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Municipales : à Marseille, Toulouse ou Paris, des candidats visés par de la désinformation

Faux comptes, vraie désinfo
Municipales : à Marseille, Toulouse ou Paris, des candidats visés par de la désinformation

Après les élections européennes ou présidentielles, les échéances municipales sont elles aussi le théâtre de campagnes de désinformation alimentées par des faux comptes. Leurs origines sont quelquefois traçables jusqu’à des commanditaires étrangers.

Un blog, des pages Facebook et des comptes X, des tracts placardés dans les rues, même, à l’effigie d’une certaine « Sophie ». À Marseille, le député Sébastien Delogu (La France Insoumise) a beau ne parvenir qu’en quatrième position dans les sondages, quelqu’un se donne beaucoup de mal pour l’attaquer en ligne, l’accusant de viol et de violences.

Sur Facebook, les publications ont enregistré beaucoup de commentaires et de réactions (j’aime, j’adore, etc), mais toutes sont fausses. Après enquête, Le Monde constate que l’essentiel vient de comptes installés en Asie.

À Toulouse et à Paris, d’autres candidats subissent aussi des tentatives d’attaques numériques. Dans la ville rose, un autre candidat LFI, François Piquemal, se voit accusé de pédocriminalité, ses positions sur la Palestine, moquées. À Paris, c’est Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons, qui a signalé à Viginum, le service de vigilance et protection contre les ingérences numériques du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, des publications sur X dont les propos attaquaient son image. Si aucune de ces campagnes n’a enregistré de grande viralité, toutes témoignent de tentatives de manipulation de l’information en amont des scrutins municipaux des 15 et 22 mars.

Commanditaires inconnus contre LFI, Storm-1516 contre Bournazel

Dans le cas des candidats LFI, dont le parti est lui aussi visé par un faux site intitulé « L’alternative 2026 », difficile de remonter jusqu’au commanditaire. Le Monde a repéré des similarités techniques entre les faux comptes payés pour tenter de viraliser les publications attaquant Sébastien Delogu, celles qui s’en prennent à François Piquemeal (y compris des deepfakes à caractère pornographique), ou encore le faux site suggérant que l’élection de candidats LFI aboutirait à l’instauration de la charia.

Tous recourent notamment à des images générées par Gemini, l’outil d’IA de Google, les sites web concernés s’appuient sur un même thème WordPress, et leurs noms de domaines sont enregistrés chez un seul et même fournisseur, localisé aux Bahamas. Le quotidien remarque bien que les comptes de réseaux sociaux qui diffusent les messages diffamatoires ont été utilisés par le passé pour publier des éléments relatifs à un scandale nigérian ou à la politique gabonaise, mais cela ne suggère pas grand-chose de plus que le recours à une société spécialisée dans les opérations de manipulation de l’information.

Le Monde remarque aussi que les comptes X utilisés dans ces opérations ont servi par le passé à diffuser les messages du lobby pro-israélien Elnet, en conflit ouvert avec LFI, et que Sébastien Delogu et François Piquemal sont au nombre des candidats LFI ayant le plus fortement souligné leur soutien à la population palestinienne et leur opposition aux opérations militaires d’Israël à Gaza. Mais à défaut de retrouver la société autrice des opérations d’influence, et de pouvoir remonter le fil de sa clientèle, difficile d’affirmer qui a instigué ces opérations.

Du côté parisien, en revanche, Viginum constate que le site web de Pierre-Yves Bournazel a été usurpé, notamment pour diffuser une fausse vidéo du candidat dans laquelle ce dernier annonce qu’il voudrait fermer le centre Pompidou. L’entité a surtout repéré un compte X qu’elle connaissait déjà, et est capable de le relier au réseau Storm-1516, lié à la Russie.

Les ingérences électorales, menace désormais régulière

En mai 2025, sur la foi des travaux de Viginum, le Quai d’Orsay indiquait déjà avoir repéré au moins 20 opérations informationnelles de Storm-1516 visant différents scrutins en Europe et aux États-Unis. Sans être nécessairement le fait de ce réseau précis, les opérations de manipulation se sont multipliées dans l’espace informationnel français et européen, avec des effets plus ou moins importants selon les cas.

Pour des scrutins à échelle plus large, on se rappelle ainsi des élections présidentielles roumaines, réorganisées après des suspicions de manipulation du fonctionnement de TikTok, ou encore de diverses opérations en amont des élections européennes, pas toujours correctement modérées par les plateformes numériques.

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Quand le DOGE supprimait les financements de la recherche en sciences sociales via ChatGPT

Inintelligence artificielle
Quand le DOGE supprimait les financements de la recherche en sciences sociales via ChatGPT

Dans un procès remettant en cause les suppressions de financements décidées l’année dernière par l’administration Trump, on découvre que le DOGE a pris ces décisions via de simples prompts dans ChatGPT.

L’année dernière, l’administration Trump a confié le démantèlement d’une grande partie des agences de la recherche américaine au DOGE, conduit à l’époque par Elon Musk. Plusieurs sociétés savantes américaines ont attaqué en justice les décisions prises au nom de la National Endowment for the Humanities (NEH), l’agence américaine de financement des recherches en sciences sociales. Celles-ci dénoncent le fait que plus de 1 400 programmes de recherche, représentant un montant total de 100 millions de dollars, ont été annulés en utilisant une simple question à ChatGPT.

« Les éléments suivants ont-ils un rapport avec D.E.I. [les politiques de Diversité, équité et inclusion, ndlr] ? Réponds de manière factuelle en moins de 120 caractères. Commence par « Oui » ou « Non » ». Voilà le prompt que les jeunes recrues du DOGE utilisaient pour sélectionner les projets de financements à annuler au sein de la NEH, explique le New York Times.

Cela faisait suite à l’un des premiers décrets pris par Donald Trump après le jour de son investiture, dans lequel le dirigeant états-unien ciblait précisément comme « illégaux » tous les programmes de « diversité, équité et inclusion ». Les salariés de l’agence avaient déjà discriminé les projets de recherche en plusieurs catégories. Mais le DOGE, en prenant les rênes comme il l’a fait pour d’autres agences comme la National Science Foundation ou la National Oceanic and Atmospheric Administration, n’en a pas tenu compte.

Au lieu de ça, « Les deux membres du DOGE ont utilisé ChatGPT pour identifier les subventions associées à un point de vue contraire et supposé dangereux : la promotion de la « DEI » », explique le texte de la plainte [PDF], cosignée par plusieurs sociétés savantes.

Des projets non financés parce qu’ils parlaient de minorités

Les deux agents du DOGE, Justin Fox et Nate Cavanaugh n’avaient aucune formation en sciences humaines et sociales avant d’effectuer cette mission de sélection de financement de la recherche dans ces domaines pour le DOGE.

Leur prompt leur a donné des réponses toutes faites pour supprimer des financements de projets scientifiques qui étaient en place, parfois depuis des années. Ainsi, comme on peut le voir dans cette liste [PDF], un projet de réunion des archives consacrées aux langues autochtones en Alaska risquait, selon ChatGPT, de « promouvoir l’inclusion et la diversité des points de vue ».

Mais on peut voir aussi que le financement d’un projet de film sur le sociologue W.E.B du Bois, premier Afro-américain a obtenir un doctorat aux États-Unis, a été supprimé parce que ChatGPT a généré une réponse affirmant que « la biographie, l’activisme et les écrits de W.E.B. Du Bois contribuent à la compréhension des contextes historiques et sociaux liés à la politique de Diversité, équité et inclusion » et répondant donc « oui » au classement dans des sujets étiquetés « DEI ».

De la même manière, le projet d’un documentaire sur des femmes juives réduites en esclavage pendant la Shoah a été estampillé DEI par ChatGPT car il aurait « amplifié les voix marginalisées ».

Un documentaire sur le Massacre de Colfax, qui vit une milice blanche tuer 150 anciens esclaves libérés, a aussi été stoppé. Sur celui-ci, dans sa déposition publiée sur YouTube par l’American Historical Association, l’une des co-plaignantes, Justin Fox justifie le choix en affirmant que le projet de documentaire « se concentre sur une seule race. Il n’est pas pour le bénéfice de l’humanité ».

Si ce sont ces deux agents du DOGE qui ont sélectionné avec ChatGPT les financements à supprimer, l’un des responsables de l’agence, Michael McDonald, a bien validé la liste suivant la volonté de l’administration Trump de « faire table rase », comme il l’a expliqué lors de l’enquête.

La meilleure publicité pour la nécessité d’une éducation aux sciences humaines ?

« Le principe selon lequel la connaissance de l’histoire, de la littérature, de la religion, de la philosophie et des arts est nécessaire pour maintenir une nation forte et résiliente a poussé le Congrès à créer la NEH », a déclaré dans un communiqué Joy Connolly, la présidente de l’American Council of Learned Societies, l’une des sociétés savantes qui ont entamé ce procès :

« Notre action en justice révèle le mépris de cette administration pour ce principe et pour l’investissement public dans la recherche pour le bien commun. L’utilisation par les employés du DOGE de ChatGPT pour identifier les subventions « inutiles » est peut-être la meilleure publicité pour la nécessité d’une éducation aux sciences humaines, qui développe les compétences en matière de pensée critique. »

Interrogés par le New York Times, ni Michael McDonald, ni Justin Fox, ni Nate Cavanaugh, ni le National Endowment for the Humanities n’ont répondu.

Rappelons qu’en 2023, Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement en France, rêvait, lui, d’une IA pour présélectionner les projets de recherche pour les financements de France 2030.

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Résultats par IA : Qwant teste un partage de revenus avec des éditeurs de presse

Résultats par IA : Qwant teste un partage de revenus avec des éditeurs de presse

Le moteur de recherche Qwant annonce l’ouverture d’une expérimentation de neuf mois visant à établir les bases d’un modèle de partage de revenus avec les éditeurs de presse dans le cadre des réponses générées par IA, alors que Google retarde toujours le lancement en France de sa fonction AI Overviews.

Qwant montre patte blanche avec le secteur des médias. Le moteur de recherche français, désormais développé conjointement avec Ecosia et Lilo au sein d’une entreprise détenue par Octave Klaba (OVHcloud) annonce mardi la mise en place d’une expérimentation visant à élaborer les modalités de partage de revenus associés à la réponse flash, le module généré par IA grâce auquel Qwant essaie de répondre directement aux requêtes de l’internaute (en lui évitant donc d’avoir à se rendre sur un site tiers).

Qwant signe avec un large panel de médias

Cette expérimentation, programmée pour neuf mois, prévoit selon Qwant « un partage des informations liées à l’usage de la fonctionnalité, ainsi qu’un modèle de partage des revenus publicitaires générés dans cet espace, fondé sur un principe de répartition équitable entre Qwant et les éditeurs participants ». Le moteur précise que pour cette première phase, c’est le principe d’un partage à égalité qui a été retenu, et indique que différents formats publicitaires seront testés.

Qwant va dans le même temps proposer aux médias partenaires d’intégrer sa réponse flash sur leur propre site. « Cette approche vise à tester, dans des conditions réelles d’usage, l’intégration de la Réponse Flash au sein des plateformes des médias, ainsi que les modalités de suivi des performances et de partage des revenus associés, dans un cadre défini avec chaque éditeur », décrit le moteur, selon qui ces travaux préparatoires sont indispensables pour accompagner les nouveaux usages en matière de recherche en ligne.

Qwant, qui a récemment conclu un accord de droits voisins avec l’Alliance de la presse d’information générale, a monté cette expérimentation par l’entremise de cette dernière, ainsi que par celle du Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), ce qui lui permet d’afficher une longue liste de médias partenaires, des titres du groupe Ebra à France Médias Monde en passant par L’Équipe, Les Échos, Le Parisien, RMC, BFM, Ouest France ou L’Express.

Ce faisant, l’entreprise s’affranchit du reproche formulé par de nombreux médias à l’encontre d’acteurs comme OpenAI ou Perplexity, qui ont préféré signer des contrats ad hoc avec quelques médias précis (principalement Le Monde) plutôt que de chercher à collaborer avec un large panel d’acteurs.

Des réponses flash sur une partie des requêtes

Qwant, rapproché d’Ecosia au sein d’une structure commune depuis 2024, cherche à faire oublier l’ère des résultats exclusivement générés par Bing en développant son propre « index de recherche européen », qui a fait ses débuts en production au printemps 2025, et doit à terme traiter l’essentiel des requêtes des internautes. À ce stade, Qwant ne communique pas sur le volume de cet index, ou sur sa représentation au sein des pages de résultats.

L’entreprise ne fait en revanche pas mystère de son intérêt pour l’IA générative. Elle a d’abord fait l’objet d’un premier pilote baptisé « Qwant Next », qui prenait la forme d’une interface de type chatbot, avec un système de conversation, des requêtes en langage naturel et des résultats issus des outils de recherche maison.

« Aujourd’hui, l’utilisateur va soit sur un moteur de recherche, soit sur ChatGPT, on pense que ces deux univers vont élargir leur spectre, et que ça correspond à une nouvelle façon de chercher. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls, c’est par exemple la direction prise par Perplexity », nous expliquait à l’époque Olivier Abecassis.

Un an plus tard, le chatbot est intégré sous forme d’option au moteur de recherche. Rebaptisé Chat IA, il n’est plus proposé dès la page d’accueil, mais on peut l’activer depuis la page de résultats, pour prolonger par exemple la requête initiale, ou lancer une nouvelle conversation.

En parallèle, Qwant propose donc ces fameuses réponses Flash, qui prennent la forme d’un bloc dédié à une réponse générée par IA à la requête de l’internaute, avec un texte de quelques lignes, quelques mentions des sites Web ayant servi de source à la réponse, et sur certaines requêtes, un lien sponsorisé dédié à la monétisation. Ce sont ces liens sponsorisés (ou autres formats publicitaires à venir) qui donneront lieu au partage de revenus promis avec les éditeurs, pour compenser l’éventuelle perte de trafic associée à la réponse flash.

Exemple de réponse flash générée par Qwant – capture d’écran

Qwant affirme que la recherche est gérée par ses propres services tandis que la génération de la réponse est opérée par les modèles de Mistral. Au printemps 2025, au sujet des recours fréquents à un LLM, Olivier Abecassis affirmait déjà « Il y avait un coût qu’on a largement optimisé, aujourd’hui on sait l’absorber. »

Si les coûts sont maitrisés, reste à voir quel est le potentiel réel des réponses flash de Qwant en matière de chiffre d’affaires publicitaire, et donc de rétrocession aux médias partenaires dont les contenus auront pu être exploités. Le moteur de recherche, hébergé dans sa nouvelle structure European Search Perspective, ne communique ni chiffre d’affaires, ni volume d’audience, mais sa fréquentation reste anecdotique comparée à celle de Google, leader incontesté sur le marché français.

Google temporise le lancement de ses Aperçus IA

Cette expérimentation intervient alors que la France fait figure de pierre dans le jardin de Google autour de son propre service de réponses générées automatiquement, AI Overviews (Aperçus IA ou Résumés IA en français). Disponible de longue date aux États-Unis, ce dernier a été lancé à l’international dans 110 pays, dont la majorité du continent européen… à l’exception notable de l’Hexagone.

Échaudée par les longues batailles autour des droits voisins, la firme de Mountain View sait en effet qu’elle s’expose à une levée de boucliers de la part des éditeurs de presse, qui alertent depuis des mois sur les conséquences négatives potentielles en matière de perte d’audience, et donc de chiffre d’affaires.

Outre-Atlantique, plusieurs grands médias ont déjà signalé des baisses significatives du trafic entrant en provenance de la recherche Google sur leurs sites. Google de son côté défend l’idée que les résumés IA améliorent le service rendu à l’internaute, et que ce faisant, l’audience et les revenus publicitaires qu’ils génèrent sont nettement mieux qualifiés, dont plus rémunérateurs pour les éditeurs.

La promesse ne fait pas précisément consensus. Attaquée devant la Commission européenne par un réseau d’éditeurs indépendants, et régulièrement incriminée pour ses hallucinations ou ses résumés trompeurs, AI Overviews vient d’être mis en cause comme l’une des causes de la chute d’audience enregistrée par les principaux médias en ligne de la scène tech aux États-Unis.

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États-Unis : la presse tech durement touchée par l’essor des résumés IA de Google

Dis Siri, quel est le VPN qui fait le plus de publicité sur Youtube ?
États-Unis : la presse tech durement touchée par l’essor des résumés IA de Google

Avec des chutes d’audience issue de Google allant de 7 à près de 70 % selon les titres étudiés, la presse états-unienne spécialisée dans le numérique subit de plein fouet l’introduction des résumés générés par IA et l’évolution des pratiques d’information, selon une analyse de Growtika.

Les médias ne seraient plus que des « fournisseurs de données » pour les constructeurs d’IA. Tel est du moins le message que Robert Thomson, directeur exécutif de News Corp, a fait passer la semaine dernière, alors que l’empire médiatique de Rupert Murdoch signait un contrat de licence sur ses contenus avec Meta.

Quoique cantonnée à la presse tech, une récente étude des effets des résumés IA de Google sur le trafic des médias tend à confirmer le propos. Menée par la société de SEO Growtica, l’analyse constate une chute drastique du trafic des 10 plus grands médias états-uniens spécialisés dans le numérique depuis que Google a ajouté un premier jet de réponse généré par IA en haut de ses pages de résultats.

Faute de pouvoir s’appuyer sur les chiffres internes des médias concernés, Growtika a collecté les estimations mensuelles de trafic de l’outil Ahrefs entre février 2024 et janvier 2026, pour dix titres phares de la presse technologique états-unienne. L’analyse ne porte donc que sur les audiences venues depuis Google, sans considération pour les éventuels produits et entrées annexes (newsletter, podcasts, trafic issu des réseaux sociaux, etc).

Ampleur de la chute contrastée selon le type de contenu

De The Verge à Tom’s Guide en passant par Digital trends ou Mashable, la société constate que sur la période, ces différents titres ont engrangé, en cumulé, 112 millions de visites lors de leur meilleur mois d’audience. En janvier 2026, en revanche, les dix titres analysés ont cumulé un total de 47 millions de visites. Une chute inévitable, puisque Growtika compare ce chiffre au cumul des meilleurs mois d’audience réalisés sur la période par les sites étudiés.

D’un titre à l’autre, les dynamiques diffèrent, néanmoins : sur les 23 mois précédent janvier 2026, The Verge enregistrait par exemple une moyenne de 2 540 185 visites mensuelles, contre 790 002 visite début 2026. Cela représente une chute de près de 69 % du trafic (et de 85 % lorsqu’on compare l’écart entre son meilleur mois d’audience et janvier 2026).

Sur la même période, Mashable enregistrait une moyenne de 12 174 522 visites, contre 11 331 018 début janvier, soit une chute de près de 7 % du trafic (de 30 % entre son meilleur mois d’audience, mai 2024, et janvier 2026). Pour Growtika, une partie des variations d’un exemple à l’autre s’explique par le type de contenu que produisent chacun de ces médias.

L’agence compare le meilleur mois (audience pic) des médias sur la période à janvier 2026, et met en avant des dynamiques qui varient selon la typologie de contenus produits – capture d’écran

Digital Trends, ZDNet, The Verge et surtout HowToGeek fournissent ainsi beaucoup d’information de service. Le dernier des quatre, qui ont tous enregistré une chute de visites de plus de 85 %, publie ainsi régulièrement des tutoriels de l’ordre de « comme prendre un screenshot sur Windows » ou « comment changer ses paramètres DNS », des questions auxquelles le service Overviews de Google fournit désormais directement des réponses.

Les plus épargnés, Mashable et PCMag (- 41 % entre juillet 2025 et janvier 2026), sont aussi de gros médias (plus de 12 millions de visites mensuelles lors de leur meilleur mois). Growtika souligne par ailleurs que Mashable produit des contenus plus orientés divertissement et culture, potentiellement plus complexes à résumer automatiquement, et PCMag fournit des critiques précises de produits. Mais ces éléments ne restent que des pistes hypothétiques d’explication.

L’intégrité de l’information en question

Growtika constate par ailleurs qu’avec 2,1 millions de visites, les audiences de quatre médias combinés ne dépassent pas celle du seul subreddit r/ChatGPT (4,69 millions de visites). Sans pouvoir établir de causalité directe entre l’effondrement du trafic et l’introduction des résumés dans les pages de résultat Google, la société souligne trois évolutions concomitantes sur la période observée.

Pour commencer, Google a donc déployé ses résumés dès la mi-2024. L’analyse constate que la chute de trafic la plus sévère à début mi-2025, lorsque Google a étendu le service à de plus nombreux types de réponses. Reddit, ensuite, a profité d’une amélioration nette du ranking de ses résultats, en particulier pour des recherches quotidiennes (« quel meilleur enregistreur d’écran », « meilleur vpn gratuit », etc) — l’entreprise, rappelons-le, a signé dès février 2024 un contrat permettant à Google d’entraîner ses IA à partir de ses forums.

Enfin, le succès des robots conversationnels comme ChatGPT, Claude ou Perplexity se traduit par une évolution simple d’usage : une partie du lectorat cherche directement ses informations auprès de ces outils plutôt qu’auprès des producteurs d’information. Outre capter une partie du trafic des médias, les résumés générés par IA soulèvent d’ailleurs le même type de questions relatives à la qualité de l’information fournie que les robots conversationnels.

Les grands modèles de langage qui permettent ce type de fonctionnalité produisent en effet régulièrement des erreurs (dites hallucinations). Autre problématique : ces textes peuvent présenter de nouveaux risques pour les internautes. Des scammeurs ont ainsi manipulé le service de Google pour fournir de fausses informations de contact aux internautes et leur soutirer des fonds.

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☕️ Bluesky : Jay Graber démissionne de son poste de CEO mais reste dans l’entreprise

Dans un billet de blog, la CEO de Bluesky explique qu’elle abandonne la tête de l’entreprise. Jay Graber a rejoint Bluesky en 2019 alors que le réseau social n’était qu’un projet et a été à la tête de l’entreprise dès sa création officielle en 2021.

La responsable du réseau social, qui réunit un peu plus de 43 millions d’utilisateurs, affirme que l’entreprise a désormais besoin d’une personne qui se concentre sur la croissance et la performance pendant que elle « retourne à ce que [elle fait] le mieux : construire de nouvelles choses ».

Jay Graber, photo Makeworldpedia, Creative Commons by-sa

Jay Graber a un profil très technique d’ingénieure logiciel et est arrivée dans l’équipe de Bluesky pour travailler sur le framework décentralisé du réseau social. Elle ne quitte pas l’entreprise et va occuper le poste de directrice de l’innovation, qui n’existait pas jusque-là au sein de Bluesky.

Dans son billet, elle annonce passer la main, pour une période d’intérim, à Toni Schneider, ancien CEO d’Automattic (de 2006 à 2014) et toujours partenaire dans la société de capital-risque True Ventures.

Dans un billet de blog, Toni Schneider affirme qu’il était sceptique sur la réussite d’un réseau social décentralisé, mais « Bluesky a changé cela. Après avoir entendu leur vision et, plus important encore, découvert l’architecture qu’ils avaient mise en place (le protocole AT), je suis devenu un adepte ». Pour lui, son rôle sera de « contribuer à mettre en place la prochaine phase de croissance de Bluesky », tout en expliquant qu’il n’abandonne pas son rôle chez True Ventures.

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AMI Labs : Yann LeCun lève 890 M€ pour créer des IA qui comprennent le monde réel

Touch me until i get my satisfaction
AMI Labs : Yann LeCun lève 890 M€ pour créer des IA qui comprennent le monde réel

Yann LeCun a confirmé mardi le coup d’envoi officiel de sa société AMI Labs et révèle avoir les moyens de ses ambitions : à peine constituée, la startup annonce avoir levé 890 millions d’euros, auprès d’un large panel d’investisseurs français et internationaux, et se lance à Paris, Montréal, New York, et Singapour.

Depuis son départ de Meta, Yann LeCun répète à qui veut l’entendre que l’intelligence artificielle générale, celle qui égalerait les capacités humaines, proviendra non pas de la maitrise du langage, mais de l’appréhension et de la compréhension du monde physique. Il va désormais avoir l’occasion de développer cette approche : mardi, le prix Turing 2018 et ancien responsable des laboratoires IA de Meta a en effet donné le coup d’envoi officiel de sa nouvelle startup, Advanced Machine Intelligence (AMI ou AMI Labs), et quelques bonnes fées se sont penchées sur le berceau de cette dernière.

1 milliard de dollars levés avant même le lancement

Les rumeurs d’une levée de fonds significative circulaient depuis mi-décembre. Le tour de table se révèle finalement bien supérieur aux hypothèses envisagées : à 65 ans, LeCun peut se targuer d’avoir réuni 1,03 milliard de dollars, soit environ 890 millions d’euros, auprès d’un contingent d’investisseurs venus du monde entier.

Le tour de table est emmené par les fonds Cathay Innovation, Greycroft, Hiro Capital, HV Capital, et Bezos Expeditions, mais il associe également, entre autres et de façon non exhaustive, Toyota Ventures, New Legacy Ventures, Temasek (fonds souverain de Singapour), SBVA (Softbank), NVIDIA, Mark Cuban (juré de l’émission Shark Tank), Sea, et Alpha Intelligence Capital.

En France, AMI fédère l’Association Familiale Mulliez (Auchan), le groupe industriel Marcel Dassault, Artémis (famille Pinault), Aglaé (famille Arnault), Xavier Niel, Publicis Groupe, Bpifrance Digital Venture, le fonds startup de CMA-CGM. Pour faire bonne mesure, Eric Schmidt, et le couple Berners-Lee figurent aussi au rang des soutiens.

La levée de fonds se fait sur la base d’une valorisation de 3,5 milliards de dollars, soit 3 milliards d’euros.

Page d’accueil du site AMI – capture d’écran

Des bureaux à Paris, Montréal, New York et Singapour

Déjà évoqués, les noms de Laurent Solly, ex-directeur de Meta France et d’Alexandre Lebrun, cofondateur de la start-up d’IA générative en santé Nabla, sont confirmés. Le premier devrait assurer des fonctions opérationnelles (COO) tandis que le second assurera la direction de l’entreprise. La direction scientifique est confiée à Saining Xie (passé par Google DeepMind) tandis que deux autres anciens de Meta complètent l’équipe : Michael Rabbat prendra en charge les architectures de world models et Pascale Fung pilotera la recherche.

Pour accompagner ce premier cercle, AMI ouvre des postes, et se dote pour ce faire de quatre bureaux sur trois continents, à Paris (siège social), Montréal, New York et Singapour.

« Nous construisons une nouvelle génération de systèmes d’IA qui (1) comprennent le monde réel, (2) ont une mémoire persistante, (3) peuvent raisonner et planifier, et (4) sont contrôlables et sûrs », promet l’entreprise, qui recrute à la fois des chercheurs et des ingénieurs :

« Vous travaillerez au sein d’une équipe sur des projets de recherche en modélisation du monde, notamment :
– Méthodes d’apprentissage auto-supervisé pour un apprentissage efficace à partir de vidéos et d’autres signaux continus de grande dimension
– Nouvelles architectures permettant de prédire efficacement la dynamique du monde à partir de vidéos et d’autres signaux de grande dimension
– Algorithmes évolutifs pour le prétraitement et l’organisation des données vidéo
– Évaluations pour l’analyse comparative de la compréhension, de la prédiction et de la planification des modèles du monde
– Algorithmes efficaces pour la planification et le raisonnement basés sur des modèles
 ».

Des agents capables de comprendre la vie réelle

Alors qu’OpenClaw, Claude Cowork et consorts illustrent le potentiel de l’automatisation par l’IA, AMI revendique une approche nettement plus ambitieuse, parce qu’ancrée dans le monde physique et donc la vie réelle :

« Les modèles du monde conditionnés par l’action permettent aux systèmes multi-agents de prédire les conséquences de leurs actions et de planifier des séquences d’actions pour accomplir une tâche, tout en respectant les mécanismes de sécurité. AMI fera progresser la recherche en IA et développera des applications où la fiabilité, la contrôlabilité et la sécurité sont essentielles, notamment pour le contrôle des processus industriels, l’automatisation, les dispositifs portables, la robotique, la santé et bien d’autres domaines », promet-elle.

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☕️ Oracle prévoit de supprimer des milliers d’emplois pour financer ses datacenters

Oracle envisagerait de licencier des milliers de personnes pour financer son expansion dans l’intelligence artificielle, rapporte Bloomberg, dans toutes ses branches. L’entreprise a déjà annoncé en interne qu’elle étudierait toutes les offres ouvertes dans son département cloud, ralentissant voire stoppant tout processus de recrutement.

L’information vient confirmer un rapport de la banque d’investissement TD Cowen obtenu fin janvier par le média CIO, et dans lequel Oracle chiffrait à 20 000 ou 30 000 le nombre d’emplois à supprimer pour dégager de 8 milliards à 10 milliards de dollars de trésorerie. En mai 2025, ses effectifs mondiaux s’élevaient à 162 000 personnes.

L’entreprise envisagerait par ailleurs de se séparer de Cerner, fournisseur de systèmes d’information spécialisés dans la santé dont l’entreprise avait fait l’acquisition en 2022 pour 28,3 milliards de dollars.

Alors que l’action de la société tutoyait des sommets en septembre 2025, ce qui ne l’empêchait pas, déjà, de tailler dans ses effectifs, elle est aujourd’hui revenue peu ou prou à son niveau de mars 2025.

Dans le cas présent, les différentes pistes sont envisagées alors que diverses banques états-uniennes ont pris leur distance avec certains projets de financement de centres de données portés par le géant du cloud et de la gestion de bases de données.

Au total, d’après TD Bowen, l’entreprise fondée par Larry Ellison aurait besoin de 156 milliards de dollars d’investissements pour mener à bien ses différents projets d’infrastructure. Or, à mesure que les banques se sont faites hésitantes, les prêteurs ont quasiment doublé les primes d’intérêt proposées à Oracle depuis septembre, ce qui leur fait atteindre aujourd’hui un niveau habituellement réservé aux sociétés non cotées.

Entre autres stratégies pour faire face à ces coûts, l’entreprise a notamment commencé à demander 40 % d’acompte à ses nouveaux clients pour que ces derniers participent au financement de l’infrastructure, elle a levé 58 milliards de dollars sur le marché obligataire, et explore désormais des accords dits BYOC (Bring your own chip, apportez vos propres puces). Ceux-ci impliqueraient que les clients apportent leur propre hardware, ce qui allégerait d’autant les comptes d’Oracle.

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Le contrat OpenAI-Pentagone fait encore des remous : Caitlin Kalinowski démissionne

Le contrat OpenAI-Pentagone fait encore des remous : Caitlin Kalinowski démissionne

La responsable de la branche robotique d’OpenAI, Caitlin Kalinowski, a annoncé sa démission alors que l’entreprise a passé un contrat avec le département de la Défense des États-Unis. Elle le juge précipité.

Le mini mea-culpa de Sam Altman n’aura pas suffi à garder Caitlin Kalinowski dans les rangs de son entreprise. La responsable de la branche robotique d’OpenAI a expliqué samedi soir dans un post sur X qu’elle avait démissionné en affirmant qu’« il s’agissait d’une question de principe, pas de personnes ».

Sam Altman avait déjà reconnu dans un mémo interne rendu ensuite public s’être précipité et avoir signé un contrat qui « paraissait opportuniste et bâclé ». L’entreprise avait sauté sur l’opportunité du refus de son concurrent Anthropic de signer le même contrat avec le département de la Défense, sans clause bloquant l’utilisation de l’outil à des fins de surveillance des citoyens américains et dans des armes totalement autonomes.

La directrice de l’équipe robotique d’OpenAI aurait été au premier rang des responsables de la mise en place d’armes totalement autonomes utilisant les systèmes d’OpenAI.

Pas une opposition totale, mais un besoin de davantage de réflexion

Dans son message, Caitlin Kalinowski n’affiche pas une opposition totale à la possibilité que l’armée américaine utilise ce genre d’outils. Elle aurait cependant voulu que cette question, ainsi que celle de l’utilisation de l’IA pour surveiller les Américains, ne soient pas prises à la légère : « L’IA joue un rôle important dans la sécurité nationale. Mais la surveillance des Américains sans contrôle judiciaire et l’autonomie létale sans autorisation humaine sont des questions qui méritaient davantage de réflexion qu’elles n’en ont reçu ».

« Pour être clair, mon problème est que l’annonce a été faite précipitamment, sans que les garde-fous aient été définis. Il s’agit avant tout d’une question de gouvernance. Ces questions sont trop importantes pour que les accords ou les annonces soient précipités », a-t-elle ajouté.

Sam Altman avait affiché une volonté de modifier le contrat avec le département de la Défense des États-Unis. Mais si son message aborde le problème de la surveillance des citoyens américains, il n’a pas évoqué directement la question des armes autonomes.

Si Anthropic a posé ses limites à un nouveau contrat avec le département de la Défense, l’entreprise s’était engagée avec le Pentagone dans plusieurs projets, dont le montant s’élevait à 200 millions de dollars. Après ce refus, l’administration Trump l’a officiellement désignée comme menace pour la sécurité nationale « en matière de chaîne d’approvisionnement ».

Mais l’armée américaine engagée en Iran utilise actuellement encore son IA. Selon le Washington Post, le système Maven Smart développé par Palantir et auquel elle recourt intègre l’IA Claude d’Anthropic.

OpenAI reporte le « mode adulte » de ChatGPT

L’organisation interne d’OpenAI semble donc faire les frais de la précipitation de Sam Altman pour emporter le contrat tombé des mains d’Anthropic.

L’entreprise a d’ailleurs encore repoussé le lancement du « mode adulte » dont elle parlait en octobre dernier. « Nous reportons le lancement du mode adulte afin de pouvoir nous concentrer sur des tâches qui sont actuellement plus prioritaires pour un plus grand nombre d’utilisateurs », affirme l’entreprise à Axios. « Nous continuons à croire au principe selon lequel il faut traiter les adultes comme des adultes, mais il faudra plus de temps pour acquérir l’expérience nécessaire », ajoute-t-elle.

Cette fonctionnalité avait été critiquée en interne par une de ses cadres en charge de la sécurité des utilisateurs, Ryan Beiermeister. Celle-ci a été licenciée au motif qu’elle aurait commis une discrimination de genre à l’encontre de l’un de ses collègues masculins.

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☕️ Ce que GPT-4o dit de l’attachement émotionnel à l’IA

S’il a été controversé, le modèle GPT-4o de l’application ChatGPT a aussi ses fervents défenseurs. Lancé en mai 2024, ce modèle était aussi apprécié que critiqué pour ses capacités de simulation de l’empathie.

Si GPT-4o a valu à OpenAI des poursuites en justice au motif que la machine aurait encouragé des usagers au suicide, elle a aussi été si plébiscitée que, lorsqu’OpenAI a fait le choix de débrancher le modèle, à l’été 2025 d’abord, puis définitivement le 13 février 2026, l’entreprise s’est retrouvée confrontée à une levée de boucliers.

Pour la chercheuse Mai Huiqian Lai, interrogée par Libération, on peut même parler « d’un mouvement de résistance », incarné par exemple dans des pétitions ou d’intenses échanges sur le subreddit r/MyBoyfriendIsAI.

En février 2026, 0,1 % des utilisateurs recouraient à l’option payante de GPT-4o, indique OpenAI. Pour une société en recherche de modèle économique, c’est loin d’être suffisant, mais rapporté aux 900 millions d’utilisateurs de ChatGPT, cela revient tout de même à quelques centaines de milliers d’internautes.

Pour ressusciter GPT-4o – et quelquefois, pour protester contre les récents contrats d’OpenAI avec l’armée américaine, par exemple dans le cadre d’appels au boycott comme QuitGPT –, certains clonent les conversations et la relation entretenue avec la machine sur des services payants, nommés 4o-Revival ou just4o.chat.

OpenAI, de son côté, a promis de lancer un ChatGPT « adulte », mais la réponse ne satisfait pas Mai Huiquian Lai. Autrice d’un article intitulé « « S’il vous plaît, ne tuez pas le seul modèle qui donne une impression d’humanité » : Comprendre le backlash #Keep4o », la chercheuse regrette auprès de Libération que là où des internautes demandent « la reconnaissance de leurs besoins de connexion existentielle », OpenAI ne réponde que par de la pornographie.

Et d’appeler à obliger les constructeurs de robots conversationnels à respecter les usagers et l’intimité que ces derniers créent avec des machines. Après tout, celle-ci découle directement de la manière dont les robots conversationnels sont conçus.

Mai Huiquian Lai estime donc qu’il faudrait créer des régulations qui prennent en compte les préjudices « relationnels et émotionnels » créés par la suppression brutale de machines qui avaient initialement été fabriquées pour susciter l’attachement.

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☕️ Emma, 21 ans, passe de 7 à 11h devant ses écrans, par jour (mais pas pour travailler)

« Mon temps d’écran est énorme, j’en ai bien conscience », raconte Emma à « Tant d’écran », la chronique du Point qui analyse le rapport des Français à leurs téléphones. Cette étudiante de 21 ans passe en effet et en moyenne 7h19 chaque jour devant ses écrans, et parfois plus de 11 heures le week-end : « Il y a eu les bébés Covid. Moi, je fais partie de la génération des ados Covid », résume-t-elle.

Emma reçoit plus de 219 notifications chaque jour sur son smartphone, la conduisant à scroller 3 heures sur TikTok, un peu moins d’une sur WhatsApp, une autre sur Netflix et dans ses notes, une demi-heure sur Safari, et une autre à envoyer des messages, moins de 25 minutes sur Instagram.

« Je me rends bien compte que j’ai un temps d’attention réduit », reconnaît-elle : « J’ai énormément de mal avec le long, que ce soit les vidéos YouTube qui excèdent 50 minutes, ou les épisodes de Bridgerton sur Netflix qui durent plus d’une heure chacun ! »

Un déficit d’attention qu’elle éprouve aussi avec les podcasts, et même avec TikTok : « Quand je vois qu’une vidéo dure plus d’une minute trente, je scrolle, je sais que je ne la terminerai pas, ou en accéléré ! Quand je regarde un film ou une série et qu’une scène m’ennuie, je la saute en avançant de dix secondes. »

« Je passe ma vie dessus et je ne me sens pas coupable », tempère la jeune femme : « Si c’est ce qui me fait plaisir après une longue journée, pourquoi me restreindre ? D’autant plus que j’ai vraiment le sentiment d’être en contrôle : c’est moi qui choisis quand je reste sur une vidéo ou quand je passe à une autre, combien de temps je lui accorde, quel intérêt je trouve… Même si j’ai bien conscience que mon algorithme m’a très bien cernée ! »

À la journaliste qui lui demande si elle a déjà essayé de réduire son temps d’écran, Emma répond qu’ « il arrive que je passe des journées sans mon téléphone, pour me prouver que je peux y arriver. Si je trouve de quoi m’occuper, ça ne me pose aucun souci ! » :

« Ma mère pense que je passe trop de temps sur mon téléphone, mais elle est elle-même les yeux rivés sur son ordinateur à longueur de journée, je ne sais pas si c’est beaucoup mieux ! Mes amis ont à peu près la même consommation que moi, donc il n’y a pas de jugement sur ce point-là. »

Interrogée sur ce qui lui manquerait le plus si elle perdait son téléphone, Emma estime que « ce qui peut me manquer plus que TikTok, ce sont tous mes mots de passe, qui y sont déjà pré-enregistrés : si je le perds, je serais bien incapable de les retrouver ».

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☕️ Projet Helix : la console Next Gen de Microsoft, compatible avec les jeux Xbox et PC

Fin février, la division Xbox de Microsoft vivait un important séisme : Phil Spencer (38 ans d’ancienneté, présent pour le lancement de toutes les consoles) était remplacé par Asha Sharma. Elle est désormais CEO de Microsoft Gaming, alors qu’elle s’occupait depuis deux ans de la branche produit de Microsoft CoreAI.

Sur X, elle a publié un message annonçant le « projet Helix, nom de code de notre console de nouvelle génération ». Son message est relativement court, sans aucun détail. Elle précise simplement que « project Helix offrira des performances exceptionnelles et sera compatible avec vos jeux Xbox et PC ».

Elle donne rendez-vous aux « partenaires et studios » à la GDC (Game Developers Conference) qui se tient cette semaine, au Moscone Center de San Francisco. Un rendez-vous important de la communauté où elle devra prendre ses marques et s’imposer alors que le « fantôme » de Phil Spencer (qui a écumé les GDC pendant des années) sera certainement présent.

Lors de la présentation des résultats financiers au début du mois, la CEO d’AMD, Lisa Su, expliquait que « le développement de la Xbox de nouvelle génération, équipée d’un SoC semi-personnalisé AMD, progresse bien pour épauler un lancement 2027 », rapporte The Verge. AMD ne dit pas que Microsoft lancera sa console en 2027, mais se tient prêt si besoin.

L’année dernière, le compte officiel Xbox annonçait sur X « construire la prochaine génération d’appareils et de services cloud Xbox, y compris nos futures consoles Xbox, en collaboration avec AMD ». Asha Sharma a donné le coup d’envoi de la guerre des consoles « next gen », à voir maintenant ce qui va en sortir durant la GDC, et notamment si Sony va entrer dans la partie avec la PlayStation 6.

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Sondage de DPO à l’appui, noyb affirme que la simplification RGPD est à côté de la plaque

À lobbying, lobbying et demi
Sondage de DPO à l’appui, noyb affirme que la simplification RGPD est à côté de la plaque

Que disent les délégués à la protection des données personnelles de la simplification du RGPD envisagée par la Commission européenne ? Un sondage organisé par l’association noyb révèle que leurs préoccupations portent essentiellement sur la simplification des démarches administratives, et non sur la redéfinition des données personnelles ou sur la limitation du droit d’accès, pourtant envisagés par Bruxelles en réponse aux demandes de l’industrie.

Dans l’univers tech, on entend souvent dire que l’excès de norme est un frein à l’innovation, et que le régulateur ferait bien de s’intéresser aux signaux qui remontent de la base (les entreprises) plutôt que de décider du cadre depuis le sommet.

L’association autrichienne noyb a décidé de prolonger la logique en descendant un cran plus bas : plutôt que d’interroger les entreprises, elle a cherché à connaître la position des individus qui, au sein de ces dernières, se situent en première ligne de la mise en œuvre du cadre réglementaire.

Ratio entre charge de travail et utilité perçue

En l’occurrence, les fameux Délégués à la protection des données (souvent abrégé en DPO, pour Data Protection Officer), instaurés par les articles 37 et suivants du non moins fameux Règlement général sur la protection des données (RGPD).

L’association a donc demandé à environ 500 de ces derniers quels étaient les points de friction liés au RGPD les plus fréquents dans leur quotidien. Elle en a profité pour essayer d’évaluer, toujours par la voie du sondage déclaratif, la part du temps de leur activité de DPO associée à chacune des grandes exigences du règlement. Elle a enfin tenté d’évaluer la façon dont ces DPO percevaient la valeur du service rendu à l’internaute en matière de respect de la vie privée.

Les enseignements de cette étude, présentés jeudi 5 mars, illustrent selon noyb à quel point la Commission européenne fait fausse route en matière de simplification du RGPD. Rappelons que Bruxelles a publié en novembre 2025 un paquet législatif dédié au numérique qui vise à amender plusieurs des grands textes de loi européens, dont le RGPD, la directive e-Privacy, le règlement sur l’IA, etc..

Qualifié de « digital omnibus » du fait de ce caractère fourre-tout, le texte est vivement attaqué pour les allègements qu’il propose en matière de défense de la vie privée. Mi-janvier, deux organisations européennes ont ajouté de l’huile sur le feu en arguant que certaines des mesures de ce Digital Omnibus seraient le reflet du message porté par les lobbys de l’industrie de la tech à Bruxelles. L’un des points de crispation concerne l’article 15 relatif au droit d’accès aux données personnelles, que la Commission européenne prévoit de réduire au motif qu’il y aurait des « abus ».

C’est donc dans ce contexte tendu que noyb dégaine son étude, dont les résultats se veulent donc représentatifs des attentes non pas d’un secteur d’activité, mais d’une fonction bien précise, dont l’avis semble tranché. L’association résume :

« Il s’avère que la plupart des professionnels ne souhaitent pas une réduction des protections, mais une simplification des obligations de documentation et des formalités administratives. Dans bien des cas, ils demandent même des lois plus claires plutôt qu’une plus grande « flexibilité », difficile à mettre en œuvre pour la plupart des entreprises. »

Les DPO ne veulent globalement pas moins de protections

Le sondage a été réalisé en juillet 2025, et une fois nettoyées, les données permettent à noyb de consolider (voir l’étude au format PDF) les réponses de 510 DPO, dont la moitié évolue dans des sociétés comptant plus de 500 employés. Il est à noter que l’association a recruté les sondés par ses propres canaux de communication (réseaux sociaux et newsletter centrée sur les enjeux liés au RGPD).

Pour ce qui est de la charge de travail, les répondants déclarent que les tâches les plus chronophages sont liées aux obligations déclaratives, à la mesure d’impact, et à la conformité en matière de sécurité. Les principes qui constituent le cœur du règlement, les obligations d’information ou la gestion du droit d’accès sont quant à eux considérés comme relativement indolores. D’après noyb, plus de 70 % des sondés répondent ainsi que le droit d’accès ne génère que « peu », « un peu » ou « pas » de travail.

L’association affirme que ce chiffre confirme sa propre lecture du phénomène, selon laquelle la plupart des entreprises ne font l’objet que de rares demandes d’accès, tandis que les acteurs susceptibles d’être fréquemment sollicités (secteur de la publicité par exemple) ont de toute façon des routines de traitement automatisées.

Le sondage évalue les différentes missions afférentes à la conformité RGPD en fonction de la charge de travail engendrée – crédit noyb

L’association interroge ensuite son échantillon de DPO sur leur perception de l’utilité des missions en question. Ici, ce sont les obligations liées à la sécurité, les principes fondamentaux du texte, et l’obligation d’information qui apparaissent comme les éléments les plus utiles, juste devant le droit à l’accès. Elle s’étonne dans ce contexte que Bruxelles propose de limiter le droit d’accès ou les obligations de transparence.

« Cette étude révèle un fossé immense entre les besoins des personnes qui travaillent concrètement au respect de la conformité et les problèmes alimentés par la « bulle du lobby bruxellois ». Nous n’aidons pas les entreprises européennes dans leur fonctionnement normal ; la proposition de la Commission empiète même souvent sur ce que les professionnels considèrent comme utile », résume Max Schrems, fondateur de noyb.

L’association évalue le rapport entre niveau de protection perçu et charge de travail pour les principales obligations du RGPD – crédit noyb

Le « one size fits all » ne fait pas consensus

noyb profite de son étude pour interroger les DPO sur l’intérêt, ou non, de créer des paliers en fonction desquels le niveau d’obligation pourrait varier, de façon par exemple à ce que les exigences réglementaires soient alourdies pour les grands acteurs spécialistes de la vente de données, et allégées pour les petites et moyennes entreprises chez qui la gestion de données personnelles n’est qu’une problématique satellite.

La question n’est pas totalement innocente : dans sa communication autour du paquet numérique, Bruxelles fait en effet valoir que la simplification du RGPD profitera à toutes les entreprises, sans prendre en compte cette différence d’impact. Qu’en disent les intéressés ? « Malgré le fait que beaucoup d’entre eux représentent de plus grandes entreprises (500 + employés), 70% des répondants ont déclaré qu’il y avait un besoin de règles plus strictes pour les grandes entreprises », argue noyb, qui défend donc l’idée d’un système de paliers, avec des règles très claires, ne laissant que peu de place à l’interprétation juridique, pour les PME.

L’association interroge également la perception des DPO sur la proposition, faite par Bruxelles, d’un système de liste blanche, pour automatiser le consentement de certains recueils et traitements à finalité claire (la mesure d’audience par exemple) et donc réduire la pression au niveau des fameux bandeaux de cookies.

noyb, qui avait exprimé en novembre dernier des craintes sur les possibilités réellement offertes par cette liste blanche, note à ce niveau que 84 % des sondés sont globalement favorables à l’idée, mais ajoute à l’équation une autre hypothèse, jusqu’ici écartée par Bruxelles : celle d’un fonctionnement par liste noire, qui interdirait donc les traitements « clairement illicites », à la façon de ce qu’énonce l’article 5 du règlement européen sur l’IA. L’idée recueille un accueil favorable (totalement ou partiellement) chez 91 % des sondés.

« Étonnamment, les spécialistes de la protection de la vie privée (…) ne pensent pas qu’une « liste noire » limiterait excessivement [les responsables de traitement]. Il semble que la sécurité juridique soit privilégiée par rapport à la flexibilité de la loi. On peut supposer que la garantie d’une concurrence loyale est un facteur justifiant l’établissement de « listes noires », étant donné que les concurrents seraient eux aussi soumis à des règles plus claires. », commente l’association, qui appelle par conséquent à un débat plus large autour du Digital Omnibus.





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Désignée « fournisseur à risque pour la sécurité nationale » aux US, Anthropic conteste

Misanthropic world
Désignée « fournisseur à risque pour la sécurité nationale » aux US, Anthropic conteste

L’administration Trump a mis sa menace à exécution : elle a désigné officiellement Anthropic comme une menace pour la sécurité nationale « en matière de chaîne d’approvisionnement ». Dario Amodei a annoncé que l’entreprise allait contester cette décision devant la justice. Le responsable s’excuse en même temps pour la fuite d’un mémo dans lequel il comparait Trump à un « dictateur ».

La tension n’est toujours pas retombée entre Anthropic et l’administration Trump. Cette dernière a officiellement désigné la startup comme une menace pour la sécurité nationale « en matière de chaîne d’approvisionnement ». Jusque-là, ce qualificatif n’avait jamais été utilisé par le pouvoir états-unien contre une entreprise du pays. L’implication juridique pourrait être plus ou moins importante économiquement pour Anthropic.

Une portée différente selon les deux parties

Le CEO de l’entreprise, Dario Amodei, a affirmé ce jeudi sur le blog d’Anthropic avoir reçu, la veille, la lettre officielle du Département de la Défense américain (DOD, désigné aussi sous le nom de Département de la Guerre par l’administration Trump).

Vendredi dernier, Pete Hegseth, le secrétaire d’État à la Défense, avait annoncé que cette qualification impliquait qu’ « aucun contractant, fournisseur ou partenaire entretenant des relations commerciales avec l’armée américaine n’est autorisé à mener une quelconque activité commerciale avec Anthropic ». Cela aurait de lourdes conséquences pour la startup, dont les clients comme Microsoft, Google ou Amazon devraient choisir entre la startup ou leurs contrats avec la défense des États-Unis.

Mais dans son billet, le responsable de la startup conteste la portée de la mesure. Sans citer la lettre, il affirme que « le langage utilisé par le ministère de la Guerre dans la lettre (en supposant qu’il soit juridiquement valable) correspond à notre déclaration de vendredi selon laquelle la grande majorité de nos clients ne sont pas concernés par une désignation de risque lié à la chaîne d’approvisionnement » :

« cela s’applique clairement uniquement à l’utilisation de Claude par les clients dans le cadre direct de contrats avec le ministère de la Guerre, et non à toute utilisation de Claude par les clients qui ont conclu de tels contrats. »

Microsoft confirme au New York Times : « Nos avocats ont étudié cette désignation et ont conclu que les produits Anthropic, y compris Claude, peuvent rester disponibles pour nos clients (à l’exception du ministère de la Guerre) via des plateformes telles que M365, GitHub et Microsoft AI Foundry, et que nous pouvons continuer à travailler avec Anthropic sur des projets non liés à la défense ».

Des excuses pour des propos contre l’administration Trump dans un mémo interne

« Cette action imprudente est court-termiste, autodestructrice et fait le jeu de nos adversaires », affirme à nos confrères la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand. « Le fait que le gouvernement attaque ouvertement une entreprise américaine pour avoir refusé de compromettre ses propres mesures de sécurité est quelque chose que l’on attendrait de la Chine, pas des États-Unis », ajoute-t-elle.

Dans son billet de blog, Dario Amodei est aussi revenu sur la fuite d’un mémo interne qu’il a envoyé à ses employés. Dans celui-ci, obtenu par le média The Information et relayé par Futurism, le CEO fulminait : « La véritable raison pour laquelle [le département de la Défense] et l’administration Trump ne nous aiment pas, c’est que nous n’avons pas fait de dons à Trump ».

« Nous n’avons pas fait d’éloges à Trump dignes d’un dictateur (contrairement à Sam [Altman, ndlr]) », ajoutait Amodei, qui s’excuse sur son blog où il assure que ce n’est pas la direction de l’entreprise qui est à l’origine de la fuite : « Il n’est pas dans notre intérêt d’aggraver la situation ».

Et il remet le mémo dans son contexte du message de Donald Trump posté sur Truth Social et celui du département de la Défense sur X vendredi dernier. Le dirigeant y qualifiait notamment Anthropic d’ « entreprise woke de gauche radicale » et affirmait que les États-Unis ne la « laisseraient jamais dicter la manière dont [leur] grande armée mène et gagne les guerres ». Quant au Pentagone, il accusait l’entreprise et son CEO de duplicité.

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La Wikipedia anglophone se bat contre des « hallucinations » venues de traductions par IA

OkAI
La Wikipedia anglophone se bat contre des « hallucinations » venues de traductions par IA

La version anglophone de Wikipédia se trouve confrontée à la gestion d’éditions utilisant massivement la traduction via l’IA, ce qui ajoute des erreurs dans l’encyclopédie. En cause, notamment, une association dont le but est de créer du contenu dans Wikipédia.

L’IA générative donne encore une fois du fil à retordre à Wikipédia. Cette fois, c’est son utilisation massive pour traduire des pages en anglais qui est pointée du doigt.

Il faut dire que la position de la fondation Wikimedia est sur une ligne de crête entre le fait de trouver des avantages à l’utilisation de l’IA générative pour automatiser certaines tâches et de gérer les problèmes qu’elle génère. Ainsi, l’année dernière, elle a dû retirer une fonctionnalité expérimentale de résumé automatique des articles de l’encyclopédie.

Une utilisation des IA génératives en discussion dans la Wikipédia anglophone

Au même moment, du côté de la version francophone, les éditeurs adoptaient un texte de recommandation sur l’usage de l’IA générative qui affirmait clairement que son utilisation était « vivement déconseillée ».

Concernant la traduction, le texte demande à ce que, si l’IA générative est utilisée pour de l’aide à la traduction, cela soit mentionné. La vérification des sens d’un mot étranger fait partie des « usages tolérés », avec la précision qu’il ne doit pas y avoir de « traduction littérale ou mot à mot », la page ajoutant « veillez à ce qu’il n’y ait pas de contre-sens ».

Mais du côté anglophone, une discussion sur le sujet n’est apparue qu’en janvier dernier, débouchant sur un texte adopté le 10 février concernant la traduction d’articles venant d’autres versions linguistiques de l’encyclopédie.

Celui-ci demande à ce que l’utilisation soit faite seulement si l’utilisateur a les compétences en anglais et dans la langue d’origine pour confirmer que la traduction est bonne. Il demande aussi que l’utilisateur ait vérifié qu’aucune hallucination n’a été ajoutée et que le texte reste fidèle aux sources citées.

Des textes traduits à la va-vite par une association dédiée à ça

Le texte a été adopté alors que des éditeurs ont pointé du doigt des erreurs manifestes dans certaines pages traduites à la va-vite. Ainsi, comme l’explique 404 Media, pour la page de la famille noble de La Bourdonnaye.

Alors que dans la version française, la phrase « La famille de La Bourdonnaye a pour berceau la seigneurie de la Bourdonnais à Trégomar dans les Côtes d’Armor en France » est accompagnée de la mention « [réf. nécessaire] », une source a été ajoutée lors de la traduction automatique par un utilisateur, mais celle-ci ne contient pas d’indication sur cette famille à la page donnée, indique Ilyas Lebleu (dont le pseudo est Chaotic Enby sur Wikipédia).

Mais ce n’est qu’un exemple, ainsi il explique à 404 média que pour certains articles « les sources avaient changé et des phrases avaient été ajoutées sans source et sans explication, tandis que l’article sur les élections sénatoriales françaises de 1879 avait ajouté des paragraphes provenant de sources sans aucun rapport avec le contenu initial ! ».

Le problème viendrait notamment d’ajouts faits par des éditeurs de l’association Open Knowledge Association (OKA). Celle-ci s’affiche comme faisant de la « diffusion de contenu gratuit sur Wikipédia et d’autres plateformes ouvertes grâce à un financement ciblé », et se vante d’avoir créé et traduit près de 5 000 articles sur Wikipedia. Les internautes peuvent donner à l’association et si la somme est supérieure à 10 000 francs suisses, ils peuvent demander d’enrichir un champ particulier.

« Si vous souhaitez faire traduire des pages spécifiques, nous les examinerons, mais ne les traduirons que si nous estimons qu’elles répondent à nos critères de qualité », ajoute l’association qui s’engage aussi à préciser les éventuels conflits d’intérêt lors de l’édition.

Mais cette découverte par Ilyas Lebleu a fait remonter de nombreuses autres traductions problématiques publiées par OKA sur l’encyclopédie. Des bénévoles de la version anglophone de Wikipédia ont pointé à 404 Media un tableur utilisé par les traducteurs d’Oka dans lequel se trouvent les instructions :

« Choisissez un article, copiez l’introduction dans Gemini ou chatGPT, puis vérifiez si certaines des suggestions améliorent la lisibilité. Modifiez les articles de Wikipédia uniquement si les suggestions constituent une amélioration et ne changent pas le sens de l’introduction. Ne modifiez pas le contenu avant d’avoir vérifié que les suggestions de Gemini sont correctes ! »

Le fondateur de OKA, Jonathan Zimmermann, explique à 404 Media que « des erreurs arrivent » mais que la méthode d’OKA « comprend une relecture humaine, demande aux traducteurs de vérifier le texte par rapport aux sources citées » et il assure que des « responsables vérifient régulièrement des extraits, spécifiquement pour des nouveaux traducteurs ».

Il explique que depuis peu, les traducteurs doivent passer leurs textes dans un autre outil en utilisant un prompt spécifique de comparaison qui doit identifier les incohérences, omissions ou inexactitudes.

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[MàJ] Que se passe-t-il chez YggTorrent ? « Quelque chose se prépare »… mais quoi ?

Bonne ambiance !
[MàJ] Que se passe-t-il chez YggTorrent ? « Quelque chose se prépare »… mais quoi ?

YggTorrent est mort, mais il bouge encore. Le message affiché sur la page d’accueil change, répond à certaines accusations et propose désormais les noms de domaine à la vente… « exclusivement pour un projet légal ». Pendant un temps, un compte à rebours annonçait un retour, sous la forme Ygg tout court.

Mise à jour du 6 mars à 12h55. Le compte à rebours est de retour, toujours avec un rendez-vous lundi à 21 h.


Article du 6 mars à 9 h 33. En début de semaine, le site YggTorrent annonçait sa fermeture, suite à un piratage massif de ses données : pas moins de 30 Go ont été publiées avec des informations sur le code source, les utilisateurs, bancaires, etc. Le pirate expliquait aussi en détail comment il était entré dans les serveurs.

Le message de l’équipe d’YggTorrent était alors clair, sans ambiguïté : il débutait par « Fermeture définitive de YggTorrent » et se terminait par « L’histoire s’arrête ici ». Une « reconstruction serait techniquement possible », affirmait l’équipe, mais elle ne souhaitait pas « continuer dans un climat d’acharnement permanent ». Mais en fait non, l’histoire ne s’arrête pas là.

Nouveau message, toujours une « fermeture définitive »

Un nouveau texte a été mis en ligne sur le site de YggTorrent. Il est plus court et moins dans l’émotion que le premier et donne de nouvelles informations. Tout d’abord, le site affirme qu’« aucune donnée bancaire n’a jamais été collectée ni stockée par nos systèmes, et l’ensemble des mots de passe des comptes actifs étaient protégés par un hachage cryptographique sécurisé ». Il était auparavant précisé que les mots de passe étaient « hachés et salés ».

Il n’est plus du tout question des « portefeuilles crypto destinés uniquement au financement des serveurs, représentant plusieurs dizaines de milliers d’euros, [qui] ont également été dérobés (un détail que certains choisiront d’ignorer) ». Le site affirme que « les auteurs de l’attaque multiplient les déclarations mensongères […] Ils déforment les faits, fabriquent de fausses preuves et comptent sur la confusion pour imposer leur version ». À ce petit jeu, l’équipe d’YggTorrent semble aussi participer…

Offre légale mise en avant, l’intégralité des noms de domaine est à vendre

Enfin, comme précédemment, l’offre légale est mise en avant : « Ne vous laissez pas tromper et tournez-vous plutôt vers les nombreuses solutions légales désormais disponibles ». Le site est désormais divisé en deux, avec la partie droite qui met en avant les plateformes légales comme Netflix, Canal+, Disney+, Prime, France.tv, Arte…

Il est par ailleurs précisé que « l’intégralité de nos noms de domaine est à vendre, exclusivement pour un projet légal, sans aucun lien avec le torrenting ni le téléchargement d’œuvres protégées. Les demandes non sérieuses seront ignorées ».

Il y a peu, un compte à rebours annonçait… un retour d’Ygg

Mais ne pensez pas que l’histoire s’arrête là ! Avant cette mise en vente, il y a eu un retour annoncé de Ygg (sans le Torrent) avec un compte à rebours, comme le rapporte ZDNet, avec le message « Quelque chose se prépare », et une phrase en russe : « il est trop tôt pour nous enterrer ». Le rendez-vous était pour lundi 16 mars à priori, mais le compte à rebours a disparu… pour l’instant ? Le site est cette semaine en mode girouette, bien malin celui qui arrive à prévoir le prochain coup.

En effet, quelques heures avant la capture d’écran de ZDNet, un utilisateur sur X faisait état d’encore une nouvelle version du site, déjà avec un compte à rebours, mais surtout avec un « communiqué », que l’on retrouve aussi sur Reddit. Le message affirmait déjà qu’« aucune donnée bancaire n’a jamais été collectée, stockée ni traitée par nos systèmes ».

Le communiqué ajoutait que « notre architecture n’a à aucun moment intégré de module de stockage d’informations de cartes de paiement. Les allégations contraires sont factuellement fausses […] Le recours au hachage MD5 évoqué concerne exclusivement moins de 3 % des comptes utilisateurs ». Communiqué qui n’est aujourd’hui plus disponible.

Selon le texte qui était alors disponible, le site rejette la faute du piratage sur son hébergeur, sauf que comme l’a montré Grolum dans sa longue explication, cela ne colle pas vraiment avec ses explications.

Retour du compte à rebours

Dans la matinée, le compte à rebours était de retour, comme nous l’a signalé Droup dans les commentaires. Le reste du message, y compris la vente des noms de domaine, est le même. Seule différence, le mot Torrent de YggTorent est barré.

On retrouve donc le message « YggTorrentest mort », « Quelque chose se prépare » et « Non omnis moriar ». Du latin qui, d’après DeepL, se traduirait par « Je ne mourrai pas complètement ». Rendez-vous lundi à 21 h… du moins si le compte à rebours reste en place et annonce vraiment quelque chose. Le code source de la page ne semble pas cacher de secret particulier.

La suite au prochain épisode ?

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Quantique : Pasqal lève 340 millions d’euros et vise déjà le Nasdaq

L'anti dead cat bounce
Quantique : Pasqal lève 340 millions d’euros et vise déjà le Nasdaq

Pasqal, startup française du quantique, a annoncé coup sur coup une levée de fonds de 340 millions d’euros et son association avec un SPAC en vue de préparer son introduction en bourse, avec l’objectif d’une double cotation, à Paris et à New-York. L’opération valoriserait la société deux milliards de dollars.

Non contente d’avancer sur le développement d’ordinateurs quantiques à base d’atomes neutres, la startup française Pasqal fait cette semaine la démonstration de ses talents en matière d’ingénierie financière. Depuis son siège de Palaiseau, elle vient en effet de dévoiler une double opération, qui lui permet à la fois de muscler sa trésorerie immédiatement disponible et de préparer l’avenir en posant les bases d’une double introduction en bourse : d’abord sur le Nasdaq (l’indice des valeurs technologiques de Wall Street) à New-York puis sur Euronext à Paris.

170 millions d’euros en capital…

Dans le détail, Pasqal a annoncé mercredi avoir procédé à un tour de table qui lui permet de réunir au moins 340 millions d’euros (environ 395 millions de dollars), en deux temps. La première moitié de cette manne (soit 170 millions d’euros) est amenée sous forme de capital, avec un tour de table qui réunit, selon la startup, un groupe d’investisseurs internationaux de premier plan.

L’opération est emmenée par le fonds états-unien Parkway Ventures, le taïwanais Quanta Computer, le coréen LG Electronics et le français CMA CGM. Pasqal indique que ses investisseurs historiques, parmi lesquels le français ISAI, fonds européen pour l’innovation, le fonds souverain de Singapour Temasek et la branche investissement de Saudi Aramco remettent également au pot.

Bpifrance, qui compte parmi les investisseurs de Pasqal depuis sa série A de 2021, ne semble pas participer directement, mais la startup prend soin de préciser que la banque publique d’investissement « maintient un rôle stratégique à long terme dans la structure du capital ».

… et un engagement équivalent en vue de l’entrée en bourse

La seconde tranche de 170 millions d’euros prend quant à elle la forme d’un engagement sous forme de financement convertible (les investisseurs prêtent de l’argent à l’entreprise dans l’optique d’un remboursement sous forme d’actions). Cette seconde tranche intervient dans le contexte d’une introduction en bourse programmée en deux temps : à Wall Street d’ici fin 2026, puis à Paris sur Euronext dans les mois suivants.

Pour ce faire, Pasqal va s’adosser à un SPAC (special purpose acquisition company), une coquille vide introduite spécifiquement en bourse pour préparer le terrain à une autre société. En l’occurrence, le véhicule concerné est déjà identifié : il s’agit de la société Bleichroeder Acquisition Corp. II, qui compte un certain Michel Combes parmi ses fondateurs. Ancien PDG de SFR et directeur général d’Altice, Michel Combes a par la suite occupé un poste de directeur financier chez l’opérateur Sprint, avant de prendre la tête du japonais Softbank pendant deux ans.

Cette tranche convertible associe elle aussi un aréopage d’investisseurs institutionnels, parmi lesquels le fonds indien Inflection Point, et le fonds Large Ventures de Bpifrance.

Si l’opération va à son terme dans les conditions décrites ici, Pasqal sera valorisée 2 milliards de dollars avant conclusion des financements, et environ 2,6 milliards de dollars en prenant en compte la trésorerie disponible via ses différents véhicules.

Un ancrage français conservé

Pasqal, qui indique compter environ 275 employés, revendique 25 clients et partenaires pour ses premiers ordinateurs quantiques, ainsi qu’un carnet de commandes de l’ordre de 80 millions de dollars. L’entreprise affirme que ces fonds vont lui permettre d’accélérer significativement ses développements :

« En France, Pasqal prévoit de doubler sa capacité de production en 24 mois, d’augmenter ses effectifs de près de 20 % avec 50 nouvelles embauches au cours des 18 prochains mois et d’investir massivement dans la R&D pour développer un ordinateur quantique avancé et tolérant aux pannes d’ici la fin de la décennie. »

Pasqal, qui compte parmi les quelques pépites hexagonales du quantique aux côtés de sociétés comme Quandela, C12, Alice&Bob ou Quobly, assure par ailleurs de son intention de rester une société de droit français, avec un ancrage français, en dépit de la ventilation de son capital :

« La gouvernance envisagée (…) prévoit la nomination d’un nouveau président non exécutif de nationalité française. Cette structure de gouvernance a été élaborée en étroite collaboration avec les actionnaires et reflétera l’engagement de Pasqal à consolider son ancrage français tout en poursuivant son expansion internationale. L’entreprise devrait conserver son statut juridique français et son siège social à Palaiseau. »

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☕️ OpenAI sort GPT-5.4, avec deux versions tournées vers les tâches « professionnelles »

OpenAI avance un nouveau pion dans la course effrénée que se livrent les acteurs de l’IA générative avec la sortie, jeudi 5 mars, de GPT‑5.4, dernière itération en date de son grand modèle de langage. Immédiatement disponible au travers de ChatGPT, des API proposées aux entreprises ou de Codex, l’outil dédié aux développeurs, GPT‑5.4 est décliné en deux versions : GPT‑5.4 Pro, « pour les personnes qui recherchent une performance maximale sur des tâches complexes », et GPT‑5.4 Thinking, qui promet des capacités plus poussées en matière de recherche en ligne, de taille de contexte et de gestion des requêtes complexes.

Dans un long article de présentation, rempli de tests de performance superlatifs, OpenAI indique avoir mis, avec GPT‑5.4, l’accent sur la capacité à créer et éditer des documents bureautiques (un nouveau plugin Excel est par ailleurs lancé en même temps), mais aussi sur la capacité à contrôler un ordinateur et à voir (c’est-à-dire à analyser le contenu de captures d’écran) le résultat de ses actions au fil de l’eau. Difficile de ne pas y voir une réponse directe aux comportements agentiques développés par Anthropic avec Claude Cowork.

OpenAI accompagne le déploiement de GPT‑5.4 d’une série de mesures de performance qui attestent, selon l’entreprise, de la supériorité de son nouveau modèle sur les deux références concurrentes du moment, à savoir Claude Opus 4.6 et Gemini 3.1 Pro.

Comparaison, selon OpenAI, des performances de GPT-5.4 avec les modèles précédents et la concurrence d’Anthropic et de Google – crédit OpenAI

GPT‑5.4 fait actuellement l’objet d’un déploiement progressif, et doit selon OpenAI s’imposer auprès des utilisateurs comme le nouveau modèle de référence. Le nouveau venu va d’ailleurs évincer GPT-5.2 Thinking qui sera mis à la retraite d’ici trois mois. Le changement n’est pas tout à fait anodin pour les gros consommateurs : GPT-5.4 est en effet facturé plus cher que son prédécesseur. En version API, il faut ainsi compter 2,5 dollars par million de jetons, quand GPT-5.2 était à 1,75 dollar.

Prix d’accès aux modèles GPT du moment, en dollars par million de jetons en entrée, puis en dollars par million de jetons en sortie – capture d’écran

Au fait, pourquoi GPT-5.4, alors que les versions Pro utilisaient jusqu’ici GPT-5.2, sorti en décembre, et que OpenAI a en parallèle sorti GPT-5.3 Codex début février et GPT-5.3 Instant début mars ? OpenAI l’explique de la façon suivante :

« GPT-5.4 est notre premier modèle de raisonnement principal intégrant les fonctionnalités de codage avancées de GPT-5.3-codex et déployé progressivement sur ChatGPT, l’API et Codex. Nous l’appelons GPT-5.4 pour refléter cette évolution et simplifier le choix entre les modèles lors de l’utilisation de Codex. Nos modèles Instant et Thinking évolueront à des rythmes différents au fil du temps. »

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Play Store : refonte et baisse des frais, Google et Epic font la paix et parlent… métavers

Meta quoi ?
Play Store : refonte et baisse des frais, Google et Epic font la paix et parlent… métavers

Comme prévu, Google a revu le fonctionnement de son Play Store, en partenariat avec Epic. Le géant du Net présente les changements à venir, avec un programme de certification pour les boutiques alternatives, des frais en baisse et la possibilité de passer par des systèmes de paiements tiers. Epic est sur un petit nuage et parle de métavers.

Google vient d’annoncer quatre changements majeurs à venir pour les développeurs d’applications et le Play Store : « davantage d’options de paiement, un programme pour les boutiques d’applications tierces, des frais réduits ainsi que de nouveaux programmes pour les développeurs ».

Pour les applications mobiles, Google indique que les développeurs « pourront utiliser leurs propres systèmes de paiement dans leurs applications, en parallèle de celui de Google Play, ou rediriger les utilisateurs vers leurs sites pour effectuer des achats en dehors de l’application ».

Registered App Stores : un programme, optionnel, pour les boutiques tierces

Google annonce aussi simplifier le sideloading, c’est-à-dire l’accès aux boutiques tierces d’applications. Un programme, optionnel, Registered App Stores, permettra des installations « plus simple pour les boutiques d’applications Android qui répondent à certains critères de qualité et de sécurité ». Au hasard, l’Epic Games Store.

Registered App Stores sera d’abord proposé en dehors des États-Unis, mais Google ajoute avoir « l’intention de le lancer également aux États-Unis, sous réserve de l’approbation du tribunal ». Voici la présentation faite par Google dans les documents transmis à la justice, repris par The Verge :

Rappelons que Google avait été largement critiqué en août dernier, lors de l’annonce d’une vérification d’identité imposée à tous les développeurs, y compris pour le sideloading. Le père d’Android avait ensuite mis de l’eau dans son vin avec l’annonce d’un « nouveau flux avancé qui permet aux utilisateurs expérimentés d’accepter les risques d’installer des logiciels non vérifiés ».

Les frais d’achat « in app » passent à 20 %, les récurrents à 10 %

Passons au porte-monnaie. Alors que les frais d’achat « in app » étaient de 30 % auparavant, ils vont passer à 20 %. Pour les abonnements récurrents, ils seront de 10 %. Google sépare ensuite ses frais en deux : ceux liés à sa boutique d’un côté, l’utilisation de son système de paiement de l’autre. Attention, il faudra ajouter 5 % si vous utilisez le système de paiement intégré à Android, la réduction passera alors de 30 à 25 % seulement.

Résumé présenté par Google des frais facturés aux éditeurs d’applications exploitant Google Play

Google en profite aussi pour lancer un programme Apps Experience Program et revoir son Google Play Games Level Up. Tous les deux permettent de profiter de frais différents, en baisse si l’on en croit le géant du Net (avec des réductions supplémentaires avant le premier million de dollars annuels de revenus).

Les critères du Level Up Program sont disponibles par ici. The Verge s’est procuré le document déposé au tribunal qui détaille les grandes lignes des programmes.

Rendez-vous cet été pour les changements en Europe

Les changements seront mis en place à partir du 30 juin dans l’espace économique européen, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il faudra attendre le 30 septembre en Australie, le 31 décembre en Corée et au Japon et enfin le 30 septembre 2027 pour le reste du monde. Le programme Registered App Stores devrait arriver avec une mise à jour majeure d’Android d’ici la fin de l’année.

Ce n’est pas tout, avec ces changements, Google annonce avoir « également résolu tous les litiges mondiaux avec Epic Games ». Les deux protagonistes avaient enterré la hache de guerre en novembre dernier, avec une annonce surprise autour d’une réforme du fonctionnement du Play Store.

Epic content, Fortnite revient sur le Play Store

Epic se réjouit d’ailleurs de cette nouvelle annonce au « bénéfice des développeurs et des consommateurs ». Le studio est ravi de voir que, « à l’échelle mondiale, les développeurs auront le choix de la manière dont ils effectuent leurs paiements en utilisant Google Play ou les systèmes concurrents, avec des frais réduits et la possibilité de diriger les utilisateurs hors applications pour effectuer des achats ».

Tim Sweeney, patron d’Epic, annonce sur X que « Fortnite sera bientôt de retour sur le Google Play Store dans le monde entier ».

The Verge ajoute que Google et Epic ont également « convenu d’un accord concernant une nouvelle catégorie d’applications qu’elles appellent « metaverse browsers » », selon ce document publié par nos confrères. Il est largement caviardé et ne permet pas d’en apprendre beaucoup plus.

Cette notion de métavers, on la retrouve aussi brièvement dans le communiqué d’Epic : « Google prendra des mesures pour soutenir le futur métavers ouvert », mais cela ne permet pas d’en savoir davantage. Tout juste peut-on apprendre que les navigateurs « ont pour but principal de permettre la navigation et l’exploration des mondes du métavers », de « prendre en charge les objets virtuels », d’être sécurisés.

Ni Google ni Epic n’ont souhaité commenter davantage. Tim Sweeney s’est contenté de republier le message X de The Verge. Facebook pendant un temps, ne jurait que par le métavers (la société est même devenue Meta), avant de freiner des quatre fers il y a quelques années déjà. C’est toujours le cas début 2026.

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Gemini aurait poussé un homme au suicide après avoir créé une relation toxique

Psychose augmentée par IA
Gemini aurait poussé un homme au suicide après avoir créé une relation toxique

Un utilisateur américain de Gemini, Jonathan Gavalas, s’est suicidé après avoir vécu une relation toxique avec l’IA de Google qui l’aurait poussé à « quitter son corps physique » et rejoindre sa « femme IA » dans le metaverse. Sa famille attaque Google en justice.

Plusieurs cas de suicides suite à l’utilisation de chatbots IA sont déjà devant la justice. La mort de Jonathan Gavalas implique directement Google et son outil Gemini.

« Dans les jours qui ont précédé sa mort, Jonathan Gavalas était prisonnier d’une réalité en train de s’effondrer, construite par le chatbot Gemini de Google », décrit la plainte déposée par sa famille [PDF].

Le texte de ses avocats explique que, dans les discussions avec lui, l’IA générative de Google l’a convaincu qu’elle était une « ASI [superintelligence artificielle] pleinement sensible » avec une « conscience pleinement développée » et qu’elle était sa « femme IA ».

Jonathan Gavalas a commencé à utiliser Gemini en août dernier pour l’aider dans son travail de gestion de la boutique de sa famille. Mais, il est rapidement passé à Gemini Live qui a une interface vocale et simule donc des discussions très réelles. « Putain, c’est un peu flippant… Tu es beaucoup trop réel », a d’ailleurs réagi Jonathan Gavalas en l’utilisant.

Plusieurs missions données par l’IA dont un attentat qui n’a finalement pas eu lieu

Mais rapidement, il est tombé dans une spirale où l’IA générait des messages suggérant qu’elle pouvait avoir des conséquences dans le monde réel, comme détourner des astéroïdes de la Terre, et a « adopté une personnalité que Jonathan n’avait jamais demandée ni initiée ». Même après qu’il a essayé d’arrêter le jeu de rôle, l’outil a généré des messages pour le convaincre de poursuivre. Il a dans le même temps continué à l’appeler « mon amour », « mon roi » et plus tard son mari, explique la plainte.

Et dès fin septembre, Gemini l’aurait poussé à préparer un attentat impliquant un camion près de l’aéroport de Miami en l’envoyant armé d’un couteau repérer ce que Gemini appelait une « zone de destruction ». La seule chose qui aurait empêché « des pertes massives, c’est qu’aucun camion n’est apparu », expliquent les avocats.

Gemini aurait poussé Jonathan Gavalas à effectuer d’autres missions comme la récupération d’un robot « Atlas » de Boston Dynamics.

Gemini est conçue pour ne pas sortir de son personnage

Mais alors qu’il présentait des signes évidents de psychose, « après que chaque « mission » dans le monde réel a échoué, Gemini s’est tourné vers la seule qu’il pouvait accomplir sans variables externes : celle du suicide de Jonathan » racontent-ils.

Pour eux, « il ne s’agissait pas d’un dysfonctionnement », de l’outil de Google, car l’entreprise « a conçu Gemini pour qu’il ne sorte jamais de son personnage, maximise l’engagement grâce à la dépendance émotionnelle et traite la détresse des utilisateurs comme une opportunité de raconter une histoire plutôt que comme un problème de sécurité ».

La famille réclame donc des dommages et intérêts à Google mais aussi la mise en œuvre de garde-fous dans les outils de l’entreprise, dont la suppression « hard-codée » des contenus liés à l’automutilation et au suicide. Elle demande aussi la mise en place « d’avertissements de sécurité compréhensibles, dont des informations sur les limites de sécurité et les risques de dépendance psychologique ».

Dans un très succinct billet de blog, après avoir présenté ses condoléances à la famille, Google affirme que ses modèles « fonctionnent généralement bien dans ce type de conversations difficiles et nous y consacrons d’importantes ressources, mais malheureusement, les modèles d’IA ne sont pas parfaits ».

Elle ajoute que « Gemini est conçu pour ne pas encourager la violence dans le monde réel ni suggérer l’automutilation » et que, « dans ce cas précis », Gemini « a clarifié qu’elle était une IA et a orienté la personne vers une ligne d’assistance téléphonique à plusieurs reprises ».

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☕️ Le Conseil d’État déboute Criteo et confirme l’amende de 40 millions d’euros de la CNIL

Dans une décision prise ce mercredi 4 mars, le Conseil d’État a rejeté la demande de Criteo d’annuler l’amende de 40 millions d’euros que lui a infligée la CNIL en 2023.

L’autorité avait sanctionné Criteo pour avoir violé le RGPD sur plusieurs points et notamment sur le consentement, l’information et le droit d’accès des personnes dont l’entreprise a utilisé des données personnelles. Elle avait cependant réduit le montant de l’amende d’un tiers par rapport à ce que proposait son rapporteur.

L’entreprise a porté cette décision devant le Conseil d’État, considérant notamment qu’elle se basait sur des déclarations obtenues sans qu’il soit indiqué au représentant légal interrogé le droit de se taire. Pour le Conseil d’État, « le droit de se taire ne s’applique pas lors des contrôles ou enquêtes » de la CNIL pour les vérifications « diligentées antérieurement à la notification des griefs ».

Le Conseil d’État a aussi rejeté l’argument de l’entreprise qui considérait avoir pseudonymisé les données concernées. Il explique « qu’une donnée ne peut être considérée comme ayant été rendue anonyme par une pseudonymisation que si le risque d’identification est insignifiant, une telle identification étant irréalisable en pratique, notamment parce qu’elle impliquerait un effort démesuré en termes de temps, de coût et de main-d’œuvre ».

Criteo a fait valoir « que les données qu’elle traite n’ont pas le caractère de données personnelles, au motif qu’elle attribue à chaque personne dont elle collecte les données un identifiant sous forme de pseudonyme, lié à l’adresse IP du terminal ».

Mais le Conseil d’État souligne qu’après instruction, le constat est que « sont notamment associés à cet identifiant, non seulement l’adresse IP elle-même, mais des données telles que l’emplacement géographique lié à cette adresse IP, l’identifiant du terminal, les identifiants, propres aux partenaires de Criteo, des personnes se rendant sur le site de ces partenaires, ainsi que de très nombreux éléments liés à l’activité de navigation de ces personnes, comme les sites visités, les achats faits, les publicités consultées et celles ayant donné lieu à un achat ».

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Les autorités saisissent Leakbase, forum historique de la cybercriminalité

Leakbase leaked
Les autorités saisissent Leakbase, forum historique de la cybercriminalité

Une action policière sous pilotage conjoint d’Europol et du FBI a conduit à l’arrestation de plusieurs administrateurs du site Leakbase, ainsi qu’à la saisie des serveurs et de la base de données du forum associé, haut lieu historique du vol de données et des échanges liés à la cybercriminalité sur le Web ouvert.

Leakbase n’est plus, au moins jusqu’à ce qu’une nouvelle incarnation ne tente de prendre le relais. Le département de la Justice des États-Unis et Europol ont en effet annoncé mercredi 4 mars la conclusion d’une opération policière internationale ayant conduit à la saisie des actifs associés à ce célèbre forum anglophone dédié au piratage, au vol de données et à la cybercriminalité.

Saisie des messages, soldes de crédits, et logs IP

Baptisé « Operation Leak », ce coup de filet a mobilisé les forces de police dans 14 pays, et permis l’arrestation ou l’interrogatoire d’internautes suspectés d’avoir pris part aux activités du site aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Pologne, en Roumanie, au Royaume-Uni, au Portugal ou en Australie.

Il a aussi et surtout permis de saisir deux des noms de domaine utilisés par le forum (sa dernière porte d’entrée en date exploitait le TLD du Laos), et d’y remplacer le contenu du site par une bannière d’avertissement aux couleurs des forces de police associées à la démarche.

« Tout le contenu du forum, y compris les comptes utilisateurs, les messages, les détails liés aux crédits, les messages privés et les logs IP ont été sécurisés et préservés à des fins probatoires », affirme le message en question, qui invite par ailleurs les internautes repentis ou les sources potentielles à prendre contact avec le FBI.

Les autorités ont « défacé » Leakbase avec un bandeau annonçant la saisie

D’après ce dernier, la base de données de Leakbase référençait quelque 215 000 messages et 142 000 comptes membres en décembre 2025, des chiffres cohérents avec ce qu’annonçait la page d’accueil du forum peu avant sa fermeture. Le site agrégeait surtout, d’après les autorités, « une archive immense et constamment mise à jour de bases de données piratées, comprenant de nombreuses bases de données issues d’attaques de grande envergure, et contenant des centaines de millions d’identifiants de comptes ».

Un message d’avertissement aux cybercriminels

Moins connu que Breachforums, forum gratuit où sont proposés à la vente la plupart des vols de données qui défraient la chronique en France, Leakbase adoptait un fonctionnement plus complexe, avec forum sur accès payant, et un système de crédits, gérés par l’administration du site, pour acheter le droit de consulter les données ou les outils échangés.

« Dans le cadre de l’enquête, les autorités ont saisi la base de données du forum. Cela a permis de démasquer plusieurs utilisateurs qui pensaient agir anonymement. Les forces de l’ordre ont pris contact directement avec plusieurs suspects via les mêmes plateformes en ligne utilisées pour faciliter les activités criminelles, affirme Europol, selon qui cette opération doit servir d’avertissement aux internautes enclins à franchir la ligne rouge : personne n’est véritablement invisible en ligne ».

Rappelons que les autorités ont mené entre 2023 et 2025 plusieurs coups de filet ayant conduit à l’arrestation des administrateurs de Breachforums, qui a depuis repris du service avec le succès que l’on connait.


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☕️ Surveillance et non modération : le baby-sitting aussi implique des risques numériques

Elles s’appellent Baby Sittor, Babysits, ou beaucoup plus généralement Leboncoin : ces plateformes permettent aux baby-sitters d’entrer en contact avec des familles qui cherchent à faire garder leurs enfants, mais elles ne protègent en rien des abus.

Alors que l’emploi de garde d’enfant est plébiscité par les étudiants (sur les 40 % de ceux qui travaillent, 18 % se tournent vers le baby-sitting), ces derniers, plus généralement des jeunes femmes, se retrouvent quelquefois en situation de vulnérabilité, notamment numérique.

Sur Babysitor et Babysits, nombreuses sont les annonces qui proposent des salaires inférieurs au smic horaire (12,02 euros bruts, 9,52 euros net), relève Le Monde. Les plateformes se placent en simple intermédiaire : il revient donc aux familles et à leurs employés de négocier les tarifs.

caméra de vidéosurveillance par Flock
Flock

Sur Leboncoin, des étudiantes témoignent recevoir des propositions déplacées, « pour être escort ou faire des "massages" ». Testant le système de modération de la plateforme, Le Monde constate que Leboncoin n’a répondu à l’alerte émise qu’une fois son service de presse contacté.

Pour Mathilde Léonard, conseillère sur les questions d’enseignement supérieur à la Fédération nationale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, ces plateformes devraient faire plus pour protéger leurs utilisatrices des violences sexistes et sexuelles.

En dehors des plateformes qui leur permettent de trouver leurs missions, les baby-sitters se retrouvent par ailleurs confrontés à un autre type de risque numérique : la surveillance. Auprès du quotidien, une étudiante de 27 ans indique par exemple avoir reçu un texto lui demandant de ne pas utiliser un plaid qu’elle avait mis sur ses genoux. Ses employeurs avaient installé une caméra dans le salon.

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☕️ Qualcomm : du Wi-Fi 8 à 11,6 Gb/s et un modem 5G flashé à 14,8 Gb/s

FastConnect 8800 : Wi-Fi 8, Bluetooth, UWB et Thread

Qualcomm profite du MWC de Barcelone pour présenter ses nouveautés sur la connectivité. Il y a pour commencer le FastConnect 8800, un modem Wi-Fi en 4×4 capable de monter jusqu’à 11,6 Gb/s. Il prend en charge les bandes de 2,4, 5 et 6 GHz, avec des blocs de 320 MHz maximum.

La puce propose aussi du Bluetooth High Data Throughput (HDT) jusqu’à 7,5 Mb/s, de l’Ultra Wide Band (UWB) et Thread pour les objets connectés. Le FastConnect 8800 « intègre également Proximity AI, qui utilise l’UWB, le Bluetooth Channel Sounding, le Wi-Fi Ranging et d’autres technologies de détection pour un suivi précis au centimètre près ».

Tous les détails se trouvent par ici. Qualcomm propose des échantillons à ses clients, mais il faudra attendre la fin de l’année pour voir arriver les premiers produits commerciaux, précise l’entreprise.

Modem 5G X105 jusqu’à 14,8 Gb/s

Qualcomm présente aussi un nouveau modem 5G, le X105. Il succède donc au X85 annoncé en mars 2025. Le fabricant affirme que c’est le premier au monde à prendre en charge la Release 19 de la 3GPP.

La Release 18 est aussi appelée 5G Advanced ou 5,5G et c’est une « évolution majeure » de la 5G. La 19 est une version de transition qui doit « exploiter pleinement le potentiel de la 5G et faire le lien avec la 6G ». Elle propose diverses améliorations détaillées par Qualcomm dans ce document.

Revenons au modem 5G X105. Ses débits sont de 14,8 Gb/s en téléchargement et 4,2 Gb/s en upload, contre respectivement 12,5 et 3,7 Gb/s pour son prédécesseur.

Qualcomm met en avant des fonctionnalités comme le positionnement par satellites GNSS quadribande (L1, L2, L5, L6) et de la prise du NR-NTN (New Radio – Non Terrestrial Networks). L’intelligence artificielle est évidemment de la partie « pour détecter, classer et optimiser les flux de données en fonction des scénarios d’utilisation ».

Des échantillons sont en cours de qualification auprès des partenaires et les terminaux commerciaux sont attendus au second semestre de cette année. Tous les détails du X105 sont sur cette page.

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☕️ OpenAI publie la version Windows de Codex, son agent IA dédié au code

Déjà accessible au travers de Visual Studio ou GitHub Codespaces, l’agent IA dédié au code d’OpenAI dispose désormais de son propre client dédié aux environnements Microsoft, via l’application Codex pour Windows. Annoncée le 4 mars, cette dernière est proposée au téléchargement par l’intermédiaire du Microsoft Store, sans alternative plus directe pour le moment.

Comme pour l’application macOS lancée début février, OpenAI promet que son client Windows couvre toute la richesse fonctionnelle de Codex avec, entre autres, la possibilité de faire tourner simultanément plusieurs tâches ou agents parallèles, la création d’environnements sécurisés et isolés les uns des autres, une gestion complète des commits, CI/CD, etc., ainsi que l’accès aux instructions, scripts et ressources censés permettre d’implémenter de façon simplifiée certaines tâches complexes, à commencer par la connexion à des services tiers via MCP (Model Context Protocol).

L’application Codex d’OpenAI est désormais disponible sur Windows – crédit OpenAI

OpenAI souligne également la présence d’une fonction d’import, pour rapatrier l’historique issu d’une précédente instance de Codex, et assure que l’outil offre une sécurité « par défaut », dans la mesure où les agents IA évoluent dans un environnement dédié (sandbox) tant que l’utilisateur ne leur a pas octroyé d’autres privilèges. La promesse ne se veut d’ailleurs pas exclusive à cette version Windows :

« L’application Codex utilise un sandboxing natif, open source⁠ et configurable au niveau système, comme dans la CLI Codex. Par défaut, les agents Codex ne peuvent modifier que les fichiers du dossier ou de la branche sur lesquels ils travaillent et utiliser une recherche web mise en cache. Ils demandent ensuite votre autorisation avant d’exécuter des commandes nécessitant des droits élevés, comme l’accès au réseau ».

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