Federal judge blocks Trump bid to move Biden-commuted death row inmates to ‘Alcatraz of the Rockies’



Pam Bondi a offert un show bien particulier devant la Chambre des représentants ce mercredi 11 février. Interrogée sur la gestion de l'affaire Epstein et la publication de milliers de documents caviardés par son ministère de la Justice et le FBI, la procureure générale de l'administration Trump 2 s'est illustrée par une défense on ne peut plus offensive, "imitant la tactique du président Donald Trump qui consiste à passer à l'attaque lorsqu'on lui pose des questions difficiles", souligne The New York Times. Au cours de l'audience, des élus démocrates au Congrès ont accusé la ministre de la Justice, d'"étouffer" l'affaire Epstein en ne respectant pas la loi obligeant l'administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier.
L'atmosphère s'est tendue dès lors que des élus démocrates ont dénoncé la publication de photos et de noms de victimes, tandis que d'autres, de potentiels complices de Jeffrey Epstein, ont été maintenus secrets grâce à la technique du caviardage, raconte The Wall Street Journal. La première accroche est survenue lorsque l'élue démocrate de Washington, Pramila Jayapal, lui a lancé : "Allez-vous maintenant vous tourner vers ces victimes et vous excuser pour ce que le ministère de la Justice leur a fait subir ?" Ce à quoi Pam Bondi a répondu qu'elle ne s'abaisserait pas à ce niveau. "Cet échange houleux a donné le ton du reste de l'audience, où Pam Bondi et ses interlocuteurs démocrates n'ont cessé de s'interrompre par des cris et des reproches mutuels", poursuit le quotidien économique. Selon l'adage controversé : "la meilleure défense est l'attaque", "Pam Bondi s'est ensuite lancée dans une digression concernant son prédécesseur au poste de procureur général, Merrick Garland, sous la présidence de Joe Biden", note la chaîne CNN. Pour terminer par des disputes et en attaques personnelles, loin du sujet évoqué au départ. "Pam Bondi a décidé que le moment demandait de la combativité, pas de la contrition", commente encore la chaîne d'information en continu.
Selon plusieurs grands titres de la presse outre-Atlantique, l’ancienne procureure générale de Floride, fidèle parmi les fidèles du président américain, a profité de l'audience pour lui réitérer toute sa loyauté et son admiration. Alors qu'un élu républicain du Kentucky, Thomas Massie, s'est joint aux questionnements et dénonciations des élus démocrates concernant la façon dont les documents de l'affaire Epstein ont été publiés, Pam Bondi n'a pas hésité à le traiter de "politicien raté", rapporte The New York Times et de l'accuser d'être atteint du "syndrome anti-Trump".
Dans chacune de ses réponses face aux interrogations d'élus sur la méthode de publication des documents, Pam Bondi a réussi à rebondir, "combative" et par l'utilisation d'une rhétorique préparée contre les démocrates et leur gestion du dossier sous la présidence de Joe Biden. "Tout cela pour changer de sujet et étouffer toute critique", décrypte le quotidien new-yorkais. De son côté, le Washington Post ne dit pas autre chose : "Pam Bondi est venue armée d’insultes préparées pour les démocrates".
Durant quatre heures, Pam Bondi est restée "évasive" voire même volontairement "hors sujet". Elle a par exemple refusé de discuter de la gestion par le département de la Justice des récentes fusillades mortelles de Renée Good et d’Alex Pretti par l'ICE à Minneapolis. A la place, "elle a laissé entendre que des enquêtes sur les voix critiques de Trump étaient en cours", regrette The Washington Post.
Si Pam Bondi a cherché à faire taire les critiques qui émergeaient à l'égard du président américain, "cela s'est potentiellement fait au détriment de la volonté du peuple américain d'avoir des réponses sur l'affaire Epstein", tacle la chaîne CNN, rappelant qu'une majorité d'Américains (59%) désapprouvent la gestion de l'affaire Epstein selon un récent sondage de l'institut Ipsos.
© REUTERS
L’émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé jeudi 12 février la fin de l’opération de contrôle de l’immigration menée dans le Minnesota. "J’ai proposé et le président Trump a accepté que cette opération de renforcement des effectifs prenne fin", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Il y a une semaine, le chargé de la sécurité des frontières avait déjà annoncé le retrait d'environ 700 agents de la police de l'immigration (ICE). Ce jeudi, il a déclaré que la plupart des agents restants, déployés depuis d'autres Etats, seraient rapatriés la semaine prochaine, évoquant notamment une coordination "sans précédent" avec les forces de l'ordre locales du Minnesota.
Le "tsar des frontières", comme il est surnommé, avait été dépêché dans l’Etat pour prendre la direction des opérations alors que l’administration Trump était vivement critiquée pour les méthodes employées par les agents de la police de l'immigration (ICE). Dans le cadre de l'opération Metro Surge, lancée en décembre 2025, Donald Trump avait déployé environ 3 000 agents de l'immigration armés fin janvier pour expulser les migrants du Minnesota, principalement à Minneapolis, sa plus grande ville. Dès le début du déploiement de l’opération, dans les deux villes voisines de Minneapolis et Saint Paul, largement acquises aux démocrates, des riverains ont rapidement mis en place des groupes de discussion et des rondes informelles afin d’observer, voire d’interpeller, les agents de l’immigration. Les autorités fédérales ont affirmé que certains de ces rassemblements avaient dépassé le cadre légal, évoquant des entraves aux opérations et des comportements violents ; plusieurs participants ont ainsi été poursuivis au niveau fédéral. De leur côté, les militants dénoncent un recours excessif à l’intimidation, aux gaz lacrymogènes et à la force, estimant que les droits protégés par le Premier Amendement ont été mis à mal lors de manifestations qu’ils jugent pacifiques.
Plus de 4 000 personnes ont été arrêtées, trois blessées par balle dont deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, tués par des agents fédéraux. "Grâce à nos efforts ici, le Minnesota est désormais moins un Etat refuge pour les criminels", s'est tout de même justifié Tom Homan. Ces opérations d'expulsion ont également été fermement contestées par le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, et d'autres élus de l'Etat.
Pour de nombreux Minnesotiens, l'annonce de Tom Homan a marqué un tournant bienvenu, mais la nouvelle de ce retrait des troupes a été accueillie avec scepticisme, rapporte le New York Times. "Je le croirai quand je le verrai", a déclaré Elliott Payne, président du conseil municipal de Minneapolis.
Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a salué la fin de la répression contre l'immigration et a félicité les habitants pour leur réaction. Il a déclaré que cette opération avait été "catastrophique" pour les familles et les entreprises de Minneapolis. "Ils pensaient pouvoir nous briser, mais l’amour du prochain et la volonté de persévérer peuvent survivre à une occupation", a-t-il déclaré dans un communiqué.
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Un accord majeur se dessine entre Paris et New Delhi. Le ministère de la Défense indien vient de donner son approbation de principe pour l'acquisition de 114 avions de combat Rafale, un contrat potentiel estimé à 33 milliards d'euros qui pourrait redéfinir l'équilibre des forces en Asie.