’utilisateur le moment où cette communication pourrait s’avérer vitale, juste parce qu’il aura oublié la coque, ou que celle-ci n’aura plus de batterie. Apple pourrait ainsi diviser les communications satellite en deux parties : une intégrée dans le téléphone comme actuellement pour les situations d’urgence où juste les messages passent, et une autre avec un plus gros débit utilisant la coque-antenne.

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