Cela risque bien d’être la statistique de la semaine. On parle à longueur de temps de cette hausse sans fin du prix de la mémoire vive. Si ce phénomène de « RAMpocalypse » vous semble encore un peu abstrait, la dernière déclaration de Karen Parkhill, directrice financière de HP, devrait vous donner un élément de comparaison particulièrement concret.
Lors de la publication des derniers résultats financiers du groupe, elle a révélé que le coût de la RAM représentait désormais 35 % du coût total de fabrication d’un ordinateur.
Une inflation fulgurante en quelques mois
Le bond est vertigineux. « Nous avions partagé au trimestre dernier que les coûts de la mémoire et du stockage représentaient environ 15 à 18 % de la facture de composants de nos PC ; nous estimons désormais ce chiffre à environ 35 % pour l'année », a précisé la CFO lors de la conférence téléphonique avec les analystes.
En clair, la part budgétaire de la mémoire dans une machine a tout simplement doublé en un temps record. Et HP ne compte pas absorber ces coûts par pure philanthropie : Karen Parkhill a confirmé que cette hausse se répercuterait inévitablement sur les prix de vente en magasin. Un discours qui fait écho à celui de Samsung, qui tire également la sonnette d’alarme face aux pénuries de puces provoquées par l'appétit insatiable de l’intelligence artificielle.
L’IA, à la fois coupable et moteur de croissance
Pour les acheteurs de PC, la pilule est amère : en 2026, payer plus cher pour une configuration standard est devenu la norme. Bruce Broussard, PDG par intérim de HP, tente de temporiser en affirmant qu'il croit en une « rationalisation du marché avec le temps ». En attendant, le constructeur cherche désespérément de nouveaux fournisseurs et des sources d'approvisionnement moins coûteuses pour épargner ses marges.
Le paradoxe de cette crise réside dans son origine. Si la RAM est chère, c’est parce que l’IA siphonne les stocks mondiaux. Pourtant, c'est cette même IA qui tire les ventes vers le haut. Selon les dirigeants de HP, la demande pour les « AI PC » est étonnamment robuste : ces machines dopées au silicium intelligent représentent déjà 35 % des ventes de la marque.
Ces chiffres impressionnants contrastent toutefois avec les signaux envoyés par la concurrence. Chez Dell, le discours est nettement plus nuancé, suggérant que le grand public ne se soucie pas encore réellement de l'étiquette « AI PC » au moment de passer à la caisse.
Reste une réalité comptable : que vous soyez convaincu ou non par l’utilité d’un NPU dans votre quotidien, vous paierez le prix fort pour votre RAM.
Le spécialiste allemand du chauffage connecté Tado° annonce une mise à jour pour son thermostat de dernière génération. Le Smart Thermostat X gagne un nouveau paramètre qui ajuste son comportement pour mieux gérer deux types de chauffage. Jusque-là optimisé pour les chaudières traditionnelles associées à des radiateurs muraux, l’appareil dispose de modes spécifiques pour le rendre pleinement compatible avec les pompes à chaleur et le chauffage au sol. Précisons d’emblée que l’on parle ici toujours de chauffage par eau chaude, le système ne peut pas gérer un plancher chauffant électrique, par exemple.
Le thermostat X de Tado° devrait mieux gérer le chauffage au sol. Image Tado°.
Si votre logement est chauffé par de l’eau qui circule dans le sol ou si vous avez installé une pompe à chaleur qui produit de l’eau chaude, alors la mise à jour est pensée pour vous. Dans les paramètres du thermostat, vous pourrez maintenant ajuster le mode de fonctionnement et opter pour deux options, en plus du défaut pensé pour les chaudières traditionnelles (gaz ou fioul) qui restent les plus courantes sur le marché européen.
Le mode « Chauffage au sol » optimise le système pour tenir compte de la montée de température plus lente et en contrepartie de la plus grande inertie, contrairement aux radiateurs muraux qui réagissent vite. Le mode « Pompe à chaleur » se charge quant à lui de lisser la courbe de puissance demandée, ce qui est idéal pour limiter le nombre de démarrages de la machine et bénéficier des meilleures performances énergétiques qu’elle peut offrir. Grâce à ces ajustements, Tado° promet un meilleur confort avec une température ambiante plus stable qu’avant et moins de dépassements de la consigne, tout en réduisant la consommation et en optimisant la durée de vie des équipements.
Les nouveaux paramètres du mode de fonctionnement pour le thermostat X. Image Tado°.
Le thermostat X n’étend en revanche pas sa compatibilité vers les chaudières modulantes qui ne gèrent pas le standard OpenTherm, le seul pris en charge sur cette génération. C’est une régression par rapport au thermostat de troisième génération que ce modèle a remplacé il y a près de deux ans. Si vous avez un doute, le test de compatibilité fourni par le fabricant est un passage obligé avant tout achat.
Précisons que la nouveauté du jour est gratuite. C’est important, puisque Tado° réserve ses fonctionnalités avancées aux utilisateurs qui prennent l’abonnement. Ce dernier permet notamment de gérer le chauffage en fonction de la géolocalisation et maintenant avec une dose d’intelligence artificielle pour tenter d’anticiper vos besoins.
Le gros avantage de toute la gamme X, c’est qu’elle repose sur Matter et Thread pour la connectivité. Si vous avez un routeur de bordure Thread (HomePod 2, HomePod mini ou Apple TV Ethernet récente), alors vous n’avez pas besoin du bridge toujours vendu par Tado°, le thermostat que l’on peut régulièrement acheter autour de 100 € suffira.
Voici des mois qu’il se murmure qu’Apple sortirait à la rentrée de nouveaux AirPods Pro équipés de petites caméras. La rumeur n’est pas nouvelle, mais petit à petit, les détails fuitent sur la manière dont Apple pourrait utiliser ce composant pour muscler ses écouteurs à l'heure de l'intelligence artificielle.
Selon l'indéboulonnable Ming-Chi Kuo, dont les prédictions sont souvent partagées par d'autres sources bien informées, ces futurs AirPods Pro embarqueraient des capteurs infrarouges capables de voir votre environnement immédiat. L'objectif premier serait technique : permettre un contrôle par gestes et affiner l'audio spatial.
Mais le projet ne s'arrêterait pas là. Le leaker Kosutami avance que ces caméras serviraient de passerelle directe vers Apple Intelligence. En clair, la fonction « Intelligence Visuelle » déjà aperçue sur l'iPhone s'inviterait dans vos oreilles. Les AirPods deviendraient alors capables de décrire le monde qui vous entoure sans même que vous ayez besoin de sortir votre téléphone de votre poche.
Visual Intelligence sur iPhone
Quel appareil va traiter les images ?
À supposer que tout cela soit vrai, cela pose la question du traitement. Quel appareil va analyser ces images et les décrire à l’utilisateur ? Les AirPods Pro eux-mêmes ou l’iPhone auquel ils sont connectés ? La deuxième hypothèse semble la plus probable. Ce dernier n’a pas de souci de puissance de calcul, à condition qu’il s’agisse d’un modèle récent.
Mais cela pose un autre problème : avoir suffisamment de bande passante pour faire passer à la fois l’audio et le contenu des images entre les deux appareils. Dans le domaine des technologies sans fil, Apple possède un vrai savoir-faire technique et pourrait profiter de ces nouveaux AirPods Pro pour introduire une nouvelle puce dont elle a le secret.
Une gamme AirPods Pro à deux vitesses ?
Si ces rumeurs se confirment, Apple pourrait rompre avec sa stratégie habituelle. Jusqu'ici, les AirPods Pro ont toujours été déclinés en un seul modèle. Mais à l'image de ce qui a été fait avec les AirPods 4, Cupertino pourrait segmenter son offre haut de gamme :
AirPods Pro 3
AirPods Pro avec caméras : une version premium qui pourrait être vendue un peu plus cher.
Ces nouveaux modèles devraient être présentés à la rentrée. Enfin si Apple ne prend pas trop de retard dans le développement de ses fonctions liées à l’IA…
La semaine prochaine devrait marquer une étape importante dans l’histoire du Mac. Juste avant son événement « spécial », Apple pourrait annoncer le portable le plus abordable de son histoire. Si les grandes lignes techniques commencent à se dessiner, il reste une inconnue de taille : son prix. Les paris sont ouverts : les plus optimistes misent sur un ticket d'entrée à 599 $, tandis que les analystes les plus prudents tablent plutôt sur 799 $.
Apple cherche à lancer ce Mac abordable au pire moment. Entre l'envolée des prix des composants clés, comme la mémoire vive, et la hausse du coût des matières premières, le timing est loin d'être idéal. Pour maintenir ses marges habituelles tout en compressant le prix de vente, la firme de Cupertino a dû faire des choix drastiques.
On sait déjà qu'Apple aurait mis au point un nouveau procédé de forgeage de l'aluminium, plus rapide et plus rentable que celui utilisé pour les MacBook Air et Pro actuels. L’utilisation d’une puce initialement destinée aux iPhone permettrait également de réduire les coûts tout en offrant une autonomie record. Mais ces ajustements industriels ne suffiraient pas à atteindre la fourchette de prix visée.
D’après des éléments dénichés dans une version interne du Kernel Debug Kit de macOS Tahoe, Apple aurait activé plusieurs autres leviers pour abaisser la facture. Si la source de ces fuites doit encore faire ses preuves, les compromis évoqués semblent cohérents avec une stratégie « low-cost ».
L’écran et le stockage en ligne de mire
Le premier poste d'économie concernerait l'affichage. La luminosité maximale de la dalle pourrait tomber sous la barre des 500 nits du MacBook Air actuel. Plus surprenant encore, Apple ferait l'impasse sur True Tone, cette technologie qui adapte la colorimétrie de l'écran à la lumière ambiante. Un retrait qui marquerait un net retour en arrière pour le confort visuel.
Côté stockage, la modularité serait réduite au strict minimum. Ce nouveau MacBook se limiterait à des capacités de 256 Go et 512 Go (avec une option 128 Go réservée au monde de l'éducation). Exit les configurations à 1 To ou 2 To disponibles sur le reste de la gamme. Plus gênant peut-être pour les performances au quotidien : les vitesses de lecture et d'écriture du SSD seraient en retrait, Apple privilégiant probablement l'utilisation d'une puce NAND unique, moins onéreuse mais moins véloce.
Des concessions sur le confort et la connectivité
Pour grappiller encore quelques dollars sur le coût de revient, Apple s'attaquerait à des fonctions pourtant devenues standards sur Mac :
le clavier : Il pourrait perdre son rétroéclairage, une absence difficile à avaler en 2026, même sur l'entrée de gamme.
la recharge : La charge rapide ne serait pas de la partie, imposant des temps de récupération plus longs.
l’audio : La prise jack ferait l'impasse sur le support des casques à haute impédance, une fonction introduite sur les Mac depuis 2021.
Enfin, la connectivité sans fil subirait une cure d'austérité. Alors que les iPhone 17 et le futur iPhone Air doivent embarquer la puce maison « N1 » (gérant le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et le protocole Thread), ce MacBook ferait bande à part. Pour réduire les coûts, Apple se tournerait vers une puce tierce entrée de gamme fournie par MediaTek.
A cette liste, il faut également ajouter le fait que cette machine sera très certainement dotée de seulement 8 Go de RAM. Lors de l’achat, il ne serait même pas possible de choisir une configuration mieux dotée. Enfin, le Thunderbolt ne sera très certainement pas de la partie.
Prudence de rigueur
Bien que les fichiers extraits de macOS Tahoe soient authentiques, l'interprétation qui en est faite invite à la prudence. Le leaker à l'origine de ces informations n'a pas encore de passif solide en matière de révélations. Il est donc possible qu'Apple teste plusieurs configurations ou que certains de ces compromis soient finalement écartés avant le lancement officiel. Une chose est sûre : pour voir un MacBook sous la barre des 600 $, il faudra accepter de vivre avec un Mac moins « confortable » qu’à l’accoutumée. Mais cela ne devrait pas l’empêcher de très bien se vendre, si l’on en croit les premières études des analystes.
La famille Galaxy S26 ne réinvente pas la roue, mais elle la polit de tous les côtés. Samsung reconduit son trio S26, S26+ et S26 Ultra, avec un discours désormais entièrement cadré par l’IA et le satellite, là où les générations précédentes mettaient encore en avant les mégapixels ou les hertz de l’écran. Dans le détail, chaque modèle a un rôle bien précis dans la gamme, et c’est souvent plus dans les compromis que dans les fiches techniques qu’on voit la stratégie de Samsung.
Galaxy AI devient plus proactif qu’avant, avec le résumé des appels et des documents, des réponses contextuelles aux messages (comme tente de le faire Apple Intelligence), ou l’automatisation de certaines actions. Samsung tente aussi de fusionner plusieurs agents à la demande, pour exécuter les diverses tâches, passant à la volée de Bixby à Gemini ou Perplexity. Côté satellite, comme la gamme Apple depuis quelque temps, toute la gamme S26 profite d’une connexion d’urgence en cas d’absence de réseau cellulaire... et comme chez Apple, cette fonction dépendra du pays dans lequel le téléphone est utilisé, la couverture n’étant pas encore globale.
Galaxy S26 : le ticket d’entrée « raisonnable »
Le Galaxy S26, c’est le modèle qui doit vendre l’idée du nouveau Galaxy à ceux qui ne veulent ni d’un monstre en taille, ni d’une facture délirante. On reste sur un format compact (pour les standards Android actuels), écran OLED 120 Hz, bordures fines et design très proche de la génération précédente. Même les optiques restent les mêmes, avec un trio 50 MP en principal, 12 MP en ultra grand-angle et 10 MP en téléobjectif. Le but est clair : ne pas déstabiliser, mais moderniser juste ce qu’il faut pour garder la sensation de « haut de gamme accessible ».
Sous le capot, on retrouve la plateforme de l’année (Snapdragon Elite 8 Gen 5 sur certains marchés, Exynos 2600 en Europe et donc en France) avec un NPU largement mis en avant pour les fonctions Galaxy AI. Au final, pas de quoi faire trembler les murs, une simple évolution de ce que Samsung a pris l’habitude de nous présenter chaque année : ça ressemble plus à un iPhone « S » qu’autre chose, pris dans le langage Apple. Le prix de cette version de base est un symbole à lui tout seul de cette période tendue sur la RAM et les autres composants, prenant 40 € d’augmentation à 999 € pour rester sous le plafond symbolique des 1 000 €. La version 512 Go n’a pas eu la même chance, prenant 120 € de plus d’une année sur l’autre, à 1 199 €.
Galaxy S26+ : le grand frère pas tout à fait moyen
Historiquement, le « plus » chez Samsung est coincé entre deux eaux : plus grand, parfois un peu oublié, comme l’était l’iPhone « Plus » en son temps. Le Galaxy S26+ suit la même logique : c’est celui qui vend l’expérience Galaxy S26 « en plus confortable », sans pour autant proposer des innovations radicales par rapport à l’entrée de gamme. Écran passant de 6,3 à 6,7 pouces, batterie de 4 300 à 4 900 mAh et... c’est tout.
Samsung ayant abandonné le principe du Galaxy Edge, le S26+ rentre dans le rang, et ne propose au final pas grand chose de plus qu’un écran et une batterie plus grands, permettant aux gros consommateurs de contenus web d’avoir un peu plus de place pour afficher les pages consultées. Les prix commencent à 1 269 € pour 256 Go en hausse de 100 €, allant jusqu’à 1 449 € pour 512 Go.
Galaxy S26 Ultra : la vitrine technologique
L’Ultra est comme chaque année ce qui se rapproche le plus d’un iPhone 17 Pro Max : écran plus grand à 6,9 pouces, le Snapdragon 8 Elite Gen 5 pour tous (à croire qu’encore une fois, l’Exynos de cette année n’est pas à la hauteur de la production de Snapdragon mais revient bien moins cher), et une batterie de 5 000 mAh surtout dotée d’une charge à 60 W, quand les S26/S26+ plafonnent à 25 W.
Niveau photo, contrairement au duo S26/S26+ il y a une nouveauté, mais elle fait le minimum syndical : le capteur principal reste un 200 MP, mais passe d’une ouverture à f/1.7 à un objectif un peu plus lumineux à f/1.4. Le reste des optiques est identique à l’année dernière, avec ultra grand-angle 50 MP, un téléobjectif x3 10 MP et un autre x5 50 MP.
Le Privacy Shield fait bien son arrivée, mais uniquement sur le S26 Ultra : cette fonction permet d’ajuster la visibilité de l’écran sur les côtés activable logiciellement. Ainsi, il est possible de rendre plus compliqué la lecture des informations présentes à l’écran pour un regard indiscret, ce qui peut s’avérer pratique pour la consultation de comptes bancaires, ou toute autre information privée. La fonction peut d’ailleurs être déclenchée automatiquement suivant l’app, par type de contenu (mot de passe) ou par contexte (page de paiement en ligne).
Les prix du S26 Ultra sont un mix entre bonne et mauvaise nouvelle : la version 256 Go ne bouge pas à 1 469 €, quand le 512 Go monte de 80 € à 1 669 €, et la version 1 To grimpe de 140 € à 1 969 €, se rapprochant de la barre symbolique des 2 000 €.
Un emprunt à Apple, et la compatibilité AirDrop
La nouvelle couche logicielle présentée par Samsung, One UI 8.5, ajoute une fonction déjà présente de longue date sur les produits Apple : un bouton de recherche global en bas de l’écran, qui s’affiche à la place des « points » représentant les différents écrans d’accueil entre deux Slides. Si cette idée fera directement penser à la fonction recherche bien connue sur iOS son nom fera d’autant plus sourire l’habitué des produits de Cupertino, Samsung l’ayant nommée... Finder.
La compatibilité AirDrop fait son apparition, rejoignant les Pixel 9 et 10 dans la foulée. Comme pour les appareils de Google, c’est la fonction QuickShare qui permet cette extension aux produits Apple, et non une intégration propriétaire de Samsung dans sa surcouche One UI. On ne va cependant pas bouder notre plaisir, la marque la plus répandue chez Android pouvant maintenant échanger plus simplement des photos ou des fichiers avec les appareils sous iOS.
Reste que cette nouvelle gamme n’est au final qu’une évolution par petites touches des appareils de l’année dernière : si le marché des smartphones est désormais tellement mature qu’il est complexe de sortir une innovation venant rebattre les cartes, la hausse de tarif de tous les composants se fait ressentir très fortement, et Samsung a à n’en pas douter dû arbitrer les décisions à la lumière de cette nouvelle réalité. Qu’en sera-t-il pour Apple et l’iPhone 18 Pro ?
Le fameux MacBook « low cost » devrait être présenté dans les jours à venir, mais arrive à ce qui semble être le pire moment pour ce type de machine : la hausse des prix des composants est vertigineuse, et touche quasiment tous les éléments qui le composent. Apple va-t-elle réussir à tenir le prix bas imaginé au départ, ou le contexte va-t-il doucher les espoirs de Mac « vraiment » abordable ?
Multi-colore, mais toujours abordable ?
Le constat d’origine de Cupertino est pertinent : les smartphones sont devenus quasiment aussi puissants que des ordinateurs portables de base, et la liste de leurs composants montre un écart de prix conséquent entre un SoC d’iPhone, et le même pris pour un MacBook Air/Pro. Alors au final, en continuant de rogner sur quelques éléments (comme le clavier rétro-éclairé ?), il devient possible de faire une machine à prix serré sans pour autant rogner de trop sur la sacro-sainte marge de la pomme, ni donner l’impression d’une machine « cheap ».
Reste que... cette idée ne pouvait pas arriver à un pire moment : que ce soit la RAM, les SSD, la gravure de SoC, ou même la chimie des batteries, tout, absolument tout a grimpé en tarif. Et pas qu’un peu : la RAM, grand exemple de la tendance, a quadruplé voire quintuplé de tarif en quelques mois. Pour elle, Apple pensait pouvoir se rattraper sur les fournisseurs chinois. Or, ceux-ci sont déjà au maximum de leurs capacités, et privilégient logiquement le marché local. Les fournisseurs « historiques » sont déjà à fond, et au vu de la demande ont gonflé autant que possible leurs prix.
Pour les SSD, c’est la même histoire : les fournisseurs sont déjà au taquet, et vendent leur production au plus offrant. Concernant les SoC, le fournisseur principal étant TSMC, celui-ci a clairement donné ses priorités à venir : Apple n’est plus en tête, dépassée par Nvidia qui a décroché la place de n°1 des commandes. De quoi réduire la marge de négociation, même si Cupertino n’est pas non plus relégué au rang des autres anonymes.
Et même la chimie des batteries s’y met : selon DigiTimes, le cobalt a vu son cours monter de 21 500 dollars la tonne à plus de 56 000 dollars suite à un embargo imposé sur les exportations provenant de la République démocratique du Congo, faisant grimper le prix des produits finis de 10 à 15 % par batterie.
Tout mis bout à bout, une question s’impose : Apple pourra-t-elle maintenir les tarifs qu’elle avait prévu pour ces machines ? Les rumeurs d’origine pointaient un prix pouvant tomber aussi bas que 599 dollars, prix jamais vu pour une machine portable Apple hormis le contre-exemple du MacBook Air M1 série « Walmart », cas unique s’il en est. Maintenant, les estimations pointent plus vers un tarif s’établissant à 699, voire 749 dollars. Celui-ci se rapproche donc dangereusement du prix du MacBook Air de base... à moins que celui-ci ne remonte aussi bientôt, à la fois pour ne pas empiéter sur le MacBook et pour garder sa marge.
Reste que toute hausse de tarif est à pondérer de manière très précise, tant celui-ci peut transformer une réussite commerciale en échec industriel. La réponse ne devrait maintenant plus tarder.
L’iPhone Fold continue son petit bonhomme de chemin... et comme tous les modèles avant lui, doit passer par une case bien précise : la divulgation aux diverses chaînes de montage des mesures précises de l’appareil exigées par Apple. C’est par le biais d’une fuite chez un de ces fournisseurs que le fuiteur chinois Fixed Focus Digital a récupéré notamment des informations sur le fameux « pli » de l’écran de ce nouvel iPhone.
Image Prosser/FPT.
Comme tous les smartphones à écran pliable, l’iPhone Fold doit faire avec les limites de ces surfaces OLED... et notamment le fameux pli au milieu de l’écran, assez souvent disgracieux, même si les constructeurs tentent au fil des ans de le faire disparaître.
Durant le dernier CES, Samsung avait présenté un écran OLED pliable où la pliure était quasiment invisible... avant de très rapidement faire disparaître celui-ci : manifestement, elle n’était pas destinée à être visible à tout le monde, et surtout pas à la presse. De là à penser que c’était l’écran utilisé sur le prochain iPhone Fold, il n’y a qu’un pas... qui ne sera bien entendu pas franchi officiellement.
Mais ces mesures, quelles sont-elles ? Si aucun point de comparaison n’existe avec les concurrents, ces derniers ne communiquant pas les mesures précises du pli de l’écran et aucune fuite n’ayant été orchestrée, les données ont au moins le mérite de donner une idée.
Ainsi, la profondeur de ce pli serait de 0,15 mm. Bien entendu, plus le pli est petit, moins celui-ci est visible. L’un des écrans les plus « propres » à ce niveau serait selon les mesures de BlackBerryEmpire l’OPPO Find N3 Flip, avec 0,03 mm au cours des 400 000 cycles de test de fatigue. Apple n’aurait ainsi pas le meilleur, mais le chiffre reste très bon.
Une autre donnée permettant d’apprécier la discrétion de ce pli est l’angle maximal formé par celui-ci. Chez Apple, il serait de 2,5 degrés. Bien entendu, encore une fois plus ce chiffre est petit, mieux c’est.
Les données s’accumulent petit à petit sur ce téléphone qui se veut être le prochain haut de gamme de Cupertino, présenté en fin d’année avec l’iPhone 18 Pro à ses côtés. Avec une caméra frontale, 2 objectifs arrières, une caméra selfie à l’intérieur et un Touch ID intégré dans le bouton d’allumage, les grandes lignes de son design sont aussi connues : un écran 5,5 pouces extérieur, 7,8 pouces en intérieur, et une épaisseur de 4,5 mm déplié, et entre 9 et 9,5 mm replié. Reste à connaître les détails finaux, comme son tarif... qui risque de faire transpirer quelques comptes.
Depuis plusieurs mois, de nombreux développeurs iOS se plaignent de délais de validation nettement allongés sur l’App Store. Là où l’équipe de validation donnait généralement son feu vert en moins de 24 heures pour une mise à jour conforme aux règles, l’attente se compte désormais en jours, si ce n’est plus, dans bien des cas. Une situation d’autant plus frustrante lorsqu’il s’agit de déployer rapidement un correctif.
Pour beaucoup, le responsable est tout trouvé : le vibe coding. Les IA génératives, qui permettent aujourd’hui à quasiment n’importe qui de créer une app iOS — j’en sais quelque chose —, semblent avoir provoqué une arrivée massive de nouveaux développeurs et une explosion du nombre d’applications soumises. Une vague qui submergerait l’équipe chargée de la validation sur l’App Store.
Image Apple/iGeneration
En 2024, Apple indiquait que cette équipe comptait plus de 500 personnes et qu’elle examinait environ 132 500 propositions d’apps chaque semaine. Dans son dernier rapport de transparence, l’entreprise précisait avoir passé en revue 7 771 599 soumissions d’apps sur l’ensemble de l’année 2024. Les chiffres officiels pour 2025, année où le vibe coding a véritablement pris son essor avec les progrès des modèles d’IA, ne sont pas encore disponibles.
Selon des statistiques d’AppFigures relayées par le développeur Clément Sauvage — qui observe lui aussi des délais de validation plus longs —, les soumissions de nouvelles apps ont augmenté de 24 % en 2025. Une hausse significative depuis le pic historique d’un million d’applications atteint en 2016.
i swear app store reviews are taking longer and longer... submitted four days ago and still waiting for review pic.twitter.com/uAtxWFrJu4
Toujours d’après AppFigures, 557 000 nouvelles applications ont été publiées sur l’App Store en 2025, contre 448 000 en 2024. Une progression marquée que cet observateur spécialisé attribue lui aussi au vibe coding, qui a considérablement abaissé la barrière à l’entrée pour le développement d’apps iPhone, Mac et autres.
À l’image de certains projets open source aujourd’hui saturés par des contributions générées par IA (le plus souvent de piètre qualité), l’équipe de validation de l’App Store semble ainsi crouler sous les soumissions. Dans cette vague de nouvelles apps, il n’y a pas que des débutants : on voit aussi des développeurs chevronnés multiplier les projets en vibe codant de petites apps sur leur temps libre, c’est-à-dire sans prêter attention au code généré par ChatGPT, Claude ou une autre IA.
Quelles solutions s’offrent alors à Apple pour arranger les choses ? Interdire les apps vibe codées n’aurait aucun sens : on peut produire de bonnes comme de mauvaises apps avec cette méthode et il est de toute façon impossible de déterminer de manière fiable comment une app a été développée. Rendre le processus de soumission plus contraignant ne paraît pas non plus réaliste tant cela irait à l’encontre des intérêts d’Apple, alors que les développeurs s’acquittent déjà de 99 $ par an pour avoir le droit de figurer sur l’App Store.
La réponse passe sans doute par un renforcement de l’équipe de validation, un effort qu’Apple a largement les moyens de consentir. Une automatisation accrue du processus pourrait peut-être aussi contribuer à désengorger la situation.
En attendant, les développeurs confrontés à une situation critique, comme un bug bloquant, peuvent toujours solliciter un examen accéléré de leur application à titre exceptionnel.
Amazon regorge de tapis de souris, mais en voici un qui nous a tapé dans l’œil : un modèle avec le célèbre « hello » que l’on a découvert sur l’écran du premier Macintosh. L’accessoire est vendu pour 17,10 €, soit 7,89 € de moins que son prix de lancement. Cela représente 32 % d’économies. Attention, car cette promotion est limitée dans le temps.
Image Fisura
Avec son grand format XXL de 80 x 35 cm, ce tapis va autant protéger votre bureau que rendre votre utilisation du Mac plus confortable. Son bleu clair change des grands rectangles noirs habituels, tandis que le « hello » façon Macintosh apporte une note nostalgique sans en faire trop.
La fiche produit indique qu’il est étanche avec des bords cousus pour mieux encaisser le quotidien, et une base antidérapante qui le maintient bien en place. Les retours des clients sont globalement positifs : vous ne devriez pas regretter votre achat.
Image Fisura
Dans un style plus sobre, Logitech propose une ristourne de 41 % sur son Desk Mat. Il s’agit ici d’un tapis de 70 x 30 cm au coloris gris. Il est facturé 12,99 € au lieu de 21,99 € en temps normal. Les modèles violet et rose sont respectivement vendus 16,74 € et 17,06 €, ce qui reste intéressant.
Le tapis de Logitech. Image Logitech
L’accessoiriste affirme que le Desk Mat est résistant aux éclaboussures et facile à nettoyer. Il vante un tapis en tissu lisse et confortable avec un tissage fin offrant un glissement silencieux. Nous en avons plusieurs chez MacG qui sont restés en excellent état après plusieurs années. C’est donc un achat que nous pouvons vous recommander les yeux fermés.
Finalement, Discord ne va pas mettre tout de suite en place sa vérification de l’âge. L’entreprise avait surpris son monde en annonçant qu’elle allait prochainement limiter l’accès aux serveurs 18+, imposant aux utilisateurs de prouver leur majorité. Face à la gronde, la mesure a été repoussée à la seconde moitié de 2026. Attention, Discord précise que ce report ne s’applique pas partout : dans certains pays où une vérification d’âge est déjà imposée par la loi, la plateforme continuera à la demander.
Dans un billet de blog, le co-fondateur de Discord Stanislav Vishnevskiy regrette une communication maladroite qui a mené certains à penser que la vérification allait être obligatoire simplement pour utiliser Discord. Il explique avoir lu de nombreuses critiques accusant la plateforme de chercher à récupérer un maximum de données personnelles. « Nous savions que ce lancement allait susciter la controverse », déclare-t-il.
« Plus de 90 % des utilisateurs n'auront jamais besoin de vérifier leur âge pour continuer à utiliser Discord exactement comme ils le font aujourd'hui », affirme Stanislav Vishnevskiy. Discord explique pouvoir déjà déterminer l’âge de nombreux utilisateurs via ses systèmes de sécurité et différents signaux liés au compte, sans analyser le contenu des messages.
Pour ceux devant tout de même passer par cette vérification, Discord promet d’ajouter de nouvelles options n’imposant pas d’envoyer ses documents d’identité. Une vérification par carte de crédit est à l’étude. Les prestataires seront clairement indiqués sur le site de Discord, tout comme un billet de blog donnant des détails techniques. Enfin, la plateforme travaille sur des canaux « spoilers » qui pourront remplacer certains canaux +18 pour des thématiques variées (politique, sujets lourds…).
Discord insiste sur un point : il ne s’agit pas d’une vérification généralisée pour utiliser Discord, mais d’un contrôle déclenché dans des cas précis, notamment pour accéder à du contenu soumis à une restriction d’âge ou ajuster certains réglages de sécurité. Les utilisateurs refusant de valider leur âge conserveront leur compte, leur serveur, leur liste d’amis, leurs messages privés et l’accès au chat vocal. « La seule chose qui change, c'est que vous ne pourrez plus accéder au contenu soumis à une restriction d'âge ni modifier certains paramètres de sécurité par défaut conçus pour protéger les adolescents », explique Discord.
L’annonce de la mesure a été controversée, Discord n’ayant pas un très bon historique pour la gestion de données sensibles. Un de ses prestataires a subi une importante fuite de données en octobre 2025, faisant circuler des photos de pièces d’identité, de passeports et de permis de conduire. Un chercheur en sécurité évaluait le volume de la base exposée à environ 1,5 To. À l’avenir, la plateforme fixe une nouvelle exigence pour tout partenaire proposant une estimation d’âge par analyse faciale : le traitement devra se faire entièrement sur l’appareil de l’utilisateur.
Bien que les Fire TV Stick soient systématiquement accompagnés d’une télécommande depuis quelques années, il peut arriver que celle-ci disparaisse dans les méandres du canapé. Dans ce cas-là, on peut utiliser l’application mobile Fire TV, qui vient de recevoir une mise à jour majeure.
Nouvelle application Fire TV. Image Amazon.
Cette version 4.0 sur iOS comprend plusieurs nouvelles fonctionnalités. En plus du rôle de télécommande virtuelle, elle permet désormais de parcourir les contenus, de gérer sa liste de programmes à voir et de lancer la lecture sur son téléviseur. Elle donne aussi la possibilité d’ajouter la recommandation d’un ami à sa liste visionnage où que l’on se trouve.
Amazon vante par ailleurs une interface rafraîchie en accord avec celle sur l’écran du salon. Le déploiement de cette mise à jour majeure a débuté aujourd’hui. Elle sera disponible pour tous au cours des prochaines semaines.
Nouvelle application Fire TV. Image Amazon.
Amazon vend plusieurs modèles de Fire TV Stick, ces clés HDMI connectées qui se branchent discrètement à l’arrière des téléviseurs. Les prix vont de 44,99 € pour la version HD jusqu’à 79,99 € pour le modèle 4K Max plus puissant. Ce n’est pas nécessairement une bonne idée d’acheter un de ces produits maintenant, car ils sont régulièrement bradés. Il y a aussi des téléviseurs directement équipés de Fire TV comme système d’exploitation, dès 259 € avec le Xiaomi TV F 43.
Comme chaque année, Six Colorsa interrogé une grosse cinquantaine d’utilisateurs Apple influents pour connaitre leur ressenti sur l'année écoulée. Les interrogés vont du rédacteur en chef de 9to5Mac à John Gruber en passant par des podcasteurs ou des développeurs actifs. Le bilan est intéressant et montre une forte différence entre la perception du matériel et des logiciels de la Pomme.
La moyenne des différentes catégories. Image Six Colors.
L’idée du sondage est d’obtenir une impression globale concernant l'année 2025. Chaque participant a dû attribuer un score allant de 1 à 5 pour tout un tas d’aspects de l’écosystème Apple, allant du matériel au logiciel en passant par des produits particuliers. Les relations avec les développeurs ou les services sont également sur la liste.
Pour le Mac, la partie matérielle est globalement saluée avec un score de 4,5/5 pour la fiabilité. À l’inverse, la qualité du système est décriée avec un petit score de 2,7 points sur 5, soit 0,7 point de moins que l’année précédente. « Le matériel ? Super, ça marche du tonnerre. Les logiciels ? Horribles, une vraie catastrophe », résume le journaliste Charles Arthur.
L’évolution des notes sur le matériel. Image Six Colors.
Les critiques sur macOS Tahoe sont nombreuses. « Tahoe est la pire mise à jour de l'interface utilisateur dans l'histoire du Mac. Chaque modification est soit malavisée, soit mal exécutée, soit les deux », déclare le blogueur et développeur John Siracusa. « Je suis obligé d'utiliser macOS Tahoe pour le travail, sinon je ne l'aurais jamais installé sur aucun de mes ordinateurs », ajoute Christina Warren de Mashable.
Les critiques tournent principalement autour de Liquid Glass, cette nouvelle interface qui n’a pas convaincu tout le monde de par ses problèmes de lisibilité. Son intégration est particulièrement critiquée sur macOS, les sondés relevant également de nombreux bugs ou petites régressions. Plusieurs estiment qu’Apple devrait profiter de son prochain cycle pour serrer quelques boulons et faire une Snow Leopard. Les rumeurs voudraient qu’Apple envisage sérieusement cette éventualité.
L’évolution des notes sur le logiciel. Image Six Colors.
Nous vous avions demandé votre avis sur Tahoe mi-décembre. 58 % accordaient une note de 7 ou plus, 29 % une note de 6 ou moins tandis que 7 % ne se prononcent pas. À la rédaction, les avis sont partagés sans être complètement négatifs : il y a de quoi râler sur les bugs ou les soucis de fenêtre, mais rien de totalement disqualifiant.
Le matériel Mac est globalement salué dans le sondage, mais quelques critiques perdurent, et notamment sur le Mac Pro. Il faut dire que la machine tourne toujours sur une puce M2 Ultra, ce qui peut sembler daté pour du très haut de gamme. L’absence de nouvel écran depuis le Studio Display de 2022 est également critiquée.
L’iPhone obtient une moyenne de 3,9/5 en hausse par rapport à l’an dernier, signe d’une cuvée 2025 plutôt bien perçue même si certains pointent des choix de prix discutables sur des modèles comme l’iPhone 16e. Côté iPad, la catégorie obtient 3,7/5 : les contributeurs saluent surtout iPadOS 26 et son nouveau système de fenêtrage, mais ils restent critiques sur une gamme jugée confuse et sur des tarifs parfois élevés, notamment pour des configurations de base.
Ça peut sembler un peu étonnant, mais il y a une puce Snapdragon 801, un système sur puce qui a équipé des smartphones comme le LG G3 ou le Galaxy S5, sur Mars. La NASA avait envoyé un hélicoptère (Ingenuity) en même temps que le rover Perseverance en 2021, et le premier était animé par une puce de smartphone. L'hélicoptère a été rendu inutilisable en 2024, suite à une pale cassée, et la NASA a donc eu une idée : pourquoi ne pas réutiliser le système sur puce ?
Cette idée répond à un problème : le rover martien ne peut pas se localiser seul, et devait jusqu'à maintenant passer par une liaison avec la terre, une fois par jour. C'était un problème pour les mouvements du rover : sans localisation précise, certains mouvements étaient limités, pour éviter les rochers et autres trous qui pourraient endommager l'appareil. Comme la fenêtre de communication avec la terre est assez courte, ses déplacements autonomes étaient donc limités.
Perseverance.
C'est ici que le Snapdragon intervient, avec une idée intéressante. Le rover prend des photos de son environnement (à 360°) et la puce Qualcomm les analyse et les transforme avec un algorithme. Ensuite, le résultat est comparé aux photos satellites prises par ceux qui orbitent autour de Mars (comme Mars Reconnaissance Orbiter). Cette solution permet au rover de se positionner avec une précision de 25 cm de façon autonome, ce qui améliore ses capacités de déplacement.
L'hélicoptère originellement contrôlé par la puce Snapdragon.
Enfin, pour l'anecdote, le système sur puce Snapdragon qui s'occupait de l'hélicoptère et qui a été mis à contribution ici est largement plus rapide que le processeur principal du rover Perseverance. Et les amateurs de Mac le connaissent un peu : c'est un PowerPC RAD750, une version résistante aux radiations du PowerPC 750… mieux connu sous le nom de G3 chez Apple. La version du rover est cadencée à seulement 133 MHz, loin des quatre cœurs Krait à plus de 2 GHz du Snapdragon 801. Mais la puce principale, elle, est prévue pour résister aux aléas de la planète rouge, contrairement au système sur puce de Qualcomm.
L’iPad Pro M5 est déjà en promo chez les revendeurs. Amazon Allemagne propose le modèle d’entrée de gamme format 11" à seulement 987,23 €, soit 11 % d’économies sur les 1 119 € demandés en Apple Store. De son côté, le modèle 512 Go revient à 1 229,24 € (-10 %) tandis que la grosse déclinaison 1 To est affichée à 1 620,86 €, contre 1 849 € en temps normal. Les produits sont vendus et expédiés par Amazon Allemagne. Le tarif est ajusté une fois à l’étape de la commande, et il faudra compter environ 5,50 € de frais de port.
Image iGeneration
La version cellulaire n’est pas en reste : elle revient à 1 407,42 €, soit 13 % de moins que son tarif recommandé. Le modèle avec 1 To perd de son côté 10 % pour tomber à 1 889,75 €. Tous les modèles mentionnés ci-dessus sont au format 11", mais Amazon Allemagne affiche également des remises sur le modèle 13". L’entrée de gamme avec 256 Go est à 1 320 €, ce qui en fait une bonne affaire face aux 1 469 € demandés en Apple Store français.
On notera que Rakuten offre aujourd’hui une remise de 80 € sur tout le site en utilisant le code RAKUTEN80. De quoi revoir le prix à la baisse de l’iPad Pro M5 13", vendu à partir de 1 219 € par certains vendeurs. Ce sera sinon l’occasion de raboter le prix de la tablette 11" avec 512 Go de stockage, que l’on trouve à partir de 1 203 €.
L’iPad Pro M5 est la meilleure tablette proposée par Apple à ce jour. Elle embarque sa toute dernière puce, qui a fait un grand bond pour certaines tâches d’IA locale. Elle arbore le design ultra-fin apparu sur la version M4 ainsi qu’un écran Tandem OLED idéal pour regarder des séries comme pour les dessinateurs.
Si vous voulez accompagner votre achat d’un Pencil, rappelons l’existence de quelques promotions intéressantes chez Amazon. Le Pencil Pro est vendu 122 € au lieu de 150 €, tandis que la variante USB-C est à 77 € au lieu de 90 €. La version Pro vise les artistes et peut détecter la pression ou la rotation, tandis que celle en USB-C est moins avancée.
Le Mac Pro est un peu le mal-aimé de la gamme Apple. La version de 2013 a été vendue pendant six ans sans mises à jour majeures, la version de 2019 n'a pas été touchée pendant trois ans… et le Mac Pro actuel est toujours basé sur une puce de la génération M2, alors que le Mac Studio ou même le Vision Pro ont abandonné cette puce. Et selon des rumeurs, Apple envisagerait d'abandonner sa tour.
le Mac Pro. Image Apple.
L'opération de communication liée à la production du Mac mini aux États-Unis, à Houston, l'explique à demi-mot : Apple a choisi de produire son ordinateur dans une nouvelle usine (le Mac Pro est produit à Austin pour le marché américain). Et Sabih Khan le sous-entend aussi à The Wall Stree Journal : il indique que la demande sur le Mac Pro est faible et que celle sur le Mac mini — qui reste un produit mineur dans la gamme Apple — est bien plus élevée. Une façon polie de dire que les ventes sont extrêmement faibles, ce qui n'étonnera personne.
Ce n'est pas la première fois que des rumeurs sur l'abandon du Mac Pro circulent, et c'est logique : le prix d'entrée est élevé (8 300 €) et les avantages par rapport à un Mac Studio sont finalement assez minces. Le principal avantage du Mac Pro est en pratique la possibilité de recevoir des cartes d'extension PCI-Express, mais c'est quelque chose qui tend à devenir de moins en moins important. Dans un Mac Pro Intel, c'était une solution intéressante pour améliorer les performances graphiques en installant une (ou plusieurs) carte graphique un peu plus moderne.
Le seul réel avantage du Mac Pro : ses emplacements PCI-Express. Image Apple.
Mais dans le Mac Pro de 2022, équipé de puces Apple Silicon, il est impossible d'installer une carte graphique standard. Les emplacements servent essentiellement pour les (rares) cartes qui ont des extensions pour les Mac Apple Silicon et le Thunderbolt 5 du Mac Studio offre des performances suffisantes pour une bonne partie des cartes du marché, même s'il reste quelques exceptions dans le monde de la vidéo.
Toute la question est donc de savoir si Apple va décider de se débarrasser de la tour pour mettre en avant le Mac Studio, ou si finalement un des pontes va décider que garder une tour qui est essentiellement une démonstration technologique pour un marché de niche a encore de l'intérêt pendant quelques années. Mais la mise en place d'une usine séparée pour produire des Mac mini et des serveurs ne laisse pas trop de doutes sur l'avenir du Mac Pro…
Les montres connectées ont le vent en poupe, chez Apple comme chez la concurrence. Counterpoint Research a récemment posté ses estimations quant aux expéditions de smartwatches à travers le monde entre 2024 et 2025. Si la Pomme progresse, la croissance de ses adversaires impressionne sur ce marché ayant grimpé de 4 % sur l’année.
Image Counterpoint
Cupertino a progressé de 8 % d’une année sur l’autre, soit sa première croissance annuelle des expéditions depuis 2022. Counterpoint met ce succès sur le dos de la très bonne cuvée 2025, Apple ayant lancé la Series 11, la Ultra 3 ainsi que la SE 3. Une gamme s’adressant à tous les publics et toutes les bourses avec des avancées technologiques ayant pu inciter de nombreux consommateurs à renouveler leur matériel.
La SE 3 est sans doute la montre ayant le plus progressé, étant donné qu’elle n’avait pas été mise à jour depuis 2022 et qu’elle a gagné un écran toujours allumé et pas mal de fonctions (gestes, capteurs de température…). L’Ultra 3 est venu prendre la relève de l’Ultra 2 lancée en 2023 après une année blanche où Apple s’était contentée de sortir un nouveau coloris.
En face, la concurrence rattrape l’écart. Huawei aurait progressé de 30 % d’une année sur l’autre avec 17 % des parts de marché. Une belle envolée que Counterpoint justifie par le lancement de produits avancés aux tarifs compétitifs en Chine. Dans le même temps, le pays serait devenu le principal moteur du marché, porté par les subventions et l’adoption locale.
Xiaomi n’est pas en reste : d’après les chiffres de Counterpoint, la marque aurait augmenté ses expéditions de 18 % sur un an pour atteindre environ 9 % de parts de marché, lui permettant de dépasser Samsung et de s’installer sur le podium. Cette poussée s’expliquerait par une stratégie très agressive sur le rapport qualité prix, combinée à une montée en gamme des fonctions santé, le tout dopé par la dynamique chinoise.
Et Samsung dans tout ça ? Relégué en 4e position, le groupe pâtit du basculement du marché vers la Chine et à l’adoption locale de Huawei, Xiaomi et Imoo, qui ont tiré le marché vers le haut. La marque passe de 9 % à 7 % des parts de marché et aurait réduit ses expéditions de 12 %. Il ne serait pas surprenant que les Galaxy Watch se fassent prochainement doubler par Imoo, un acteur chinois spécialisé dans l’entrée de gamme.
Dans le monde des PC sous Windows, les ordinateurs équipés d'une puce ARM sont rares. Qualcomm a longtemps été le seul fabricant adoubé par Microsoft, avec des résultats mitigés dans l'ensemble : les premiers modèles (dès 2017) souffraient de gros problèmes de performances et les Snapdragon X n'ont pas été aussi efficaces que prévu, que ce soit sur le plan des performances techniques… ou des performances commerciales. Après un faux départ en 2025, Nvidia pourrait enfin venir faire bouger ce marché, avec les puces N1 et N1x. Conçues en partenariat avec Mediatek, elles devraient arriver dans des PC portables Dell et Lenovo.
La puce GB10 de Nvidia devrait servir de base aux versions mobiles. Image Nvidia.
Le « devraient » est important : rien n'a été officialisé et ce n'est pas la première rumeur sur les puces en question. Ce qui est certain, c'est que les N1 et N1x dérivent de la puce GB10 que Nvidia a intégrée dans un mini PC, notamment chez Dell avec un mini PC Pro Max. Ne vous attendez évidemment pas à une puce complète : le système sur puce GB10 intègre 20 cœurs pour le processeur (10 Cortex A725, 10 Cortex X925) et 6 144 cœurs pour le GPU (l'équivalent d'une GeForce RTX 5070)… mais avec une consommation annoncée (TDP) de 140 W. Les tests montrent aussi que la version de bureau nécessite 35 W au repos, ce qui est totalement inadapté pour un ordinateur portable. Qui plus est, les modèles actuels sont couplés à 128 Go de RAM et valent a minima 3 000 à 4 000 $.
Actuellement, les rumeurs indiquent des ordinateurs portables chez Dell et Lenovo, pour un lancement au premier semestre 2026 (soit assez rapidement). Les spécifications des deux systèmes sur puce attendus ne sont pas connues, mais Nvidia devra probablement réduire très sérieusement les caractéristiques techniques pour arriver à obtenir un produit utilisable dans un ordinateur portable.
Reste que l'arrivée de Nvidia (et Mediatek) dans ce domaine pourrait peut-être relancer l'intérêt pour Windows 11 ARM et éventuellement régler une partie de ses défauts. Une offre plus large que les quelques PC équipés de puces Qualcomm pourrait en effet inciter les développeurs et autres constructeurs à proposer des pilotes pour Windows ARM (notamment dans le monde des imprimantes), des logiciels compilés pour le jeu d'instructions et même — on peut rêver — des jeux.
La Surface RT de Microsoft était équipée d'un système sur puce Nvidia. Image Canard PC.
Actuellement, Qualcomm propose une solution assez efficace pour les applications natives — plutôt rares — qui est plombée par l'émulation x86 de Microsoft, omniprésente. Dans le cas des jeux vidéo, et malgré les efforts de Qualcomm, la donne est beaucoup plus compliquée : il n'y a virtuellement aucun jeu nativement ARM sous Windows et les performances médiocres des GPU Adreno n'incitent pas les développeurs à se pencher sur le sujet. L'arrivée de Nvidia, qui a aussi tendance à travailler avec les développeurs, pourrait améliorer ce point.
Terminons par rappeler que Nvidia est une société pionnière dans ce domaine : les premiers PC Windows équipés de puce ARM (sous Windows RT à l'époque, une version limitée de Windows 8, sans émulation x86) étaient équipés de puces Tegra 3.
Chose promise, chose due : Mozilla a ajouté un bouton permettant de couper les fonctions d’IA de Firefox. La fondation avait confirmé l’arrivée d’un tel système au début du mois face à la gronde sur ses ambitions de mettre le paquet sur l’IA. Il faudra mettre à jour le navigateur sur la version 148 pour en profiter, celle-ci étant désormais accessible sur le canal public.
Image MacGeneration
Une fois cela fait, rendez-vous dans les paramètres du navigateur, puis dans la nouvelle rubrique « Contrôles de l’IA ». L’onglet permet de désactiver différents aspects comme la traduction par IA sur les appareils ou le chatbot dans la barre latérale. Un gros bouton permet de tout bloquer immédiatement et pour les versions à venir, en plus de ne pas être prévenu des nouveautés dans les popups du navigateur.
Firefox ne propose actuellement qu’une poignée de fonctions liées aux IA génératives, mais Mozilla envisage de mettre les bouchées doubles à l’avenir. Elle a annoncé vouloir « réorganiser Mozilla afin de faire pour l'IA ce qu’elle a fait pour le Web ». D'autres fonctions pourraient être gérées via ce panneau par la suite, selon leur disponibilité et leur déploiement. Mozilla avait mentionné l'ajout de texte alternatif dans la visionneuse PDF ou des outils autour des onglets. 
Notons que ce panneau ne concerne que les technologies liées à l’IA générative, et pas à l’apprentissage automatique présent dans Firefox depuis des années. Attention, car bloquer les fonctionnalités IA affecte également les extensions qui utilisent l’IA fournie par Firefox. De plus, les extensions peuvent toujours faire appel à des services d’IA tiers de manière indépendante.
Image MacGeneration
Il est aussi possible de voir quels modèles d’IA ont été téléchargés par Firefox. Pour cela, entrez l’URL about:addons et rendez-vous dans « IA sur l’appareil ». Vous y trouverez les différents modèles installés, leur taille ainsi qu’un bouton pour les supprimer si besoin. La liste des changements apportés par la version 148 est disponible à ce lien. On y trouve surtout l’arrivée du chinois traditionnel et du vietnamien pour la traduction, ainsi que la prise en charge de Firefox Backup pour les utilisateurs de Windows 10.
Lancé l’année dernière dans une vingtaine de pays, dont la France, l’offre YouTube Premium Lite gagne en intérêt avec l’arrivée de deux nouvelles fonctionnalités. Google annonce l’ajout du téléchargement pour regarder des vidéos hors ligne ainsi que de la lecture en arrière-plan. Cette dernière permet d’activer le mode Picture in Picture pour continuer à regarder une vidéo en dehors de l’app YouTube sur mobile ainsi que de poursuivre l’écoute même lorsque l’écran est éteint.
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Ces nouveautés viennent s’ajouter au premier argument de YouTube Premium Lite, qui est à la suppression de la publicité sur la plupart des vidéos. « La plupart », mais pas toutes, donc : des annonces peuvent encore apparaître sur des contenus musicaux, des Shorts ainsi que lors de la navigation.
Google précise que le déploiement de ces fonctions se fera progressivement au cours des prochaines semaines. Si elles ne sont pas encore disponibles sur votre compte, il faut juste faire preuve de patience. Le site français de YouTube n’a d’ailleurs pas encore été mis à jour pour refléter ces évolutions. Cette amélioration ne s’accompagne pas, pour l’instant, d’une hausse de prix. YouTube Premium Lite reste facturé 7,99 €/mois.
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De son côté, l’abonnement YouTube Premium standard, à 12,99 €/mois, conserve les avantages suivants : suppression de la pub sur toutes les vidéos, app YouTube Music sans pub et fonctionnalités exclusives (option Passer rapidement, reprise de la lecture, qualité 1080p Premium…). Il est aussi proposé en formules multi-utilisateurs (deux personnes à 19,99 €/mois ou jusqu’à cinq à 29,99 €/mois), ce qui n’est pas le cas de l’offre Lite. Un mois d’essai gratuit est proposé pour toutes les formules.
C’est le moment de craquer pour une Apple Watch. iBood propose ce matin 99 € de remise sur la dernière Series 11, qui tombe à 349,95 au lieu des 449 € demandé en temps normal. Il s’agit ici du modèle 42mm GPS. De son côté, le grand format 46mm passe de 479 € à 379,95 €, soit également une remise de 99 €.
Image WatchGeneration
La plateforme indique qu’il s’agit d’un modèle provenant d’Amérique du Nord, mais assure que cela « n'a aucune incidence sur la fonctionnalité ou la garantie de l'appareil ». Il n’est donc pas impossible que l’app Oxygène Sanguin soit indisponible directement sur la montre, impliquant de sortir son téléphone pour voir les résultats d’une mesure. Rien de très contraignant si vous ne mesurez pas votre SpO2 régulièrement, mais cela reste à noter.
Amazon France affiche de son côté la petite montre à 379 € et le grand modèle à 409 €, soit 70 € de remise dans les deux cas. La plateforme a pas mal de choix niveau coloris : on trouve ainsi du violet, du gris, du noir ou du rose, sachant qu’il y a également ce qu’il faut en taille de bracelet plus petite ou plus grande. Même chose pour le grand modèle, lui aussi ayant droit à une remise sur ses différents coloris.
L’Apple Watch Series 11 est une excellente montre connectée. Il s’agit d’une montre fine au format abouti qui sera parfaite pour suivre votre activité sportive, comme votre santé. Elle embarque tout un tas de capteurs lui permettant de vous prévenir en cas d’hypertension, de suivre votre sommeil, votre cœur… C’est la meilleure montre Apple du moment si vous ne voulez pas d’une Ultra, autrement plus imposante.
Amazon affiche également une remise intéressante sur l’Apple Watch SE3. Il s’agit d’un modèle d’entrée de gamme très convaincant lancé en septembre dernier. La montre est vendue pour 249 € en version 40 mm, soit 20 € de moins qu’en Apple Store. La déclinaison 44 mm est de son côté à 279 €.
L'Apple Watch SE 3 a désormais un écran toujours allumé. Image WatchGeneration
Cette SE 3 a été la bonne surprise de la rentrée. Elle a gagné un écran toujours allumé et la charge rapide, tout comme les nouveaux gestes permettant d’effectuer des actions ou de désactiver une alarme sans toucher l’écran. Les notifications d’apnée du sommeil sont désormais présentes au côté de la détection de la température.
C’est une petite habitude à chaque nouvelle bêta d’iOS : au-delà des fonctions de surface, ce sont souvent les fichiers de réglages opérateurs qui vendent la mèche sur les évolutions du réseau à venir. La dernière préversion, iOS 26.4 bêta 2, ne fait pas exception et apporte son lot de nouveautés pour chacun des opérateurs.
Bouygues et SFR : place à la VoNR
Bouygues et SFR semblent marcher d'un même pas concernant l'évolution de leurs infrastructures. Vu leur accord de mutualisation de leur réseau, cela n’est pas totalement surprenant. Pour Bouygues Télécom et SFR, on note l'arrivée de la VoNR (Voice over New Radio). Derrière cet acronyme se cache la possibilité de passer des appels vocaux directement via le réseau 5G, sans avoir à basculer sur les bandes 4G. Pour l'utilisateur, c'est la promesse d'un établissement d'appel quasi instantané et d'une qualité audio encore supérieure.
SFR rejoint la plupart de ses concurrents en activant enfin la 5G SA (Standalone). C'est la « vraie » 5G, celle qui ne s'appuie plus sur un cœur de réseau 4G, permettant ainsi des latences réduites au minimum et des débits plus stables. De son côté, Bouygues en profite pour mettre à jour les réglages de son MVNO partenaire, La Poste Mobile.
Orange et Free : transferts d’eSIM et peaufinage technique
Chez Orange, l'évolution est avant tout pratique. Le géant historique autorise désormais le transfert d’eSIM entre Android et iOS. Une excellente nouvelle pour ceux qui jonglent entre les plateformes ou qui souhaitent migrer leur forfait sans passer par la case fastidieuse du flashage de QR Code ou de l'appel au service client. Petit à petit, toutes les pièces du puzzle se mettent en place pour qu’Apple propose uniquement des modèles eSIM à la vente en France.
Enfin, le gros morceau concerne le RCS. Si le protocole de messagerie de Google est bien présent dans les fichiers de configuration des quatre grands opérateurs français, il reste pour l'instant désactivé, même dans cette deuxième bêta.
Image : iGeneration
Le déploiement semble imminent, mais il faudra attendre une mise à jour des réglages opérateurs poussée par Apple pour pouvoir enfin échanger des messages chiffrés avec ses contacts Android de manière native. Patience, donc.
Heiman a reçu la certification qui indique le parfait fonctionnement de ses produits avec Home Assistant, ce qui m’a permis de découvrir en même temps cette marque spécialisée dans les équipements de sécurité. Basée à Shenzhen depuis plus de vingt ans, elle commercialise notamment des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone, des appareils indispensables qui sont désormais souvent reliés à la domotique. Ses prix sont par ailleurs très raisonnables : 35 € pour son détecteur de fumée Matter, par exemple.
Image Heiman.
Pour ce prix, vous aurez un appareil nativement Matter qui repose sur Thread pour se connecter à la domotique. Vous aurez ainsi besoin d’un routeur de bordure capable de générer le réseau associé, c’est-à-dire un HomePod 2, HomePod mini ou une Apple TV 4K de 2e génération ou plus avec une prise Ethernet dans l’univers Apple. Si vous avez l’équipement nécessaire, vous pourrez scanner le code QR fourni avec le détecteur de fumée et l’ajouter directement à Maison. Côté Home Assistant, la certification s’est faite à partir du boîtier Home Assistant Green ainsi que de l’antenne ZBT-2 conçue en interne, mais on pourra utiliser n’importe quel routeur de bordure sur le réseau.
Le produit a reçu toutes les certifications indispensables pour sa commercialisation en Europe. Heiman se distingue par un design assez différent de ce que l’on a l’habitude de voir, avec un appareil plus compact (6 cm de côté et 5 cm de haut) associé à une plaque magnétique que l’on peut coller sur le plafond, si on ne peut ou veut pas percer. Côté alimentation, le fabricant a opté pour une pile CR123A (fournie) qui doit tenir cinq ans, sachant que la durée de vie totale sera de dix ans, le maximum autorisé pour tous les détecteurs de fumée.
Je n’ai pas testé le produit moi-même, mais sur le papier il semble un candidat idéal pour qui cherche un détecteur de fumée connecté. Il devrait être pleinement pris en charge par Maison comme toutes les autres plateformes Matter et la certification apportée par la fondation Open Home est un gage de qualité. Même en tenant compte de la pile qu’il faudra probablement remplacer une fois sur sa durée de vie, son prix reste très intéressant.
Heiman commercialise aussi un détecteur de monoxyde de carbone, indispensable si vous avez un équipement à combustion chez vous (chaudière, poêle, cheminée…). Vendu 28 €, il est lui aussi compatible avec Matter par le biais de Thread, certifié pour Home Assistant et ne posera aucun problème dans Maison. Il est alimenté par deux piles AA, avec une autonomie et une durée de vie totale similaires aux détecteur de fumée.
Le détecteur de CO connecté de Heiman. Image Heiman.
Ajoutons encore que si vous utilisez Home Assistant et que vous avez un coordinateur Zigbee, Heiman propose aussi un produit qui repose sur ce protocole radio. Il est vendu 19 € seulement et semble pour le reste identique au modèle Matter.
On le sait : Apple a une affection toute particulière pour l’acquisition de petites structures. Là où ses rivaux n’hésitent pas parfois à sortir le carnet de chèques pour des emplettes se chiffrant en dizaines de milliards de dollars, la firme de Cupertino préfère avancer à bas bruit, chassant les talents et les brevets plutôt que les parts de marché. Cette fois, Apple a fait particulièrement fort en mettant la main sur invrs.io LLC, une société qui ne comptait qu’un seul et unique employé.
Image MacGeneration
Un profil de haut vol passé par Google et Meta
Derrière ce nom se cache Martin Schubert. Fondée en 2023, sa structure est le fruit d'un parcours assez impressionnant : l'homme a passé plus de quinze ans dans l'industrie des semi-conducteurs et des technologies de pointe. Avant de tenter l'aventure en solo, il a notamment piloté des programmes de design chez Google et Meta.
Martin Schubert - image : Linkedin
Son CV affiche près d'une centaine de brevets à son actif. Chez ses précédents employeurs, il dirigeait des projets de conception assistée par intelligence artificielle, une expertise qu'il a insufflée au cœur d'Invrs.io.
L’IA au service de l'optique et de la photonique
Mais que fait concrètement Invrs.io ? Sur sa page GitHub, la société expliquait vouloir faire progresser la conception guidée par l'IA, avec un focus initial sur l'optique. C’est un secteur névralgique pour de nombreux produits actuels et futurs : composants pour la réalité augmentée ou virtuelle, centres de données, ou encore véhicules autonomes.
La Commission européenne qui a fait part de cette acquisition dans le cadre du DMA apporte un éclairage supplémentaire sur les travaux de Schubert :
« Invrs développe des frameworks open source pour la recherche en photonique, fournissant des défis de simulation standardisés et un classement public pour comparer les résultats de conception. »
S’il est encore trop tôt pour savoir exactement comment Apple compte intégrer les travaux de Martin Schubert, les pistes ne manquent pas. Son expertise pourrait servir à optimiser les modules caméra des iPhone, le matériel de traitement d'image, ou encore les composants optiques du Vision Pro. L'amélioration de la précision optique et la réduction de la latence via des designs assistés par IA sont des enjeux majeurs pour le futur de l'informatique spatiale.
Si l’affaire ne remonte à la surface qu’aujourd’hui, la transaction a en réalité été amorcée en octobre dernier. Apple s'est alors pliée à ses obligations réglementaires en notifiant la Commission européenne du rachat des actifs et de l'unique employé d'Invrs.io.
Après une période de réserve de quatre mois, Bruxelles a fini par lever le voile sur l'opération. Cette transparence forcée offre une rare fenêtre sur les coulisses de Cupertino : sous l’égide du DMA (Digital Markets Act), ce type de micro-acquisition est désormais scruté de près par le régulateur. L'objectif est clair : empêcher les « acquisitions tueuses » — ces rachats destinés à étouffer une technologie émergente avant qu'elle ne devienne une menace — et surveiller la concentration des talents les plus pointus du secteur.