Billie Eilish brother Finneas accuses conservatives of Second Amendment hypocrisy following Pretti killing




© Kenny Holston/The New York Times
Matthieu Delormeau était absent de Tout beau, tout n9uf sur W9 ce lundi 26 janvier 2026. Une plainte a été déposée contre le chroniqueur. Cyril Hanouna a dévoilé l'affaire…

© Audra Melton for The New York Times
Bon, je vais pas vous mentir, YouTube et moi en ce moment c'est compliqué. Ce matin encore, j'ai passé une bonne heure à debug mes scripts Python pour choper de la musique pour mes lives Twitch. Et yt-dlp qui rame de plus en plus, alors qu'avant ça prenait 3 secondes chrono... Pffff, j'ai l'impression que Google a décidé de nous pourrir la vie.
Et là, en cherchant pourquoi mes scripts plantaient, je suis tombé sur un truc qui m'a bien fait rire jaune. Vous savez le fameux message "An error occurred. Please try again later" qui s'affiche parfois quand vous matez une vidéo ? J'ai d'abord cru que c'était un bug côté serveur chez Google mais QUE NENNI !
C'est VOULU !!
WTF?! Du coup voilà le délire... quand la plateforme vidéo détecte que vous utilisez un bloqueur de pubs, au lieu de vous afficher gentiment une popup "hey miskine, désactive ton adblock s'il te plaît", elle fait semblant d'avoir un problème technique. Le message d'erreur est bidon, la vidéo pourrait très bien se lancer, mais non... Big G préfère vous faire croire que c'est votre connexion qui déconne.
Et techniquement, c'est assez vicieux puisque le système fonctionne sur trois niveaux : d'abord il analyse les requêtes réseau pour voir si certaines URLs de pubs sont bloquées, ensuite il vérifie l'intégrité du DOM pour s'assurer que les éléments publicitaires sont bien présents, et enfin il surveille si les APIs de pub sont accessibles. Et si un de ces checks échoue, hop, le lecteur vidéo se met en mode "je fais semblant d'avoir un problème".
Sympathique non ?
Le pire dans tout ça, c'est que ça marche plutôt bien pour eux. J'ai moi-même mis pas mal de temps avant de tilter que c'était pas chez moi que ça déconnait. Parce que quand on voit "An error occurred", notre premier réflexe c'est de rafraîchir la page, de vérifier votre connexion, de redémarrer votre navigateur... etc, jusqu'à ramener l'ordi chez le dépanneur ^^ loool .
Bref, TOUT sauf de penser que c'est une extension adblock à la con qui pose problème.
D'ailleurs avec Manifest V3 qui limite encore un peu plus les capacités des bloqueurs sur Chrome, c'est devenu encore plus galère. La limite de 30 000 règles par extension, c'est juste ridicule quand on sait qu'uBlock Origin en utilise plus de 300 000.
Maintenant, si vous cherchez des solutions qui marchent encore, j'avais fait un guide complet sur les bloqueurs de pubs qui reste encore d'actualité malgré son age. Et surtout, le frérot Firefox reste une valeur sûre vu qu'il supporte encore Manifest V2. Attention par contre, uBlock Origin Lite sur Chrome c'est pas la même chose que l'original, il tape que du 96% contre 100% pour la version complète niveau blocage. Les filtres doivent constamment être mis à jour parce que le service de Google change ses méthodes de détection à peu près toutes les semaines.
Et dire que pendant ce temps, certains pays veulent carrément criminaliser les bloqueurs ... On vit une époque formidable ^^. Perso, j'en suis à me demander si on devrait pas tous migrer sur Dailymotion. Non je déconne. Quoique...
Bref, si vous voulez contourner le truc, soit vous passez sur Firefox avec uBlock Origin classique, soit vous désactivez temporairement votre bloqueur sur la plateforme, soit... vous payez YouTube Premium. Ce qui est probablement exactement ce qu'ils veulent.


© Gian Ehrenzeller/Keystone, via Associated Press


Un couple va se séparer en février 2026 dans Un si grand soleil sur France 3. Découvrez de qui il s'agit…
C'est une courbette qui ne passe pas. Voilà un an que Tim Cook joue constamment à l'équilibriste entre la défense des valeurs d'Apple et les concessions et actes de déférence envers Donald Trump lui permettant par exemple d'éviter les taxes douanières touchant ses produits. Le CEO d'Apple a...

Noémie (Eunice Van Hocke) est mise au pied du mur par Patrick (Jérôme Bertin) dans les prochains épisodes de Plus belle la vie, encore plus belle sur TF1 dès le jeudi 29 janvier 2026.
"Est ce que ce truc peut faire tourner Doom ???"
C'est LA question qui hante les développeurs depuis 1993 et à chaque fois qu'on pense avoir atteint le fond, quelqu'un creuse encore un peu. Arin Sarkisian, un développeur australien vient en effet de porter le FPS culte d'id Software sur... des écouteurs. Oui, des écouteurs !
J'ai d'abord cru à une connerie quand j'ai vu passer le projet sur GitHub mais non. Le délire est bien réel et plutôt technique puisqu'il a flashé ses PineBuds Pro , des écouteurs sans fil qui acceptent un firmware open source (y'en a pas des masses sur le marché). Le CPU a été overclocké à 300 MHz au lieu des 100 MHz d'origine, le mode basse consommation a été désactivé, et hop, il s'est arrangé pour y faire tourner un port du shooter. Tout ça sur un appareil qui a quand même moins d'1 Mo de RAM, c'est fort je trouve ! Si ça ne vous impressionne pas, je vous rappelle quand même que le jeu original demandait 4 Mo minimum en 1993.
Alors après ces écouteurs n'ont pas d'écran, vous vous en doutez. C'est pourquoi le rendu se fait via streaming JPEG à 18 images par seconde vers un smartphone connecté. C'est pas du 144 Hz, clairement, mais ça tourne ! D'ailleurs, si vous avez la flemme d'installer tout ce bazar, le dev a mis en ligne une version jouable directement depuis votre navigateur , sur SES propres écouteurs. Vous pouvez donc littéralement jouer à distance sur les PineBuds d'un mec à l'autre bout du monde. C'est complètement dingue !!
Côté installation, attention quand même car faut se retrousser un peu les manches. Déjà c'est Docker obligatoire, et si vous êtes sous Windows, WSL2 aussi. Y'a un firmware modifié à flasher, puis un package JavaScript standalone pour le streaming. Le projet utilise doomgeneric, un port pensé pour être facilement adaptable. Par contre, si vous avez des PineBuds avec un firmware récent, y'a apparemment quelques galères de compatibilité à prévoir... j'ai pas testé perso parce que j'ai pas ce genre d'écouteur, mais les issues GitHub sont remplies de gens qui galères ^^.
Donc si vous pensiez que faire jouer des rats à DOOM avec un casque VR était déjà barré, bah là on a encore passé un cap. Bref, le meme "Can it run Doom ?" a encore de beaux jours devant lui.

Faustine Bollaert animait un nouveau numéro de Ça commence aujourd'hui sur France 2 ce lundi 26 janvier 2026. L'animatrice a réalisé un joli coup d'éclat…
Si vous bossez avec des LLM ou des systèmes de recherche sémantique, vous connaissez forcément la galère de jongler entre différentes bases de vecteurs... Entre Pinecone, Qdrant, pgvector et j'en passe, y'a de quoi perdre la tête. Il nous faudrait un truc aussi simple à prendre en main que DBeaver mais pour les bases vectorielles en fait...
AAAAH mais ça tombe bien parce que ça existe et que ça s'appelle VectorDBZ !
C'est une app desktop open source qui permet de connecter TOUTES vos bases vectorielles depuis une interface unique. En fait au début je pensais que c'était juste un viewer basique, mais non. Qdrant, Weaviate, Milvus, ChromaDB, Pinecone, pgvector... tout est accessible au même endroit.
Pour rappel, une base vectorielle c'est l'endroit où vous stockez vos embeddings, ces représentations de vos textes, images ou fichiers audio que les modèles d'IA utilisent pour comprendre et comparer les données. C'est devenu indispensable avec l'explosion des applications RAG et autres chatbots intelligents.
L'app tourne sur macOS, Windows et Linux et côté visualisation, c'est pas mal du tout puisque vous pouvez analyser vos vecteurs en 2D ou 3D grâce à des algos comme PCA, t-SNE ou UMAP. C'est plutôt sympa de voir comment les données se regroupent... et surtout ça permet de checker direct si vos embeddings ont du sens ou si c'est le bordel. Y'a aussi un système de recherche avancé avec filtres, de la pagination pour les grosses collections, et même la possibilité de générer des embeddings custom via du JavaScript.
Côté sécurité, tout est stocké localement avec chiffrement des credentials. Pas de cloud et ça supporte HTTPS/TLS pour les connexions à vos bases distantes.
L'installation c'est du classique... vous téléchargez le binaire (environ 180 Mo) pour votre OS depuis GitHub , vous lancez, et c'est parti.
Sur Mac, faudra probablement faire un petit xattr -cr VectorDBZ.app ou utiliser
Sentinel
parce qu'elle n'est pas signée. Ah et petit piège, si vous utilisez une base Qdrant avec authentification, faut penser à activer l'option API Key dans les settings de connexion, sinon ça timeout sans message d'erreur clair.
Avant, vous vous tapiez les CLI de chaque système, genre qdrant-client par-ci, pinecone-cli par-là... mais là avec VectorDBZ, tout est centralisé. Y'a bien sûr encore quelques petits trucs qui manquent comme l'export en batch ou la synchro entre bases, mais pour du debug au quotidien, ça fait le taf.
Bref, si vous passez vos journées à explorer des collections d'embeddings, VectorDBZ devrait vous simplifier la vie !

Transférer des fichiers entre votre Mac et votre téléphone Android, c'est souvent la galère. L'ancien Android File Transfer de Google était une horreur absolue et depuis qu'ils ont arrêté de le maintenir, y'a pas grand-chose de potable. C'est d'ailleurs pour ça que beaucoup d'utilisateurs de Mac ont également un iPhone.
Alors quand je suis tombé sur DroidDock, forcément ça m'a intrigué. C'est une app macOS qui se branche sur votre téléphone via ADB et qui vous permet de naviguer dans les fichiers comme si c'était un Finder amélioré. Vous branchez votre câble USB, vous activez le débogage USB sur votre Android et c'est parti mon kiki !
Et là où c'est pratique c'est que vous pouvez prévisualiser vos images et vidéos directement dans l'app sans avoir à les télécharger d'abord. Vous avez trois modes de vue (grille, liste ou miniatures) et le drag & drop fonctionne dans les deux sens. Vous glissez un fichier depuis votre Mac vers DroidDock, il atterrit sur votre téléphone. Et l'inverse marche aussi.
Le dev a aussi pensé à pas mal de trucs pratiques du genre si vous avez plusieurs appareils Android branchés en même temps, hé bien vous pouvez switcher de l'un à l'autre sans les déconnecter. Y'a aussi un mode sombre pour ceux qui bossent la nuit et une barre de recherche pour farfouiller dans vos dossiers. D'ailleurs si vous utilisez scrcpy pour contrôler votre Android depuis le Mac , DroidDock fait un bon complément pour la partie fichiers.
Sous le capot, ça utilise Tauri avec du Rust et React et l'app est tellement légère qu'elle fonctionnera parfaitement sur un vieux Mac. Le projet est open source sous licence MIT et vous pouvez le télécharger ici : DroidDock !

Des chercheurs viennent de trouver un truc complètement dingue. Un modèle de langage entraîné UNIQUEMENT sur de l'anglais, du texte humain basique quoi, est capable de comprendre la biologie moléculaire sans jamais avoir vu une seule séquence de protéines durant son entraînement.
En gros, GPT-2 qui fait de la paraphrase d'ordinaire est, sans le savoir, un expert en détection d' homologie protéique . Je vous jure que c'est vrai !!
Liang Wang, chercheur à l'Université de Wuhan (les pangolins, tout ça tout ça, loool), a publié une étude sur bioRxiv qui remet en question pas mal de certitudes. L'idée, c'est que la "grammaire" du langage humain et celle du vivant partagent une structure profonde commune. Du coup, un modèle qui apprend à distinguer des phrases qui ont le même sens mais avec des mots dans un ordre différent... développe aussi la capacité de reconnaitre les protéines qui sont de la même "famille".
Perso, ça me retourne le cerveau parce qu'à la base, on parle "juste" d'un petit GPT-2 de 124 millions de paramètres, entraîné sur le dataset PAWS (des paires de phrases anglaises adverses), qui atteint 84% de précision sur la détection d'homologie protéique. Sans jamais avoir vu d'acides aminés ! C'est comme si votre chat, après avoir appris le français, se mettait soudainement à comprendre le chinois.
Et ça devient encore plus fou quand on scale. Les gros modèles comme Qwen-3 atteignent quasiment 100% de précision sur les benchmarks standards, mais le plus impressionnant, c'est leur performance dans la "zone crépusculaire" de l'évolution, là où les séquences protéiques ont moins de 25% d'identité entre elles. Dans ce régime où même les outils spécialisés comme ESM-2 peinent à maintenir leurs performances, les LLM généralistes maintiennent 75% de précision.
Ils raisonnent là où les autres mémorisent !
D'ailleurs, si vous aimez l'actu IA et biologie, vous avez peut-être déjà lu mes articles sur Evo 2 ou SimpleFold d'Apple . Ces outils-là sont entraînés sur des montagnes de données biologiques alors que dans le cas que je vous expose ici, c'est l'inverse. C'est un LLM tout ce qu'il y a de plus classique qui n'a pas BESOIN de ces données spécifiques pour comprendre la structure du vivant (enfin, ça doit encore être bien validé par d'autres équipes mais on verra bien).
Alors vous vous en doutez, curieux, les chercheurs ont analysé ce qui se passe dans la tête du modèle. Certaines " têtes d'attention " du transformer deviennent des détecteurs universels de différences. La même tête qui repère une inversion sujet-objet dans une phrase anglaise va spontanément repérer les mutations d'acides aminés dans une protéine. Et voilà comment la syntaxe du langage humain et la syntaxe de la vie se retrouvent projetées sur le même "manifold" c'est à dire dans la même "surface" géométrique dans l'espace latent du modèle.
Et quand on demande aux gros modèles d'expliquer leur raisonnement via Chain-of-Thought (enchainement de pensées comme ce que propose ChatGPT 5.2 en mode thinking par exemple), ils font du "mental folding". C'est à dire qu'ils imaginent la structure 3D des protéines à partir de la séquence 1D. Le modèle identifie explicitement des motifs structurels comme " Hélice-Coude-Hélice " versus " Tonneau TIM " pour déterminer si deux protéines sont apparentées. Et tout ça sans jamais avoir reçu de coordonnées 3D en entrée.
Pour formaliser tout ça, l'équipe a donc créé BioPAWS, un benchmark qui évalue la capacité des modèles à transférer leur compréhension syntaxique du langage vers l'ADN, l'ARN et les protéines. Le dataset est dispo sur Hugging Face pour ceux qui veulent jouer avec.
Bref, si la grammaire humaine et la grammaire biologique sont vraiment des manifestations d'une même structure universelle, ça change pas mal de choses sur comment on pourrait faire de la découverte scientifique à moindre coût. Plus besoin de datasets monstrueux pour chaque domaine, les patterns abstraits sont peut-être déjà là, encodés dans le langage qu'on utilise tous les jours.


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Capgemini Government Solutions, filiale américaine de l’entreprise française, a signé plusieurs contrats avec l’ICE, l’agence américaine de l’immigration transformée par Trump en milice. Dans le dernier, il s’agit d’identifier et localiser des étrangers pour l’ICE, avec plusieurs millions de dollars à la clé.
Capgemini Government Solutions, une filiale américaine de l’entreprise française, a répondu et obtenu l’appel d’offre que le service de l’immigration et des douanes des États-Unis a passé pour lui permettre d’identifier et de localiser des étrangers. Le contrat prévoit une enveloppe maximum de 365,8 millions de dollars jusqu’à fin 2027, comme le révélait The Intercept fin décembre.
Les agents de l’ICE sont nombreux dans les rues des villes américaines pour traquer toute personne qu’ils considèrent comme étrangère et en situation irrégulière. Leurs opérations ont mené à la mort de 32 personnes en détention, selon le Guardian, et 11 sont mortes par balles sous le deuxième mandat de Donald Trump selon un décompte fait sur Wikipédia.
Le média « Observatoire des multinationales » a retrouvé des documents en source publique montrant, « sans ambiguïté » comme le juge le média, que le contrat « fournit à ICE des services de skip tracing au niveau national ». Thomson Reuters détaille que le « skip tracing » est un « processus qui consiste à localiser une personne à des fins diverses ». Pour cela, l’entreprise qui le met en place va d’abord chercher à recueillir des informations officielles comme les noms, prénoms, la dernière adresse, les informations sur son véhicule, mais aussi plonger dans ses réseaux sociaux, dans les documents légaux, les photos publiées en ligne, etc.
Comme l’indique l’Observatoire des multinationales, la somme initiale du contrat est de 4,8 millions de dollars. Mais en cherchant dans d’autres sources telles que le site Higher Gov, comme l’a fait l’émission L’œil du 20 h diffusée ce lundi soir, on peut voir que le marché dispose d’une option permettant d’envisager une « valeur plafond » de 365,8 millions de dollars à la fin des deux ans de contrat.
Dans l’appel d’offre lancé fin octobre 2025 par le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, affirme que l’ICE a « un besoin immédiat » de ce genre de service « afin de vérifier les informations relatives à l’adresse des étrangers, d’enquêter sur d’autres informations relatives à l’adresse des étrangers, de confirmer le nouvel emplacement des étrangers » et et de leur remettre des documents.
L’administration états-unienne y prévoit aussi des « bonus financiers ou ajustements tarifaires basés sur le taux de réussite du fournisseur dans la vérification des adresses des étrangers et la livraison des documents » :

La CGT du groupe coté au CAC 40 a publié ce lundi 26 janvier un communiqué de presse dans lequel elle dénonce « une trahison des valeurs affichées » par l’entreprise. « Get The future You Want, c’est le slogan de Capgemini depuis 2020. Aiman Ezzat, notre PDG, déclarait d’ailleurs en 2023 à propos de la politique d’inclusion du groupe : “La reconnaissance de la liberté de chaque individu et la confiance dans les autres qu’elle implique sont fondamentales pour le respect de la dignité humaine. La liberté et la confiance sont à la base de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et constituent deux des sept valeurs fondamentales de Capgemini” », met en contraste le syndicat.
Le syndicat pointe que « chaque contrat [passé entre Capgemini et l’ICE] représente des millions de dollars. On parle de plusieurs centaines de millions de dollars depuis 2007 ». Car, en effet, la filiale américaine du groupe a passé d’autres contrats avec l’agence. Par exemple, c’est encore Capgemini Government Solutions qui s’est occupé du site de la hotline de l’ICE pour la dénonciation de faits « liés à l’immigration » lancée pendant le premier mandat de Donald Trump.
Lundi, le jour même de la diffusion de l’Œil du 20 h, le directeur général de Capgemini, Aiman Ezzat, a réagi sur LinkedIn : « Nous avons récemment été informés, par des sources publiques, de la nature d’un contrat attribué à CGS par le service de l’immigration et des douanes du département américain de la sécurité intérieure (DHS) en décembre 2025. […] le conseil d’administration indépendant a déjà entamé le processus d’examen du contenu et de la portée de ce contrat ainsi que des procédures contractuelles de CGS ».
La CFDT explique, elle, avoir « sollicité la direction du groupe pour qu’elle apporte au plus vite des
éclaircissements sur la nature du contrat révélé par les médias ». Pour le syndicat, ce post d’Aiman Ezzat « expose le cadre du contrat incriminé sans, hélas, mettre en lumière le respect des valeurs éthiques prônées par le groupe ». Et le syndicat pose la question : « Pourquoi imposer des formations sur l’éthique à l’ensemble des salariés, et parfois même les licencier pour ne pas les avoir suivies, alors que le groupe lui-même ne respecte pas cettevaleur ? » . Et le syndicat de revendiquer « officiellement que soit retirée sans délai des formations imposées aux salariés celle consacrée aux règles de l’éthique ».
« Des entreprises françaises privées collaborent avec l‘ICE. Nous ne l’acceptons pas », a réagi le député (LFI) Hadrien Clouet lors d’un point presse ce mardi.
« Les contrats des groupes français méritent toute vigilance. C’est facile de faire un commentaire un matin sur une radio quand on n’a pas le détail du contrat, mais le respect des droits de l’homme est un sujet », a botté en touche ce mardi matin sur RTL la ministre des Armées, Catherine Vautrin, interrogée sur le sujet.