Les rumeurs sur des PC portables Windows ARM avec une puce Nvidia reprennent
Dans le monde des PC sous Windows, les ordinateurs équipés d'une puce ARM sont rares. Qualcomm a longtemps été le seul fabricant adoubé par Microsoft, avec des résultats mitigés dans l'ensemble : les premiers modèles (dès 2017) souffraient de gros problèmes de performances et les Snapdragon X n'ont pas été aussi efficaces que prévu, que ce soit sur le plan des performances techniques… ou des performances commerciales. Après un faux départ en 2025, Nvidia pourrait enfin venir faire bouger ce marché, avec les puces N1 et N1x. Conçues en partenariat avec Mediatek, elles devraient arriver dans des PC portables Dell et Lenovo.

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Le « devraient » est important : rien n'a été officialisé et ce n'est pas la première rumeur sur les puces en question. Ce qui est certain, c'est que les N1 et N1x dérivent de la puce GB10 que Nvidia a intégrée dans un mini PC, notamment chez Dell avec un mini PC Pro Max. Ne vous attendez évidemment pas à une puce complète : le système sur puce GB10 intègre 20 cœurs pour le processeur (10 Cortex A725, 10 Cortex X925) et 6 144 cœurs pour le GPU (l'équivalent d'une GeForce RTX 5070)… mais avec une consommation annoncée (TDP) de 140 W. Les tests montrent aussi que la version de bureau nécessite 35 W au repos, ce qui est totalement inadapté pour un ordinateur portable. Qui plus est, les modèles actuels sont couplés à 128 Go de RAM et valent a minima 3 000 à 4 000 $.
Actuellement, les rumeurs indiquent des ordinateurs portables chez Dell et Lenovo, pour un lancement au premier semestre 2026 (soit assez rapidement). Les spécifications des deux systèmes sur puce attendus ne sont pas connues, mais Nvidia devra probablement réduire très sérieusement les caractéristiques techniques pour arriver à obtenir un produit utilisable dans un ordinateur portable.
Reste que l'arrivée de Nvidia (et Mediatek) dans ce domaine pourrait peut-être relancer l'intérêt pour Windows 11 ARM et éventuellement régler une partie de ses défauts. Une offre plus large que les quelques PC équipés de puces Qualcomm pourrait en effet inciter les développeurs et autres constructeurs à proposer des pilotes pour Windows ARM (notamment dans le monde des imprimantes), des logiciels compilés pour le jeu d'instructions et même — on peut rêver — des jeux.

Actuellement, Qualcomm propose une solution assez efficace pour les applications natives — plutôt rares — qui est plombée par l'émulation x86 de Microsoft, omniprésente. Dans le cas des jeux vidéo, et malgré les efforts de Qualcomm, la donne est beaucoup plus compliquée : il n'y a virtuellement aucun jeu nativement ARM sous Windows et les performances médiocres des GPU Adreno n'incitent pas les développeurs à se pencher sur le sujet. L'arrivée de Nvidia, qui a aussi tendance à travailler avec les développeurs, pourrait améliorer ce point.
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Terminons par rappeler que Nvidia est une société pionnière dans ce domaine : les premiers PC Windows équipés de puce ARM (sous Windows RT à l'époque, une version limitée de Windows 8, sans émulation x86) étaient équipés de puces Tegra 3.


































