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☕️ Apple annoncera ses nouveautés le 4 mars prochain

Apple a envoyé lundi les invitations pour un special event qui se tiendra le 4 mars prochain. Contrairement aux dernières grand-messes qui se tenaient à son siège de Cupertino, la marque joue cette fois la carte d’une présence simultanée sur trois continents, avec un événement principal organisé à New-York et des retransmissions dédiées à la presse prévues à Londres et Shanghai.

L’invitation ne dit pas grand chose de la nature exacte des nouveautés attendues, indiquant un laconique « You’re invited », surmonté d’un logo comme découpé en tranches. On note toutefois que le 4 mars tombe un mercredi (alors qu’Apple procède traditionnellement à ses annonces le mardi). La date correspond par ailleurs à la tenue du Mobile World Congress, le grand salon de la mobilité de Barcelone (programmé cette année du 2 au 5 mars).

Les rumeurs prêtent à Apple plusieurs annonces potentielles, au premier rang desquelles un MacBook d’entrée de gamme qui pourrait emprunter à l’iPhone sa puce A18 Pro. Le fabricant pourrait aussi présenter les machines inaugurant sa nouvelle puce M5, de nouveaux écrans externes, et la déclinaison d’entrée de gamme de son téléphone avec l’iPhone 17e.

Apple annoncera ses nouveautés le 4 mars prochain – crédit The Verge

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☕️ La plateforme Choisir le service public confirme un « incident de cybersécurité »

La plateforme Choisir le service public, dédiée au recrutement dans la fonction publique, a communiqué lundi par email au sujet d’un incident de cybersécurité ayant conduit à l’exposition des données personnelles des internautes inscrits.

« Le mercredi 4 février 2026, un incident de cybersécurité a été détecté sur la plateforme “Choisir le Service Public”. Cette violation de sécurité a entraîné une divulgation non autorisée de données personnelles appartenant à l’ensemble des utilisateurs inscrits sur la plateforme. », indique-t-elle dans ce message consulté par Next.

La plateforme ne détaille pas le nombre d’utilisateurs concernés. Elle précise en revanche le détail des informations compromises : outre les données d’identification personnelle, on y retrouve les principaux éléments renseignés par l’internaute au sujet de ses aspirations professionnelles et de son parcours.

Parmi ces différents champs figurent par exemple le type de poste recherché, les préférences géographiques pour le futur poste, les langues maîtrisées « avec indication du niveau de compétence pour chacune », etc. Des informations de nature personnelle, voire parfois confidentielle, qui ne constituent pas une menace immédiate en tant que telle, mais qui sont susceptibles d’étayer une démarche d’ingénierie sociale.

Extrait de l’email adressé par la plateforme à un nombre non précisé d’usagers le 16 février – capture d’écran Next

« Nous n’avons pas connaissance, à ce jour, d’une exploitation avérée de vos données, mais nous vous recommandons d’être particulièrement vigilant concernant une éventuelle utilisation anormale de ces données personnelles », veut rassurer la plateforme, qui précise qu’aucun mot de passe n’a été compromis.

Cette communication intervient deux semaines après la publication, le 3 février au soir sur un forum spécialisé, d’une annonce relative à la mise en vente d’un fichier de 377 000 lignes émanant, selon son auteur, de la plateforme Choisir le service public.

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Western Digital affirme avoir déjà vendu toute sa production de 2026

Wild wild west
Western Digital affirme avoir déjà vendu toute sa production de 2026

Les tensions sur l’approvisionnement en composants informatiques touchent aussi le secteur des disques durs. Une bonne nouvelle pour les leaders du secteur, à l’image de Western Digital, qui a récemment affirmé avoir vendu la quasi totalité de sa production pour 2026 et pronostique plusieurs années de croissance soutenue grâce à l’IA.

Déjà bien sensibles sur les segments de la mémoire vive et de la mémoire flash, les tensions sur l’approvisionnement en semiconducteurs se manifestent aussi sur le disque dur magnétique, et la situation semble partie pour durer. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Irving Tan, CEO de Western Digital.

L’IA, nouveau relais de croissance du marché des disques durs

Fin janvier, celui-ci a ainsi déclaré que son groupe avait vendu la quasi totalité de sa production programmée pour l’année calendaire 2026. « Nous avons des commandes fermes avec nos sept principaux clients. Nous avons également conclu des accords à long terme avec deux d’entre eux pour l’année 2027 et un pour l’année 2028. Ces accords à long terme définissent un volume d’exaoctets et un prix », a affirmé Irving Tan au cours du webcast qui accompagnait la présentation des résultats financiers du groupe pour le deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026.

Traduction ? Avec des engagements fermes, portant sur des capacités et une trajectoire tarifaire définie, le patron de Western Digital veut assurer aux marchés que son groupe, qui vient déjà d’annoncer des résultats record, va maintenir une croissance significative au cours des années à venir.

En l’occurrence, Irving Tan évoque un taux de croissance annuel composé (on parle généralement en anglais de CAGR, pour compounded annual growth rate) gravitant légèrement au dessus de la barre des 20 %. Cette demande sera selon lui majoritairement tirée par l’IA, dont les nouveaux besoins renforcent la pertinence du disque dur :

« En effet, à mesure que la valeur de l’IA évolue de l’entraînement des modèles à l’inférence, davantage de données sont créées. Par conséquent, pour permettre la diffusion des résultats d’inférence, il est nécessaire de stocker davantage de données. Si l’on considère la rentabilité de la diffusion de l’inférence à un coût adapté pour favoriser une adoption massive, une grande partie de ces données générées et nécessitant du stockage sera stockée sur des disques durs. »

Irving Tan a précisé son propos quelques jours plus tard, le 3 février, à l’occasion de son Innovation Day. « Avec l’explosion des données générées par l’IA, il est évident que les disques durs deviendront le support de stockage prédominant pour les données brutes, le stockage de contenu et la création de nouveau contenu », a-t-il affirmé, avant d’avancer que les disques durs représentent 80 % des capacités de stockage déployées par les grands acteurs du cloud et de l’IA. Loin devant la mémoire Flash donc, dont Western Digital n’est plus qu’un acteur indirect depuis sa scission d’avec Sandisk.

D’après Western Digital, qui s’appuie sur les chiffres d’IDC, les disques durs représentent 80 % du stockage déployé par les grands acteurs du cloud et de l’IA

Une trajectoire boursière exceptionnelle

Les perspectives n’ont pas toujours été aussi riantes pour l’industrie du disque dur. A la fin des années 2010, les principaux fabricants du secteur que sont Western Digital, Seagate, Toshiba et Samsung, voyaient leurs ventes décliner, en raison de la montée en puissance de la mémoire Flash. Les volumes sont ensuite repartis à la hausse dans la période post-Covid, avec un effet rattrapage souligné par l’accélération des investissements des hyperscalers dans leurs infrastructures.

C’est cependant à partir de 2024 et tout particulièrement en 2025 que le disque dur accélère significativement, comme en témoignent ces chiffres compilés par un analyste du cabinet de conseil The Information Network.

Livraisons de disques durs pour les trois principaux fabricants du marché, exprimées en exaoctets par trimestre – crédit The Information Network

Bien que moins directement valorisés que les acteurs spécialisés dans la course à l’IA, les fabricants de disque dur connaissent de ce fait une trajectoire boursière exceptionnelle : le cours de l’action Western Digital a ainsi progressé de 417 % sur un an, tandis que celui de Seagate a gagné 314 % sur la même période.

Western Digital (en bleu) et Seagate (en jaune) ont connu une trajectoire boursière exceptionnelle sur douze mois, avec une très forte accélération à compter de l’automne 2025

Quelle place pour le grand public ?

On ne parle pas, pour l’instant, de pénurie sur le marché des disques durs, mais il est possible, voire probable, que la demande exacerbée des acteurs du cloud et de l’IA aient un retentissement sur les marchés grand public et professionnels qui, réunis, ne représentent plus que 11 % des ventes sur le dernier trimestre de Western Digital, contre 13 % un an plus tôt. En valeur, le grand public représente 168 millions de dollars, sur un chiffre d’affaires trimestriel de 3 milliards de dollars.

Le cloud pèse à lui seul 89 % du chiffre d’affaires trimestriel de Western Digital

En pratique, le grand public subit déjà les conséquences de cette demande renforcée face à l’offre : d’après les relevés opérés par Computerbase, le prix moyen des références courantes affichant entre 4 To et 22 To de capacité a ainsi grimpé d’environ 40 % entre le 15 septembre et le 15 janvier dernier. Nos propres observations montraient une hausse plus mesurée sur le marché français, mais néanmoins bien tangible. L’affirmation de Western Digital selon laquelle sa production de l’année est déjà vendue ne devrait pas contribuer à inverser la tendance à court terme.

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☕️ La bêta 1 d’Android 17 est finalement disponible

Initialement attendue le 11 février dernier, la première bêta d’Android 17 est finalement parue vendredi 13 février. Son installation est désormais possible sur tous les téléphones Google compris entre le Pixel 6 (sorti en 2021) et les derniers modèles en date, à savoir les différentes déclinaisons du Pixel 10.

« Cette version prolonge nos efforts pour rendre les applications Android plus adaptables, introduit des améliorations significatives au niveau de l’appareil photo et des possibilités multimédia, de nouveaux outils pour optimiser la connectivité et des profils étendus pour les appareils compagnons », annonce Matthew McCullough, vice président en charge du product management au sein de l’équipe Android.

L’équipe précise à cette occasion le calendrier prévisionnel de sortie d’Android 17, avec une phase de bêta réduite à seulement quelques semaines, pour livrer aux développeurs une version considérée comme stable dès le mois de mars. « À cette étape, nous livrerons les API finales des SDK/NDK ainsi que la plupart des comportements définitifs de l’application. Vous disposerez ensuite de plusieurs mois avant la publication de la version finale pour finaliser vos tests », indique Google.

La version stable destinée aux développeurs est attendue pour mars

La liste des nouveautés annoncées pour Android 17 témoigne de cette volonté de rationaliser et d’harmoniser un écosystème qu’on présente souvent comme moins bien intégré que celui d’Apple. Le SDK associé exclut par exemple l’option qui permettait aux développeurs de désactiver les restrictions d’orientation et de redimensionnement sur les appareils à grand écran.

« Les utilisateurs s’attendent à ce que leurs applications fonctionnent partout — que ce soit en multitâche sur une tablette, en dépliant un appareil ou en utilisant un environnement de bureau à fenêtres — et ils s’attendent à ce que l’interface utilisateur remplisse l’espace et respecte la position de leur appareil », prévient Google. De quoi sans doute préparer le terrain à Aluminium OS, le nom de code que l’entreprise donnerait à la version PC d’Android ?

Android 17 bêta 1 incarne pour mémoire le changement de logique opéré l’an dernier par Google quant à la mise à disposition des versions de test de son système d’exploitation mobile. Android a en effet abandonné son modèle historique de Developer Preview (avec des versions individuelles à installer à la main) pour passer vers un canal de distribution Canary. Parallèle au canal officiel (dédié aux versions stables), il permet de recevoir les nouvelles préversions sous forme de mises à jour, avec une installation simplifiée.

Le SDK final, qui porte les nouveautés, est attendu au deuxième trimestre, avec une mise à jour mineure programmée en fin d’année
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☕️ Peter Steinberger rejoint OpenAI et promet qu’OpenClaw restera open source

Sam Altman a annoncé dimanche le recrutement de Peter Steinberger, le créateur du phénomène OpenClaw. Peter Steinberger « rejoint OpenAI pour piloter la prochaine génération d’agents personnels ».

« C’est un génie qui regorge d’idées fascinantes sur l’avenir des agents intelligents interagissant entre eux pour accomplir des tâches très utiles. Nous prévoyons que cela deviendra rapidement un élément central de notre offre de produits », se réjouit le CEO d’OpenAI.

Le principal intéressé a lui aussi signalé son recrutement sur son propre blog. Il y explique qu’OpenClaw a selon lui le potentiel pour devenir une grande entreprise, mais affirme ne pas souhaiter s’engager dans cette voie de façon indépendante.

« Ce que je veux, c’est changer le monde, pas créer une grande entreprise, et m’associer à OpenAI est le moyen le plus rapide d’y parvenir pour tous », affirme-t-il. Dans son billet, il raconte avoir rencontré ces derniers jours les principaux laboratoires d’IA de la région de San Francisco, et les remercie pour leurs propositions.

Logo OpenClaw

Si Peter Steinberger a été aussi courtisé, c’est bien sûr en raison de l’ascension fulgurante de son assistant IA. Lancé fin 2025 sur Github sous licence MIT (et d’abord baptisé Clawdbot avant d’être renommé Moltbot, puis OpenClaw), cet agent IA a vocation à réaliser de façon autonome les tâches que lui confie son utilisateur, en s’appuyant sur les grands modèles de langage du marché (ChatGPT, Claude etc.). L’outil est particulièrement puissant, mais il faut être prudent dans sa mise en œuvre, dans la mesure où l’on peut lui ouvrir un accès complet à ses fichiers et donc à ses données personnelles.

Portée par sa capacité à s’interfacer avec toutes les messageries courantes (Telegram, WhatsApp et consorts), la popularité d’OpenClaw a également été dopée par le phénomène viral de Moltbook, le réseau social où les agents IA (basés sur OpenClaw) conversent entre eux.

Altman et Steinberger ont tous deux affirmé ce week-end qu’OpenClaw poursuivrait son chemin en tant que projet indépendant. Le projet devrait être confié à une fondation que soutiendra OpenAI, et resterait donc open source.

« La communauté autour d’OpenClaw est extraordinaire et OpenAI s’est fortement engagée à me permettre de m’y consacrer pleinement, en sponsorisant déjà le projet. Afin de structurer correctement ce projet, je travaille à en faire une fondation. Celle-ci restera un lieu d’échange pour les penseurs, les développeurs et tous ceux qui souhaitent maîtriser leurs données, avec pour objectif d’accompagner encore plus de modèles et d’entreprises », promet Peter Steinberger.

Ce recrutement intervient quelques jours après qu’OpenAI a annoncé mettre fin à son équipe dédiée à « l’alignement de la mission » de l’entreprise, sur fond de dissensions internes quant à l’introduction de la publicité au sein de ChatGPT ou l’introduction d’une fonctionnalité érotique.

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☕️ Vim passe en 9.2 avec Wayland, complétion améliorée et onglets verticaux

Lentement, mais sûrement : l’équipe en charge du développement de Vim, éditeur de texte de référence de la scène GNU/Linux, a livré samedi la version 9.2 du logiciel, deux ans après la sortie de la 9.1, et quatre ans après la publication de la 9.0.

Outre des améliorations « significatives » apportées à son langage de script et l’arrivée d’un nouveau plugin de tutorat, Vim 9.2 s’enrichit d’un nouveau mode de complétion automatique avec possibilité de compléter des mots depuis des registres et prise en charge de la correspondance approximative (« fuzzy matching »).

Résumé des principales nouveautés de Vim 9.2

Le mode dédié à la comparaison de fichiers évolue quant à lui avec de nouvelles possibilités en matière de mise en évidence des différences à l’échelle de la ligne et de création de zones. L’interface s’enrichit d’un mode vertical pour l’affichage des onglets. Sous Windows, elle gagne une meilleure prise en charge du thème sombre et de l’affichage plein écran.

Le logiciel introduit par ailleurs la prise en charge « complète » de Wayland. Comme Firefox 147, il est aussi compatible sous Linux avec la spécification XDG Base Directory (XDG pour « Cross-Desktop Group »).

Vim 9.2 est dès à présent disponible au téléchargement depuis le site officiel, où l’on pourra également consulter le détail des notes de version, qui incluent également de nombreux correctifs de sécurité et de performance. De quoi relancer, peut-être, le dilemme du choix entre Vim et Neovim, ou donner envie aux adeptes de programmer une nouvelle réunion TupperVim.

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Meta prévoit toujours d’intégrer la reconnaissance faciale à ses lunettes connectées

« Les faits divers, ce sont aussi des faits qui font diversion »
Meta prévoit toujours d’intégrer la reconnaissance faciale à ses lunettes connectées

Meta travaille toujours à une fonctionnalité de reconnaissance faciale dédiée à ses lunettes connectées. Baptisée « Name Tag », elle mettrait à profit les algorithmes de Meta IA pour identifier automatiquement les gens regardés par le porteur. Un document interne révèle que le groupe s’est posé la question de lancer cette fonctionnalité dans une période d’actualité troublée, pour limiter les risques d’oppositions…

Meta et Facebook ont-ils vraiment tourné un jour la page de la reconnaissance faciale ? Abandonnée officiellement fin 2021, les algorithmes dédiés ont fait leur retour par la petite porte sur Facebook en 2024, en se limitant à de la détection de fraude publicitaire ou à la récupération de comptes compromis.

Le sujet a tout de même continué à faire son chemin au sein des Reality Labs, la division de Meta qui planche sur les applications de réalité virtuelle ou augmentée et développe les équipements matériels associés, à commencer par les fameuses lunettes Ray-Ban Meta.

Mieux vaut lancer une fonction controversée en période de troubles

Le New York Times a en effet révélé vendredi l’existence d’un mémo interne à Meta, daté de 2025, qui interroge l’opportunité du lancement d’une fonction de reconnaissance faciale sur les lunettes connectées Meta. La fonction – nom de code baptisée Name Tag – aurait pour objet de permettre la détection automatique des personnes entrant dans le champ de vision du porteur.

Ce document interne émanant des Reality Labs témoigne d’un certain cynisme dans l’étude du calendrier de déploiement : « Nous procéderons au lancement au cours d’une période de contexte politique dynamique, pendant laquelle les divers groupes de la société civile susceptibles de nous attaquer auront concentré leurs ressources sur d’autres préoccupations ».

La récente volte-face d’Amazon sur l’utilisation des caméras Ring à des fins de détection à grande échelle illustre, s’il en était besoin, à quel point la reconnaissance faciale crispe les défenseurs de la vie privée, à plus forte raison quand elle est mise en œuvre sur un dispositif aussi discret qu’une paire de lunettes.

Le sujet s’est d’ailleurs récemment invité dans l’actualité politique aux États-Unis. Plusieurs médias ont révélé, fin 2025, que le Service de l’immigration et des douanes (le désormais tristement célèbre ICE) utilisait une application de reconnaissance faciale pour vérifier l’identité des personnes que ses agents contrôlaient dans la rue.

Un argument commercial

Du côté de Meta, les motivations seraient plutôt d’ordre commercial. D’après des personnes proches du dossier citées par le New York Times, Mark Zuckerberg chercherait principalement à développer et implémenter des fonctionnalités capables de faire la différence par rapport aux solutions concurrentes. Outre les lunettes Spectacles de Snap, la rumeur prête en effet à OpenAI et probablement d’autres acteurs l’intention d’investir le terrain des « appareils IA » à porter sur soi, et Meta chercherait donc à garder une longueur d’avance.

Dans ce contexte, le fonctionnement de la reconnaissance faciale serait encadré, pour se limiter par exemple aux personnes avec qui le porteur est déjà en relation sur Facebook, ou pourquoi pas aux utilisateurs qui disposent d’un profil public sur Instagram. Interrogé par le quotidien, Meta a botté en touche, se contentant d’affirmer que le groupe adopterait « une approche réfléchie avant de lancer quoi que ce soit ».

Une chose semble sure : la réflexion est déjà bien engagée, et ne date pas d’hier. Les nouvelles informations du New York Times corroborent en effet celles de The Information, qui indiquait déjà en mai 2025 avoir eu vent de projets en cours au sein des Reality Labs.

Hasard du calendrier, l’information filtre alors qu’EssilorLuxottica, le grand partenaire de Meta autour des lunettes connectées, vient de publier ses résultats financiers, qui témoignent d’une croissance à deux chiffres sur l’année 2025. Une première dans l’histoire du groupe constitué en 2018, s’est félicité jeudi la direction du lunetier qui attribue une partie de son succès aux lunettes Ray-ban Meta. Il indique en effet avoir vendu 7 millions de paires connectées en 2025, contre 2 millions en 2024, et vise une capacité de production de 10 millions de paires par an d’ici à 2026, à la fois pour Ray-Ban Meta mais aussi pour Nuance Audio, ses lunettes dédiées aux malentendants.

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Le procès de l’addiction aux réseaux sociaux débute en Californie

16 heures par jour sur Instagram, de l'addiction ?
Le procès de l’addiction aux réseaux sociaux débute en Californie

Auditionné devant un grand jury chargé d’arbitrer si les réseaux sociaux encouragent sciemment leurs utilisateurs à une consommation excessive, le patron d’Instagram a estimé que ces usages irraisonnés pouvaient se révéler problématiques, mais ne relevaient pas d’une addiction au sens clinique du terme. Y compris dans le cas emblématique de Kaley, une plaignante âgée de 20 ans, capable de passer 16 heures en une journée sur son application.

La cour supérieure de justice de Los Angeles a débuté cette semaine l’examen de l’affaire qui oppose Kaley G. M., une jeune fille de 20 ans accompagnée par sa mère, aux principales grandes plateformes du marché. Elle accuse Meta, Google, Snap et TikTok d’avoir sciemment développé et entretenu des mécaniques visant à encourager une consommation effrénée de leurs différents réseaux sociaux, et soutient que l’addiction qui en découle est la cause de ses troubles psychiatriques et physiologiques : anxiété, dépression, dysmorphophobie, etc.

Une affaire qui devrait faire des vagues

Si les débats, programmés pour une durée de six semaines face à un jury populaire, s’annoncent particulièrement retentissants, c’est notamment parce que Adam Mosseri, patron d’Instagram, Mark Zuckerberg, CEO de Meta et Neal Mohan, en charge de YouTube chez Alphabet, sont attendus à la barre. Or les avocats de YouTube et de Meta ont déjà annoncé, au cours de leur déclaration liminaire, qu’ils s’attacheraient à démontrer que les troubles cliniques de la jeune fille découlent de ses antécédents et de facteurs sociaux, notamment familiaux.

Mark Lanier, l’avocat qui défend la plaignante, affirme quant à lui vouloir démontrer que les réseaux sociaux provoquent et entretiennent l’addiction chez les jeunes publics, et cette démarche volontaire s’incarne selon lui dans le swipe, ce geste qui consiste à balayer l’écran pour passer, sans fin, d’une publication à l’autre. Dans sa propre déclaration liminaire, il compare cette mécanique à celle du jeu d’argent. « Pour une enfant comme Kaley, ce geste est comparable à celui de manipuler une machine à sous. Mais à chaque fois qu’elle utilise son appareil, ce n’est pas pour gagner de l’argent, mais pour se stimuler mentalement ».

Également mis en cause, Snap et TikTok ont préféré négocier un accord confidentiel avec la partie plaignante. Meta et Google semblent quant à eux décidés à aller à l’affrontement, ce qui signifie que les deux entreprises espèrent une jurisprudence. D’après CNN, l’issue du « procès KGM » pourrait ainsi avoir une influence sur quelque 1 500 poursuites engagées aux États-Unis contre les plateformes sociales !

Outre les plaintes de particuliers, Meta fait pour mémoire l’objet de poursuites engagées par 41 États américains en 2023 suite aux révélations de la lanceuse d’alerte Frances Haugen qui dénonçait précisément, deux ans plus tôt, les pratiques problématiques du groupe en matière d’entretien de l’addiction des jeunes publics.

Certains lanceurs d’alerte devraient justement être appelés à témoigner. La partie civile a également affirmé qu’elle produirait des emails internes à Meta et Google illustrant comment les deux entreprises faisaient du temps passé sur leurs plateformes sociales un indicateur clé de performance.

Adam Mosseri, patron d’Instagram, premier sur le grill

Mercredi, c’est donc Adam Mosseri, patron d’Instagram au sein du groupe Meta, qui a ouvert le bal des témoignages en se livrant à un délicat exercice d’équilibrisme. D’après le rapport fait par le New York Times, Mosseri a en effet admis que les réseaux sociaux pouvaient se révéler préjudiciables pour la santé mentale de jeunes publics, tout en affirmant qu’Instagram prenait toutes les mesures appropriées pour vérifier l’impact potentiel de ses nouvelles fonctionnalités avant de les déployer.

Il a dans le même temps tenu à formuler une distinction entre addiction et usage problématique, expliquant que cette qualification dépendait de la personne concernée, et non de la plateforme éditrice.

« Il est important de faire la distinction entre dépendance clinique et usage problématique, a-t-il déclaré selon la BBC. Je suis certain d’avoir déjà dit que j’étais accro à une série Netflix après l’avoir regardée en boucle très tard un soir, mais je ne pense pas que ce soit la même chose qu’une dépendance clinique ».

La partie civile a saisi la balle au bond, en demandant à Mosseri son avis sur la session la plus longue sur Instagram déclarée par la jeune fille, soit 16 heures sur une seule journée. « Cela ressemble à une utilisation problématique », a répondu l’intéressé, qui a par ailleurs affirmé ne pas avoir eu connaissance des 300 signalements pour harcèlement formulés par la plaignante.

Un filtre « chirurgie esthétique » en question

L’avocat de la jeune fille a également attaqué Mosseri sur les « filtres beauté » proposés par l’application, ces outils qui permettent de modifier certains éléments du physique de l’internaute lors d’une prise de photos. Copie de documents internes à l’appui, il a montré que Mosseri et Zuckerberg avaient en 2019 levé l’interdiction relative à un filtre mimant les effets d’une chirurgie esthétique. « On nous reprocherait à juste titre de privilégier la croissance au détriment de la responsabilité », arguait cependant Nick Clegg, ancien responsable des affaires publiques de Meta, dans ces échanges.

Le problème soulevé par ces filtres n’est pas nouveau. En 2024, TikTok a par exemple pris le parti d’interdire l’accès à certains filtres aux moins de 18 ans, en réaction à la publication d’un rapport de l’ONG britannique Internet matters, qui relevait « un consensus » parmi les adolescentes et adolescents interrogés sur le fait que « les filtres de beauté contribuent à une vision du monde déformée, dans laquelle les images améliorées deviennent la norme tandis que les présentations réalistes sont plus rares ». 


Suite à ces passes d’armes, l’avocat de Meta s’est quant à lui attaché à montrer qu’Instagram a, au cours des dernières années, déployé de nombreuses mesures et fonctionnalités visant à protéger les jeunes publics, qui disposent depuis l’an dernier d’un statut particulier au sein de l’application.

Liberté d’expression contre négligence

Le LA Times rappelle qu’en dépit des controverses régulières, les grandes plateformes sont toujours protégées par le fameux article 230 de la loi de 1996, qui les exonère de toute responsabilité quant au contenu publié par les utilisateurs, un rempart qui s’ajoute au fameux Premier amendement de la constitution garantissant la liberté d’expression. Tout l’enjeu pour les plaignants consiste, dans ce contexte, à identifier des leviers détournés, permettant par exemple d’attester une négligence ou une preuve tangible de tentative de manipulation, pour rétablir cette responsabilité.

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Anthropic lève 30 milliards de dollars et se voit valorisée à 380 milliards

Anthropic mange à tous les râteliers
Anthropic lève 30 milliards de dollars et se voit valorisée à 380 milliards

Pour son septième tour de table, Anthropic lève 30 milliards de dollars et voit sa valorisation doublée par rapport à septembre. Le père de l’IA générative Claude annonce une projection de son chiffre d’affaires annuel à 14 milliards de dollars, dont 2,5 milliards pour Claude Code.

30 milliards et les usual suspects

Six mois après son dernier tour de table (13 milliards de dollars en septembre 2025), Anthropic remet le couvert : la société éditrice des modèles Claude a annoncé le 12 février une levée de fonds en série G (c’est-à-dire son septième tour de financement après l’amorçage initial) de 30 milliards de dollars. L’opération se fait sur la base d’une valorisation d’entreprise fixée à 380 milliards de dollars, contre 183 milliards en septembre dernier.

La valeur d’Anthropic a donc plus que doublé pour la longue liste des participants à cette levée de fonds. Le tour est emmené par les fonds GIC et Coatue, avec en deuxième ligne D. E. Shaw Ventures, Dragoneer, Founders Fund, ICONIQ, et l’émirati MGX, par ailleurs impliqué dans le projet Campus IA de Fouju, en région parisienne.

Derrière ces fonds figure encore une longue liste d’investisseurs, parmi lesquels Baillie Gifford (aussi chez GraphCore), BlackRock (bien implanté dans l’IA), Blackstone (présent au Royaume-Uni avec un datacenter IA), D1 Capital Partners, Qatar Investment Authority… ainsi que les usual suspects du financement de la Silicon Valley (Sequoia Capital, Menlo Ventures, Lightspeed Venture Partners) et plusieurs grandes banques (PMorganChase et Goldman Sachs).

Le tour intègre par ailleurs une partie des financements qui avaient déjà été promis par Microsoft et NVIDIA dans le cadre de l’accord stratégique de novembre dernier.

Chiffre d’affaires annuel estimé (run-rate) : 14 milliards de dollars

Anthropic profite de cette annonce pour afficher une projection de chiffre d’affaires annuel, calculée à partir de ses rentrées d’argent actuelles, à 14 milliards de dollars, contre un peu plus d’un milliard de dollars en janvier 2025.

Anthropic revendique un run-rate revenue (projection de chiffre d’affaires basée sur ses résultats actuels) à 14 milliards de dollars annuels

L’indicateur ne tient pas compte des perspectives de croissance envisagées pour la suite (le véritable nerf de la guerre, puisque ce sont elles qui devront à terme compenser les dépenses). À défaut de valeurs absolues quant à ses clients ou son chiffre d’affaires mensualisé, Anthropic revendique un x7 en 2025 sur le nombre de clients dépensant plus de 100 000 dollars par an (valeur déjà avancée en septembre dernier lors de son précédent tour de table). Le nombre de clients consommant plus d’un million de dollars par an serait supérieur à 500.

Claude Code se présente comme l’un des contributeurs majeurs à cette dynamique : son chiffre d’affaires annuel projeté s’établirait aujourd’hui à 2,5 milliards de dollars, un montant qui aurait doublé depuis le 1ᵉʳ janvier dernier, tout comme le nombre d’utilisateurs enregistrés. Plus de la moitié de ce chiffre d’affaires émane des entreprises, indique Anthropic.

La levée de fonds alimentera les besoins en fonds de roulement de la société (et donc le développement de ses futurs modèles), ainsi que son approvisionnement en infrastructures. Sur ce point, l’entreprise dirigée par Dario Amodei prend soin de souligner qu’elle ne dépend d’aucun partenaire de façon exclusive.

« Claude demeure le seul modèle d’IA de pointe disponible pour les clients sur les trois plus grandes plateformes cloud au monde : Amazon Web Services (Bedrock), Google Cloud (Vertex AI) et Microsoft Azure (Foundry). Nous entraînons et exécutons Claude sur une gamme diversifiée de matériel d’IA (AWS Trainium, Google TPU et GPU NVIDIA), ce qui nous permet d’adapter les charges de travail aux puces les mieux adaptées. Cette diversité de plateformes se traduit par de meilleures performances et une plus grande résilience pour les entreprises clientes qui dépendent de Claude pour leurs tâches critiques. »

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En Russie, même les pro-Kremlin ont du mal à comprendre le blocage de WhatsApp et Telegram

Seuls les morts ont vu la fin de la guerre
En Russie, même les pro-Kremlin ont du mal à comprendre le blocage de WhatsApp et Telegram

Roskomnadzor, l’agence russe des télécommunications, a annoncé la mise en place de nouvelles restrictions d’accès aux messageries WhatsApp et surtout Telegram. Fait rare, ces nouvelles velléités de blocage entrainent des protestations publiques d’une partie de la classe politique, au nom des soldats engagés sur le front ukrainien.

Moscou serre la vis sur les messageries qui échappent à son contrôle direct. Roskomnadzor, l’agence nationale en charge des télécoms, a annoncé mardi que le pays allait progressivement limiter l’accès à la célèbre messagerie Telegram. « La loi russe continue de ne pas être appliquée (…), aucune mesure réelle n’est appliquée pour lutter contre l’escroquerie et l’utilisation de la messagerie à des fins criminelles et terroristes », a justifié le régulateur dans un message transmis aux agences de presse russes, relayé et traduit par l’AFP.

Roskomnadzor n’en est pas à son coup d’essai en la matière. L’agence russe a déjà à de nombreuses reprises volontairement ralenti ou dégradé l’accès à des services ou applications édités par des entreprises étrangères, invoquant à chaque fois des ingérences dans l’application souveraine de la politique nationale sur Internet.

« Nous sommes tout à fait disposés à collaborer avec toutes les ressources Internet, nationales et étrangères. Mais à une condition très simple : le respect de la Russie et de ses citoyens, ainsi que la conformité aux lois de la Fédération de Russie », indique encore l’agence, reprenant des arguments déjà employés par le passé à l’encontre de Google, de X ou de WhatsApp.

Un tour de vis supplémentaire sur Telegram, puis WhatsApp

En août dernier, Roskomnadzor avait déjà annoncé des restrictions visant Telegram et WhatsApp, fondées sur les mêmes accusations de permissivité vis-à-vis des activités criminelles.

À l’époque, la mesure avait été interprétée comme la réponse à deux objectifs. D’abord, réduire l’influence des entreprises de la tech occidentale sur la population russe, à plus forte raison dans le contexte de la guerre avec l’Ukraine. Ensuite, limiter les alternatives disponibles à Max, la nouvelle plateforme de messagerie opérée sous contrôle de l’administration russe.

Roskomnadzor a, dans les mois qui suivent, régulièrement perturbé le fonctionnement de WhatsApp, ce qui a conduit Meta à réagir publiquement, mais sans aller jusqu’au blocage complet. La question d’une interdiction pure et simple semblait encore écartée lors des discussions à la Douma (le parlement russe) en janvier, rapporte le média privé RBC.

La donne semble cependant avoir changé cette semaine. Les nouvelles restrictions visant Telegram ont commencé à se faire sentir à partir du 9 février, soit la veille de l’annonce faite par Roskomnadzor, ce que confirme le relevé des signalements sur la version russophone de Downdetector.

Mercredi après-midi, c’est l’accès à WhatsApp qui aurait soudainement été coupé pour des millions d’utilisateurs d’après les déclarations faites par un porte-parole de Meta :

« Aujourd’hui, le gouvernement russe a tenté de bloquer totalement WhatsApp afin d’inciter les utilisateurs à se tourner vers une application de surveillance d’État. Tenter d’isoler plus de 100 millions de personnes de toute communication privée et sécurisée constitue un recul et ne peut qu’accroître l’insécurité des citoyens russes. »

WhatsApp a relayé son message en anglais et en russe via son compte X – capture d’écran Next

Pavel Durov réagit publiquement

Pavel Durov, fondateur et CEO de Telegram, avait déjà réagi à ces restrictions. « La Russie restreint l’accès à Telegram pour contraindre ses citoyens à utiliser une application d’État conçue pour la surveillance et la censure politique. Cette mesure autoritaire ne nous fera pas changer d’avis. Telegram défend la liberté et la vie privée, quelles que soient les pressions. », a publié l’intéressé mardi, toujours sur X. Avant de rappeler que l’Iran avait déjà essayé, sans succès, d’imposer ses vues sur le fonctionnement des messageries mobiles.

« Il y a huit ans, l’Iran a tenté la même stratégie, sans succès. Sous de faux prétextes, le pays a interdit Telegram, cherchant à imposer une alternative d’État. Malgré cette interdiction, la plupart des Iraniens continuent d’utiliser Telegram (contournant ainsi la censure) et le préfèrent aux applications surveillées. La liberté triomphe. »

Durov a multiplié ces derniers mois les sorties publiques à l’encontre des velléités de contrôle étatiques. Particulièrement échaudé contre la France suite à son arrestation très médiatisée à l’aéroport du Bourget en août 2024, suivie d’une interdiction de voyager finalement levée en novembre dernier, il s’en est pris le 4 février dernier au Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, dont le gouvernement venait d’annoncer son intention d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.

YouTube également limité, un blocage DNS en cause ?

Sur les réseaux sociaux circulent des captures d’écran qui laissent supposer un blocage réalisé à l’échelle des DNS nationaux russes, administrés par Roskomnadzor. Une hypothèse également accréditée par certains médias russes, selon qui les domaines whatsapp.com et web.whatsapp.com auraient été retirés du registre national.

Le blocage DNS concernerait YouTube et WhatsApp – crédit Habr

Bien que le blocage DNS de services occidentaux ne soit pas précisément une première en Russie, cette mesure constitue une inflexion dans la stratégie de Roskomnadzor, remarque un contributeur du site russe Habr. Lors de ses différentes offensives contre les services étrangers, l’agence russe cherche en effet généralement à perturber l’accès, c’est-à-dire à en dégrader la qualité de service sans totalement l’interrompre, de façon peut-être à installer l’idée que WhatsApp, Telegram ou Signal ne fonctionne plus bien, et qu’il est donc temps de se tourner vers une autre messagerie.

D’après les ONG et observateurs internationaux, l’agence russe exploite une technologie baptisée Technical Means of Counteracting Threats (TPSU) pour contrôler les échanges à l’échelle du pays. Basée sur l’inspection de paquets (via analyse des entêtes par exemple), c’est elle qui permettrait de brouiller une partie des flux sans totalement interrompre le service visé. Problème : son déploiement à l’échelle de la population russe sur plusieurs services aussi populaires représenterait une charge, technique ou financière, difficile à assumer, et c’est ce qui pourrait avoir poussé Roskomnadzor à basculer vers un blocage DNS, plus radical mais également plus facile à contourner (au moyen d’un VPN par exemple).

Les restrictions font des mécontents

Quelle que soit la méthode mise en œuvre, la décision ne fait pas l’unanimité dans le pays, où plusieurs voix s’élèvent pour souligner que Telegram et WhatsApp sont les outils du quotidien de nombreux Russes.

Le Guardian remarque que la grogne se manifeste notamment dans les boucles de discussion consacrées au suivi de la guerre en Ukraine, dont les participants sont pourtant plutôt favorables à l’offensive décidée par Moscou. Plusieurs engagés interpellent directement le gouvernement, en faisant remarquer que Telegram est parfois l’unique canal reliant le front aux autorités militaires, mais aussi aux proches.

« Telegram demeure quasiment le seul moyen de communication au sein des unités de combat actives et contribue à la coordination des groupes de tir mobiles inter-agences », illustre par exemple un post de la chaîne Dva Maïora (Два майора), au milieu de messages d’apaisement soulignant que tout de même, Telegram devrait respecter la loi.

L’une des charges les plus virulentes est à mettre au crédit de Sergei Mironov, député russe du parti Russie juste (considéré comme faisant partie de l’opposition systémique). Mercredi, il s’est insurgé, lors d’une allocution à la Douma.

« Qui ralentit Telegram ? Allez voir sur le front, c’est la seule façon pour les gens de communiquer avec leurs proches. Qu’est-ce que vous faites, bande d’idiots ? Je dis les choses comme elles sont. Crétins ! Que chacun choisisse le moyen qui lui convient de communiquer. »

Le journaliste Vladimir Solovyov, considéré comme l’une des voix officieuses du Kremlin, semble lui aussi regretter cette décision, du moins si l’on en croit la traduction de son émission réalisée par le compte Russian Media Monitor sur YouTube.

S’il se dit partisan et respectueux de la messagerie nationale Max, il déplore les limites de cette dernière, pointant par exemple du doigt l’absence de conversation vidéo. Il affirme par ailleurs que Max compterait quelque 410 000 utilisateurs enregistrés, là où Telegram compterait 60 millions d’adeptes, et WhatsApp aux alentours de 100 millions… sans parler bien sûr de l’audience réalisée en dehors des frontières russes.

« Le système d’information russe se replie de plus en plus sur lui-même et il est peu probable qu’il ait un quelconque impact à l’étranger », font remarquer les auteurs de Dva Maïora. C’est peut-être ce dernier point qui conduira le Kremlin à réviser ses positions : comme l’ont démontré les jeux d’influence d’un Pavel Durov ou les sordides desseins d’un Terrorgram, les chaînes Telegram peuvent jouer un rôle significatif dans la guerre informationnelle engagée par la Russie à l’égard de nombreux pays, dont la France.

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☕️ Apple publie iOS 26.3, qui facilite la migration vers Android

Apple a mis en ligne lundi soir iOS 26.3, qui prend la forme d’une mouture intermédiaire de son système d’exploitation (OS) mobile, avant le nouveau Siri attendu dans quelques semaines au sein d’iOS 26.4. Cette version iOS 26.3 ne fait pas l’objet de notes de version détaillées, mais elle introduit tout de même quelques nouveautés.

Elle inaugure par exemple une nouvelle option de transfert simplifié des données (contacts, messages, notes, photos etc.) en direction d’un smartphone Android. L’arrivée de cette fonctionnalité était pressentie depuis l’automne dernier, date de la publication, par Apple, d’un framework dédié baptisé AppMigrationKit, qui permet aux développeurs d’application de gérer la migration des données utilisateur. Cette possibilité de transfert s’étend également aux cartes e-SIM.

DMA oblige, Apple cède par ailleurs avec iOS 26.3 sur l’une des exigences formulées par la Commission européenne : l’ouverture des notifications aux montres ou bracelets connectés autres que l’Apple Watch, via une option baptisée Transfert des notifications. La fonction de détection automatique, qui permet d’appairer simplement une Apple Watch ou des écouteurs AirPods en les approchant de l’iPhone, s’ouvre elle aussi aux fabricants tiers. Ces deux nouveautés ne concernent en revanche que les utilisateurs européens.

iOS 26.3 simplifie le transfert des données vers Android – capture d’écran Next

Outre de nouveaux fonds d’écran météo, et la traditionnelle panoplie (non détaillée) de correctifs de sécurité, iOS 26.3 introduit une option supplémentaire en matière de protection de la vie privée : la limitation de la précision avec laquelle le smartphone peut être géolocalisé au travers de sa connexion aux réseaux mobiles.

Cette fonctionnalité, qui fait l’objet d’une notice dédiée, exige un iPhone ou un iPad Pro cellulaire équipé d’un modem Apple C1 (iPhone Air, iPhone 16e ou iPad Pro M5) et n’est prise en charge que chez quelques opérateurs : Deutsche Telekom en Allemagne, EE et BT au Royaume-Uni, Boost Mobile aux États-Unis et AIS ou True en Thaïlande.

iOS 26.3 est accessible aux iPhone 11 et modèles ultérieurs. Apple a par ailleurs publié lundi la mise à jour 26.3 de ses autres systèmes d’exploitation, dont macOS 26.3.

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Microsoft réserve Windows 11 version 26H1 aux machines Arm sorties cette année

Circulez y'a rien à voir
Microsoft réserve Windows 11 version 26H1 aux machines Arm sorties cette année

Microsoft a précisé mardi le plan de déploiement de Windows 11 version 26H1. Contrairement aux mises à jour annuelles classiques programmées sur le deuxième semestre de l’année, cette version attendue au printemps se destine à un périmètre matériel limité : celui des machines équipées de processeurs Arm sorties en 2026, à commencer par le Snapdragon X2 de Qualcomm.

La prochaine mise à jour majeure de Windows 11 sera bien estampillée 26H1 (pour première moitié de 2026), mais elle n’intéressera qu’un nombre limité d’utilisateurs. Microsoft a en effet confirmé mardi que cette mouture intermédiaire du système ferait l’objet d’un déploiement très limité, dans la mesure où il s’agit d’une « version ciblée qui prend en charge certaines des nouvelles innovations en matière d’appareils prévues pour 2026 ».

En pratique, l’éditeur ne mentionne pour l’instant qu’une seule gamme de machines : les ordinateurs équipés d’un Snapdragon X2, la famille de puces conçues par Qualcomm pour alimenter, entre autres, le segment des PC Copilot+.

Une branche à part en attendant la 26H2

Pourquoi dans ce contexte communiquer spécifiquement sur le sujet ? L’existence de Windows 11 version 26H1 est connue depuis l’automne dernier et cette version particulière du système fait déjà l’objet de tests auprès des membres du programme Windows Insiders.

Bien que Microsoft ait précisé dès le départ que cette mise à jour n’a vocation qu’à prendre en charge des matériels spécifiques, l’arrivée programmée de cette nouvelle version est susceptible d’influencer les décisions d’achat ou de renouvellement de machines, notamment en entreprise… Et c’est bien aux professionnels que l’éditeur adresse sa communication :

« Windows 11, version 26H1, n’est pas une mise à jour fonctionnelle pour la version 25H2. Il n’est pas nécessaire de suspendre les achats d’appareils ni les déploiements de systèmes d’exploitation, et aucune modification n’est requise pour les plans de déploiement en entreprise existants. Windows continuera de bénéficier de mises à jour de fonctionnalités annuelles au cours du second semestre. »

L’introduction de cette 26H1 n’est cependant pas totalement neutre du point de vue de l’administration de parc. Cette version spécifique recevra bien les mêmes mises à jour mensuelles que les actuelles versions 24H2 et 25H2 de Windows 11, mais elle ne sera pas éligible à la migration vers la 26H2 prévue pour cet automne. « En effet, Windows 11 version 26H1 repose sur un noyau Windows différent de celui des versions 24H2 et 25H2, ainsi que de la prochaine mise à jour de fonctionnalités ».

De ce fait, Microsoft recommande aux administrateurs IT de privilégier les versions 24H2 et 25H2 pour leurs déploiements en entreprise.

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☕️ Riot Games licencie la moitié de l’équipe de 2XKO, son jeu lancé le 20 janvier dernier

La fête aura été de courte durée : moins d’un mois après avoir lancé son dernier jeu vidéo, 2XKO, l’éditeur américain Riot Games a annoncé le licenciement d’une partie de l’équipe responsable de son développement.

La décision a été relayée par Tom Cannon, le producteur exécutif de 2XKO, qui justifie cette réduction d’effectifs par la réception en demi-teinte réservée à ce jeu de combat 2v2 distribué en free-to-play.

« Après mûre réflexion et de nombreuses discussions, nous réduisons la taille de l’équipe 2XKO. Sachez que cette décision n’a pas été prise à la légère. Lors de notre passage du PC aux consoles, nous avons constaté des tendances constantes dans l’engagement des joueurs avec 2XKO. Le jeu a su trouver un écho auprès d’un noyau dur de joueurs passionnés, mais la dynamique globale n’a pas atteint le niveau nécessaire pour assurer la pérennité d’une équipe de cette taille. »

2XKO applique au jeu de combat les mécaniques compétitives et économiques de LoL ou Valorant – crédit Riot Games

Le jeu n’est pas abandonné, mais l’équipe désormais resserrée est censée s’atteler maintenant à des « améliorations clés » non spécifiées. Riot Games (propriété du chinois Tencent, éditeur de League of Legends et de Valorant) ne précise pas le nombre d’employés concernés, mais l’un des membres de l’équipe 2XKO a évoqué le chiffre de 80 licenciements auprès de Game Developer.

La nouvelle semble avoir été communiquée sans avertissement préalable aux équipes. « Dix ans chez 2XKO, douze chez Riot, et je me fais virer avec 30 minutes de préavis, lol », lâche sur Bluesky l’un des licenciés.

La décision parait d’autant plus abrupte que 2XKO a connu une phase de développement de près de dix ans sous l’égide de Riot Games. Le projet découle en effet du rachat, en 2016, de Radiant Entertainment, un petit studio spécialisé dans les jeux de combat fondé par Tom Cannon et son frère.

Initialement pensé pour le PC avant d’être porté sur PS5 et Xbox, 2XKO incarne la première offensive de Riot Games sur la scène des jeux de combat à dimension compétitive. Le jeu, qui dispose d’un mode classé, fait s’affronter des équipes de deux joueurs (2v2), avec une galerie de personnages inspirés de l’univers de League of Legends, tel qu’il a été mis en scène dans la série animée Arcane. Comme League of Legends ou Valorant, le jeu est accessible gratuitement, mais il faut souscrire un Battle Pass payant et saisonnier pour accéder plus facilement aux récompenses offertes par le jeu et aux animations événementielles.

Début février, une étude réalisée sous l’égide de la Game Developer Conference révélait que près d’un tiers des postes de l’industrie du jeu vidéo avaient été supprimés ou transformés au cours des deux dernières années.

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☕️ NanoIC : en Belgique, une ligne pilote de semiconducteurs à 2,5 milliards d’euros

Louvain, en Belgique, peut désormais s’enorgueillir de disposer d’une salle blanche de 2 000 m² dans laquelle seront bientôt conçus, développés et testés des procédés visant à produire des semiconducteurs avec une finesse de 2 nm ou moins. Baptisée NanoIC, cette ligne pilote a été inaugurée lundi 9 février dans les locaux de l’Imec (Institut de microélectronique et composants), l’institut de recherche interuniversitaire flamand responsable de ses opérations.

NanoIC devrait recevoir dès le mois de mars la dernière pièce majeure nécessaire au lancement de ses activités, un scanner lithographique EUV High-NA fourni par ASML. Une machine de pointe, dont le prix se compte en centaines de millions de dollars, et qui entre en œuvre dans les procédés de gravure les plus avancés du marché, chez TSMC comme chez Intel avec le procédé Intel 14A, annoncé début 2024.

Contrairement à ces projets industriels, qui servent une logique de production de masse, la ligne NanoIC est pensée pour la R&D. « En donnant accès à des technologies de semi-conducteurs de pointe, la ligne pilote NanoIC jouera un rôle crucial dans le renforcement du tissu industriel européen à l’ère de l’IA et dans la garantie d’un climat de croissance économique, de sécurité et de prospérité pour les décennies à venir », promet ainsi Luc Van den hove, directeur de l’Imec, selon qui une nouvelle salle blanche, de 4 000 m² cette fois, est déjà en préparation.

L’Imec de Louvain dispose désormais d’une salle blanche de 2 000 m² dédiée aux dernières technologies de fabrication de semiconducteurs – crédit Imec

Dans son ensemble, le projet a également vocation à essaimer au sein des structures partenaires de l’Imec, dont le CEA-Leti (France), l’institut Fraunhofer (Allemagne) et les centres de recherche techniques VTT (Finlande), CSSNT (Roumanie) et Tyndall National Institute (Irlande).

Cette ligne pilote représente un investissement global de 2,5 milliards d’euros, dont 700 millions d’euros apportés par la Commission européenne. Le principe en avait été validé au printemps 2024, dans le cadre du Chips Act de l’Union européenne, qui prévoit une enveloppe totale de 43 milliards d’euros pour promouvoir la fabrication européenne de puces électroniques et répondre aux plans d’investissements chinois et états-uniens.

Fin janvier, le CEA-Leti a lui aussi inauguré sa propre ligne pilote, surnommée FAMES et installée dans ses locaux de Grenoble. Cofinancée par France 2030, elle représente un investissement de 830 millions d’euros, tourné vers cinq technologies considérées comme stratégiques : les prochaines générations de procédés FD-SOI, les mémoires non volatiles embarquées, l’intégration 3D, les composants RF passifs et les composants passifs pour la gestion de puissance.

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Contenus sensibles : Discord va étendre la vérification de l’âge à tous les utilisateurs

Contenus sensibles : Discord va étendre la vérification de l’âge à tous les utilisateurs

Discord a annoncé lundi le déploiement prochain d’un système de vérification d’âge à grande échelle. Par défaut, tous les comptes seront basculés vers le « mode ado », qui désactive les contenus sensibles, et il faudra passer par l’une des méthodes de contrôle proposées pour que « Discord s’adapte à la tranche d’âge vérifiée ».

« Notre travail en matière de sécurité n’est nulle part plus important que lorsqu’il s’agit d’utilisateurs adolescents », affirme Discord. Lundi, le réseau social a annoncé la généralisation d’une mesure déjà en vigueur au Royaume-Uni et en Australie : la vérification systématique de l’âge de l’utilisateur ou, à défaut, l’activation d’un « mode adolescent » (teen mode) dans lequel les paramètres liés notamment aux contenus sensibles (à caractère sexuel ou violent) sont masqués ou floutés.

Vérification d’âge pour tous

Le changement devrait intervenir début mars et concerner l’ensemble des utilisateurs de Discord, comptes existants comme nouveaux inscrits. Après ce déploiement, une simple déclaration ne sera donc plus suffisante pour activer l’accès aux contenus sensibles. Le floutage des contenus sensibles, l’accès limité aux espaces considérés comme adultes, l’acheminement des nouveaux contacts vers une boîte de réception séparée et les restrictions liées aux salons vocaux seront paramétrés sur tous les comptes.

Pour s’affranchir de ces restrictions, il faudra donc faire vérifier son âge. Sur ce volet, Discord indique qu’il sera possible de procéder à une estimation de l’âge par reconnaissance faciale, ou de fournir un document attestant de son âge à un service de vérification partenaire. L’entreprise américaine ne liste pas, pour l’instant, les partenaires en question, et n’indique pas non plus si ces derniers varieront selon les pays.

Elle promet en revanche que la vérification par reconnaissance faciale est opérée en local (au niveau de l’appareil de l’utilisateur), et que les documents d’identité fournis aux services tiers sont supprimés « rapidement » de leurs serveurs. Le statut âge vérifié d’un compte constitue par ailleurs un paramètre confidentiel, invisible des autres utilisateurs, affirme Discord.

l'icône de discord

Ces différents modes opératoires rappellent les mesures techniques de vérification d’âge à l’efficacité contestable mises en place, en France, pour limiter l’accès aux sites pornographiques. Dans le cas de Discord, le contournement par VPN (pour simuler la connexion au site visé depuis l’étranger) ne devrait toutefois pas constituer une option valide, puisque la plateforme instaure ces nouvelles règles dans le monde entier.

Un modèle d’inférence d’âge

Outre ces méthodes déjà mises en œuvre dans l’industrie des contenus pornographiques, Discord évoque également l’implémentation d’un modèle d’inférence, présenté comme « un nouveau système fonctionnant en arrière-plan pour aider à déterminer si un compte appartient à un adulte, sans exiger systématiquement des utilisateurs qu’ils vérifient leur âge ».

À l’inverse, le modèle pourrait-il analyser que l’utilisateur se comporte comme un mineur, et rétablir les restrictions dans l’attente d’une nouvelle vérification d’âge ? Discord ne le dit pas explicitement, mais l’hypothèse semble plausible : « Il se peut que certains utilisateurs soient invités à utiliser plusieurs méthodes si des informations supplémentaires sont nécessaires pour déterminer une tranche d’âge », indique la plateforme.

En attendant, Discord semble satisfait des expériences déjà menées sur le sujet : « L’année dernière, Discord a lancé avec succès une expérience par défaut pour les adolescents au Royaume-Uni et en Australie, et ce déploiement mondial s’appuie sur cette approche pour offrir des protections cohérentes et adaptées à l’âge dans le monde entier. »

L’entreprise, qui cherche peut-être à donner des gages de sérieux en vue de sa prochaine introduction en bourse, devra peut-être fournir des garanties supplémentaires quant à la sécurité des systèmes de vérification d’âge. En octobre dernier, Discord a en effet été victime d’une fuite de données imputée à un prestataire tiers. Les informations dérobées incluaient notamment « un petit nombre de documents d’identité officiels (par exemple, permis de conduire, passeport) d’utilisateurs ayant fait appel d’une décision de détermination de l’âge. »

Cette annonce de la vérification d’âge systématique intervient à l’occasion de l’Internet Safer Day (10 février), rendez-vous annuel de sensibilisation aux usages du numérique à destination des jeunes créé par l’UE en 2004. En 2025, Discord avait à cette même date présenté sa nouvelle fonction ignorer, visant à protéger des risques de harcèlement.

Rappelons qu’en France, l’Assemblée nationale a adopté fin janvier une proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, mesure que le président de la République affirme vouloir mettre en œuvre à la rentrée de septembre.

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☕️ OpenAI donne le coup d’envoi de la publicité dans ChatGPT aux États-Unis

Les utilisateurs de ChatGPT aux États-Unis sont désormais susceptibles de voir apparaître des publicités dans l’interface de discussion. OpenAI a en effet confirmé lundi 9 février l’introduction concrète des premières réclames pour les utilisateurs de la version gratuite du service et les détenteurs du nouvel abonnement ChatGPT Go, lancé mi-janvier.

« Nous commençons par un test afin d’apprendre, de recueillir des commentaires et de nous assurer que l’expérience est satisfaisante », promet OpenAI, qui avance sur des œufs en matière de communication. L’entreprise de Sam Altman a en effet été prise à partie par sa rivale Anthropic, qui a mis à profit les séquences publicitaires du Super Bowl pour la tourner en dérision, et promettre que les modèles Claude ne seront jamais associés à de la pub.

La publicité est doublement contextualisée, en fonction de la conversation et de l’utilisateur

OpenAI réaffirme de son côté qu’elle envisage la publicité comme un levier nécessaire à l’accessibilité de ChatGPT. « Pour garantir la rapidité et la fiabilité des abonnements Free et Go, il est nécessaire de disposer d’une infrastructure importante et de réaliser des investissements continus. Les publicités contribuent à financer ce travail, favorisent un accès plus large à l’IA grâce à des options gratuites et à faible coût de meilleure qualité, et nous permettent d’améliorer continuellement l’IA et les capacités que nous offrons », précise l’entreprise, avant de rappeler que les abonnements Plus et Pro n’affichent aucune réclame.

L’éditeur de ChatGPT renouvelle ses promesses quant à l’impartialité de ses modèles vis-à-vis des annonceurs. « Les publicités n’influencent pas les réponses fournies par ChatGPT », affirme OpenAI, qui assume en revanche un ciblage contextuel. « Au cours du test, nous déterminons quelle publicité afficher en associant les publicités soumises par les annonceurs au sujet de votre conversation, à vos discussions passées et à vos interactions antérieures avec des publicités. »

OpenAI s’engage à fournir des « contrôles publicitaires » adaptés

L’entreprise assure que l’annonceur n’accèdera jamais au contenu des conversations, et que l’utilisateur disposera des contrôles nécessaires à la vérification ou à la suppression des données publicitaires le concernant. « Pendant la phase de test, aucune publicité ne sera affichée sur les comptes pour lesquels l’utilisateur indique avoir moins de 18 ans, ni lorsque nous estimons qu’un utilisateur est mineur. Par ailleurs, les publicités ne seront pas diffusées à proximité de sujets sensibles ou réglementés, tels que la santé, la santé mentale ou la politique. », promet enfin OpenAI.

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30 ans plus tard, la Déclaration d’indépendance du cyberespace à l’épreuve de la réalité

Grateful Dead
30 ans plus tard, la Déclaration d’indépendance du cyberespace à l’épreuve de la réalité

John Perry Barlow a prononcé sa célèbre Déclaration d’indépendance du cyberespace il y a précisément trente ans, au forum de Davos. Écrits en réponse aux velléités de contrôle de l’administration américaine sur le fonctionnement d’Internet, ses mots résonnent toujours avec l’actualité récente.

Rédigée le 8 février 1996 et prononcée au Forum économique mondial de Davos dans la foulée, la Déclaration d’indépendance du cyberespace de John Perry Barlow s’est dans les jours qui suivent diffusée comme une traînée de poudre parmi les premiers adeptes de cette toile étrange qu’on appelait Internet. Elle est depuis conservée par l’Electronic Frontier Foundation (cocréée par Barlow), et constitue l’un des textes fondateurs de la cyberculture.

En 1996, ce drôle d’oiseau mi-poète, mi-essayiste, éleveur à la retraite d’origine mormone devenu hippie et parolier du Grateful Dead à ses heures perdues, réagit à une proposition de loi portée par Al Gore devant le Congrès des États-Unis et signée, précisément le 8 février, par Bill Clinton.

Déjà en 1996, surveiller Internet

Au sein de ce grand Telecommunications Act, pensé pour orchestrer le développement d’une industrie des télécoms en plein essor, figure en effet un sous texte, le Communications Decency Act, qui tente de réglementer l’indécence et l’obscénité en ligne en les sanctionnant pénalement.

Ce sont ces mesures, dénoncées par les défenseurs de la liberté d’expression et invalidées dès juin 1996 par des juges fédéraux, qui alimentent la verve de Barlow.

« Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d’acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l’esprit. Au nom de l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre. », attaque ce dernier, dont on peut lire le texte traduit en français sur Wikipédia.

Tout au long de sa déclaration, Barlow défend l’idée d’un Internet autonome, affranchi des volontés de contrôle de gouvernements qui ne devraient tirer leur pouvoir que du « consentement des gouvernés ».

« Nous créons un monde où chacun, où qu’il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu’elles puissent être, sans craindre d’être réduit au silence ou à une norme. Vos notions juridiques de propriété, d’expression, d’identité, de mouvement et de contexte ne s’appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n’y a pas de matière. »

Utopique, mais d’actualité

Trente ans plus tard, le monde a bien été « couvert de médias informatiques » comme le pressentait Barlow, mais la promesse d’une « transmission globale de la pensée », affranchie des « usines » et des « postes de garde aux frontières du cyberespace » sonne comme une utopie bien éloignée des réalités de la tech moderne, dont les contingences sociales et environnementales se heurtent à la collision de facteurs aussi bien politiques qu’économiques.

Barlow, décédé en 2018 à 70 ans, n’aura pas connu les dérives récentes de la tech. Deux ans auparavant, pour les 20 ans de sa Déclaration, il réaffirmait son propos : « Mon argument principal était que le cyberespace est naturellement immunisé contre la souveraineté, et qu’il le serait toujours […] Je croyais alors que c’était vrai, et je crois que c’est toujours vrai maintenant ». Mais comment aurait-il réagi aux provocations d’un Elon Musk, aux dérives totalitaires d’un Trump ou aux coupures totales d’Internet dans des régimes autoritaires en proie à des révoltes populaires ?

Sa déclaration revêt des accents prophétiques au regard de cette actualité, et continue d’ailleurs d’alimenter le débat entre tentatives de réécriture et réflexions en faveur de communs numériques. L’esprit de la Déclaration de Barlow n’est donc pas mort, comme en témoigne symboliquement la création, ce 9 février 2026, d’une association baptisée Libres de choix, dont les fondateurs appellent à ce que le cyberespace soit considéré et protégé comme un « espace public d’intérêt général ».

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☕️ STMicroelectronics signe un contrat à plusieurs milliards avec AWS

Déjà référencé parmi les fournisseurs d’Amazon Web Services (AWS), STMicroelectronics annonce la conclusion d’un nouvel accord pluriannuel et portant sur plusieurs milliards de dollars de commandes avec le géant américain du cloud.

Après une année difficile, 2026 démarre sous de bons auspices pour STMicroelectronics : le fabricant franco-italien de semiconducteurs vient en effet d’annoncer l’expansion des relations qui le lient déjà à l’américain AWS, dans le cadre d’un accord pluriannuel, portant sur plusieurs milliards de dollars de commandes.

« Cette collaboration positionne ST comme un fournisseur stratégique des technologies et produits semiconducteurs avancés qu’AWS intègre dans son infrastructure de calcul, permettant à AWS d’offrir à ses clients de nouvelles instances de calcul à haute performance, des coûts opérationnels réduits et une capacité à faire évoluer les charges de travail intensives en calcul plus efficacement », clame l’entreprise dans un communiqué.

STMicroelectronics ne détaille pas la nature exacte des commandes passées par AWS, mais évoque la fourniture de « fonctionnalités spécialisées pour la connectivité à haut débit, incluant le traitement du signal mixte à haute performance, des microcontrôleurs avancés pour la gestion intelligente de l’infrastructure, ainsi que des circuits intégrés analogiques et de puissance qui offrent l’efficacité énergétique requise pour les opérations des data centers à grande échelle ».

Logo STMicroelectronics

L’accord prévoit également un volet capitalistique : STMicroelectronics indique en effet avoir émis des warrants (un instrument boursier octroyant le droit d’acheter ou de vendre des titres à un prix et jusqu’à une date d’échéance déterminés à l’avance) permettant à AWS d’acquérir jusqu’à 24,8 millions d’actions du groupe franco-italien, soit une prise de participation pouvant atteindre 715 millions de dollars.

En bourse, l’action STMicroelectronics a réagi favorablement lundi, gagnant environ 7 % à la mi-journée. Fin janvier, le fondeur européen avait dévoilé un bilan en demi-teinte pour son exercice 2025 (marqué par un plan de départ volontaire), qui se concluait sur un chiffre d’affaires annuel de 11,8 milliards de dollars, en baisse de 11 % sur un an, avec un bénéfice net limité à 166 millions de dollars, en recul de 90 % par rapport à 2024.

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☕️ Marc Prieur, fondateur de Hardware.fr, est décédé

Le groupe lyonnais LDLC a annoncé lundi matin le décès de Marc Prieur, fondateur du site Hardware.fr, à l’âge de 46 ans.

« Marc Prieur a marqué l’histoire du numérique par sa vision avant-gardiste et son engagement inlassable dans l’univers technique. Fondateur du site Hardware.fr, qu’il crée en mai 1997, alors qu’il était encore lycéen. Il a su transformer ce projet de jeunesse en une référence incontournable dans le domaine du matériel informatique », salue le groupe dans un communiqué.

« En juin 2000, pour assurer la pérennité et la croissance de son projet, Il décide de vendre Hardware.fr au Groupe LDLC dont il rejoint le Directoire. Dans ce rôle, il met à profit son expertise, sa connaissance approfondie de l’écosystème numérique et sa vision stratégique pour contribuer au développement du Groupe. Sa contribution a été un atout précieux tout au long de ces 25 dernières années. », ajoute LDLC.

Piloté par une équipe resserrée aux côtés de son fondateur, Hardware.fr a longtemps été considéré comme l’une des références francophones pour les tests de matériel informatique, jusqu’à l’arrêt de son activité éditoriale, en 2018. Le site disposait également d’un volet e-commerce avec une boutique active jusqu’en juin dernier.

Impossible enfin de ne pas mentionner l’espace de discussion adossé à Hardware.fr (dit HFR) qui depuis plus de vingt ans, constitue l’un des forums communautaires francophones les plus dynamiques du Web. Et même un peu plus pour certains de ses membres, qui aujourd’hui rendent hommage à son créateur.

La page d’accueil de Hardware.fr est figée depuis 2018 et l’annonce du “clap de fin”
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☕️ Crypto.com s’offre le domaine AI.com pour 70M$ (qui plante pendant le Super Bowl)

Si son montant n’a pas été artificiellement gonflé, c’est l’une des acquisitions de nom de domaine parmi les plus onéreuses jamais réalisées. Kris Marszalek, cofondateur et CEO de Crypto.com, aurait en effet mis 70 millions de dollars sur la table pour s’offrir AI.com, un nom de domaine particulièrement efficace, aussi bien par sa concision que par la thématique porteuse qu’il décrit.

« L’année dernière, j’ai eu l’occasion d’acquérir ce domaine et je me suis dit que si l’on se place dans une perspective à long terme, disons 10 à 20 ans, l’intelligence artificielle allait être l’une des plus grandes vagues technologiques de notre vie. Ce serait donc un bon investissement », a commenté Kris Marszalek auprès du Financial Times.

L’entrepreneur ne donne cependant aucun chiffre. C’est Larry Fischer, le fondateur de la plateforme GetYourDomain (achat vente de noms de domaines), qui révèle le montant de l’opération, « payé en une fois ». Il donne également l’identité du vendeur, le malaisien Arsyan Ismail.

Avec 70 millions de dollars au compteur, l’acquisition d’AI.com représente une enveloppe plus de deux fois supérieure aux 30 millions de dollars dépensés par MicroStrategy pour s’offrir Voice.com en 2019. AI.com est donc peut-être devenu le nom de domaine le plus cher de l’histoire… du moins sur le périmètre des transactions dont le montant a été rendu public. Fin 2024, OpenAI s’est par exemple offert Chat.com pour un montant non communiqué. L’année précédente, le domaine avait déjà changé de main pour 15,5 millions de dollars.

AI.com est exploité pour un service d’IA agentique

Kris Marszalek n’a de son côté pas tardé à exploiter sa nouvelle acquisition. Il a annoncé vendredi le lancement d’un service d’IA agentique, censé permettre aux particuliers comme aux entreprises de concevoir et déployer leurs propres agents IA, pour l’exécution autonome de tâches.

Le service avait planifié son lancement au dimanche 8 février, à l’occasion du Super Bowl, la finale du championnat états-unien de football américain. Il avait pour ce faire programmé (et payé) la diffusion d’un spot pendant l’une des pauses de cette grand-messe publicitaire, regardée par 130 millions de personnes aux États-Unis…

… et n’avait manifestement pas dimensionné correctement son site Web. AdWeek remarque en effet lundi matin qu’AI.com est tombé peu après la diffusion du spot (reproduit ci-dessous). « Un trafic de dingue ! On était préparés à une telle affluence, mais pas à ça ! 🔥🔥🔥 », a réagi Kris Marszalek.

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Interdire les jeux vidéo violents ? La profession s’indigne de l’idée d’Emmanuel Macron

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Interdire les jeux vidéo violents ? La profession s’indigne de l’idée d’Emmanuel Macron

Dans une interview à Brut, Emmanuel Macron a annoncé qu’il allait confier à des experts le soin de conduire une étude pour mesurer l’effet que les jeux vidéo peuvent avoir sur les enfants, afin d’éventuellement décider s’il faut prendre des mesures visant à limiter l’impact des jeux violents sur le jeune public. Bien que très hypothétique à ce stade, l’idée a fait réagir les deux principaux syndicats de la profession vendredi.

Le télescopage n’avait probablement pas été anticipé. Vendredi matin, le jeu vidéo était à l’honneur rue de Valois, dans le Ier arrondissement de Paris. Rachida Dati y a reçu les 28 membres de l’équipe responsable de Clair-Obscur : Expédition 33, primé jeu de l’année aux Games Awards 2025, afin de les élever au rang de chevaliers des Arts et des Lettres.

« Ce succès dit quelque chose de très simple : le jeu vidéo n’est plus réservé à un âge, à une génération, à un milieu. Il a trouvé sa place, naturellement, dans nos vies culturelles. Par cette distinction, la République salue la diversité des talents de la filière du jeu vidéo et affirme que le jeu vidéo est une industrie essentielle et un art majeur, qui ont toute leur place au cœur de notre politique culturelle », a déclaré à cette occasion la ministre de la Culture, accompagnant son message sur les réseaux sociaux d’une photo souvenir.

Les membres de Sandfall Interactive ont été reçus rue de Valois par la ministre de la Culture – capture d’écran

La violence des jeux vidéo appellerait-elle la violence ?

Quelques heures plus tôt, Emmanuel Macron s’est lui aussi exprimé au sujet du jeu vidéo, mais en des termes moins flatteurs. Invité de Brut pour une longue interview (50 minutes) calibrée pour une audience plus jeune que celle des journaux télévisés, le président de la République a notamment eu l’occasion de réitérer sa volonté d’instaurer l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, quitte à ce qu’il soit nécessaire, pour les publics concernés, de justifier leur âge à chaque connexion.

Plus loin dans l’interview, le président a également été amené à réagir à la vidéo d’une femme blâmant les enfants « à la dérive » qu’on laisse jouer à Fortnite dès « 7 ou 8 ans », en réaction à la récente attaque de Sanary-sur-Mer, où un adolescent de 14 ans a poignardé sa professeure.

Pour Emmanuel Macron, « il est clair que la violence, qui s’installe dans la société et chez les plus jeunes, est aussi liée au fait que les enfants, les adolescents, sont beaucoup plus exposés à de la violence dans des vidéos qu’ils vont voir sur les réseaux sociaux. Ou dans les jeux vidéo qu’ils vont faire ».

Faut-il dans ce cas interdire les jeux vidéo violents ? « C’est trop tôt pour le dire », répond le chef de l’État, avant d’indiquer qu’il souhaite disposer d’un éclairage scientifique avant de se prononcer sur l’éventualité d’une mesure nationale. « Si on voit que l’impact sur les jeunes et les ados est très mauvais, on est légitimes à se poser la question, et c’est une bonne question ».

Tout en prenant soin d’affirmer qu’il ne souhaite pas tout mettre dans le même sac, il ajoute : « il est clair qu’on a des jeux vidéo violents qui conditionnent à la violence, qui créent une excitation, une dépendance où on a des jeunes et des ados qui vont passer des heures et des heures ». Rappelant aux familles leur responsabilité sur le sujet, il dit nécessaire d’« objectiver la question ».

Une étude devrait de ce fait être confiée « à des experts et au Conseil national du numérique et de l’IA » et réalisée sous deux mois, ce qui permettrait d’obtenir des conclusions aux alentours de mai ou juin.

Les deux principaux syndicats du secteur vent debout contre l’idée

En attendant cette nouvelle étude, sur un sujet déjà largement débattu, le syndicat national du jeu vidéo (SNJV), qui réunit les entreprises du secteur s’est insurgé vendredi après-midi dans un communiqué.

« Le SNJV rappelle que les études scientifiques existent, et que le consensus scientifique est aujourd’hui extrêmement clair : aucune corrélation n’existe entre jeu vidéo et violence. Les raccourcis ne peuvent plus être acceptés en 2026. Mettre en cause notre filière d’une telle façon est un signal préoccupant envoyé à l’ensemble des entreprises et des professionnels de notre secteur », écrit le syndicat, qui « déplore une si grande méconnaissance de notre industrie ».

Communiqué du SNJV diffusé vendredi 6 février

Même son de cloche du côté du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), qui défend les intérêts des éditeurs. « On ne peut pas se féliciter des succès du jeu vidéo français le matin, décorer le secteur le midi, pour mieux le dénigrer le soir », proteste son délégué général.

« Depuis plus de 25 ans, le jeu vidéo déploie des outils extrêmement sophistiqués aussi bien sur les équipements à travers les dispositifs de contrôle parental, que sur les jeux vidéo eux-mêmes à travers PEGI, pour apporter des informations aux parents sur les jeux vidéo adaptés à l’âge de leurs enfants. Des millions de familles les utilisent chaque jour, mais nous pouvons encore faire mieux avec le soutien des pouvoirs publics », affirme le syndicat.

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