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Le Snapdragon X2 Elite pourrait être plus rapide qu'une puce Apple M5 mais devrait être comparé à une puce M5 Pro
Dans une vidéo récente, Hardware Canucks compare la nouvelle puce de Qualcomm, le Snapdragon X2 Elite à une puce Apple M5. Et de façon fort peu étonnante, la puce de Qualcomm gagne dans de nombreux cas, car il y a un biais qui était déjà présent lors des tests des premières puces Snapdragon X : les puces Snapdragon X2 Elite (qui ne sont pas encore disponibles en masse) se placent en pratique en face des puces M5 Pro (qui n'existent pas encore) et pas en face des puces M5.


La puce testée est la variante X2E-88, et elle est dans le haut du panier de la gamme : elle possède 18 cœurs Oryon de dernière génération à 4 GHz, avec un mode qui permet d'atteindre 4,7 GHz sur deux cœurs. Qualcomm a seulement trois variantes plus rapides : le X2E-90 (18 cœurs, 5 GHz en pointe) et les X2E-94 et X2E-96, qui contiennent aussi 18 cœurs (4,4 GHz de base, 4,7 et 5 GHz en pointe) avec un bus mémoire plus large (comme les puces Pro face aux puces classiques chez Apple).
En face, si vous prenez une puce Apple M5, vous n'avez pas 18 cœurs mais 4+6. Et fonctionnellement, l'Apple M5 est plus proche d'une puce à 4 cœurs que d'une puce à 10 cœurs. Les cœurs basse consommation sont en effet plus lents sur le plan purement architectural (le nombre d'unités internes, les optimisations, etc.) et sur le plan de la fréquence (3 GHz contre 4,6 GHz).
Test du MacBook Pro M5 : ennuyeux mais terriblement efficace
Au-delà du fait que comparer une puce haut de gamme avec 18 cœurs à une puce qui en a (presque) deux fois moins, il faut bien comprendre que ni la cible ni le prix ne sont comparables. La puce Snapdragon X2 Elite est plus grande physiquement, et la comparaison avec une puce M5 Pro — quand Apple en proposera — aura plus de sens et sera moins biaisée. Par ailleurs, mais c'est en partie lié au nombre de cœurs, la consommation est plus élevée chez Qualcomm (avec une différence de l'ordre de 5 W).

Le biais est par ailleurs le même sur la comparaison avec la première génération de Snapdragon X Elite : la gamme précédente se contente au mieux de 12 cœurs. Il n'y a pas besoin d'être un spécialiste des processeurs pour comprendre que passer de 12 à 18 cœurs permet des gains importants, sans même prendre en compte les améliorations sur l'architecture.
Apple reste devant dans certains cas
Le point intéressant de la vidéo n'est pas qu'une puce à 18 cœurs est plus rapide qu'une puce à 4+6 cœurs sur des tests bien parallélisés. C'est un résultat normal et plutôt attendu. Ce qui est intéressant, c'est qu'Apple garde encore une avance confortable dès que les calculs se limitent à un seul cœur. Et donc plus généralement, les applications qui ne sont pas capables d'utiliser pleinement 18 cœurs (ce qui n'est pas si courant) peuvent être plus rapides sur une puce M5, au moins jusqu'à un certain point. C'est d'ailleurs un des avantages des puces Pro et Max chez Apple : elles augmentent le nombre de cœurs performants. Dans la gamme M4, on passe de 4+6 (M4) à 8+4 (M4 Pro), 10+4 ou 12+4 (M4 Max).

Autre point intéressant, le GPU de l'ordinateur testé reste en retrait, alors que c'était déjà le point faible des puces de première génération. Il est un peu plus compliqué de comparer des GPU sur le nombre de cœurs, car les architectures varient fortement, mais la puce de Qualcomm atteint 40 images/s avec Cyberpunbk 2077 en 1200p, contre 57 images/s chez Apple. Mais les résultats dans un jeu ne permettent pas réellement d'affirmer qu'un GPU est meilleur qu'un autre, ne serait-ce que parce que les optimisations dédiées aux différentes API (comme Metal chez Apple) sont parfois différentes. Reste que dans l'absolu, la partie graphique de la puce Snapdragon X2 Elite est à ranger dans la même catégorie que le GPU des puces Apple M5 et que la bande passante mémoire est du même ordre. Sur ce point, tant les puces M5 Pro que les puces Snapodragon X2 Extreme devraient d'ailleurs faire mieux… sans s'approche d'une simple carte graphique dédiée milieu de gamme.

Dans tous les cas, les comparaisons directes entre les puces des différents constructeurs nécessitent de prendre des pincettes et a minima de mettre un peu de contexte… ce qui n'est clairement pas toujours le cas. Car oui, le nombre de cœurs compte.
Apple sort la deuxième bêta de tous les OS 26.4
Apple diffuse ce soir la deuxième bêta de tous ses OS 26.4, une semaine seulement après la précédente. Tout le monde y a droit, pas de jaloux : iOS 26.4, iPadOS 26.4, macOS 26.4, watchOS 26.4, tvOS 26.4 et même visionOS 26.4 sont proposés aux développeurs qui le souhaitent, sachant que la bêta publique devrait rapidement sortir, certainement dès demain. Comme souvent, le Mac semble un petit peu à la traîne et mon MacBook Pro ne me propose rien pour le moment, mais cela viendra vite. Mise à jour à 20h18 : et voilà, c’est disponible pour le Mac.
Au programme de cette mise à jour, toujours pas de nouveau Siri a priori (ou alors très bien caché). En revanche, le chiffrement de bout en bout pour RCS progresse sur cette deuxième bêta en prenant en charge les appareils Android. La première bêta gérait uniquement le chiffrement entre iPhone, cette fois les smartphones sous Android peuvent en bénéficier, à condition d’utiliser la dernière version de l’app Messages fournie par Google. Dans ses notes de version, Apple précise par ailleurs que c’est une bêta qui ne sera pas proposée dans la version finale, il faudra attendre une mise à jour ultérieure, peut-être les OS 26.5 voire les OS 27 de l’automne.
iOS 26.4 va permettre d’essayer le RCS chiffré de bout en bout
Voici les nouveautés les plus importantes dans la première bêta des OS. Malgré l’absence du nouveau Siri, il y a quand même beaucoup de petites choses à découvrir :
iOS et iPadOS 26.4
En attendant le nouveau Siri, voici les petites nouveautés de la première bêta d’iOS 26.4
Apple Podcasts va mieux prendre en charge les podcasts vidéo avec iOS 26.4
iOS 26.4 : Siri est en retard, mais les fondations avancent
CarPlay : premier aperçu de la lecture vidéo avec iOS 26.4
iOS 26.4 active par défaut une protection anti-vol qui peut ralentir la revente d’un iPhone
Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA
macOS 26.4
macOS 26.4 : la limite de recharge de la batterie arrive enfin sur Mac
Rosetta 2 : le clap de fin se précise avec macOS 26.4
Les autres
tvOS 26.4 : Apple enterre iTunes Films et Séries sur l’Apple TV… et retouche les réglages audio
iOS 26.4 : des traces du coach santé IA d’Apple dans la première bêta
iOS 26.4 : Santé met en avant l’heure de coucher moyenne sur deux semaines
visionOS 26.4 : Apple active le streaming fovéal via CloudXR pour des apps et des jeux plus fluides
Les appels masqués imposés par la loi pour contrer les arnaques sont un problème : l'iPhone ne peut pas les filtrer
À la fin de l'année 2025, l'Arcep — le gendarme des télécoms — a imposé un changement aux opérateurs, que vous avez peut-être remarqué. Ces derniers doivent masquer le numéro de certains types d'appels, au lieu d'afficher le numéro de l'appelant. Et malheureusement, ni les applications dédiées ni les options d'iOS ne permettent de bloquer spécifiquement ce type d'appels (sauf si vous êtes chez Free).

L'Arcep demande de passer les appels en numéro masqué dans quelques cas précis. Le premier, c'est si l'appelant est à l'étranger avec un numéro français qui ne peut pas être authentifié. Le second, c'est quand une partie de la chaîne empêche l'authentification d'un numéro à cause de contraintes techniques. Si les faux positifs sont possibles dans les deux cas, l'Arcep considère que ce sont deux méthodes employées par les fraudeurs pour usurper un numéro et donc tenter de vous arnaquer et que les appels légitimes sont authentifiés dans la majorité des cas.
Contre l’usurpation de numéros, les appels suspects basculeront en masqués dès 2026
iOS ne permet pas de bloquer les appels masqués
Le problème, c'est que cette solution tend à paradoxalement augmenter le nombre d'appels indésirables. En théorie, de nombreuses applications permettent de bloquer les appels indésirables en amont, sans faire sonner votre smartphone. Saracroche, Begone, Orange Téléphone, etc. peuvent profiter des API d'Apple pour détecter les numéros considérés comme frauduleux et les bloquer, tout comme les appels indésirables liés à du démarchage commercial (qui devraient disparaître en 2026). Mais pas pour les appels masqués.
Comment éviter les appels indésirables sur iPhone : les solutions vraiment efficaces
Dans la pratique, on passe d'appels filtrés par des apps… à des appels que les apps ne peuvent pas filtrer. Les API d'Apple ne permettent pas de bloquer les numéros masqués et (surtout) les options de l'iPhone ne permettent pas de bloquer uniquement les appels masqués. Si vous allez dans Réglages > Apps > Téléphone, il n'est pas possible de filtrer uniquement les appels masqués. La seule option, Filtrer les correspondants inconnus, fait exactement ce que son nom indique : elle filtre les appels inconnus.

Le problème, c'est qu'Apple regroupe les appels masqués et ceux provenant de numéros qui ne sont pas dans vos contacts. Il n'est donc pas possible de bloquer les appels masqués tout en gardant la possibilité de recevoir un appel légitime provenant d'une personne qui n'est pas dans vos contacts (par exemple un livreur). Dans de nombreux cas, sauf si vous êtes adeptes de la liste blanche, l'option est donc inutile.
La fin du démarchage téléphonique non consenti pour 2026 ne signe pas la fin des appels indésirables
La seule solution est d'être client chez Free Mobile. L'opérateur propose en effet une option sur son site pour bloquer les appels masqués. Il faut aller dans Mes services et cocher Rejet des appels anonymes. Le filtrage n'est pas effectué au niveau du téléphone mais bien au niveau de l'opérateur, en amont.

Il n'y a plus qu'à espérer qu'Apple propose plus d'options dans ses API ou dans les options d'iOS avec une prochaine version de son système d'exploitation. En attendant, il faudra rejeter tous les appels masqués, qui se multiplient.
Des projets open source saturés par des (mauvaises) contributions générées par IA
L’enfer est pavé de bots, attention ! Depuis l’an dernier, de nombreux projets open source croulent sous une avalanche de contributions générées par IA. Des apports le plus souvent médiocres, qui font perdre un temps précieux aux contributeurs historiques.

Daniel Stenberg, le créateur de cURL, un composant logiciel aussi discret qu’omniprésent, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. L’été dernier, il expliquait que seuls 5 % des vulnérabilités signalées dans cURL étaient réellement fondées, un taux en chute libre par rapport aux années précédentes en raison de signalements inexacts générés par IA. Or, chaque rapport mobilise l’équipe de sécurité, contrainte d’analyser des alertes inutiles. Incapable d’endiguer cet afflux, Daniel Stenberg a fini par mettre un terme au programme de bug bounty de cURL le 31 janvier.
Les IA génératives ont en effet fait émerger un nouveau profil de contributeurs, qui n’avaient jusqu’ici pas les compétences techniques nécessaires pour participer à des projets open source. Désormais, n’importe qui peut solliciter ChatGPT, Claude ou Gemini pour tenter d’identifier une faille de sécurité, proposer un correctif ou demander un changement.
cURL a fêté son 25e anniversaire et vous l’utilisez tous les jours sans le savoir
Selon Daniel Stenberg, les nouveaux contributeurs du programme de sécurité de cURL n’étaient pas vraiment animés par de bonnes intentions, mais essentiellement par l’appât du gain, les découvertes étant rémunérées :
Ces « contributeurs » s'efforcent trop de présenter leurs découvertes comme des problèmes catastrophiques et des vulnérabilités critiques, mais ils participent rarement activement à l'amélioration de cURL.
Depuis, d’autres responsables de projets open source font le même constat, même lorsque de l’argent n’est pas en jeu. Rémi Verschelde, qui supervise le moteur de jeu open source Godot, déplore ainsi sur Bluesky la multiplication des pull requests (proposition de modification de code) générées par IA, qu’il juge « épuisantes et démoralisantes pour les mainteneurs ». Chaque proposition de nouveaux contributeurs doit être examinée avec suspicion : l’auteur comprend-il le code qu’il soumet, a-t-il seulement été testé ?
Rémi Verschelde est embarrassé : il ne souhaite pas fermer la porte aux nouveaux contributeurs, mais cette situation fait perdre un temps considérable à l’équipe. Le logiciel de 3D Blender est confronté au même problème. Pour y faire face, ses responsables envisagent un durcissement des règles de contribution, imposant notamment que les contributeurs comprennent le code soumis et déclarent explicitement la part prise par l’IA.
Dans ce contexte, le développeur Mitchell Hashimoto propose un système d’invitation pour filtrer les nouveaux contributeurs nommé Vouch. Les utilisateurs non « parrainés » ne pourraient pas proposer de contributions, tandis que les comportements malveillants pourraient être signalés et bloqués. Les approbations seraient accordées ou retirées via les commentaires GitHub ou une interface en ligne de commande. Une tentative de remettre un peu de confiance et d’humain dans l’écosystème open source à l’heure de l’IA.
L’iPhone Air en promo à moins de 900 € sur Amazon.it
C’est le retour d’un tarif particulièrement attractif sur l’iPhone Air. Le smartphone ultra fin est actuellement en promotion à 889 € sur Amazon Italie dans sa version 256 Go. Affiché à 899 €, il revient bien à 889 € une fois les taxes et les frais de port inclus. À titre de comparaison, ce même modèle est vendu 969 € sur Amazon France et 1 229 € sur l’Apple Store. L’économie atteint donc 340 €, de quoi s’offrir une paire d’AirPods Pro 3, par exemple.

À ce prix, seul le coloris noir est encore disponible. Vous pouvez vous connecter sur Amazon.it avec votre compte Amazon français. Le site italien propose également des tarifs intéressants sur les autres capacités de stockage : la version 512 Go est à 1 149 € au lieu de 1 329 € sur Amazon.fr et 1 479 € sur l’Apple Store. La version 1 To est pour sa part à 1 399 € au lieu de respectivement 1 569 € et 1 729 €. Il y a plus de choix de coloris dans ces deux capacités de stockage.
L’iPhone Air est un iPhone clivant. Il séduit par sa finesse et sa légèreté, ainsi que par une fiche technique globalement solide (écran 6,5" ProMotion, puce A19 Pro, Wi-Fi 7…). En contrepartie, il a des limites du côté de la photo à cause de son unique capteur à l’arrière et de l’autonomie, qui est inférieure à celle des autres modèles récents, même si elle peut suffire à de nombreux usages. Néanmoins, signe qu’il a vraiment quelque chose de spécial, l’iPhone Air a été élu produit Apple préféré des lecteurs de MacGeneration en 2025.
L'iPhone Air : élu produit de l'année 2025
Son successeur ne serait pas attendu avant l’an prochain. Si l’iPhone Air vous fait de l’œil, inutile d’attendre encore quelques mois, l’offre actuelle vaut clairement le détour.
Test de l’iPhone Air : mais pourquoi f’Air ?
Acheter un adaptateur secteur USB-C avec un logo Haribo, ce n'est pas une bonne idée
Depuis que les fabricants ne mettent plus d'adaptateur secteur dans les boîtes de nos appareils, le marché de ces accessoires est évidemment encore plus florissant qu'avant. Mais un marché florissant attire forcément les convoitises, avec parfois des idées… saugrenues. La dernière en date est celle vue dans une promotion : il est possible d'acheter un adaptateur secteur USB-C aux couleurs des bonbons Haribo pour 9,59 € au lieu de 12 €. Mais c'est réellement une mauvaise idée.

Premièrement, une question se pose : quelle est la logique de proposer un accessoire certes pratique mais pas très sexy ni intéressant dans l'absolu avec le logo d'une marque de bonbons ? On peut aimer les Ours d'or de la marque (même si votre serviteur préfère les Dragibus) mais la connexion entre « J'aime les bonbons Haribo » et « C'est un adaptateur secteur de qualité » est tout de même assez mince.
Deuxièmement, le prix est trop faible. Vous pouvez rétorquer cette antienne qui est que tous les adaptateurs secteurs viennent des mêmes usines et qu'on paye la marque (on va y venir), elle n'en devient pas vraie pour autant. Un adaptateur secteur capable de fournir 40 W (38 W en simultané sur deux ports, en réalité, et plutôt au mieux 35 W en pratique) à 12 € est dans le meilleur des cas médiocre : les composants nécessaires pour proposer un adaptateur secteur de qualité ont un coût, et il est plus élevé que 12 €.

Pire, le fait qu'une marque globalement inconnue (Hong Kong DC Global) mette le logo Haribo sous licence montre par ailleurs que le coût réel de l'adaptateur secteur est plus faible : la société doit payer la licence. Même dans le cas d'une grosse société comme IKEA, qui peut faire des économies d'échelle, la qualité d'un modèle vendu aux alentours de 10 € est perfectible.
Que valent réellement les chargeurs USB-C IKEA, vendus moins de 10 € ?
Des accessoires dangereux
Le dernier point à prendre en compte, c'est que la société n'en est pas à ses premiers accessoires portant le logo Haribo. Elle vendait des batteries externes et des écouteurs et les premières ont été retirées de la vente à cause de problèmes de sécurité. Lumafield, qui a analysé les deux produits, explique bien le problème : les deux produits sont dangereux et les risques d'incendie bien réels. Nous n'allons pas généraliser aux adaptateurs secteurs, mais il y a tout de même un drapeau rouge : des produits à bas prix avec une licence dans tous les cas, dans des domaines où des erreurs de conception peuvent amener de gros problèmes ( ).

Vous pouvez bien évidemment ne pas nous croire, continuer à considérer qu'un adaptateur secteur USB-C… est un adaptateur secteur USB-C et qu'ils proviennent tous des mêmes usines. Mais ne vous étonnez pas si vous recevez un message indiquant un rappel. Et nous vous conseillons tout de même un autre achat en parallèle, on ne sait jamais. De façon plus sérieuse, la présence d'une licence qui n'a aucun rapport avec le produit ne devrait pas vous inciter à l'acheter, surtout quand il s'agit de bonbons pour un adaptateur secteur à 10 € qui va probablement servir à charger votre smartphone qui vaut parfois plus de 1 000 €.
Enfin, pour terminer, un petit rappel : même si vous avez un adaptateur de ce type et qu'il n'a pas encore fait brûler votre maison, ce n'est pas une preuve qu'il n'est pas dangereux. Le matériel nécessaire pour analyser correctement la qualité d'un chargeur est rare (et souvent onéreux) et l'absence d'incendie n'invalide pas une conception médiocre.
Des réductions sur les Magic Keyboard pour iPad Air et iPad Pro
Des Magic Keyboard pour iPad font actuellement l’objet de réductions chez plusieurs revendeurs. Sachant qu’ils ne sont pas donnés en temps normal, ces rabais sont les bienvenus, même si les prix restent élevés. Pour l’iPad Air A14 à M3, le Magic Keyboard est vendu 299 € au lieu de 329 €, en blanc comme en noir. La version 13" est pour sa part en promotion à 319 € au lieu de 349 €.

Pour l’iPad Pro M4 ou M5, le Magic Keyboard 11" est à 319 € au lieu de 349 € sur Amazon, chez Darty et à la Fnac. Le modèle 13" est quant à lui à 359 € (- 40 €) en blanc et en noir.

Ces accessoires servent tout à la fois de protection, de support, de clavier et de trackpad. Les Magic Keyboard en promotion ici sont les dernières générations en date équipées d’un trackpad un peu plus grand et surtout d’une rangée de touches de fonction. Le modèle pour l’iPad Air est en plastique, tandis que celui pour l’iPad Pro profite de l’aluminium. La version blanche pour l’iPad Air est jolie au déballage, mais elle a tendance à se salir rapidement.
C'est réellement la fin pour Mac OS X Server : Apple a supprimé la dernière version du Mac App Store
En 2022, Apple annonçait la fin du développement de macOS Server, mais avait gardé en ligne quelques versions. Les versions 4.x et 5.x avaient été débranchées en 2023, la version 2.x en 2025 et la dernière encore en ligne, la 3.2.2, ne peut plus être achetée sur le Mac App Store depuis quelques jours. Le seul moyen d'obtenir macOS Server est donc de l'avoir acheté avant la date limite : il est toujours possible de récupérer les installeurs dans ce cas.

Apple annonce l'abandon de macOS Server
On l'oublie souvent, mais la version actuelle de macOS a commencé sa vie sous le nom Mac OS X Server, avant même la sortie du Mac OS X que nous connaissons. Mac OS X Server 1.x était un système basé sur Rhapsody (descendant de NeXTSTEP) avec l'interface Platinum de Mac OS 8.5. Quand Apple a proposé une version client de Mac OS X, la société a aussi décliné Mac OS X dans une variante Server, vendue nettement plus cher. C'est aussi, pour l'anecdote, la seule variante de Mac OS X qui demandait un numéro de série.

À partir de Mac OS X Lion, Apple a abandonné l'idée de proposer deux variantes du même système d'exploitation : une fois Mac OS X acheté sur le Mac App Store (ou en version physique pour Mac OS X Lion), il était possible de se procurer l'app Server sur le Mac App Store (24 € pour Lion, 40 € pour l'app Server). Apple avait ensuite proposé chaque année une version mise à jour de l'app, avec la 2.0 en 2012 (Mountain Lion), 3.0 (Mavericks, 2013), 4.0 (2014, Yosemite), 5.0.3 (El Capitan, 2015). À partir de là, c'est la version qui va être mise à jour : 5.2 pour Sierra (2016), 5.4 pour High Sierra (2017), 5.7.1 pour Mojave (2018), 5.9 pour Catalina (2019), 5.11 pour Big Sur (2020) et 5.12 pour Monterey (2021).
Lors de l'annonce de la fin de macOS Server, Apple avait laissé la possibilité d'acheter certaines anciennes versions pour un prix réduit (23 € en France) mais c'est donc terminé. Même si c'est évidemment dans un sens la fin d'une époque, il faut tout de même bien se rendre compte que macOS Server n'avait plus été mis à jour depuis avril 2022 (une éternité) et que toutes les personnes qui avaient besoin d'un serveur ont probablement abandonné macOS Server depuis des années.
Jean-Baptiste Kempf menace de quitter la France sur fond de différend personnel avec la Justice
Jean-Baptiste Kempf, l’une des figures les plus connues de l’industrie tech en France, est très remonté contre le ministère de la Justice, au point d’évoquer la possibilité de quitter la France. En cause : une affaire personnelle, mais qu’il relie à VLC, qu’il chapeaute depuis des années.
Dans un long billet publié sur LinkedIn aujourd’hui, Jean-Baptiste Kempf raconte que son épouse, Audrey Prévost Kempf, a souhaité se présenter au concours de l’École nationale de la magistrature afin de devenir juge. Après avoir passé les épreuves écrites puis les oraux, elle a reçu un courrier du ministère l’informant qu’elle n’était finalement pas autorisée à concourir, en raison d’une supposée insuffisance d’activité juridique qualifiante.

Un argument que Jean-Baptiste Kempf conteste vigoureusement, en soulignant que VLC est régulièrement confronté à des contentieux et doit composer avec une grande diversité de problématiques juridiques. « Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment », déclare celui qui a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 2018. C’est sur cette expérience qu’il fonde la légitimité juridique de son épouse, jugée « insuffisante » par l’administration.
Selon lui, le ministère de la Justice écarte cet argument au motif qu’il s’agissait d’une activité bénévole. Il précise que son épouse a déposé plusieurs recours et référés, restés sans effet. Toujours d’après lui, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, aurait même estimé par écrit que « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire. »
Très en colère, l’entrepreneur annonce qu’il n’apportera plus son aide bénévole à l’État français, laissant entrevoir un possible désengagement de VLC. Et de conclure que, après avoir longtemps décliné des « salaires faramineux » à l’étranger, l’idée de quitter la France n’est plus taboue.
Mise à jour à 16 h — Mis en cause, le ministre de la Justice a répondu à Jean-Baptiste Kempf sur LinkedIn en indiquant qu’il n’avait pas été directement saisi à sa connaissance. « Vous avez eu un échange avec la direction des affaires judiciaires qui a décidé, en effet, de refuser son entrée », déclare Gérald Darmanin, tout en regrettant le ton « légèrement agressif » employé par l’entrepreneur. Et d’ajouter : « Si vous m’écrivez directement ou formez un recours gracieux (ce qu’ont fait d’autres personnes dans vôtre cas à qui j’ai donné raison), j’y répondrai volontiers en prenant en compte vos arguments que je comprends très bien. »
Kernel Panic : on discute avec Jean-Baptiste Kempf, créateur de VLC
Après les photos, Ente s’ouvre au stockage de documents, toujours avec du chiffrement de bout en bout
Ente élargit son périmètre. Jusqu’ici centré sur la synchronisation et le stockage de photos, le service lance une nouvelle application qui accepte tous types de fichiers. Disponible sur iOS et Android, Ente Locker permet de conserver des documents, ainsi que des notes et des mots de passe.
L’application est très basique pour le moment. Elle permet de consulter les fichiers stockés en ligne, de les organiser par collection, de les partager avec un lien et il ne faut pas lui en demander beaucoup plus. Il n’y a ni intégration à l’app Fichiers de l’iPhone, ni remplissage automatique des mots de passe… Bref, l’app ne rivalise pas avec d’autres solutions bien établies comme Dropbox ou OneDrive, sans compter qu’il manque aussi une version web.

Comme pour Ente Photos, Locker peut tout de même se prévaloir de deux caractéristiques importantes : les fichiers sont chiffrés de bout en bout, ce qui empêche même à l’éditeur de les consulter, et l’application est open source. Ce sont des avantages que l’on retrouve chez Proton également. Là où Proton a commencé par le stockage général avant de renforcer sa gestion des photos, Ente a choisi le chemin inverse.
Le quota d’utilisation mis en place par Ente Locker est peu courant : la limite ne porte pas sur le poids total des fichiers, mais sur leur nombre. L’offre gratuite autorise jusqu’à 100 éléments, qu’il s’agisse d’une simple note ou d’une vidéo de plusieurs Go, tous comptant de la même manière. Les abonnés à Ente Photos (à partir de 2,49 €/mois pour 50 Go) bénéficient, eux, d’un plafond porté à 1 000 éléments.
À ce stade, Locker fait surtout figure de bonus pour les utilisateurs d’Ente Photos vu ses limites. Mais nul doute que la proposition est amenée à s’étoffer au fil du temps.
Face à iCloud et Google Photos, Ente poursuit sa montée en puissance
Un Big Mac(intosh) Plus en vidéo, avec son clavier démesuré
Le Big Mac peut désigner un superordinateur composé de centaines de Power Mac G5 (le System X) ou un projet d'ordinateur qui est finalement devenu le Macintosh II1. Mais au Computer History Museum, qui prévoit évidemment de fêter les 50 ans d'Apple, c'est aussi un (gros) Macintosh Plus.

Sur X, le musée a montré une vidéo d'un énorme Macintosh Plus, qui semble fonctionnel. Ils promettent de donner plus de détails bientôt, mais ce n'est pas nécessairement un émulateur. En effet, les Macintosh utilisent des moniteurs assez standards et il est possible de remplacer l'écran cathodique par des versions plus petites ou plus grandes. De même, le Macintosh montré propose un fond blanc pour l'écran, mais il est possible d'installer des versions avec un fond vert ou ambré, qui étaient courantes dans les années 80. La partie la plus étonnante est évidemment le clavier : il est absolument énorme, comme le Macintosh.

Ce n'est pas une reproduction historiquement correcte, d'ailleurs : le clavier montré n'a pas de pavé numérique ni de flèches. Le Macintosh Plus, sorti en 1986, était justement équipé d'un clavier plus complet que celui des premiers modèles, qui est montré ici. Selon la légende, l'absence de flèches est une demande de Steve Jobs, qui voulait pousser les utilisateurs à employer la souris pour positionner le curseur.

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Bon, aussi un hamburger qui est par ailleurs un indice économique. ↩︎
Apple Music : la nouvelle fonction Playlist Playground ne dépend pas d’Apple Intelligence
La fonction Playlist Playground d’Apple Music, introduite avec iOS 26.4 actuellement en bêta, ne dépend manifestement pas d’Apple Intelligence. Cette nouveauté, qui permet de générer automatiquement une playlist à partir d’un prompt, est en effet disponible sur Android, une plateforme où Apple Intelligence n’est évidemment pas présent.

La version 5.2 bêta de l’application Apple Music sur Android permet d’accéder à Playlist Playground, comme l’a notamment relevé 9to5Google. Mais on ne sait pas quel modèle d’IA est utilisé dans ce cas. Plusieurs hypothèses sont possibles : un traitement via le Private Cloud Compute d’Apple (mais cela est normalement réservé aux appareils compatibles Apple Intelligence), une utilisation de Gemini dans le cadre de l’accord récent entre Apple et Google, ou pourquoi pas un recours à OpenAI, qui est déjà mis à contribution pour certaines fonctions d’IA dans iWork (mais Apple mentionne normalement cet acteur).
Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA
Dans l’univers Apple, des utilisateurs équipés d’iPhone 13 et de la première bêta d’iOS 26.4 rapportent également pouvoir utiliser Playlist Playground. Or, ce modèle n’est pas compatible avec Apple Intelligence. Là encore, cela suggère que la génération des playlists ne repose pas sur Apple Intelligence, ou du moins pas sur un traitement local. On attend désormais des éclaircissements de la part d’Apple sur le fonctionnement précis de cette fonctionnalité « intelligente » sans Apple Intelligence.
Qu’elle soit utilisée sur iOS ou sur Android, cette nouveauté reste pour l’instant inaccessible en Europe. Elle semble limitée aux États-Unis à ce stade.

Au passage, la version 5.2 bêta d’Apple Music sur Android gagne les autres nouveautés apparues sur iOS 26.4. Les albums et playlists profitent d’une présentation plus colorée, avec une liste de titres dont le fond s’adapte à la teinte dominante de la pochette. Cette version intègre également la nouvelle section dédiée aux concerts, permettant de repérer les événements à proximité.
AsteroidOS 2.0 sauve les montres sous Wear OS de l'obsolescence logicielle
Dix ans après la première version, AsteroidOS passe en version 2.0. La première version, en 2016, permettait de remplacer le système d'exploitation de quelques montres connectées — pas les Apple Watch —, la seconde fait la même chose pour plus de produits.

AsteroidOS est là pour remplacer notamment Wear OS (anciennement Android Wear), le système d'exploitation de Google. Ce n'est pas une ROM Android comme on pourrait en trouver sur des smartphones, mais une distribution GNU/Linux adaptée, pensée pour les montres. Le système n'est pas aussi complet que Wear OS, dans le sens où il ne propose pas d'App Store, mais il a plusieurs apps installées en standard : un agenda, un gestionnaire d'alarme, un lecteur de musique, etc. Il est toujours possible d'installer des apps manuellement, par ailleurs. Les montres sous AsteroidOS ne nécessitent pas stricto sensu un appareil supplémentaire (alors qu'une Apple Watch impose un iPhone) mais il existe des applications de synchronisation pour Android.
AsteroidOS offre actuellement les bases nécessaires pour des montres connectées, mais pas toutes les fonctions. Il n'est par exemple pas possible de passer des appels, même sur une montre équipée d'un modem cellulaire. La version 2.0 a tout de même ajouté la prise en charge des écrans allumés en permanence, des capteurs de fréquence cardiaque, de la boussole, du Bluetooth (audio et HID, c'est-à-dire clavier, souris, etc.). Il y a aussi de nombreux changements sur les apps, la prise en charge de 49 langues, etc.
De nombreuses montres supportées
La liste des montres qui accepte AsteroidOS 2.0 est assez large : OPPO Watch, TicWatch Pro (2018/2020), Pro 3, C2, C2+, E & S, LG Watch Urbane, G Watch, G Watch R, Watch W7, Motorola Moto 360 (2015), Asus Zenwatch 2, Zenwatch 1, Zenwatch 3, Huawei Watch, Watch 2, Polar M600, Fossil Gen 4, Gen 5 et Gen 6. Les Casio WSD-F10 et WSD-F20 sont prises en charge de façon expérimentale, comme la LG Watch Urbane de seconde génération, la Motorola Moto 360 de 2014, la Sony Smartwatch 3 et les Samsung Gear 2 et Gear Live. Une page donne les fonctions acceptées et le site officiel explique en détail comment installer le système.

Dans l'ensemble, le projet est intéressant car il permet de corriger le côté jetable des montres connectées, surtout quand la prise en charge est courte du côté du fabricant. Sur les montres connectées, il y a fréquemment une obsolescence matérielle forte (liée en simplifiant à la durée de vie de la batterie mais aussi aux performances des systèmes sur puce) mais aussi une obsolescence logicielle. Avec les évolutions des systèmes d'exploitation, certaines montres qui étaient à peu près utilisables au départ deviennent lentes avec le temps (oui, nous pensons aux Apple Watch). AsteroidOS permet au moins de garder un appareil utilisable, même si certaines fonctions sont absentes.
Roole Map, l’application GPS qui double Google Maps et Waze sur l’App Store
Gros coup d’accélérateur pour Roole Map. Lancée fin 2022, cette application de navigation GPS a vu sa popularité exploser ces derniers mois, au point de se hisser en tête du classement de l’App Store dans sa catégorie, devant Google Maps et Waze.

Disponible sur iPhone et Android, Roole Map est compatible avec CarPlay depuis l’an dernier. Conçue par Identicar, une société de courtage en assurance, l’application est gratuite, ne requiert aucun compte et ne contient pas de publicité. « Nous avons une vision non-profit, en effet, avec un objectif extra-business : nous faire connaître », expliquaient l’été dernier les dirigeants de Roole au Parisien. L’application sert donc avant tout de vitrine pour accroître la notoriété du groupe, avec la promesse de rester sans pub.
À l’heure où la souveraineté numérique revient dans le débat, Roole met en avant une application labellisée « Origine France Garantie », signe d’un développement effectué en France. Dans les faits, l’app intègre des composants étrangers : la cartographie est fournie par TomTom — une entreprise néerlandaise — tandis que certains services font encore appel à des acteurs américains, comme Google ou Mixpanel.

Pensée exclusivement pour les trajets en voiture, Roole Map intègre plusieurs fonctions dédiées à cet usage. En renseignant le modèle de son véhicule, on peut obtenir une estimation du coût de carburant pour un itinéraire donné, consulter les stations-service à proximité avec les prix à la pompe, ou encore repérer la présence de bornes de recharge pour les véhicules électriques.
Lors de la conduite, l’application affiche la vitesse en temps réel ainsi que la limitation en vigueur. Un panneau rétractable permet d’éviter ponctuellement certains types de routes (péages, autoroutes, voies non revêtues…) sans avoir à plonger dans les réglages, ce qui peut s’avérer pratique.

Roole Map signale également les zones de contrôle où se trouvent habituellement des radars fixes et affiche l’état du trafic sur l’itinéraire. En revanche, l’absence de fonctionnalités communautaires limite la précision et la réactivité des alertes par rapport à des services comme Waze ou Coyote.
Retenez le nom OAC : il va peut-être remplacer le MP3, l'AAC et Opus
Si le monde des codecs vidéo est plus mis en avant que celui des codecs audio, ce dernier évolue toujours tout de même. AOMedia (Alliance for Open Media, soit alliance pour des médias ouverts) travaille en effet sur un codec audio, l'OAC (ou Open Audio Codec).

L'idée est évidemment de proposer un codec audio libre, performant et ouvert. Le projet open source est en ligne depuis peu et il est basé sur Opus, qui est déjà un codec libre.
Le monde des codecs audio est fragmenté
Le problème des codecs audio est simple : il est fragmenté. Le MP3 (dans le domaine public depuis quelques années) est encore très utilisé même si ce n'est pas le plus performant, l'AAC (employé par Apple) n'est pas libre et dépend largement de la qualité de l'encodeur1, le FLAC et autres ALAC (sans pertes) demandent un débit plus élevé que les autres, les différents codecs Dolby sont fermés et nécessitent des licences, etc.

Apple a ajouté le support de l'Ogg Vorbis en douce dans macOS et iOS, avec une lecture native
Sur le papier, l'Opus est déjà un bon choix : il est bien pris en charge par les systèmes récents et est très efficace à bas débit, notamment pour la voix sur IP et pour les communications dans les navigateurs, comme WebRTC. Mais une version améliorée portée par l'alliance qui a réussi à mettre en avant l'AV1 — un codec vidéo très efficace et libre — pourrait permettre à l'OAC de remplacer les anciens codecs, si les différentes plateformes qui distribuent de l'audio l'utilisent… du moins quand il sera finalisé. Car les travaux viennent de commencer et, même si Opus est une base solide, il faudra probablement un moment pour finaliser le nouveau codec.
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L'encodeur d'Apple est notoirement meilleur que les implémentations open source, par exemple. ↩︎
Revendeur Apple Premium : fin de parcours pour l’Easy Store de Nancy
L’aventure s’arrête pour le magasin Easy Store de Nancy. La boutique s’apprête à tirer définitivement le rideau après 18 ans de présence dans le centre-ville. L’Est Républicain rapporte que trois autres magasins devraient l’imiter prochainement dans le Grand Est.

Créé en 1994, le groupe Easy Store a été placé en redressement judiciaire début 2024. Selon L’Est Républicain, il sera placé en liquidation judiciaire mardi 24 février. L’opération devrait faire fermer les boutiques d’Épinal, de Moulins-lès-Metz et de Mulhouse, cette dernière opérant sous le nom de BeMac. Une trentaine d’employés seraient laissés sur le carreau. Le responsable de la boutique de Nancy Arthur Lesauvage explique :
C’est dû à un tout. Il y a la conjoncture, internet, la Fnac en face, la gestion… Grosso modo, Apple avec qui on est partenaire, ne souhaite plus de petites structures indépendantes comme la nôtre mais plutôt des gros groupes avec 100 - 150 boutiques.
Le groupe a connu plusieurs changements depuis l’année dernière. La boutique située à Vandœuvre-lès-Nancy a fermé définitivement, tandis que celle d’Épinal a déménagé d’une zone commerciale vers le centre-ville. Le magasin de Nancy fermera ses portes la semaine prochaine.
Les boutiques Easy Store sont des Apple Premium Reseller, c’est-à-dire des revendeurs spécialisés reconnus par Apple, proposant l’ensemble de l’écosystème (Mac, iPhone, iPad, accessoires) avec des conseils dédiés, des services et un accompagnement plus poussé que dans un simple point de vente généraliste. Cupertino n’a pas implanté d’Apple Store à Nancy ou à Mulhouse.
L’application AlloCiné remasterisée sur Apple TV
Laissée à l’abandon pendant des années, la version tvOS d’AlloCiné s’offre finalement une nouvelle jeunesse. Cette application Apple TV a été revue de fond en comble : elle jouit notamment d’une nouvelle interface et d’un moteur de recherche qui lui faisait défaut.

Sur l’écran du salon, AlloCiné permet de se tenir rapidement informé des sorties au cinéma et sur les services de streaming. L’accent est mis sur les bandes-annonces des films et des séries récemment arrivés et à venir.

Les fiches des programmes regroupent l’essentiel : notes de la presse et du public, casting, synopsis… En revanche, les horaires de séances ne sont toujours pas disponibles. Pour cela, il faut passer par l’application mobile ou le site web. L’app donne également accès aux émissions maison d’AlloCiné, comme Fun Facts et Faux Raccord.

Cette nouvelle version nécessite tvOS 18.6. Sur iPhone et iPad, les exigences sont plus souples, puisqu’iOS 16 suffit.
Comment regarder les chaînes de télé sur l’Apple TV : toutes les apps et offres disponibles
Après avoir enrichi l’app Météo d’Apple, les créateurs de Dark Sky lancent… une nouvelle app météo
Apple a acheté Dark Sky il y a près de six ans pour enrichir sa propre application Météo et le résultat a été la toute nouvelle app fournie avec iOS 15 dès l’année suivante. Les développeurs ont travaillé pendant quelques années à Cupertino, sans s’attarder toutefois. La preuve, ils sont de retour avec une nouvelle app et manifestement, ils ont leur domaine de prédilection et ne comptent pas l’abandonner. Acme Weather (App Store US) est, vous l’aurez deviné sans peine, une nouvelle app météo !
Commençons par la mauvaise nouvelle : si vous nous lisez hors des États-Unis ou du Canada, vous ne pourrez pas découvrir ce qu’ils ont préparé. Pour l’heure, le lancement est réservé à ces deux pays, même si Acme Weather semble parfaitement fonctionner hors des frontières nord-américaines. Les sources de données comptent des références européennes et l’app propose une option pour abandonner les ridicules unités américaines pour utiliser les plus raisonnables unités métriques. Pour autant que je puisse en juger après quelques minutes, tout fonctionne parfaitement depuis la France, même si j’imagine que le modèle maison a surtout été testé de l’autre côté de l’Atlantique.
Le modèle économique mérite sans doute un mot d’entrée de jeu. Acme Weather est uniquement payante et sur abonnement, ce qui est difficile à éviter quand on sait que les meilleures sources de données ne sont pas gratuites. On peut essayer l’app pendant deux semaines sans payer, après quoi il faudra compter 25 $ par an pour l’utiliser. Il n’y a qu’une seule formule et on aura accès à toutes les fonctionnalités et les données associées, au moins c’est simple. L’abonnement évite par ailleurs toute publicité, voire revente des données personnelles, un marché juteux pour les plus gros acteurs du secteur.
Quelles idées ont les créateurs de Dark Sky pour justifier une énième app météo ? Outre une présentation assez différente de ce que l’on voit le plus souvent, en mode sépia et police à empattement façon journal papier (il n’y a pas de thème d’ailleurs, c’est la seule option), on note quelques bonnes idées. La meilleure, c’est peut-être ce graphique des prévisions sur les prochaines 24 heures qui n’affiche pas qu’une seule courbe. À la place, les développeurs rassemblent les prédictions de toutes leurs sources sur un même graphique, tout en mettant en avant celle qui provient du modèle créé en interne, avec les valeurs jugées les plus fiables.
Sur le papier, on pourrait croire que c’est une grande source de confusion, mais l’exécution est très bien faite. Les courbes secondaires ne gênent pas la lecture principale, par exemple la courbe des températures qui est prévue sur les prochaines heures. Elles l’enrichissent toutefois d’une autre information importante : est-ce que tous les modèles s’accordent sur une valeur proche, ce qui indique que ces prévisions météo sont fiables, ou bien les courbes partent-elles dans tous les sens, ce qui suggère une incertitude à venir.
Fondamentalement, les prévisions météorologiques sont un art de la prévision et même si les modèles toujours plus sophistiqués se sont énormément améliorés ces dernières années, on a tous des expériences malheureuses au quotidien avec nos apps météo. C’est d’autant plus vrai à l’heure du dérèglement climatique, avec des bouleversements à l’échelle planétaire qui peuvent perturber des modèles jusque-là fiables. La proposition d’Acme Weather est à cet égard très intéressante, c’est une façon pertinente de reconnaître les limites des modèles et d’en faire une force au lieu d’une faiblesse. Malheureusement pour Apple, cette leçon n’a pas été donnée — ou entendue… — à Cupertino.
Apple Météo : la tempête de trop pour les météorologues ?
Acme Weather affichera également une carte des informations remontées en temps réel par les autres utilisateurs. C’est une bonne manière d’avoir des données ultra-locales fiables, même s’il faudra pour cela que la base d’utilisateurs soit suffisamment importante. Comme dans Dark Sky, l’app fait aussi la part belle aux cartes, qui affichent de multiples données, de la température aux précipitations, du vent à la couverture nuageuse et même des cartes plus spécialisées, comme la quantité de neige attendue.
Autre point fort récupéré de l’ancienne app, des notifications extrêmement complètes si vous le souhaitez. L’alerte de pluie dans la prochaine heure, qui avait fait la réputation de Dark Sky, est bien de la partie, tout comme les messages envoyés par les gouvernements en cas de météo dangereuse. De façon plus originale, on peut créer des notifications personnalisées pour savoir le matin avant de partir s’il pleuvra dans la journée, ou bien si les UV1 seront élevés dans l’après-midi. Encore plus intrigant, les développeurs proposent des fonctions « Labs » qu’ils testent à partir de leur modèle. Il y en a trois au lancement, avec la possibilité de recevoir des alertes si un arc-en-ciel ou des aurores boréales devraient être visibles à sa position, ou bien si le coucher de soleil promet d’être magnifique ce soir-là.
En bref, Acme Weather multiplie les bonnes idées, que l’on aurait aimé voir intégrées à Météo d’Apple. L’avantage de cette nouvelle app, c’est qu’elle ne sera pas réservée aux utilisateurs de produits pommés, elle sera aussi proposée pour Android à terme. À défaut de savoir quand elle sera proposée dans le reste du monde, vous pouvez la récupérer sur l’App Store si vous nous lisez depuis les États-Unis ou le Canada.
On ne sait pas encore si l’iPad ou le Mac seront servis, Acme Weather n’est optimisée que pour l’iPhone à ce stade. iOS 18.2 est nécessaire au minimum et l’interface n’est pas traduite en français.
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Mais si, vous savez bien, la grosse boule de feu dans le ciel n’est pas qu’une légende, elle reviendra forcément. ↩︎
Apple doit-elle en finir avec iPadOS ?
Les frontières entre chaque membre de l’écosystème Apple n’ont jamais été aussi floues. Et cette tendance ne va faire que s’accentuer cette année. L’année dernière, iPadOS a fini par adopter les derniers codes qui lui manquaient pour s'aligner sur macOS : une barre des menus, une gestion des fenêtres plus évoluée... Sur le plan matériel, la convergence est totale. Dans quelques semaines, un Mac fonctionnera avec une puce d’iPhone. Dans quelques mois, une fois déplié, l’iPhone Fold sera quasiment un iPad comme un autre. Enfin, d'ici la fin de l’année, le MacBook Pro M6 devrait enfoncer le clou avec son écran tactile et sa puce cellulaire, devenant ainsi une sorte de super iPad Pro.
Un système coincé entre deux chaises
Tous ces changements amènent le blogueur Matt Birchler à une réflexion radicale : Apple doit mettre fin à l’expérience iPadOS. Si l'idée peut surprendre, elle répond pourtant aux frustrations croissantes des utilisateurs. Les possesseurs d'iPad Pro adorent leur matériel mais se sentent perpétuellement bridés par le logiciel, tandis que les utilisateurs de modèles plus modestes s'agacent de voir débarquer des fonctions de « bureau » qui ne font que complexifier une interface initialement pensée pour la simplicité.
J’ai travaillé trois jours avec iPadOS 26 et un écran externe : c’était bien assez
Le scénario de Matt Birchler est limpide : Apple pourrait enfin clarifier sa gamme en opérant une véritable scission logicielle. Dans cette optique, l'iPad classique, le modèle mini et l'iPad Air feraient leurs adieux à iPadOS pour basculer sous la bannière d'iOS. L'idée derrière ce mouvement est de permettre à ces tablettes de retrouver la simplicité du tactile pur, sans s'encombrer d'une gestion de fenêtres complexe qui finit par alourdir l'expérience utilisateur. L'iPhone Fold, avec sa dalle de 8 pouces une fois dépliée, s'inscrirait d'ailleurs naturellement dans cette lignée en profitant d'une interface iOS parfaitement optimisée pour ce format hybride.
Le véritable pivot de cette thèse concerne évidemment l'iPad Pro. Pour Birchler, la tablette haut de gamme d'Apple ne devrait plus se contenter de singer le Mac, mais bien devenir un Mac à part entière. En livrant l'iPad Pro avec macOS, Apple résoudrait instantanément les frustrations des utilisateurs « Pro » tout en intégrant l'appareil dans une famille de produits cohérente. L'arrivée imminente de MacBook Pro tactiles ne ferait que confirmer cette direction : si macOS doit de toute façon apprendre à gérer le tactile, l'existence d'un iPadOS faisant doublon devient alors difficile à justifier.
L’illusion de l'interface inadaptée
À ceux qui objectent que l'interface du Mac est trop étroite pour le doigt, Matt Birchler oppose un argument technique percutant. Les éléments d'interface de macOS ne sont pas beaucoup plus petits que ceux d'iPadOS. En comparant les boutons de barre d'outils d'un MacBook Pro 14" et d'un iPad Pro 11" avec leur zoom par défaut, la différence est presque inexistante. Pour lui, le travail est déjà largement entamé en coulisses : avec SwiftUI, Apple génère déjà des interfaces virtuellement identiques pour les deux plateformes. La transition logicielle serait donc bien moins douloureuse que ne le pensent les sceptiques.
D'ailleurs, si l'on regarde les dernières mises à jour d'iPadOS, la quasi-totalité des nouveautés marquantes visaient à rapprocher la tablette du Mac. Qu'il s'agisse de la gestion des fenêtres ou du support de la souris, Apple a fini par copier les mécaniques de macOS après avoir tenté des approches spécifiques à l'iPad qui n'ont jamais vraiment convaincu. Plutôt que de continuer à développer une pâle copie, Birchler suggère qu'Apple ferait mieux d'adopter l'original pour ses machines les plus puissantes.
Une réorganisation, pas une fusion…
En opérant cette bascule, Apple resterait paradoxalement fidèle à sa philosophie. Il ne s'agirait pas de fusionner iPadOS et macOS, mais simplement de supprimer le système qui se trouve au milieu pour laisser place à deux pôles forts. Certes, le pari est audacieux et ne se concrétisera peut-être pas immédiatement. Mais plus l'iPhone pliable approche, plus la question de la cohérence logicielle devient brûlante.
Cet automne, Apple pourrait proposer deux systèmes différents pour deux appareils de taille similaire, l'iPad mini et le futur Fold. C'est un non-sens ergonomique. Séparer la gamme en deux fait sens : d'un côté, des iPad grand public et des iPhone pliables sous un iOS épuré centré sur le tactile, et de l'autre, le Mac, qui reste la plateforme de choix pour ceux qui veulent une machine à tout faire, quel que soit son format.
Ce scénario est séduisant sur le papier, mais Apple aura-t-elle le courage de se lancer dans une telle aventure ? Rien n’est moins sûr…
L’IA, le nouveau paravent idéal pour les plans sociaux ?
L’IA, le nouveau paravent idéal pour les plans sociaux ? Besoin de dégraisser les effectifs sans trop écorner votre image de marque ? Dites que c’est la faute de l’intelligence artificielle. La ficelle peut paraître grossière, mais de nombreux groupes n'hésitent plus à l’utiliser. Une stratégie souvent payante auprès des actionnaires, qui voient dans ces coupes sombres un signe de modernisation forcée.
Le cas d’école Amazon
L'exemple le plus flagrant reste celui d’Amazon. En octobre dernier, le géant de l'e-commerce annonçait un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 14 000 postes. Dans un premier temps, la firme de Seattle a largement mis en avant l’argument de l’IA et de l'automatisation pour justifier ces coupes sombres dans ses effectifs de bureau.
Amazon enclenche l’automatisation et supprime 14 000 postes
Pourtant, le discours a curieusement évolué quelques semaines plus tard, laissant apparaître des motivations économiques beaucoup plus classiques. Ce glissement sémantique illustre bien la tentation des grands groupes : utiliser l'IA comme un catalyseur de "progrès" pour faire passer la pilule de la réduction de la masse salariale.
Sam Altman s’agace de cette tendance
Cette tendance à pointer systématiquement l'IA du doigt commence d'ailleurs à agacer sérieusement Sam Altman. Le patron d’OpenAI y voit une forme de paresse intellectuelle, voire de malhonnêteté managériale :
« Je ne connais pas le pourcentage exact, mais il y a une certaine tendance à rendre responsable l’IA de licenciements qui auraient eu lieu de toute façon », estimait-il récemment.
Pour le père de ChatGPT, l'IA est devenue le bouc émissaire idéal pour masquer des erreurs de gestion ou des ralentissements de marché qui n'ont, en réalité, rien à voir avec les algorithmes.
Entre prémices et restructuration profonde
Si l’intelligence artificielle est incontestablement une technologie de rupture appelée à redéfinir le marché du travail, nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements. Les chiffres commencent toutefois à parler : selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, environ 55 000 postes auraient été supprimés aux États-Unis en 2025 en raison de cette technologie.
Reste que Sam Altman demeure lucide sur le long terme. S'il reconnaît que l’IA entraîne de véritables suppressions d’emplois dans certains secteurs spécifiques, il mise sur la "destruction créatrice" chère aux économistes. Comme pour chaque révolution technologique précédente, de nouveaux types de métiers devraient finir par émerger pour compenser ces pertes. En attendant, l'argument de l'IA risque de rester, pour un bon moment encore, le meilleur ami des directions des ressources humaines.
iPhone 18 Pro et iPhone Fold : Apple verrait la vie en rouge et noir
Cela peut sembler anecdotique pour certains, mais le choix des coloris est devenu un levier marketing redoutable pour Cupertino. L’an dernier, Apple avait bousculé ses propres codes en remisant le noir au placard pour l'iPhone 17 Pro au profit d'un orange titane qui a rencontré un succès fulgurant, tout particulièrement sur le marché chinois.
iPhone 17 Pro « orange Hermès » : un succès juteux en Chine
Quelles seront les tendances chromatiques de la rentrée 2026 ?Mark Gurman, souvent bien informé des coulisses de l'Apple Park, a déjà une petite idée sur la question. Pour l’iPhone 18 Pro et son grand frère le Pro Max, la nouveauté de l'année pourrait bien être le rouge. Si cette rumeur se confirme, ce serait une grande première pour la gamme "Pro", qui n'a jamais eu le droit à cette couleur, contrairement aux modèles standards.
Toutefois, n'espérez pas un rouge vif criard : Apple privilégierait une finition bourgogne, plus sombre et élégante, raccord avec le positionnement haut de gamme de l'appareil. Quant aux bruits de couloir évoquant du violet ou du marron, Gurman douche les espoirs des amateurs de teintes exotiques. Selon lui, il ne s'agirait que de variations de travail autour de ce même rouge bordeaux. En clair : Apple cherche la nuance parfaite, mais ne multipliera pas les options.
Pas de fantaisie pour l'iPhone Fold
Parallèlement, l'attention se cristallise sur l'autre star de septembre : l'iPhone Fold. Pour son premier smartphone pliant, la Pomme jouerait la carte de la prudence et de l'institutionnel.
iPhone 18 Pro et iPhone Fold : les caractéristiques techniques supposées
Exit les « couleurs fun » ou les teintes printanières. Pour marquer le coup et asseoir le côté « outil de luxe » de l'appareil, Apple s'en tiendrait aux fondamentaux avec des variations de couleurs très classiques : le gris sidéral et l'argent. Une sobriété qui n'est pas sans rappeler les débuts de l'iPad Pro ou du MacBook Pro, où la technologie doit s'effacer derrière un design intemporel.
Reste désormais à patienter jusqu'à septembre pour voir si ces orientations chromatiques se confirment sur le châssis final. Une chose est sûre : après l'audace de l'orange, Apple semble vouloir davantage jouer la carte de la sobriété.
Apple Glass : comment Cupertino compte doubler Meta sur le terrain des lunettes connectées
Toutes les rumeurs convergent : Apple devrait investir le segment des lunettes connectées d’ici 12 à 18 mois. Ce n’est un secret pour personne, quand la firme de Cupertino se lance sur un nouveau marché, elle arrive rarement la première. Mais elle arrive souvent avec une proposition qui redéfinit les attentes. Contrairement au secteur des casques de réalité virtuelle, qui peine encore à trouver son second souffle, celui des lunettes « intelligentes » affiche une santé de fer. Au premier semestre 2025, le secteur a bondi de 110 % selon une étude de Counterpoint Research. Apple a donc une carte maîtresse à jouer, mais une question demeure : comment compte-t-elle se distinguer de Meta, véritable fer de lance du domaine ?
Vision Pro, Apple Glass, visionOS : Apple prépare un virage stratégique majeur
Apple Pin, Apple Experience, de toutes les couleurs : la semaine Apple
L’assurance de Cupertino face à l’expérience de Meta
Mark Gurman, toujours bien informé sur les coulisses de l'Apple Park, apporte un éclairage intéressant sur la stratégie interne. Malgré l'avance considérable de Meta qui occupe le terrain depuis un certain temps déjà, les équipes d'Apple affichent une confiance inébranlable.
Si la différence se jouera évidemment sur le terrain logiciel, avec un duel annoncé entre Siri et Meta AI au cœur de leurs écosystèmes respectifs, Apple entend marquer sa différence sur le matériel. Pour justifier son positionnement premium, la marque à la pomme miserait sur des matériaux plus haut de gamme, mais surtout sur une architecture optique radicalement différente.
Le choix de la multiplication des capteurs
C’est sur la partie photo et vidéo que le fossé technologique pourrait se creuser. Actuellement, l’approche de Meta (notamment sur les Ray-Ban Meta) repose sur une certaine polyvalence matérielle : un capteur unique doit jongler entre les fonctions de vision par ordinateur (basse consommation) et la capture de médias en haute résolution.
À l'inverse, Apple privilégierait la spécialisation. Selon les sources proches du projet, les lunettes de Cupertino embarqueraient plusieurs caméras dédiées. Concrètement, chaque objectif aurait sa fonction propre : certains seraient réservés à l'analyse de l'environnement pour l'intelligence artificielle, tandis que d'autres s'occuperaient exclusivement de la prise de vue.
Le défi du prix : l'écueil à éviter
Toutefois, cette débauche de technologie ne devra pas se faire au détriment de l'accessibilité. Après l'accueil mitigé réservé au Vision Pro, principalement en raison de son tarif prohibitif, Apple devra faire attention à ne pas reproduire la même erreur.
Pour que le grand public saute le pas, Cupertino devra trouver le juste équilibre entre l'excellence matérielle et un prix qui ne réserve pas le produit qu'à une poignée de technophiles fortunés.
Deux philosophies qui s'affrontent
En résumé, cette divergence technique illustre parfaitement la philosophie des deux entreprises. D'un côté, Meta cherche l'efficacité et l'intégration la plus fine possible dans un design classique à prix contenu. De l'autre, Apple semble prête à complexifier son matériel pour garantir une qualité d'image et une précision de reconnaissance supérieures. Pour l'heure, chaque camp est persuadé de détenir la formule gagnante. Reste à savoir si les utilisateurs préféreront la légèreté de l'approche de Meta ou la puissance de feu technologique promise par Apple. Dernier argument en faveur de Cupertino : la vie privée, mais ce ne sera sans doute pas suffisant pour faire la différence auprès du grand public, si le reste n’est pas à la hauteur.
iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l'iPhone 17e ?
iOS 26.3.1 ne devrait plus trop tarder à pointer le bout de son nez. Les ingénieurs logiciel d'Apple sont actuellement en plein test de cette nouvelle version, comme en témoignent les statistiques de connexion de MacRumors. Un indicateur généralement fiable pour anticiper les sorties imminentes.
Un correctif avant tout et la prise en charge de l’iPhone 17e ?
Sans surprise, iOS 26.3.1 devrait s'en tenir au service minimum. On attend ici une mise à jour mineure, principalement concentrée sur la résolution de bugs résiduels et le colmatage de failles de sécurité. Sauf contretemps de dernière minute, le paquet devrait être déployé d'ici deux semaines tout au plus.
iPhone 17e : date de sortie, puce A19, design… tout ce qu’on sait déjà du futur iPhone “entrée de gamme”
Le mois dernier, Apple livrait iOS 26.2.1 pour accompagner le lancement de l'AirTag de deuxième génération. Dans la même logique, il est possible qu'iOS 26.3.1 serve de socle logiciel aux nouveaux produits attendus pour la première semaine de mars. On pense entre autres à l'iPhone 17e…
iOS 26.4 en ligne de mire
Reste à savoir si les autres systèmes suivront le mouvement — nous n'avons pas encore de confirmation concernant un éventuel macOS 26.3.1.
Quoi qu'il en soit, cette version 26.3.1 fera office de « mise à jour bouche-trou » entre la 26.3 sortie récemment et la future iOS 26.4, prévue pour la fin mars ou début avril. Si cette dernière n'apportera pas forcément la version personnalisée de Siri tant espérée, elle s'annonce déjà bien plus consistante avec de nouvelles fonctionnalités pour Apple Music, Apple Podcasts et CarPlay.
CarPlay : premier aperçu de la lecture vidéo avec iOS 26.4
iOS 26.4 active par défaut une protection anti-vol qui peut ralentir la revente d’un iPhone
Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA
En attendant le nouveau Siri, voici les petites nouveautés de la première bêta d’iOS 26.4