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Microsoft envisagerait d’arrêter le forcing de Copilot et Recall dans Windows 11

Total Recall
Microsoft envisagerait d’arrêter le forcing de Copilot et Recall dans Windows 11

D’après Windows Central, Microsoft aurait enfin accepté de tenir compte des nombreuses réactions négatives visant à démultiplier des agents IA Copilot dans son « système d’exploitation agentique » Windows 11.

En déclarant, en novembre dernier, que « Windows évolue vers un système d’exploitation agentique, connectant appareils, cloud et IA pour une productivité accrue et un travail sécurisé où que vous soyez », Pavan Davuluri, responsable de la division Windows chez Microsoft, ne s’attendait apparemment pas à recevoir l’accueil glacial que nous avions déjà chroniqué.

L’entreprise avait, dans la foulée, cherché à se justifier en expliquant comment on pourrait lancer et manipuler des agents depuis la barre des tâches, demander des résumés depuis un survol de la souris dans l’Explorateur, trouver plus efficacement ce que l’on cherche avec la nouvelle recherche sémantique, ou encore profiter de nombreux connecteurs pour presque tous les scénarios. Un Windows 365 for Agents était même prévu pour que des agents puissent créer des sessions distantes complètes pour réaliser leurs tâches… sans vraiment convaincre.

« Vous avez gagné : Microsoft revient sur la surcharge d’IA de Windows 11 »

« Au cours de l’année dernière, Microsoft a saisi toutes les occasions pour détériorer Windows 11 en plaçant des boutons Copilot partout où cela était possible dans les applications intégrées telles que l’Explorateur de fichiers et le Bloc-notes, même si leur implémentation était médiocre ou inutile », résume Zac Bowden de Windows Central dans un article intitulé « Vous avez gagné : Microsoft revient sur la surcharge d’IA de Windows 11, en réduisant Copilot et en repensant Recall dans le cadre d’un changement majeur ».

Notre confrère a cela dit appris que cette vague de réactions négatives ait été en partie entendue : « selon des personnes proches des projets de Microsoft, la société est en train de réévaluer sa stratégie en matière d’IA sur Windows 11 et prévoit des changements visant à rationaliser, voire à supprimer certaines fonctionnalités d’IA qui ne sont pas pertinentes ».

Microsoft aurait ainsi suspendu, « du moins pour l’instant », le développement de boutons Copilot supplémentaires pour les applications intégrées, et aurait l’intention d’adopter une « approche plus prudente et réfléchie » quant à l’emplacement de ces boutons Copilot et à leur intégration à l’avenir, avance Windows Central.

Recall, « dans sa forme actuelle, a échoué »

Windows Recall serait lui aussi « en cours d’examen ». Des sources ont indiqué à notre confrère que Microsoft estime que Recall, « dans sa forme actuelle, a échoué », et que la société explorerait des moyens de faire évoluer le concept plutôt que de l’abandonner complètement, « en supprimant peut-être le nom Recall dans le processus, bien que cela ne soit pas confirmé ».

« La bonne nouvelle, c’est qu’il est clair que Microsoft a pris en compte les commentaires concernant son approche trop autoritaire en matière de boutons Copilot dans les applications Windows », conclut Windows Central :

« L’entreprise prend du recul pour réajuster la meilleure façon d’implémenter ces intégrations d’IA dans le système d’exploitation, dans l’espoir d’offrir une expérience d’IA plus significative et utile sur la plateforme, plutôt que d’ajouter de manière aléatoire l’icône Copilot à toutes les interfaces utilisateur possibles. »

Soutenir les utilisateurs finaux, ou les agents IA effectuant des travaux ?

Une évolution qui tranche avec le discours tenu par le CEO de Microsoft, Satya Nadella qui, en novembre, avait déclaré :  « Notre activité, qui aujourd’hui est une activité d’outils pour les utilisateurs finaux, deviendra essentiellement une activité d’infrastructure pour soutenir les agents effectuant des travaux ».

Début janvier, il avançait que le débat sur le « slop » (bouillie) n’aurait plus lieu d’être et comparait l’IA à « un échafaudage pour l’esprit humain ». Il reconnaissait cela dit que  « nous sommes encore dans les premiers kilomètres d’un marathon. Beaucoup de choses restent imprévisibles ». 

Et ce, d’autant plus que, fin décembre, l’entreprise décidait de forcer de plus en plus l’intégration de Copilot à sa suite bureautique Microsoft 365, tout en augmentant les prix, afin de rentabiliser les milliards investis dans OpenAI en particulier et l’IA en général.

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Le vibe coding met en danger l’open-source selon des économistes

Aux sources de la vibe
Le vibe coding met en danger l’open-source selon des économistes

En générant du code à partir de multiples sources des logiciels libres, le vibe coding détourne en même temps nombre d’utilisateurs des personnes qui ont créé ces logiciels. Les financements, les rapports de bugs et les discussions s’amenuisent en parallèle à la destruction des communautés d’utilisateurs, constatent des chercheurs en économie.

« Dans le modèle commercial traditionnel [de l’open source], où les revenus des développeurs dépendent entièrement de l’engagement direct des utilisateurs, l’écosystème open source ne peut survivre à l’adoption généralisée de l’IA », affirment quatre chercheurs en économie.

Dans une étude mise en ligne sur la plateforme de preprint arxiv et non relue par leurs pairs, Miklós Koren, Gábor Békés, Julian Hinz et Aaron Lohmann, constatent que l’arrivée du vibe coding sur le marché du logiciel a eu des conséquences importantes sur les logiciels libres.

Les deux premiers sont chercheurs en économie à l’Université de Centre Europe (située à Budapest, cofondée et financée par George Soros). Julian Hinz est pour sa part à l’université allemande de Bielefeld et comme Aaron Lohmann, il travaille aussi pour le think tank allemand Kiel Institute.

En suivant le déclin de Stack Overflow ?

Les plateformes de discussions autour du code sur lesquelles les IA génératives ont aussi été entrainées, ont été touchées avant, à l’image de Stack Overflow. Si les volte-face de Stack Overflow à propos de l’IA ont sans doute eu des effets, en 2024, des chercheurs montraient les liens entre l’arrivée massive des LLM dans les outils de développement et la baisse de partage de connaissance sur la plateforme.

Pour illustrer un effet similaire sur les projets open-source, ces quatre chercheurs citent un message récent d’Adam Wathan, responsable de l’entreprise Tailwind Labs qui édite le projet Tailwindcss. Ce dernier explique que son entreprise a licencié 75 % de son équipe en raison de « l’impact brutal » de l’IA.

« Le trafic vers notre documentation a baissé d’environ 40 % depuis début 2023, malgré la popularité croissante de Tailwind », explique-t-il suite à une pull request qui demandait l’ajout d’une fonctionnalité permettant l’optimisation de l’utilisation de cette documentation par les modèles de langage. « Cette documentation est le seul moyen pour les gens de découvrir nos produits commerciaux, et sans clients, nous ne pouvons pas nous permettre de maintenir le framework ».

La monétisation sur la découverte du projet menacée

Les économistes expliquent dans leur étude que tous les projets open-source qui veulent monétiser leur logiciel ne s’appuient pas sur la même stratégie : « Une grande partie des activités monétisées liées aux logiciels libres concerne les services aux entreprises : le segment des grandes entreprises représentait plus de 69,0 % du marché des services open source en 2022 ».

Mais ils ajoutent qu’ « en revanche, une grande partie de l’utilisation des logiciels libres concerne la production en petites équipes et individuelle, où l’adoption peut être élevée, mais où la monétisation repose sur la découverte par le biais des canaux communautaires plutôt que sur des achats formels ». Et ce sont notamment ces projets, comme Tailwind, qui selon eux se trouvent menacés par le vibe coding.

Un détournement des utilisateurs par l’IA

Dans cet article, les économistes modélisent mathématiquement cet écosystème de l’open source reliant l’adoption des logiciels par les utilisateurs aux gains des développeurs. Puis ils ajoutent à leur modélisation l’arrivée du vibe coding. Ils regardent ensuite comment le marché évolue au sein de cette modélisation, et si les développeurs ne monétisent leur travail que via l’engagement direct et non via des alternatives s’appuyant sur l’IA (par exemple en faisant payer l’accès à des API), des dons ou autres.

De cette modélisation, les quatre chercheurs concluent qu’ avec le vibe coding, « les utilisateurs peuvent adopter plus facilement les paquets, et les développeurs peuvent s’appuyer plus efficacement sur le code existant » et la productivité augmente.

Mais « le canal de détournement de la demande fait passer les utilisateurs d’une interaction directe (lecture de la documentation, dépôt de rapports de bogues, collaboration avec les responsables de la maintenance) à une utilisation médiatisée par l’IA ». Dans les modèles commerciaux open source traditionnels basés sur la visibilité et l’engagement, ce détournement érode la base de revenus qui soutient la contribution.

Un changement de modèle économique plutôt qu’un ralentissement de l’adoption de l’IA ?

Dans leurs remarques, ces quatre chercheurs se positionnent contre un ralentissement de l’adoption de l’IA, car « les avantages sont trop importants et la technologie trop utile », mais ils plaident plutôt pour une adaptation des modèles économiques des petites entreprises d’open-source qui ne s’appuient actuellement que sur les interactions directes. Transferts directs, modes de monétisation alternatifs mais aussi et surtout « la redistribution au niveau des plateformes » sous forme de « Spotify de l’open source », seraient, selon eux, des solutions viables.

Encore faut-il, pour cette dernière solution évoquée, que la communauté de l’open-source accepte de lier directement une grande partie de ses revenues à un ou des acteurs centraux qui dirigeraient ces plateformes.

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☕️ L’interopérabilité entre matériels Google Meet et Microsoft Teams se met en place

L’idée faisait partie des engagements formulés en mai dernier par Microsoft pour éviter des sanctions européennes. Elle a depuis fait son chemin, au moins pour les clients entreprises : il sera en effet bientôt possible, sous conditions, de faire communiquer directement les solutions matérielles de visioconférence Google Meet avec leurs équivalents dédiés à Microsoft Teams.

C’est Google qui a annoncé le premier la mise en œuvre de cette interopérabilité native, réservée pour l’instant aux clients professionnels souscripteurs de l’offre Workspace. À ce stade, la passerelle n’est fonctionnelle qu’entre un appareil Google Meet fonctionnant sous Chrome OS et une Salle Teams, opérée depuis un matériel certifié Teams. L’administrateur du compte Workspace garde la possibilité de la désactiver.

Jusqu’ici, l’établissement d’une connexion entre une salle visio Teams et son équivalent Meet supposait le recours à un composant externe tel que Pexip Connect.

La connexion entre Meet et Teams est réservée aux appareils certifiés. Ici, un aperçu de la gamme Google Meet – capture d’écran Next

Dans la majorité des cas, la connexion entre une salle Meet et un outil tiers (Webex, Zoom, Teams via Pexip et maintenant Teams en natif) n’autorise que les fonctions visio de base : la présentation, la prise en charge du double écran, ou le chat interne à la visio ne sont par exemple pas pris en charge, comme le souligne la documentation de Google.

Reste à voir maintenant si et comment cette interopérabilité pourrait être étendue aux solutions exclusivement Web ou logicielles des deux rivaux.

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☕️ Mozilla promet que son kill switch dédié aux fonctions IA arrivera avec Firefox 148

Firefox 148, dont la sortie est prévue le 24 février, permettra-t-il d’éteindre la polémique ? Mozilla a annoncé lundi que la prochaine version mensuelle de son navigateur intègrerait un réglage permettant de désactiver, en une seule fois, l’ensemble des fonctionnalités du logiciel, actuelles ou futures, faisant appel à des outils d’IA générative.

« Vous pouvez également consulter et gérer des fonctionnalités d’IA individuelles si vous choisissez de les utiliser. Cela vous permet d’utiliser Firefox sans IA pendant que nous continuons à créer des fonctionnalités d’IA pour ceux qui le souhaitent », décrit Mozilla, qui ménage les susceptibilités mais ne change donc pas son fusil d’épaule.

La fonction permettra de bloquer les « améliorations IA » – crédit Mozilla

Anthony Enzor-DeMeo, CEO de Mozilla, a pour mémoire identifié l’IA comme l’un des axes stratégiques de travail autour de Firefox lors de sa prise de fonction, en décembre 2025. « Nous agirons avec urgence. L’IA change les logiciels. Les navigateurs deviennent le point de contrôle de la vie numérique. La réglementation modifie les défauts. Ces changements jouent en faveur des forces de Mozilla », déclarait-il à cette occasion.

Si les acteurs comme OpenAI et Perplexity incarnent une concurrence nouvelle pour Mozilla, via leurs projets de navigateurs Web, cette inflexion stratégique a fait polémique dans la communauté Firefox, ce qui a conduit la Fondation à rapidement promettre que le logiciel ne perdrait pas son âme… et surtout qu’il y aurait bien un « kill switch » pour désactiver les fonctions IA en un clic.

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☕️ L’Espagne s’apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a indiqué ce 3 février que son gouvernement interdirait l’accès réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. Les plateformes devront « déployer des systèmes de vérification d’âge efficace pas de simples onglets à cocher, mais de vraies barrières qui fonctionnent » a-t-il déclaré à l’occasion du Sommet mondial des gouvernements, à Dubaï.

Une telle interdiction prendrait la forme d’un amendement à la loi actuellement au Parlement espagnol. Si le texte cherche pour le moment à restreindre l’accès de tous les mineurs aux réseaux sociaux, explique Politico, la nouvelle version interdirait clairement aux moins de 16 ans de s’y inscrire. L’interdiction devrait être approuvée en Conseil des Ministres dès la semaine prochaine.

Avec la France, le Danemark, la Grèce et l’Italie, l’Espagne fait d’ailleurs partie des cinq pays qui testent le dispositif européen de vérification de l’âge. L’annonce de son Premier ministre rejoint d’ailleurs les projets français (porté par Emmanuel Macron) et danois de limitation de l’accès aux moins de 15 ans. Le Parti Social Démocrate portugais (centre-droit) a par ailleurs déposé le 2 février une proposition de loi selon laquelle les mineurs de 16 ans devraient obtenir le consentement parental pour pouvoir accéder à des réseaux sociaux.

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☕️ Premier lancement Ariane 64, « la fusée la plus puissante d’Europe », la semaine prochaine

Ariane 6 existe en deux versions : 62 et 64. La différence ? Deux boosters pour la première, quatre pour la seconde, qui a donc bien plus de puissance au décollage pour emporter des charges plus lourdes. Le premier lancement d’Ariane 64 est programmé pour la semaine prochaine, le 12 février entre 17h45 et 18h13.

« Ariane 6 peut emporter environ 21,6 tonnes en orbite basse, soit plus du double des 10,3 tonnes qu’elle pouvait mettre en orbite avec seulement deux propulseurs », détaille l’Agence spatiale européenne (ESA).

« Le vol VA267 verra Ariane 6 emporter 32 satellites pour la constellation Leo d’Amazon en orbite basse ». Ce sera le sixième vol d’Ariane 6, mais surtout le « premier avec quatre propulseurs », explique l’ESA. La mission est prévue pour durer un peu moins de 2 h entre le décollage et la séparation des derniers satellites.

Les satellites sont disposés dans le haut de la fusée, qui est équipée d’une longue coiffe de 20 m de haut et 5.4 m de diamètre. Les satellites LEO sont assemblés sur « quatre girafes debout les unes sur les épaules des autres ».

« Comme il s’agit du premier vol avec une longue coiffe, ce lancement est le plus haut jamais réalisé par Ariane 6. Une fois assemblée sur la rampe de lancement du port spatial européen en Guyane française, elle atteindra 62 mètres de haut, soit à peu près la hauteur d’un immeuble de 20 étages ».

Ariane 6 enchaine pour le moment les succès, malgré quelques couacs lors des missions secondaires du vol inaugural.

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IA : Deux plateformes mises en demeure de supprimer le clonage de voix de doubleurs français

« Tu es un sorcier Harry. » «Je... je suis un quoi ? »
IA : Deux plateformes mises en demeure de supprimer le clonage de voix de doubleurs français

Deux plateformes américaines ont été mises en demeure par huit comédiens français de supprimer sous huit jours les clonages par intelligence artificielle de leurs voix.

Huit comédiennes et comédiens de doublage français ont mis en demeure deux sociétés américaines, VoiceDub et Fish Audio, de retirer de leurs plateformes tous les « modèles de clonage exploitant [leur] voix » sous huit jours, et réclament 20 000 euros de dommages et intérêts.

Dans un courrier du 30 janvier, les membres de cette action collective inédite indiquent vouloir mettre fin à ces « actes parasitaires », rapporte l’Agence France-Presse (AFP). Parmi eux, Françoise Cadol, qui double notamment les actrices Angelina Jolie et Sandra Bullock, ou encore Richard Darbois, voix française de Richard Gere, Patrick Swayze, ainsi que du personnage de la franchise Toy’s Story, Buzz l’Éclair.

« Alerter les pouvoirs publics »

En septembre 2025, Françoise Cadol a déjà obtenu le retrait du clonage de sa voix des versions remasterisées de Tomb Raider IV, V et VI publiées par Aspire Media. La comédienne a vu sa carrière de doublage au cinéma prendre une nouvelle ampleur après avoir prêté sa voix à Lara Croft, le personnage de la franchise de jeu vidéo.

Auprès de l’AFP, la comédienne regrette cette fois-ci que l’usage des voix de doubleurs et doubleuses se fasse « sans notre autorisation (…) on est néantisé, piraté. C’est notre métier, on vit de notre voix. » De même que les opportunités de travailler s’amoindrissent dans le domaine de la traduction, à mesure que des éditeurs se tournent vers l’intelligence artificielle, comédiennes et comédiens voient les possibilités de doubler des acteurs internationaux s’amenuiser.

Avec cette mise en demeure collective, Françoise Cadol et ses collègues espèrent alerter « les pouvoirs publics pour faire émerger une solution pratique qui permette de [se] défendre ».

Problématique transverse dans l’audiovisuel

Plusieurs professionnels du domaine ont créé l’initiative Touche Pas à ma VF, qui promeut un « doublage créé par des humains pour des humains » et pousse le public à se mobiliser pour les aider à protéger leur métier. D’abord mobilisés en ligne, ils ont aussi manifesté ces derniers mois pour tenter d’obtenir une réponse de la ministre de la Culture, Rachida Dati. Lancée en 2024, leur pétition comptabilise désormais plus de 247 000 signatures.

Hors de l’hexagone, les problèmes d’utilisation de l’image et de la voix des professionnels de l’audiovisuel créent aussi des remous depuis l’explosion des outils d’IA générative. Officiellement présentée lors du festival du film de Zurich à l’automne 2025, l’ « actrice » créée par IA Tilly Norwood avait fait scandale, alors que sa créatrice la présentait comme à même de remplacer Natalie Portman ou Scarlett Johansson.

Cette dernière, par ailleurs interprète de l’intelligence artificielle représentée dans le film Her de Spike Jonze, a dû recourir à son avocat pour obliger OpenAI à cesser d’utiliser une version de sa voix générée par IA.

Plus récemment, l’acteur Matthew McConaughey a fait breveter des extraits vidéos de son image et des enregistrements de sa voix auprès de l’Institut américain de la propriété intellectuelle pour tenter de les protéger de tout usage non consenti de ces éléments par des sociétés développant des systèmes d’intelligence artificielle.

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Sauvegarder ses données : les stratégies à appliquer, les types de stockage à utiliser

Peur sur les données
Sauvegarder ses données : les stratégies à appliquer, les types de stockage à utiliser

Sauvegarder ses données ne se résume pas à les copier sur une clé USB, loin de là. Pour le faire efficacement, il faut respecter certains principes, notamment une copie des fichiers hors site, sans oublier de vérifier ses sauvegardes régulièrement. Voici un tour d’horizon des bonnes pratiques.

Dans un monde où le numérique occupe une place toujours plus importante, sauvegarder efficacement ses données est primordial. Entre les photos et vidéos de famille, les documents de travail, les fiches de paye, les comptes rendus médicaux et que sais-je encore, ce ne sont pas les données qui manquent.

Pour les stocker, certains utilisent des services dédiés pour chaque type de données, en faisant confiance à des sociétés externes. Prenons l’exemple d’Apple Photos sur les iPhone ou de Google Photos sur Android, OneDrive chez Microsoft, Dropbox, etc. D’autres préfèrent gérer eux-mêmes leurs données, notamment pour des questions de souveraineté.

Next vous propose un dossier sur le vaste sujet de la sauvegarde des données. Nous commençons par rappeler les bonnes pratiques. Puis, Jean nous expliquera comment chiffrer ses données avant de les envoyer sur des serveurs tiers en dehors de chez vous (indispensable pour des sauvegardes dans les règles de l’art). Nous reviendrons ensuite sur le fonctionnement d’une architecture largement utilisée pour l’archivage des données : S3. Ce n’est pas totalement désintéressé puisque les abonnés de Next ont eu droit à un cadeau pour Noël : 1 To de stockage. Après la bêta, l’offre va s’ouvrir à tous dans la journée.

Les règles pour bien sauvegarder ses données

Lorsqu’il s’agit de sauvegarder ses données, il y a quelques règles à respecter pour le faire dans de bonnes conditions. Reprenons les principales recommandations de la stratégie de sauvegarde 3-2-1 : « 3 » copies d’un même fichier, sur « 2 » supports différents (la définition même de ne pas mettre ses œufs dans le même panier) et enfin « 1 » sauvegarde « hors-site ».

Certains parlent aussi de 3-2-1-1-0, avec une deuxième « 1 » pour une « copie isolée du réseau ou air gapped » et « 0 donnée inexploitable après vos tests ». Cela vient d’un rapport de Veeam de 2022, comme le rappelle OVHcloud.

Un des ajouts concerne les procédures de tests (trop souvent laissées de côté) afin de vérifier que la récupération marche bien. Sauvegarder ses données, c’est bien, mais si les sauvegardes ne sont pas utilisables pour une raison ou une autre, c’est dommage. Si vous copiez vos données sur le S3 de Next, pensez donc à essayer de les récupérer de temps en temps et vérifiez que tout est bon (vous avez la clé pour les déchiffrer, elles sont lisibles et correspondent à ce que vous vouliez sauvegarder).

Vous avez un NAS à la maison, cela vous permet d’avoir deux supports, mais pas de sauvegarde hors site. En cas d’incendie ou de vol, par exemple, vous perdez tout. La sauvegarde hors site peut se faire avec un NAS que vous installez chez une personne de confiance (pas dans le même immeuble de préférence), ou via un service en ligne (qui se charge à son tour de dupliquer vos données pour les sauvegarder).

Il est aussi bon de rappeler qu’une synchronisation n’est pas une sauvegarde, pour une raison simple : si vous supprimez un fichier localement, il sera automatiquement supprimé à cause de la synchronisation. Cela ne protège pas non plus des rançongiciels qui chiffrent vos données. C’est aussi pour se protéger de ce genre d’attaque que des sauvegardes immuables ou déconnectées des réseaux sont intéressantes.

C’est la théorie. Maintenant, comment mettre en place des sauvegardes dans la pratique.

Stockage externe sur l’ordinateur, en USB

Pour une des copies de vos données, vous pouvez utiliser un stockage externe, comme un disque dur ou un SSD, ou bien encore une clé USB. Quel que soit le support, sachez que la durée de vie n’est pas illimitée. Pire, selon une entreprise spécialisée dans la récupération de données (via Tom’s Hardware), la qualité des clés USB diminuerait. Elles sont aussi fragiles (notamment le port USB), ce n’est donc pas forcément la solution idéale. Attention aussi aux fausses promesses de capacités farfelues pour quelques euros.

Pour de grosses capacités, utilisez plutôt un disque dur ou un SSD. Vous n’êtes pas obligé d’en acheter un tout fait, vous pouvez facilement en assembler un vous-même avec le HDD/SSD d’un côté et le boîtier USB de l’autre.

Cela revient généralement moins cher et vous permet de la liberté sur le format, les débits, la capacité… Par rapport aux HDD, les SSD ont l’avantage de ne pas avoir de partie mécanique et donc de mieux résister aux chocs. Ils sont également plus petits et avec des débits plus importants.

On vous conseille de ne pas laisser le périphérique USB branché en permanence à l’ordinateur, cela évite de perdre les données en cas de problème ou de compromission à un virus de votre machine. Cela nécessite donc une petite gymnastique pour brancher et débrancher le périphérique de stockage, mais aussi penser à faire régulièrement des sauvegardes.

Que ce soit un disque dur, un SSD ou une clé USB, ce genre de périphérique de stockage ne peut garantir une sauvegarde à lui tout seul. C’est une des trois copies dont nous parlions précédemment, il en faut d’autres !

Stockage sur le réseau local avec un NAS

Un NAS permet d’automatiser ces étapes et de sauvegarder des données de plusieurs ordinateurs à la fois sur une seule machine. Il est aussi possible de gérer des droits d’accès par utilisateurs et les NAS prennent nativement en charge plusieurs versions d’un même fichier pour « remonter le temps » si besoin.

Les deux principaux fabricants présents en France pour le grand public – Synology et QNAP – proposent des applications dédiées à la sauvegarde, parfois avec des fonctionnalités de sauvegarde « immuables » ou WORM (Write One Read Many, écrire une fois lire plusieurs fois en français). Cela permet de vous protéger des rançongiciels. Si l’ensemble de vos données sont chiffrées, les sauvegardes seront toujours accessibles en théorie.

Dans le cadre d’une stratégie 3-2-1 avec une sauvegarde qui doit être hors site, vous pouvez aussi utiliser deux NAS : un chez vous, un autre chez une personne de confiance. Il est même possible de procéder à un échange de bons procédés : chacun utilise son NAS pour ses propres usages, mais votre NAS sert aussi de sauvegarde pour le NAS de votre connaissance, et vice-versa (cela nécessite d’avoir suffisamment de place sur le stockage). Pensez évidemment à chiffrer vos données avant de les envoyer chez votre partenaire de sauvegarde.

Si vous n’avez pas la place ni l’envie d’installer un NAS chez vous, il est aussi possible d’en louer un (iKoula et Infomaniak proposent des Synology à partir d’une dizaine d’euros par mois par exemple). Vous pouvez également louer des serveurs virtuels (VPS) ou dédiés et y installer l’interface d’administration QuTScloud de QNAP moyennant des frais, à partir de 50 dollars par an.

Stockage en ligne (chiffrez vos données !)

Une autre solution est de passer par une solution de stockage en ligne. Vous pouvez souscrire à des services en ligne à partir de quelques euros par mois pour quelques dizaines/centaines de Go. Le palier qu’on retrouve le plus souvent est 2 To pour une dizaine d’euros par mois. C’est le cas de Google, Dropbox et iCloud pour ne citer que ces trois-là.

Il s’agit là de données accessibles tout le temps, avec des clients pour les ordinateurs fixes, les portables et les smartphones, sans oublier une interface web. Le service en ligne se charge de dupliquer les données pour assurer une très haute disponibilité.

Pour ceux qui ont de gros besoins ou qui veulent payer moins cher une sauvegarde de leurs données, il existe du stockage froid ou cloud archive. Le tarif est ras des pâquerettes, mais la disponibilité peut prendre plusieurs heures suivant les cas. Si vous avez perdu toutes vos autres sauvegardes, attendre avant de récupérer vos données ne sera généralement pas un souci, d’autant plus si c’est la seule copie disponible.

Pour du stockage « froid » chez OVHcloud par exemple, le Go est à 0,002 euro par mois ou encore 2 euros par To par mois. Amazon est à 2,2 euros pour 1 To en S3 Glacier Deep Archive, Scaleway est un peu plus cher, avec 3,1 euros pour 1 To. C’est dans tous les cas moins cher que les solutions précédentes et la facturation au Go permet de ne payer que pour ce que vous utilisez. Attention, avec ce genre de sauvegarde, vous pouvez aussi devoir payer des frais lors de la récupération des données, pensez à vérifier les tarifs. Nous en reparlerons dans la suite de notre dossier.

Next vous propose, pour rappel, gratuitement 1 To avec votre compte, avec 100 Go de plus par année d’ancienneté, certains ont donc plus de 3 To avec leur abonnement. Il ne s’agit pas de « cold storage » mais de S3 classique (nous aurons l’occasion de revenir sur l’aspect technique du stockage S3 Next), sans aucun frais de récupération de données.

Dans tous ces cas de figure, vos données sont chez des tiers, il est donc important de les chiffrer avant de les envoyer. Dans la prochaine partie de notre dossier, nous vous proposerons un tour d’horizon des solutions disponibles pour chiffrer vos données avant de les envoyer en ligne.

Sauvegarder automatiquement tout son ordinateur

Il existe aussi des entreprises qui se proposent de sauvegarder l’ensemble de votre ordinateur pour un tarif fixe. C’est le cas de Backblaze avec son Personal Backup à 99 dollars par an. Le tarif est fixé par ordinateur, il ne dépend pas de la quantité de stockage demandée. Carbonite aussi propose ce genre de service, à partir de 72 dollars par an.

Dernier point et pas des moindres : vérifiez périodiquement que vos sauvegardes se réalisent correctement, qu’elles contiennent bien vos données, que vous pouvez y accéder et les récupérer. Si vous ne testez qu’après un drame, il sera trop tard en cas de problème. C’est un point souvent négligé, mais il doit être fait périodiquement.

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1 To (et plus) de stockage S3 dans votre abonnement Next : c’est parti !

Ce midi, c'est fromage ET dessert
1 To (et plus) de stockage S3 dans votre abonnement Next :  c’est parti !

Annoncé le 24 décembre dernier en guise de cadeau de Noël à nos fidèles lecteurs, notre service de stockage dédié à la sauvegarde sort de la phase bêta. Tous les souscripteurs d’un abonnement Next Premium au tarif standard disposent désormais de 1 To de stockage, auquel s’ajoutent 100 Go par année d’ancienneté du compte.

S’abonner à Next, c’est toujours profiter d’une actualité quotidienne de qualité, sans publicités et sans promotions tapageuses. Maintenant, c’est aussi accéder sans surcoût à un espace de stockage. Il offre 1 To à tous les abonnés Premium, avec une capacité augmentée de 100 Go par année d’ancienneté du compte Next.

Lancé le 24 décembre dernier en bêta fermée, et étendu mi-janvier à quelques centaines de nouveaux accès supplémentaires, le service est désormais ouvert sans restrictions d’accès. Pour en profiter, rendez-vous sur l’onglet Stockage S3 de votre profil.

Ou suivez simplement la petite jauge intégrée en haut de page, qui vous indique directement à quelle capacité vous pouvez prétendre. Si vous voyez 3 To ou plus, félicitations, vous avez déjà fait un sacré bout de chemin avec nous, merci pour votre fidélité !

Stockage Next : comment ça marche ?

Comme l’avait expliqué Ferd dans son billet d’annonce, ce service de stockage a d’abord été pensé comme un cadeau de Noël, un avantage offert aux lecteurs de Next pour les remercier de leur fidélité et les encourager à s’abonner pour soutenir notre démarche de redressement.

En pratique, Next met à votre disposition un espace de stockage, basé sur une infrastructure hébergée en France et opérée par moji, l’opérateur qui a repris Next fin 2023. L’accès à cet espace se fait au travers du protocole S3, le standard du marché en matière de stockage objet (il n’y a donc aucun lien avec le service Amazon S3).

L’accès à votre espace et la programmation de vos sauvegardes se font au travers de clients logiciels ou de scripts compatibles avec le protocole S3 (certains sont déjà partagés sur le forum). Si vous n’êtes pas très familiers avec ces termes, ne craignez rien, il existe des outils très simples à prendre en main, et plusieurs articles, guides et tutos sont prévus pour vous accompagner.

Le premier vous explique par exemple déjà comment sauvegarder votre ordinateur ou votre NAS en quelques clics.

Au-delà de la prise en main, il y a quelques principes clés à respecter :

  • Vous devez chiffrer vos données, précisément parce que ce sont VOS données.
  • Vous devez considérer cet espace de stockage comme un service best-effort, c’est-à-dire associé à un niveau de disponibilité limité (un seul site géographique) et fourni sans garantie. Si vous tenez à vos données, vous devez en conserver une autre copie. De façon générale, nous vous invitons à respecter les fameux principes 3,2,1.
  • L’accès à vos données est protégé par une clé privée, que vous serez amenés à télécharger lors de la création de votre espace. Conservez précieusement cette clé : si vous la perdez, vous n’aurez pas d’autre solution que de réinitialiser votre espace (et donc de supprimer les données déjà stockées).

D’un point de vue plus pratique, quelques autres informations à avoir en tête :

  • L’accès au stockage est offert aux abonnés Premium (8 euros par mois ou 80 euros par an) et aux abonnements souscrits par l’intermédiaire d’un compte entreprise.
  • Vous avez accès à votre espace (on parle aussi de bucket) pendant toute la durée de votre abonnement.
  • En cas de résiliation ou de non-renouvellement de votre abonnement, votre espace de stockage reste accessible pendant trente jours. Il passe ensuite en lecture seule, avant suppression définitive trente jours plus tard. Le renouvellement de votre abonnement au cours de cette période de grâce rétablit l’accès immédiat.
  • L’accès à votre espace est susceptible d’être coupé en cas d’activité inappropriée.

« Quand je rentre je lis Next. Avec toi ?  »

Au détour de votre navigation, vous verrez que nous avons profité de nos développements autour du stockage pour retravailler certains des composants du profil, et du parcours d’abonnement.

Pour l’occasion, nous inaugurons une fonctionnalité qui nous a souvent été demandée : la possibilité d’offrir en quelques clics un abonnement à un tiers, soit depuis votre profil, soit depuis notre page Abonnez-vous à Next. Faites-en bon usage !

« La rétention de l’information est une forme de constipation du savoir », disait Renaudot

Il faudrait un Poing Dev dédié, mais sachez qu’il y a aussi eu beaucoup de travail invisible sous le capot pour fiabiliser le code du site, faciliter sa maintenance, et améliorer la qualité de service au niveau de certains composants comme la génération de factures, ou la gestion des comptes entreprise.

Ready to rumble

En attendant que vous fassiez grincer l’infra sous le poids de vos sauvegardes, un grand merci aux équipes moji, tant les développeurs que les ingés système et réseau, qui ont rendu ce service possible.

Ce stockage vient enrichir la proposition de valeur de Next. Son succès nous permettra de creuser toujours plus profond notre sillon : une info indépendante, honnête, qui privilégie l’analyse au buzz et refuse les logiques de course à l’audience, de suivi comportemental ou de publicité plus ou moins déguisée.

Next est encore et toujours un média à part dans le paysage Web francophone. On compte sur vous pour que ça dure.

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Elon Musk fusionne SpaceX et xAI

Grok en orbite
Elon Musk fusionne SpaceX et xAI

Le milliardaire a finalement décidé que SpaceX et xAI ne seraient plus qu’une entité en prévision d’une entrée en bourse d’ici juin. L’ensemble serait valorisé 1 250 milliards de dollars (1 059 milliards d’euros).

Elon Musk a annoncé sur le site web de SpaceX la fusion de son entreprise de vols spatiaux et satellites avec son entreprise d’IA générative et de réseau social xAI, « pour accélérer le futur de l’humanité ».

Rappelons qu’en mars dernier, l’homme le plus riche du monde avait déjà fusionné son réseau social X et son entreprise d’intelligence artificielle responsable de Grok, xAI, officiellement pour « accélérer activement le progrès humain ». Depuis, l’association des deux entreprises a notamment généré des messages antisémites, du négationnisme, de la désinformation, et des deepfakes dénudant des femmes et pédopornographiques.

« SpaceX a acquis xAI afin de créer le moteur d’innovation verticalement intégré le plus ambitieux sur Terre (et au-delà) », y affirme maintenant le milliardaire.

Une valorisation à 1 250 milliards de dollars

Selon Bloomberg, l’ensemble serait valorisé en interne 1 250 milliards de dollars (1 059 milliards d’euros). Les sources de nos confrères états-uniens expliquent que l’accord valorise SpaceX à 1 000 milliards de dollars et xAI à 250 milliards de dollars.

Comme nous l’évoquions vendredi dernier, SpaceX a mis en place des plans pour entrer en bourse au cours de la première moitié de l’année 2026. Elle chercherait à lever 50 milliards de dollars. Cela resterait inchangé.

Citant le directeur financier de SpaceX, Bret Johnsen, le Financial Times explique que les actions de xAI seront converties à un taux de change d’environ sept pour un en actions de SpaceX.

Une nouvelle promesse : le lancement de data centers en orbite

Cette fusion est présentée par Elon Musk avec une nouvelle promesse : le « lancement de satellites IA depuis la Terre ». « À long terme, l’IA spatiale est évidemment la seule solution viable », affirme le milliardaire, en alternative à l’installation de data centers sur terre.

« Avec des lancements toutes les heures transportant 200 tonnes par vol, Starship livrera chaque année des millions de tonnes en orbite et au-delà, ouvrant la voie à un avenir passionnant où l’humanité partira explorer les étoiles », se lâche-t-il.

« Le lancement d’un million de tonnes par an de satellites générant 100 kW de puissance de calcul par tonne ajouterait 100 gigawatts de capacité de calcul IA par an, sans besoins opérationnels ou de maintenance continus », ajoute Elon Musk dans son annonce effaçant rapidement tout besoin de maintenance de data centers envoyés dans l’espace.

Pourtant, HPE a déjà montré que, dans l’espace, les composants pouvaient rencontrer des phénomènes non anticipés, comme le limage de fils se baladant en apesanteur. « À terme, il est possible de lancer 1 TW/an depuis la Terre », affirme le milliardaire.

Rappelons qu’Elon Musk a multiplié ces dernières années les promesses non tenues, de l’arrivée de l’AGI à une mission habitée vers Mars par SpaceX pour la même année, en passant par des taxis réellement autonomes par Tesla, tout ça pour 2025. Ce qui n’est pas arrivé.

Une fusion qui peut fragiliser

Concernant cette fusion, certains émettent des doutes. « Sans porter de jugement sur la valorisation proposée par SpaceX, il existe au moins une voie claire vers la rentabilité », déclare à Bloomberg Craig Moffett, analyste chez MoffettNathanson. « En revanche, xAI est un acteur à la traîne sur un marché extrêmement concentré qui brûle ses liquidités sans perspective d’avenir », ajoute-t-il.

Pour l’analyste de l’entreprise TD Cowen, Gregory William, si SpaceX a des « synergies naturelles » avec les réseaux de TV par satellites, « l’introduction de l’incertitude liée aux LLM augmente le niveau de risque pour les investisseurs dans ce qui était autrement une entreprise relativement simple dans le domaine des communications par satellite et de l’aérospatiale ».

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☕️ Coder avec l’IA : OpenAI sort une application macOS dédiée à Codex

OpenAI muscle son jeu à destination des développeurs avec la publication, lundi, d’une application macOS dédiée à Codex, son agent IA spécialisé dans le travail du code. Accessible gratuitement et à tous les utilisateurs de ChatGPT, l’application se veut une alternative aux environnements de développement courants ou à Codex CLI, la version console de l’agent.

Outre l’accès direct à Codex (une fois l’utilisateur connecté à son compte ChatGPT), elle offre la possibilité de gérer des tâches parallèles au travers de threads. « Elle intègre également la prise en charge des répertoires de travail, permettant ainsi à plusieurs agents de collaborer sur le même dépôt sans conflit », indique l’entreprise.

L’application dispose également d’un accès direct à une longue liste d’automatisations pour faciliter la gestion des projets (documentation, gestion des commits, gestion CI/CD, etc.). De la même façon, elle permet d’accéder aux Skills (compétences), le nom qu’OpenAI donne aux instructions, scripts et ressources censés permettre d’implémenter de façon simplifiée certaines tâches complexes, à commencer par la connexion à des services tiers via MCP (Model Context Protocol).

« L’application Codex comprend une interface dédiée à la création et à la gestion des Skills. Vous pouvez demander explicitement à Codex d’utiliser des Skills spécifiques, ou la laisser les utiliser automatiquement en fonction de la tâche à accomplir », décrit OpenAI.

L’application permet de basculer entre les différentes versions des modèles ChatGPT 5.2 Codex. Son interface intègre une visualisation de la branche en cours de modification et un compteur lié à l’utilisation des ressources. Dans ce dernier, la proportion disponible restante pour la fenêtre de contexte (avant compression automatique), ainsi que le solde de jetons (tokens) encore disponibles pour l’utilisateur dans le cadre de son abonnement.

Au-delà de l’analyse comparée des performances et fonctionnalités de ChatGPT 5.2 Codex et de Claude Code, c’est peut-être cette question du volume de tokens alloué à l’utilisateur qui constituera le nerf de la guerre dans l’offensive de séduction qui oppose aujourd’hui Anthropic à OpenAI auprès des développeurs.

Pour le lancement, OpenAI rend Codex disponible aux utilisateurs des forfaits ChatGPT Free (compte gratuit sans abonnement) et Go (la récente formule à 8 euros par mois) jusqu’au 2 mars prochain. L’entreprise annonce, sur la même période, le doublement des quotas d’utilisation prévus par ses forfaits payants ChatGPT Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu.

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☕️ Pénurie de mémoire : nouvelle hausse de prix chez Raspberry Pi

Le micro-ordinateur abordable par excellence l’est un peu moins depuis lundi : la fondation Raspberry PI vient en effet d’annoncer la mise en oeuvre d’une nouvelle hausse de prix justifiée par la difficulté d’approvisionnement en modules de mémoire vive : « La hausse des prix s’est accélérée alors que nous entamons 2026, et le coût de certains composants a plus que doublé au cours du dernier trimestre », affirme Eben Upton, PDG et cofondateur de Raspberry Pi.

Il en résulte une hausse de prix généralisée, dont le montant dépend de la quantité de mémoire vive intégrée au modèle. La seule version du Raspberry Pi 5 épargnée est la déclinaison 1 Go. Celle-ci avait été lancée en décembre dernier, précisément pour maintenir au catalogue une référence accessible.

Raspberry Pi 5 – crédit SG pour Next

Pour le reste, la hausse est fixée à 10 dollars pour les modèles 2 Go, 15 dollars pour les 4 Go, 30 dollars pour les 8 Go et 60 dollars pour les 16 Go.

« Les Raspberry Pi 500 et 500 + sont concernés, contrairement au Raspberry Pi 400, qui reste notre PC tout-en-un le plus abordable à 60 dollars. Nous avons également pu maintenir les prix des produits 1 Go, notamment la version Raspberry Pi 4 1 Go à 35 dollars et la version Raspberry Pi 5 1 Go à 45 dollars, lancée en décembre », précise Eben Upton, qui s’engage à faire marche arrière dès que la situation générale le permettra.

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NVIDIA prévoit toujours d’investir dans OpenAI, mais ne parle plus de 100 milliards

Walk, don't run
NVIDIA prévoit toujours d’investir dans OpenAI, mais ne parle plus de 100 milliards

Jensen Huang, patron de NVIDIA, a dû intervenir dans les médias ce week-end pour confirmer que son entreprise avait bien toujours l’intention d’investir de façon significative dans OpenAI. Il n’a toutefois pas renouvelé le chiffre précédemment annoncé d’une enveloppe susceptible d’atteindre 100 milliards de dollars.

Investira, investira pas ? Les médias et milieux financiers se sont agités tout le week-end autour de la question de savoir si NVIDIA n’aurait pas fait marche arrière au sujet de ses investissements programmés dans OpenAI.

NVIDIA inquiet de la concurrence ?

C’est le Wall Street Journal qui a mis le feu aux poudres en affirmant, vendredi soir, avoir découvert que les négociations entre les deux entreprises avaient atteint un point de blocage. Le quotidien ne dit pas que les discussions sont interrompues, mais plutôt qu’elles ont évolué dans une discussion différente de l’accord présenté en septembre 2025.

NVIDIA et OpenAI avaient en effet annoncé, le 22 septembre dernier, un partenariat d’envergure. Celui-ci prévoyait qu’OpenAI s’engage à déployer, dans un délai non précisé, « au moins 10 GW de systèmes NVIDIA ». En échange, le leader du GPU « prévoit d’investir au fil du déploiement jusqu’à 100 milliards de dollars dans OpenAI », selon les termes exacts du communiqué publié lors de l’annonce.

D’après le Wall Street Journal, qui cite des personnes « proches du dossier », Jensen Huang aurait notamment exprimé, en interne, des inquiétudes quant à la concurrence dont fait l’objet OpenAI, incarnée notamment par Google (Gemini) ou Anthropic (Claude), et souligné que l’accord annoncé en septembre n’était pas contraignant.

Dans un contexte de forte volatilité des marchés financiers, marqués notamment par les inquiétudes relatives à une potentielle bulle des investissements autour de l’IA, ces propos rapportés ont rapidement été interprétés comme le signe d’une marque de défiance, susceptible d’avoir un impact sur toutes les sociétés impliquées dans la nouvelle économie de promesses d’investissements croisés qui s’est développée autour d’OpenAI.

Jensen Huang promet un investissement considérable

De passage à Taipei, Jensen Huang a répondu à la polémique naissante à la sortie d’un restaurant. Assailli de micros, il a affirmé qu’aucun engagement n’avait été pris sur le montant de l’investissement programmé, et a dans le même temps assuré OpenAI de son soutien.

« Nous allons investir des sommes considérables. Je crois en OpenAI. Leur travail est incroyable. C’est l’une des entreprises les plus influentes de notre époque. », a-t-il notamment déclaré. Il a par ailleurs assuré que cet investissement pourrait être le plus important jamais réalisé par NVIDIA, sans toutefois préciser le moindre montant.

Rappelons que NVIDIA a annoncé le 26 janvier dernier un investissement de 2 milliards de dollars dans CoreWeave.

OpenAI en passe de boucler son tour de table

S’il est probable que la bourse fasse toujours partie des ambitions à moyen terme de Sam Altman, OpenAI semble pour l’instant engagée dans un processus plus conventionnel de levée de fonds. D’après le New York Times, l’entreprise chercherait à réunir quelque 100 milliards de dollars, en mobilisant notamment ses partenaires historiques tels que Softbank ou Microsoft, et c’est donc dans ce contexte que pourrait s’inscrire l’investissement évoqué par Jensen Huang.

La dernière levée de fonds réalisée par OpenAI remonte au printemps 2025 : l’entreprise avait alors réuni 40 milliards de dollars, principalement auprès de Softbank, sur la base d’une valorisation de 300 milliards de dollars.

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France Identité teste la preuve d’âge avec un « double anonymat »… qui n’est pas anonyme

Mr Patate, le retour !
France Identité teste la preuve d’âge avec un « double anonymat »… qui n’est pas anonyme

France Identité est en train d’ajouter une corde à son arc : la vérification de l’âge. Entre les sites pornos réservés aux plus de 18 ans et les réseaux sociaux aux plus de 15 ans, c’est dans l’air du temps.

En France, la vérification d’âge est en place depuis l’été dernier pour les sites pornos (18 ans minimum). Comme nous l’avions testé, les applications validaient parfois n’importe quoi, notamment une carte d’identité de Mr Patate ou de Dora l’exploratrice. En ce début d’année, le gouvernement avance sur son projet de loi pour interdire l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux.

France Identité teste la preuve d’âge

France Identité est une application Android et iOS permettant de gérer vos papiers d’identité, de se connecter à des services via FranceConnect sans mot de passe (en scannant un QR Code) et de générer des justificatifs d’identité à usage unique (sous la forme d’un PDF). L’application expérimente depuis peu une fonctionnalité supplémentaire : la vérification d’âge.

Sur X, le compte officiel indique que l’application « France Identité comporte une fonctionnalité, actuellement en expérimentation, pour fournir une preuve d’âge. Aucune donnée personnelle n’est communiquée : ni le nom, ni le prénom, ni la date de naissance », pas plus que l’âge exact. Le service reçoit « uniquement la preuve d’âge minimal (de type “plus de 18 ans”) » :

« Rien n’est transmis sans le consentement de l’utilisateur. Aucune donnée n’est conservée sur l’usage de cette preuve d’âge. Le principe du double anonymat est respecté. »

Comme l’a indiqué Macro Zedong sur X, une page sur le site officiel France-identite.gouv.fr permet de tester la vérification d’âge. Trois niveaux sont proposés : plus de 15, 18 ou 21 ans, avec des QR Code différents. Nous avons tenté l’expérience sur un iPhone avec la version 1.3.4134 de l’application France Identité, sans succès. Nous avons obtenu un message d’erreur bateau : « Erreur Application France Identité ». Si vous avez plus de chance, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

Trust me !

Stelau est crédité comme prestataire. Cette société française se présente comme un « cabinet indépendant spécialisé dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information » et c’est à peu près tout ce que l’on sait sur la vérification d’âge actuellement dans France Identité.

C’est d’ailleurs ce manque de transparence qui fait bondir le compte CrowINT spécialisé dans la cybersécurité (et aussi en charge de l’infrastructure du projet Le Débunk Café). Il rappelle entre autres que le code critique du backend (la partie serveur) « n’est pas public » ; impossible donc de confirmer les promesses des développeurs.

Pour utiliser France Identité, il faut « être majeur », disposer d’un smartphone compatible et d’une Carte Nationale d’Identité française (les nouvelles, au format CB). Pour rappel, depuis mars 2025, il est possible de « renouveler de manière anticipée votre carte d’identité pour utiliser France Identité ». Il est précisé qu’en cas de perte ou de vol, « un timbre fiscal de 25 € est obligatoire ». Mais s’il faut déjà « être majeur », quel intérêt en l’état de proposer une preuve d’âge supérieur à 15 ans ? Cette question n’a pas non plus de réponse.

Rappel : le « double anonymat » n’est pas anonyme

Le « double anonymat », nous en parlions en septembre dernier car il est dans le référentiel de l’Arcom sur les exigences techniques des systèmes de vérification d’âge. Il porte, pour rappel, très mal son nom car… il « n’est pas “anonyme” au sens du RGPD ». Il permet certes « une grande confidentialité », reconnait l’Arcom. La CNIL indique simplement qu’il « permet de protéger au mieux la vie privée des internautes ».

La Commission rappelle le principe de fonctionnement, dans le cas des sites pornos et donc d’un âge minimum de 18 ans :

  • Le site auquel l’internaute accède reçoit la preuve de sa majorité mais ne connaît pas son identité.
  • Le prestataire de la solution de contrôle d’âge connaît l’identité de l’internaute mais ne sait pas quels sites il consulte.

Il existe pourtant un terme qui serait mieux adapté : la « double confidentialité ». Problème, l’Arcom ne l’utilise qu’une seule fois dans son référentiel de 22 pages, contre pas moins de 19 fois pour « double anonymat »… qui n’est pas deux fois plus anonyme.

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☕️ #LIDD : Trois-Rivières, un jeu en ligne sur les impacts environnementaux de la tech

Ouvrez votre navigateur, rendez-vous sur trois-rivières.net et devenez Maï, une randonneuse qui découvre la campagne et les oiseaux du village de Trois-Rivières avant d’aller à la rencontre de ses habitants.

En une trentaine de minutes, ce petit jeu en pixel art accessible dès 11 ans sensibilise sur les impacts de l’extraction de minerais, des lignes de montage d’objets électroniques et des difficultés du recyclage des outils environnementaux. Pour mener son enquête, Maï se retrouve ainsi sur les lignes de production de diverses usines, soumise à la cadence toujours plus rapide d’un surveillant automatisé. Ces activités modifient directement la vie de Trois-Rivières, au point que le village se retrouve traversé par une autoroute dont la borne indique « A69 », mais Maï et les villageois sauront réagir.

Développé par Richard Hanna (par ailleurs animateur du podcast Techologie), Philippe Salib et David Fonteix, Trois-Rivières porte un message de sobriété jusque dans sa fabrication. Soutenu par le Service numérique du Ministère de la Culture et le programme Alt Impact de l’ADEME, le jeu est disponible gratuitement en ligne depuis un navigateur et a été construit « de sorte à minimiser les ressources nécessaires pour fonctionner sur des équipements les plus anciens possibles », expliquent ses concepteurs — il a par exemple été testé sur un iPhone 6S de 2015.

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☕️ Statut des chauffeurs : l’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à Uber

Selon Revue21 repris par Reuters et l’AFP, « l’Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à Uber, estimant que la plateforme a maquillé la relation d’employeur à salariés la liant à ses chauffeurs en contrat d’entreprise pour échapper à ses obligations ». Dans le détail, 1,2 milliard d’euros sont demandés pour des cotisations sociales et 512 millions d’euros de pénalités. Le contentieux remonterait à décembre 2024.

L’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) estime que, entre 2019 et 2022, pour plus de 71 000 chauffeurs, Uber aurait « maquillé sciemment une relation salariale en contrat d’entreprise pour échapper à ses obligations d’employeur ». Dans le document consulté par nos confrères de Revue21, l’Ursaaf pointe « un triple pouvoir de direction, de contrôle et de sanctions vis-à-vis des chauffeurs ».

« Concernant le statut des chauffeurs, de récents arrêts de la Cour de cassation ont confirmé leur statut d’indépendant et ainsi clarifié le cadre dans lequel nous opérons », indique un porte-parole d’Uber. La plateforme ajoute qu’elle échange « actuellement avec l’Urssaf » avec « une approche collaborative, ouverte et transparente ».

La décision de 2025 était, pour rappel, un revirement par rapport à une autre affaire de la Cour de cassation de mars 2020 : « Salarié le 4 mars 2020 mais travailleur indépendant le 9 juillet 2025 », titrait le club des juristes.

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☕️ Notepad++ revient sur le piratage de son module de mise à jour, désormais sécurisé

Don Ho, principal mainteneur de l’éditeur de texte Notepad++, est revenu lundi sur le piratage survenu au niveau du composant en charge des mises à jour du logiciel, révélé en décembre dernier. Dans un billet de blog en forme de post-mortem, il affirme avoir changé d’hébergeur et mis en place les garanties techniques nécessaires à la prévention de tout nouvel incident.

Le piratage avait été confirmé le 9 décembre dernier, lors de la sortie de Notepad++ v8.8.9. Alerté par des signalements d’utilisateurs, puis par les vérifications opérées par certains experts en cybersécurité, Don Ho avait révélé la compromission du serveur chargé de distribuer les mises à jour du logiciel, via un composant interne baptisé WinGUp. Il expliquait alors :

« L’analyse des rapports a révélé une faille dans la manière dont le programme de mise à jour vérifie l’intégrité et l’authenticité du fichier de mise à jour téléchargé. Si un attaquant parvient à intercepter le trafic réseau entre le client du programme de mise à jour et l’infrastructure de mise à jour de Notepad++, il peut exploiter cette faille pour inciter le programme de mise à jour à télécharger et exécuter un fichier binaire indésirable (au lieu du fichier de mise à jour légitime de Notepad++). »

Dans son nouveau billet, Don Ho révèle que la faille a potentiellement exposé des données d’utilisateurs sur une période allant de juin à décembre 2025. « Selon l’analyse des experts en sécurité, l’attaque a impliqué une compromission de l’infrastructure permettant à des acteurs malveillants d’intercepter et de rediriger le trafic de mise à jour destiné à notepad-plus-plus.org », indique-t-il.

Les dernières versions de Notepad++ sont censées prémunir l’utilisateur de tout risque d’attaque au moyen du processus de mise à jour – capture d’écran Next

Il publie dans la foulée le message qui lui a été transmis par son ancien hébergeur, dans lequel ce dernier confirme que des événements suspects ont été enregistrés au niveau du fichier notepad-plus-plus.org/update/getDownloadUrl.php. L’hébergeur précise que le serveur en question a fait l’objet d’une mise à jour corrigeant la vulnérabilité exploitée le 2 septembre, mais que les attaquants ont vraisemblablement pu exploiter les accès dont ils disposaient jusqu’au 2 décembre, date à laquelle les services associés à Notepad++ ont été migrés vers un autre environnement.

Les analyses indépendantes pointent vers une attaque orchestrée « par un groupe parrainé par l’État chinois, ce qui expliquerait le ciblage très sélectif observé pendant la campagne », affirme Don Ho, qui présente ses excuses aux utilisateurs concernés. Et assure qu’on ne l’y prendra plus. Outre une migration vers un hébergeur aux pratiques « nettement renforcées », le composant WinGUp vérifie maintenant « à la fois le certificat et la signature du programme d’installation téléchargé » depuis la version 8.8.9 du logiciel.

« De plus, le fichier XML renvoyé par le serveur de mise à jour est désormais signé (XMLDSig), et la vérification du certificat et de la signature sera obligatoire à partir de la prochaine version 8.9.2, attendue dans environ un mois », conclut le développeur. La version 8.9.1 sortie le 26 janvier dernier intègre déjà quelques optimisations sur le volet sécurité.

En 2019, Don Ho s’était attiré les foudres de certains nationalistes chinois, qui avaient notamment spammé son dépôt Github. Ils réagissaient à la publication de la version 7.8.1 du logiciel, baptisée Free Uyghur (libérez les Ouïghours). « Les gens me diront encore une fois de ne pas mélanger la politique avec les logiciels/affaires. Cette décision aura sûrement une incidence sur la popularité de Notepad++ : parler de politique est exactement ce que les éditeurs et les sociétés commerciales essaient généralement d’éviter », écrivait alors le développeur.

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☕️ C’est un « actif stratégique » : la France met son veto à la vente du segment sol d’Eutelsat

Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, le groupe annonce « que l’opération en cours portant sur la cession de ses infrastructures passives du segment sol au fonds d’investissement EQT Infrastructure VI ne pourra aboutir, les conditions suspensives n’ayant pas été toutes remplies ».

L’opération devait générer 550 millions d’euros de produit net. Eutelsat précise que cet arrêt « n’a aucun impact sur les objectifs financiers » pour l’exercice 2025 - 2026… à deux exceptions près : le ratio d’endettement net sur EBITDA devrait être de 2,7 au lieu de 2,5 et la marge d’EBITDA pour 2028 - 2029 devrait se situer autour de 65 % au lieu de 60 %.

Eutelsat oneweb

La question à laquelle ne répond pas le communiqué d’Eutelsat est : pourquoi ? La réponse a été donnée par le ministre de l’Économie Roland Lescure : le gouvernement a mis son veto à cette vente. « J’ai décidé de ne pas autoriser Eutelsat […] à vendre ses antennes au sol qui permettent de communiquer avec ses satellites. Ces antennes servent pour des communications civiles et aussi pour des communications militaires. C’est le seul concurrent européen de Starlink, c’est évidemment un actif stratégique », explique-t-il.

« Nous avons estimé collectivement, l’État et le gouvernement, que cette activité était trop stratégique pour la France. En vertu de nos propres considérations et de notre doctrine, nous n’avons pas accordé cette autorisation », ajoute Bercy à La Tribune. Ce refus n’est « aucunement liée à la qualité d’EQT en tant qu’investisseur et actionnaire », qui est « un acteur de long terme, reconnu et solidement implanté en France ».

Eutelsat était dans une délicate situation financière en 2024 lors de la signature de la vente. L’année dernière, le groupe a annoncé une levée de fonds de 1,5 milliard d’euros, avec une participation de l’État à hauteur de 749,3 millions d’euros. Il devient ainsi le premier actionnaire avec 29,65 % du capital et des droits de vote. Bharti est deuxième avec 17,88 % et le gouvernement du Royaume-Uni troisième avec 10,89 %.

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☕️ Capgemini veut vendre sa filiale prestataire de l’ICE aux États-Unis

Réunis ce week-end en conseil d’administration extraordinaire, les dirigeants de Capgemini ont acté dimanche leur volonté de mettre en vente Capgemini Government Solutions, la filiale américaine du groupe qui assure des prestations pour le compte du service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE).

« Le processus de cession de cette entité, qui représente 0,4% du chiffre d’affaires estimé du Groupe en 2025 (moins de 2% de son chiffre d’affaires aux États-Unis), sera initié immédiatement », affirme Capgemini dans un communiqué daté du 1er février.

La direction justifie sa décision de la façon suivante : « Capgemini a estimé que les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale, afin d’assurer un alignement avec les objectifs du Groupe ».

Capgemini a annoncé la mise en vente de sa filiale CGS dimanche – capture d’écran Next

Capgemini, première entreprise de services numériques (ESN) française en termes de chiffre d’affaires, a pour mémoire remporté un appel d’offres passé par l’ICE et portant sur la fourniture de solutions de suivi et d’identification des personnes. Le texte de l’appel d’offres ne laissait aucun doute quant à la finalité envisagée. Le donneur d’ordres expliquait ainsi chercher à s’équiper « afin de vérifier les informations relatives à l’adresse des étrangers, d’enquêter sur d’autres informations relatives à l’adresse des étrangers, de confirmer le nouvel emplacement des étrangers ».

La divulgation de ce contrat par le média « Observatoire des multinationales » et le 20 heures de France 2, fin janvier, a suscité de nombreuses réactions médiatiques et politiques. Aiman Ezzat, CEO de Capgemini, avait affirmé sur LinkedIn avoir découvert ce contrat « par des sources publiques », et évoquait la mise en place d’un « processus d’examen du contenu et de la portée de ce contrat », déjà réclamé par plusieurs syndicats.

Capgemini a par ailleurs annoncé, quelques jours avant qu’éclate cette affaire, un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu’à 2 400 postes en France.

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Meta et Microsoft accélèrent leur trajectoire d’investissements au nom de l’IA

Le MOAT de l'IA ?
Meta et Microsoft accélèrent leur trajectoire d’investissements au nom de l’IA

La publication, cette semaine, des résultats financiers trimestriels de Meta et de Microsoft révèle que les deux groupes ont largement dépassé leurs dépenses d’investissement programmées en 2025. Ils prévoient d’accélérer encore la cadence en 2026, au risque de soulever des inquiétudes, en bourse, quant à leur capacité à générer un retour sur investissement tangible. Chez Microsoft se pose aussi la question de la dépendance à OpenAI.

Avec 81,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires trimestriel (+ 17 % sur un an) et 38,3 milliards de dollars de résultat opérationnel (+ 21 %), les résultats trimestriels de Microsoft avaient a priori largement de quoi plaire aux marchés, d’autant que le numéro un mondial du logiciel a largement dépassé le consensus des analystes.

Las, l’action a reculé de 10 % jeudi à l’ouverture de Wall Street, et même si les incertitudes liées à la succession de Jerome Powell à la tête de la banque centrale des États-Unis ont certainement influencé le cours à la baisse, c’est surtout un autre indicateur financier qui a suscité la défiance des actionnaires : le poids des dépenses d’investissement consenties par Microsoft (dites capex, pour capital expenditures).

Le poids de l’investissement

Le groupe livre en effet des chiffres qui témoignent d’une accélération significative. En janvier 2025, Satya Nadella parlait de 80 milliards de dépenses d’investissement sur son exercice en cours. Cet exercice 2025 s’est finalement conclu le 31 juillet 2025 sur une enveloppe totale de 88,2 milliards de dollars. Et depuis, l’éditeur n’a pas ralenti la cadence, bien au contraire. Pour son premier trimestre 2026 (clos au 30 septembre dernier), il affichait 34,9 milliards de dollars de capex. Le deuxième trimestre, clos au 31 décembre et objet de la dernière publication de l’entreprise, se conclut quant à lui sur 37,5 milliards de dollars de capex.

Microsoft totalise 37,5 milliards de dollars de capex sur le dernier trimestre – capture d’écran Next

Autrement dit, Microsoft a quasiment doublé son rythme d’investissement, ce qui ne serait pas forcément problématique si l’éditeur n’admettait pas réagir à une forme d’urgence. « Ce trimestre, environ les deux tiers de ces dépenses ont été consacrés à des actifs à courte durée de vie, principalement des GPU et des CPU », révèle ainsi Amy Hood, directrice financière de Microsoft, lors d’un échange avec les analystes.

Et cette fringale de composants ne semble même pas suffire :

« La demande de nos clients continue de dépasser notre offre. Par conséquent, nous devons trouver un équilibre entre la nécessité d’adapter au mieux notre offre à la demande croissante d’Azure et le développement de l’utilisation de l’IA propriétaire dans des services tels que M365 Copilot et GitHub Copilot, l’augmentation des investissements dans les équipes de R&D pour accélérer l’innovation produit et le remplacement continu des serveurs et équipements réseau en fin de vie. »

Bien que Microsoft affiche des résultats globaux en forte hausse, c’est vraisemblablement le parallèle entre les dépenses d’investissement annoncées et les performances de la division Intelligent Cloud, à laquelle appartient Azure, qui a suscité cette réaction de défiance des marchés. Cette dernière totalise en effet 32,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le trimestre (+ 29 % sur un an), avec une accélération de 39 % pour les revenus générés spécifiquement par Azure et les services cloud.

La contribution d’OpenAI en question

Lors de leur échange avec les analystes, Satya Nadella et Amy Wood ont dévoilé quelques chiffres liés au partenariat de Microsoft avec OpenAI. Rappelons que, depuis fin octobre, le premier détient une participation de 27 % dans le capital du second, et du fait de cet accord étendu, Microsoft répercute une partie du résultat d’OpenAI dans son propre compte de résultats.

Pour ce deuxième trimestre, cette méthode comptable dite de « mise en équivalence » (equity method) permet à Microsoft d’ajouter 7,6 milliards de dollars à son résultat. Une contribution bienvenue, que vient cependant pondérer un autre chiffre, nettement moins positif dans un contexte d’offre largement inférieure à la demande.

Microsoft a en effet comptabilisé dans son carnet de commandes les promesses d’achat de ressources cloud formulées par OpenAI dans le cadre de leur partenariat. Ces dernières font exploser de 110 % ce backlog pour le porter à 625 milliards de dollars. Or Amy Hood a confirmé mercredi qu’environ 45 % de ces contrats signés mais non délivrés et évidemment non payés étaient attribués à OpenAI, dont la solvabilité n’est évidemment pas garantie.

De l’autre côté, OpenAI pèse aussi sur la stratégie d’investissement de Microsoft.

Les dépenses de Meta s’envolent, mais le cours suit

Meta a également publié (pdf) ses résultats financiers le 28 janvier, pour le quatrième trimestre de son exercice fiscal clos lui aussi au 31 décembre dernier. L’éditeur de Facebook réalise lui aussi un trimestre record, avec 59,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+ 24 % sur un an) et 22,77 milliards de bénéfice net (+ 9 %). Et lui aussi assume des investissements sans précédent : Meta affiche ainsi 22,1 milliards de dollars de capex sur le trimestre, pour un total de 72,21 milliards sur l’ensemble de l’année, soit + 84,1 % par rapport à 2024.

Meta a dépensé 72,2 milliards de dollars en investissements en 2025 et prévoit d’accélérer encore en 2026 – capture d’écran Next

Et la tendance ne semble pas partie pour s’inverser, puisque Meta indique tabler sur des dépenses d’investissement comprises entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026, sur des dépenses totales comprises entre 162 milliards et 169 milliards de dollars en 2026.

« La majeure partie de la croissance des dépenses sera imputable aux coûts d’infrastructure, notamment aux dépenses liées aux services cloud tiers, à une augmentation des amortissements et à des frais d’exploitation d’infrastructure plus élevés. », explique à ce sujet le groupe, qui indique par ailleurs anticiper une hausse des dépenses liées au salaire, justifiée par la course aux talents dans le domaine de l’IA.

Dans le discours qui entoure ces chiffres, Meta a pris soin de souligner la contribution, déjà réelle si l’on en croit son billet de blog dédié, de l’intelligence artificielle à son modèle d’affaires. Une façon sans doute de rassurer ceux qui craignent que le Superintelligence Labs voulu par Mark Zuckerberg devienne un gouffre financier comme l’ont été les projets liés au métavers et au Reality Labs. Une promesse a priori entendue par les investisseurs, puisque l’action Meta a gagné quelque 7 % dans la foulée de la publication.

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Usurpation de numéro, spam : l’Arcep ouvre une enquête contre l’ensemble des opérateurs

À l’attaqueeeeee !!!
Usurpation de numéro, spam : l’Arcep ouvre une enquête contre l’ensemble des opérateurs

Joyeux Hunger Games ! C’est ainsi que l’on pourrait résumer la dernière décision de l’Arcep d’ouvrir une enquête administrative à l’encontre de l’ensemble des opérateurs téléphoniques. Il s’agit de comprendre comment passent encore les appels frauduleux, malgré les protections mises en place depuis plus d’un an.

Si vous avez un téléphone fixe ou mobile, vous avez certainement déjà été confronté (et pas qu’une fois) à des spams commerciaux, des appels frauduleux ou bien de personnes mécontentes d’avoir été appelées avec votre numéro usurpé. Malgré la mise en place de protections supplémentaires, la situation est loin d’être apaisée.

De 531 signalements en 2023 à plus de 19 000 en 2025

L’Arcep, le gendarme des télécoms, l’a également remarqué. En même temps difficile de passer à côté vu les derniers chiffres en date : « les signalements enregistrés sur la plateforme “J’alerte l’Arcep” relatifs à l’usurpation de numéros sont passés de 531 signalements en 2023 à 8 500 en 2024, et à plus de 19 000 en 2025 ». Ces deux dernières années, l’usurpation de numéros était la cause première des signalements.

Dans ce genre de situation, le numéro d’une personne est utilisé comme identifiant d’appelant à son insu, « souvent pour de la prospection commerciale téléphonique » Le portable d’un inconnu appelle, la tentation de répondre est grande. Les titulaires des numéros usurpés sont alors contactés « par des personnes qui leur reprochent de les avoir appelées ». Cela conduit parfois à des conversations lunaires : « pourquoi m’avez-vous appelé ? – Mais je ne vous ai pas appelé ! – Mais si ! ». Oui, c’est du vécu, et pas qu’une fois.

Dans sa décision du 22 janvier 2026, l’Arcep rappelle l’obligation légale des opérateurs de l’authentification du numéro d’appelant, comme indiqué dans la loi du 24 juillet 2020. Elle vise « à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux ».

Rappel des règles existantes, renforcées en 2024, 2025 et 2026

Elle impose aux opérateurs de mettre en place des protections et, si besoin, d’engager des actions : « S’assurer que, lorsqu’un de leurs abonnés émet un appel ou un message en présentant un numéro d’appelant, cet abonné soit bien l’affectataire du numéro concerné, ou qu’il a donné son accord pour que son numéro soit présenté ; mettre en place un dispositif interopérable d’authentification des numéros d’appelant qui atteste que l’opérateur concerné “confirme l’authenticité” du numéro présenté […] ; d’interrompre l’acheminement des appels dont le numéro n’aurait pas été correctement authentifié, que ce soit au départ, à l’arrivée ou en transit ».

Depuis maintenant un peu plus d’un an, plusieurs mécanismes ont été mis en place. Fin 2024, c’était MAN (Mécanisme d’Authentification des Numéros) pour couper les appels non authentifiés et ainsi limiter les appels indésirables, mais cela ne concernait alors que les numéros de téléphone mobile (06 et 07). Début 2025, l’Arcep nous confirmait que MAN était en place pour les fixes (01 à 05) et les numéros en 09, en plus des mobiles.

Il restait un trou dans la raquette : les appels en roaming (depuis l’étranger) avec un numéro français. Si « le spammeur utilise un 06 depuis l’international, il y a 100 % de chance que ça passe », nous confirmait à l’époque Free.

L’Arcep a imposé aux opérateurs de mettre en place une rustine à partir du 1er janvier 2026 : « les opérateurs doivent masquer un numéro d’appelant mobile lorsque le dispositif d’authentification n’est pas utilisé ou ne permet pas de confirmer l’authenticité du numéro d’appelant pour des appels reçus sur leurs interconnexions internationales entrantes ».

Il ne devrait donc en théorie plus y avoir d’usurpation d’identité possible. Soit le numéro est authentifié et il s’affiche, soit il ne l’est pas et le smartphone devrait alors indiquer « numéro masqué ». Force est de constater que ce n’est pas le cas.

Les pratiques frauduleuses persistent malgré tout

Non seulement les usurpations continuent, mais en plus « certains utilisateurs, moins nombreux, relèvent également que des personnes qui ont essayé de les escroquer ou de leur extorquer des données à caractère personnel ont pu afficher comme numéro d’appelant le numéro d’une autorité publique (commissariat de police, gendarmerie, Arcep, etc.) ou d’un établissement financier, pour crédibiliser leur appel ».

L’Arcep esquisse une piste. « Ce phénomène d’usurpation pourrait s’expliquer par des défauts dans l’application des règles d’authentification […] soit au départ de l’appel par l’authentification d’un numéro usurpé ou par l’acheminement d’un appel non authentifié qui n’a pas été interrompu ».

L’Arcep veut savoir ce qu’il se passe et veut donc « obtenir des informations permettant de reconstituer la provenance d’appels dont le numéro est susceptible d’avoir été usurpé, d’identifier les opérateurs de transit et d’arrivée qui ont pris part à leur acheminement et de vérifier le respect des obligations ».

Afin d’essayer de démêler le sac de nœuds que représentent les interconnexions entre opérateurs (français et étrangers), le régulateur des télécoms cible le plus large possible, dans les limites de ses possibilités. Son enquête concerne ainsi « l’ensemble des opérateurs attributaires par l’Arcep de numéros de téléphone du plan national de numérotation ».

Un détricotage complet est prévu. Pour cela, l’Autorité va « recueillir l’ensemble des documents et informations lui permettant d’établir la provenance et le chemin emprunté par les appels dont le numéro a été usurpé et de vérifier le respect des obligations ». Cela pourra aussi passer par des « enquêtes et constatations sur place ».

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Datacenters en France : 26 sites sécurisés, dont 5 projets « fast track » d’au moins 700 MW

« 5,8 GW déjà sécurisés par un site »… Comment ça mon reuf ?
Datacenters en France : 26 sites sécurisés, dont 5 projets « fast track » d’au moins 700 MW

Le gouvernement a organisé ses premières Rencontres des centres de données. Peu d’annonce pour le moment, mais des pistes de travail pour accélérer les projets. La France compte actuellement 26 sites sécurisés, dont cinq « fast track », pour un total de 28,6 GW.

Ce vendredi, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a réuni une soixantaine d’acteurs pour les premières « Rencontres des centres de données ». Ces datacenters sont présentés par Bercy comme des « infrastructures numériques essentielles au développement de l’IA ».

Il y a un an, c’était le Premier ministre de l’époque (François Bayrou) qui annonçait une liste de 35 sites industriels « clés en main » dédiés à la création de datacenters, jusqu’à 1 GW. Une déclaration forte, mais remise en question par l’AFNUM (Alliance Française des Industries du Numérique) qui nous confiait en septembre 2025 s’être rendue sur place et avoir constaté que ces « sites ne sont pas vraiment des sites clés en main, pas un seul », car il n’y avait aucune infrastructure sur place.

Quoi qu’il en soit, en novembre, les ministres Roland Lescure et Anne Le Hénanff ont publié un guide pour accompagner l’implantation de centres de données en France. Ils annonçaient au passage que de nouveaux sites étaient identifiés, avec désormais « 63 sites favorables à l’implantation de centres de données en France métropolitaine ». Pas de clés en main, mais des lieux favorables.

Cinq sites « fast track » avec un potentiel de plus de 700 MW

Cette « aptitude » passe par plusieurs points : disponibilité foncière, capacités de raccordement électrique et « acceptabilité locale ». Lors de cette Rencontres des Centres de données, la ministre a annoncé vendredi que « 26 sites sont d’ores et déjà sécurisés par un porteur de projet ».

Dans le lot, cinq sites sont dits « fast track », c’est-à-dire qu’ils « présentent un potentiel de raccordement électrique supérieur à 700 MW dans un délai de trois à quatre ans ». Ce n’est pas une nouveauté puisque quatre des cinq sites avaient déjà été identifiés « comme propices pour l’application de la procédure dite “ fast track” ».

L’État avait alors demandé à RTE de pré-réserver  700 MW pour chaque site, sauf 1 GW pour le site de Bosquel. « Ces pré-réservations sont effectives pendant 9 mois (au plus) à compter du 20 mai 2025 (prorogeable de trois mois en cas de processus de sélection pour l’attribution du foncier en cours à l’issue des 9 mois) », expliquait le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.

Escaudain, Boquel, Dunkerque, Fouju et Montereau

Le « petit » nouveau de ce début d’année est le projet du Grand Port Maritime de Dunkerque. Bercy résume la situation ainsi : « sur ces cinq sites, deux sont en voie d’attribution [Bosquel et Dunkerque, ndlr] et trois ont trouvé un porteur. D’autres sites sont en cours d’identification afin d’amplifier cette dynamique ».

Sur les porteurs de projets justement, parmi les 13 « ayant formulé des annonces lors du Sommet pour l’action sur l’IA […] plus de 75 % ont déjà sécurisé, ou sont en cours de sécurisation, un site ». Le gouvernement ajoute que « 52 entreprises bénéficient aujourd’hui de l’accompagnement de la Task Force de l’État [mise en place il y a un an, ndlr], réunissant la DGE, Business France et RTE ».

« 5,8 GW déjà sécurisés par un site »… combien ???

Dans le communiqué, la ministre annonce que la « puissance électrique recherchée atteint 28,6 GW, dont 5,8 GW déjà sécurisés par un site et faisant l’objet d’engagements de raccordement ». 5,8 GW sur « un site », voilà qui correspondrait un projet pharaonique, quatre fois plus important que le mégaprojet de datacenter Campus IA avec 1,4 GW annoncé !

Pour rappel, l’ordre de puissance d’un réacteur nucléaire est de 1 GW environ, ce projet en occuperait donc l’équivalent de 6 sur les 57 que compte la France. Erreur ou véritable chiffre ? La question se pose. Cette puissance est de l’ordre de grandeur du projet Stargate des États-Unis, de celui des Émirats arabes unis, d’Hyperion de Meta (5 GW) ou encore des centres Colossus de xAI.

En février, à l’occasion du sommet sur l’IA de la France, l’Élysée annonçait « 5 GW de capacité de centres de données déjà en cours de connexion ». Avec un projet fast track de plus, les 5,8 GW pourraient correspondre à l’ensemble des projets en cours de raccordement, mais ce n’est pas ce qui est écrit dans le communiqué.

S’agirait-il d’une coquille ? Nous avons contacté le cabinet d’Anne Le Hénanff, la DGE et Bercy afin d’avoir de plus amples détails, sans réponse pour l’instant.

Quatre axes de travail pour accélérer les projets :

Le communiqué explique aussi que ces Rencontres « ont également permis d’identifier les leviers permettant d’accélérer la mise en œuvre des projets », sur la base de quatre axes de travail : le raccordement électrique (anticipation et planification), l’exemplarité environnementale, le renforcement des relations avec les collectivités territoriales et enfin la « valorisation d’une chaîne de valeur souveraine, créatrice d’emplois et de compétences en France ».

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Elon Musk envisagerait de fusionner SpaceX avec xAI ou Tesla pour aller en bourse

The Everything Company
Elon Musk envisagerait de fusionner SpaceX avec xAI ou Tesla pour aller en bourse

Plusieurs indices laissent penser qu’Elon Musk travaille au rapprochement capitalistique entre SpaceX et xAI en préambule à une introduction en bourse programmée aux alentours de la fin du mois de juin. Le véhicule ainsi assemblé serait en mesure de lever un montant record sur les marchés, au risque d’un certain mélange des genres.

Depuis plusieurs semaines, la presse financière internationale s’agite autour de l’hypothèse d’une introduction en bourse de SpaceX. L’opération, pilotée par Elon Musk, aurait pour objectif d’aller chercher des fonds sur les marchés, de façon à financer le développement de l’entreprise et notamment ses coûteux travaux autour d’un lanceur de grande capacité, dimensionné pour le fameux voyage vers Mars dont rêve le milliardaire.

SpaceX valorisée 1 500 milliards de dollars à l’IPO ?

Mercredi, le Financial Times synthétisait les rumeurs persistantes en précisant à la fois la valorisation envisagées et le calendrier.

Sur le volet purement financier, les indiscrétions relayées par la presse ces dernières semaines convergent vers une même ambition : SpaceX chercherait à lever 50 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation estimée à 1 500 milliards de dollars, sans qu’on sache si cette dernière est calculée pré-entrée en bourse ou post ouverture du capital.

Quelles que soient les modalités exactes, l’opération constituerait un record absolu dans le monde financier, avec une levée de fonds près de deux fois supérieure à celle réalisée par Saudi Aramco (29 milliards de dollars en 2019).

Compte tenu de son envergure, l’entrée en bourse de SpaceX mobiliserait déjà un aréopage de grandes banques d’affaires, qui auraient à composer avec un calendrier serré.

D’après plusieurs sources proches du milliardaire, Elon Musk souhaiterait en effet que l’opération se fasse dès le mois de juin, peut-être en raison d’une forme de superstition, peut-être parce que son anniversaire tombe le 28 juin. À moins que ce soit en raison de l’alignement programmé entre Vénus et Jupiter entre les 8 et 9 juin prochains, supposent très sérieusement les médias financiers.

Un rapprochement avec xAI ou avec Tesla à l’étude ?

La rumeur a connu un regain d’intérêt jeudi 29 janvier, avec l’émergence d’une nouvelle hypothèse. D’après Reuters, Elon Musk étudierait la possibilité d’intégrer xAI, la société dédiée à ses projets en matière d’intelligence artificielle, à SpaceX.

De ce fait, l’entrepreneur ne proposerait pas aux marchés d’investir uniquement dans ses activités spatiales : il introduirait un groupe aux dimensions plus larges intégrant les modèles d’IA génératives Grok, les gigantesques datacenters construits pour entraîner ces derniers, et le réseau social X, lui même fusionné dans xAI en mars 2025.

Le même jour, Bloomberg a suggéré un scénario différent : celui d’un rapprochement entre SpaceX et Tesla, qui reviendrait donc à la consolidation des deux plus grosses entreprises de l’empire Musk, et confèrerait au projet une envergure encore supérieure à ce qui était imaginé au départ. SpaceX était en effet valorisée aux alentours de 800 milliards de dollars fin 2025, et la capitalisation de Tesla en bourse se situait, vendredi 30 janvier, aux alentours de 1 310 milliards de dollars.

À ce stade, ni Musk, ni ses entreprises, n’ont confirmé ou commenté ces rumeurs. Dans ce contexte, quel crédit leur apporter ? L’hypothèse d’un rapprochement entre SpaceX et Tesla semble la moins plausible, même si une mécanique d’échange d’actions la rend techniquement possible.

L’idée que xAI rejoigne SpaceX semble quant à elle plus réaliste. xAI a des besoins immenses en capitaux pour financer ses datacenters Colossus, et les 20 milliards de dollars récemment levés seront vite épuisés, au vu des trajectoires d’investissement revendiquées par l’entreprise (au mépris d’un certain nombre de considérations environnementales et éthiques).

Ce rapprochement participerait également au narratif d’Elon Musk et de certains de ses homologues comme Jeff Bezos, quant à la possibilité d’installer des datacenters dédiés à l’IA dans l’espace. Elon Musk a une nouvelle fois évoqué cette idée lors de son intervention au forum économique mondial de Davos.

Selon lui, elle illustre les possibilités offertes par la réduction des coûts d’accès à l’espace permis par les lanceurs réutilisables de SpaceX. « L’endroit le plus économique pour déployer l’IA sera l’espace. Et ce sera le cas d’ici deux ans, peut-être trois au plus tard », a-t-il notamment déclaré, sans préciser que le déploiement de serveurs dans l’espace soulève bien d’autres défis techniques que leur simple transport.

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WhatsApp lance son mode Lockdown et adopte Rust à grande échelle

De rouille et dors
WhatsApp lance son mode Lockdown et adopte Rust à grande échelle

Afin de sécuriser WhatsApp, Meta a procédé au « plus grand déploiement jamais réalisé de code Rust sur un ensemble diversifié de plateformes et de produits », et annonce vouloir accélérer l’adoption du langage de programmation sécurisé Rust au cours des prochaines années. La messagerie intègre par ailleurs un mode anti-logiciels espion ou malveillants.

WhatsApp vient d’annoncer, ce mardi 27 janvier, « une nouvelle mesure de protection de la confidentialité : les paramètres de compte stricts » (« Strict Account Settings » en VO), semble-t-il inspirée du mode de protection avancé (« Advanced Protection Mode » en VO) introduit par Google en 2020 puis du mode Lockdown mis en œuvre par Apple en 2022 pour réduire la surface d’attaque des Android et iPhone face aux logiciels espion « mercenaires ».

Elle s’adresse en effet elle aussi aux personnes qui, journalistes ou personnalités publiques notamment, « peuvent avoir besoin de mesures de sécurité extrêmes pour se protéger contre les cyberattaques rares et hautement sophistiquées », ou qui pensent « être la cible d’une attaque informatique », précise WhatsApp sur son blog :

« Si vous activez cette fonctionnalité, certains réglages de compte seront verrouillés sur les paramètres les plus restrictifs, ayant pour effet de limiter le fonctionnement de WhatsApp dans certains cas de figure, en bloquant par exemple les pièces jointes et les médias envoyés par des personnes qui ne figurent pas dans vos contacts. »

Les paramètres de compte stricts, qui seront déployés progressivement au cours des prochaines semaines, seront accessibles en accédant à Paramètres > Confidentialité > Avancé.

Une décision qui remonte à la faille Stagefright de 2015

WhatsApp précise que ces paramètres de compte stricts « constituent l’un des nombreux moyens que nous avons développés pour vous protéger des cybermenaces les plus avancées ». L’entreprise indique également avoir « déployé en coulisses un langage de programmation appelé Rust pour protéger vos photos, vidéos et messages face aux logiciels espions, et vous permettre de partager et de discuter en toute confiance ».

Dans un billet technique séparé, mais publié dans la foulée, Meta revient plus en détails sur le fait que WhatsApp a « adopté et déployé une nouvelle couche de sécurité pour ses utilisateurs, développée avec le langage de programmation sécurisé Rust », dans le cadre de ses efforts visant à renforcer ses défenses contre les menaces liées aux logiciels malveillants.

Meta explique que cette décision fait suite à la découverte, en 2015, de la vulnérabilité Stagefright qui permettait de pirater les terminaux Android à partir d’un simple MMS :

« Le bug résidait dans le traitement des fichiers multimédias par les bibliothèques fournies par le système d’exploitation, de sorte que WhatsApp et d’autres applications ne pouvaient pas corriger la vulnérabilité sous-jacente. Comme la mise à jour vers la dernière version d’un logiciel peut souvent prendre des mois, nous avons cherché des solutions qui permettraient d’assurer la sécurité des utilisateurs de WhatsApp, même en cas de vulnérabilité du système d’exploitation. »

Les développeurs de WhatsApp ont réalisé qu’une bibliothèque C++ utilisée par l’application pour envoyer et formater des fichiers MP4 (appelée « wamedia ») pouvait être modifiée afin de « détecter les fichiers qui ne respectaient pas la norme MP4 et qui pouvaient déclencher des bogues dans une bibliothèque OS vulnérable du côté du destinataire, mettant ainsi en danger la sécurité de la cible ».

Plutôt que de la réécrire, ils en ont développé une version Rust compatible avec la version C++ originale, puis « remplacé 160 000 lignes de code C++(hors tests) par 90 000 lignes de code Rust (tests compris) ».

Le « plus grand déploiement jamais réalisé de code Rust »

Meta précise avoir rajouté « davantage de contrôles » au fil du temps, et que WhatsApp vérifie désormais les « types de fichiers à haut risque » tels que les .pdf, qui « sont souvent vecteurs de logiciels malveillants » :

« Nous détectons également lorsqu’un type de fichier se fait passer pour un autre, grâce à une extension ou un type MIME falsifié. Enfin, nous signalons de manière uniforme les types de fichiers connus pour être dangereux, tels que les exécutables ou les applications, afin qu’ils soient traités de manière spéciale dans l’expérience utilisateur de l’application. »

Cet ensemble de vérifications, qu’ils appellent « Kaleidoscope », « protège les utilisateurs de WhatsApp contre les clients non officiels et les pièces jointes potentiellement malveillantes », avance Meta : « Bien que les vérifications de format ne permettent pas d’arrêter toutes les attaques, cette couche de défense contribue à en atténuer bon nombre ».

Rappelant que le chiffrement de bout en bout de WhatsApp est utilisé par ses trois milliards d’utilisateurs, Meta avance que « nous pensons qu’il s’agit du plus grand déploiement jamais réalisé de code Rust sur un ensemble diversifié de plateformes et de produits destinés aux utilisateurs finaux dont nous ayons connaissance », et précise que « nous prévoyons d’accélérer l’adoption de Rust au cours des prochaines années ».

Une faille de sécurité corrigée, et une plainte « ridicule »

WhatsApp vient par ailleurs de corriger une faille de sécurité, découverte dans l’application Android par les équipes du Projet Zero de Google en septembre 2025. Elle permettait à un attaquant de rajouter des victimes à des groupes, « puis de leur envoyer un fichier multimédia malveillant automatiquement téléchargé sur l’appareil de la victime sans aucune interaction de sa part », rapporte Neowin.

Il était cela dit possible de s’en prémunir en activant la confidentialité avancée des discussions dans WhatsApp (en appuyant sur les trois petits points en haut à droite, puis sur Infos du groupe), soulignait Neowin dans un précédent article, ou en désactivant le téléchargement automatique des médias (via Paramètres -> Stockage et données).

Ces explications détaillées sur le renforcement de la sécurité de WhatsApp ont par ailleurs été mises en ligne alors que le 23 janvier, trois cabinets d’avocats ont porté plainte contre Meta. Ils l’accusent rien moins que d’avoir comploté pour cacher le fait que les messages WhatsApp ne seraient pas chiffrés de bout en bout, et qu’il serait extrêmement simple à ses employés d’y accéder.

Une accusation qualifiée de « fiction sans fondement » par le porte-parole de Meta et de « ridicule » par plusieurs experts en cryptographie, d’autant que l’un de ces cabinets d’avocats est aussi celui de NSO, l’éditeur du logiciel espion Pegasus condamné l’an passé pour avoir piraté WhatsApp.

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