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☕️ Les effets de l’IA sur l’emploi sont exagérés par les entreprises, selon Oxford Economics

« Les entreprises ne semblent pas remplacer leurs employés par l’IA à grande échelle. » Tel est le tableau dressé par un récent rapport d’Oxford Economics, qui constate que les tendances macroéconomiques ne permettent pas de décrire une évolution structurelle de l’emploi due à une vague d’automatisation.

En réalité, suggère l’institut de recherche, « nous suspectons que certaines entreprises tentent de déguiser des licenciements en bonnes nouvelles plutôt qu’en mauvaises. » La version plus négative de l’histoire reviendrait notamment à admettre « des embauches excessives par le passé ».

Or, suggérer qu’une réduction d’effectif est due à l’adoption de l’IA est aussi une manière de « diffuser un message positif à ses investisseurs », souligne Oxford Economics.

En s’appuyant notamment sur les données de la société de recrutement Challenger, Gray & Christmas, le rapport souligne un large écart entre perception et réalité : si l’IA a été citée comme la cause de la suppression de près de 55 000 emplois aux États-Unis sur les 11 premiers mois de 2025, ce chiffre ne représente que 4,5 % du total des emplois supprimés sur la période.

« Ces licenciements attirent l’attention, mais le nombre de pertes attribuées aux conditions du marché et à la conjoncture économique étaient plus de quatre fois supérieur, avec 245 000 licenciements », relève Oxford Economics, qui insiste : le rôle de l’IA dans les réductions d’emploi reste limité.

Si l’IA pourrait devenir responsable d’une chute drastique des effectifs dans le futur, cela « reste un risque, plutôt qu’une inévitabilité », indique le rapport.

Et de souligner que dans certains cas, l’efficacité de ce type de technologie est déjà remise en question : après l’affaiblissement de la qualité de son service client, le CEO de Klarna est par exemple en partie revenu sur sa décision de licencier 700 personnes.

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☕️ Après un blocage de plus d’un an, X redevient accessible au Venezuela

Depuis le 13 janvier, le réseau social X est de nouveau accessible depuis certains opérateurs au Venezuela, constate l’Agence France-Presse (AFP).

La plateforme avait été bloquée il y a plus d’un an dans le pays, dont le président Nicolás Maduro a été capturé par les États-Unis le 3 janvier.

La présidente par intérim Delcy Rodriguez y a pris le clavier pour écrire : « Nous reprenons contact par cette voie… Restons unis, avançons vers la stabilité économique, la justice sociale et l’Etat-providence auquel nous méritons d’aspirer ! »

Le ministre de l’intérieur Diosdado Cabello, généralement considéré comme le numéro 2 du gouvernement venezuelien, a lui aussi tweeté pour remercier les « frères et sœurs du Venezuela et du monde qui ont été attentifs à la situation de notre pays » et déclarer : « Nous allons reprendre cette voie pour communiquer ; restez à l’écoute. Nous vaincrons ! »

Son message a été reçu par des milliers de commentaires et de mèmes représentant Donald Trump. Ses opposants lui ont promis d’être « le prochain » à être capturé, tandis que ses soutiens le remerciaient « d’être là et de ne jamais abandonner ».

Après des échanges violents avec Elon Musk, patron de X, et en réaction aux critiques relatives à sa réélection contestée, Nicolas Maduro avait fait interdire l’accès à X courant 2024. Gouvernants et institutions avaient alors pris en main Telegram pour l’essentiel de leur communication en ligne.

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☕️ Interrail : fuite de données personnelles avec numéro de passeport, date d’expiration…

L’entreprise néerlandaise Eurail B.V., qui gère les pass Interrail et Eurail, est en train d’informer ses clients qu’elle avait été victime d’un incident de sécurité impliquant leurs données personnelles. La société affiche également un bandeau dès la page d’accueil de son site, renvoyant vers cet article.

Si elle affirme avoir « immédiatement pris des mesures pour sécuriser nos systèmes et lancé une enquête avec le soutien de spécialistes externes en cybersécurité », l’entreprise confirme qu’une « personne non autorisée a eu accès à une partie de [sa] base de données clients ».

Ainsi, sa « première analyse indique que [les données personnelles de ses clients] ont été consultées, et peuvent inclure :

  • Informations d’identité : prénom, nom, date de naissance, sexe ;
  • Coordonnées : adresse e-mail, adresse postale, numéro de téléphone, le cas échéant;
  • Informations sur le passeport: numéro de passeport, pays d’émission et date d’expiration ».

Eurail précise par contre qu’elle ne conserve « pas de copie visuelle du passeport ».

Eurail affirme continuer son enquête et avoir informé « les autorités compétentes, conformément à la législation en vigueur » et elle renvoie vers les consignes de l’autorité néerlandaise en de pareille situation. L’entreprise ajoute que, pour le moment, « il n’existe aucune preuve que ces données aient été mal utilisées ou rendues publiques ».

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☕️ Instagram teste une fonction permettant d’influencer (un peu) son algo de recommandation

Vous en avez assez de voir votre flux Instagram envahi de publications liées à une recherche ponctuelle que vous avez eu le malheur de faire deux semaines plus tôt ? Le réseau social semble avoir entendu les récriminations de certains de ses utilisateurs. Il vient en effet d’annoncer le déploiement progressif d’une nouvelle option baptisée Your Algorithm (votre algorithme), qui permet à l’internaute d’inclure ou d’exclure les centres d’intérêt de son choix des recommandations formulées par la plateforme.

L’option n’est pour l’instant disponible qu’au travers de l’interface dédiée aux Réels, et uniquement sur les applications paramétrées en langue anglaise. Si vous faites partie du premier contingent de testeurs, vous devriez voir apparaître, lors de la consultation d’un Réel, un bouton combinant deux réglettes et deux cœurs, en haut à droite de l’interface. Celui-ci ouvre un menu dédié, par lequel vous pourrez ajouter, ou retrancher, des centres d’intérêt.

Instagram inaugure une option de personnalisation de l’algorithme, mais ne propose pas d’affichage chronologique des vidéos

Reste à voir quelle sera la portée exacte de cet outil, dans la mesure où la recommandation automatique de contenus constitue désormais l’épine dorsale du fonctionnement d’Instagram (et de ses concurrents), qu’il s’agisse de stimuler l’engagement, de doper le temps passé à consulter des contenus ou, bien sûr, d’optimiser l’efficacité des publicités.

Adam Mosseri, patron d’Instagram chez Meta, avait évoqué l’introduction de cette option de personnalisation de l’algorithme en septembre dernier. « Nous allons bientôt tester une fonctionnalité vous permettant de personnaliser votre algorithme en ajoutant et en supprimant des sujets selon vos centres d’intérêt, en commençant par les vidéos. Nous espérons que ce sera une nouvelle façon pertinente de façonner ce que vous voyez », promettait-il.

Meta a récemment été condamné par la justice néerlandaise en vertu du DSA, pour n’avoir pas proposé un flux chronologique au sein d’Instagram. Depuis fin 2024, le réseau social centré sur l’image dispose d’une fonction de réinitialisation de l’algorithme, pour permettre à l’utilisateur de repartir d’une page blanche en matière de recommandations.

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☕️ Le laboratoire de la CNIL lance un test sur les dark patterns

Sous le titre « Apparences Trompeuses », le LINC (Laboratoire d’Innovation Numérique de la CNIL) propose un petit test pour passer en revue les différents mécanismes utilisés par les dark pattterns.

Ces designs poussent les utilisateurs de sites web à faire un choix qu’ils ne feraient pas forcément s’ils étaient correctement informés par le site en question.

« Sauriez-vous reconnaitre un détournement d’attention ? Débusquer un réglage intrusif par défaut en créant un compte ? Résister à un parcours labyrinthique dans un centre de confidentialité, ou à un pilotage émotionnel en supprimant vos données ? » demande le laboratoire dans son texte de présentation du questionnaire.

Et en effet, certains concepteurs de sites web rivalisent d’idées pour vous guider vers un choix qui les arrange. En octobre encore, Meta a encore été pointée du doigt par la Commission européenne qui l’accuse d’utiliser des « dark patterns » et des designs « d’interface trompeuses » dans ses mécanismes de « notification et d’action ».

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☕️ Wine 11 disponible : WoW64 et NTSync au menu

Un an après la version 10, Wine – qui n’est pas un émulateur au sens strict, son nom est d’ailleurs l’acronyme récursif de « Wine is not an emulator » – vient de passer en version 11.

Ce logiciel permet pour rappel de lancer des applications conçues pour Windows sur d’autres systèmes, comme Linux et macOS. De la documentation est disponible ici pour découvrir l’application si besoin.

Les notes de version annoncent pas moins de 6 300 changements (contre 6 000 pour Wine 10). Il y a notamment la finalisation de WoW64 permettant d’exécuter des applications 32 bits et même 16 bits dans un environnement 64 bits et l’ajout du module NTSync pour le noyau Linux (pour améliorer les performances des émulateurs Windows NT). Ce sont les « principaux points forts », affirme l’équipe en charge du projet.

Il y a également diverses améliorations sur la partie graphique, la prise en charge de l’API Vulkan 1.4.335, le support de X11 Window Manager, la prise en charge de nouvelles manettes, etc.

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Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

Une pierre dans le jardin d'Adobe
Apple réunit ses logiciels vedettes dans un Creator Studio à 12,99€ par mois

Apple embrasse à son tour la logique de l’abonnement, avec le lancement prochain d’une offre baptisée Creator Studio. Elle réunit Final Cut Pro, Pixelmator Pro et Logic Pro ainsi que les outils de la suite iWork que sont Keynote, Pages et Numbers, pour 12,99 euros par mois ou 129 euros par an, avec une tarification encore plus agressive pour les étudiants et enseignants.

Apple cède à son tour aux sirènes de l’abonnement pour ses applications professionnelles, avec le lancement d’une offre dont le tarif se veut particulièrement compétitif. Sur iPad comme sur Mac, Apple propose en effet d’accéder à ses applications vedette en matière de montage vidéo (Final Cut Pro), de travail de l’image (Pixelmator Pro), de création sonore (Logic Pro) et de bureautique (Keynote, Pages, Numbers, Freeform) pour un forfait unique, fixé à 12,99 euros par mois ou 129 euros par an (avec un mois d’essai gratuit).

Apple y ajoute les logiciels satellites de ses outils de création (Motion, Compressor et MainStage sont compris dans l’offre sur Mac) et promet l’arrivée de « fonctionnalités intelligentes » et de « contenus premium » pour Keynote, Pages, Numbers et Freeform (dans leurs versions iOS, iPadOS ou Mac), qui restent par ailleurs accessibles gratuitement. « Un abonne­ment à Apple Creator Studio donne accès à des modèles premium, à une biblio­thèque de photos et d’illustrations libres de droits de haute qualité et à des fonction­nalités intelligentes et puissantes », précise à ce niveau l’entreprise.

Apple embrasse la logique de l’abonnement

Bien que présentée comme un bouquet dédié aux créateurs dans leur activité professionnelle, la formule Apple Creator Studio est compatible avec le Partage familial d’Apple, ce qui signifie que l’abonnement « peut être partagé avec jusqu’à cinq autres membres de la famille ».

Comme sur le matériel, la firme de Cupertino prévoit dans le même temps une politique tarifaire dédiée au monde de l’éducation, avec un rabais plus que conséquent pour les étudiants et les membres du corps enseignant éligibles. Pour eux, l’abonnement passe à 2,99 euros par mois ou 29 euros par an. À ce prix, les fonctions de partage de compte sont cependant exclues.

Quid des licences perpétuelles ? Sur ce point, Apple ménage la chèvre et le chou. L’entreprise maintient la possibilité d’acheter Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, MainStage, Motion ou Compressor, mais uniquement sur Mac. Autrement dit, sur iPad, point de salut hors de l’abonnement. Les versions existantes de ces différentes applications obtenues hors abonnement restent (heureusement) fonctionnelles.

Une offre agressive vis-à-vis d’Adobe

De nombreuses dents ont grincé quand Adobe a pris le parti, en 2013, d’imposer la logique d’abonnement avec le lancement de son offre Creative Cloud, qui inclut (entre autres) Photoshop, Premiere, Illustrator, Adobe Express et Acrobat Pro.

Hors promotion, la formule complète, qui réunit plus de vingt applications et offre des fonctions d’IA et l’hébergement de projets dans le cloud d’Adobe, est affichée début 2026 à 78,65 euros par mois. Elle se décline également sous forme d’abonnements à des applications individuelles telles que Photoshop ou Illustrator, dont les offres unitaires se révèlent supérieures, en prix, au Creator Studio annoncé par Apple.

Reste à voir si et comment Adobe, dont le cours en bourse a accusé un recul de 5 % à Wall Street lundi, choisira de répondre à Apple.

L’offre Creator Studio sera disponible à partir du 28 janvier.

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☕️ [MàJ] Linux Mint 22.3 (avec Cinnamon 6.6) disponible en version finale

Mise à jour, 14 janvier, 8h05 :

Linux Mint 22.3 Zena est désormais disponible au téléchargement en version finale, avec une logique de support long terme (LTS) puisque la distribution, basée sur le noyau Linux 6.14, s’appuie sur les éléments de base de la dernière LTS d’Ubuntu. Zena fera ainsi l’objet de mises à jour de sécurité jusqu’en 2029. Outre les multiples possibilités offertes par l’introduction de l’environnement Cinnamon 6.6, cette nouvelle version inaugure comme prévu les nouveaux outils Information Système et Administration Système, les XApp Symbolic Icons destinées à remplacer les icônes héritées d’Adwaita, la mise en pause des snapshots dans Timeshift ou la prise en charge d’IPv6 et des messages texte dans Warpinator.

Les nouveautés sont détaillées dans un article dédié, et les liens de téléchargement, qui font donc la part belle à l’édition Cinnamon, en complément des éditions Xfce ou MATE, sont centralisés sur cette page.

Linux Mint 22.3 inaugure une Cinnamon Edition

Publication initiale, 19 décembre, 8h46 :

La distribution Linux Mint, très appréciée, aura bientôt une version 22.3 intermédiaire (nommée Zena), avec à son bord quelques nouveautés importantes. La bêta est disponible depuis ce 18 décembre, mais la phase de test sera assez courte, puisque la version finale est attendue pour la toute fin d’année ou les premiers jours de 2026.

Le changement le plus significatif est l’arrivée de Cinnamon 6.6, dont nous avons parlé il y a peu. On y retrouve un nouveau menu d’applications plus personnalisable, la possibilité d’utiliser des icônes pleines ou symboliques, un meilleur support de Wayland, l’affichage des dossiers usuels ou encore une réorganisation générale, dans l’idée de rendre le menu plus efficace. Cette version 6.6 introduit de multiples autres changements, notamment dans les paramètres, avec l’apparition d’un module dédié au Thunderbolt par exemple.

Outre le nouveau Cinnamon, Zena introduit des améliorations bienvenues comme la possibilité de mettre en pause une opération de fichier dans Nemo, l’arrivée de nouveaux outils Information Système et Administration Système, un classement des notifications par applications, une option permettant de mettre en pause la création d’instantanés (snapshots) dans Timeshift, ou encore une fonction Night Light toujours active.

Rappelons que les versions de Linux Mint sont toujours basées sur les dernières révisions LTS d’Ubuntu. Zena est ainsi basée sur Ubuntu 24.04.03 et embarque un noyau Linux 6.14. L’arrivée d’Ubuntu 26.04, « Resolute Raccoon », servira de fondation à la future version 23 de Linux Mint.

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Tennis, spéléologie : nouvelles fuites de données chez les fédérations sportives

J'fais des trous, des p'tits trous encore des p'tits trous
Tennis, spéléologie : nouvelles fuites de données chez les fédérations sportives

L’hémorragie de données personnelles se poursuit au niveau des fédérations sportives françaises avec deux nouveaux incidents qui touchent respectivement les adeptes du tennis et de la spéléologie. L’auteur présumé de l’intrusion au sein des systèmes de la fédération française de tir a quant à lui été interpellé.

La Fédération française de tennis a alerté, lundi par mail, certains de ses adhérents au sujet d’un « acte de cyber-malveillance ayant affecté une plateforme utilisée par les clubs ». Reprise dans un communiqué publié sur son site, cette intrusion a conduit à l’exposition de certaines informations personnelles des licenciés.

1,2 million de licenciés à la FFT

Dans le lot figurent « notamment le nom, le prénom, les coordonnées (adresse e-mail, adresse postale, numéro de téléphone) ainsi que, le cas échéant, des informations relatives à la licence », indique la FFT.

Elle prend soin de préciser qu’aucune donnée bancaire ni aucun mot de passe n’ont été compromis, un message rassurant qui ne doit cependant pas occulter les risques d’usurpation d’identité ou les tentatives de phishing rendus possibles par la combinaison des informations personnelles divulguées.

« Dès la détection de cet incident, la FFT a immédiatement mis en œuvre les mesures nécessaires afin de sécuriser la plateforme, notamment par le blocage des accès concernés et le lancement d’investigations techniques approfondies », promet la fédération, qui prodigue dans la foulée les habituels conseils de vigilance en cas de prise de contact suspecte, que ce soit par mail, par SMS ou par téléphone…

La FFT, qui se félicitait en juillet dernier d’avoir franchi la barre des 1,2 million de licenciés, ne précise pas combien de comptes individuels ont pu être exposés. Elle s’abstient également de communiquer le nom du « portail » incriminé dans la fuite ou la raison sociale de son éditeur.

Nouvelle vague d’intrusions et de fuites

Le phénomène n’épargne pas les disciplines plus confidentielles. La Fédération française de spéléologie (environ 7 500 licenciés en 2020 d’après Wikipédia) a par exemple subi coup sur coup deux attaques. La première, signalée le 31 décembre dernier, a entraîné la coupure, pendant quelques jours, du portail utilisé pour la souscription d’assurances dédiées aux initiations. Les données exposées comprenaient identité, coordonnées, informations fédérales et métier renseigné par l’utilisateur.

Quelques jours plus tard, nouvel incident, enregistré cette fois au niveau du portail dédié à la gestion des adhésions en ligne de la fédération. « Cette attaque a entraîné un accès non autorisé à une partie de vos données personnelles associées à votre compte : nom, prénom, date de naissance, métier, nationalité, adresse e-mail, numéro de téléphone, adresse postale, numéro de licence et abonnement aux revues de la Fédération. Aucun de vos mots de passe n’est concerné », a informé par mail daté du 10 janvier le président de la FFSpéléo.

Le mois de décembre avait déjà été marqué par plusieurs attaques ou fuites de données reconnues au niveau d’autres organisations sportives de premier plan. Le 10 décembre, c’est par exemple la Fédération française de cyclisme qui alertait ses licenciés d’une « intrusion non autorisée sur son système d’information » survenue dans la nuit. Les informations d’identité et les coordonnées ont pu être exposées, mais « la base documentaire et les pièces d’identité stockées sur l’Espace FFC ne sont pas concernées », rassurait la fédération.

L’Ufolep incrimine l’un de ses prestataires

L’Ufolep (fédération multisports) a elle aussi informé d’une intrusion certains de ses licenciés aux alentours du 9 décembre. Cette fois, l’Union cible nommément le prestataire par lequel la fuite serait intervenue : « nous avons le regret de vous informer qu’un incident de sécurité a récemment affecté notre plateforme de gestion de formation et de compétition, opérée par notre prestataire Exalto », indique son message.

Le nom d’Exalto et sa plateforme e-licence s’étaient déjà invités dans l’actualité début 2025, à l’occasion d’une précédente vague d’attaques ciblant les clubs et fédérations sportifs. Next avait alors remonté la trace du prestataire dont les outils faisaient office de dénominateur commun entre toutes les organisations touchées.

La nouvelle vague d’attaques survenue entre décembre et janvier semble plus hétérogène pour ce qui est du mode opératoire. Elle montre toutefois que le secteur du sport amateur reste à la fois vulnérable et attractif aux yeux des pirates.

Fédération française de tir (FFTir) : un suspect interpellé

Hasard du calendrier, cette recrudescence d’attaques intervient alors que l’enquête relative au vol de données réalisé sur l’intranet de la Fédération française de tir, le 20 octobre dernier, a débouché ce 9 janvier sur la mise en examen d’un suspect. Interpellé trois jours plus tôt, ce jeune homme de 18 ans originaire d’Aubervilliers est accusé d’avoir participé à la fuite et à la vente d’informations personnelles associées aux licenciés de la FFTir.

Outre les habituels risques d’usurpation d’identité ou de communication frauduleuse, ces données semblent avoir été exploitées dans le cadre de vols par effraction chez certains détenteurs d’armes à feu, survenus après le vol des données concernées. En novembre dernier, le service central des armes et explosifs avait d’ailleurs reconnu (PDF) que des manœuvres frauduleuses avaient été rapportées par des adhérents. « En particulier, certains licenciés ont été appelés par des individus se présentant comme policier ou gendarme et les questionnant sur les armes éventuellement détenues ».

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☕️ Firefox 147 : WebGPU sur Apple Silicon et support de la spécification XDG Base Directory

Comme prévu, la version Firefox 147 apporte notamment le support de WebGPU aux Mac équipés de puces Apple Silicon, signalent les release notes publiées mardi par Mozilla.

Firefox 147 est aussi compatible sous Linux avec la spécification XDG Base Directory (XDG pour « Cross-Desktop Group »), mise en place par Freedesktop pour faciliter le fait de retrouver où certains fichiers doivent se trouver. Elle définit un ou plusieurs répertoires de base où les fichiers doivent être localisés.

En nouveauté un peu plus visible pour l’utilisateur lambda, une option apparait dans le navigateur pour permettre à une fenêtre de lecture en incrustation d’image de s’ouvrir automatiquement quand une vidéo est en cours de lecture dans un onglet et qu’on passe cet onglet en arrière-plan :

La nouvelle version comprend aussi une amélioration des performances pour les vidéos avec les GPU AMD et la prise en charge de Safe Browsing V5.

Comme nous l’expliquions fin 2025, une vue partagée pour afficher deux sites côte à côte est en phase de test dans Firefox mais Firefox147 ne l’intègre pas encore officiellement.

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Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

L'IA pour le travail et pour la santé, whatelse?
Cowork : Anthropic présente un agent pour effectuer certaines tâches de bureau

S’appuyant sur son Claude Code, qui rencontre un certain succès, Anthropic est en train de mettre en place Cowork, un agent pour traiter vos tâches (pas trop complexes) de bureau à votre place en travaillant en mode « bac à sable » sur des dossiers choisis par l’utilisateur.

Anthropic a présenté ce lundi 12 janvier son projet nommé Cowork, un agent IA qui doit permettre d’automatiser une bonne partie des tâches de bureau autres que le code : « Claude Code pour le reste de votre travail », affirme même l’entreprise.

Claude pour le travail

Elle explique qu’après avoir lancé Claude Code, elle s’est rendu compte que les gens l’utilisaient aussi pour autre chose que du code. Anthropic a donc lancé un projet un peu similaire à son outil phare mais en l’adaptant à des tâches de bureau de la vie de tous les jours sur un ordinateur. L’idée est de ne surtout pas faire comme Microsoft avec Recall et de limiter la tâche qu’on veut automatiser à un seul répertoire dans lequel Claude pourra lire, éditer, créer (et donc supprimer) des fichiers.

Là, il pourra par exemple réorganiser et renommer des fichiers en fonction de la date de téléchargement, « créer une nouvelle feuille de calcul avec une liste de dépenses à partir d’une pile de captures d’écran, ou rédiger une première ébauche de rapport à partir de vos notes éparpillées », explique Anthropic.

De fait, Cowork est créé sur le SDK de l’agent Claude et utilise donc le même modèle que Claude Code. La seule chose qui les différencie, c’est l’approche moins « développeur » de Cowork pour mettre en place les routines avec une interface de configuration plus « user-friendly ». Dans un tutoriel, Anthropic présente encore Cowork comme un outil qui a « la puissance de Claude Code sans le terminal ».

Pour l’instant, Cowork est proposé aux abonnés Max (de 100 à 200 $/mois) qui utilisent Claude Desktop sur macOS. Une liste d’attente existe pour les autres.

Claude pour la santé

Dimanche, Anthropic a aussi essayé de se rattraper concernant le secteur de la santé qui a été sous les phares du CES cette année avec l’annonce de l’assouplissement de la surveillance des dispositifs de santé portables ou s’appuyant sur l’IA par la FDA. OpenAI en avait profité pour lancer son ChatGPT Santé.

Une semaine après, Anthropic pousse donc son projet Claude for Healthcare, un ensemble d’outils et de ressources qui permettent aux prestataires de soins de santé et aux patients d’utiliser Claude à des fins médicales « grâce à des produits conformes à la norme HIPAA », explique l’entreprise.

Comme ChatGPT Santé, Claude Healthcare va permettre à ses utilisateurs de synchroniser leurs données corporelles captées par leurs iPhone, smartwatchs et autres gadgets de fitness et de sport pour donner des conseils santé. Mais le service d’Anthropic pourra aussi s’appuyer sur les données de la Classification internationale des maladies, PubMed et, aux États-Unis, sur celles de Medicare et Medicaid et sur le National Provider Identifier.

Ainsi, l’entreprise promet d’accélérer l’examen des demandes d’autorisation préalable des dossiers des patients, promettant avec beaucoup de solutionisme technologique qu’ils « obtiendront plus rapidement des soins vitaux ».

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Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

Le criquet a mangé un bout de pomme
Apple va utiliser les modèles Gemini de Google pour tous ses produits IA, dont Siri

Apple et Google viennent d’officialiser une collaboration « pluriannuelle » : toutes les IA génératives de l’entreprise à la Pomme s’appuieront sur les modèles Gemini de Google, ce qui inclut la nouvelle version de Siri qui doit arriver cette année. Cette annonce bouscule le secteur et Elon Musk dénonce « une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google ».

Apple a annoncé ce lundi 12 janvier son choix d’utiliser les modèles de Google pour alimenter ses futures fonctionnalités d’intelligence artificielle, dont son fameux assistant virtuel Siri qui doit sortir sous une nouvelle version cette année.

Apple abandonne la course après être parti bien tard

« Après une évaluation minutieuse, Apple a déterminé que la technologie IA de Google constituait la base la plus performante pour ses modèles de fondation et se réjouit des nouvelles expériences innovantes qu’elle offrira aux utilisateurs Apple », affirme un communiqué signé conjointement par les deux entreprises.

Ainsi, la société de Tim Cook abandonne la course aux modèles dans laquelle elle était en retard. Elle avait sorti ses premières fonctionnalités boostées à l’IA générative en juin 2024 mais, un an après, l’enthousiasme n’était toujours pas au rendez-vous chez les utilisateurs.

Et Apple devait même repousser la sortie de la nouvelle version de Siri, son produit phare en matière d’IA. Rappelons que les modèles de langage n’étaient pas la tasse de thé de l’équipe dirigeante d’Apple. L’entreprise avait plus tard recruté Amar Subramanya (ex Google et Microsoft) sur le tard en décembre dernier pour relancer son IA.

Mais en aout 2025, Bloomberg se faisait déjà l’écho de tests chez Apple pour utiliser Gemini et ainsi rebooster Siri. Et en novembre, Bloomberg toujours parlait d’un accord d’un milliard de dollars par an entre les deux entreprises pour ce projet. Les deux entreprises viennent de passer à la vitesse supérieure en officialisant le projet et en élargissant même la collaboration à toutes les fonctionnalités d’Apple utilisant l’IA générative.

Gemini utilisé par les équipes d’Apple, pas une intégration des app Google directement dans iOS

Pour rassurer les utilisateurs d’Apple, ce ne sont pas les outils IA Gemini de Google qui sont intégrés à iOS et macOS directement a priori. Apple garde la main sur la gestion des iPhone. Dans leur communiqué, les deux entreprises expliquent que « la prochaine génération de modèles fondation sera basée sur les modèles Gemini et la technologie cloud de Google ». Ainsi, on peut imaginer que l’entreprise à la Pomme pourra affiner les modèles de Google à sa sauce et les intégrer à ses produits de la façon dont elle le veut.

Jusque-là, si Apple utilisait ses propres modèles, elle avait aussi noué un partenariat en 2024 avec OpenAI pour « intégrer ChatGPT dans les expériences Apple » et notamment dans Siri. Cette annonce est un changement important dans le paysage industriel de l’IA générative et donne un poids encore plus important à Google dont la dernière version de Gemini avait reboosté l’image chez les aficionados d’IA générative.

Alphabet (la maison mère de Google) vient de dépasser les 4 000 milliards de dollars de valorisation en bourse, après une année 2025 plus que prolifique. Son action a en effet bondi de plus de 60 % en un an.

Un bon choix pour les deux entreprises qui pousse Google en position dominante

« [L’annonce de lundi] est ce que Wall Street attendait, car l’invisibilité de la stratégie d’IA d’Apple était l’éléphant dans la pièce », explique Dan Ives, l’analyste de la banque d’affaires Wedbush Securities cité par Le Monde, « Même si le délai est plus long que prévu au départ, il était nécessaire pour Apple de proposer un assistant IA au sein de son propre écosystème d’appareils  ». « C’est une validation majeure de la haute qualité de ses modèles d’IA », ajoute-t-il.

Mais l’ombre de la position dominante de Google sur le numérique pourrait aussi s’étendre sur l’IA générative avec cet accord. L’entreprise vient d’ailleurs de transformer ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub.

Rappelons qu’elle a aussi été reconnue coupable d’abus de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne l’année dernière sans pour autant avoir à abandonner Chrome alors que l’hypothèse planait pendant un moment.

Apple a, pour rappel, un accord avec Google pour utiliser son moteur de recherche. C’est d’ailleurs sur ce terrain qu’a attaqué Elon Musk en réponse au message posté par Google sur son réseau : « Cela semble être une concentration de pouvoir déraisonnable pour Google, étant donné qu’ils possèdent également Android et Chrome ».

OpenAI ne semble pas avoir réagi publiquement à cette annonce pour le moment (et n’a pas souhaité répondre à nos confrères étasuniens), pas plus que Sam Altman ou Fidji Simo (respectivement numéro un et deux de l’entreprise). Sentant le vent tourner, le patron de l’entreprise avait enclenché un « code rouge » pour faire de la qualité de ChatGPT une priorité.

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☕️ Meta indique avoir sécurisé 6,6 gigawatts d’énergie nucléaire

Meta indique avoir passé des accords avec trois spécialistes de l’énergie nucléaire, Vistra, TerraPower (fondée par Bill Gates) et Oklo, pour s’assurer l’accès à plusieurs centrales nucléaires et développer la recherche dans de « nouvelles technologies nucléaires ».

Après avoir annoncé plusieurs autres projets dans le nucléaire depuis le début de la course à l’intelligence artificielle, l’entreprise se félicite de devenir « le plus gros acheteur d’énergie nucléaire de l’histoire américaine ». 



Dans un communiqué, Meta promet que ces accords permettront la création de « 6,6 GW d’énergie propre neuve ou existante d’ici 2035 », et que cela créera « des milliers d’emplois de construction et des centaines d’emplois opérationnels de long terme ».

Pour ses entreprises partenaires, l’accord prévoit notamment que TerraPower livre deux nouveaux réacteurs « Natrium », capables de produire jusqu’à 690 MW d’électricité, d’ici 2032. Il permet aussi à Meta de compter sur l’énergie produite par six autres unités Natrium, conjointement capables de produire jusqu’à 2,1 GW, et livrables pour 2035.

Du côté d’Oklo, Meta finance la création d’un « campus dédié aux technologies nucléaires de pointe », qui doit être mis en service d’ici 2030 pour produire jusqu’à 1,2 GW d’énergie. Chez Vistra, enfin, Meta s’assure un approvisionnement à hauteur de 2,1 GW d’énergie depuis plusieurs centrales préexistantes, auxquels il faudra ajouter 433 MW à partir de 2030.

Ces différents partenariats doivent notamment alimenter en énergie le supercalculateur Prometheus, que Meta a installé à New Albany, dans l’Ohio.

Comme son nom mythologique le laisse deviner, Prometheus est un de ces projets colossaux d’infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle et annoncés depuis quelques années aux États-Unis, aux côtés d’Hyperion (Meta), Colossus (xAI) ou encore Stargate (OpenAI). C’est notamment pour soutenir leur expansion que le gouvernement des États-Unis soutient l’expansion du secteur de son « beau charbon propre », comme le qualifie Donald Trump (au mépris de la réalité scientifique), mais aussi celui du nucléaire.

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☕️ BXIA : Bordeaux se prépare à accueillir un datacenter IA à plusieurs milliards d’euros

Un consortium d’acteurs privés travaille à la création d’un datacenter IA de grande envergure qui prendrait place à proximité immédiate de la ville centre, sur le parking de l’actuel Parc des expositions. Le projet serait dimensionné pour un raccordement électrique de l’ordre de 380 MW, et viserait l’équivalent de 250 MW de puissance de calcul utile.

C’est Pierre Hurmic, maire écologiste de Bordeaux, qui a vendu la mèche le 7 janvier dernier, lors de la présentation de ses vœux au monde économique, par l’entremise du Medef Gironde. « On parle de milliards d’euros », a souligné l’édile, cité par Placéco. À ce stade, l’identité des porteurs de projet est encore confidentielle.

De premières précisions émergent le 10 janvier, dans les colonnes de Rue89 Bordeaux : le média révèle que le projet est porté par NFU (Nouvelles Fonctions Urbaines), un promoteur immobilier basé à Bordeaux, et cofondé en 2022 par Vincent Feltesse, ancien président de Bordeaux Métropole, avec le soutien financier d’Osae Partners, un fonds lui aussi spécialisé dans l’immobilier.

NFU a notamment piloté le volet immobilier de BX1, le datacenter bordelais (plus exactement situé à Bruges, dans la métropole) d’Equinix, où aboutit le câble transatlantique Amitié, mis en service en 2023.

NFU était par ailleurs engagé avec Equinix autour d’un deuxième datacenter girondin, BX2. Ce dernier avait vocation à prendre place à proximité du Parc des expositions de Bordeaux, et sa construction devait intervenir en parallèle de celle d’un centre nautique porté par la commune de Bruges, qui aurait servi de débouché à la chaleur fatale émise par les équipements informatiques. Le projet de centre nautique a cependant été abandonné pour des raisons budgétaires par la ville de Bruges…

Le Parc des expositions de Bordeaux s’étend le long du lac – Beam33000, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

… et BX2 semble avoir été sorti du viseur, au profit d’une infrastructure de calcul nettement plus ambitieuse, baptisée BXIA. Mardi matin, les porteurs de projet sont sortis officiellement du bois, en révélant à Sud Ouest les grandes lignes de leur montage : trois milliards d’euros d’investissements sur dix ans, un an de travaux préparatoires en coulisse, et un modèle de type colocation, qui permettrait donc d’accueillir tous les acteurs intéressés par cette puissance de calcul d’une envergure sans précédent sur la façade Atlantique.

À Sud Ouest, le duo NFU Osaé déclare disposer de « deux ans de fonds propres » pour acheter le foncier nécessaire à Bordeaux Métropole et lancer les premières phases de construction, avec un objectif de mise en service de la première tranche à horizon 2028. Quid de la suite ? Les porteurs affirment qu’ils croient en « un supercalculateur souverain » mais devront trouver des fonds extérieurs.

À l’échelle locale, la ville de Bordeaux, où Pierre Hurmic vient d’annoncer qu’il était candidat à sa réélection, aurait déjà donné son accord, et les élus de Bordeaux Métropole sont censés étudier le 30 janvier prochain la cession du foncier. D’après Placéco, la demande de raccordement à RTE aurait déjà été faite.

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Google transforme ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub

IA déjà trop de pubs
Google transforme ses IA en vendeurs multicartes avec un protocole ouvert et de la pub

Le géant de la pub en ligne va lancer son tunnel d’achat géré par des agents IA, ainsi qu’un protocole ouvert de commerce agentique permettant à tout un chacun de l’intégrer ou de créer son tunnel.

Google est encore la première agence de publicité en ligne. Et, alors que s’ouvre la course à l’utilisation marchande de l’IA générative, l’entreprise de Sundar Pichai veut le rester et profiter de la vibe qui entoure son modèle Gemini actuellement.

Amazon s’est récemment fait pincer à laisser son IA revendre des produits sans le consentement de leurs vendeurs, OpenAI cherche à intégrer des publicités dans ChatGPT et Microsoft intègre des fonctions de paiement et d’achat directement dans Copilot.

Google, lui, met en place un protocole ouvert (Universal Commerce Protocol, UCP) pour l’intégration de publicités personnalisées dans l’e-commerce piloté par les agents IA, qu’il a bien évidemment déjà intégré dans ses propres produits.

Un « langage commun » …

« En établissant un langage commun et des fonctions primaires, l’UCP permet des parcours commerciaux fluides entre les interfaces consommateurs, les entreprises et les prestataires de paiement », vante Google dans le billet qui lui est consacré.

Il précise aux développeurs que « UCP est un standard open source en constante évolution, conçu pour être piloté par la communauté », aux plateformes d’IA qu’elles peuvent facilement intégrer le shopping à leurs agents avec UCP, et aux prestataires de paiement que le protocole est ouvert et pensé pour être interopérable. Et pour les consommateurs, « il élimine les frictions entre la découverte du produit et la décision d’achat », selon Google.

Bref, l’UCP met en place une façon standard de communiquer entre agents IA, plateformes marchandes et prestataires de paiement tout en étant compatible avec les protocoles existants comme Agent2Agent (A2A), Agent Payments Protocol (AP2) et Model Context Protocol (MCP).

… déjà maitrisé par Google

Évidemment, Google ne propose pas ce fonctionnement sans l’avoir déjà intégré dans ses propres outils, se donnant une longueur d’avance. Ainsi l’entreprise explique qu’elle va bientôt proposer « une nouvelle fonctionnalité de paiement sur les fiches produits Google éligibles en mode IA dans la recherche et l’application Gemini, permettant aux acheteurs de passer commande auprès de détaillants américains éligibles dès qu’ils effectuent une recherche sur Google ».

Et de mettre en place son propre tunnel d’achat en s’appuyant sur Google Pay et les informations de paiement et de livraison enregistrées dans Google Wallet, avec un peu plus tard la possibilité de payer via PayPal. Elle annonce être déjà en train de penser à des services connexes comme la découverte de produits similaires ou la mise en place de systèmes de fidélité d’achat et des expériences de shopping personnalisées.

Google en profite aussi pour créer « Business Agent », qui pourrait rapidement remplacer les chatbots des sites de vente puisque l’entreprise présente cette fonctionnalité comme « un nouveau moyen pour les acheteurs de discuter avec les marques, directement dans le moteur de recherche ». Les vendeurs n’auraient plus qu’à choisir la couleur de leur marque, des messages de bienvenue différents et des prompts de début de conversation pour lancer leur robot vendeur.

Le leader de la publicité numérique n’oublie pas de proposer de nouvelles façons de faire de la pub dans ses IA avec la possibilité de proposer des « offres directes » aux acheteurs, comme par exemple des promos spéciales.

Une méthode pas si nouvelle pour une entreprise déjà épinglée pour abus de position dominante

La méthode d’introduction du standard UCP n’est pas sans rappeler la manière de faire de l’entreprise à d’autres moments, comme par exemple avec l’AMP : proposer un protocole ouvert pour que chaque acteur du marché fournisse ses propres données au format qui arrange le géant du numérique.

Google a regroupé d’autres acteurs du commerce en ligne pour soutenir ce protocole. Ainsi, on peut retrouver Shopify, Etsy, Wayfair ou Zalando côté commerce en ligne pur, MasterCard, Stripe ou Paypal pour les prestataires de paiement, et Walmart ou Carrefour pour les grandes marques de la distribution.

Rappelons que Google a écopé rien qu’au dernier trimestre 2025 d’une amende de 2,95 milliards d’euros par la Commission européenne pour avoir enfreint les règles de la concurrence dans le domaine de la publicité et d’une autre amende de 572 millions d’euros par l’Allemagne. Elle a aussi été reconnue coupable d’abuser de sa position dominante dans le domaine de la recherche en ligne par la justice états-unienne, même si celle-ci ne l’a finalement pas obligée à se séparer de Chrome, ni d’Android.

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IA à France Travail : une relative efficacité, mais un encadrement des données à améliorer

France Automatise
IA à France Travail : une relative efficacité, mais un encadrement des données à améliorer

Dans un récent rapport, la Cour des comptes salue les gains financiers obtenus par France Travail grâce à divers déploiements d’IA, mais lui intime de mieux analyser les impacts potentiels de ses outils.

L’intelligence artificielle chez France Travail ? Utile, mais peut mieux faire, estime la Cour des Comptes. Après avoir détaillé les effets du recours à l’IA au ministère de l’Économie et des Finances, l’institution se penche dans un récent rapport sur le déploiement de divers cas d’usages d’intelligence artificielle au sein de l’un des plus gros opérateurs publics.

Et conclut sur des « gains d’efficience pour les conseillers, ainsi qu’une réduction des coûts grâce à une meilleure performance des solutions numériques ou l’abandon de solutions technologiques devenues inutiles ». L’institution relève néanmoins des « lacunes importantes », en particulier du côté de la protection des données – un constat que viennent renforcer les multiples fuites de données relevées ces derniers mois.

120 millions d’euros d’économies pour 108 millions investis

Au long des 124 pages, les Sages se penchent sur les 27 cas d’usage déployés et utilisés à grande échelle en date d’avril 2025. Et de constater que si de premiers tests isolés ont été lancés dès le milieu de la décennie 2010, c’est à partir de 2019 que le déploiement de ces technologies a réellement pris son essor, par l’intermédiaire de deux programmes, Intelligence emploi, qui a couru de 2019 à 2022, puis de son successeur Data IA, engagé depuis 2024. Dans les deux cas, l’objectif était de mettre au point des outils permettant d’ « améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux entreprises, d’une part », et de « générer des gains d’efficience (…) d’autre part ».

Objectif rempli pour une partie seulement des expérimentations. Certains, comme les outils d’analyses automatique de CV ou d’identification d’offres illégales, fonctionnent bien, une dizaine d’autres ont été abandonnés – sachant que l’essentiel des tests menés visaient à équiper les conseillers. Les résultats de Match FT, un outil d’appairage entre un employeur et un potentiel employé, et Chat FT, un chatbot, sont plus spécifiquement salués dans le rapport.

Au global, la Cour des Comptes relève des gains d’efficience « légèrement supérieurs aux coûts de développement », et ce notamment grâce à des « gains d’équivalent temps plein » qui, depuis 2017, ont permis d’équilibrer les coûts. Au total, l’institution calcule que France Travail a gagné 120 millions d’euros en cumulé grâce aux différents projets déployés sur la période 2017 - 2025, « sous des hypothèses favorables ». Pour comparaison, l’entité a investi 108 millions d’euros.

En interne, des effets ambivalents

La Cour des Comptes relève par ailleurs que « les effets de l’IA générative sur la transformation des métiers sont ambivalents », avec une partie des métiers qui peut être automatisée, et une autre « augmentée, c’est-à-dire accélérée, rendue plus rapide ou précise » par le recours à des outils d’IA.

Les effets du déploiement de ces technologies sur les conditions de travail des agents n’ont, en revanche, pas encore été évalués, mais la Cour rappelle les résultats de travaux de l’OCDE, selon lesquels l’IA peut se substituer aux agents sur certaines tâches, leur faire gagner du temps, ou créer de nouvelles tâches (à commencer par celle de produire le bon prompt, la bonne requête pour se saisir des outils d’IA générative).

Quoique « relatif », un dialogue social a été implémenté dès 2019 et se renforce depuis 2023 et l’arrivée de l’IA générative. Si le CSE central a pu refuser d’être représenté dans le comité opérationnel du pilotage de l’IA proposé en 2021, il a exprimé récemment un besoin croissant d’information et de suivi du déploiement des divers outils d’IA.

Inquiétudes sur les traitements de données

Du côté des données utilisées, au premier chef les données personnelles de candidats et les données relatives aux entreprises partenaires, la Cour des Comptes estime que le cadre normatif de France Travail reste insuffisant. Elle regrette notamment la « quasi-absence d’analyse d’impact sur la protection des données », quand bien même celles-ci découlent du règlement général sur la protection des données (RGPD) et permettent de limiter les risques de biais discriminatoires ou la production de contenu erroné par les machines.

« En l’état, il n’est pas possible d’assurer que les systèmes d’intelligence artificielle de France Travail offrent des garanties suffisantes en matière de protection des données à caractère personnel ni que les spécificités des outils utilisant notamment l’IA générative en termes de sécurité et de minimisation sont prises en compte », pointe le rapport, qui regrette le « retard important » pris par France Travail dans son application des obligations du RGPD.

Non contente d’appeler l’institution à se mettre en règle en initiant un examen de conformité approfondi, la Cour intime aussi à France Travail d’améliorer l’encadrement éthique de ses outils d’IA et de veiller à la transparence des analyses réalisées sur ces objets techniques. Elle s’inquiète aussi d’un manque de préparation de l’institution à l’entrée en vigueur du règlement européen sur l’IA.

De son côté, France Travail indique respecter les premières obligations de l’AI Act et être prête à se conformer aux étapes suivantes. L’entité a opéré une restructuration interne courant 2025. Elle a donné naissance à une nouvelle direction générale de la Gouvernance, Responsabilité et Sécurité, qui intègre une direction de la protection des données personnelles et de la conformité des SI en charge, précisément, de la conformité aux textes européens.

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☕️ Défense : Harmattan AI lève 200 millions de dollars, Dassault Aviation au capital

Fondée en avril 2024 et spécialisée dans le développement de systèmes de défense autonomes, la startup française Harmattan AI annonce lundi avoir bouclé une levée de fonds de 200 millions dollars, sur la base d’une valorisation fixée à 1,4 milliards de dollars.

L’entreprise peut donc désormais s’enorgueillir du statut de licorne (nom donné aux startups dont la capitalisation dépasse le milliard de dollars), mais aussi d’un soutien industriel de premier plan.

Cette deuxième levée de fonds (série B) est en effet emmenée par Dassault Aviation (avions d’affaires Falcon et chasseurs Rafale), qui se positionne à la fois comme investisseur et comme partenaire, avec la perspective de débouchés commerciaux au sein de la « prochaine génération de systèmes de combat aérien » conçus par l’avionneur.

Dassault Aviation mène ce tour de table auquel participent aussi les fonds Motier Ventures ou Sisyphus

Dassault n’évoque pas le programme européen SCAF (système de combat aérien du futur), objet de discordes entre les différents états membres impliqués, mais mentionne explicitement le Rafale F5, prochain standard de son avion de combat attendu à horizon 2035, et le système de drone de combat UCAS qui doit l’accompagner. « Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie globale visant à intégrer une IA souveraine, contrôlée et supervisée aux systèmes de combat de Dassault Aviation », affirme le groupe.

Harmattan AI, qui revendique déjà « plusieurs milliers de systèmes livrés chaque mois », devrait mettre à profit les fonds réunis pour muscler ses effectifs, comme en témoigne la longue liste de postes ouverts. Les recrutements s’opèrent entre Paris (son siège social), Wissous (à côté d’Orly, où l’entreprise assemble ses appareils) mais aussi Londres et Lausanne, où la startup cofondée par Mouad M’ghari et Martin de Gourcuff (ancien de Parrot, puis de Withings) dispose de bureaux.

Bien que très jeune, Harmattan AI dispose déjà de solides références. Le 30 juin dernier, elle a remporté l’appel d’offres européen lancé par la DGA française portant sur l’acquisition de 1 000 drones destinés à l’armée de terre. En septembre 2025, elle a annoncé un contrat similaire avec le ministère de la Défense britannique, portant cette fois sur 3 000 appareils.

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L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

Reste le morse en éclipse solaire, mais c’est lent…
L’Iran se coupe d’Internet et brouille les communications Starlink

L’Iran s’est encore fermé du monde extérieur en coupant Internet, aussi bien sur les réseaux fixes et mobiles (comme cela a déjà été fait), mais aussi en brouillant les communications Starlink à grande échelle.

Nous en parlions jeudi : l’Iran s’est brutalement coupé d’Internet. Ce n’est pas la première fois que les autorités mettent en place ce genre de black-out, la précédente n’a que quelques mois, en juin 2025. Comme à l’époque, Elon Musk en profite pour mettre en avant Starlink et propose des connexions aux utilisateurs en Iran, mais le système de connexion par satellite subit des brouillages.

4 jours que l’Iran est coupé d’Internet

Sur X, l’ONG Netblocks faisait les comptes ce matin : « Alors que l’Iran se réveille pour commencer une nouvelle journée, les mesures indiquent que la coupure nationale d’internet a dépassé les 84 heures ». Même constat chez Cloudflare dont le Radar ne détecte aucune reprise.

Elle ajoute que « des années de recherche sur la censure numérique mettent en évidence ces solutions de contournement ». Elle en liste quatre : les radios ondes courtes/amateurs, les antennes-relais placées aux frontières, les communications direct to cell avec les satellites et enfin les terminaux Starlink.

Cette fois, la censure semble encore plus forte : « L’Iran semble avoir renforcé sa capacité à maîtriser ces techniques de restriction de l’accès à internet », explique Valère Ndior (spécialiste du numérique) à RFI. Selon nos confrères, « même le Réseau national d’information (NIN) est hors service […] Le régime accepte donc de paralyser ses propres infrastructures, pour couper tous les canaux de communication ».

L’Internet par satellite d’Elon Musk est aussi coupé, plus ou moins suivant les zones. Il est pour rappel interdit depuis longtemps d’utiliser ou ne serait-ce que de posséder un système Starlink en Iran. La sanction du régime peut être « une exécution et prétendre que [la personne] travaille pour Israël ou les États-Unis », rappelait à Associated Press Azam Jangravi, expert en cybersécurité à Toronto qui s’oppose au gouvernement iranien.

Starlink a joué un « rôle clé » par le passé pour diffuser des images et des informations au-delà des frontières iraniennes (dans un sens, comme dans l’autre), expliquait également à Associated Press le militant pour la liberté d’Internet Mehdi Yahyanejad. Cette fois encore c’est le cas : « Elon Musk, l’improbable allié des journalistes pour collecter les images des violences en Iran », titre RTL qui se fait l’écho de témoignages locaux.

Starlink : l’Iran « va au-delà du brouillage GPS »

Déjà en juin dernier, l’Iran perturbait les signaux GPS, certainement dans le but de limiter l’efficacité des drones qui ont besoin du GPS pour se positionner. Mais c’est aussi le cas des récepteurs Starlink qui ont besoin d’un signal GPS pour se connecter à un des satellites de la constellation en orbite basse.

De nouveau, selon Associated Press qui se base sur des déclarations d’Amir Rashidi (expert sur l’Iran pour l’ONG Miaan de défense des droits humains et des droits numériques), les connexions via Starlink feraient face à une perte de 30 % des paquets. « Dans certaines régions d’Iran, Rashidi a indiqué qu’on avait constaté une perte de paquets de 80 % », ajoutent nos confrères. Selon IranWire (toujours sur des déclarations d’Amir Rashidi), le passage de 30 à 80 % dans certaines zones s’est fait dans la même journée.

Selon des estimations récentes, on pourrait compter entre 20 000 et 50 000 utilisateurs de Starlink en Iran, contre une centaine de terminaux actifs fin 2022 (selon Elon Musk à l’époque). Début 2025, un institut annonçait 30 000 Iraniens connectés via Starlink. L’ordre de grandeur reste à peu près le même.

« Je crois que le gouvernement iranien fait quelque chose qui va au-delà du brouillage GPS, comme en Ukraine où la Russie a tenté de brouiller Starlink », ajoute Amir Rashidi. Selon lui, l’Iran pourrait utiliser un brouilleur mobile. Une solution serait de surcharger la zone d’ondes dans les mêmes fréquences que celles utilisées par Starlink pour brouiller les signaux, que ce soit en émission ou en réception.

La Russie ou la Chine en embuscade ?

Selon IranWire et les déclarations de l’expert sur l’Iran, ce type d’interférence « n’avait jamais été observé en 20 ans de recherche […] la technologie impliquée est très sophistiquée et de qualité militaire, et a probablement été fournie au gouvernement par la Russie ou la Chine, si elle n’a pas été développée au niveau national ».

En avril dernier, un rapport du think tank Secure World Foundation expliquait comment la Russie et la Chine intensifiaient leurs recherches « pour contrer la domination des constellations de satellites commerciaux, en particulier Starlink de SpaceX », indiquait Spacenews.com.

Deux systèmes russes étaient notamment mis en avant : Tobol et Kalinka. Selon le rapport, Kalinka pourrait « même détecter les terminaux connectés à Starshield, la version militaire de Starlink censée offrir une sécurité renforcée ».

Donald Trump en appelle à Elon Musk pour rétablir Internet en Iran

Donald Trump a récemment déclaré aux journalistes qu’il comptait s’entretenir avec Elon Musk « au sujet du rétablissement de l’internet en Iran », sans plus de précision. « Il est très doué pour ce genre de choses, il a une très bonne entreprise », ajoutait le président américain.

Après une idylle, le divorce s’est déroulé en juin dernier, sur la place publique. Depuis, les deux tentent de petits rapprochements en se caressant dans le sens du poil à tour de rôle.

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Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

Deep internet
Six câbles sous-marins endommagés dans la mer Baltique ces derniers jours

La mer Baltique a de nouveau été le théâtre de plusieurs alertes aux sabotages de câbles sous-marins fin 2025-début 2026. Les câbles concernés relient la Lituanie et la Lettonie, mais aussi l’Estonie à la Finlande, à la Suède et à son île Hiiumaa.

La police criminelle centrale de Finlande a annoncé mercredi 7 janvier avoir saisi le navire Fitburg qu’elle suspecte d’avoir endommagé un câble de télécommunications sous-marin dans la mer Baltique. Ce premier câble endommagé relie l’Estonie à la Finlande. La police finlandaise avait pris le contrôle du bateau le 31 décembre alors qu’il était sur sa route de Saint-Pétersbourg à Haïfa. L’enquête est ouverte pour « dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et interférence aggravée avec les télécommunications ».

« Les polices finlandaise et estonienne ont terminé leur travail à bord du navire, et la saisie peut donc être levée. Hier, dimanche 11 janvier, le tribunal de district d’Helsinki a placé en détention provisoire un membre d’équipage du navire Fitburg dans l’attente d’un nouveau procès. Certains membres d’équipage du navire restent soumis à une interdiction de voyager », a déclaré Risto Lohi, le responsable de l’enquête ce lundi 12 janvier dans un communiqué annonçant la levée de l’ordre de saisie du navire.

Au nord de la mer Baltique

Selon Euronews, le câble aurait été endommagé dans la zone économique exclusive de l’Estonie. Un deuxième câble reliant l’Estonie à la Finlande, exploité par la société suédoise Arelion, aurait été aussi sectionné le 31 décembre.

Mais la police lettone a aussi saisi et inspecté dimanche 4 janvier un autre navire dans le port de Liepāja, explique le Financial Times. Cette fois, les autorités suspectent le bateau d’avoir endommagé le 2 janvier le câble BCS East, un câble de 65 km qui relie Sventoji en Lituanie à Liepaja en Lettonie. Mais leurs investigations ne leur ont apporté aucun lien avec l’incident. L’Estonie a signalé des incidents sur deux autres câbles la reliant à la Suède et à son île de Hiiumaa.

Des suspicions sur la Russie mais aucune preuve formelle et peu d’intérêt stratégique

Ces divers incidents sur des câbles dans la mer Baltique relancent les suspicions de sabotage évoquées l’année dernière, alors que le même genre de problèmes avait été constaté dans la région.

Mais pour Andres Vosman, ancien directeur adjoint des services de renseignement extérieur estoniens, les raisons pour lesquelles ces câbles sont abîmés sont sans doute à trouver ailleurs. « Je suis convaincu que la plupart des incidents récents dans la mer Baltique sont en grande partie le résultat d’une conjonction de facteurs : un trafic maritime beaucoup plus intense vers la Russie, des navires en mauvais état avec un équipage peu compétent, davantage d’infrastructures sous-marines que par le passé et une attention accrue du public », expliquait-il au journal estonien Eesti Express (voir la traduction en anglais publiée par l’auteur de l’interview). Pour lui, « chaque incident de ce type suscite de nouveaux appels à des mesures restrictives concernant les flottes fantômes et autres, les missions de l’OTAN, les sanctions. D’un point de vue stratégique, Moscou n’a pas besoin de ce désordre ».

La saisine du Fitburg par les autorités finlandaises émet néanmoins un message de dissuasion envers Moscou. Car l’année 2025 a attiré l’attention sur d’autres signaux faibles : de multiples pays européens ont été survolés et plusieurs aéroports comme ceux d’Oslo, Bruxelles ou Munich ont préféré fermer suite à ce genre de signalements.

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☕️ Cloudflare crie à la censure et menace de quitter l’Italie après une amende salée

Le régulateur italien des télécommunications AGCOM vient d’infliger une amende de 14,2 millions d’euros à Cloudflare à payer dans les 30 jours, une somme représentant 1 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise.

L’AGCOM reproche au géant états-unien de ne pas avoir mis en œuvre le blocage par son résolveur DNS 1.1.1.1 de sites pirates qu’elle lui avait demandé en février 2025 en s’appuyant sur la loi anti-piratage italienne votée en 2023.

Celle-ci permet d’imposer le blocage de noms de domaine et d’adresses IP liés au piratage dans un délai de 30 minutes, comme l’explique TorrentFreak. « Il avait été demandé à la société, en tant que fournisseur de services numérique impliqué dans l’accès à des contenus diffusés illégalement, de désactiver la résolution DNS des noms de domaine et le routage du trafic réseau vers les adresses IP signalées par les titulaires des droits via la plateforme Piracy Shield, ou, en tout état de cause, de prendre les mesures technologiques et organisationnelles nécessaires pour rendre les contenus diffusés illégalement inaccessibles aux utilisateurs finaux », explique l’AGCOM dans son communiqué de presse.

Comme l’explique le média Heise, Cloudflare s’est défendu en affirmant que la demande était « disproportionnée et déraisonnable », car cette demande l’obligeait à mettre un filtre sur les 200 milliards de requêtes que reçoit son DNS 1.1.1.1 par jour, ce qui entrainerait une latence importante de son service et son efficacité. L’entreprise a aussi pointé le risque de « surblocage », avec un ciblage trop large.

L’entreprise pourra mettre de nouveau en avant ces arguments devant la Cour d’appel administrative régionale du Lazio auprès de laquelle elle a déjà annoncé qu’elle ferait appel.

Le CEO de Cloudflare, Matthew Prince, a vertement réagi vendredi sur X dans un long message en estimant que cette amende était infligée à son entreprise pour « ne pas s’être conformée à [un] programme de censure d’Internet ».

Il y explique aussi que Cloudflare réfléchit à « 1) mettre fin aux services de cybersécurité pro bono d’une valeur de plusieurs millions de dollars qu’ [elle fournit] aux prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina ; 2) mettre fin aux services de cybersécurité gratuits de Cloudflare pour tous les utilisateurs basés en Italie ; 3) retirer tous les serveurs des villes italiennes ; et 4) mettre fin à tous les projets de création d’un bureau Cloudflare en Italie ou d’investissements dans le pays ».

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☕️ Mail de récupération mot de passe : Instagram récuse tout piratage

Si vous disposez d’un compte Instagram, peut-être avez-vous reçu, ces derniers jours, un mail non sollicité de récupération de votre mot de passe. Malwarebytes, éditeur de l’antivirus éponyme, a affirmé dans sa newsletter que le phénomène découlait d’une intrusion dans les systèmes d’Instagram.

« Cette semaine, Malwarebytes a découvert que des pirates informatiques avaient dérobé les informations sensibles de 17,5 millions de comptes Instagram. Ces données, comprenant noms d’utilisateur, adresses postales, numéros de téléphone, adresses électroniques et autres, peuvent être exploitées par des cybercriminels pour usurper l’identité de marques de confiance, tromper les utilisateurs et voler leurs mots de passe », affirmait l’éditeur.

L’hypothèse de cette intrusion a largement circulé sur les réseaux sociaux entre samedi et dimanche, bien aidée, dans la sphère francophone, par le relais de Clément Domingo (alias SaxX sur les réseaux sociaux), récemment épinglé pour ses révélations discutables d’un point de vue éthique.

Instagram a fini par réagir dimanche, non pas sur les canaux de Meta, mais par l’intermédiaire d’un message posté sur X. Via son compte officiel, le réseau social indique :

« Nous avons corrigé un problème qui permettait à un tiers de demander l’envoi d’e-mails de réinitialisation de mot de passe pour certains utilisateurs. Nos systèmes n’ont subi aucune intrusion et vos comptes Instagram sont sécurisés. Vous pouvez ignorer ces e-mails. Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. »

Instagram a communiqué dimanche sur X

Le message constitue une dénégation catégorique, mais il ne donne aucune explication concrète sur la nature du « problème » en question.

D’où viennent dans ce cas les 17,5 millions de comptes compromis évoqués par Malwarebytes ? D’après Troy Hunt de Have I Been Pwned, le déclencheur serait le « repost » d’une publication de 2024 annonçant la mise en vente d’un jeu de 17 millions d’enregistrements issus des bases de données d’Instagram. Dans le lot, environ 6 millions de lignes seraient associées à une adresse email. Un volume qui correspond à celui de la fuite surnommée Doxagram, survenue en 2017.

Troy Hunt n’établit aucun lien formel, mais renvoie vers la déclaration d’Instagram en remarquant que «  les données extraites ne semblent pas être liées aux demandes de réinitialisation de mot de passe effectuées sur la plateforme, malgré la concordance temporelle. Rien ne prouve que des mots de passe ou d’autres données sensibles aient été compromis. »

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☕️ Mageia 10 : les ISO de la version alpha sont disponibles, en 32 et 64 bits

L’annonce a été faite ce matin : « Nous sommes ravis d’annoncer que le Conseil d’Administration de Mageia a officiellement validé la publication de la première image ISO Alpha pour Mageia 10 ». Attention, nous sommes encore loin d’une version stable, il s’agit ici de commencer « des tests à grande échelle par la communauté » pour collecter des retours.

Les images ISO de cette mouture sont disponibles pour des « installations traditionnelles sur les systèmes 32 bits (i686) et 64 bits », ce qui est de plus en plus rare en mode 32 bits (le CPU doit supporter le jeu d’instructions SSE2 pour Mageia 10). Ubuntu par exemple a arrêté il y a plusieurs années.

Mageia 10 est livrée avec le noyau Linux 6.6, X.Org 21.1.13 et XWayland 24.1.0. Il y a également des « images Live Desktop présentant des bureaux populaires tels que Plasma, GNOME et Xfce ». Les notes de version détaillées se trouvent par ici. Pour signaler des bugs, c’est par là que ça se passe.

La suite du calendrier a été annoncée en décembre : « une première version bêta prévue pour la première moitié de janvier 2026, suivie d’une deuxième version bêta un mois plus tard. La version release candidate est prévue deux semaines après la deuxième version bêta, tandis que la version finale est attendue en avril 2026 ». Cette date d’avril 2026 est confirmée dans le billet de blog du jour.

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Arnaques en ligne : le Cambodge livre à la Chine un baron de l’esclavagisme 2.0

Un Prince déchu
Arnaques en ligne : le Cambodge livre à la Chine un baron de l’esclavagisme 2.0

Le Cambodge a extradé en Chine un milliardaire accusé d’avoir supervisé des centres de travail forcé dédiés aux cyberarnaques à la romance et aux cryptoactifs de type « pig-butchering » (« arnaque à l’abattage du cochon » en français). En octobre dernier, les autorités états-uniennes et britanniques avaient déjà saisi ses propriétés en Grande-Bretagne (un immeuble de la City, un manoir et 17 appartements à Londres), ainsi que l’équivalent de 15 milliards de dollars en bitcoins.

Les autorités cambodgiennes ont annoncé mercredi soir l’arrestation et l’extradition vers la Chine de trois ressortissants d’origine chinoise, dont Chen Zhi, rapporte l’AFP. Fondateur et président du Prince Holding Group, un conglomérat international, il était accusé d’avoir orchestré « l’une des plus grandes opérations de fraude à l’investissement de l’histoire », d’après Joseph Nocella Jr., procureur fédéral du district de New York.

L’extradition a été confirmée par le ministère chinois de la Sécurité publique, qui a salué un « succès très important de la coopération Chine-Cambodge », et diffusé une vidéo du magnat menotté à sa descente d’avion. Il a aussi annoncé que des mandats d’arrêt contre le premier cercle de ses complices seraient bientôt émis.

Capture d’écran d’une vidéo de l’extradition en Chine de Chen Zhi

L’une des plus grandes organisations criminelles transnationales d’Asie

Le ministère états-unien de la Justice avait déjà annoncé, en octobre 2025, « la plus grande action en confiscation jamais engagée », correspondant à « 127 271 bitcoins » d’une valeur d’environ 15 milliards de dollars, ainsi qu’un immeuble de bureaux dans la City, un manoir et 17 appartements à Londres, comme nous l’avions relaté dans un précédent long format à son sujet.

Cette fortune aurait été accumulée via des extorsions menées sur des centaines de « victimes de traite d’êtres humains et d’esclavage moderne » détenues « contre leur gré », et pour certaines torturées, dans des complexes abritant de vastes dortoirs entourés de hauts murs et de barbelés, qualifiés de « camps de travaux forcés ».

Le Cambodge a aussi annoncé la liquidation de la banque Prince fondée par Chen Zhi, qui gérerait environ un milliard de dollars d’actifs, mais que les États-Unis accusent de servir de paravent à l’« une des plus grandes organisations criminelles transnationales d’Asie ».

L’un des plus généreux donateurs du Parti du peuple cambodgien

Né en Chine mais citoyen britannique, Chen Zhi avait obtenu la nationalité cambodgienne en 2014, et avait gravi les échelons jusqu’à devenir conseiller de l’ancien Premier ministre cambodgien Hun Sen et de son fils et successeur au poste de Premier ministre Hun Manet. Il était aussi l’un des plus généreux donateurs du Parti du peuple cambodgien (PPC) au pouvoir, rapporte le Courrier International. Chen Zhi et de hauts responsables auraient ainsi usé de leur influence politique et corrompu des fonctionnaires dans plusieurs pays pour protéger leurs activités illégales, relève l’AFP.

Le portrait de Chen Zhi sur le site web du Prince Holding Group

Dans une longue enquête publiée en 2024, Radio Free Asia soulignait que « depuis sa création il y a huit ans, le groupe Prince s’est imposé comme l’une des marques les plus omniprésentes du Cambodge » et que « son nom est présent dans presque tous les secteurs du marché cambodgien : centres commerciaux, supermarchés, banques, casinos, appartements, cinémas, immeubles de bureaux, jets privés, bateaux de plaisance, production cinématographique, hôtels, sociétés de capital-risque, services de VTC, restaurants, etc. »

Signe de sa chute, sa nationalité cambodgienne lui avait été retirée en décembre dernier, suite à des pressions répétées des USA et de la Chine, qui voient d’un mauvais œil ces centres frauduleux, qui rapportent des dizaines de milliards de dollars par an au Cambodge, au Myanmar et au Laos, pays désignés par l’Institut américain pour la paix comme épicentres de la traite des êtres humains et du crime organisé, souligne The Diplomat.

Une « goutte d’eau » dans la lutte contre la cybercriminalité au Cambodge

Interrogé par l’AFP, Jacob Sims, expert en criminalité transnationale, ne voit cela dit dans cette arrestation et extradition qu’« une goutte d’eau » dans la lutte contre la cybercriminalité au Cambodge, « à moins que le même type de pressions » ne soit appliqué pour « d’autres barons de l’arnaque » et « les oligarques cambodgiens corrompus ».

En octobre dernier, Jacob Sims avait déjà qualifié Chen Zhi d’« acteur profondément ancré dans l’État cambodgien », précisant que « son influence s’étend à tous les niveaux du gouvernement, et le Prince Group est depuis longtemps l’un des principaux soutiens financiers du parti au pouvoir ».

Le phénomène des centres d’arnaque au Cambodge est tellement prégnant qu’ils ont même droit à un article dédié sur Wikipedia. Amnesty International en a identifié au moins 53, qui emploieraient entre 100 000 et 150 000 personnes, générant entre 12 et 19 milliards de dollars par an, soit plus de la moitié du PIB du pays d’après l’United States Institute of Peace.

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