Malwarebytes s'invite dans... ChatGPT



OpenAI s’active à son tour sur les intelligences artificielles « agentiques », celles qui ne se contentent pas de générer du texte ou des images et qui peuvent en plus réaliser des tâches variées. Après Anthropic avec Cowork le mois dernier, le créateur de ChatGPT reprend l’idée de généraliser Codex, un agent pensé à l’origine pour écrire du code et assister les développeurs. Comme chez son concurrent, cela passe par une nouvelle app réservée aux Mac pour le lancement et également nommée Codex. Tout le monde peut la tester pendant une durée limitée, y compris les utilisateurs qui ne paient pas pour ChatGPT.
Codex est censé pouvoir mener des tâches dans de multiples domaines, mais au lancement en tout cas, l’accent est clairement mis sur le développement. Les exemples fournis tournent tous autour de la gestion de projets informatiques, que ce soit la création d’un nouveau, la modification d’un existant ou alors l’analyse des bugs remontés (issues) ou des corrections suggérées (pull-requests), autant de sujets qui n’intéresseront pas vraiment le grand public. Malgré tout, les « Skills » sont censés donner à l’app des capacités plus diverses, notamment en bureautique. L’un permet ainsi de lire et même d’écrire des documents PDF, l’autre de gérer des tableurs. Une capacité active aussi la génération d’images, réalisée également par ChatGPT, de quoi en théorie sortir du cadre du développement.
La nouvelle app pose aussi les premières bases d’une informatique contrôlée par des agents IA, avec des automatisations qui peuvent être configurées pour réaliser des actions régulières sur son Mac. OpenAI avance doucement dans ce domaine, il n’est pas encore question de toucher à macOS ou de manipuler tous vos fichiers, même si c’est certainement possible. Loin du contrôle illimité d’un système comme OpenClaw qui fait sensation depuis quelques jours, l’entreprise de Sam Altman joue la carte de la prudence pour éviter les catastrophes à base de données perdues ou de systèmes rendus inutilisables. Par défaut, Codex ne tournera que sur les emplacements de votre choix et ne peut pas accéder au reste des données sans votre autorisation explicite, même s’il est possible de débrider l’ensemble par des fichiers de configuration, si on le souhaite.
Codex repose sur ChatGPT-Codex, un modèle dédié à l’écriture de code informatique sorti en avril 2025 et que l’on pouvait utiliser jusque-là depuis un terminal. C’est une variante exclusivement payante en temps normal, mais pour le lancement de l’app, son accès est élargi à tous les utilisateurs du chatbot, y compris ceux qui ne paient pas. Sam Altman a précisé que cette générosité est prévue pendant deux mois, qu’elle concerne aussi les abonnés ChatGPT Go et que les clients des formules plus chères pourront exploiter le modèle deux fois plus qu’en temps normal. De quoi tester Codex sur ses plus gros projets et peut-être trouver qu’un abonnement sera justifié par la suite, c’est en tout cas le plan.
Dans sa présentation, OpenAI relève que l’utilisation de Codex a fortement augmenté depuis la sortie de la version 5.2 du modèle sous-jacent en décembre dernier. Dans le mois qui a suivi, l’utilisation du modèle a doublé et il y a désormais plus d’un million de développeurs qui lui font confiance. Reste maintenant à convaincre le grand public, c’est tout l’enjeu de cette nouvelle app plus simple d’accès qu’un terminal. Rappelons que l’entreprise a aussi acheté la start-up Sky, spécialisée dans l’automatisation au cœur de macOS basée sur des IA, mais on ne sait pas encore si c’est un projet différent de Codex.
OpenAI achète Sky, l’outil d’automatisation basé sur IA des créateurs de Raccourcis
Pour finir, on peut noter que Codex n’est pas une app native contrairement à ChatGPT : elle repose sur Electron sous le capot. Voilà qui devrait simplifier son passage sous Windows, qui est en cours de préparation d’après des développeurs d’OpenAI cités par Simon Willison. Sur le Mac, elle nécessite en tout cas macOS 12 et son interface n’est pas traduite en français.

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© JOE RAEDLE / Getty Images via AFP
On le dit en campagne, et il ne fait pas grand-chose pour dissiper la rumeur. Tony Fadell, le père de l’iPod et fondateur de Nest, ne serait pas contre l'idée de succéder un jour à Tim Cook. En attendant que le téléphone sonne à Cupertino, il était l’invité du podcast Newcomer. Pendant une heure, il a livré sa vision — sans filtre — sur l’état de l'industrie, de l’intelligence artificielle à la mobilité. Et Apple en prend pour son grade.
Concernant la stratégie actuelle de la Pomme, Fadell ne mâche pas ses mots. La cible ? Le marketing autour d'Apple Intelligence. « Quand j'ai vu les slogans "ordinateur conçu pour l'IA" ou "téléphone pour l'IA", j'étais sur le point de tweeter quelque chose de vraiment, vraiment méchant », confie-t-il. Il explique s'être retenu au dernier moment : « Apple n'a jamais fait de baratin marketing auparavant. Mais là, j'ai vu que c'était de la foutaise totale. »
Il espère désormais qu'Apple va « retrouver la foi » et revenir à ses fondamentaux : « revenir à cette bonne vieille époque intelligente où l'on promettait moins pour offrir plus ».
Tony Fadell ne mâche pas ses mots : si l’Apple Vision Pro est une véritable « merveille technique », il n'en reste pas moins, à ses yeux, un « échec lamentable » sur le plan commercial. Pour le créateur de l'iPod, le concept d’informatique spatiale tel que poussé par Cupertino fait fausse route en ciblant le grand public. La vision de Fadell est pragmatique, presque aride : le casque trouvera son salut dans le B2B ou ne le trouvera pas. Il imagine un usage strictement professionnel et « épisodique », où le dispositif devient un outil de collaboration pointu pour les designers ou les architectes, loin du fantasme d'un ordinateur de face que l'on porterait toute la journée. Un rappel cinglant que la prouesse technologique, aussi impressionnante soit-elle, ne suffit pas à définir un nouveau marché.
Tony Fadell revient avec une certaine amertume sur l'abandon du projet Titan. « La première chose sur laquelle [Apple] s'est planté, c'est la mobilité, l'Apple Car », assène-t-il. Il se remémore ses échanges avec le cofondateur d'Apple : « Quand Steve Jobs et moi nous promenions sur le campus d'Apple vers 2008-2009, nous parlions de l'Apple Car et il pensait que nous devions la faire. »
Mais la vision de Jobs était celle d'une "voiture du peuple" moderne, inspirée de la Volkswagen originelle. « Quelle est la voiture du peuple de nouvelle génération ? Qu'est-ce qui va être utilisé dans les villes ? » s'interrogeait-il à l'époque. Au lieu de cela, Apple a essayé de fabriquer un SUV autonome, cherchant à copier Tesla plutôt qu'à changer notre rapport à la voiture. « Apple est une entreprise qui redéfinit certains aspects de la vie », rappelle Fadell. « Elle a redéfini la PAO, et l'édition en général. Elle a redéfini la musique. Ils auraient donc dû redéfinir la mobilité. »
L'entretien évoque la question de la vie privée. Fadell observe que les grands patrons de la Silicon Valley changent radicalement de perspective... dès qu'ils ont des enfants. Il affirme que les créateurs de Google ou Mark Zuckerberg regrettent certaines de leurs décisions passées. « Ils voient le monde différemment... et aimeraient revenir en arrière, mais ils ne peuvent pas », explique-t-il.
Mais avant que votre cœur ne saigne pour eux, Fadell rappelle cyniquement que ces regrets sont assez vains : cela ne les empêche pas de continuer à essayer de briser les systèmes de confidentialité d'Apple. Car au final, seule la Pomme a fait de la vie privée un pilier central de son modèle économique, même si la soif d'expansion de l'ère Cook a pu diluer, par moments, les objectifs originels.

© HAKIM MUSTAPHA / AFP





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