Souvenez-vous : en 2001, Steve Jobs présentait la GeForce 3 sur la scène du Macworld de Tokyo. 25 ans plus tard, NVIDIA s’apprête à fêter l’anniversaire de sa carte, qui fut le premier GPU grand public à prendre en charge les shaders programmables et dont un dérivé a été utilisé dans la première Xbox.
Cette présentation avait fait du bruit. David Kirk, alors vice-président en charge de l’architecture chez NVIDIA, était monté sur scène pour faire une présentation du monteur nFinite FX. Il a ensuite présenté une démo affichant la célèbre lampe de Pixar et sa version miniature.
Plus surprenant encore, le cofondateur d’id Software John Carmack est ensuite arrivé pour donner un premier aperçu de Doom 3. Le jeu sortira sur Mac OS X en mars 2005, soit plus de 6 mois après la version Windows et dans un portage signé Aspyr. On peut imaginer que Carmack a fait le déplacement par admiration pour ce que Jobs avait fait avec NeXT : le premier Doom a été développé sur des ordinateurs NeXT sous NeXTSTEP.
Image NVIDIA
Apple et NVIDIA ont été partenaires au début des années 2000. Dès 2001, le Power Mac G4 Digital Audio a marqué l’arrivée des puces graphiques NVIDIA sur Mac avec la GeForce2 MX, tandis qu’Apple proposait aussi une option GeForce 3. Plusieurs cartes ont été proposées en option, mais la relation s’est ternie en 2008. Les GeForce 8600M GT des MacBook Pro se sont révélées gravement défaillantes, et Apple a alors décidé de changer de fournisseur.
Si les relations se sont quelque peu réchauffées depuis via quelques collaborations autour de l’IA, Apple cherche toujours à se tenir éloignée de la firme de Jensen Huang. La Pomme a utilisé des puces signées Google pour former les modèles Apple Intelligence, là où NVIDIA a pignon sur rue. Cupertino développerait une puce spécialisée dans l’IA pour ses serveurs en partenariat avec… Broadcom.
C’est mal engagé pour la version iPad de Blender. L’année dernière, l’équipe en charge de ce logiciel de création 3D open source dévoilait un portage vers iPadOS. Sept mois plus tard, elle vient d’annoncer mettre le projet en pause pour se concentrer sur… la déclinaison Android.
Image Blender
L'équipe chargée du développement de Blender pour iPad a confirmé que le projet était « suspendu jusqu'à nouvel ordre », ajoutant vouloir « se concentrer sur les tablettes Android dans un premier temps ». La version iPadOS n’avait jamais eu droit à une bêta publique ou à une sortie sur l’App Store.
Les utilisateurs attristés ne sont pas nombreux sur le fil du développement, mais les premières versions semblaient convaincantes. « J'ai récemment utilisé la branche iOS et, même si elle n'est pas parfaite, elle fonctionne très bien, même sur un iPad Pro vieux de trois ans », explique un utilisateur. « Personnellement, je serais prêt à payer pour un projet comme celui-ci sur iPad », ajoute-t-il.
Un autre s’interroge sur l’intérêt de se pencher sur les tablettes Android là où l’iPad représente plus de 50 % du marché. Le manager produit de Blender Dalai Felinto affirme qu’il s’agit d’une question d’argent. « Nous n'avons pas pu obtenir les fonds nécessaires l'année dernière pour travailler sur ce projet en 2026 ». Il explique cependant que la prise en charge d’Android débutera cette année, et qu’une partie du travail pourra être réutilisé sur iPad dans le futur.
Cette mouture iPadOS était pourtant prometteuse. L’idée était de proposer une version optimisée pour le tactile avec une compatibilité Apple Pencil. L’aspect mobilité aurait pu séduire de nombreux artistes, tandis que la prise en charge du stylet aurait été un vrai plus pour certaines tâches spécialisées.
Pourquoi diable donner la priorité à Android ? L’équipe mise peut-être sur l’arrivée d’Android comme système sur PC, certains Chromebook ayant des écrans tactiles. D’autres suspectent que Google ait signé un chèque pour attirer un grand nom sur sa boutique. En attendant d'en savoir plus, les utilisateurs professionnels devront se contenter de la version macOS.
Avec iOS 26, Apple a renforcé son contrôle parental de différentes manières et a ajouté un système de « tranche d’âge » permettant d’indiquer de manière approximative son âge. Si l’outil reste discret côté apps tierces, il commence à apparaître dans certaines applications Apple. Nous l’avons vu pour la première fois en action en essayant la création d’image de FreeForm sur la dernière bêta d’iOS 26.4. Nous ne l’avions pas remarqué dans les versions précédentes : il est possible que son affichage dépende de la version, du pays et du contexte d’utilisation.
Images iGeneration
Cette alerte apparaît même si vous n’avez jamais touché au contrôle parental. Apple vous demande alors de partager « votre statut adulte » pour avoir accès à d'autres contenus que ceux réservés aux enfants et aux adolescents dans les apps. Si l’utilisateur n’est pas majeur, l’expérience pourra être adaptée. Ce popup devrait rester discret étant donné que la réponse est synchronisée entre les appareils. Apple se base sur la date de naissance liée au compte Apple de l’utilisateur.
Cette nouveauté est liée à un framework d’Apple déployé avec iOS 26 et ayant évolué au fil des mises à jour intermédiaires. iOS 26 a inauguré la Declared Age Range API pour demander à une personne de partager une tranche d’âge afin d’adapter l’expérience dans l’app. Avec iOS 26.2, Apple l’a renforcée pour coller aux règles locales : l’API peut dire si l’utilisateur est dans une zone concernée par une législation spécifique, indiquer si des exigences liées à l’âge s’appliquent et si le partage d’une tranche d’âge est requis.
Avec iOS 26.4, l’API va plus loin : elle peut afficher des alertes système lors de certaines mises à jour importantes d’applications chamboulant leur fonctionnement. Dans les cas prévus (notamment pour des comptes d’enfants), l’app peut devoir demander un nouvel accord d’un parent ou tuteur avant de permettre la poursuite de l’utilisation, puis savoir gérer une éventuelle révocation de consentement.
Sur le plan pratique, Apple insiste sur un point : la Declared Age Range API sert à créer des expériences adaptées à l’âge, sans demander de date de naissance précise. Le partage reste au choix des utilisateurs, et pour les enfants, ce sont les parents ou tuteurs qui peuvent gérer cette décision dans le cadre du Partage familial. Les apps connaîtront uniquement une tranche d’âge.
Apple rappelle aussi que la responsabilité des restrictions d’âge reste coté développeurs. Dans certaines régions où la loi l’impose, Apple peut confirmer l’âge d’un titulaire de compte et transmettre une catégorie d’âge via l’API, mais c’est à l’app de faire les contrôles et d’appliquer les blocages requis.
Avis aux lecteurs : un nouveau livre centré sur Apple (ou presque) va bientôt sortir. Appelé Steve Jobs in Exile, il s’agit d’un bouquin revenant sur les années qui ont précédé le retour historique de Jobs chez Apple. Il a été écrit par le journaliste américain Geoffrey Cain et sortira le 19 mai 2026. Vous pouvez dès à présent le précommander sur Amazon.
Sous-titré « The Untold Story of NeXT and the Remaking of an American Visionary », le livre promet de remettre au centre la période NeXT, souvent résumée à une parenthèse entre deux actes chez Apple. L’occasion d’en savoir plus sur ces années où Jobs, poussé vers la sortie en 1985, tente de se réinventer et pose quelques briques qui compteront par la suite chez Apple.
Plutôt que de rejouer une biographie déjà connue, Cain veut montrer comment cette période a affûté la méthode Jobs et préparé le terrain pour la suite. L'auteur promet de nombreux passages inédits : des images non diffusées de réunions internes chez NeXT, des documents privés et de nouvelles interviews de proches collaborateurs.
La préface a été écrite par Dan'l Lewin, cofondateur de NeXT qui a récemment pris sa retraite après avoir occupé pendant presque huit ans le poste de PDG du Computer History Museum. La postface a été rédigée par Ed Catmull, qui a cofondé Pixar en 1986.
Ce livre en anglais devrait compter 400 pages selon la fiche de l’éditeur. Il sera vendu pour 29,47 € en version papier ou pour 11 € sur Livres. La sortie tombe l’année des 50 ans d’Apple et une telle lecture pourra être intéressante aux côtés d’une biographie plus classique.
C’est entendu : Apple s’apprête à franchir un cap historique d’ici quelques semaines. Le 1er avril prochain, la firme de Cupertino soufflera sa cinquantième bougie dans une forme étincelante. Mais un anniversaire peut en cacher un autre : quelques jours plus tôt, Mac OS X fêtera, lui, son quart de siècle.
À cette occasion, nous vous préparons une série complète pour la fin mars. Elle sera accessible à tous gratuitement, car notre campagne de financement pour le livre des 50 ans d’Apple a récemment dépassé les 50 000 €. Merci encore pour votre soutien indéfectible !
On ne voudrait pas que les 25 ans de Mac OS X passent au second plan, tant l’arrivée de ce "nouveau" logiciel système a joué un rôle primordial dans le second quart de siècle d’Apple. Sans Mac OS X, Apple ne serait probablement plus là. Pas de Mac OS X, pas d’iOS, et encore moins d’iPhone…
25 ans vraiment ?
Le 24 mars, le successeur de Mac OS 9 fêtera-t-il officiellement ses 25 ans ? Il y a un petit débat sur la question. Quelques mois auparavant, le 13 septembre 2000, Apple avait déjà lancé une bêta payante de Mac OS X : 29,95 $ pour s'offrir un avant-goût du futur.
Mais si l’on joue à ce petit jeu, on peut même remonter au 16 mars 1999, date à laquelle Apple a lancé Mac OS X Server 1.0. C'était alors un véritable chantier à ciel ouvert, avec une interface hybride, à mi-chemin entre l’austérité de NeXTSTEP et l’élégance vieillissante de Mac OS 9.
On pourrait également invoquer Rhapsody, cette démonstration technique avec laquelle Apple cherchait à la fois à se rassurer et à convaincre son écosystème que le virage technologique était possible.
Image : MacOS X Server 1.0
Le choc des cultures : l'ombre de NeXT
L’annonce de l’acquisition de NeXT par Apple (à moins que ce ne soit l’inverse) a eu lieu le 20 décembre 1996, juste avant les fêtes. Durant cette période où le monde de la tech tourne au ralenti, je me souviens des échanges passionnés sur les BBS (les ancêtres des forums), les listes de discussion et les newsgroups comme fr.comp.sys.mac.
Les avis étaient tranchés. Certains, déçus, auraient préféré qu’Apple jette son dévolu sur BeOS. Beaucoup étaient soulagés de voir Cupertino rester à l’écart des technologies de Microsoft. D’autres, enfin, étaient incroyablement optimistes, portés par les technologies de NeXT et le retour du "fils prodigue". Dans l’ivresse des fêtes, certains rêvaient déjà de voir cette fusion porter ses fruits en quelques mois seulement. C’était oublier l’ampleur de la tâche.
Pour illustrer la puissance de l'héritage NeXT, on évoquait souvent WebObjects. Cette technologie, qui propulsait alors la boutique en ligne de Dell, avait été développée en un temps record. À l'époque, personne n’avait trouvé la parade pour l'égaler.
Le fantasme du Mac sur PC
L’autre spécificité des technologies NeXT tenait à leur portabilité : elles pouvaient fonctionner sur PC. Apple allait-elle en profiter pour devenir un éditeur multiplateforme ? Quelle stratégie allait adopter Cupertino ? Les réflexions de David Pogue, qui officiait alors pour Macworld, résumaient parfaitement le sentiment général de l'époque :
« Ce qui est intrigant avec le futur système Rhapsody d’Apple, c’est qu’il sera disponible à la fois pour les Mac et pour les ordinateurs Intel. Et si c’était un immense succès ? Et s’il était moins cher et moins pénible à utiliser que Windows NT ? […] Rhapsody apporterait l’élégance d’Apple à n’importe quel ordinateur personnel. Tous les PC du monde deviendraient, en quelque sorte, des Mac. Mais à l’inverse, un triomphe de Rhapsody signifierait que plus personne n’aurait besoin d’acheter des ordinateurs Apple. Apple a-t-elle vraiment réfléchi à tout cela ? »
Si la première Developer Release de Rhapsody sortit assez rapidement en octobre 1997, elle prouva surtout que le chantier d’unification entre Mac OS et NeXTSTEP était colossal. Le développement de Mac OS X allait ressembler à une longue traversée du désert. Mais Apple allait-elle seulement en sortir vivante ?
Aqua" ou le futur à bout de souffle
À ce jour, Mac OS X reste l’un des paris les plus fous d’Apple. Mais les utilisateurs attachés à la Pomme voulaient y croire : l’idée de devoir migrer un jour vers Windows était tout simplement insupportable. C’est d'ailleurs ce pari un peu fou qui nous a poussés, à l'époque, à créer MacGeneration.
Il faut pourtant le reconnaître : la version 1.0 de Mac OS X était un chantier permanent, une bêta avancée tout au plus. Apple avait beau avoir conçu une interface révolutionnaire, un nouveau moteur graphique et rapatrié des technologies clés comme QuickTime, l’expérience utilisateur était frustrante.
Le PowerMac devait être la seule machine capable de faire tourner décemment la première version de MacOS X
L’interface Aqua et son look "Playmobil" fascinaient autant qu’ils agaçaient. Surtout, le logiciel était en avance sur le matériel. Hormis sur les machines très haut de gamme, le système ramait. Les Mac de l’époque peinaient d'autant plus qu'ils devaient faire tourner en permanence la "Blue Box". Cet environnement Classic émulait un Système 9 complet pour faire fonctionner les applications non encore réécrites. C'est-à-dire presque toutes. Les rares applications natives provenaient du monde NeXT, mais elles étaient souvent immatures.
De la survie à la maturité
Le lancement de Mac OS X est intervenu au pire moment, juste après l’explosion de la bulle internet. Les éditeurs, entrés en cure d’austérité, ont mis des années à livrer des versions natives. Certains ont même quitté le navire en cours de route, persuadés qu'Apple finirait par disparaitre. Plusieurs logiciels phares d'Adobe, par exemple, n'ont jamais vu le jour sur Mac OS X.
Les progrès furent lents, mais réguliers. Pour beaucoup, la première version réellement exploitable se situa entre Jaguar (2002) et Panther (2003). Si certains s'agacent aujourd'hui du rythme annuel des mises à jour, c’était à l’époque une question de vie ou de mort pour le Mac.
La suite, tout le monde la connaît. Il y aurait sans doute un livre entier à écrire sur l’épopée Mac OS X. Toutes les versions ne se valent pas, certes, mais les griefs que l'on peut porter aujourd'hui à un macOS 26 "Tahoe" (souvent à juste titre) semblent bien dérisoires quand on se remémore la roue multicolore — le fameux spinning wait cursor — qui hantait nos écrans à chaque clic sur les premières versions du système.
Rendez-vous à partir de la mi-mars pour notre série consacrée à Mac OS X. En attendant, n’hésitez pas à faire un tour sur notre page Ulule pour découvrir notre livre sur les 50 ans d’Apple, ainsi que les différents goodies créés pour l’occasion
Un peu plus tôt ce mois-ci, le Fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba) a été piraté. Il s’agit d’une grosse fuite : ce dossier recense l’ensemble des comptes bancaires ouverts en France. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a commencé à contacter directement les personnes concernées via un courriel officiel.
Image MacGeneration
La DGFiP avait expliqué qu’un acteur malveillant s’était fait passer pour un fonctionnaire afin de consulter une partie de ce fichier contenant des informations très personnelles : coordonnées bancaires (RIB/IBAN), identité du titulaire des comptes ou adresse postale font partie du lot. De telles informations en font une arme parfaite pour des campagnes d’hameçonnage.
Dans son courriel, la DGFiP confirme que des consultations « ont été effectuées illégalement entre le 28 janvier et le 13 février sur le fichier national des comptes bancaires (FICOBA) ». Elle explique que l’état civil, l’adresse postale et les coordonnées bancaires sont susceptibles d’avoir été compromis. L’administration affirme cependant que l’identifiant fiscal et le mot de passe du site des impôts n’ont pas été syphonnés.
Une foire aux questions a été mise en ligne. La DGFiP assure que cette consultation illégitime concerne moins de 1 % des coordonnées bancaires contenues dans le fichier. Elle ajoute qu’il n’est pas nécessaire de changer de coordonnées bancaires et que l’incident n’aura pas d’impact sur les consultations et prélèvements sur l’espace Finances publiques.
« Les données divulguées issues du fichier FICOBA ne permettent pas d’accéder aux soldes des comptes et ne suffisent pas à la réalisation d’opérations bancaires », explique l’administration. Elle met en garde sur l’utilisation qui pourrait être faite de ces données, à savoir des campagnes d’hameçonnage. Elle recommande donc de rester prudent face aux appels ou autres messages d’organismes prétendant vous connaître afin d’obtenir des informations confidentielles.
Si on a depuis longtemps l’habitude des téléphones MagSafe et des coques adaptées chez Apple, ce n’est pas encore la même chose dans le monde Android. Le tout frais Galaxy S26 n’embarque par exemple aucun aimant. Pourquoi ? The Verge a posé la question au chef de la R&D de Samsung Won-Joon Choi.
Image Samsung
Selon lui, l’ajout d’aimants implique d’occuper de la place… alors que les aimants peuvent être intégrés directement dans une coque. « Environ 80 à 90 % des gens utilisent une coque, et les coques à aimants sont très populaires ces jours-ci », se justifie-t-il.
Autrement dit, l’entreprise préfère économiser de la place qu’elle pourra utiliser pour affiner ses produits ou leur donner une plus grosse batterie. Samsung n’exclut pas complètement l’utilisation d’aimants à l'avenir. « Nous menons encore de nombreuses recherches pour nous assurer que nous ne faisons aucun compromis au niveau du téléphone ; lorsque nous y parviendrons, nous procéderons à l'intégration », assure-t-il.
Les aimants restent encore très rares dans le monde Android. Les choses ont commencé à bouger du côté de Google : le Pixel 10 est désormais aimanté et est compatible avec une gamme d’accessoires de Google appelée Pixelsnap. C’est un vrai plus, car en l’état, il n’est pas possible de poser son Galaxy S26 nu sur le socle vertical d’une station de charge : il tombera sans coque. Les aimants permettent également d’utiliser un grand nombre d’accessoires MagSafe, qui sont nombreux sur le marché.
Le nouveau chargeur de Samsung. Image Samsung
Ce n’est pas que Samsung : beaucoup de grands constructeurs chinois n’intègrent pas d’aimants nativement et s’appuient plutôt sur des coques ou des écosystèmes maison. C’est dommage, car au vu de sa force de frappe, le coréen aurait pu permettre de démocratiser tout un écosystème d’accessoire. Samsung a profité du lancement de sa nouvelle gamme pour dévoiler un chargeur Qi2… qui implique d’acheter une coque pour avoir des performances optimales. Samsung mise sur le « Qi2 Ready » depuis l'année dernière, et proposait déjà des coques officielles avec aimants pour le S25.
Ajout à 11:20 : certains utilisateurs se sont rendu compte que les aimants pouvaient poser soucis au stylet S Pen du S26 Ultra. Certaines coques tierces créent des zones mortes sur l’écran, tant et si bien que le téléphone affiche carrément une alerte pour prévenir d’éventuels problèmes. Ce couac, déjà présent sur les S24 et S25 Ultra, ne concerne pas les utilisateurs passant par une coque officielle.
C’est comme un jour sans fin. Dans le JT du 20 h de jeudi, France 2 a révélé une nouvelle fuite massive de données impliquant cette fois un éditeur de logiciels médicaux. La chaîne a pu consulter une grande base de données qui était disponible « en libre accès » sur un site prisé par les pirates. Elle comprend des informations portant sur 11 à 15 millions de personnes.
Une nouvelle fuite qui pique. Image In An Tran Gia (CC BY).
Mis en cause, l’éditeur Cegedim, spécialisé dans les logiciels pour les professionnels de santé, reconnait dans un communiqué« que des données personnelles de patients du parc logiciel [MonLogicielMedical.com] ont été consultées ou extraites illégalement » à la suite d’une attaque survenue fin 2025. Ce logiciel est utilisé par 3 800 médecins en France, dont 1 500 concernés par cette attaque. Cegedim affirme avoir alerté début janvier tous les professionnels touchés et avoir effectué les démarches réglementaires requises, notamment une notification auprès de la CNIL.
Selon l’éditeur, les données compromises proviennent exclusivement du dossier administratif des patients. Celui-ci comprend le nom, le prénom, le sexe, la date de naissance, le numéro de téléphone, l’adresse postale, l’adresse email, ainsi qu’un champ de commentaires administratifs en texte libre laissé à l’appréciation des médecins. Or, dans ce champ, certains professionnels ont consigné des renseignements intimes, voire inopportuns.
France 2 a ainsi pu lire des annotations comme « porteuse sida !!! !!!! », « serait homosexuelle d'après sa mère », « mère musulmane voilée » ou encore « catholique non pratiquante car ses 2 frères sont suicidés ». La rédaction a contacté plusieurs personnes concernées, qui ont toutes confirmé l’authenticité de ces informations.
Interrogé par la chaîne, le malandrin se présentant comme l’auteur du piratage affirme n’avoir publié qu’une partie de la base et assure avoir signalé la faille à l’entreprise, ce que Cegedim dément formellement. La publication initiale, qui proposait le fichier en accès libre, a été supprimée à la suite de la diffusion du reportage. En revanche, un compte se revendiquant du groupe cybercriminel Dumpsec propose toujours la base de données à la vente.
Depuis 2017, les voyageurs européens ont l’esprit tranquille : il n’y a plus de frais d’itinérance sur les forfaits dans les 27 États membres de l'UE, tout comme en Islande, en Norvège et au Liechtenstein. La Commission européenne a annoncé mercredi 25 février proposer l’ouverture des négociations pour intégrer six pays supplémentaires situés dans les Balkans occidentaux. Il s’agit de l'Albanie, de la Bosnie-Herzégovine, du Kosovo, du Monténégro, de la Macédoine du Nord et de la Serbie.
Le but est de les intégrer au plan « itinérance comme à la maison », soit la zone d’itinérance commune de l’Union européenne. Elle garantit une bonne connectivité sans surplus, non seulement pour les citoyens et les entreprises des Balkans occidentaux qui se rendent dans l'UE, mais aussi pour les voyageurs de l'UE qui se rendent dans les Balkans. De quoi faciliter les déplacements professionnels ou les voyages touristiques.
Tout n’est pas encore fait. La Commission va désormais demander au Conseil l'autorisation d'ouvrir des négociations avec les partenaires des Balkans occidentaux. Une fois cette proposition adoptée, elle discutera des accords bilatéraux avec chacun des partenaires des différents pays concernés. Ce n’est qu’une fois ces accords conclus que le programme pourra être étendu à ces six destinations.
Actuellement, les frais d’itinérance vers les Balkans sont assez élevés. Chez Free (connu pour avoir un solide forfait Voyage), seuls le Monténégro, la Macédoine et la Serbie sont inclus avec uniquement de la data. L’Albanie, le Kosovo et la Bosnie-Herzégovine sont absents, ce qui implique des tarifs pouvant s’approcher des 10 € le Mo. Le forfait Sosh inclut les six destinations sans les appels ou l’émission de SMS, qui peuvent vite faire grimper la facture.
Deux nouveaux pays ont rejoint la zone d’itinérance de l’UE cette année : l’Ukraine et la Moldavie. Concrètement, les abonnés ukrainiens et moldaves bénéficient de l’« itinérance comme à la maison » dans l’UE, et les clients européens peuvent utiliser leurs forfaits en Ukraine et en Moldavie sans surcoût, dans les limites de leur offre.
À trois jours d’un événement Apple — ou d’une « expérience », pour reprendre le jargon marketing en vogue — la prudence est généralement de mise. Le dogme est simple : on ne touche pas à son portefeuille avant que Tim Cook n'ait abattu ses cartes, sous peine de voir son achat frappé d'obsolescence (ou de baisse de prix) en moins de 72 heures.
Pourtant, une fois n'est pas coutume, si vous lorgnez sur une nouvelle machine à court ou moyen terme, avancer votre décision d'achat pourrait s'avérer être un calcul salvateur.
L’implacable loi des marges
Loin de nous l’idée de vous pousser à la consommation de manière irréfléchie. Mais quoi qu’en dise la communication officielle, la « RAMpocalypse » qui couve finira tôt ou tard par se traduire sur l'étiquette. Cupertino n’a jamais été une œuvre de charité et n'a pas pour habitude de rogner sur ses marges pour éponger les crises.
Hausse des matières premières, variations erratiques des taux de change ou pénurie de composants : Apple a toujours fini par refiler la facture au consommateur. Certes, la Pomme tentera probablement de maintenir ses prix d’appel — c'est une question d'image, presque de psychologie. Dans un marché du smartphone de plus en plus tendu, afficher un tarif d'entrée stable est une opportunité de gagner des parts de marché.
L’option, ce levier de compensation
Mais ne vous y trompez pas : si le prix de base ne bouge pas, Apple sait se rattraper ailleurs. Le levier privilégié ? Les options. Ce phénomène pourrait d'ailleurs débuter dès la semaine prochaine. À l’occasion de la traditionnelle fermeture de l’Apple Store qui précède les annonces, Apple pourrait discrètement revoir à la hausse le tarif des options de stockage et de mémoire vive sur l’ensemble de ses configurations. Même celles qui n’ont pas été rafraîchies.
Certes, nous n'avons aucun indice matériel d'une telle hausse pour lundi prochain. Mais le précédent est encore frais : il y a tout juste un an, Apple profitait d'une mise à jour mineure pour gonfler le prix du gigaoctet en option.
Au vu du contexte actuel, il est fort probable que Cupertino réédite l'exercice. Si votre projet porte sur une configuration « musclée », riche en RAM et en stockage SSD, vous auriez tout intérêt à prendre les devants.
L'arbitrage est facile pour une machine d'entrée ou de milieu de gamme comme le Mac mini M4. Mais la question se pose également pour l'achat d'un iPad Pro ou d'un iPhone 17 Pro Max : si vous visez les paliers de stockage supérieurs, la note pourrait grimper sans prévenir.
La réflexion est évidemment plus délicate pour les machines de pointe comme le Mac Studio ou le MacBook Pro M5, mais au moins, vous voilà prévenus : la semaine prochaine, le « prix de l'excellence » pourrait encore monter d'un cran.
Dans le petit milieu des montres sportives bruissait, depuis quelques semaines, la rumeur d'un nouveau modèle doté de capacités GPS étonnantes. Le mystère a été levé hier : il s’agit de la GT Runner 2 de Huawei.
Image : Huawei
Le constructeur chinois cherche clairement à faire son grand retour sur le marché des montres de sport. Pour ce faire, il n'a pas lésiné sur les moyens en s'attachant les services d'Eliud Kipchoge, le roi du marathon qui a longtemps été l’égérie de Coros. D'après les premiers tests, cette GT Runner 2 s'annonce comme une sérieuse prétendante au poignet des coureurs. Elle sera disponible mi-mars au tarif de 399 €.
L’antenne : le nerf de la guerre
Mais revenons au cœur du sujet : le GPS. Si la montre profite de quelques retouches esthétiques, la véritable star du spectacle se cache sous le capot — ou plutôt, tout autour. C’est le nouveau design de l’antenne.
Dans les années 2010, la précision d'une montre se jouait essentiellement sur le choix de la puce (Sony, MediaTek, etc.). Mais depuis la fin de la décennie, le centre de gravité a glissé vers l'antenne elle-même. On parle ici d'un minuscule fil métallique, généralement niché dans la lunette.
C'est un exercice de haute voltige : chaque modèle nécessite une conception unique, car la forme de la lunette, les matériaux utilisés ou la taille du boîtier influent sur la réception. A ce petit jeu, Apple, Garmin et Suunto font figure de référence.
Image : Huawei
La botte secrète de Huawei : la double antenne
Alors, comment Huawei compte-t-il bousculer la hiérarchie ? La réponse tient dans une architecture inédite. Plutôt que de se contenter d'une seule source de réception, la GT Runner 2 embarque deux antennes GNSS.
La première est intégrée directement dans le boîtier de la montre. La seconde, plus audacieuse, est logée dans la lunette en titane. Pour éviter que les signaux ne s'annulent ou ne s'interfèrent, Huawei utilise une bague d'isolation qui permet à l'antenne supérieure de rester "flottante" et non reliée à la masse, contrairement à l'antenne inférieure.
Sur le papier, cette configuration hybride promet une stabilité de signal inédite, même dans les environnements urbains denses où les gratte-ciel jouent habituellement les trouble-fêtes.
Image : Huawei
Verdict du bitume : un potentiel encore bridé ?
C’est prometteur sur le papier, mais qu’en est-il une fois les chaussures lacées ? Les premiers testeurs, qui ont pu éprouver la bête sur le terrain, rendent un verdict pour le moins contrasté.
La douche est plutôt froide du côté de DC Rainmaker. Le blogueur américain, référence absolue en la matière, ne cache pas sa déception concernant les performances GPS. Pour lui, le contrat n'est pas rempli : alors que Huawei promettait une précision chirurgicale, la montre peine à atteindre un niveau de fiabilité satisfaisant, même dans des conditions de réception jugées simples ou modérées. En clair : elle échoue précisément là où on l'attendait le plus.
Interrogé sur ces résultats, Huawei botte en touche avec un argument logiciel : si le matériel est identique pour tous, les algorithmes auraient été optimisés spécifiquement pour la course sur route (et donc pour les spécificités du marathon). Une explication qui laisse DC Rainmaker sceptique : avec vingt ans d'expertise dans les tests de précision GNSS, il estime que le problème est sans doute plus profond qu'une simple question d'optimisation.
Image : Huawei
Le son de cloche est plus nuancé chez The5KRunner. Plus optimiste, il voit dans cette GT Runner 2 un véritable diamant brut. Selon ses relevés, la montre a parfois fait preuve d'une précision exemplaire, dépassant tout ce qu'il avait pu tester jusqu'à présent dans des situations complexes. Huawei semble même avoir réussi son pari fou : maintenir une trace cohérente lors de passages sous des tunnels.
Le tableau n'est pourtant pas idyllique. Cette excellence est ponctuée de moments d'incohérence totale dans des conditions pourtant clémentes, là où n'importe quelle montre d'entrée de gamme s'en sortirait sans sourciller.
Il ne serait pas étonnant qu'après quelques mises à jour de firmware bien senties, ces errances de jeunesse ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Huawei a l'habitude de peaufiner ses produits au fil des mois, et la base matérielle semble trop solide pour rester sur un échec.
En attendant, cette GT Runner 2 a le mérite de jeter un sérieux pavé dans la mare. Cette architecture à double antenne pourrait bien donner des idées à la concurrence. A 399 €, Huawei ne propose pas encore la montre parfaite, mais a sans doute de quoi bousculer un peu la concurrence.
Hue continue d’agrandir sa collection « Essential », qui rassemble des produits nettement moins chers que la gamme standard, tout en offrant… l’essentiel, justement. Le dernier ajout est le Hue Essential Flex, un ruban LED de cinq ou dix mètres vendu à partir de 100 €. Malgré ce prix raisonnable comparé aux autres modèles de la marque, il s’agit d’un ruban RGBIC (RGB Independent Control). Cela veut dire qu’il peut non seulement d’afficher n’importe quelle couleur sur toute sa longueur, il peut aussi se segmenter avec plusieurs couleurs différentes. De quoi créer une ambiance plus sophistiquée, comme sur ces exemples fournis par le fabricant.
Le ruban Hue Essential Flex en action. Image Signify.Un autre exemple. Image Signify.
L’autre caractéristique majeure de ce produit, qui justifie le Flex de son nom, c’est sa capacité à être installé assez librement sur une surface pour créer les formes de son choix. C’est un avantage ou un inconvénient selon les besoins : ce produit n’est pas pensé pour être soigneusement installé sur un meuble et on ne peut ni le découper, ni le prolonger. Le ruban Essential Flex est vraiment conçu pour servir à la fois d’éclairage d’ambiance et de décoration sur un mur, pas plus.
D’après les premiers retours, les choix de conception liés à ce positionnement tarifaire sont visibles notamment dans le choix de n’inclure que des diodes RGB et il n’y en a pas dédiées au blanc. C’est pourquoi ce n’est pas un bon candidat pour éclairer une pièce, avec une luminosité moyenne, et il faut vraiment le considérer comme un accent de couleur. L’espace entre les LED se voit un petit peu, mais l’ensemble reste uniforme malgré tout. Détail intéressant à noter, le ruban mesure toujours 5 mètres et la version de 10 mètres se contente de deux rubans qui fonctionnent en parallèle et affichent les mêmes couleurs.
Outre le ruban et son alimentation ainsi que son contrôleur Zigbee, Hue fournit 25 accroches (50 pour le grand) pour positionner correctement le produit sur un mur. Image Hue.
Sur le plan de la connectivité, Hue met en avant la compatibilité avec Matter, tout en notant qu’un pont de connexion est nécessaire. De fait, malgré le nom « Essential », ce ruban n’est pas compatible nativement avec le standard, faute de Thread. Il se contente du Zigbee et devra ainsi être contrôlé par le biais d’un Bridge ou du nouveau Bridge Pro. C’est dommage, mais sans doute compréhensible quand on pense que le RGBIC n’est pas encore géré par Matter. Pour exploiter pleinement le produit, il faudra sans doute obligatoirement rester dans l’écosystème Hue.
Comptez 100 € pour la version de 5 mètres et 170 € pour les 10 mètres. À titre de comparaison, le ruban Omniglow de Hue propose le même concept chez le fabricant, à un prix toutefois bien différent : 140 € pour 3 mètres. La qualité sera certes meilleure, avec des LED plus serrées, bien plus de luminosité, la possibilité d’afficher juste du blanc ou encore de couper et prolonger le ruban, mais cela se paie.
Hors de la marque, Govee a un produit très similaire avec son Neon Rope Light 2 (Matter via Wi-Fi). Si les prix officiels sont identiques, ce concurrent est régulièrement en promotion : on peut l’acheter en ce moment à 80 € pour 5 mètres.
La « RAMpocalypse » ne fait que commencer et nous n'en sommes qu'aux prémices : c'est désormais une certitude. Alors que les besoins en mémoire vive explosent pour encaisser les fonctionnalités d'IA générative, IDC s'attend désormais à ce que le marché mondial des smartphones accuse un net recul cette année.
Un séisme plus profond que la pandémie
Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières prévisions d'IDC, les constructeurs devraient livrer environ 1,1 milliard d'appareils en 2026, contre 1,26 milliard en 2025. Une chute brutale qui témoigne de l'ampleur de la crise des composants.
Pour Nabila Popal, directrice de recherche chez IDC, la situation est inédite : « Les guerres tarifaires et la crise pandémique semblent dérisoires en comparaison », affirme-t-elle. Le marché va connaître une transformation sismique, que ce soit en termes de volume ou de prix de vente moyen. Selon les analystes, aucune accalmie n'est à espérer avant la mi-2027, au bas mot.
L’écosystème Android particulièrement touché
Cette crise devrait faire des ravages dans l’écosystème Android. Jusqu'ici, les fabricants jouaient la carte de la surenchère technique pour se différencier, affichant parfois une générosité surprenante sur la fiche technique : certains Google Pixel embarquent par exemple désormais 16 Go de RAM pour soutenir leurs ambitions logicielles.
Mais avec l'explosion des coûts de la DRAM, l'équation devient insoluble pour les modèles les plus abordables. Les constructeurs se retrouvent coincés entre deux options douloureuses : augmenter massivement leurs prix de vente, ce qui risque de faire fuir leur clientèle historique, ou brider la dotation en RAM, condamnant les appareils à une durée de vie moins longue face aux exigences des nouveaux systèmes d'exploitation.
Apple, une forteresse sous pression
Dans cette tempête, Apple semble mieux armée. Positionnée sur le segment premium, la firme de Cupertino dispose de marges de manœuvre plus confortables pour absorber la hausse des coûts. Sa puissance logistique lui permet également de sécuriser ses approvisionnements auprès des fondeurs avant les autres.
Pour autant, la Pomme n'est pas totalement immunisée. Des rapports suggèrent qu'Apple paierait actuellement Samsung le double du prix habituel pour les puces LPDDR5X destinées aux futurs iPhone 18. Lors de l'annonce des résultats financiers en janvier, Tim Cook soulignait que si l’impact avait été « minimal » sur les marges de fin 2025, le groupe anticipe un effet plus marqué sur le premier trimestre 2026.
Le retour à la « normale » n'est sans doute qu'une illusion. IDC prévient qu'une fois la pénurie résorbée, les tarifs de la mémoire ne retrouveront probablement jamais leurs niveaux de 2025. Ce basculement structurel pourrait durablement modifier le comportement des consommateurs.
D'un côté, le marché du reconditionné est promis à un bel avenir : face à l'envolée des prix du neuf, les modèles de seconde main dotés de configurations solides deviendront des refuges logiques. De l'autre, le public pourrait paradoxalement délaisser le milieu de gamme pour se tourner vers le segment "ultra-premium".
Quitte à payer plus cher, l'utilisateur préférera investir dans un équipement capable de durer cinq ou six ans plutôt que dans un modèle d'entrée de gamme vite dépassé. À ce petit jeu, Apple, avec son suivi logiciel exemplaire et la valeur résiduelle élevée de ses produits, pourrait bien sortir grande gagnante de cette crise.
Razer s'éloigne un instant des claviers mécaniques et des souris pour joueurs pour s'intéresser au transport de nos Mac. L'accessoiriste vient de lever le voile sur la Razer Laptop Sleeve 16, une housse de protection pour ordinateurs de 16 pouces qui cache une petite surprise : un double chargeur sans fil intégré.
Une housse qui fait office de tapis de charge
Vendu 139,99 €, cet accessoire ne se contente pas de protéger votre MacBook Pro 16 pouces durant vos déplacements. La partie supérieure de la housse intègre deux zones de charge magnétique compatibles MagSafe. L'idée est simple : une fois arrivé au bureau ou au café, il suffit de poser son iPhone et ses AirPods sur la housse pour refaire le plein d'énergie. Détail malin, les aimants du système de charge servent également de fermoir pour maintenir la housse bien close lorsque vous transportez votre ordinateur.
Un port USB-C pour nourrir le tout
Pour fonctionner, la housse doit évidemment être reliée à une source d'énergie via son port USB-C. Razer recommande l'utilisation d'un adaptateur secteur de 30W ou plus, mais il est tout aussi possible de la brancher directement sur l'un des ports du Mac.
Côté performances, il ne faudra toutefois pas être trop pressé. La puissance est bridée à 15W pour l'iPhone et 5W pour les AirPods (ou un second petit accessoire). Notez qu'avec l'arrivée des nouveaux iPhone supportant la charge sans fil jusqu'à 25W, cette solution Razer reste un peu en retrait en termes de vitesse pure. De plus, les contraintes d'espace et de puissance empêchent la recharge simultanée de deux smartphones.
Une protection sérieuse pour le châssis
Au-delà de l'aspect technologique, Razer n'a pas oublié la fonction première de l'objet : la protection. Le châssis en aluminium de votre Mac est mis à l'abri grâce à une doublure intérieure en tissu pelucheux qui prévient les micro-rayures, tandis que l'extérieur en polyester noir assure une bonne résistance à l'usure et aux averses passagères. Pour parer aux maladresses du quotidien, la housse intègre également un rembourrage dédié et des coins renforcés capables d'absorber les chocs accidentels lors des manipulations.
La Razer Laptop Sleeve 16 est d'ores et déjà disponible sur le site officiel de la marque. Si le tarif de 130 € peut paraître élevé pour une simple protection, sachez que Razr propose pour 89,99 € le même modèle, mais sans les capacités de recharge.
La semaine prochaine s’annonce chargée pour Apple. Parmi la salve de nouveautés attendues, la firme de Cupertino devrait rafraîchir son iPad d’entrée de gamme. Sous ses airs de simple évolution technique, cette mise à jour aura un argument de poids : elle ouvrira enfin les portes d’Apple Intelligence à la tablette la plus abordable de la gamme.
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Un design inchangé
On ne change pas une équipe qui gagne. Aucune rumeur ne laisse penser qu’Apple préparait un nouveau design pour l’iPad 12ᵉ génération. L’entrée de gamme devrait donc reconduire exactement la même formule : un écran de 11 pouces bord à bord, un bouton Touch ID sur la tranche et des bordures toujours assez épaisses.
Apple n’a plus retouché le design de cet iPad depuis la 10ᵉ génération, qui avait enfin adopté une esthétique plus moderne et cohérente avec les iPad Air et iPad Pro. Depuis, la firme semble estimer que la recette fonctionne… et les ventes lui donnent probablement raison.
Image iGeneration
Cet iPad reste d’ailleurs le plus épais de la famille : 7 mm au compteur, un seul format d’écran, et un affichage Retina LED sans ProMotion, sans large gamme de couleurs P3 et sans dalle laminée. Autant dire qu’il ne joue pas dans la même cour technologique que les modèles Pro. L’écart est toujours saisissant lorsque l’on passe d’un appareil à l’autre.
Là où Apple pourrait tout de même s’amuser, c’est sur les coloris. La gamme actuelle (bleu, rose, argent et jaune) pourrait accueillir de nouvelles teintes en 2026. C’est souvent le seul terrain sur lequel l’iPad entrée de gamme change d’une année sur l’autre.
Pour le reste, n’attendez rien de neuf : capteur photo, caméra frontale, port USB-C, compatibilité avec les accessoires ou encore prise en charge de l’Apple Pencil devraient rester strictement inchangés.
Un système sur puce qui lui ouvre les portes d’Apple Intelligence ?
Les rumeurs s’accordent à dire que l’iPad d’entrée de gamme devrait passer à la puce A18. C’est le même moteur que l’on trouve dans les iPhone 16e, 16 et 16 Plus : une puce gravée en 3 nm, plus rapide et plus économe que l’A16 qui équipe encore le modèle actuel.
Et ce changement n’est pas qu’un simple rafraîchissement technique. L’A16 de 2025 ne prenait pas en charge Apple Intelligence. L’A18, si. Avec cette transition, l’iPad 2026 deviendrait le tout premier modèle d’entrée de gamme compatible avec Apple Intelligence.
Autre bénéfice collatéral : l’A18 intègre un ray tracing matériel qui devrait améliorer nettement l’expérience de jeu, même sur ce modèle “budget”.
Reste la mémoire. L’iPad 11ᵉ génération se contente de 6 Go de RAM, mais pour faire tourner Apple Intelligence, Apple devra forcément passer à 8 Go. Une évolution quasi obligatoire si l’entreprise veut proposer une expérience cohérente avec le reste de la gamme.
Des puces Apple pour la communication
Apple pourrait profiter de cette révision pour moderniser toute la partie communication. Après avoir inauguré sa puce maison N1 (Wi-Fi, Bluetooth et Thread) avec l’iPhone 17 puis l’iPad Pro, la firme va sans doute poursuivre dans cette voie l’année prochaine. Le gain serait notable pour l’iPad d’entrée de gamme : le modèle actuel se limite au Wi-Fi 6, tandis que la N1 ouvre la voie au Wi-Fi 7 et à ses réseaux 6 GHz bien plus rapides, ainsi qu’au Bluetooth 6. On verra si 2026 sera l’année du Wi-Fi 7 chez Apple ou si elle réservera cette technologie aux modèles plus haut de gamme.
La puce N1 se charge de tout (ou presque)
Côté modèles cellulaires, Apple pourrait également remplacer les puces Qualcomm par son propre modem, comme elle l’a déjà fait en 2025 sur certains iPhone et iPad avec les C1 et C1X. Ces modems maison offrent une meilleure efficacité énergétique tout en conservant des performances comparables, un bon moyen d’améliorer l’autonomie sans augmenter les coûts ni changer le design.
Prix
Côté tarif, rien n’indique pour l’instant qu’Apple compte bouleverser sa grille : l’iPad 11ᵉ génération démarre à 389 € en 128 Go, et le futur modèle devrait rester dans les mêmes eaux.
Apple a déployé hier soir visionOS 26.3.1, une révision mineure de son système d'exploitation pour ordinateur spatial. Cette mise à jour intervient deux semaines tout juste après la sortie de la version 26.3, avec un objectif très précis en ligne de mire.
Image : Apple
Adieu les clignotements sur l’app Apple TV
Ne cherchez pas de nouvelles fonctions révolutionnaires dans cette version « .1 ». Comme souvent avec ces numérotations, Apple se concentre sur la stabilité. Selon les notes de version, ce correctif vise spécifiquement un problème de scintillement (flicker) qui pouvait survenir lors de l'utilisation de la fonction Multiview dans l'application Apple TV.
Ce bug, particulièrement agaçant pour les amateurs de sport qui suivent plusieurs flux simultanément, appartient désormais au passé. Pour les utilisateurs du Vision Pro, c'est l'assurance de retrouver une image parfaitement stable lors des prochaines soirées de MLS ou de baseball ou à l’occasion des débuts de la formule 1 la semaine prochaine sur l’Apple TV..
Comment mettre à jour ?
Le processus reste inchangé pour les possesseurs du casque. Pour lancer le téléchargement, rendez-vous dans l'application Réglages, puis dans la section Général et enfin Mise à jour logicielle.
Comme d'habitude, l'installation nécessite de retirer le Vision Pro. Vous pourrez suivre l'avancée de l'opération directement sur l'écran extérieur EyeSight, qui affichera la barre de progression dédiée.
Une mise à jour pourrait en cacher une autre. iOS 26.3.1 a laissé ici ou là des traces sur la toile.
Apple étend son intégration de l’IA et vient d’annoncer que Xcode 26.3 allait prendre en charge les agents de code. Autrement dit, il va être possible d’intégrer Claude Agent ou le Codex d’OpenAI directement dans Xcode pour les laisser effectuer certaines actions de manière autonome. Les développeurs peuvent se connecter avec leurs comptes respectifs pour ces plateformes ou entrer une clé d’API.
Image Apple
Claude, ChatGPT et consorts sont disponibles dans Xcode depuis Xcode 26, mais l'IA était jusqu’à présent limitée et incapable de travailler dans son coin. Cette mise à jour va changer la donne, leur permettant d’être beaucoup plus efficaces.
Dans son billet d’annonce, Apple explique que ces agents peuvent désormais être utilisés « tout au long du cycle de développement ». Ils pourront être utilisés pour différentes tâches : gérer des fichiers, examiner la structure du projet, chercher de la documentation, compiler directement un projet et exécuter des tests… Ils pourront également jeter un œil à ce qui se passe en prenant des captures d'écran pour vérifier leur travail.
À quoi cela ressemble en pratique ? Les développeurs peuvent demander à ces agents IA de mener à bien certaines actions, par exemple pour implémenter une nouvelle fonctionnalité dans une application. Xcode va travailler avec l'agent pour décomposer les instructions en petites tâches, que l’on peut suivre dans un onglet latéral. Le développeur garde la main, pouvant annuler une action ou remonter dans le fil avant une certaine manipulation.
La nouveauté en action. Image Apple
Apple a expliqué à TechCrunch avoir travaillé directement avec Anthropic et OpenAI pour configurer leurs agents afin de les intégrer dans Xcode de la manière la plus économe possible. L'ajout d'un agent peut se faire rapidement via les paramètres Xcode, et il est facile de passer d'un agent à l'autre au sein d'un même projet, certains étant mieux adaptés que d’autres à certaines tâches particulières. Un compte Anthropic ou OpenAI sera évidemment nécessaire pour utiliser tout cela.
La nouveauté peut être essayée « à partir d’aujourd'hui » via la version release candidate de Xcode 26.3 disponible à ce lien pour les développeurs. Tout cela semble sous-entendre que les RC des systèmes 26.3 arriveront plus tard dans la soirée.
La bataille faisait rage depuis maintenant plusieurs semaines, et Netflix semblait ne pas vouloir lâcher l’affaire face à son concurrent Paramount Skydance. Cependant, la dernière offre proposée par ce dernier emporte finalement la mise, Netflix jugeant que répondre ne vaut plus le coup (et le coût), comme le rapporte TheVerge.
Le fameux château d’eau de la Warner Bros. devrait changer de propriétaire. Image Wikipedia/BUDA, CC BY-SA 2.0.
La dernière proposition du géant au « N » rouge était pourtant historique, à 83 milliards de dollars. Mais Paramount Skydance, épaulée par le milliardaire Larry Ellison, a emporté la mise en proposant de rajouter un dollar symbolique par action à sa précédente offre. En réponse, les deux dirigeants de Netflix Ted Sarandos et Greg Peters ont annoncé jeter l’éponge :
La transaction que nous avions négociée aurait créé de la valeur pour les actionnaires, avec une voie claire vers l’obtention des autorisations réglementaires. Cependant, nous avons toujours fait preuve de discipline et, au prix nécessaire pour nous aligner sur la dernière offre de Paramount Skydance, l’opération n’est plus financièrement attractive. Nous avons donc décidé de ne pas égaler l’offre de Paramount Skydance. Nous pensons que nous aurions été de bons gardiens des marques emblématiques de Warner Bros., et que notre accord aurait renforcé l’industrie du divertissement tout en préservant et créant davantage d’emplois de production aux États‑Unis. Mais cette transaction a toujours été un “plus” à la bonne condition de prix, et non une nécessité à n’importe quel prix.
Au final, la somme déboursée par Paramount Skydance devrait s’établir à plus de 110 milliards de dollars. Bien entendu, la société ne les a pas sur ses fonds propres, et s’appuie pour cela non seulement sur Larry Ellison lui-même et son fils (créateur de Skydance), mais aussi sur RedBird Capital Partners (partenaire régulier de Skydance), KKR (société de gestion de fonds privés), les fonds souverains du Qatar, de l’Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis, ainsi que sur Affinity Partners (société dirigée par Jared Kushner, gendre de Donald Trump).
Warner Bros. est un géant des médias, certes connu pour les studios Warner/New Line et le diffuseur HBO, mais qui contient aussi d’autres médias de poids, surtout en Amérique du Nord : Discovery Channel, Cartoon Network, Adult Swim, Boomerang, TCM, et surtout CNN appartiennent au groupe qui partira donc dans le giron de Paramount Skydance. Ce dernier est déjà gigantesque, comprenant Paramount, CBS, MTV, Nickelodeon, Comedy Central et bien d’autres, ainsi que toutes les productions appartenant à Skydance, énorme studio créé dans les années 2000.
L’acquisition ne devrait pas poser de soucis légaux aux USA, le président Donald Trump ayant plusieurs fois indiqué qu’il soutenait cette acquisition, Larry Ellison étant un proche de l’actuel occupant de la Maison Blanche. Reste à voir ce qu’il en sera pour d’autres pays, comme en Union européenne, même si l’idée semble moins faire grincer des dents que l’option Netflix qui vient de disparaître.
Apple continue à déployer ses ailes (sans tôle froissée pour le moment) dans le petit monde de la Formule Un, et dévoile petit à petit les éléments qu’elle mettra en place dès le premier grand-prix de la saison, y compris un partenariat surprise avec Netflix pour la diffusion de Drive to Survive, comme le rapporte 9to5Mac.
La saison 8 de Drive to Survive sera disponible sur Apple TV aux USA. Image Netflix.
En effet, la société de SVOD a signé un accord permettant à Apple de diffuser la huitième et actuellement dernière saison de la série Drive to Survive, consacrée depuis maintenant huit ans à la F1 et son décorum. Si cette annonce est une première, Netflix gardant en temps normal jalousement cette série, elle ne concerne encore une fois que les USA, comme indiqué par Eddy Cue interrogé à ce sujet :
Nous sommes ravis d’annoncer aujourd’hui quelque chose que personne n’attendait, à mon avis : nous nous sommes associés à Netflix. Nous allons proposer l’intégralité de la nouvelle saison de F1: Drive to Survive en streaming directement dans Apple TV. Il s’agit de la huitième saison, qui sera disponible dès ce soir à minuit. En plus de cela, nous avons collaboré pour que le Grand Prix du Canada, qui aura lieu le 22 mai, soit lui aussi diffusé en streaming sur Apple TV et Netflix aux États‑Unis. Comme vous le savez, Netflix a, selon moi, joué un rôle déterminant dans la croissance de la F1 depuis le lancement de Drive to Survive, et nous sommes ravis de rendre les contenus F1 encore plus largement accessibles aux nouveaux comme aux anciens fans américains, à la fois sur Netflix et sur Apple TV.
En plus de la diffusion en direct des GP et de la série, d’autres services de Cupertino devraient voir apparaître le F1 Circus :
Podcasts, qui devrait héberger un hub F1 intégrant les podcasts les plus populaires sur le sujet.
Apple Music, qui diffusera durant les GP une radio permettant de suivre les grands-prix en direct, et aura une section intégrant une playlist « Sounds of the Circuit », avec toutes les musiques se rapprochant du domaine de la F1 et des pays traversés par celle-ci.
Apple News ouvrira une section dédiée à la F1 avec des articles venant de divers journaux, et une couverture en direct des résultats.
Apple Sports, enfin, ouvrira une section complète dédiée à la F1, aux résultats par GP, et aux classements au championnat du monde des pilotes et des constructeurs. Un widget dédié permettra de suivre les GP en direct sur son iPhone.
Le premier GP de l’année aura lieu le 8 mars, la même semaine que la présentation des nouveaux produits Apple. Semaine décidément chargée pour la cellule comm de l’entreprise. Si nombre de ces services seront réservés aux US, quelques-uns comme Sports auront possiblement une couverture mondiale. À vérifier au départ de Melbourne.
Mise à jour le 27 février — Dans un communiqué, Dario Amodei a confirmé son opposition à l’utilisation des technologies d’Anthropic pour la surveillance intérieure de masse et pour des armes entièrement autonomes. Il rappelle que ces deux usages « n’ont jamais été inclus dans [ses] contrats avec le département de la Guerre » et estime qu’ils ne devraient pas davantage l’être aujourd’hui.
« Nous soutenons l’utilisation de l’IA pour des missions légitimes de renseignement et de contre-espionnage à l’étranger », écrit Dario Amodei, en référence indirecte à l’arrestation de Nicolas Maduro, une opération durant laquelle le Pentagone a utilisé Claude via les outils de Palantir, selon le Wall Street Journal. « Mais l’emploi de ces systèmes pour une surveillance intérieure de masse est incompatible avec les valeurs démocratiques », ajoute-t-il.
Concernant les armes autonomes, il juge que, « sans contrôle adéquat », elles ne peuvent pas faire preuve du même discernement que des humains. « Leur déploiement doit être assorti de garde-fous appropriés, qui n’existent pas à ce stade », précise-t-il.
Le Pentagone pourrait donc considérer Anthropic comme un partenaire peu fiable de sa chaîne d’approvisionnement, ce qui pourrait conduire à l’annulation d’un contrat de 200 millions de dollars signé en juillet 2025.
Article original publié le 26 février — Anthropic, avec son intelligence artificielle Claude, est plutôt bien vue des militaires américains jusqu’à présent : c’est même la seule IA utilisée par le Pentagone sur des documents classifiés. Or, il semble que cette histoire d’amour tourne au vinaigre, l’entreprise ayant demandé des garde-fous stricts et ne souhaitant pas revenir dessus, comme l’indique Axios.
Pete Hegseth, ici prêtant serment, aimerait bien utiliser Claude sans restrictions. Image domaine public.
Il va sans dire que les militaires de tous pays s’intéressent de près à l’intelligence artificielle, tant celle-ci peut permettre d’accélérer le fonctionnement des services de renseignements, et même à terme celui des systèmes d’armes. Cependant, les armées restent frileuses en ce qui concerne le partage de documents classifiés sur des logiciels créés par des entreprises extérieures. Alors quand celui-ci est tellement vaste qu’il est impossible à auditer en temps raisonnable...
C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Anthropic, dont les services sont utilisés dans de nombreux domaines par le Pentagone, en partenariat avec Palantir :
analyse de masse de données hétérogènes, pour créer des résumés à partir de multiples sources et médias.
soutien à la décision opérationnelle, où l’IA permet à l’humain de prendre des décisions plus rapides grâce à des synthèses et check-lists établies par Claude.
revue et préparation de documents, automatisant la rédaction de notes, de résumés de briefings.
interrogation en langage naturel d’un pool de data classifié, permettant la recherche d’éléments dans une vaste base de données classifiée par un simple chat.
scénarios d’exercices et de simulation, permettant la préparation de « wargames » grâce à l’IA.
Seule ombre dans cette idylle, Anthropic a annoncé clairement les limites qu’il souhaitait ne pas dépasser dans ce partenariat : pour l’entreprise d’IA, il est hors de question que Claude soit utilisée pour la surveillance de masse de citoyens US, la création d’armes autonomes, la prise directe de décision létale, et refuse de signer un accord blanc avec l’administration américaine où Anthropic autoriserait « tout usage légal » selon les textes US. Si un tel accord était signé, le Pentagone pourrait faire tout usage estimé nécessaire des technologies d'Anthropic, sans que l'entreprise ait son mot à dire, ni même que celle-ci soit tenue au courant, chose que refuse le créateur de Claude.
Or, le Department of War de Pete Hegseth aimerait voir sauter ces limitations. Celles-ci sont rapportées comme étant irréalistes par le Pentagone, indiquant ne pas vouloir demander l’autorisation pour chaque usage à Anthropic, que ce soit pour des raisons de rapidité d’exécution ou de confidentialité des opérations. Ainsi, l’une des dernières frictions en date porte sur l’opération ayant amené à la capture de Nicolas Maduro, où Anthropic a explicitement demandé au Pentagone si ses solutions avaient été utilisées, braquant ces derniers imaginant que l’entreprise était en désaccord avec une participation à l’opération.
Et Pete Hegseth compte bien faire plier Anthropic, quelle que soit la méthode utilisée pour parvenir à ce but. Dans un premier temps, une analyse va être effectuée sur l’utilisation de Claude dans les différents secteurs de l’Armée, afin d’amener ensuite à faire un choix entre deux possibilités : soit interdire totalement l’usage des solutions d’Anthropic pour l’Armée et ses partenaires, soit utiliser le Defense Production Act afin de faire plier Anthropic aux demandes.
En effet, cette loi permet au Pentagone de forcer une entreprise à produire des solutions sur-mesure à l’Armée américaine, sous peine sinon de se retrouver blacklistée. Si elle devait être mise en action, ce serait la première fois qu'elle serait utilisée afin de faire plier une entreprise technologique américaine de cette taille. Il semble en tout cas que les militaires US aient jeté leur dévolu sur Anthropic, alors que d’autres solutions existent : si OpenAI et Google avouent à demi-mot chercher un partenariat plus profond avec le Pentagone, y compris sur la manipulation de documents classifiés, du fait des mêmes réticences qu’Anthropic, xAI de son côté ne fait aucun mystère de sa volonté de signer un contrat autorisant tout usage à l’armée américaine, et aurait déjà entamé les démarches en ce sens.
Quoi qu’il en soit, la suite des décisions ne devrait pas traîner : le patron d’Anthropic a jusqu’au 27 février 17h01 précises pour faire part de sa réponse.
Dans le domaine des certifications de sécurité, il y a les versions grand public... et les militaires. Jusqu’à présent, aucun appareil grand public n’avait passé les prérequis pour être autorisé à contenir des documents classifiés de l’OTAN. Aujourd’hui, l’iPhone et l’iPad entrent dans cette catégorie.
Image d’illustration, MacG n’a pas encore la certification OTAN...
C’est par un communiqué qu’Apple annonce fièrement que ses appareils sous iOS et iPadOS sont les premiers et actuellement les seuls appareils grand public adoubés par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. iOS et iPadOS 26 entrent ainsi dans ce cercle très fermé des appareils autorisés à contenir des documents confidentiels de l’alliance militaire.
Pour obtenir cette certification, les appareils sont bien entendu configurés avec un profil spécifique, incluant VPN, gestion MDM, et une liste limitée d’applications autorisées, appelé « Indigo ». Il est clair que l’utilisateur d’un iPhone ou d’un iPad configuré comme tel ne pourra pas se faire une partie de PUBG ou traîner sur TikTok entre deux réunions d’État Major...
La validation a été faite suite à de nombreux tests effectués par le Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik (BSI) allemand, qui a déjà par le passé validé iOS 15 pour traiter les documents à diffusion restreinte de l’armée du pays. Suite à cette expérience, et aux différents autres tests effectués sur la durée, le BSI a validé l’extension de la certification au niveau OTAN.
Celle-ci a été obtenue notamment grâce aux techniques de protection de la mémoire mis en place dans les appareils Apple depuis quelques temps comme le MIE (Memory Integrity Enforcement), qui empêche l’utilisation de failles de corruption mémoire au niveau du SoC. Apple est bien entendue fière de cette certification, comme le confirme Ivan Krstić, responsable ingénierie sécurité et architecture à Cupertino :
Cette réussite reconnaît qu’Apple a transformé la manière dont la sécurité est traditionnellement fournie. Avant l’iPhone, les appareils sécurisés n’étaient disponibles que pour des organisations gouvernementales et d’entreprise très sophistiquées, après un investissement massif dans des solutions de sécurité sur mesure. [...] À la place, Apple a conçu les appareils les plus sécurisés au monde pour l’ensemble de ses utilisateurs, et ces mêmes protections sont désormais certifiées de manière unique au regard des exigences d’assurance des nations de l’OTAN — ce qui n’est le cas d’aucun autre appareil dans l’industrie.
N’allez pas croire cependant que tous les documents les plus protégés des militaires vont finir sur de simples iPhone : Apple a certes obtenu une certification OTAN pour le moment unique pour un appareil grand public, mais celle-ci ne concerne que le premier niveau de classification, « NATO Restricted ». Les niveaux « NATO Confidential », « NATO Secret » et « Cosmic Top Secret » (si si...) restent hors de portée des appareils de monsieur tout le monde, et sûrement pour très longtemps.
Dans un message envoyé à ses clients, Amazon vient d'annoncer un changement dans ses listes de souhaits. Il s'agit d'une fonction qui permet à une personne de créer une liste publique avec des objets qu'elle voudrait acheter ou se faire offrir, qui peut être transmise à la famille, des amis… ou même de parfaits inconnus. Elle est employée par certains influenceurs (notamment) pour permettre aux fans de leur envoyer un cadeau.
Le message envoyé par Amazon.
Et jusqu'à maintenant, Amazon avait mis en place une protection pour éviter qu'un inconnu puisse voir votre adresse. Une option permettait (et permet encore jusqu'au 25 mars 2026) de limiter les envois aux produits vendus et livrés par Amazon directement. Dans ce cas de figure, l'acheteur ne peut pas tenir l'adresse de livraison et obtient uniquement au mieux la ville.
Un changement important
À partir du 25 mars 2026, l'option disparaît et il sera donc possible de commander des produits qui sont vendus par des vendeurs tiers. Et assez logiquement, ces derniers auront accès à votre adresse complète. Un problème qui n'en est pas un pour tous les utilisateurs, mais qui peut le devenir pour certains. Si vous êtes une personne célèbre, vous n'avez pas nécessairement envie qu'un vendeur tiers obtienne votre adresse personnelle.
Des cartons Amazon. Image Amazon.
Il y a surtout deux cas précis qui peuvent poser des soucis. Le premier est simple : si Amazon contrôle à peu près l'affichage des informations personnelles à travers ses livreurs, ce n'est pas le cas pour tous les vendeurs tiers. Il est possible, en passant par un vendeur tiers, que l'acheteur reçoive directement le suivi de l'envoi et puisse donc obtenir l'adresse de la personne qui va recevoir le colis. La solution d'Amazon est presque risible pour éviter ce souci : utiliser une boîte postale (un service payant) ou une adresse non résidentielle (par exemple des bureaux).
L'autre défaut, plus insidieux, est la possibilité pour un malandrin de se déclarer comme vendeur tiers sur Amazon pour tenter de trouver l'adresse d'une personne. En proposant un objet présent dans une liste de souhait publique à un prix défiant toute concurrence, il pourrait inciter une personne lambda à l'offrir à son influenceuse (ou influenceur) préférée… ce qui dévoilerait au passage son adresse.
Pour un client standard, ce changement à peu d'importance : même si vous avez une liste de souhaits, vos amis ou votre famille connaissent probablement votre adresse. Et bien évidemment, si vous avez envie de m'offrir un petit cadeau sur ma liste de souhaits, voici le lien1.
Google vient de dévoiler Nano Banana 2, aussi connu sous le nom de Gemini 3.1 Flash Image. Ce nouveau modèle de génération d'image est une évolution du premier Nano Banana (sorti en août 2025) qui se place en dessous de Nano Banana Pro, une option payante qui reste accessible gratuitement pour quelques essais. Nano Banana 2 amène surtout une très grande vitesse pour la génération, un avantage concurrentiel évident.
Il reprend selon Google une partie des nouveautés de Nano Banana Pro.
La connaissance du monde réel : comme Nano Banana Pro, il est alimenté par la base de données de Google Image.
Un rendu des textes amélioré : c'était longtemps le point faible des générateurs d'images, mais Google annonce avoir corrigé le problème. Nano Banana 2 peut générer du texte qui a du sens, lisible et précis. Il peut même traduire du texte si vous fournissez des images, par exemple pour adapter un contenu existant.
Une cohérence dans les images : Nano Banana 2 permet de garder une cohérence sur des personnages (jusqu'à cinq) et des objets (jusqu'à quatorze) dans un flux d'images. Une solution pratique pour générer des suites d'images sur le même sujet (BD, storyboard, etc.)
Respect des instructions : un autre défaut récurrent est corrigé selon Google, le respect des instructions. Nano Banana 2 est censé faire ce que vous demandez. De même, il est capable de fournir dans la bonne définition si vous le demandez (format vertical, 4K, largeur précise en pixels, etc.)
Des améliorations sur le rendu : un changement qui nécessite peu d'explications : le rendu est meilleur.
Il peut garder de la cohérence entre les images.. Image Google.
Accessible dès aujourd'hui
Nano Banana 2 est en cours déploiement dans les apps Gemini. Il va remplacer Nano Banana Pro sur les modèles Fast, Thinking et Pro. Nano Banana Pro restera accessible pour les abonnés Pro et Ultra. Le moteur de recherche de Google va aussi proposer le nouveau modèle, mais pas en France. Google va aussi l'utiliser dans Flow, dans son générateur de contenus pour les campagnes de publicité, dans Google Cloud (en option, via les API Gemini) ou dans AI Studio, à travers les API, etc.
La génération de texte devient fiable. Image Google
Dans l'ensemble, si le modèle tient ses promesses, Google a encore largement amélioré une solution qui était déjà très bien placée face à la concurrence (comme Image Playground chez Apple…).
Il y a quelques semaines, Disney+ supprimait l'accès aux vidéos encodées en HDR10+ et en Dolby Vision et celles en 3D (en relief) dans certains pays européens, suite a priori à des soucis de brevets. Et aujourd'hui, l'offre américaine vient de perdre une autre fonction : le rendu en HDR10 (la version la plus basique) n'est plus disponible. Il est toujours possible de regarder certains contenus en Ultra HD (4K) mais le HDR, lui, est absent dans tous les cas.
Ce n'est visiblement pas une erreur : la page d'accueil du service, si vous n'êtes pas connecté, liste uniquement le rendu en 4K Ultra HD avec l'abonnement le plus cher (Premium, 16 € par mois). Il y a quelques jours, elle indiquait encore explicitement le HDR. De même, nous avons pu le vérifier sur l'app Apple TV et l'app iPad sur un iPad Pro, le rendu en HDR est bien absent, même si l'image reste en Ultra HD. La page d'aide, elle, indique d'ailleurs toujours la présence du HDR.
Sur un iPad qui est compatible HDR... le logo a disparu (et le rendu est bien en SDR).
Le problème serait lié à un souci juridique entre Disney et InterDigital en Allemagne, avec des répercussions dans d'autres pays européens, donc. Reste que pour les abonnés qui payent l'abonnement le plus onéreux, la pilule est évidemment difficile à avaler : sur de nombreux téléviseurs et de nombreux contenus, les gains amenés par le HDR (quelle que soit la variante) sont souvent plus visibles que le passage du 1080p au 2160p. Et pour le moment, Disney+ n'a pas encore communiqué ni modifié le prix de ses abonnements.