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Actualité : Pixel 11 : Google prépare-t-il l’arme ultime anti-piratage ?

Google parle majoritairement d’intelligence artificielle dès qu'il s’agit de ses smartphones. Pourtant, en coulisses, un autre chantier avancerait à grands pas, à savoir la sécurité. À l’approche des dix ans de la gamme Pixel et des cinq ans des processeurs maison Tensor, le futur Pixel 11 pourrait marquer un vrai tournant.Une nouvelle puce mystérieu...

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Comment l'Iran se prépare à une attaque des Etats-Unis

La guerre est-elle imminente au Moyen-Orient ? Porte-avions, navires de guerre, chasseurs F-35 et F-22… Les Etats-Unis continuent de se renforcer militairement et se préparent à un éventuel conflit armé contre l'Iran. Jeudi, Donald Trump a déclaré qu'il déciderait de ses prochaines actions concernant l'Iran dans les dix jours. Plus tard, il a indiqué aux journalistes que ce délai était d'environ deux semaines maximum. "Nous allons conclure un accord, d'une manière ou d'une autre", a-t-il affirmé.

Alors que le président américain pourrait décider de bombarder l'Iran en raison de son programme nucléaire, Téhéran menace de son côté de représailles contre les bases américaines dans la région en cas d'attaque. Dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, Téhéran a déclaré qu'il ne déclencherait aucune guerre, mais qu'en "cas d'agression militaire, l'Iran répondrait de manière décisive et proportionnée" dans l'exercice de son droit de légitime défense. "Toutes les bases, installations et ressources des forces hostiles dans la région constitueraient des cibles légitimes", précise le régime iranien dans cette lettre. "Les Etats-Unis assumeraient l'entière responsabilité de toute conséquence imprévisible et incontrôlée."

Une première frappe limitée ?

Donald Trump étudie diverses options militaires, tout en réaffirmant sa préférence pour la voie diplomatique. Selon The Wall Street Journal, le président américain envisagerait une frappe initiale limitée pour contraindre l'Iran à accepter un accord sur le nucléaire. Cette première étape destinée à faire pression sur Téhéran serait moins radicale qu'une attaque de grande envergure susceptible de provoquer une riposte massive. Selon des sources proches du dossier interrogées par le quotidien américain, cette première offensive, qui pourrait être autorisée dans les prochains jours, ciblerait quelques sites militaires ou gouvernementaux. Si l'Iran persistait dans son refus de se conformer aux exigences de Donald Trump, les Etats-Unis lanceraient alors une vaste campagne contre les installations, potentiellement dans le but de renverser le régime des mollahs.

Face à la menace de guerre, Téhéran consacre depuis plusieurs mois des efforts à la réparation d'installations de missiles stratégiques et de bases aériennes gravement endommagées en juin 2025 lors de la guerre des Douze jours contre Israël. Malgré les lourdes pertes subies à ce moment-là, l'analyse d'images satellites réalisée par CNN révèle que l'Iran a reconstruit ses installations de missiles endommagées. Comme le détaille ce média américain, des images satellites de la base de missiles Imam Ali à Khorramabad, prises le 5 janvier dernier, montrent que sur la douzaine de structures détruites par Israël, trois ont été reconstruites, une a été réparée et trois autres sont en cours de construction. Ce site comprend des silos de lancement essentiels au tir de missiles balistiques.

Ces bases militaires rapidement réparées

Des bases militaires ont également fait l'objet d'importantes réparations, comme la base aérienne de Tabriz, liée au système de missiles balistiques de moyenne portée iraniens. Sur la base aérienne d'Hamadan, les cratères creusés par les bombes sur la piste ont été comblés et les abris d'avions ont été réparés. L'Iran a également rapidement reconstruit son usine de production de missiles à propergol solide la plus importante et la plus récente à Shahrud, une technologie permettant le déploiement rapide de missiles à longue portée.

L'Iran renforce par ailleurs rapidement plusieurs de ses installations nucléaires, utilisant du béton et de grandes quantités de terre pour enfouir des sites clés, selon de nouvelles images satellites et une analyse de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS). Comme le rapporte CNN, des images du 10 février dernier montrent que l'Iran poursuit le renforcement des entrées des tunnels du complexe souterrain creusé dans le mont Pickaxe, près de Natanz.

"Je pense que l'Iran est en train de reconstituer ses programmes nucléaire et balistique, probablement plus rapidement qu'Israël ne l'avait affirmé lors de l'opération Lion ascendant", a déclaré à CNN Jeffrey Lewis, chercheur émérite en sécurité mondiale au Middlebury College, en référence aux frappes israéliennes de juin. "La reconstruction des bâtiments, ainsi que d'autres informations, suggèrent que l'Iran a soit pu remplacer cet équipement, soit le déplacer vers des lieux sûrs sous terre avant les frappes", a-t-il ajouté.

Un échec des discussions à Genève

L'Iran montre les muscles sur le plan militaire et tente ainsi de dissuader les Etats-Unis d'attaquer. En pleins pourparlers diplomatiques, Téhéran a ainsi lancé des exercices navals dans le golfe Persique afin de démontrer sa capacité de déstabilisation aux alliés régionaux de Washington. Pour la première fois, les Gardiens de la révolution iraniens ont notamment fermé une partie du très stratégique détroit d'Ormuz pendant quelques heures à l'occasion d'exercices navals, selon les médias iraniens.

La guerre ne semble néanmoins pas encore inéluctable et, sur le plan diplomatique, des négociateurs iraniens et américains ont tenu des pourparlers indirects à Genève pendant trois heures et demie mardi. Ceux-ci se sont toutefois soldés par un échec. Les Etats-Unis souhaitent notamment l'arrêt du programme nucléaire iranien et des limitations concernant le programme de missiles balistiques de l'Iran. Mais Téhéran refuse pour le moment de faire des concessions majeures sur son programme nucléaire, tout en insistant sur le fait que celui-ci est destiné à des fins pacifiques.

© via REUTERS

Des missiles iraniens sont exposés dans un parc de Téhéran, en Iran, le 31 janvier 2026.
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"La reine Elizabeth serait horrifiée" : l’arrestation de l’ex-prince Andrew vue par la presse britannique

Un ancien prince arrêté le jour de son 66e anniversaire. Andrew Mountbatten-Windsor, le frère cadet du roi Charles III, a été libéré jeudi 19 février, dans la soirée, après avoir été arrêté et placé en garde à vue plus tôt dans la journée pour manquements présumés à l'intégrité dans l'exercice de fonctions publiques. En cause : des allégations selon lesquelles il aurait transmis des documents gouvernementaux confidentiels au criminel sexuel Jeffrey Epstein, aujourd'hui décédé, alors qu'il travaillait comme représentant commercial du Royaume-Uni, entre 2001 et 2011.

L'arrestation de ce membre éminent de la famille royale, huitième dans l'ordre de succession au trône, est "sans précédent" dans l'histoire moderne, et même "historique", souligne à l’unisson la presse britannique. "Andrew Mountbatten-Windsor est devenu le premier membre important de la famille royale britannique à être arrêté dans l'histoire moderne", note la BBC. "C'est la première fois qu'un membre de la famille royale est placé en détention depuis près de 380 ans. En 1647, Charles Ier fut emprisonné par Oliver Cromwell et assigné à résidence au palais de Hampton Court", relève The Times.

Une onde de choc pour la famille royale

L'événement survenu jeudi "a suscité une vive émotion" au Royaume-Uni, indique la BBC, notamment au sein de la famille royale. "J'ai appris avec la plus grande inquiétude la nouvelle concernant Andrew Mountbatten-Windsor et les soupçons de manquement à ses fonctions publiques", a réagi le roi Charles dans un communiqué. "C'est le moment le plus sombre pour la monarchie depuis près de 400 ans", juge The Telegraph. "Ni divorce, ni départ, ni liaisons extraconjugales d'antan ne peuvent rivaliser. Même l'abdication [NDRL : du roi Edouard VIII, en 1936], si scandaleuse en son temps, paraît bien pâle face à la vision d'un homme né prince détenu dans un commissariat."

"L'arrestation d'Andrew Mountbatten-Windsor est un séisme pour la famille royale et pour lui-même", estime The Guardian. L'ex-prince Andrew, "un membre jadis si respecté de la famille royale", a été en effet "détenu par la police comme un citoyen ordinaire". "Dépouillé de son statut et de ses fastes, il se retrouve sous les feux des projecteurs, comme n'importe quel autre habitant de ces îles", poursuit ce média. Par conséquent, "le mystère et le respect qui entouraient la famille royale ont été brisés".

La "pire crise constitutionnelle du siècle"

"Même aujourd'hui, et cela faisait longtemps qu'on s'y attendait, son arrestation a quelque chose d'irréel", relève de son côté The Independant, estimant que la maison de Windsor "ne sortira pas indemne de cette période si particulière". Pour The Times, l'arrestation de l'ex-prince Andrew "représente la pire crise constitutionnelle du siècle". "Le roi (Charles) doit faire face à une menace bien plus grave que celle qu'ont connue tous ses ancêtres récents", estime le quotidien britannique de centre-droit. Il explique son point de vue : "Andrew a beau avoir été déchu de ses titres, il demeure huitième dans l'ordre de succession au trône. Techniquement - ​​bien que cela soit impossible puisqu'il n'est plus un membre actif de la famille royale depuis 2019 - il est toujours conseiller d'État et donc habilité à suppléer le roi."

Comme le détaille la BBC, son association avec Jeffrey Epstein "lui a valu de perdre son poste d'envoyé spécial pour le commerce en 2011, et après une interview désastreuse à Newsnight (une émission de la BBC) en 2019, il a été démis de ses fonctions royales". Son retrait de la vie publique "s'est accentué après son accord à l'amiable avec son accusatrice Virginia Giuffre en 2022". Et en octobre dernier, lorsque des courriels ont révélé que l'ex-prince Andrew n'avait pas rompu ses liens avec Jeffrey Epstein comme il l'avait affirmé, "il a été déchu de ses titres de prince et de duc, puis contraint de quitter sa résidence royale de Windsor".

La chute d'Andrew Mountbatten-Windsor se déroule plus de trois ans après le décès de la reine Elizabeth II. "Les royalistes de tout le pays auront sans doute la même pensée : heureusement que la défunte reine n'est plus là pour voir ça", rapporte The Telegraph. The Independant abonde : "La reine Elizabeth serait horrifiée de voir à quel point Andrew Mountbatten-Windsor est tombé bas", titre le journal, qui précise que si la souveraine, "si respectée qu'elle pouvait en partie le protéger, a disparu", le roi Charles, quant à lui, "fidèle à la tradition, privilégie impitoyablement l'institution en isolant son frère et en étouffant ainsi le scandale".

Dans son communiqué, le roi Charles a déclaré que les autorités bénéficiaient du "soutien et de la coopération sans réserve" de sa famille. "Je tiens à le dire clairement : la justice doit suivre son cours", a déclaré le monarque. "Entre-temps, ma famille et moi-même continuerons à servir la nation." "La déclaration du roi visait à clore le débat et à dissocier la famille royale de tout ce qui pourrait arriver à Andrew", analyse la BBC. Cette "déclaration sans précédent de son frère (...) ne laisse aucune échappatoire à la justice royale", souligne la radio publique.

© REUTERS

Andrew Mountbatten-Windsor, frère cadet du roi Charles d'Angleterre, quitte le commissariat d'Aylsham après avoir été arrêté pour suspicion de faute professionnelle, le 19 février 2026.
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Comparatif des meilleures casques VR et lunettes IA 2026

À la recherche du meilleur casque VR ou lunettes boostées à l’IA pour 2026 ? Voici notre comparatif pour vous aider à dénicher la pépite pour vous ou l’un de vos proches ! Les expériences virtuelles n’ont jamais été aussi avancées qu’aujourd’hui. Mais face à une offre qui explose, il devient difficile de distinguer les ... Lire plus

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Forefront améliore son expérience VR et augmente ses tarifs !

Fans de Forefront ? Nous avons une bonne et une mauvaise nouvelle (ou presque) pour vous ! Et oui, le studio Triangle Factory vient de lancer une mise à jour majeure pour son jeu phrase pour les adeptes de bataille virtuelle, et en même temps, il a augmenté ses tarifs… Le FPS multijoueur en réalité ... Lire plus

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visionOS : nouvelles API et outils pour le streaming VR dans le cloud

La mise à jour majeure de visionOS intègre désormais le streaming fovéaté, une avancée technologique qui révolutionne la diffusion de contenus VR en cloud. Cette innovation permet à la fois une immersion plus fluide et une interaction plus naturelle dans des environnements complexes. Explication ! Le système d’exploitation visionOS, conçu pour Apple Vision Pro, marque ... Lire plus

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Les smart glasses d’Apple seront disponibles dès 2027

Apple accélère le développement de ses lunettes connectées, visant une production dès fin 2026 et un lancement public en 2027. Ce projet inédit s’inscrit dans une stratégie plus large autour de l’intelligence artificielle et des wearables. Mais la question qui reste sur toutes les lèvres c’est : « quelle révolution la pomme nous réserve-t-elle réellement dans ... Lire plus

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Inondations : face aux crues, pourquoi les Pays-Bas ont une longueur d’avance

Il n'a jamais plu aussi longtemps en France. Avec 35 jours de pluie consécutifs, le pays enregistre sa plus longue série de jours de précipitations depuis le début des mesures en 1959, battant le précédent record de 2023, a annoncé Météo-France ce mercredi 18 février. Depuis le 1er janvier dernier, "il est tombé l'équivalent d'un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, un large quart Sud-Ouest et le pourtour méditerranéen", a indiqué le prévisionniste. Les précipitations tombent sur des sols saturés en eau, limitant l'infiltration des pluies et provoquant des inondations remarquables sur une grande partie du pays.

Alors que la France subit ces importantes inondations, les Pays-Bas ont appris à cohabiter avec l’eau et à gérer ces crues depuis des siècles. Les Néerlandais sont devenus une référence sur la scène internationale pour leur politique en matière d'adaptation à la montée des eaux. Ils n'ont de toute façon pas vraiment le choix : les Pays-Bas sont traversés par trois fleuves importants, le Rhin, la Meuse et l'Escaut, formant un delta jouxtant la mer du Nord. Environ 60 % de la superficie du pays, dont les 26 % du territoire situés sous le niveau de la mer, présentent des dangers d'inondations. Le changement climatique aggrave la situation, et ces risques sont amenés à se multiplier : selon une étude publiée en 2017 par des chercheurs de l'Université d'Utrecht, le niveau de la mer du Nord pourrait s'accroître d'1 mètre à 1,5 mètre d'ici à 2100. Environ 70 % des Néerlandais sont menacés d'inondations dans les années à venir. Par ailleurs, environ 18 % du territoire des Pays-Bas sont des territoires gagnés sur la mer, des "polders".

Le "plan Delta" pour faire barrage contre la mer

L'ambitieuse politique des Pays-Bas en matière de gestion de l'eau et des inondations est née d'un raz-de-marée dramatique : la combinaison d'une violente tempête en mer du Nord avec une grande marée dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1953. Cette nuit-là, la Zélande, une région d’îles formées par les deltas de l’Escaut, de la Meuse et du Rhin se retrouve sous l’eau. En mer, l’eau s'élève jusqu'à 4,50 mètres au-dessus du niveau normal, rappelle la RTBF.

Les digues n'arrivent plus à contenir les vagues et des milliers d'habitations sont emportées. Le bilan final des victimes s'établit à 1836 morts. Il faut aussi compter 200 000 hectares sous eau, rendus incultivables par le sel, 10 000 maisons détruites et des dizaines de milliers de têtes de bétail noyées. Les Néerlandais tirent rapidement les leçons de cette catastrophe et mettent en place le "plan Delta".

Cet immense chantier de génie civil a permis de construire 20 000 kilomètres de digues dans la partie sud-ouest du pays. Un certain nombre d'estuaires sont alors ainsi fermés par des digues, des écluses et des barrières anti-tempête. De 1956 à 1986, huit immenses barrages limitant les submersions marines sont au total construits dans le cadre de ce plan, qui ferme définitivement les bras de mer et protège désormais la Zélande. Le plus impressionnant est l'Oosterscheldekering, inauguré en 1986. Long de près de 9 kilomètres au total, il est notamment constitué de 64 portes en métal de 42 mètres de large chacune, en moyenne, pouvant être fermées en cas de tempête ou de niveau des eaux menaçant. Le gouvernement néerlandais envisage d’investir encore dans ce plan Delta, relancé en 2012 afin de rénover 1320 km de digues d'ici 2050, en injectant 20 milliards d'euros.

Un changement de stratégie au tournant du siècle

La stratégie hollandaise a évolué au fil des années. A la fin des années 1990, les Pays-Bas ont décidé de réviser leur stratégie en matière de prévention des inondations. L'idée, désormais ? Cesser de bloquer les cours d'eau avec des digues et des barrages et les libérer dans le but de mieux les contrôler. Le lit des cours d'eau est élargi, plutôt que de construire des digues. Les zones inondables naturelles sont restaurées, certaines digues existantes sont détruites ou décalées pour laisser l'eau prendre sa place, tandis que des canaux secondaires sont élargis. Depuis les années 2000, le pays laisse donc déborder par endroit ses cours d'eau, laissant des champs entiers être inondés très en amont afin de baisser le niveau de l'eau, en aval, au niveau de la digue.

"Il s'agissait de rendre à la nature ce qui lui appartenait. Et, automatiquement, si les rivières ont davantage d'espace, le niveau d'eau sera abaissé si d'éventuelles inondations se produisent", expliquait en 2024 à Libération Erik Mosselman, ingénieur hydraulique chez Deltares, le principal institut néerlandais de recherche appliquée dans le domaine de l’eau, du sous-sol et des infrastructures.

Les inondations ayant frappé le pays en 1993 et 1995, avec le débordement du Rhin et de la Meuse, ont initié ce tournant majeur. Les Néerlandais craignaient alors une rupture de la digue qui protège le pays, avec des conséquences qui seraient alors immenses et graves. Comme le relève Libération, Room for the River ("De la place pour la rivière"), le nom de ce projet, a vu jour en 2006 après d'intenses études hydrauliques et géologiques. Ce programme, parachevé en 2015, comprend plus d'une trentaine de projets. Son coût total équivaut à 2,3 milliards d’euros, selon une estimation du gouvernement émise en 2018.

Ce programme a toutefois entraîné le déplacement des populations résidant dans les zones concernées, provoquant des controverses et des manifestations. Selon Erik Mosselman, associé au projet "Room for the River" depuis ses débuts, ce programme n'est pas "une panacée qui marcherait dans tous les pays". Pour cet ingénieur hydraulique, cela pourrait fonctionner "le long de larges rivières", comme en France "le long du Rhône ou de la Loire". En revanche, en ce qui concerne des cours d'eau plus étroits, qui ne possèdent pas de digues déjà existantes, appliquer cette stratégie peut se révéler plus complexe.

Les solutions fondées sur la nature ont donc gagné en importance ces vingt dernières années aux Pays-Bas. Comme le relate Les Echos, le cordon dunaire présent le long de la côte, qui agit comme une barrière naturelle contre les inondations, est régulièrement entretenu afin de ne pas finir érodé par la mer. Le sable, aspiré depuis la mer du Nord et les lacs néerlandais, sert à recouvrir les dunes et les digues préexistantes ou encore à allonger les plages. Un autre volet de la politique néerlandaise de protection de l'eau s'appuie sur la mise en place d'agences de crise qui s'entraînent en permanence à établir des plans d'évacuation.

En outre, comme le détaille le quotidien économique, la bonne gestion des mesures d'adaptation doit beaucoup au système politique en vigueur dans ce pays, peu centralisé et essentiellement basé sur le compromis. Les citoyens jouent un rôle important dans le domaine de la lutte contre les inondations et les submersions. Aux Pays-Bas, une taxe d'eau versée par la population permet aussi bien de financer le traitement des eaux usées que l'entretien des ruisseaux, des canaux, des barrages et la protection contre d'éventuelles inondations.

Innovations et technologies dernier cri

Les Néerlandais comptent sur l'innovation et les technologies dernier cri pour faire face aux risques de montée des eaux. Les exemples sont nombreux. Des drones inspectent ainsi les digues et les barrages, produisant des données qui sont ensuite analysées par l'intelligence artificielle afin d'identifier les points faibles. En outre, un dispositif permettant de créer les plus grandes vagues artificielles du monde dans un canal long de 300 mètres a été lancé. Il est utilisé pour tester la solidité de digues et dunes avant leur éventuelle construction.

La ville de Rotterdam, concentré de l'ensemble des problématiques rencontrées par les Pays-Bas, est généralement présentée comme un modèle de créativité face à la montée des eaux. Certaines parties du premier port d'Europe et capitale économique du pays se situent six mètres en dessous du niveau de la mer. La ville a récemment redoublé de créativité pour permettre à sa population de garder les pieds au sec, rappelle Les Echos. Des parkings pouvant se convertir en cuves de récupération des eaux ont été ainsi créés, tandis que des jardins publics capables de se muer en lacs en cas de déluge ont été instaurés. Le Maeslantkering, un portail d'acier qui protège le principal chenal reliant le port à la mer, a quant à lui été installé en 1997.

© imageBROKER/alimdi/Arterra /Johan De Meester/MaxPPP

De 1956 à 1986, huit immenses barrages limitant les submersions marines sont au total construits dans le cadre de ce plan, qui ferme définitivement les bras de mer et protège désormais la Zélande. Le plus impressionnant est l'Oosterscheldekering, inauguré en 1986.
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Les Etats-Unis accusent la Chine d'avoir mené un essai nucléaire secret

Que s'est-il passé le 22 juin 2020 au Kazakhstan ? Selon les Etats-Unis, la Chine a mené ce jour-là un essai nucléaire discret. Washington vient de donner de nouveaux détails sur une "explosion" souterraine survenue à la station sismique PS23, qui fait partie d'un système de surveillance mondial exploité par l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (Otice).

Le secrétaire d'Etat adjoint Christopher Yeaw a déclaré lors d'une conférence à l'Institut Hudson, un groupe de réflexion basé à Washington, que cette station sismique située au Kazakhstan avait enregistré une "explosion" de magnitude 2,75. Elle a été enregistrée à 720 km du site d'essais de Lop Nor, dans la région du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine. D'après Christopher Yeaw, les Etats-Unis ont utilisé des données sismiques recueillies par cette installation située au Kazakhstan pour conclure que la Chine avait procédé à un essai nucléaire explosif.

"C'est ce à quoi on pourrait s'attendre lors d'un essai nucléaire"

"Il est très peu probable, selon moi, qu'il s'agisse d'autre chose qu'une explosion, une explosion unique", a affirmé Christopher Yeaw, comme le rapporte Reuters. Selon lui, ces données ne correspondent pas à des explosions minières. "Ce n'est absolument pas compatible avec un séisme", a également déclaré cet ancien analyste du renseignement et responsable de la défense, titulaire d'un doctorat en génie nucléaire. "C'est ce à quoi on pourrait s'attendre lors d'un essai nucléaire."

Selon Washington, la puissance de l'explosion présumée, c'est-à-dire la quantité d'énergie libérée, reste incertaine en raison des efforts qui auraient été déployés par le gouvernement chinois pour dissimuler l'essai. Pékin aurait ainsi tenté de dissimuler l'essai en utilisant une méthode appelée découplage, consistant à faire exploser l'engin à l'intérieur d'une grande chambre souterraine afin de réduire l'amplitude des ondes de choc qu'il propage dans la roche environnante, et in fine perturber les systèmes de surveillance internationaux, expliquent Reuters et The Washington Post.

Pour sa part, l'Otice, chargée de détecter les explosions d'essais nucléaires, a indiqué mardi dans un communiqué que les données étaient insuffisantes pour confirmer avec certitude l'allégation de Christopher Yeaw. Selon le secrétaire exécutif de l'organisation, Robert Floyd, la station PS23 a enregistré "deux très faibles événements sismiques" espacés de 12 secondes le 22 juin 2020. Le système de surveillance de l'Otice est capable de détecter des "événements" compatibles avec des explosions d'essais nucléaires d'une puissance égale ou supérieure à 551 tonnes (500 tonnes métriques) de TNT, a-t-il précisé. "Ces deux événements étaient bien en deçà de ce seuil. Par conséquent, avec ces seules données, il est impossible d'évaluer avec certitude la cause de ces événements", a indiqué Robert Floyd dans ce communiqué.

Une allégation "totalement infondée" selon la Chine

Interrogé par Reuters, Liu Pengyu, un porte-parole de l'ambassade de Chine à Washington a nié tout essai nucléaire. Selon Pékin, cette allégation, totalement infondée, constitue une tentative de fabriquer des prétextes pour reprendre les essais nucléaires américains. "Il s'agit d'une manipulation politique visant à asseoir l'hégémonie nucléaire et à se soustraire à ses propres responsabilités en matière de désarmement nucléaire", a déploré Liu Pengyu.

Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis accusent la Chine, une puissance nucléaire en pleine expansion. Le 7 février dernier, Thomas DiNanno, sous-secrétaire d'Etat au contrôle des armements, a été le premier responsable américain à affirmer que Pékin avait procédé à un essai nucléaire en 2020. Il a déclaré que l'armée chinoise avait "cherché à dissimuler" ses efforts car "elle reconnaissait que ces essais violaient les engagements du traité d'interdiction des essais nucléaires".

Une tactique de pression des Américains ?

Les Etats-Unis, la Russie et la Chine sont signataires du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires de 1996 (TICE), qui interdit "tout essai d'arme nucléaire ou toute autre explosion nucléaire". Toutefois, les Etats-Unis et la Chine n'ont jamais ratifié le traité et la Russie a retiré sa ratification en 2023. Le dernier essai nucléaire confirmé en Russie remonte à la fin de l'Union soviétique, en 1990. Le dernier essai chinois a eu lieu à Lop Nur en 1996.

L'attention portée par l'administration américaine à cet événement fait suite à une déclaration de Donald Trump en octobre dernier, selon laquelle la Chine et la Russie auraient procédé à des essais nucléaires. Le président américain s'est engagé à reprendre les essais nucléaires américains "sur un pied d'égalité" avec ces deux pays.

Comme l'explique The Washington Post, l'annonce de Donald Trump a alarmé les experts en contrôle des armements, car toute reprise de tels essais remettrait en cause un tabou post-Guerre froide aux Etats-Unis, en vigueur depuis le dernier essai nucléaire en 1992. Après l'expiration, le 5 février 2026, du dernier traité de limitation des armements nucléaires entre les Etats-Unis et la Russie, New Start, le milliardaire issu du Parti républicain a indiqué qu'il espérait le remplacer par un accord "nouveau, amélioré et modernisé" qui inclurait non seulement les Etats-Unis et la Russie, les deux plus grands arsenaux nucléaires au monde, mais aussi la Chine. Selon des analystes, la divulgation publique d'un essai nucléaire chinois pourrait donc être une tactique de pression de Washington visant à inciter Pékin à participer à la négociation de cet accord remplaçant le traité New Start.

La Chine possède environ 600 ogives nucléaires, selon un rapport du Pentagone publié en décembre dernier. Selon ce document, la Chine déploiera plus de 1 000 ogives nucléaires d'ici 2030. A titre de comparaison, la Russie en possède environ 4 300 et les Etats-Unis environ 3 700, des chiffres datant de janvier 2025 rapportés dans la dernière évaluation annuelle de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).

© REUTERS

Donald Trump et Xi Jinping, ici à Busan en Corée du Sud, le 30 octobre 2025, ont un point commun : leurs deux pays ont signé le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires mais ne l'ont jamais ratifié.
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YouTube obtient une application native immersive sur Apple Vision Pro

Après une longue attente, YouTube propose enfin une application visionOS native sur Apple Vision Pro, permettant une lecture mieux intégrée des vidéos classiques et immersives. Ce lancement ouvre la porte à des vidéos à 180° et 360°, désormais disponibles directement depuis l’application. Après une attente qui a semblé interminable pour de nombreux utilisateurs du casque ... Lire plus

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Star Citizen VR : que vaut sa mise à jour 4.6 ?

Le célèbre simulateur spatial « Star Citizen » continue d’évoluer vers le support VR complet avec les mises à jour expérimentales 4.5 et 4.6. Ces améliorations offrent une expérience VR en constante amélioration pour les explorateurs de galaxies virtuelles ! L’ambitieux simulateur spatial Star Citizen continue de repousser les limites du possible, et la dernière ... Lire plus

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Tin Hearts: Act 1 débarque sur Meta Quest !

Les amateurs de réflexion et d’ambiances victoriennes ont de quoi se réjouir. Après un succès remarqué sur PC et consoles, le studio Rogue Sun (composé d’anciens membres de Lionhead, les créateurs de Fable) vient de déployer Tin Hearts: Act 1 sur Meta Quest 3, 3S et Quest 2 ce 12 février 2026. Le jeu narratif ... Lire plus

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Disney+ retire discrètement le 3D sur Apple Vision Pro en Europe

Disney+ a supprimé sans annoncer publiquement la lecture de films en 3D et le support Dolby Vision sur Apple Vision Pro pour plusieurs pays européens. Cette décision affecte particulièrement les abonnés Premium qui, auparavant, on profité de contenus en 3D immersifs. C’est un coup dur pour les possesseurs de l’Apple Vision Pro. Alors que les ... Lire plus

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Quest 4 : Meta confirme (enfin ?) qu’il est toujours prévu

C’est confirmé, Meta va développer son prochain casque VR, le Quest 4 avec un lancement prévu en 2027. Les détails dans ce qui suit ! Le marché de la réalité virtuelle est actuellement à un tournant, où innovation technologique et demandes des utilisateurs poussent les acteurs majeurs à repenser leurs stratégies. Meta, numéro un incontesté ... Lire plus

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Un shooter façon “Battlefield” bientôt sur PSVR2

Le studio Triangle Factory prépare l’arrivée de son shooter VR massif Forefront sur PlayStation VR2, avec des affrontements en 16v16 et des véhicules pilotables. Inspiré de l’esprit Battlefield, le jeu misera aussi sur le cross-play pour réunir les joueurs de toutes les plateformes VR. Un avant-goût avant une totale immersion ! Bonne nouvelle pour les ... Lire plus

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Meta a triplé la vente de ses Ray-Ban malgré tous les sceptiques !

Les ventes des smart glasses Ray-Ban Meta ont explosé en 2025, triplant les résultats précédents malgré les doutes persistants sur la viabilité de ces lunettes connectées. Cette montée en puissance s’appuie sur un portefeuille élargi et un renouvellement technologique, renforcés par une collaboration stratégique entre Meta et EssilorLuxottica. Tandis que le secteur XR continue d’évoluer, ... Lire plus

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À quand la sortie du Steam Frame de Valve ?

Le Steam Frame de Valve, pourtant très attendu, voit sa sortie repoussée et son prix remis en question à cause d’une pénurie critique de composants. Les amateurs de réalité virtuelle devront patienter encore un peu, sans savoir précisément combien ils devront investir ! La réalité virtuelle continue d’évoluer rapidement, et Steam Frame apparaît comme une ... Lire plus

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Grafik Labor 2026 – Appel à conférenciers et à stands

Création graphique, artistique et outils libres

GrafikLabor revient le samedi 4 avril 2026 à Rennes, dans les locaux d’Activdesign, pour sa huitième édition dédiée aux logiciels libres, aux pratiques créatives ouvertes et aux artistes, designers et développeurs qui les utilisent au quotidien. Issu du LibreGraphicsMeeting, l’esprit se veut ouvert aux diverses pratiques créatives, aux différents secteurs de création graphique pourvu qu’ils mettent en avant les outils, les licences ou du contenu libre.

À cette occasion, l’équipe d’organisation de l’AFGRAL lance un appel à conférenciers et à stands.

Pour rappel, GrafikLabor est un événement communautaire associatif. Il s’adresse aux personnes qui utilisent, développent ou promeuvent des logiciels libres dans leurs pratiques créatives : graphisme, illustration, jeux vidéos, édition, UX/UI, web, motion, 3D, typographie, etc.

L’événement met l’accent sur :

  • les retours d’expérience concrets
  • les choix d’outils et de workflows
  • la transmission de savoirs
  • les enjeux culturels et politiques du logiciel libre dans la création

Appel à conférenciers

Nous recherchons des propositions de conférences ou de présentations autour de, par exemple :

  • création graphique et artistique avec des outils libres (GIMP, Inkscape, Krita, Scribus, Blender etc.)
  • UX/UI, design web ou produit avec des stacks open-source
  • typographie, édition, illustration ou motion en environnement libre
  • jeux vidéo réalisés avec outils libres comme Godot
  • automatisation, scripts, bidouille et détournement d’outils
  • retours d’expérience d’artistes, studios, collectifs ou associations
  • réflexions sur l’autonomie, la pérennité et l’éthique des outils

Les formats peuvent être variés : talk, démo, étude de cas, retour d’expérience, atelier.

Modalités de participation

L’appel est ouvert, mais la programmation se fait sur sélection afin de garantir la cohérence de l’événement.

Les propositions se font en deux étapes :

  • un formulaire de prise de contact (nom, email, motivation)
  • après validation, l’envoi d’un lien vers le formulaire de proposition détaillée

L’événement est aussi ouverts aux sponsors ou aux associations qui aimeraient avoir un stand faire connaitre leur activité.

Informations pratiques

Date : vendredi 4 avril
Lieu : Activdesign, Rennes
Public : artistes, designers, développeurs, étudiants et personnes intéressées par le libre

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