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Face à la bronca d’une partie de ses utilisateurs, Discord met en pause son projet de vérification d’âge généralisée, et prévoit désormais un déploiement au second semestre. L’entreprise promet par ailleurs qu’elle fournira des garanties supplémentaires en matière de respect de la vie privée, au sein de ses propres outils comme dans le choix des prestataires techniques. Elle affirme par exemple avoir abandonné l’idée de travailler avec l’entreprise Persona.
Discord, à qui la rumeur prête l’intention d’aller en bourse, a récemment dévoilé son plan pour vérifier, à l’échelle mondiale, l’âge de ses utilisateurs, afin de protéger les jeunes publics des contenus sensibles. Si l’annonce a peut-être été perçue positivement par l’administration des pays qui veulent imposer un contrôle d’âge avant l’accès aux réseaux sociaux… force est de constater que Discord a raté son effet vis-à-vis de sa cible principale.
Depuis l’annonce du 9 février, la plateforme fait en effet l’objet d’une véritable bronca sur les réseaux sociaux. Les protestations n’émanent bien sûr que d’une infime portion des 200 millions d’utilisateurs revendiqués par la plateforme, mais le bruit qu’elles génèrent a conduit Discord à admettre s’être plantée dans les grandes largeurs. Et donc, à revoir ses plans, comme elle l’a expliqué mardi 24 février dans un billet en forme de mea culpa.
Alors que le communiqué qui a mis le feu au poudre était simplement signé Discord, c’est cette fois Stanislav Vishnevskiy, cofondateur et directeur technique de la plateforme, qui prend la plume. En préambule, il admet s’être attendu à ce que cette décision de systématiser la vérification d’âge fasse du bruit, mais sans doute pas à un tel niveau. Il affirme dans le même temps que si cette décision a été mal comprise, c’est sans doute parce qu’elle a mal été expliquée, et s’abstient de rejeter la faute sur la couverture médiatique de l’événement :
« Tel que le message a été reçu, beaucoup d’entre vous ont cru que nous exigions une numérisation faciale et le téléchargement d’une pièce d’identité de tous les utilisateurs de Discord. Ce n’est pas le cas, mais le fait que tant de personnes le croient prouve que nous avons failli à notre mission première : expliquer clairement ce que nous faisons et pourquoi. Nous en sommes responsables. »
Rappelons que Discord avait annoncé que tous les comptes de ses utilisateurs seraient passés début mars en mode ado (teen mode), avec désactivation des contenus sensibles par défaut, et indiqué qu’il faudrait justifier de son âge pour modifier ce paramètre avec trois scénarios identifiés : une détection automatisée via un modèle d’inférence, une estimation de l’âge par reconnaissance faciale ou la fourniture d’un document d’identité attestant de son âge à un service de vérification partenaire.
En dépit de la proximité de l’échéance, Discord restait évasif sur la sélection des partenaires autorisés, ou la proportion exacte des utilisateurs susceptibles d’être automatiquement reconnus comme des adultes. L’entreprise se veut désormais nettement plus catégorique, même s’il faudra attendre encore pour les détails techniques :
« Plus de 90 % des utilisateurs n’auront jamais besoin de vérifier leur âge pour continuer à utiliser Discord comme aujourd’hui. Ceci est rendu possible notamment grâce à nos systèmes de sécurité internes, capables de déterminer l’âge de nombreux utilisateurs adultes sans aucune intervention de leur part. Nous détaillerons la méthodologie employée dans un article de blog technique avant le lancement mondial. »
Aux près de 10 % restants, Discord promet que l’éventail de solutions garantira la possibilité de justifier leur âge sans lui révéler leur identité. La plateforme souligne également que la vérification d’âge n’est imposée que si l’on souhaite accéder aux contenus dits sensibles.
Pour Stanislav Vishnevskiy, c’est le recours à une solution tierce qui garantit cette étanchéité entre contrôle de l’âge et connaissance de l’identité. « L’idée est simple : nous ne voulons pas savoir qui vous êtes. Nous avons juste besoin de savoir si vous êtes majeur. Et cela fonctionne dans les deux sens : un prestataire n’a aucun moyen de relier votre identité à votre compte Discord. C’est voulu ».
Sans même parler des considérations relatives au double anonymat qui n’est souvent pas tout à fait anonyme d’un point de vue réglementaire, l’argument ne se tient que si l’on a véritablement confiance dans le prestataire chargé d’opérer cette jonction. Sur ce point, Discord promet une sélection drastique, qui passerait par un audit de sécurité et de respect de la vie privée, notamment pour vérifier que les données soumises à contrôle sont bien supprimées dès que possible, etc.
Comme pour donner du corps à cette vague promesse, Discord indique dans son billet avoir testé au Royaume-Uni la solution Persona, avant de la révoquer. Cette mention explicite ne doit rien au hasard.
Persona est en effet l’un des prestataires spécialisés disponibles sur le marché. C’est par exemple la solution mise en œuvre par LinkedIn pour son programme de vérification d’identité, et c’est également celle que l’on retrouve chez Roblox ou Reddit, dans les pays tels que le Royaume-Uni ou l’Australie, qui interdisent l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans.
C’est aussi, comme l’a récemment rappelé Open Rights Group, une société financée et donc codétenue par Peter Thiel, le cofondateur de Palantir, l’entreprise star de l’analyse prédictive dont les outils sont mis en œuvre par l’ICE, outre-Atlantique, dans sa chasse aux immigrés en situation irrégulière. C’est enfin, accessoirement, une solution dont la sécurité a récemment été mise en défaut.
Comment se prémunir d’un choix douteux ? Discord met l’accent sur la possibilité de choisir entre différentes options, ainsi que sur la « transparence complète » qui sera la sienne : « Nous documenterons sur notre site web tous les prestataires de vérification avec lesquels nous collaborons, y compris leurs pratiques en matière de traitement des données. Vous n’aurez plus à vous demander qui gère vos informations. »
La plateforme précise également préparer l’introduction d’une vérification d’âge basée sur une carte de paiement (sans en préciser le fonctionnement), et jure qu’elle communiquera en détails sur tous ces changements d’ici le lancement officiel, désormais programmé pour le deuxième semestre 2026. Reste à voir si ce discours, mieux rodé mais pas radicalement différent de l’annonce initiale sur le fond, suffira à éteindre l’incendie.
YouTube a annoncé mardi une évolution à venir de son abonnement Premium Lite, qui autorisera bientôt le téléchargement (pour une consultation hors ligne au sein de l’application) et la lecture en arrière-plan sur « la plupart des vidéos ».
Cette mise à jour doit intervenir « dans les prochaines semaines », sur tous les marchés où YouTube Premium Lite est déjà disponible. D’abord testée aux États-Unis et dans dix pays, cette formule plus accessible de l’abonnement payant à YouTube avait été étendue à de nouvelles zones, dont la France, en juillet dernier.
En ajoutant le téléchargement et la lecture en arrière-plan, YouTube réduit l’écart qui sépare Premium Lite, affichée à 7,99 euros par mois pour un particulier, de la formule Premium classique facturée 12,99 euros par mois.
Cette dernière conserve toutefois l’exclusivité des clips et vidéos musicales dépourvus de publicités, ainsi que de certaines fonctionnalités d’interface, comme la mise en file d’attente. Surtout, YouTube Premium est le seul abonnement qui fait disparaître totalement la publicité.
Avec Premium Lite, il n’y a en principe pas de réclame sur la plupart des vidéos, mais des publicités peuvent apparaître lors de la navigation ou dans le contexte de recherches, indique l’astérisque qui accompagne le résumé comparatif des deux offres.


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Annoncé en décembre dernier et confirmé début février, le paramètre dédié à la désactivation en un clic des fonctionnalités d’IA intégrées à Firefox fait son apparition officielle au sein de la version 148 du navigateur, publiée mardi 24 février.
« Firefox vous offre désormais un point de gestion central des fonctionnalités augmentées par l’IA. Vos préférences restent en place, même en cas de déploiement des mises à jour », annonce le logiciel.
Un onglet Contrôles de l’IA fait son apparition dans les paramètres du navigateur. Également accessible à l’adresse about:preferences#ai, il offre donc un bouton permettant de bloquer l’ensemble des fonctions IA du navigateur, mais il faut passer par un écran de confirmation pour valider l’action.

« Vous ne verrez pas les améliorations par IA (nouvelles ou existantes) dans Firefox, ni les popups qui s’y rapportent. Par la suite, vous pourrez débloquer toute fonctionnalité que vous souhaitez continuer à utiliser », indique cette alerte.
Elle évoque des possibilités telles que la traduction directement accessible dans la barre d’adresse, l’affichage d’un texte alternatif pour les images dans la visionneuse PDF, ou la mise en avant de points clés dans l’aperçu proposé sur les liens hypertextes. Le kill switch désactive par ailleurs les raccourcis vers les chatbots courants proposés dans le menu latéral. « Le blocage affecte également les extensions qui utilisent l’IA fournie par Firefox », prévient par ailleurs Mozilla.
La fondation a intégré cet interrupteur central en réponse aux vives réactions suscitées, dans la communauté, par l’annonce de ses visées stratégiques autour de l’intelligence artificielle.
Anthony Enzor-DeMeo, CEO de Mozilla, a pour mémoire identifié l’IA comme l’un des axes stratégiques de travail autour de Firefox lors de sa prise de fonction, en décembre 2025. « Nous agirons avec urgence. L’IA change les logiciels. Les navigateurs deviennent le point de contrôle de la vie numérique. La réglementation modifie les défauts. Ces changements jouent en faveur des forces de Mozilla », déclarait-il à cette occasion.
Firefox 148 améliore pour le reste la prise en charge des formules mathématiques dans les PDF pour les lecteurs d’écran, introduit la fonction de sauvegarde Firefox Backup pour les utilisateurs de Windows 10 et ajoute la prise en charge du chinois traditionnel et du vietnamien au niveau de l’outil de traduction intégré. La nouvelle version corrige également quelques bugs et vulnérabilités de sécurité, listés dans les notes de version.
The TV presenter, 65, was diagnosed with Alzheimer’s disease in 2023

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Funds promised for security have not been received
Officials warn of potential cancellations to fan festivals
Local and national officials expressed concern on Tuesday that the ongoing partial government shutdown in the United States could adversely affect planning and preparation for the 2026 World Cup, which is just over 100 days away.
In a hearing before the House committee on homeland security, representatives from Miami, Kansas City and New Jersey – three locations that will host a combined total of 21 matches in the tournament, including the final – said they are still waiting on federal funds to be released to their respective local agencies. Last July, lawmakers pledged $625m in federal assistance toward World Cup security via the Trump administration’s “big beautiful” policy bill.
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