Apple a ce lundi confirmé que la tant attendue version plus personnalisée de Siri reposerait sur un modèle d'intelligence artificielle fourni par Google, avec des dérivés de Gemini qui seront installés en local sur les appareils d'Apple ainsi que sur le cloud privé d'Apple pour les...
La distribution Zorin OS confirme son succès fulgurant avec 2 millions de téléchargements pour sa version 18 en moins de trois mois. Un chiffre impressionnant, alimenté à 75% par des utilisateurs venant de Windows, qui cherchent une alternative crédible face à la fin du support de Windows 10. Un signal fort pour l'écosystème du logiciel libre.
Déployée en décembre dernier pour colmater deux failles de sécurité majeures, iOS 26.2 — comme ses prédécesseurs — tarde parfois à se manifester chez certains utilisateurs. En cause : une gestion des notifications par Apple qui privilégie la discrétion à l’urgence, même face à des menaces bien réelles.
Le 12 décembre dernier, Apple livrait iOS 26.2, une mouture indispensable venant boucher deux failles de type « zero-day ». Ces vulnérabilités, potentiellement exploitées par des attaquants au moment de leur découverte, permettaient d’exécuter du code malveillant via WebKit. Dans le monde de la cybersécurité, c’est l’équivalent d’une alerte rouge. Pourtant, c’était silence radio sur de nombreux iPhone.
Le syndrome de la pastille absente
Un lecteur nous a expliqué que, bien des jours après la sortie d’iOS 26.2, de nombreux utilisateurs dans son entourage n’avaient toujours pas fait la mise à jour. La raison est d’une simplicité désarmante : « Parce qu’on ne me l’a pas demandé. » Sans la fameuse petite bulle rouge sur l’icône des Réglages, la mise à jour n’existe tout simplement pas pour le grand public. Tout le monde ne lit pas la presse tech.
Si l’on force la main du système en allant dans Général > Mise à jour logicielle, l’iPhone finit par admettre que la 26.2 est disponible. Mais pourquoi attendre des semaines avant de notifier l’utilisateur d’un danger pourtant immédiat ?
La sécurité sacrifiée sur l’autel du confort
Comme souvent, la réponse se trouve dans la logistique de Cupertino. Apple utilise un déploiement progressif (« staged rollout ») pour ne pas saturer ses serveurs et pour garder une porte de sortie en cas de bug de dernière minute. La notification — et le téléchargement automatique qui l’accompagne — est lissée sur un mois.
Le problème, c’est qu’Apple traite à peu de choses près une mise à jour de sécurité vitale avec la même nonchalance qu’une mise à jour mineure ajoutant de nouveaux emojis. On privilégie la « tranquillité » de l’utilisateur et la stabilité des serveurs au détriment de la protection immédiate des données. Un choix de plus en plus contesté, alors que les attaques se perfectionnent et sont toujours plus nombreuses.
Cette affaire est très paradoxale. D’un côté, Apple ne se précipite pas plus que ça pour déployer ses mises à jour. De l’autre, elle a tendance à inventer des stratagèmes toujours plus filous pour forcer l’activation de la mise à jour automatique chez ses utilisateurs.
iOS 26.3 : un nouveau mécanisme pour régler ces problèmes
Quoi qu’il en soit, les choses pourraient bientôt changer. Depuis iOS 26.1, Apple travaille sur une nouvelle approche pour accélérer le déploiement des mises à jour de sécurité urgentes. L’entreprise est actuellement en plein test de son système de « réponse sécuritaire rapide ».
La semaine dérnière, Apple a franchi une nouvelle étape dans sa mise au point. Aux utilisateurs de la bêta d’iOS 26.3, Apple a proposé « iOS 26.3a », une mise à jour étrangement légère et dépourvue de nouvelles fonctions, qui a surtout semblé servir de crash-test pour un système de distribution accéléré.
L’objectif est clair : pouvoir pousser des correctifs de sécurité critiques de manière indépendante, sans attendre le cycle lourd des mises à jour système habituelles. Si ce système est validé, les failles zero-day pourraient enfin être corrigées en quelques heures sur tous les appareils, sans dépendre du bon vouloir d’une notification qui met parfois un mois à s’afficher.
En attendant que ce futur plus réactif ne devienne la norme, un conseil reste d’actualité : n’attendez pas que votre iPhone vous fasse signe. Allez chercher iOS 26.2 si ce n’est pas encore fait !
Les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs ont commencé à se retirer de la capitale ce mercredi, avant le lever du jour. Une délégation a été reçue vers minuit au ministère de l’Agriculture.
Xiaomi développerait un smartphone, probablement le futur Redmi K90 Ultra, équipé d'un ventilateur de refroidissement intégré. Selon les dernières fuites, l'appareil serait propulsé par un processeur Dimensity 9500, certifié IP68 malgré le système de ventilation, et doté d'une batterie record de 8000 mAh. Une réponse radicale au problème de la surchauffe des puces mobiles actuelles.
Américains, Chinois ou Mexicains vont passer à la caisse : à partir de ce mercredi, les touristes extra-européens vont devoir payer davantage que les autres pour visiter le Louvre et cinq autres lieux culturels. Une mesure combattue par des syndicats et quasiment sans équivalent en Europe et aux États-Unis.
Apple a ce lundi confirmé que la tant attendue version plus personnalisée de Siri reposerait sur un modèle d'intelligence artificielle fourni par Google, avec des dérivés de Gemini qui seront installés en local sur les appareils d'Apple ainsi que sur le cloud privé d'Apple pour les...
DÉCRYPTAGE - Dans le sillage de l’intervention américaine contre le Venezuela, Donald Trump a menacé de poursuivre les frappes au sol contre les cartels de drogue, mentionnant ouvertement le Mexique. Pourtant, tout indique que Washington aurait beaucoup à perdre à s’aliéner son partenaire mexicain.
Le fondateur de la plate-forme de paris en ligne Polymarket a su transformer l’incertitude géopolitique en produit dérivé financier. Un marché à la croisée du jeu d’argent et de l’information, évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, sur lequel les régulateurs et les juristes s’interrogent encore.
L'Iran n'est pas le membre le plus important de ce que certains ont appelé "l'axe anti-occidental", explique Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, le noyau dur du "quatuor" étant constitué par la Chine, la Russie et la Corée du Nord. Devant la crise à laquelle est confronté le régime des mollahs, "Pékin et Moscou attendent de voir de quel côté la pièce va retomber et se demandent avant tout comment ils vont pouvoir préserver leurs intérêts nationaux", souligne l'auteur de La Guerre des mondes. Le retour de la géopolitique et le choc des empires (Ed. de l'Observatoire - nouvelle édition, Alpha, 2025). Entretien.
L'Express : Comment la Chine et la Russie regardent-elles la crise en Iran ?
Bruno Tertrais : Je ne pense pas que la Chine s'inquiète de la possibilité qu'un régime différent arrive au pouvoir. En revanche, une période de chaos prolongé en Iran pourrait mettre hors-jeu l'un de ses principaux fournisseurs de pétrole, plus important que le Venezuela. Pour la Russie, c’est différent. Il y a toujours eu une méfiance réciproque entre Téhéran et Moscou, qui n’a pas d’alliance formelle avec l’Iran. Cela dit, la position stratégique et géographique de l’Iran la rend particulièrement importante pour Moscou, y compris du point de vue de l'influence de l'islam chiite sur le Caucase et l'Asie centrale. Ce sont surtout ces considérations qui préoccupent la Chine et la Russie, plutôt que des considérations de grande stratégie anti-occidentale.
Dans quelle mesure la chute du régime de Téhéran affaiblirait-elle ce que certains appellent l'axe anti-occidental ?
Ce n'est pas un axe, mais plutôt une sorte de "quatuor" de pays anti-occidentaux. Seuls deux d’entre eux sont formellement alliés : la Corée du Nord et la Russie. Et il n'y a quasiment aucune coopération à quatre, sauf dans le domaine des drones - à l’image de ces Nord-coréens qui, à Kazan, fabriquent des drones avec des pièces détachées chinoises sur des modèles iraniens. En réalité, cette "amicale" anti-Occident est surtout constituée de la Russie, la Chine et la Corée du Nord, trois pays mitoyens dont les habitudes de coopération datent d’avant la révolution iranienne. Ce sont eux, le noyau dur. D’ailleurs, le Guide suprême iranien n’était pas à Pékin, en septembre dernier, aux côtés de Kim Jong-un, de Vladimir Poutine et de Xi Jinping. Remarque importante : l'opération américaine au Venezuela a montré - comme c’était déjà le cas après les bombardements de juin dernier sur l'Iran - que les performances des systèmes de défense antiaérienne, des intercepteurs russes et des radars chinois sont très mauvaises. Constat qui, au passage, risque de renforcer encore la paranoïa de ces régimes…
Êtes-vous surpris par la prudence de Pékin et de Moscou vis-à-vis des événements en Iran ?
Non. Et je serai même étonné qu'il y ait des réactions fortes de la part de ces pays qui attendent de voir de quel côté la pièce va retomber et se demandent avant tout comment ils vont pouvoir préserver leurs intérêts nationaux.
Cette attitude doit en tout cas faire prendre conscience au régime iranien qu’il est bien seul, après l'affaiblissement du Hezbollah et la chute de Bachar al-Assad…
La guerre des Douze jours [avec Israël, en juin dernier], qui a révélé la faiblesse des défenses iraniennes, a beaucoup choqué le régime. L’Iran est un pays blessé qui se referme sur lui-même, et dont la première motivation aujourd’hui est de préserver le régime envers et contre tout, d’où la violence actuelle envers les manifestants. Sans doute le gel prévisible des circuits financiers avec le Venezuela complique-t-il la situation iranienne…
Peut-on, selon vous, imaginer un accord "à la vénézuélienne" entre l'administration Trump et Téhéran ? À savoir, décapiter le régime, sans le faire tomber ?
Cela me paraît fantasmagorique. Je n'imagine pas de négociation formelle entre ce régime et les Etats-Unis. Comment imaginer que les Gardiens de la Révolution négocient le départ de Khamenei avec Washington ? Cela ne veut pas dire qu’il faut exclure un scénario où le régime tente une sorte de perestroïka. Mais il n’a pas besoin des États-Unis pour ça.
La question nucléaire peut-elle, avec le durcissement du régime, revenir au premier plan ?
Non, je ne le pense pas. En revanche, si le régime s'effondre et que c’est le chaos, l’inquiétude pourrait monter concernant l’avenir de ce qu’il reste du programme nucléaire iranien, des infrastructures, de la matière et des scientifiques. On pourrait alors imaginer que les Israéliens – et sans doute aussi les Américains – mènent des opérations conjointes pour contrôler certaines installations.
Quelles seraient les conséquences d’une chute du régime pour l'Arabie saoudite ?
Les régimes autoritaires n'aiment pas le chaos, ni chez eux, ni autour d'eux. Je ne suis donc pas certain que l'Arabie saoudite se réjouisse d'un scénario de chaos en Iran, tout comme la Chine ou la Russie. Imaginons maintenant un scénario dans lequel les Gardiens de la révolution récupèrent le pouvoir au détriment des autorités religieuses, et où l'équilibre entre les deux soit rompu au bénéfice des premiers, l'Arabie saoudite serait alors débarrassée d'un problème qui existe depuis 1979, à savoir la contestation permanente par le régime iranien du statut du roi de l'Arabie saoudite comme "gardien des deux mosquées". Évoquons aussi l'aspect pétrolier : si la production et la distribution de pétrole sont très sévèrement perturbées pendant cette période de chaos, cela aura un impact fort sur l’Arabie saoudite qui, comme les autres monarchies du Golfe, veut d’abord la sécurité du trafic maritime pour exporter les hydrocarbures. Maintenant, imaginons deux variantes de ce scénario. Dans le cas de la stabilisation d'un régime iranien qui ne serait plus une théocratie mais une république autoritaire, l'Arabie saoudite pourrait saluer l'avènement d'un régime qui lui serait moins hostile. Entre régimes autoritaires mais non concurrents sur les plans politique et idéologique, de chaque côté du Golfe, on peut très bien imaginer qu'ils arrivent à s’entendre.
Second cas, qui n'est pas le schéma actuel, mais pourrait le devenir dans quelques années : l'Iran devient une sorte de "nouvelle Turquie", c'est-à-dire un pays qui accepte une occidentalisation partielle et se développe dans un cadre relativement autoritaire, avec une dimension religieuse qui n'aurait pas disparu. Ce scénario pourrait devenir un problème pour l'Arabie saoudite, car l’Iran deviendrait dans les faits une sorte de concurrent, un nouveau régime autoritaire moderne au Moyen-Orient avec une élite et une classe moyenne extrêmement éduquée.
Plus de 45 000 abonnés de Kryvy Rih, dans l’oblast de Dnipro, ont été privés de courant pendant plusieurs heures dans la nuit de mardi à mercredi, après des attaques de drones. L’électricité a été rétablie en matinée et aucune victime n’est à déplorer.
Dans une vidéo publiée par TMZ, Donald Trump a été vu en train de faire un doigt d'honneur à quelqu'un l'interpellant lors d'une visite d'usine à Detroit. Selon la Maison blanche, la réponse du président des États-Unis a été "adéquate".
Les soldats sont intervenus, le 6 janvier, lors d’un rassemblement en solidarité avec les prisonniers palestiniens lors duquel le film « La voix de Hind Rajab » devait être diffusé. Une douzaine de personnes ont été blessées.
Washington menace une nouvelle fois Téhéran d'attaques si des manifestants interpellés étaient exécutés. La mission iranienne à l'ONU dénonce de son côté "un prétexte à une intervention militaire" américaine.
Jeudi 15 janvier, Maria Corina Machado sera reçue à Washington par Donald Trump. Ce simple fait dit plus que n’importe quel communiqué diplomatique. Dans un Venezuela fracturé, ruiné et militarisé, cette rencontre marque l’irruption d’une autre légitimité face au chaos du pouvoir chaviste-maduriste.
Lauréate du prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado n’est pas une opposante de salon. Elle incarne pour des millions de Vénézuéliens une promesse rare : celle d’une transition démocratique réelle après vingt-cinq ans de confiscation du pouvoir. Son autorité ne vient ni d’un décret ni d’une faction, mais d’un fait politique incontestable : l’opposition a revendiqué la victoire à l’élection présidentielle de 2024, preuves à l’appui, tandis que Nicolas Maduro n’a jamais présenté les siennes.
Ce n’est donc pas seulement une femme politique qui arrive à Washington, mais la représentante d’un pays qui refuse de se résigner. Elle n’est pas une dissidente exilée : elle porte le message d’une majorité qui réclame la reconnaissance de sa victoire et la fin d’un régime accusé de corruption, de narcotrafic et de fraude électorale.
Le paradoxe est que cette reconnaissance pourrait intervenir alors que le pouvoir réel à Caracas est tout sauf stable. Depuis l’arrestation de Maduro, Delcy Rodriguez a été installée comme présidente par intérim, adossée à l’armée et aux structures du régime. Pour une partie de la communauté internationale, elle représente une solution de continuité : capable d’assurer l’ordre, de maintenir les contrats et de gérer le pétrole.
Mais pour une large part de la société vénézuélienne, Delcy Rodriguez incarne aussi la répression, les prisonniers politiques et le système de prédation du chavisme-madurisme. La contradiction est brutale : comment reconstruire un pays détruit en confiant la transition à ceux qui l’ont participé à sa ruine ?
C’est ici que le Venezuela ressemble à un véritable panier de crabes. Delcy Rodriguez n’est pas seule : son frère Jorge contrôle l’appareil politique, Diosdado Cabello incarne la ligne dure du chavisme, Vladimir Padrino tient l’institution militaire. Chacun défend son territoire, ses réseaux, ses protections. Aucun n’a intérêt à une rupture totale, et tous craignent qu’une démocratie réelle implique aussi la justice, se méfiant constamment les uns des autres.
Dans ce jeu de forces claniques, la visite de Maria Corina Machado agit comme un révélateur. En la recevant, Donald Trump ne se contente pas d’écouter une opposante : il reconnaît une légitimité alternative à celle de l’appareil du régime. Il envoie un message aux marchés, aux diplomates, aux forces vives : le Venezuela de demain n’est pas condamné à être une simple continuité du chavisme sous un autre nom.
La tension est palpable. Trump parle de stabilité, d’investissements, de pétrole, de reconstruction. Machado parle de démocratie, de droits et de vérité électorale. L’un voit l’avenir comme un espace économique à sécuriser ; l’autre comme un espace politique à libérer. Les deux ne sont pas incompatibles, mais ne coïncident pas naturellement.
La rencontre de Washington ne règle rien. Elle ne ferme aucun chapitre. Mais elle ouvre une brèche. Elle rappelle qu’au milieu du panier de crabes du pouvoir vénézuélien, il existe encore une force plus redoutable que toutes les factions réunies : la légitimité populaire.
Le vrai défi n’est plus seulement de faire tomber les figures du passé, mais de construire une transition qui ne soit ni vengeance ni recyclage. Une transition qui permette à un pays ruiné de se relever sans renoncer à la justice, à la prospérité et à la liberté.
C’est, au fond, ce que Maria Corina Machado vient chercher à Washington : la reconnaissance d’un peuple qui refuse d’être remplacé par ses geôliers.
*Margarita Cadenas est réalisatrice et documentariste franco-vénézuélienne. Son travail porte notamment sur le Venezuela, l’Amazonie et les enjeux politiques et sociaux contemporains.
Selon l'ONG Iran Human Rights basée en Norvège, la répression du régime iranien contre les manifestants aurait fait au moins 734 morts, mais elle estime le bilan réel à plusieurs milliers. Les Iraniens de France redoutent le pire.
La mission iranienne à l’ONU a réagi aux propos de Donald Trump menaçant Téhéran d’agir « de manière très forte » si les manifestants arrêtés étaient exécutés. Selon le département d’Etat américain, une première exécution doit avoir lieu mercredi.
Le président américain a promis son aide aux manifestants, mais Washington hésite non seulement sur les moyens mais sur l’objectif même d’une intervention : décapiter le régime de Téhéran, annihiler son appareil répressif ou le contraindre à une reddition sur le dossier nucléaire ?
L'armée syrienne a affirmé dans la nuit de mardi à mercredi répondre à des attaques des Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par les Kurdes près du village de Humeima, à l'est d'Alep. Les FDS ont pour leur part dit avoir repoussé une "tentative d'infiltration" au niveau du village de Zubayda, un peu plus au sud, et déplorent "plusieurs blessés" dans des frappes de drones.
DÉCRYPTAGE - Dans le sillage de l’intervention américaine contre le Venezuela, Donald Trump a menacé de poursuivre les frappes au sol contre les cartels de drogue, mentionnant ouvertement le Mexique. Pourtant, tout indique que Washington aurait beaucoup à perdre à s’aliéner son partenaire mexicain.
Déployée en décembre dernier pour colmater deux failles de sécurité majeures, iOS 26.2 — comme ses prédécesseurs — tarde parfois à se manifester chez certains utilisateurs. En cause : une gestion des notifications par Apple qui privilégie la discrétion à l’urgence, même face à des menaces bien réelles.
Le 12 décembre dernier, Apple livrait iOS 26.2, une mouture indispensable venant boucher deux failles de type « zero-day ». Ces vulnérabilités, potentiellement exploitées par des attaquants au moment de leur découverte, permettaient d’exécuter du code malveillant via WebKit. Dans le monde de la cybersécurité, c’est l’équivalent d’une alerte rouge. Pourtant, c’était silence radio sur de nombreux iPhone.
Le syndrome de la pastille absente
Un lecteur nous a expliqué que, bien des jours après la sortie d’iOS 26.2, de nombreux utilisateurs dans son entourage n’avaient toujours pas fait la mise à jour. La raison est d’une simplicité désarmante : « Parce qu’on ne me l’a pas demandé. » Sans la fameuse petite bulle rouge sur l’icône des Réglages, la mise à jour n’existe tout simplement pas pour le grand public. Tout le monde ne lit pas la presse tech.
Si l’on force la main du système en allant dans Général > Mise à jour logicielle, l’iPhone finit par admettre que la 26.2 est disponible. Mais pourquoi attendre des semaines avant de notifier l’utilisateur d’un danger pourtant immédiat ?
La sécurité sacrifiée sur l’autel du confort
Comme souvent, la réponse se trouve dans la logistique de Cupertino. Apple utilise un déploiement progressif (« staged rollout ») pour ne pas saturer ses serveurs et pour garder une porte de sortie en cas de bug de dernière minute. La notification — et le téléchargement automatique qui l’accompagne — est lissée sur un mois.
Le problème, c’est qu’Apple traite à peu de choses près une mise à jour de sécurité vitale avec la même nonchalance qu’une mise à jour mineure ajoutant de nouveaux emojis. On privilégie la « tranquillité » de l’utilisateur et la stabilité des serveurs au détriment de la protection immédiate des données. Un choix de plus en plus contesté, alors que les attaques se perfectionnent et sont toujours plus nombreuses.
Cette affaire est très paradoxale. D’un côté, Apple ne se précipite pas plus que ça pour déployer ses mises à jour. De l’autre, elle a tendance à inventer des stratagèmes toujours plus filous pour forcer l’activation de la mise à jour automatique chez ses utilisateurs.
iOS 26.3 : un nouveau mécanisme pour régler ces problèmes
Quoi qu’il en soit, les choses pourraient bientôt changer. Depuis iOS 26.1, Apple travaille sur une nouvelle approche pour accélérer le déploiement des mises à jour de sécurité urgentes. L’entreprise est actuellement en plein test de son système de « réponse sécuritaire rapide ».
La semaine dérnière, Apple a franchi une nouvelle étape dans sa mise au point. Aux utilisateurs de la bêta d’iOS 26.3, Apple a proposé « iOS 26.3a », une mise à jour étrangement légère et dépourvue de nouvelles fonctions, qui a surtout semblé servir de crash-test pour un système de distribution accéléré.
L’objectif est clair : pouvoir pousser des correctifs de sécurité critiques de manière indépendante, sans attendre le cycle lourd des mises à jour système habituelles. Si ce système est validé, les failles zero-day pourraient enfin être corrigées en quelques heures sur tous les appareils, sans dépendre du bon vouloir d’une notification qui met parfois un mois à s’afficher.
En attendant que ce futur plus réactif ne devienne la norme, un conseil reste d’actualité : n’attendez pas que votre iPhone vous fasse signe. Allez chercher iOS 26.2 si ce n’est pas encore fait !
Le fondateur de la plate-forme de paris en ligne Polymarket a su transformer l’incertitude géopolitique en produit dérivé financier. Un marché à la croisée du jeu d’argent et de l’information, évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars, sur lequel les régulateurs et les juristes s’interrogent encore.