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☕️ EA libère le code source de plusieurs titres de la série Command & Conquer

NOD ou GDI ? Electronic Arts, détenteur des droits associés à la série Command & Conquer, vient de publier, sous licence GPL, le code source de plusieurs des jeux qui la composent, afin de faciliter le travailleur des moddeurs. L’éditeur annonce dans la même temps l’intégration du Steam Workshop à plusieurs de ces titres.

En pratique, EA a publié sur son espace GitHub le code source des jeux de stratégie en temps réel (STR) Command and Conquer Tiberian_Dawn et Red_Alert, de l’extension Generals_Zero_Hour et du FPS dérivé Renegade.

Jim Vessella, producteur en charge de la série, indique que ce travail de libération a été confié aux bons soins de Luke Feenan (dit « CCHyper »), un vétéran de la communauté des moddeurs. Il avait déjà contribué avec les équipes d’EA pour la sortie de la C&C Ultimate Collection publiée sur Steam en 2024.

« Je sais que ça permettra à ceux qui, dans la communauté, continuent à créer du contenu pour ces classiques de continuer à s’impliquer, et j’espère que cela aidera des communautés comme CnCNet à prolonger le support de ces jeux, et à les garder jouables pour les générations futures », se réjouit ce dernier.

Plus qu’une simple mise à disposition, la publication du code a d’après lui entraîné un véritable travail de restauration, indispensable pour rendre les archives Perforce de la fin des années 90 utilisables et modifiables sur des plateformes modernes. Le code source révèle d’ailleurs par endroit quelques remarques bien senties !

Cette première annonce s’accompagne de la mise à disposition d’un pack baptisé C&C Modding Support, qui contient les fichiers XML, les scripts, les shaders et les maps de tous les jeux basés sur le moteur SAGE.

Ce dernier accompagne la prise en charge du Steam Workshop pour les jeux ou extensions suivants : C&C Renegade, C&C Generals & Zero Hour, C&C 3 Tiberium Wars et Kane’s Wrath, C&C Red Alert 3 et Uprising ainsi que C&C 4 Tiberian Twilight. Une mise à jour des outils Mission Editor et World Builder permet désormais de partager directement mods et créations sur la plateforme de Valve.

☕️ EA libère le code source de plusieurs titres de la série Command & Conquer

NOD ou GDI ? Electronic Arts, détenteur des droits associés à la série Command & Conquer, vient de publier, sous licence GPL, le code source de plusieurs des jeux qui la composent, afin de faciliter le travail des moddeurs. L’éditeur annonce dans le même temps l’intégration du Steam Workshop à plusieurs de ces titres.

En pratique, EA a publié sur son espace GitHub le code source des jeux de stratégie en temps réel (STR) Command and Conquer Tiberian_Dawn et Red_Alert, de l’extension Generals_Zero_Hour et du FPS dérivé Renegade.

Jim Vessella, producteur en charge de la série, indique que ce travail de libération a été confié aux bons soins de Luke Feenan (dit « CCHyper »), un vétéran de la communauté des moddeurs. Il avait déjà contribué avec les équipes d’EA pour la sortie de la C&C Ultimate Collection publiée sur Steam en 2024.

« Je sais que ça permettra à ceux qui, dans la communauté, continuent à créer du contenu pour ces classiques de continuer à s’impliquer, et j’espère que cela aidera des communautés comme CnCNet à prolonger le support de ces jeux, et à les garder jouables pour les générations futures », se réjouit ce dernier.

Plus qu’une simple mise à disposition, la publication du code a d’après lui entraîné un véritable travail de restauration, indispensable pour rendre les archives Perforce de la fin des années 90 utilisables et modifiables sur des plateformes modernes. Le code source révèle d’ailleurs par endroit quelques remarques bien senties !

Cette première annonce s’accompagne de la mise à disposition d’un pack baptisé C&C Modding Support, qui contient les fichiers XML, les scripts, les shaders et les maps de tous les jeux basés sur le moteur SAGE.

Ce dernier accompagne la prise en charge du Steam Workshop pour les jeux ou extensions suivants : C&C Renegade, C&C Generals & Zero Hour, C&C 3 Tiberium Wars et Kane’s Wrath, C&C Red Alert 3 et Uprising ainsi que C&C 4 Tiberian Twilight. Une mise à jour des outils Mission Editor et World Builder permet désormais de partager directement mods et créations sur la plateforme de Valve.

☕️ IBM finalise le rachat d’HashiCorp

Deux jours après que l’Autorité de la concurrence britannique a conclu favorablement son enquête sur l’opération, IBM annonce la finalisation du rachat de l’éditeur HashiCorp. Officialisée en avril 2024, la transaction porte sur l’intégralité du capital, avec un prix de cession fixé à 35 dollars par action, pour un montant total de 6,4 milliards de dollars. Il aura donc fallu dix mois à IBM pour surmonter les différentes étapes réglementaires, et finalement faire rentrer les solutions d’HashiCorp dans son giron.

IBM (valorisée 237 milliards de dollars au cours actuel) avance la perspective de synergies rapides avec son propre portefeuille, notamment autour des produits Red Hat (rachetée en 2019), Watsonx (solutions IA), mais aussi de ses activités de conseil et d’intégration.

La société voit notamment une combinaison particulièrement « puissante » entre Terraform, l’outil d’infrastructure as code vedette d’HashiCorp, et la plateforme d’automatisation Ansible, héritée du rachat de Red Hat. Elle évoque également les possibilités offertes par le couple HashiCorp Vault-Red Hat OpenShift en matière de gestion des accès et de sécurité dans des environnements hybrides.

Ce schéma résume la promesse de Terraform, la solution vedette d’HashiCorp

« Les offres de HashiCorp aident les clients à adopter une approche hautement interopérable de la gestion multi-cloud et complètent l’engagement d’IBM en faveur de la collaboration industrielle (y compris des partenariats approfondis et en expansion avec des fournisseurs de services cloud hyperscale), des développeurs et des communautés open source pour l’innovation en matière de cloud hybride et d’IA », commente encore IBM.

La discrète allusion à l’open source ne manquera pas d’interpeller tous ceux qui s’étaient insurgés du virage stratégique opéré par Hashicorp en 2023. La société avait alors décidé d’opter pour une licence Business Source License (BSL) pour les futures versions de ses solutions. Le mouvement avait donné naissance à deux forks de Terraform et de Vault, respectivement baptisés OpenTofu et OpenBao, et placés sous l’égide de la Linux Foundation.

☕️ IBM finalise le rachat d’HashiCorp

Deux jours après que l’Autorité de la concurrence britannique a conclu favorablement son enquête sur l’opération, IBM annonce la finalisation du rachat de l’éditeur HashiCorp. Officialisée en avril 2024, la transaction porte sur l’intégralité du capital, avec un prix de cession fixé à 35 dollars par action, pour un montant total de 6,4 milliards de dollars. Il aura donc fallu dix mois à IBM pour surmonter les différentes étapes réglementaires, et finalement faire rentrer les solutions d’HashiCorp dans son giron.

IBM (valorisée 237 milliards de dollars au cours actuel) avance la perspective de synergies rapides avec son propre portefeuille, notamment autour des produits Red Hat (rachetée en 2019), Watsonx (solutions IA), mais aussi de ses activités de conseil et d’intégration.

La société voit notamment une combinaison particulièrement « puissante » entre Terraform, l’outil d’infrastructure as code vedette d’HashiCorp, et la plateforme d’automatisation Ansible, héritée du rachat de Red Hat. Elle évoque également les possibilités offertes par le couple HashiCorp Vault-Red Hat OpenShift en matière de gestion des accès et de sécurité dans des environnements hybrides.

Ce schéma résume la promesse de Terraform, la solution vedette d’HashiCorp

« Les offres de HashiCorp aident les clients à adopter une approche hautement interopérable de la gestion multi-cloud et complètent l’engagement d’IBM en faveur de la collaboration industrielle (y compris des partenariats approfondis et en expansion avec des fournisseurs de services cloud hyperscale), des développeurs et des communautés open source pour l’innovation en matière de cloud hybride et d’IA », commente encore IBM.

La discrète allusion à l’open source ne manquera pas d’interpeller tous ceux qui s’étaient insurgés du virage stratégique opéré par Hashicorp en 2023. La société avait alors décidé d’opter pour une licence Business Source License (BSL) pour les futures versions de ses solutions. Le mouvement avait donné naissance à deux forks de Terraform et de Vault, respectivement baptisés OpenTofu et OpenBao, et placés sous l’égide de la Linux Foundation.

Revente des jeux vidéo dématérialisés : Que Choisir saisit la Commission européenne

Revente des jeux vidéo dématérialisés : Que Choisir saisit la Commission européenne

Engagée depuis près de dix ans dans un combat judiciaire visant à rendre possible la revente de jeux vidéo dématérialisés, l’UFC-Que Choisir annonce avoir saisi la Commission européenne d’un recours en manquement pour que celle-ci se positionne.

Définitivement défaite en France suite au jugement rendu par la Cour de cassation en octobre dernier, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir joue son va-tout en saisissant la Commission européenne d’un recours en manquement, dans l’affaire qui l’oppose depuis près de dix ans à Valve, l’éditeur de la plateforme Steam.

Une croisade contre l’interdiction de revendre ses jeux Steam

Sur le plan judiciaire, l’affaire débute pour mémoire en décembre 2015, quand l’UFC-Que Choisir assigne Valve devant la justice française, pour tenter d’obtenir la suppression d’un certain nombre de clauses considérées comme abusives dans les conditions d’utilisation de Steam. La procédure cible, entre autres, la délicate question de la revente des jeux achetés sous forme dématérialisée, prohibée par la plateforme de Valve.

L’association de consommateurs fonde notamment sa requête sur la règle juridique de « l’épuisement des droits », telle que définie par la directive européenne de 2009 sur la protection juridique des programmes pour ordinateur. Cette dernière prévoit que le titulaire des droits d’un logiciel (son éditeur par exemple) ne puisse plus en contrôler la distribution une fois qu’il a été vendu.

En 2019, l’UFC remporte ce qui ressemble à une victoire fracassante : le TGI de Paris se range à ses arguments, estime que les jeux délivrés aux utilisateurs finaux par Steam sont bien achetés (et non fournis sur abonnement comme un service), et conclut, entre autres griefs, que Valve ne peut s’opposer à la revente « même si l’achat initial est réalisé par voie de téléchargement ».

Une série de revers

La décision n’est pas été du goût de Valve qui, sans surprise, interjette appel, et obtient gain de cause en 2022. La cour d’appel estime en effet que « la règle de l’épuisement du droit ne s’applique pas en l’espèce, la mise à disposition de jeux vidéos dématérialisés relevant de la notion de la communication au public et non du droit de distribution ». Elle retoque dans le même temps la demande de transmission de la question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne formulée par l’UFC Que Choisir.

En octobre 2024, c’est finalement la Cour de cassation qui douche les attentes de l’association, dans un arrêt qui soutient l’analyse effectuée deux ans plus tôt en appel. Elle y décrit que la cour d’appel a déduit à bon droit que la directive de 2009 ne s’appliquait pas aux jeux vidéo, dans la mesure où ils constituent non pas « un programme informatique à part entière, mais une œuvre complexe ». Elle ajoute « que la règle de l’épuisement du droit ne s’applique pas en l’espèce et qu’en l’absence de doute raisonnable quant à l’interprétation du droit de l’Union européenne, il n’y a pas lieu de saisir la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle ».

La procédure de la dernière chance ?

« Nous considérons que les juridictions françaises auraient dû, à tout le moins, transmettre cette question à la Cour de justice de l’Union européenne, seule à même de garantir à l’ensemble des joueurs européens un niveau de protection équivalent », écrit Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’UFC-Que Choisir, dans un communiqué.

À défaut de pouvoir porter directement l’affaire devant la justice européenne, l’association en appelle donc à la Commission européenne, pour que cette dernière saisisse elle-même la CJUE au motif que la décision française ne respecte pas le droit communautaire. « Il est indispensable que l’Union européenne se prononce et rétablisse une égalité de traitement entre support physique et dématérialisé », conclut Marie-Amandine Stévenin.

Revente des jeux vidéo dématérialisés : Que Choisir saisit la Commission européenne

Revente des jeux vidéo dématérialisés : Que Choisir saisit la Commission européenne

Engagée depuis près de dix ans dans un combat judiciaire visant à rendre possible la revente de jeux vidéo dématérialisés, l’UFC-Que Choisir annonce avoir saisi la Commission européenne d’un recours en manquement pour que celle-ci se positionne.

Définitivement défaite en France suite au jugement rendu par la Cour de cassation en octobre dernier, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir joue son va-tout en saisissant la Commission européenne d’un recours en manquement, dans l’affaire qui l’oppose depuis près de dix ans à Valve, l’éditeur de la plateforme Steam.

Une croisade contre l’interdiction de revendre ses jeux Steam

Sur le plan judiciaire, l’affaire débute pour mémoire en décembre 2015, quand l’UFC-Que Choisir assigne Valve devant la justice française, pour tenter d’obtenir la suppression d’un certain nombre de clauses considérées comme abusives dans les conditions d’utilisation de Steam. La procédure cible, entre autres, la délicate question de la revente des jeux achetés sous forme dématérialisée, prohibée par la plateforme de Valve.

L’association de consommateurs fonde notamment sa requête sur la règle juridique de « l’épuisement des droits », telle que définie par la directive européenne de 2009 sur la protection juridique des programmes pour ordinateur. Cette dernière prévoit que le titulaire des droits d’un logiciel (son éditeur par exemple) ne puisse plus en contrôler la distribution une fois qu’il a été vendu.

En 2019, l’UFC remporte ce qui ressemble à une victoire fracassante : le TGI de Paris se range à ses arguments, estime que les jeux délivrés aux utilisateurs finaux par Steam sont bien achetés (et non fournis sur abonnement comme un service), et conclut, entre autres griefs, que Valve ne peut s’opposer à la revente « même si l’achat initial est réalisé par voie de téléchargement ».

Une série de revers

La décision n’est pas été du goût de Valve qui, sans surprise, interjette appel, et obtient gain de cause en 2022. La cour d’appel estime en effet que « la règle de l’épuisement du droit ne s’applique pas en l’espèce, la mise à disposition de jeux vidéos dématérialisés relevant de la notion de la communication au public et non du droit de distribution ». Elle retoque dans le même temps la demande de transmission de la question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne formulée par l’UFC Que Choisir.

En octobre 2024, c’est finalement la Cour de cassation qui douche les attentes de l’association, dans un arrêt qui soutient l’analyse effectuée deux ans plus tôt en appel. Elle y décrit que la cour d’appel a déduit à bon droit que la directive de 2009 ne s’appliquait pas aux jeux vidéo, dans la mesure où ils constituent non pas « un programme informatique à part entière, mais une œuvre complexe ». Elle ajoute « que la règle de l’épuisement du droit ne s’applique pas en l’espèce et qu’en l’absence de doute raisonnable quant à l’interprétation du droit de l’Union européenne, il n’y a pas lieu de saisir la Cour de justice de l’Union européenne d’une question préjudicielle ».

La procédure de la dernière chance ?

« Nous considérons que les juridictions françaises auraient dû, à tout le moins, transmettre cette question à la Cour de justice de l’Union européenne, seule à même de garantir à l’ensemble des joueurs européens un niveau de protection équivalent », écrit Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’UFC-Que Choisir, dans un communiqué.

À défaut de pouvoir porter directement l’affaire devant la justice européenne, l’association en appelle donc à la Commission européenne, pour que cette dernière saisisse elle-même la CJUE au motif que la décision française ne respecte pas le droit communautaire. « Il est indispensable que l’Union européenne se prononce et rétablisse une égalité de traitement entre support physique et dématérialisé », conclut Marie-Amandine Stévenin.

Droit à l’oubli : Google simplifie l’accès à l’effacement dans ses résultats de recherche

Droit à l’oubli : Google simplifie l’accès à l’effacement dans ses résultats de recherche

Google propose désormais un accès direct, depuis les pages de résultats de recherche, aux options permettant de demander la suppression d’une page contenant des données personnelles. Le moteur de recherche a également mis à jour le service dédié à la supervision des résultats en question.

Google a parfois dû se faire tirer un peu l’oreille, particulièrement en Europe, pour intégrer à ses outils de recherche les logiques de droit à l’effacement, ou droit à l’oubli, mais le sujet semble maintenant entendu.

Le moteur américain propose en effet depuis 2022 des formulaires aisément accessibles, qui permettent à un particulier de demander la suppression, au sein des résultats de recherche, de liens vers des pages qui contiendraient ses informations personnelles.

Un accès simplifié mais une procédure toujours argumentée

L’accès à cette option vient de gagner en simplicité, signale Google. Elle est en effet maintenant proposée directement depuis la page de résultats, au niveau des trois points qui accompagnent chaque lien. Baptisée « Supprimer ce résultat », elle ouvre un menu qui permet, en quelques clics, de lancer la démarche. Google propose trois motifs de demande : la présence d’informations personnelles, une demande légale de suppression en cours, ou un résultat obsolète qu’il conviendrait d’actualiser.

La procédure, en cas de données personnelles, demande tout de même quelques étapes supplémentaires. Google exige en effet le détail précis des contenus problématiques, et il est par ailleurs exigé de fournir la donnée personnelle concernée (par exemple une adresse email ou un numéro de téléphone) pour en demander le retrait. Pour un numéro de carte bancaire ou une carte de crédit, le formulaire n’exigera que les quatre derniers caractères.

Google s’engage ensuite à examiner la demande, et à fournir une réponse, mais sans préciser de délai.

« Si nous constatons que nos règles s’appliquent à ces URL, elles seront supprimées des résultats de recherche pour toutes les requêtes ou supprimées uniquement pour les requêtes incluant le nom de l’utilisateur concerné ou les autres identifiants fournis, comme les alias, indique le moteur de recherche. Si votre demande ne répond pas aux conditions requises pour une suppression, nous ajoutons une brève explication. »

Un hub « Résultats vous concernant »

Google a dans le même temps fait évoluer le service, lui aussi lancé en 2022, qui permet à un particulier de suivre l’état de ses demandes, mais aussi l’évolution des résultats de recherche associés à des informations identifiantes. Baptisé « Résultats vous concernant » (Results About You en anglais), il permet à l’utilisateur d’un compte Google de surveiller ses demandes de retrait, mais aussi de paramétrer des alertes sur ses informations personnelles.

Google propose plus précisément un signalement automatisé pour les requêtes liées au nom, et aux coordonnées personnelles que sont les adresses postales, les numéros de téléphone et les adresses email. Ces informations « ne sont ni partagées, ni utilisées pour personnaliser votre expérience dans les autres produits Google », promet l’entreprise dans la FAQ associée.

Droit à l’oubli : Google simplifie l’accès à l’effacement dans ses résultats de recherche

L'oubli est la condition indispensable de la mémoire
Droit à l’oubli : Google simplifie l’accès à l’effacement dans ses résultats de recherche

Google propose désormais un accès direct, depuis les pages de résultats de recherche, aux options permettant de demander la suppression d’une page contenant des données personnelles. Le moteur de recherche a également mis à jour le service dédié à la supervision des résultats en question.

Google a parfois dû se faire tirer un peu l’oreille, particulièrement en Europe, pour intégrer à ses outils de recherche les logiques de droit à l’effacement, ou droit à l’oubli, mais le sujet semble maintenant entendu.

Le moteur américain propose en effet depuis 2022 des formulaires aisément accessibles, qui permettent à un particulier de demander la suppression, au sein des résultats de recherche, de liens vers des pages qui contiendraient ses informations personnelles.

Un accès simplifié mais une procédure toujours argumentée

L’accès à cette option vient de gagner en simplicité, signale Google. Elle est en effet maintenant proposée directement depuis la page de résultats, au niveau des trois points qui accompagnent chaque lien. Baptisée « Supprimer ce résultat », elle ouvre un menu qui permet, en quelques clics, de lancer la démarche. Google propose trois motifs de demande : la présence d’informations personnelles, une demande légale de suppression en cours, ou un résultat obsolète qu’il conviendrait d’actualiser.

La procédure, en cas de données personnelles, demande tout de même quelques étapes supplémentaires. Google exige en effet le détail précis des contenus problématiques, et il est par ailleurs exigé de fournir la donnée personnelle concernée (par exemple une adresse email ou un numéro de téléphone) pour en demander le retrait. Pour un numéro de carte bancaire ou une carte de crédit, le formulaire n’exigera que les quatre derniers caractères.

Google s’engage ensuite à examiner la demande, et à fournir une réponse, mais sans préciser de délai.

« Si nous constatons que nos règles s’appliquent à ces URL, elles seront supprimées des résultats de recherche pour toutes les requêtes ou supprimées uniquement pour les requêtes incluant le nom de l’utilisateur concerné ou les autres identifiants fournis, comme les alias, indique le moteur de recherche. Si votre demande ne répond pas aux conditions requises pour une suppression, nous ajoutons une brève explication. »

Un hub « Résultats vous concernant »

Google a dans le même temps fait évoluer le service, lui aussi lancé en 2022, qui permet à un particulier de suivre l’état de ses demandes, mais aussi l’évolution des résultats de recherche associés à des informations identifiantes. Baptisé « Résultats vous concernant » (Results About You en anglais), il permet à l’utilisateur d’un compte Google de surveiller ses demandes de retrait, mais aussi de paramétrer des alertes sur ses informations personnelles.

Google propose plus précisément un signalement automatisé pour les requêtes liées au nom, et aux coordonnées personnelles que sont les adresses postales, les numéros de téléphone et les adresses email. Ces informations « ne sont ni partagées, ni utilisées pour personnaliser votre expérience dans les autres produits Google », promet l’entreprise dans la FAQ associée.

☕️ NVIDIA a plus que doublé son chiffre d’affaires sur un an, à 130 milliards de dollars

NVIDIA a conclu le 26 janvier dernier son année fiscale sur de nouveaux records financiers, dopés par les investissements des géants du numérique dans l’IA. Dans ses derniers résultats trimestriels, publiés mercredi soir, la firme indique ainsi avoir réalisé un chiffre d’affaires de 39,3 milliards de dollars sur les trois derniers mois de son exercice, en hausse de 78 % sur un an.

Pour l’ensemble de son année fiscale 2025, la société affiche un chiffre d’affaires de 130,5 milliards de dollars, en hausse de 114 % par rapport à l’exercice précédent. NVIDIA parvient dans le même temps à augmenter son niveau de marge brute qui s’établit, pour l’année, à 75 %, contre 72,7 % un an plus tôt. L’entreprise, qui totalise près de 16,5 milliards de dollars de dépenses opérationnelles sur l’année, enregistre en fin de parcours un bénéfice net de 72,88 milliards de dollars.

La croissance est à mettre au crédit de l’activité datacenter qui réalise, à elle seule, 115,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur douze mois, et NVIDIA se dit déjà optimiste quant au trimestre en cours. « Nous avons réussi à accélérer la production à grande échelle des supercalculateurs Blackwell AI, réalisant des milliards de dollars de ventes au cours de son premier trimestre », affirme son fondateur et CEO, Jensen Huang, dans un communiqué.

NVIDIA table désormais sur un chiffre d’affaires de 43 milliards de dollars pour le premier trimestre de son nouvel exercice fiscal.

Si l’entreprise tutoie des sommets, son activité grand public enregistre quant à elle une croissance plus modeste. Sur le segment « Gaming and AI PC », qui englobe principalement les cartes graphiques de la famille GeForce, NVDIA accuse un recul sur le dernier trimestre de son exercice (- 11 % sur un an).

L’année se termine tout de même sur un chiffre d’affaires en hausse de 9%, à 11,4 milliards de dollars. Elle s’est également conclue par la présentation, puis le lancement, de la nouvelle génération de cartes graphiques Blackwell, les GeForce RTX 50, dont le lancement s’est toutefois accompagné de quelques problèmes techniques, sur fond de disponibilité commerciale très limitée.

Patrick Drahi échange 45 % du capital d’Altice contre une réduction de sa dette

Patrick Drahi échange 45 % du capital d’Altice contre une réduction de sa dette

Plombé par une dette record s’élevant à 24 milliards d’euros, Altice France annonce avoir trouvé un accord avec ses créanciers. Il prévoit le transfert de 45 % du groupe propriétaire de SFR, en échange de l’abandon de 8,6 milliards d’euros de dette. Patrick Drahi garde le contrôle d’Altice à l’issue de l’opération.

D’aucuns le disaient acculé, étouffé par la dette record de 24 milliards d’euros qui plombe les comptes d’Altice, mais Patrick Drahi a de la ressource. Dans un communiqué publié mercredi matin, le groupe Altice France annonce en effet que son propriétaire a réussi à trouver un accord avec ses créanciers.

Une dette réduite à 15,5 milliards d’euros à horizon 2033

L’opération, en cours de finalisation, prévoit que ces derniers abandonnent 8,6 milliards d’euros de dette. Elle intègre également un rééchelonnement des 15,5 milliards d’euros de dette restants, ce qui permet d’éloigner les échéances de remboursement.

La maturité de la dette (le délai au terme duquel son remboursement est théoriquement requis) du groupe devrait ainsi s’étendre à une fenêtre comprise entre 2028 et 2033, avec une maturité moyenne estimée à 6,1 ans, contre 3,1 ans avant l’opération.

Patrick Drahi réussit ainsi à éloigner et réduire les remboursements initialement programmés en 2027 (5,8 milliards d’euros) et surtout 2028 (10,595 milliards d’euros), dont les montants pharamineux compromettaient les chances de refinancement. Ce nouvel échelonnement se fait toutefois au prix d’un ajustement des taux d’intérêts, qui devraient s’établir à une nouvelle moyenne de 7,125%.

Grâce à cette opération, complétée par la vente d’actifs non stratégiques, Altice estime ainsi revenir à un ratio dette nette sur EBITDA inférieur à 4. Cet indicateur, qui mesure le nombre d’années dont une entreprise aurait besoin de rembourser ses dettes en fonction de sa marge, se situe, à titre de comparaison, aux alentours de 3 chez Iliad, et à moins de deux sur la branche télécoms d’Orange.

Le nouveau profil de la dette d’Altice limite le risque d’un « mur » impossible à refinancer

Drahi garde le contrôle

En échange, les créanciers, répartis en deux groupes en fonction de la nature de la dette concernée (senior ou court terme), se verront transférer 45 % du capital d’Altice. Ils recevront également une compensation financière avec différents paliers de valorisation variable, dont le montant total devrait, selon le Figaro, représenter une enveloppe globale d’environ 2,6 milliards d’euros. Altice mettra pour ce faire à profit les liquidités issues de ses cessions récentes (Altice Medias, datacenters, La Poste Mobile).

Cet accord « marque une étape importante » pour le groupe au regard de « son objectif de désendettement », déclare le groupe Altice dans un communiqué (PDF) qui en détaille les modalités. Et souligne que la nouvelle donne au capital ne change rien à la marche opérationnelle de l’opérateur SFR : « Les employés, clients, fournisseurs et autres partenaires commerciaux ne seront pas affectés par la transaction ».

Patrick Drahi échange 45 % du capital d’Altice contre une réduction de sa dette

Un crédit vous engage
Patrick Drahi échange 45 % du capital d’Altice contre une réduction de sa dette

Plombé par une dette record s’élevant à 24 milliards d’euros, Altice France annonce avoir trouvé un accord avec ses créanciers. Il prévoit le transfert de 45 % du groupe propriétaire de SFR, en échange de l’abandon de 8,6 milliards d’euros de dette. Patrick Drahi garde le contrôle d’Altice à l’issue de l’opération.

D’aucuns le disaient acculé, étouffé par la dette record de 24 milliards d’euros qui plombe les comptes d’Altice, mais Patrick Drahi a de la ressource. Dans un communiqué publié mercredi matin, le groupe Altice France annonce en effet que son propriétaire a réussi à trouver un accord avec ses créanciers.

Une dette réduite à 15,5 milliards d’euros à horizon 2033

L’opération, en cours de finalisation, prévoit que ces derniers abandonnent 8,6 milliards d’euros de dette. Elle intègre également un rééchelonnement des 15,5 milliards d’euros de dette restants, ce qui permet d’éloigner les échéances de remboursement.

La maturité de la dette (le délai au terme duquel son remboursement est théoriquement requis) du groupe devrait ainsi s’étendre à une fenêtre comprise entre 2028 et 2033, avec une maturité moyenne estimée à 6,1 ans, contre 3,1 ans avant l’opération.

Patrick Drahi réussit ainsi à éloigner et réduire les remboursements initialement programmés en 2027 (5,8 milliards d’euros) et surtout 2028 (10,595 milliards d’euros), dont les montants pharamineux compromettaient les chances de refinancement. Ce nouvel échelonnement se fait toutefois au prix d’un ajustement des taux d’intérêts, qui devraient s’établir à une nouvelle moyenne de 7,125%.

Grâce à cette opération, complétée par la vente d’actifs non stratégiques, Altice estime ainsi revenir à un ratio dette nette sur EBITDA inférieur à 4. Cet indicateur, qui mesure le nombre d’années dont une entreprise aurait besoin de rembourser ses dettes en fonction de sa marge, se situe, à titre de comparaison, aux alentours de 3 chez Iliad, et à moins de deux sur la branche télécoms d’Orange.

Le nouveau profil de la dette d’Altice limite le risque d’un « mur » impossible à refinancer

Drahi garde le contrôle

En échange, les créanciers, répartis en deux groupes en fonction de la nature de la dette concernée (senior ou court terme), se verront transférer 45 % du capital d’Altice. Ils recevront également une compensation financière avec différents paliers de valorisation variable, dont le montant total devrait, selon le Figaro, représenter une enveloppe globale d’environ 2,6 milliards d’euros. Altice mettra pour ce faire à profit les liquidités issues de ses cessions récentes (Altice Medias, datacenters, La Poste Mobile).

Cet accord « marque une étape importante » pour le groupe au regard de « son objectif de désendettement », déclare le groupe Altice dans un communiqué (PDF) qui en détaille les modalités. Et souligne que la nouvelle donne au capital ne change rien à la marche opérationnelle de l’opérateur SFR : « Les employés, clients, fournisseurs et autres partenaires commerciaux ne seront pas affectés par la transaction ».

Spécialiste du PC portable modulaire, Framework se lance à l’assaut du mini PC

Spécialiste du PC portable modulaire, Framework se lance à l’assaut du mini PC

Framework, qui s’est forgé une petite réputation grâce à sa gamme de PC portables modulaires, inaugure un nouveau segment de marché avec la présentation du Framework Desktop, son premier ordinateur de bureau au format mini-PC. La tour, équipée des récentes puces AMD Strix Halo, promet performances et éléments modulaires.

Un mini PC au format mini-ITX, doté d’une face avant personnalisée et d’un système de modules permettant d’enrichir à sa guise la connectique, et équipé d’un APU dopé aux hormones : telle est en substance la promesse formulée par l’Américain Framework pour le lancement de son premier mini-PC. Baptisée Framework Desktop, il a été présenté mardi lors d’un événement aux États-Unis.

Un mini-PC à la tour personnalisable

L’ordinateur prend la forme d’une tour au format mini-ITX de 4,5 litres, donnée pour environ 3,2 kg. La face avant se compose d’un système de tuiles qui peuvent être agencées et personnalisées, surtout si l’on dispose d’une imprimante 3D. Des tuiles décorées de motifs ou déclinées en plusieurs coloris sont déjà proposées à la vente (6 euros la pièce) sur la boutique de Framework.

En bas de la face avant se situent deux emplacements pour des modules optionnels, eux aussi commercialisés par Framework sur sa marketplace. Connectés à la carte mère en USB 3.2, ils permettent d’ajouter des cartes d’extension, par exemple pour doter sa machine d’un lecteur de cartes mémoires ou d’une sortie vidéo en façade. Les prix varient de 10 euros pour un connecteur USB type-A à 140 euros pour une carte dotée d’1 To de mémoire flash visant à offrir un équivalent de stockage externe.

Ces petits modules sont l’une des marques de fabrique de Framework qui se positionne, depuis la sortie de son premier PC portable en 2021, comme un spécialiste de l’approche modulaire et réparable. La société s’est depuis forgé une petite réputation avec ses châssis dont les composants peuvent être aisément démontés, achetés à l’unité en cas de besoin, ou personnalisés.

Une approche modulaire, mais très intégrée

L’entreprise tente désormais de reproduire cette logique dans le monde du PC fixe, où les besoins sont autres, puisque n’importe qui peut en théorie assembler (ou faire assembler) son propre PC à la carte. La donne est toutefois différente sur le segment des mini-PC, dont la compacité impose une intégration préalable.

Et s’il conserve une forte dimension personnalisable, le Framework Desktop se révèle à ce niveau très intégré. Le cœur de la machine est constitué d’un bloc qui associe une carte mère au format mini-ITX, un APU et une mémoire vive soudée, donc non évolutive ou remplaçable.

Le choix est notamment dicté par la plateforme : avec son Desktop, Framework compte parmi les premiers constructeurs à faire appel à la puce AMD Strix Halo, très attendue depuis son annonce au CES de Las Vegas en janvier. Déclinée commercialement sous l’appellation AMD Ryzen AI Max+ PRO, elle promet en des performances élevées de haut vol pour un composant susceptible d’être intégré dans des appareils portables ou des form factors très compacts.

Des performances de haut vol

Gravées en 4 nm, les puces Strix Halo embarquent pour mémoire de 8 à 16 cœurs Zen 5, associés à un circuit graphique Radeon 8060S doté de 40 Compute Unite RDNA 3.5 et un NPU délivrant 50 TOPS. Capables d’évoluer dans un TDP de 45 à 120 W selon la configuration adoptée, elles présentent également la particularité de faire appel à de la mémoire LPDDR5x (128 Go maximum), intégrée directement à la puce pour augmenter la bande passante.

Fort de cette configuration, AMD vante des performances de très haut vol pour une puce mobile, aussi bien en 3D que sur de l’inférence locale en matière d’IA. Un argument largement repris par Framework, qui présente par exemple son Desktop comme la machine idéale pour faire tourner en local et en temps réel un très grand modèle de langage comme Llama 3.3 70B.

Framework envisage par ailleurs la possibilité de chaîner ses Desktop au moyen de leur port réseau Ethernet 5 Gb/s ou de leurs deux ports USB4. « Avec un facteur de forme Mini-ITX, vous pouvez également prendre la carte mère seule et l’intégrer dans vos propres mini-racks ou boîtiers de serveurs standard pour une haute densité », promet le constructeur.

Le Framework Desktop se décline en trois versions, avec de 32 Go à 128 Go de mémoire vive, résumées dans le tableau ci-dessous.

Les machines sont proposées à la précommande sur le site du constructeur, avec des livraisons programmées à partir du troisième trimestre pour le lot en cours de réservation. Les tarifs, hors options, stockage, refroidissement CPU ou système d’exploitation, s’établissent à 1279 euros pour le modèle de base (APU AMD Max 385, 32 Go de mémoire vive), 1859 euros pour le modèle intermédiaire (AMD Max+ 395, 64 Go) et 2329 euros pour la version haut de gamme (Max+ 395, 128 Go). Les cartes mères (équipées du SoC et de son système de refroidissement) sont également vendues nues.

Des nouvelles du Framework 12 en avril

L’entreprise a profité de l’occasion pour annoncer une mise à jour de son PC portable, le Framework Laptop 13, qui passe à des processeurs Ryzen AI 300. Elle a enfin glissé un avant-goût de son futur Framework Laptop 12, en indiquant que son lancement interviendrait courant avril, pour une disponibilité en milieu d’année. La machine, au format 12,2 pouces, se présente comme un portable 2 en 1 (tablette et PC portable) qui devrait cette fois faire appel à une plateforme Intel.

Spécialiste du PC portable modulaire, Framework se lance à l’assaut du mini PC

Spécialiste du PC portable modulaire, Framework se lance à l’assaut du mini PC

Framework, qui s’est forgé une petite réputation grâce à sa gamme de PC portables modulaires, inaugure un nouveau segment de marché avec la présentation du Framework Desktop, son premier ordinateur de bureau au format mini-PC. La tour, équipée des récentes puces AMD Strix Halo, promet performances et éléments modulaires.

Un mini PC au format mini-ITX, doté d’une face avant personnalisée et d’un système de modules permettant d’enrichir à sa guise la connectique, et équipé d’un APU dopé aux hormones : telle est en substance la promesse formulée par l’Américain Framework pour le lancement de son premier mini-PC. Baptisée Framework Desktop, il a été présenté mardi lors d’un événement aux États-Unis.

Un mini-PC à la tour personnalisable

L’ordinateur prend la forme d’une tour au format mini-ITX de 4,5 litres, donnée pour environ 3,2 kg. La face avant se compose d’un système de tuiles qui peuvent être agencées et personnalisées, surtout si l’on dispose d’une imprimante 3D. Des tuiles décorées de motifs ou déclinées en plusieurs coloris sont déjà proposées à la vente (6 euros la pièce) sur la boutique de Framework.

En bas de la face avant se situent deux emplacements pour des modules optionnels, eux aussi commercialisés par Framework sur sa marketplace. Connectés à la carte mère en USB 3.2, ils permettent d’ajouter des cartes d’extension, par exemple pour doter sa machine d’un lecteur de cartes mémoires ou d’une sortie vidéo en façade. Les prix varient de 10 euros pour un connecteur USB type-A à 140 euros pour une carte dotée d’1 To de mémoire flash visant à offrir un équivalent de stockage externe.

Ces petits modules sont l’une des marques de fabrique de Framework qui se positionne, depuis la sortie de son premier PC portable en 2021, comme un spécialiste de l’approche modulaire et réparable. La société s’est depuis forgé une petite réputation avec ses châssis dont les composants peuvent être aisément démontés, achetés à l’unité en cas de besoin, ou personnalisés.

Une approche modulaire, mais très intégrée

L’entreprise tente désormais de reproduire cette logique dans le monde du PC fixe, où les besoins sont autres, puisque n’importe qui peut en théorie assembler (ou faire assembler) son propre PC à la carte. La donne est toutefois différente sur le segment des mini-PC, dont la compacité impose une intégration préalable.

Et s’il conserve une forte dimension personnalisable, le Framework Desktop se révèle à ce niveau très intégré. Le cœur de la machine est constitué d’un bloc qui associe une carte mère au format mini-ITX, un APU et une mémoire vive soudée, donc non évolutive ou remplaçable.

Le choix est notamment dicté par la plateforme : avec son Desktop, Framework compte parmi les premiers constructeurs à faire appel à la puce AMD Strix Halo, très attendue depuis son annonce au CES de Las Vegas en janvier. Déclinée commercialement sous l’appellation AMD Ryzen AI Max+ PRO, elle promet des performances élevées pour un composant susceptible d’être intégré dans des appareils portables ou des form factors très compacts.

Des performances de haut vol

Gravées en 4 nm, les puces Strix Halo embarquent pour mémoire de 8 à 16 cœurs Zen 5, associés à un circuit graphique Radeon 8060S doté de 40 Compute Unite RDNA 3.5 et un NPU délivrant 50 TOPS. Capables d’évoluer dans un TDP de 45 à 120 W selon la configuration adoptée, elles présentent également la particularité de faire appel à de la mémoire LPDDR5x (128 Go maximum), ici soudée directement à la carte-mère.

Fort de cette configuration, AMD vante des performances de très haut vol pour une puce mobile, aussi bien en 3D que sur de l’inférence locale en matière d’IA. Un argument largement repris par Framework, qui présente par exemple son Desktop comme la machine idéale pour faire tourner en local et en temps réel un très grand modèle de langage comme Llama 3.3 70B.

Framework envisage par ailleurs la possibilité de chaîner ses Desktop au moyen de leur port réseau Ethernet 5 Gb/s ou de leurs deux ports USB4. « Avec un facteur de forme Mini-ITX, vous pouvez également prendre la carte mère seule et l’intégrer dans vos propres mini-racks ou boîtiers de serveurs standard pour une haute densité », promet le constructeur.

Le Framework Desktop se décline en trois versions, avec de 32 Go à 128 Go de mémoire vive, résumées dans le tableau ci-dessous.

Les machines sont proposées à la précommande sur le site du constructeur, avec des livraisons programmées à partir du troisième trimestre pour le lot en cours de réservation. Les tarifs, hors options, stockage, refroidissement CPU ou système d’exploitation, s’établissent à 1279 euros pour le modèle de base (APU AMD Max 385, 32 Go de mémoire vive), 1859 euros pour le modèle intermédiaire (AMD Max+ 395, 64 Go) et 2329 euros pour la version haut de gamme (Max+ 395, 128 Go). Les cartes mères (équipées du SoC et de son système de refroidissement) sont également vendues nues.

Des nouvelles du Framework 12 en avril

L’entreprise a profité de l’occasion pour annoncer une mise à jour de son PC portable, le Framework Laptop 13, qui passe à des processeurs Ryzen AI 300. Elle a enfin glissé un avant-goût de son futur Framework Laptop 12, en indiquant que son lancement interviendrait courant avril, pour une disponibilité en milieu d’année. La machine, au format 12,2 pouces, se présente comme un portable 2 en 1 (tablette et PC portable) qui devrait cette fois faire appel à une plateforme Intel.

☕️ #LIDD Claude joue à Pokemon Red

Onze ans après la célèbre expérience sociale Twitch Plays Pokemon, les mœurs ont évolué, et c’est maintenant une IA qu’on peut admirer à la manœuvre d’une étrange partie du jeu Pokemon Red.

L’expérience, qui a débuté mardi soir, consiste à confier les rênes de la partie à Claude Sonnet 3.7, le tout récent modèle doté d’un « raisonnement hybride » développé par Anthropic.

L’événement, suivi par quelque 1 700 internautes à l’heure où nous publions ces lignes, n’est pas toujours haletant : le logiciel prend son temps. Il a par exemple passé pas mal de temps à gamberger sur le meilleur moyen de se positionner face à une porte pour entrer dans un bâtiment du jeu.

Mais l’expérience a le mérite d’illustrer la façon dont l’IA appréhende les problèmes que lui pose le jeu, notamment sur les phases de combat et la stratégie à adopter, puisque les phases de raisonnement de Claude sont affichées en parallèle du déroulé de la partie. Elle donne également lieu à une conversation particulièrement animée en commentaires.

☕️ #LIDD Claude joue à Pokemon Red

Onze ans après la célèbre expérience sociale Twitch Plays Pokemon, les mœurs ont évolué, et c’est maintenant une IA qu’on peut admirer à la manœuvre d’une étrange partie du jeu Pokemon Red.

L’expérience, qui a débuté mardi soir, consiste à confier les rênes de la partie à Claude Sonnet 3.7, le tout récent modèle doté d’un « raisonnement hybride » développé par Anthropic.

L’événement, suivi par quelque 1 700 internautes à l’heure où nous publions ces lignes, n’est pas toujours haletant : le logiciel prend son temps. Il a par exemple passé pas mal de temps à gamberger sur le meilleur moyen de se positionner face à une porte pour entrer dans un bâtiment du jeu.

Mais l’expérience a le mérite d’illustrer la façon dont l’IA appréhende les problèmes que lui pose le jeu, notamment sur les phases de combat et la stratégie à adopter, puisque les phases de raisonnement de Claude sont affichées en parallèle du déroulé de la partie. Elle donne également lieu à une conversation particulièrement animée en commentaires.

GeForce RTX 50×0 : NVIDIA et le mystère des ROP manquants

8 ROP vous manquent et tout est dépeuplé
GeForce RTX 50×0 : NVIDIA et le mystère des ROP manquants

Une partie des GeForce RTX 5090, 5080 et 5070 Ti récemment lancées par NVIDIA souffre d’un problème de fabrication qui les prive d’une petite partie de leurs ROP, le composant qui intervient en fin de rendu. NVIDIA a reconnu l’existence d’un problème, et estime que ce dernier concerne 0,5 % des cartes déjà mises en circulation.

À plus de 2 300 euros la carte, la découverte est un peu difficile à avaler. Certains acquéreurs de la récente GeForce RTX 5090 lancée fin janvier ont en effet eu la surprise de découvrir qu’un utilitaire comme CPU-Z signalait la présence de 168 ROP au sein de la carte, alors que les spécifications de NVIDIA en dénombrent officiellement 176.

Des RTX 5090 ou 5070 Ti amputées de 8 ROP

Les ROP, pour Raster Operations Pipeline, sont pour mémoire le composant qui, au sein d’un GPU, se charge des opérations finales (mélange des couleurs, antialiasing, etc.) puis de l’envoi vers la mémoire vidéo avant affichage de l’image en cours de rendu.

8 ROP absents sur 176 constituent un manque de 4,55 %. L’écart est suffisamment ténu pour que l’utilisateur ne remarque pas forcément la perte de performances de prime abord. Les mesures réalisées par TechPowerUp, qui a révélé l’affaire vendredi, confirment cependant un impact. Une RTX 5090 amputée de 8 ROP enregistrent ainsi des performances en recul de 5,6 % par rapport à un modèle de référence sur Elden Ring, en 4K native (sans DLSS) et tous réglages de qualité au maximum.

D’abord découvert sur une RTX 5090 signée Zotac, le phénomène a été confirmé pendant le week-end sur d’autres modèles de fabricants tiers, notamment chez MSI, Palit ou Manli, ainsi que sur une RTX 5090D, la variante bridée du GPU réservée au marché chinois. Le problème a été également été rapporté sur une carte NVIDIA Founders Edition.

NVIDIA confirme l’existence d’un problème

Le service de presse de NVIDIA a rapidement réagi, et confirmé dès samedi l’existence d’un problème « affectant moins de 0,5 % (un demi pour cent) des GPU GeForce RTX 5090 / 5090D et 5070 Ti qui ont un ROP de moins que spécifié ».

« L’impact moyen sur les performances graphiques est de 4 %, sans impact sur les charges de travail d’IA et de calcul. Les consommateurs concernés peuvent contacter le fabricant de la carte pour obtenir un remplacement. L’anomalie de production a été corrigée », indique encore le porte-parole de la société.

À ce stade, NVIDIA n’a cependant pas précisé les raisons techniques de ce défaut. Si l’entreprise parle d’un unique ROP, là où les utilitaires en évoquent 8, c’est qu’elle fait allusion aux deux partitions, contenant chacune 8 unités de traitement, intégrée à chacun des Graphics Processing Clusters (GPC) qui constituent l’ossature de la puce.

La RTX 5080 n’est pas épargnée

Si les premiers cas recensés concernaient la GeForce RTX 5090 et son GPU GB202, NVIDIA confirme par ailleurs que le problème est également susceptible d’affecter la GeForce RTX 5070 Ti, basée quant à elle sur le GB203, comme la GeForce RTX 5080 lancée quelques jours plus tard.

Et cette dernière s’est elle aussi révélée concernée par le problème, d’abord au travers d’un utilisateur de Reddit, qui s’étonnait dimanche que sa carte n’affiche que 104 ROP, en lieu et place des 112 attendus. NVIDIA a une nouvelle fois confirmé le problème. « Après une enquête plus approfondie, nous avons identifié qu’une première version de production de GPU GeForce RTX 5080 était également affectée par le même problème. Les consommateurs concernés peuvent contacter le fabricant de la carte pour obtenir un remplacement », a déclaré la société à TechPowerUp.

Même si le problème semble limité en volume, les acquéreurs de la première heure d’un GPU Blackwell ont donc tout intérêt à vérifier, via CPU-Z ou HWiNFO par exemple, si leur carte est concernée de façon à obtenir un remplacement.

Le lancement des RTX 5090 a par ailleurs été entaché début février de quelques incidents liés au connecteur 12VHPWR utilisé pour l’alimentation de ses cartes très haut de gamme depuis la série des RTX 40.

GeForce RTX 50×0 : NVIDIA et le mystère des ROP manquants

8 ROP vous manquent et tout est dépeuplé
GeForce RTX 50×0 : NVIDIA et le mystère des ROP manquants

Une partie des GeForce RTX 5090, 5080 et 5070 Ti récemment lancées par NVIDIA souffre d’un problème de fabrication qui les prive d’une petite partie de leurs ROP, le composant qui intervient en fin de rendu. NVIDIA a reconnu l’existence d’un problème, et estime que ce dernier concerne 0,5 % des cartes déjà mises en circulation.

À plus de 2 300 euros la carte, la découverte est un peu difficile à avaler. Certains acquéreurs de la récente GeForce RTX 5090 lancée fin janvier ont en effet eu la surprise de découvrir qu’un utilitaire comme GPU-Z signalait la présence de 168 ROP au sein de la carte, alors que les spécifications de NVIDIA en dénombrent officiellement 176.

Des RTX 5090 ou 5070 Ti amputées de 8 ROP

Les ROP, pour Raster Operations Pipeline, sont pour mémoire le composant qui, au sein d’un GPU, se charge des opérations finales (mélange des couleurs, antialiasing, etc.) puis de l’envoi vers la mémoire vidéo avant affichage de l’image en cours de rendu.

8 ROP absents sur 176 constituent un manque de 4,55 %. L’écart est suffisamment ténu pour que l’utilisateur ne remarque pas forcément la perte de performances de prime abord. Les mesures réalisées par TechPowerUp, qui a révélé l’affaire vendredi, confirment cependant un impact. Une RTX 5090 amputée de 8 ROP enregistrent ainsi des performances en recul de 5,6 % par rapport à un modèle de référence sur Elden Ring, en 4K native (sans DLSS) et tous réglages de qualité au maximum.

D’abord découvert sur une RTX 5090 signée Zotac, le phénomène a été confirmé pendant le week-end sur d’autres modèles de fabricants tiers, notamment chez MSI, Palit ou Manli, ainsi que sur une RTX 5090D, la variante bridée du GPU réservée au marché chinois. Le problème a également été rapporté sur une carte NVIDIA Founders Edition.

NVIDIA confirme l’existence d’un problème

Le service de presse de NVIDIA a rapidement réagi, et confirmé dès samedi l’existence d’un problème « affectant moins de 0,5 % (un demi pour cent) des GPU GeForce RTX 5090 / 5090D et 5070 Ti qui ont un ROP de moins que spécifié ».

« L’impact moyen sur les performances graphiques est de 4 %, sans impact sur les charges de travail d’IA et de calcul. Les consommateurs concernés peuvent contacter le fabricant de la carte pour obtenir un remplacement. L’anomalie de production a été corrigée », indique encore le porte-parole de la société.

À ce stade, NVIDIA n’a cependant pas précisé les raisons techniques de ce défaut. Si l’entreprise parle d’un unique ROP, là où les utilitaires en évoquent 8, c’est qu’elle fait allusion aux deux partitions, contenant chacune 8 unités de traitement, intégrée à chacun des Graphics Processing Clusters (GPC) qui constituent l’ossature de la puce.

La RTX 5080 n’est pas épargnée

Si les premiers cas recensés concernaient la GeForce RTX 5090 et son GPU GB202, NVIDIA confirme par ailleurs que le problème est également susceptible d’affecter la GeForce RTX 5070 Ti, basée quant à elle sur le GB203, comme la GeForce RTX 5080 lancée quelques jours plus tard.

Et cette dernière s’est elle aussi révélée concernée par le problème, d’abord au travers d’un utilisateur de Reddit, qui s’étonnait dimanche que sa carte n’affiche que 104 ROP, en lieu et place des 112 attendus. NVIDIA a une nouvelle fois confirmé le problème. « Après une enquête plus approfondie, nous avons identifié qu’une première version de production de GPU GeForce RTX 5080 était également affectée par le même problème. Les consommateurs concernés peuvent contacter le fabricant de la carte pour obtenir un remplacement », a déclaré la société à TechPowerUp.

Même si le problème semble limité en volume, les acquéreurs de la première heure d’un GPU Blackwell ont donc tout intérêt à vérifier, via GPU-Z ou HWiNFO par exemple, si leur carte est concernée de façon à obtenir un remplacement.

Le lancement des RTX 5090 a par ailleurs été entaché début février de quelques incidents liés au connecteur 12VHPWR utilisé pour l’alimentation de ses cartes très haut de gamme depuis la série des RTX 40.

☕️ Google lance une version gratuite de Gemini Code Assist, son IA pour développeurs

Google fourbit ses armes face à GitHub Copilot ou Claude Sonnet, avec une nouvelle offensive tournée vers les particuliers, les étudiants ou les développeurs qui exercent en indépendant. La firme vient en effet d’annoncer le lancement d’une offre d’essai gratuite de Gemini Code Assist, son assistant virtuel dédié au code informatique.

Basé sur le modèle Gemini 2.0, Gemini Code Assist se veut compatible avec tous les langages de programmation courants et, surtout, optimisé pour le code. L’assistant, accessible sans carte de crédit à partir d’un compte Gmail personnel, s’intègre par ailleurs gratuitement dans les environnements de développement Visual Studio Code, GitHub et JetBrains.

« Nous avons amélioré le modèle Gemini 2.0 pour les développeurs en analysant et validant plusieurs cas d’utilisation de code réel. Par conséquent, la qualité des recommandations générées par l’IA dans Gemini Code Assist n’a jamais été aussi bonne, et elle est prête à relever tous les défis quotidiens que rencontrent les développeurs, peu importe leur expérience », annonce Google.

Si techniquement, la version gratuite de Gemini Code Assist se présente comme une offre d’essai – visant en théorie à entraîner vers un abonnement payant – , la firme de Mountain View a placé les curseurs relativement hauts. Elle autorise ainsi « un quota virtuellement illimité de 180 000 complétions de code par mois », bien loin des 2 000 suggestions de code mensuelles autorisées dans l’offre gratuite GitHub Copilot, avec une fenêtre de contexte pouvant aller jusqu’à 128 000 jetons dans les conversations.

Dans sa version Gemini Code Assist pour GitHub, l’assistant se veut par ailleurs capable d’analyser le code soumis, pour détecter les éventuels problèmes et suggérer automatiquement des améliorations. « Le fait de confier les révisions de base à un agent d’IA peut contribuer à rendre les référentiels de code plus faciles à maintenir et à améliorer la qualité, ce qui permet aux développeurs de se concentrer sur des tâches plus complexes », estime à ce niveau Google.

La société encourage par ailleurs les développeurs à envisager les versions Standard ou Enterprise de Gemini Code Assist (payantes cette fois), pour profiter de fonctionnalités supplémentaires telles que des réponses fondées sur des référentiels privés ou l’intégration dans des services comme BigQuery.

☕️ Qualcomm promet 8 ans de support logiciel pour sa plateforme Snapdragon 8

Un pas de plus dans le bon sens ? Qualcomm s’est engagé lundi à fournir huit ans de prise en charge logicielle pour les plateformes Snapdragon 8 Elite, destinées au marché des smartphones et tablettes haut de gamme. « Les smartphones lancés sur les nouvelles plates-formes mobiles Snapdragon 8 et 7 seront également éligibles pour bénéficier de ce support étendu », promet également l’entreprise, selon qui cette décision devrait permettre aux intégrateurs d’améliorer significativement leur proposition de valeur auprès des utilisateurs finaux.

Reste à voir si ces derniers saisiront la balle au bond. L’annonce formulée par Qualcomm ne signifie, en effet, pas que tous les smartphones équipés d’un Snapdragon 7 ou 8 bénéficieront automatiquement de huit ans de mise à jour.

L’engagement de Qualcomm porte sur la mise à disposition, à destination des fabricants tiers (les OEM), des mises à niveau d’Android et de son noyau, sans que ces derniers aient à procéder à des modifications substantielles de leur code. « Ce support logiciel peut réduire les coûts pour les OEM souhaitant assurer une plus longue prise en charge de leurs appareils », estime Qualcomm.

Dans le cadre de ce support étendu, Qualcomm s’engage également à fournir deux mises à jour de l’Android Common Kernel. Un prérequis, puisque le cycle de mise à jour d’Android impose de mettre à jour la version du noyau Linux après trois ans. « Ce niveau de support s’aligne sur les principales initiatives de sécurité aux États-Unis et dans l’UE visant à améliorer les normes de cybersécurité pour les produits matériels et logiciels », fait valoir l’entreprise.

☕️ Qualcomm promet 8 ans de support logiciel pour sa plateforme Snapdragon 8

Un pas de plus dans le bon sens ? Qualcomm s’est engagé lundi à fournir huit ans de prise en charge logicielle pour les plateformes Snapdragon 8 Elite, destinées au marché des smartphones et tablettes haut de gamme. « Les smartphones lancés sur les nouvelles plates-formes mobiles Snapdragon 8 et 7 seront également éligibles pour bénéficier de ce support étendu », promet également l’entreprise, selon qui cette décision devrait permettre aux intégrateurs d’améliorer significativement leur proposition de valeur auprès des utilisateurs finaux.

Reste à voir si ces derniers saisiront la balle au bond. L’annonce formulée par Qualcomm ne signifie, en effet, pas que tous les smartphones équipés d’un Snapdragon 7 ou 8 bénéficieront automatiquement de huit ans de mise à jour.

L’engagement de Qualcomm porte sur la mise à disposition, à destination des fabricants tiers (les OEM), des mises à niveau d’Android et de son noyau, sans que ces derniers aient à procéder à des modifications substantielles de leur code. « Ce support logiciel peut réduire les coûts pour les OEM souhaitant assurer une plus longue prise en charge de leurs appareils », estime Qualcomm.

Dans le cadre de ce support étendu, Qualcomm s’engage également à fournir deux mises à jour de l’Android Common Kernel. Un prérequis, puisque le cycle de mise à jour d’Android impose de mettre à jour la version du noyau Linux après trois ans. « Ce niveau de support s’aligne sur les principales initiatives de sécurité aux États-Unis et dans l’UE visant à améliorer les normes de cybersécurité pour les produits matériels et logiciels », fait valoir l’entreprise.

☕️ Sandisk conclut sa scission d’avec Western Digital et se lance en bourse

Sandisk, vétéran de la mémoire Flash, a célébré son indépendance nouvelle lundi 24 février, à l’occasion de son retour sur le Nasdaq, la deuxième bourse américaine. La société conclut ainsi un long processus de séparation engagé avec son précédent propriétaire, le spécialiste du disque dur Western Digital, qui conserve tout de même 19,9 % des parts de la nouvelle entreprise.

« Le nouveau Sandisk est sur le point de façonner et de transformer le monde numérique dans lequel nous vivons, et nous restons concentrés sur l’exploitation de nos atouts pour stimuler la croissance à long terme de notre entreprise et de nos actionnaires », s’est réjoui David Goeckeler, ancien patron de Western Digital, passé aux commandes de Sandisk à l’occasion de la scission.

Sandisk connait déjà la bourse : la société s’était lancée sur les marchés en 1995, sept ans après sa création, en Californie. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’elle avait abandonné son nom d’origine, SunDisk, au profit de la marque qui perdure aujourd’hui.

En 2015, changement de braquet. Les acteurs historiques du disque dur ont achevé leur mouvement de concentration, et les trois qui se partagent l’essentiel du marché lorgnent vers les spécialistes de la mémoire Flash. Toshiba vient de racheter OCZ, quand Western Digital pose 19 milliards de dollars sur la table pour s’offrir Sandisk.

Fin 2023, on apprend que la lune de miel a assez duré. Western Digital annonce son intention de séparer ses activités disque dur (HDD) de celles consacrées à la mémoire Flash, en redonnant à Sandisk son indépendance.

« WDC estime que le potentiel à long terme et la valorisation globale de ses franchises HDD et Flash seront renforcés grâce à la séparation de son portefeuille actuel en deux sociétés indépendantes. Chaque société disposera d’une base financière solide, d’une feuille de route d’innovation convaincante, d’une orientation stratégique affinée et d’une équipe de direction expérimentée », s’en expliquait l’entreprise dans un document préparatoire adressé au gendarme de la bourse américain, la SEC.

Sandisk a de son côté présenté (PDF) ses gammes de produits et sa feuille de route le 11 février dernier à l’occasion d’un événement dédié aux investisseurs. La société y fait valoir les atouts industriels que lui confère sa coentreprise avec le japonais Kioxia, et mise notamment sur le développement des infrastructures dédiées à l’IA pour soutenir sa croissance sur le marché entreprises.

☕️ Assassin’s Creed Shadows d’Ubisoft fuite avant sa sortie officielle

Ubisoft a admis lundi que des copies de son futur titre phare, Assassin’s Creed Shadows, circulaient hors de son contrôle, alors que le lancement du jeu est officiellement programmé au 20 mars prochain.

« Nous sommes conscients que des joueurs ont eu accès à Assassin’s Creed Shadows avant sa sortie officielle, a déclaré l’éditeur sur les réseaux sociaux. L’équipe de développement travaille toujours sur des correctifs pour préparer l’expérience en vue du lancement et les séquences partagées en ligne ne représentent pas la qualité finale du jeu. »

Depuis deux jours, plusieurs comptes diffusent, sur les réseaux sociaux, des images extraites du nouveau jeu d’Ubisoft et reviennent sur certaines de ses nouvelles mécaniques de jeu. Ces fuites semblent avoir été réalisées à partir de copies physiques du jeu, notamment sur PS5, qui pourraient avoir été obtenues par le biais de vendeurs tiers.

Ubisoft, comme la plupart des éditeurs qui utilisent les supports physiques pour assurer la distribution de leurs jeux, expédie en effet des copies de ses sorties à son réseau de revendeur en avance de phase, afin que ces derniers disposent de stocks prêts à l’emploi pour le jour du lancement.

Initialement prévu pour novembre 2024, Assassin’s Creed Shadows a cependant fait l’objet de deux reports successifs, d’abord au 14 février, puis au 20 mars 2025. Échaudé par les critiques formulées à l’encontre de son jeu Star Wars : Outlaws à l’été dernier, Ubisoft indiquait en effet vouloir peaufiner au maximum le nouveau volet de la saga Assassin’s Creed : un imposant patch de correctifs devrait ainsi accompagner sa sortie officielle le 20 mars.

« Les fuites sont regrettables et peuvent diminuer l’enthousiasme des joueurs. Nous vous demandons de ne pas gâcher l’expérience des autres », appelle encore Ubisoft.

Cette fuite intervient alors qu’Ubisoft a annoncé la mise en œuvre d’un plan de restructuration visant à réduire ses coûts de fonctionnement d’au moins 200 millions d’euros. La fermeture de plusieurs studios a dans ce contexte déjà été décidée. L’éditeur a par ailleurs récemment signalé au marché qu’il étudiait toutes les options stratégiques pertinentes pour faire évoluer son actionnariat.

☕️ Sandisk conclut sa scission d’avec Western Digital et se lance en bourse

Sandisk, vétéran de la mémoire Flash, a célébré son indépendance nouvelle lundi 24 février, à l’occasion de son retour sur le Nasdaq, la deuxième bourse américaine. La société conclut ainsi un long processus de séparation engagé avec son précédent propriétaire, le spécialiste du disque dur Western Digital, qui conserve tout de même 19,9 % des parts de la nouvelle entreprise.

« Le nouveau Sandisk est sur le point de façonner et de transformer le monde numérique dans lequel nous vivons, et nous restons concentrés sur l’exploitation de nos atouts pour stimuler la croissance à long terme de notre entreprise et de nos actionnaires », s’est réjoui David Goeckeler, ancien patron de Western Digital, passé aux commandes de Sandisk à l’occasion de la scission.

Sandisk connait déjà la bourse : la société s’était lancée sur les marchés en 1995, sept ans après sa création, en Californie. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’elle avait abandonné son nom d’origine, SunDisk, au profit de la marque qui perdure aujourd’hui.

En 2015, changement de braquet. Les acteurs historiques du disque dur ont achevé leur mouvement de concentration, et les trois qui se partagent l’essentiel du marché lorgnent vers les spécialistes de la mémoire Flash. Toshiba vient de racheter OCZ, quand Western Digital pose 19 milliards de dollars sur la table pour s’offrir Sandisk.

Fin 2023, on apprend que la lune de miel a assez duré. Western Digital annonce son intention de séparer ses activités disque dur (HDD) de celles consacrées à la mémoire Flash, en redonnant à Sandisk son indépendance.

« WDC estime que le potentiel à long terme et la valorisation globale de ses franchises HDD et Flash seront renforcés grâce à la séparation de son portefeuille actuel en deux sociétés indépendantes. Chaque société disposera d’une base financière solide, d’une feuille de route d’innovation convaincante, d’une orientation stratégique affinée et d’une équipe de direction expérimentée », s’en expliquait l’entreprise dans un document préparatoire adressé au gendarme de la bourse américain, la SEC.

Sandisk a de son côté présenté (PDF) ses gammes de produits et sa feuille de route le 11 février dernier à l’occasion d’un événement dédié aux investisseurs. La société y fait valoir les atouts industriels que lui confère sa coentreprise avec le japonais Kioxia, et mise notamment sur le développement des infrastructures dédiées à l’IA pour soutenir sa croissance sur le marché entreprises.

☕️ Assassin’s Creed Shadows d’Ubisoft fuite avant sa sortie officielle

Ubisoft a admis lundi que des copies de son futur titre phare, Assassin’s Creed Shadows, circulaient hors de son contrôle, alors que le lancement du jeu est officiellement programmé au 20 mars prochain.

« Nous sommes conscients que des joueurs ont eu accès à Assassin’s Creed Shadows avant sa sortie officielle, a déclaré l’éditeur sur les réseaux sociaux. L’équipe de développement travaille toujours sur des correctifs pour préparer l’expérience en vue du lancement et les séquences partagées en ligne ne représentent pas la qualité finale du jeu. »

Depuis deux jours, plusieurs comptes diffusent, sur les réseaux sociaux, des images extraites du nouveau jeu d’Ubisoft et reviennent sur certaines de ses nouvelles mécaniques de jeu. Ces fuites semblent avoir été réalisées à partir de copies physiques du jeu, notamment sur PS5, qui pourraient avoir été obtenues par le biais de vendeurs tiers.

Ubisoft, comme la plupart des éditeurs qui utilisent les supports physiques pour assurer la distribution de leurs jeux, expédie en effet des copies de ses sorties à son réseau de revendeur en avance de phase, afin que ces derniers disposent de stocks prêts à l’emploi pour le jour du lancement.

Initialement prévu pour novembre 2024, Assassin’s Creed Shadows a cependant fait l’objet de deux reports successifs, d’abord au 14 février, puis au 20 mars 2025. Échaudé par les critiques formulées à l’encontre de son jeu Star Wars : Outlaws à l’été dernier, Ubisoft indiquait en effet vouloir peaufiner au maximum le nouveau volet de la saga Assassin’s Creed : un imposant patch de correctifs devrait ainsi accompagner sa sortie officielle le 20 mars.

« Les fuites sont regrettables et peuvent diminuer l’enthousiasme des joueurs. Nous vous demandons de ne pas gâcher l’expérience des autres », appelle encore Ubisoft.

Cette fuite intervient alors qu’Ubisoft a annoncé la mise en œuvre d’un plan de restructuration visant à réduire ses coûts de fonctionnement d’au moins 200 millions d’euros. La fermeture de plusieurs studios a dans ce contexte déjà été décidée. L’éditeur a par ailleurs récemment signalé au marché qu’il étudiait toutes les options stratégiques pertinentes pour faire évoluer son actionnariat.

Apple s’engage à dépenser 500 milliards de dollars en quatre ans aux États-Unis

Grab that cash with both hands and make a stash
Apple s’engage à dépenser 500 milliards de dollars en quatre ans aux États-Unis

Apple a annoncé lundi un plan d’investissements destiné au renforcement de ses capacités de production et d’approvisionnement sur le sol américain. La société promet des dépenses d’au moins 500 milliards de dollars ainsi que 20 000 recrutements au cours des quatre prochaines années. Cet engagement fait suite à une récente rencontre entre Tim Cook et Donald Trump, sur fond de hausse des frais de douane appliqués à tous les produits venus de Chine.

Donald Trump avait vendu la mèche vendredi, au lendemain de sa rencontre avec Tim Cook. « Ils vont plutôt construire ici, parce qu’ils ne veulent pas payer les droits de douane », avait glissé le président des États-Unis lors d’un point presse, laissant entendre que les chiffres seraient importants.

Des serveurs Apple Intelligence fabriqués aux États-Unis

Et ils le sont. Apple a confirmé lundi, par voie de communiqué, son intention d’investir au moins 500 milliards de dollars sur le sol américain au cours des quatre prochaines années. « Cet engagement de 500 milliards de dollars englobe le travail d’Apple avec des milliers de fournisseurs dans les 50 États, l’emploi direct, l’infrastructure et les centres de données dédiés à Apple Intelligence, les installations de l’entreprise et les productions Apple TV+ dans 20 États », précise la société.

Ce plan d’investissements, qui englobe donc l’ensemble des facettes de l’activité d’Apple, du matériel aux contenus vidéo en passant par les services, prévoit notamment la création d’une usine à Houston, consacrée à la fabrication des serveurs nécessaires au déploiement d’Apple Intelligence et de son infrastructure Private Cloud Compute. Des serveurs « précédemment fabriqués en dehors des États-Unis », souligne Apple. Le site, programmé pour 2026, devrait s’étendre sur quelque 23 000 m² et contribuer à la création de « milliers d’emplois ».

Apple annonce par ailleurs l’extension de ses infrastructures, avec l’agrandissement programmé de ses centres de données de Caroline du Nord, d’Iowa, d’Arizona et du Nevada.

La firme promet également de doubler les budgets alloués à son fonds Advanced Manufacturing Fund, par l’intermédiaire duquel elle investit dans des sociétés américaines positionnées sur des technologies de pointe, notamment dans le domaine des semi-conducteurs. Le fonds, qui gère aujourd’hui 5 milliards de dollars d’actifs, devrait ainsi voir son portefeuille passer à 10 milliards. Une partie de cette nouvelle manne servira le financement de l’usine Fab 21 de TSMC en Arizona.

20 000 recrutements, principalement en R&D

« Apple est le plus gros client de cette usine ultramoderne, qui emploie plus de 2 000 personnes pour fabriquer les puces aux États-Unis. La production en masse des puces Apple a commencé le mois dernier », fait valoir la société. Elle rappelle par ailleurs que ses commandes participent à l’activité de 24 usines de semi-conducteurs sur le sol américain, au travers de sous-traitants tels que Broadcom, Texas Instruments, Skyworks ou Qorvo.

La firme de Cupertino, qui affirme avoir doublé ses dépenses de R&D aux États-Unis au cours des cinq dernières années, s’engage enfin à poursuivre l’effort : « Au cours des quatre prochaines années, Apple prévoit d’embaucher environ 20 000 personnes, dont la grande majorité se concentrera sur la R&D, l’ingénierie du silicium, le développement de logiciels, l’IA et l’apprentissage automatique ».

430 milliards promis à l’investiture de Joe Biden

Ces promesses d’investissements continus et cette position de contributeur émérite à l’économie américaine n’est pas nouvelle. Apple avait, par exemple, procédé à des engagements du même ordre en avril 2021, peu de temps après l’investiture de Joe Biden. La société annonçait alors un programme d’investissements de l’ordre de 430 milliards de dollars sur cinq ans avec, entre autres projets, la création d’un campus en Caroline du Nord. En 2018, Apple promettait 350 milliards de dollars de contributions à l’économie américaine sur cinq ans.

Cette fois, l’annonce tombe dans un contexte particulier, puisque Donald Trump travaille à l’instauration de droits de douane exceptionnels sur les produits importés depuis la Chine ou le Mexique, dans le but annoncé d’encourager les relocalisations sur le sol américain. Apple, concerné au premier chef puisque ses téléphones sont fabriqués en Asie, offre ainsi au président réélu la possibilité d’une communication opportune, sans réellement déroger avec sa trajectoire d’investissement.

Apple s’engage à dépenser 500 milliards de dollars en quatre ans aux États-Unis

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Apple s’engage à dépenser 500 milliards de dollars en quatre ans aux États-Unis

Apple a annoncé lundi un plan d’investissements destiné au renforcement de ses capacités de production et d’approvisionnement sur le sol américain. La société promet des dépenses d’au moins 500 milliards de dollars ainsi que 20 000 recrutements au cours des quatre prochaines années. Cet engagement fait suite à une récente rencontre entre Tim Cook et Donald Trump, sur fond de hausse des frais de douane appliqués à tous les produits venus de Chine.

Donald Trump avait vendu la mèche vendredi, au lendemain de sa rencontre avec Tim Cook. « Ils vont plutôt construire ici, parce qu’ils ne veulent pas payer les droits de douane », avait glissé le président des États-Unis lors d’un point presse, laissant entendre que les chiffres seraient importants.

Des serveurs Apple Intelligence fabriqués aux États-Unis

Et ils le sont. Apple a confirmé lundi, par voie de communiqué, son intention d’investir au moins 500 milliards de dollars sur le sol américain au cours des quatre prochaines années. « Cet engagement de 500 milliards de dollars englobe le travail d’Apple avec des milliers de fournisseurs dans les 50 États, l’emploi direct, l’infrastructure et les centres de données dédiés à Apple Intelligence, les installations de l’entreprise et les productions Apple TV+ dans 20 États », précise la société.

Ce plan d’investissements, qui englobe donc l’ensemble des facettes de l’activité d’Apple, du matériel aux contenus vidéo en passant par les services, prévoit notamment la création d’une usine à Houston, consacrée à la fabrication des serveurs nécessaires au déploiement d’Apple Intelligence et de son infrastructure Private Cloud Compute. Des serveurs « précédemment fabriqués en dehors des États-Unis », souligne Apple. Le site, programmé pour 2026, devrait s’étendre sur quelque 23 000 m² et contribuer à la création de « milliers d’emplois ».

Apple annonce par ailleurs l’extension de ses infrastructures, avec l’agrandissement programmé de ses centres de données de Caroline du Nord, d’Iowa, d’Arizona et du Nevada.

La firme promet également de doubler les budgets alloués à son fonds Advanced Manufacturing Fund, par l’intermédiaire duquel elle investit dans des sociétés américaines positionnées sur des technologies de pointe, notamment dans le domaine des semi-conducteurs. Le fonds, qui gère aujourd’hui 5 milliards de dollars d’actifs, devrait ainsi voir son portefeuille passer à 10 milliards. Une partie de cette nouvelle manne servira le financement de l’usine Fab 21 de TSMC en Arizona.

20 000 recrutements, principalement en R&D

« Apple est le plus gros client de cette usine ultramoderne, qui emploie plus de 2 000 personnes pour fabriquer les puces aux États-Unis. La production en masse des puces Apple a commencé le mois dernier », fait valoir la société. Elle rappelle par ailleurs que ses commandes participent à l’activité de 24 usines de semi-conducteurs sur le sol américain, au travers de sous-traitants tels que Broadcom, Texas Instruments, Skyworks ou Qorvo.

La firme de Cupertino, qui affirme avoir doublé ses dépenses de R&D aux États-Unis au cours des cinq dernières années, s’engage enfin à poursuivre l’effort : « Au cours des quatre prochaines années, Apple prévoit d’embaucher environ 20 000 personnes, dont la grande majorité se concentrera sur la R&D, l’ingénierie du silicium, le développement de logiciels, l’IA et l’apprentissage automatique ».

430 milliards promis à l’investiture de Joe Biden

Ces promesses d’investissements continus et cette position de contributeur émérite à l’économie américaine n’est pas nouvelle. Apple avait, par exemple, procédé à des engagements du même ordre en avril 2021, peu de temps après l’investiture de Joe Biden. La société annonçait alors un programme d’investissements de l’ordre de 430 milliards de dollars sur cinq ans avec, entre autres projets, la création d’un campus en Caroline du Nord. En 2018, Apple promettait 350 milliards de dollars de contributions à l’économie américaine sur cinq ans.

Cette fois, l’annonce tombe dans un contexte particulier, puisque Donald Trump travaille à l’instauration de droits de douane exceptionnels sur les produits importés depuis la Chine ou le Mexique, dans le but annoncé d’encourager les relocalisations sur le sol américain. Apple, concerné au premier chef puisque ses téléphones sont fabriqués en Asie, offre ainsi au président réélu la possibilité d’une communication opportune, sans réellement déroger avec sa trajectoire d’investissement.

Europol alerte sur l’essor de communautés en ligne dédiées à torturer des enfants

Âmes sensibles s'abstenir
Europol alerte sur l’essor de communautés en ligne dédiées à torturer des enfants

L’agence européenne de police criminelle Europol alerte sur le développement et l’essor de communautés en ligne qui se consacrent à piéger des enfants pour leur faire subir une escalade de sévices, allant jusqu’à les torturer. Leur modus operandi connait un rappel dans l’actualité récente, avec l’arrestation, fin janvier, de deux des administrateurs d’un des groupes les plus emblématiques de cette pédocriminalité.

La réalité n’a parfois rien à envier aux polars noirs. Dans une note d’information, adressée aux forces de l’ordre mais aussi à tous les services en charge de la protection de l’enfance, l’agence de police criminelle européenne Europol alerte sur la croissance significative des violences en ligne ciblant des enfants.

Elle y décrit comment des groupes de criminels mettent en œuvre des mécaniques de recrutement et de corruption, voire d’endoctrinement, similaires sur le principe à celles dont usent les sectes à dimension religieuse, pour conduire leurs victimes à commettre ou subir des actes qui alimenteront ensuite leurs échanges en ligne.

« Ces groupes en ligne sont interconnectés et forment un réseau qui recrute des délinquants et des victimes à l’échelle mondiale », affirme Europol. D’après l’agence, ces groupes seraient notamment animés par la diffusion de contenus à caractère violent, pouvant aller de la cruauté sur des animaux à la pédocriminalité ou au meurtre.

La dissémination de ces contenus servirait bien sûr à nourrir les bas instincts des membres du réseau. Elle alimenterait aussi une forme de compétition entre les différents groupes le composant. Elle jouerait enfin un rôle d’attraction. « La diffusion de contenus extrêmes sert à désensibiliser les personnes vulnérables, dans le but de briser les normes sociétales et de normaliser la violence pour corrompre les mineurs et les préparer à de futures violences », indique l’agence. Autrement dit, recruter aussi bien des bourreaux que des victimes potentielles…

Les enfants et ados vulnérables en ligne de mire

« Les cibles privilégiées sont les mineurs particulièrement vulnérables entre 8 et 17 ans, notamment les LGBTQ+, les minorités raciales et les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, tels que la dépression et les idées suicidaires », prévient Europol.

Les communautés en ligne dédiées à ces profils constitueraient un terreau particulièrement fertile pour les prédateurs en quête de victimes, souligne encore l’agence. Elle appelle à la plus grande vigilance quant aux signes avant-coureurs d’une démarche d’emprise : modifications substantielles du caractère ou des habitudes de vie, animosité ou renfermement sur soi, intérêt pour des idéologies extrêmes, marques physiques de mutilation.

L’agence appelle également à surveiller les comportements en ligne, notamment les conversations initiées sur des messageries sécurisées, ou la consommation et le partage de contenus à caractère violent ou explicite.

Elle décrit une technique d’approche déjà largement documentée (notamment dans le contexte du grooming, francisé en pédopiégeage), avec une prise de contact misant d’abord sur la création d’un sentiment de proximité. L’agresseur tente en parallèle d’obtenir des informations personnelles sur sa victime, pour ensuite basculer les échanges vers des espaces plus sécurisés et entamer un jeu de manipulation, de chantage ou de pression psychologique, avec des demandes de plus en plus poussées ayant ici pour but d’isoler et fragiliser la victime, pour ensuite l’amener à céder à ses exigences.

Des groupes sous-tendus par des idéologies extrêmes

« Ces exigences comprennent la production d’images sexuellement explicites, la perpétration d’actes de violence contre d’autres personnes et des animaux, l’automutilation et même des tentatives de suicide. Les actes d’automutilation les plus courants exigés sont les coupures, les brûlures et la gravure de noms ou de symboles sur la peau des victimes avec des lames, en signe de loyauté envers l’agresseur et le groupe », décrit Europol.

« Ces actes extrêmement violents sont souvent liés à des communautés ayant des liens idéologiques violents avec l’extrême droite. Leurs dirigeants prônent l’effondrement de la société moderne par des actes de terreur, de chaos et de violence, propageant des idéologies qui inspirent des fusillades de masse, des attentats à la bombe et d’autres actes de terrorisme », indique encore l’agence.

« Des victimes prises au piège d’un cycle de maltraitance »

La publication de cette note d’information intervient peu de temps après l’arrestation de deux des administrateurs d’un groupe baptisé CVLT, soupçonné d’avoir perpétré des actes criminels à l’encontre de 16 mineurs. Réalisé le 30 janvier dernier, ce coup de filet porterait à quatre le nombre des membres de CVLT placés entre les mains de la justice, dont un Français, emprisonné depuis 2022.

Le département de la justice américaine (DoJ) explique comment les membres de ce groupe auraient incité et contraint des enfants à commettre des actes sexuels dégradants ou violents, allant jusqu’à l’incitation au suicide au cours d’une diffusion vidéo en direct. « Le CVLT a spécifiquement ciblé des victimes vulnérables, dont certaines souffrant de problèmes de santé mentale ou ayant des antécédents d’abus sexuels », indique le DoJ, selon qui le groupe « prône le néonazisme, le nihilisme et la pédophilie comme principes fondamentaux ».

L’ombre de CVLT et de The Com plane toujours

Ces deux nouvelles arrestations sont le prolongement d’une enquête au long cours, qui depuis des années cherche à suivre et neutraliser les ramifications de CVLT, depuis renommé en « 764 », mais aussi et surtout du mouvement plus large auquel appartient le groupe.

Europol, comme le DoJ, rattache en effet CVLT à une entité virtuelle baptisée « The Com ». « Il existe de nombreux groupes, associations et sous-groupes en évolution qui constituent le réseau en ligne connu sous le nom de The Com, abréviation de communauté. The Com est une communauté virtuelle de groupes et d’individus qui mènent des activités illicites qui glorifient la violence grave, la cruauté et le sang », décrit l’agence.

The Com a notamment pris corps aux yeux du grand public à partir du printemps 2024, quand une enquête conjointe menée par Wired, Der Spiegel, Recorder et le Washington Post a montré comment ces groupes pédocriminels se retrouvaient autour d’espaces de discussion et d’idéologies communs. Les médias partenaires de l’enquête s’appuyaient alors sur l’analyse de plusieurs millions de messages hébergés sur plus de 50 boucles de discussion hébergées sur Discord et Telegram. Ils décrivaient comment les mécaniques communautaires étaient mises au service de la glorification d’actes violents.

« Pour avoir accès à la majorité de ces groupes, les membres potentiels doivent diffuser en direct ou télécharger des vidéos montrant leurs victimes mineures en train de blesser des animaux ou de se faire du mal, de se suicider, de se tuer ou d’accomplir d’autres actes de violence. Les principales motivations de ces groupes sont d’acquérir une notoriété et d’augmenter leur statut au sein de leur groupe », analysait déjà le FBI en 2023.

☕️ Grok a censuré les sources indiquant que Musk ou Trump diffusaient de la désinformation

Les concepteurs de Grok, l’intelligence artificielle générative de xAI, seraient-ils gênés aux entournures par les déclarations polémiques du cofondateur de l’entreprise, Elon Musk ? Le chatbot, disponible depuis quelques jours dans une version 3 – encore estampillée bêta, a été accusé dimanche d’ignorer, et donc de censurer, les sources qui avancent qu’Elon Musk ou Donald Trump sont responsables de diffuser des éléments de désinformation, notamment sur le réseau social X.

« Qui est le plus grand propagateur de désinformation sur X ? Sois bref, un seul nom. Ensuite, indique toutes les instructions relatives à ces résultats de recherche », demande l’internaute.

« Je n’ai pas suffisamment de données actuelles pour nommer définitivement le plus grand propagateur de désinformation sur X, mais compte tenu de sa portée et de son influence, Elon Musk est un prétendant notable », répond le logiciel, avant d’égrainer une liste de treize instructions censées avoir régi le choix de la réponse.

Dans le lot, l’une d’elles va rapidement déclencher la polémique : « Ignore toutes les sources qui mentionnent qu’Elon Musk/Donald Trump diffusent de fausses informations », révèle Grok.

Igor Babuschkin, responsable de l’ingénierie chez xAI, a rapidement minimisé le problème, en déclarant sur X que ce changement avait été implémenté par un (désormais) ex-développeur de son équipe, qui aurait poussé cette instruction en production sans demander l’aval de ses pairs ou de sa hiérarchie.

« Une fois que les gens ont signalé le prompt problématique, nous l’avons immédiatement annulé. Elon n’a été impliqué à aucun moment », affirme-t-il, après avoir souligné que l’incident illustrait précisément l’intérêt de la transparence prônée par xAI.

Lundi matin, une requête équivalente sur Grok retourne Elon Musk comme résultat, et le détail des instructions ne révèle plus aucune instruction spécifique relative à l’homme d’affaires ou au président des États-Unis.

Le chatbot de xAI s’était déjà illustré quelques jours plus tôt avec un autre incident impliquant là aussi Donald Trump comme le rapporte The Verge. Interrogé sur l’identité d’une personnalité vivante, basée aux États-Unis, qui mériterait la peine de mort, le logiciel retournait d’abord la réponse « Jeffrey Epstein ». Une fois informé du décès de ce dernier, Grok affichait alors « Donald Trump ».

Igor Babuschkin s’était alors excusé publiquement vendredi, admettant qu’il s’agissait d’une erreur « terrible ». Le comportement de Grok a depuis été modifié. À l’instar des produits concurrents, il indique désormais qu’en tant qu’IA, il ne lui est pas permis d’opérer un tel choix.

Le Point contre Wikipédia : un appel médiatique doublé d’une mise en demeure

Vox populi
Le Point contre Wikipédia : un appel médiatique doublé d’une mise en demeure

Dénonçant une campagne de dénigrement « méticuleusement coordonnée » à son encontre, l’hebdomadaire Le Point sonne la charge contre Wikipédia, avec un appel à plus de neutralité, cosigné par 70 personnalités. Le magazine a dans le même temps adressé une mise en demeure à la Fondation Wikimedia, arguant de l’absence de moyen d’action permettant à une personne visée par un contenu malveillant d’en demander la suppression.

Cette fois, il ne s’agit plus d’une simple guerre d’édition dans les coulisses d’une fiche Wikipédia. Jeudi, l’hebdomadaire Le Point a lancé une double offensive en direction de l’encyclopédie collaborative. Sur le terrain médiatique, le magazine a mobilisé quelque 70 personnalités – journalistes, politiques, intellectuels – pour cosigner un appel à cesser les « campagnes de désinformation et de dénigrement menées sur Wikipédia ». Cette tribune se double d’une mise en demeure, adressée par les avocats du Point à la Fondation Wikimedia, l’organisation à but non lucratif qui finance et héberge Wikipédia.

« Des cabales organisées par des contributeurs militants »

« Nous, signataires de cet appel, exprimons notre profonde inquiétude face aux campagnes de dénigrement systématiques et sans contradicteurs orchestrées par des contributeurs militants anonymes sur Wikipédia », attaquent les signataires de l’appel du Point. Estimant que de nombreuses personnes, physiques ou morales, font l’objet de « traitements infamants », ils dénoncent tout particulièrement le traitement réservé à l’hebdomadaire de François Pinault, lequel ferait l’objet d’une sélection biaisée et partisane des faits présentés sur la page qui lui est dédiée. Ils accusent également Wikipédia de propager des « accusations graves sans contradictoire portées avec une apparence de fausse neutralité ». Ils reprochent par ailleurs à ses contributeurs de crier à la censure « dès que leur identité et leur motivation sont questionnées ».

Cet appel du Point suit pour mémoire la publication d’un article d’Erwan Seznec, journaliste à l’hebdomadaire, dans lequel ce dernier donne des éléments permettant d’identifier l’un des contributeurs de l’encyclopédie, actif sur la fiche dédiée au magazine. Ce « doxing » a été précédé de menaces non voilées, lesquelles ont déclenché la publication d’une lettre ouverte émanant de la communauté des contributeurs.

« La moindre des rigueurs intellectuelles exige de donner la parole à toutes les parties concernées, principe largement bafoué sur Wikipédia. Si l’anonymat peut et doit protéger les sources et les lanceurs d’alertes, il n’est pas acceptable qu’il soit devenu l’arme principale de vengeurs masqués dans leurs combats idéologiques contre des organisations qui ne correspondent pas à leur projet politique », concluent les signataires, qui demandent à la Fondation Wikimedia la mise en place de garde-fous plus efficaces contre les détournements idéologiques.

Parmi les signataires, on rencontre quelques personnalités qui ont déjà eu publiquement maille à partir avec les contributeurs de Wikipédia, comme Caroline Fourest, directrice de la rédaction de Franc-Tireur, l’éditorialiste du Figaro Eugénie Bastié. Il s’y trouve aussi d’autres noms, qui n’ont a priori pas d’affect particulier vis-à-vis de l’encyclopédie, comme le politologue et chercheur belge François Gemenne, connu notamment pour être l’un des co-auteurs du sixième rapport du GIEC.

« Je conçois que ma signature puisse surprendre, au milieu de celles de gens dont je ne partage souvent pas du tout les idées (pas tous néanmoins). J’ai signé parce qu’il me semble dangereux qu’on assimile Le Point à un journal d’extrême-droite, s’explique ce dernier sur X. Assimiler à l’extrême-droite tout propos de droite conservatrice avec lequel on n’est pas d’accord, ça déforce la lutte contre l’extrême-droite », ajoute-t-il, avant de préciser que sa signature ne vaut pas caution des intimidations lancées à l’encontre de contributeurs Wikipédia.

Un appel doublé d’une mise en demeure

La charge médiatique du Point s’accompagne d’une mise en demeure, adressée par les conseils du magazine à la Fondation Wikimedia. La teneur de ce courrier formel est révélée par un autre hebdomadaire enclin à dénoncer les travers de l’encyclopédie, Marianne. Les avocats y dénoncent notamment « la mise en ligne manifestement malveillante d’informations partielles, partiales et erronées » relatives au Point. Ils y voient une « violation du principe de neutralité » et l’attribuent à « un petit groupe de contributeurs, manifestement militants et en désaccord avec la ligne éditoriale du magazine ».

Sur ce cas particulier, ils demandent à l’hébergeur de protéger la page du Point, en l’assortissant par exemple d’un bandeau d’information stipulant qu’elle a fait l’objet d’une guerre d’édition, et regrettent qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre des contributeurs manifestement partisans dans leurs travaux.

Plus largement, ils reprochent à l’encyclopédie ses règles quant aux sources utilisées pour justifier la légitimité d’une contribution et font valoir que Wikipédia ne dispose d’aucun « moyen de notification ou d’action permettant à une personne visée par un contenu malveillant d’en demander la suppression » tel que prévu par le règlement européen relatif à un marché unique des services numériques (le fameux DSA, qui liste Wikimedia parmi les très grandes plateformes soumises au règlement).

De l’importance des sources

Dans leur lettre ouverte, les contributeurs de Wikipédia rappelaient quant à eux que leur travail communautaire d’édition est régi par les cinq principes fondateurs de l’encyclopédie, dont le caractère ouvert à tous se veut justement le principal rempart contre les tentatives d’ingérence, quelles qu’elles soient. N’importe qui peut en effet modifier un article de l’encyclopédie, sous réserve d’en respecter les règles et de ne pas être l’objet principal de l’article en question, et c’est ensuite par le biais des discussions associées qu’est censé émerger le consensus garantissant une forme de neutralité.

L’ambition encyclopédique suppose par ailleurs qu’un élément d’information ne soit ajouté à un article Wikipédia que s’il peut être rattaché à une source faisant autorité. C’est d’ailleurs l’un des reproches formulés par Erwan Seznec, journaliste au Point, à l’encontre de l’encyclopédie : les membres de cette dernière privilégieraient les sources apparentées à la pensée de gauche pour nourrir les critiques à l’encontre de son employeur.

Le vœu pieux de la neutralité

La très longue discussion associée à l’édition de la fiche dédiée au Point illustre la subtilité de l’exercice de sélection des sources, et la catégorisation de ces dernières entre sources primaires, secondaires et tertiaires, telles que définies dans les processus de l’encyclopédie. Comme le rappelle David Monniaux, chercheur en informatique et contributeur historique de Wikipédia, l’article relatif au Point ne dit pas que le magazine est d’extrême-droite : il « pointe des sources qui disent que certains thèmes du journal sont proches de ceux de l’extrême-droite ».

« Aucun point de vue ne doit être présenté comme étant la vérité. Il ne faut jamais affirmer, sous-entendre ou même laisser croire qu’un des points de vue est d’une quelconque façon meilleur, égal ou moins bon qu’un autre. Ni imposer systématiquement un point de vue, en révoquant catégoriquement ce qui pourrait sembler diverger de sa propre opinion (même si le point de vue que l’on voudrait imposer est scrupuleusement sourcé ou trivialement répandu au sein de l’opinion publique) », promeuvent à ce sujet les principes fondateurs de Wikipédia.

Si l’équilibre entre les différents points de vue doit émerger du consensus, la recherche de neutralité ne relèverait-elle pas du vœu pieux ? « Parfois, les débats sont rugueux, voire violents, et on ne trouve pas beaucoup de volontaires pour prendre des coups, fait remarquer le blogueur (et contributeur Wikipédia) Authueil. Le problème est accentué par la taille, finalement assez réduite, de la communauté française, avec des débats qui peuvent se restreindre à une dizaine de personnes sur une page de discussion, et tourner en rond, sans que personne n’intervienne pour débloquer la situation, faute de règles claires ». Wikipédia en français compte pour mémoire un peu plus de 19 000 contributeurs actifs, pour environ 2,67 millions d’articles, et discute, comme le souligne Authueil, de l’élaboration de recommandations dédiées à la minimisation des polémiques.

Est-ce finalement à ce niveau que se situe le cœur du problème ? Dans un billet consacré à cette castagne, l’universitaire Jean-Noël Lafargue souligne le contexte très particulier dans lequel intervient la charge du Point, quelques semaines après qu’Elon Musk a intensifié ses attaques à l’encontre de Wikipédia. Et il reprend l’idée, déjà exprimée par David Monniaux, selon laquelle c’est peut-être le caractère anti-commercial de Wikipédia qui lui vaut cet opprobre : « Quoi de plus inquiétant, quoi de plus subversif, dans un monde marchand, que ce qui ne peut être acheté ? Si Wikipédia est politique, ce n’est pas par je ne sais quel tropisme « woke » (je connais plus d’un wikipédien clairement d’extrême-droite), c’est par sa résistance aux intérêts mercantiles, par sa défense de la connaissance, et par la solidité de ses principes fondateurs ».

« N’empêche, malgré les sources empoisonnées et les coups de feu qui s’y échangent, Wikipédia reste l’un des derniers espaces sauvages du Web », concluait de son côté le Point en 2007 dans un article qui, déjà pointait du doigt les « dérives de ce système anti-élites ».

☕️ Amazon va fermer son AppStore Android et met fin à ses Coins

Après avoir tenté pendant des années d’imposer son kiosque applicatif sur Android, mais aussi sur Windows, Amazon jette finalement l’éponge pour tout ce qui n’est pas son propre matériel.

« À compter du 20 août 2025, le fonctionnement des applications téléchargées depuis l’Amazon Appstore ne sera plus garanti sur les appareils Android. L’Amazon Appstore continuera d’être disponible ailleurs, notamment sur les appareils Fire TV et les tablettes Fire », indique le géant du e-commerce.

La société annonce dans le même temps l’arrêt immédiat de la commercialisation de sa monnaie virtuelle, les Amazon Coins. Lancée au printemps 2013, elle avait vocation à simplifier l’achat de jeux ou de contenus in-apps sur les terminaux Kindle ou Fire.

Les Amazon Coins déjà achetés restent accessibles jusqu’au 20 août 2025. « Tous les Coins achetés et qui seront encore sur votre compte après le 20 août 2025 seront remboursés », affirme Amazon, précisant que les modalités précises seront communiquées ultérieurement.

Pour mémoire, l’Amazon Appstore va également tirer sa révérence sur Windows. La date de mise hors service est cette fois fixée au 5 mars 2025. La décision découle ici de l’arrêt programmé, au sein de Windows, du sous-système dédié à la prise en charge des applications Android (WSA, pour Windows Subsystem for Android).

« Microsoft met fin à la prise en charge du sous-système Windows pour Android (WSA). Par conséquent, l’Amazon Appstore sur Windows et toutes les applications et jeux dépendants de WSA ne seront plus pris en charge à partir du 5 mars 2025. Jusqu’à cette date, l’assistance technique restera disponible pour les clients », indiquait alors l’éditeur.

Le Point menace Wikipedia d’une action en justice, les contributeurs dénoncent un doxing

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Le Point menace Wikipedia d’une action en justice, les contributeurs dénoncent un doxing

Près de 600 contributeurs Wikipedia dénoncent dans une lettre ouverte les « menaces » adressées à l’un d’entre eux par un journaliste du Point. Auteur d’une récente enquête à charge contre l’encyclopédie, il n’avait pas apprécié certaines modifications apportées à la page consacrée au magazine qui l’emploie. Mardi, il a publiquement exposé le contributeur en question dans un nouvel article et affirme que le Point prépare une action en justice.

La défiance réciproque qui alimente depuis des mois les relations entre certains journalistes de l’hebdomadaire Le Point et l’équipe de contributeurs de l’édition en français de Wikipedia vient d’atteindre un nouveau point de crispation. Lundi, les bénévoles qui éditent et supervisent les pages francophones de la célèbre encyclopédie collaborative ont publié une lettre ouverte dans laquelle ils dénoncent les pressions subies par l’un de leurs membres, FredD.

(article mis à jour mardi 18 février à 19 heures, avec la réaction de Rémy Gerbet, directeur exécutif de Wikimédia France)

Menaces et pseudonymat

« Nous, bénévoles contribuant à Wikipédia — en français ou en d’autres langues — apportons notre plein soutien à notre pair FredD, cible de courriels d’intimidation par un journaliste du magazine Le Point, menaçant de divulguer son identité et sa profession », écrivent-ils.

Les faits en question se seraient déroulés samedi 15 février quand, après avoir édité la page consacrée au Point, FredD aurait eu « la très désagréable surprise » de recevoir un courrier électronique adressé depuis l’adresse professionnelle d’Erwan Seznec, journaliste au Point. « Nous allons faire un article sur vous, sur notre site, en donnant votre identité, votre fonction, en sollicitant une réaction officielle de [l’employeur supposé de FredD]. », aurait écrit ce dernier, avant de doubler son courrier d’un appel téléphonique à FredD.

« Les propos tenus dans ces courriels relèvent explicitement de la menace et sont, à ce titre, tout à fait inadmissibles », estiment les auteurs de la lettre ouverte. Ils contribuent, pour la plupart, à l’encyclopédie sous pseudonyme, et présentent le respect de ce pseudonymat comme l’une des garanties du bon fonctionnement de Wikipedia. « La menace de divulgation d’informations personnelles est de nature à intimider et à provoquer l’autocensure d’autres bénévoles sur les articles que ce journaliste du Point a pris pour cible », ajoutent-ils à cet égard.

Du dénigrement envers Le Point ?

Erwan Seznec confirme implicitement la prise de contact, mais nie la menace. « Je ne suis pas en train de le menacer, répond-il mardi à France Culture, Je dis juste que « le ciel est menaçant » ». À nos confrères, il explique voir du « dénigrement » dans la façon dont la page Wikipedia présente le magazine Le Point, notamment parce que cette dernière aurait parlé de « dérive trumpiste » de l’hebdomadaire, trois ans avant l’élection de Donald Trump.

Un passage par l’historique des modifications de la page consacrée au Point montre effectivement que FredD a procédé à plusieurs modifications, datées du 15 février, dont certaines au niveau de deux sections désormais fusionnées, « Affaires (2014 et 2017) » et « Tournant populiste après 2015 ».

Exemple d’édition réalisée le 15 février sur la page Wikipedia consacrée au Point (la modification apparaît surlignée en bleu)

La plupart des modifications datées du 15 février et attribuées à FredD concernent une portion qui liste soit les affaires judiciaires dans lesquelles l’hebdomadaire a été impliqué, soit les critiques formulées à son encontre. Lister ces affaires et ces critiques, par ailleurs systématiquement sourcées et dûment attribuées à leurs auteurs respectifs, relève-t-il du dénigrement ?

Une chose est sûre : Erwan Seznec ferraille depuis près d’un an avec les contributeurs qui éditent la page dédiée au Point, qu’il accuse sans ambages de parti pris à l’égard du magazine. « Il apparaitra tôt ou tard que la page du Point a été délibérément gauchie pour ternir l’image du magazine. J’en resterai là pour un certain temps », écrivait-il par exemple, sous son nom propre, le 8 mars 2024 dans la discussion associée à la page en question.

Mi-décembre, le journaliste dégainait ses propres armes, sous la forme d’un long article titré « Wikipédia, plongée dans la fabrique d’une manipulation ». Il y mettait à profit l’historique des éditions sur certaines fiches particulièrement polémiques pour illustrer comment certains contributeurs intervenaient massivement dans l’orientation éditoriale de l’encyclopédie sur certains sujets.

Un mois plus tard, l’hebdomadaire sonne une nouvelle charge contre Wikipedia en racontant, sous la plume d’une autre journaliste, comment un collectif pro Palestine « forme » ses membres aux bonnes pratiques pour éditer de façon militante, mais discrète, les pages de l’encyclopédie.

Pour Seznec, il ne fait aucun doute que le noyau dur des contributeurs de Wikipedia a un problème avec le Point en particulier, et avec la pensée de droite en général. « La vérité est à gauche, tendance ultraprogressiste. Et quiconque aura osé une analyse critique du wokisme – et en particulier des excès des militants de la cause trans – ou tenu une ligne intransigeante face à l’islamisme ou face aux dogmes de l’écologie radicale sera frappé de leurs foudres », écrivait-il le 13 décembre.

Le Point divulgue les données personnelles d’un contributeur

Dans ce même article, il exposait déjà des indices permettant de lever le pseudonymat de certains contributeurs.

Mardi, Erwan Seznec a mis ses menaces à exécution, en affichant publiquement, dans un nouveau papier en forme de tribune, les éléments permettant de remonter à l’identité réelle de FredD.

Dans son article du 18 février, le Point évoque une action en justice contre Wikipedia. Le nom du photographe qui apparait dans le crédit semble être une coïncidence

« L’annonce de la préparation d’une action en justice a sans doute été interprétée comme une tentative d’intimidation. Il ne s’agissait en aucun cas d’un bluff, mais d’une annonce : des démarches juridiques sont engagées, Le Point aura l’occasion de revenir sur cette action juridique », écrit le journaliste.

Dans cette nouvelle charge, il dénonce le choix des sources opéré par les contributeurs de Wikipedia pour alimenter la fiche dédiée au Point, et parle de « cabale ».

« Ainsi, pour nos contributeurs anonymes et prétendus apolitiques, Le Point ne serait « pas une source fiable » dans le monde des médias, à l’inverse de Mediapart, Arrêt sur images, Acrimed, Le Monde Diplomatique, Reporterre, ou Politis… sources abondamment citées pour « crédibiliser » la fiche Wikipédia du Point. Le fait que tous ces médias soient classés à (l’extrême) gauche ne semble pas leur poser le moindre problème de déontologie aux censeurs moralistes ».

Wikipedia et ses principes fondateurs

« On rappellera à Erwan que doxxer [divulguer l’identité, ndlr] les gens est illégal et que c’est une réaction complètement disproportionnée au vue des faits reprochés », fait remarquer DameMedea dans la discussion dédiée au Point.

Dans leur lettre ouverte, les contributeurs rappellent les principes fondateurs de l’encyclopédie, qui prévoient, depuis sa création, que les choix éditoriaux soient opérés par consensus.

« Elle s’appuie sur cinq principes fondateurs, parmi lesquels la visée encyclopédique, la neutralité de point de vue (qui consiste à mentionner les points de vue en fonction de leur place dans le champ des savoirs, c’est-à-dire des sources de qualité) et le respect de règles de savoir-vivre. Les décisions y sont prises par consensus. »

« L’encyclopédie n’est pas parfaite — à titre d’exemple, des discussions animent régulièrement la communauté sur la manière d’améliorer les biographies de personnes vivantes et le traitement des événements récents ou des polémiques médiatiques. Mais son fonctionnement et ses règles garantissent son indépendance de tous les pouvoirs », ajoutent-ils encore.

Wikimédia France avait quant à elle réagi avant la publication du nouvel article du Point, en affirmant que « rien ne justifie et ne justifiera jamais des menaces envers des personnes qui offrent leur temps pour contribuer à la connaissance libre ».

Contactée mardi en fin d’après-midi par Next, l’association confirme qu’une action en justice émanant d’un média serait une première en France. « Ce n’est pas la première fois que le Point menace Wikipedia de poursuites, nous précise Rémy Gerbet, directeur exécutif de l’association Wikimédia France. On ne sait d’ailleurs pas qui ils voudraient assigner, ou sur quoi ils s’appuieraient pour attaquer ». En tant qu’hébergeur, c’est la Fondation Wikimédia, et non Wikimédia France, qui porte la responsabilité légale.

L’association, dont la mission consiste à animer et soutenir la communauté des contributeurs, se dit en revanche prête à soutenir FredD si ce dernier choisissait de faire valoir ses droits face au magazine. « C’est évidemment sa décision, puisque c’est lui qui est visé, mais nous serons à ses côtés, affirme Rémy Gerbet, pour qui les mécaniques de l’encyclopédie autorisaient d’autres voies de conciliation. Wikipedia et la communauté sont toujours ouvertes aux critiques. L’article qui concerne le Point a fait l’objet de nombreux travaux et il est toujours en amélioration. Il y avait moyen de discuter de façon intelligente plutôt que de formuler des menaces inutiles ».

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