UK's Starmer meets Xi in Beijing as Trump pressures allies on China trade







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Alors que la conduite autonome promet une sécurité routière accrue, un récent incident impliquant un enfant met sous pression la technologie de Waymo avec ses robotaxis.
"Nous voulons que le programme SAN, notre nouvelle couche de défense aérienne, serve de modèle pour l'ensemble de l'Otan", scande le ministre de la Défense polonais, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, devant des rangées de membres du corps diplomatique militaire. Au pupitre, ce poids lourd du gouvernement a de quoi jubiler : la Pologne est le premier pays européen de l’Alliance atlantique à annoncer le déploiement d'un système aussi fourni pour défendre la protection de ses frontières face à l’intrusion de drones russes.
Il était temps, s’accordent les observateurs. La nuit du 9 au 10 septembre dernier a laissé un traumatisme vivace sur les bords de la Vistule. A l’époque, les Polonais se réveillent au petit matin dans la stupeur, bouleversés par l’intrusion d’une vingtaine de drones russes dans leur espace aérien. Un précédent inédit dans l’histoire de l’Otan, et vécu ensuite par plusieurs autres membres de l’Alliance atlantique, France incluse.
L’incident a alimenté les débats pendant plusieurs semaines, à mesure que des débris de drones étaient retrouvés sur une large partie du territoire polonais. "Cela a révélé les failles de notre défense anti-aérienne", concède Tomasz Pawłuszko, professeur à l’Université Opole et spécialiste affilié à Lukasiewicz-ITECH, un centre de recherche en innovation.
À l’automne, des chasseurs polonais et des F-35 néerlandais, sous l’égide du Commandement aérien allié de l’Otan, ont dû être mobilisés pendant plusieurs heures. Un dispositif disproportionné, ni viable opérationnellement ni soutenable financièrement face à des drones produits à bas coût par la Russie. "Nous n’avons pas suffisamment tiré les enseignements du front ukrainien. L’investissement dans le développement de logiciels intelligents, notamment en matière de systèmes autonomes ou d’aide à la décision a pêché", poursuit l’expert.
Conscient de la gravité de la situation, le ministre de la Défense polonais prévient : "Ce projet s’inscrit dans une procédure d'urgence opérationnelle et doit être mis en œuvre dans un délai de deux ans". C’est le mastodonte national PGZ, l’entreprise de technologie polonaise Advanced Protection Systems et la société norvégienne Kongsberg qui ont été choisis pour mener conjointement ce projet d’ampleur. "Une bonne nouvelle pour notre tissu industriel, note l’analyste Tomasz Pawłuszko. Il y a cinq ans, nous aurions sans doute dû acheter du matériel fini et entièrement fabriqué à l’étranger".
"Il s’agit de mettre en œuvre un véritable système de 'vaisseaux connectés'", explique le ministre de la Défense. Car d’une part, il faut détecter et suivre la menace, à l’aide d’une multitude de senseurs - comprenant radars, caméras et capteurs. Et, en parallèle, il faut pouvoir agir vite. Pour cela, des effecteurs d’artillerie, des missiles à bas coût, des engins de brouillage et des drones kamikazes seront à disposition. "Le célèbre 'Monstre de Tarnow', une arme multi-canons capable de tirer jusqu’à 3 000 fois par minute, fera par exemple partie du système", révèle le vice-ministre de la Défense, Cezary Tomczyk, dans une interview accordée au média Wirtualna Polska.
Le tout sera financé par le mécanisme européen Safe, qui assure des prêts avantageux aux Etats membres, et dont la Pologne est le plus large bénéficiaire, forte de plus de 43 milliards d’euros à utiliser d’ici 2030. Un véritable tour de force diplomatique qui appelle désormais des résultats opérationnels. "L’irruption de drones sur le champ de bataille nécessite une intégration poussée entre les armées de terre et de l’air", souligne l’expert Tomasz Pawłuszko, qui juge cruciale la formation rapide des soldats au nouveau système. Sur le papier, ce nouveau rideau défensif, qui vient s'ajouter aux programmes déjà engagés jusqu'ici (à l'image de l'acquisition des systèmes américains Patriot), pourrait faire de la Pologne un des pays les mieux dotés au monde en matière de défense antiaérienne d'ici quelques années.
Une aubaine, dans un contexte dégradé par actions malveillantes du Kremlin, entre sabotages répétés, attaques cyber et pression migratoire constante à la frontière orientale. "Nous construisons un système antidrones polonais pour pouvoir faire face au risque de guerre", lâche le vice-ministre de la Défense, Cezary Tomczyk. En Pologne, la menace est particulièrement réelle.

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Microsoft vient de l'annoncer, en même temps que ses résultats : Windows 11 a dépassé un milliard d'utilisateurs1. Windows 11 a été lancé en octobre 2021, il a donc fallu un peu moins de 4 ans et 4 mois pour atteindre le milliard, soit une valeur assez proche de celle de Windows 10. La version précédente du système date de 2015 et le milliard avait été atteint en mars 2020, un peu plus de 4 ans et 8 mois plus tard (1 576 jours contre 1 706 exactement, selon Microsoft).

Si Windows 11 a été plus rapide que Windows 10 pour atteindre cette limite symbolique, ce n'est pas nécessairement un exploit pour autant. En 2026, les parts de marché de macOS et des distributions GNU/Linux augmentent et une bonne partie des utilisateurs de Windows 11 sont là depuis peu : Satya Nadella a expliqué que la hausse était de 45 % sur un an. De façon très concrète, une partie des utilisateurs a donc probablement décidé de passer à Windows 11 sous la contrainte, à cause de l'arrêt du support de Windows 10 en octobre 2025.
Fin de Windows 10 : nos conseils au complet pour surmonter cette épreuve
Ce record montre aussi que le renouvellement du parc informatique est probablement plus rapide que prévu : les limites imposées par Windows 11 sur le matériel impliquent l'utilisation d'ordinateurs relativement récents2 (moins de huit ans, Microsoft ne prend officiellement en charge que des CPU sortis après 2018). Reste qu'en pratique, Windows 11 n'est pas exempt de reproches ni de bugs, et les dernières mises à jour mensuelles du système de Microsoft ont amené de nombreux problèmes, parfois bloquants. Un défaut qui n'est par ailleurs pas exclusif à Windows, macOS n'étant pas un exemple de stabilités et de finition logicielle depuis quelques années.
Apple ne communique pas sur le nombre d'utilisateurs de macOS dans le monde, mais il est évidemment nettement plus faible. Et la manière de déployer macOS, avec des mises à jour annuelles et une obsolescence logicielle qui empêche d'utiliser d'anciennes versions du système de façon pérenne, implique que le nombre d'utilisateurs des dernières versions en date de macOS est a priori nettement plus élevé proportionnellement chez Apple, alors que de nombreux utilisateurs de Windows sont restés très longtemps sous Windows 10, pour diverses raisons plus ou moins valables.
