↩ Accueil

Vue normale

Régulation de l'IA - La Corée du Sud choisit les muscles plutôt que la peur

Par :Korben
23 janvier 2026 à 15:24

Pendant qu’on s’écharpe en Europe sur comment réglementer l'IA, la Corée du Sud vient de siffler la fin de la récré chez elle. Nos amis Coréen viennent en effet de pondre leur première loi qui encadre l’intelligence artificielle (l’AI Act coréen, pour les intimes) et ce qu'on peut dire, c’est que leur approche est très très différente de la nôtre, vous allez voir.

En fait, chez nous, avec l’AI Act européen, on régule principalement par le "risque d’usage". Cela veut dire que si vous faites un outil pour du recrutement, de la santé ou du maintien de l’ordre, hop, vous tombez dans la catégorie "haut risque", et cela peu importe que votre IA tourne sur un Raspberry Pi ou un supercalculateur.

Alors oui l’UE a aussi ses seuils de calcul (les fameux 10^25 FLOPs ) pour identifier les modèles à "risque systémique", mais la base reste quand même l’usage. Les Coréens, eux, ont décidé de se simplifier la tâche en plaçant le curseur presque exclusivement sur ce qu’il y a sous le capot.

Leur critère magique c'est la puissance de calcul cumulée lors de l’entraînement. Et c'est cela qui leur permet de définir ce qu’ils appellent la "high-performance AI" (ou Frontier AI). Pour les devs, c’est un changement complet car si vous codez un petit outil IA bien foutu mais léger, vous aurez une paix royale. Vous esquiverez une paperasse infinie ou de la mise en conformité bloquante si votre projet ne dépasse pas les seuils techniques fixés par le MSIT (le ministère coréen de la science et des TIC).

Et c’est d’ailleurs ce qui rend leur approche très orientée innovation. Le gouvernement coréen a d'ailleurs été très clair : le but n’est pas de bloquer le développement mais de poser un cadre de confiance. Ils ont même prévu une période de grâce d’au moins un an sans aucune sanction administrative le temps que tout le monde s’adapte. Et même après ça, on est loin du climat carcéral car il n'y a pas de sanctions pénales prévues dans cette loi, mais juste des ordres de correction et des amendes plafonnées à 30 millions de won (environ 21 000 euros) si vous ignorez les injonctions.

J’avoue, j’ai dû relire trois fois le texte pour piger la subtilité, mais le diable se cache dans les FLOPS. Parce qu'au moment où j'écris cet article, il n'y a actuellement aucune entreprise en Corée qui dépasse les seuils de puissance de calcul qui rentrent dans le cadre de leur loi. Même Naver, leur géant de la Tech local est loin de ça . C’est dire si la marge est grande.

Après côté transparence, c’est plus classique mais efficace car tout contenu généré par IA qui pourrait être confondu avec la réalité (les deepfakes, pour faire court) doit être clairement indiqué. C’est le minimum syndical aujourd’hui, vous allez me dire, mais là encore, ils ont eu le nez creux en excluant les usages personnels ou non commerciaux du cadre réglementaire, histoire de ne pas fliquer le moindre mème rigolo.

Voilà... alors on va voir qui de la méthode "compteur de tours" ou "check-list de risques" gagne la course, mais bon j'ai ma petite idée. En Europe, on a tendance à vouloir tout border par secteur, alors qu’en Corée, visiblement, ils préfèrent économiser du temps et de l'énergie en surveillant uniquement les gros muscles et en laissant les petits grandir sans les emmerder.

Et même si je ne connais pas du tout l'écosystème tech coréen, force est de constater que leur vision a l'air sacrément plus pragmatique pour l’écosystème tech que la notre.

Source

Quand 2 frangins construisent une IA vidéo dans leur garage

Par :Korben
23 janvier 2026 à 14:37

Un modèle text-to-video open source, gratuit et capable de tourner ailleurs que sur un supercalculateur de la NASA ?

J'avoue, j'ai cru au fake en découvrant le truc, surtout quand on voit la puissance de feu qu'il faut chez OpenAI (Sora) ou Google (Veo) pour sortir le moindre clip de 3 secondes. Mais BON, parfois, il suffit de deux frères motivés pour bousculer un peu les géants de l'IA.

Et c'est 2 frères, ce sont Sahil et Manu Chopra, qui depuis l'automne 2022 bosse avec acharnement sur leur modèle de génération de vidéos baptisé Linum .

Leur histoire est assez dingue et c'est pour ça que je vous la raconte aujourd'hui. En fait, au début, ils ont fait comme tout le monde. C'est à dire qu'ils ont essayé de bidouiller Stable Diffusion XL pour lui faire cracher de la vidéo. Ils ont fini par mettre au point une extension un peu "hacky" basé sur un modèle image, sauf que ça ne marchait pas très bien.

Enfin si, ça sortait des GIFs d'une seconde en 180p pour Discord mais pas vraiment de quoi faire trembler Hollywood et Matthew McConaughey (lol). Le problème, c'est que les VAE (les encodeurs d'images) ne comprennent rien au temps qui passe, alors ils traitent chaque frame indépendamment et ça donne cet effet de scintillement insupportable qu'on retrouve dans pas mal de générateurs vidéo libre ou open source.

Du coup, ils ont pris une décision radicale. Tout foutre à la poubelle et repartir de zéro !

Ils ont donc passé deux longues années à batir Linum v2 "from scratch". Cela veut dire qu'il ont du trouver les données, entraîner des modèles de vision pour filtrer le dataset, mettre manuellement des légendes sur des milliers de vidéos, gérer les clusters de GPU... et j'en passe !

Et à la clé de tout ce travail, ils ont fini par obtenir un modèle de 2 milliards de paramètres (ce qui est minuscule pour de la vidéo, je tiens à le dire) capable de générer des clips de 2 à 5 secondes en 720p !

Et le plus beau c'est que c'est sous licence Apache 2.0 donc en open source.

Pour réussir cette prouesse, ils n'ont pas eu d'autre choix que d'être malins.

Par exemple, ils ont choisi d'utiliser le VAE de Wan 2.1 (qui gère très bien la compression temporelle) pour ne pas réinventer la roue sur cette partie. Leur vision en fait, c'est de voir ces modèles comme des "moteurs de rendu inversés". Au lieu de placer des polygones et des lumières comme dans Blender, vous décrivez la scène et le modèle fait le reste.

Linum est un modèle encore jeune et la physique est parfois aux fraises puis ça manque de son mais pour une équipe de deux personnes face à des boîtes qui ont des milliards de budget, le résultat est plutôt pas mal. Faut saluer le taf !

Donc si vous avez une machine qui tient la route (ou un bon cloud) et quelques compétences techniques, sachez que les poids sont disponibles sur Hugging Face si ça vous chauffe .

Source

Poison Fountain - La résistance s'organise pour empoisonner les IA

Par :Korben
23 janvier 2026 à 14:15

On croirait encore lire le scénario d'un nouveau Terminator, mais pour une fois, ce n'est pas de la science-fiction. Tenez vous bien, il y a actuellement ne résistance souterraine qui est réellement en train de s'organiser pour lutter contre les géants de l'IA.

Leur nom de code : "Poison Fountain".

Je suis tombé sur cet article de Craig Smith chez Forbes que je vous invite à lire et qui détaille ce mouvement d'un nouveau genre. Alors pour le moment, ça tient plus du manifeste un peu énervé que du logiciel de résistance clé en main, mais l'intention est claire. Ce que veut faire Poison Fountain c'est "miner" le web avec des données piégées pour que les prochaines générations d'IA s'intoxiquent en les ingérant.

Leur méthode repose sur des outils comme Nightshade , dont je vous ai déjà parlé, avec lequel vous prenez une image, disons une vache et l'outil modifie les pixels de façon invisible pour l'œil humain, de sorte que l'IA l'interprète ça comme... un camion. Alors que nous, avec nos petits yeux nous voyons toujours Marguerite.

Ainsi, si un modèle avale trop de ces données corrompues, il ne devient pas juste moins performant, mais commence également à faire des associations délirantes. C'est le principe du data poisoning et si Poison Fountain parvient à encourager massivement cette pratique, les crawlers d'OpenAI ou Google vont avoir des sueurs froides.

Bon, il ne faut pas s'emballer non plus car nettoyer un dataset contaminé est un enfer technique (il faut parfois tout réentraîner), mais les ingénieurs en face ont de la ressource. Ils finiront probablement par filtrer plus agressivement ou par se rabattre sur des données certifiées et sous licence. C'est plus cher, c'est moins frais, mais c'est la parade logique.

En tout cas, c'est le genre de dérive que craignait Geoffrey Hinton en quittant Google sauf que la perte de contrôle n'est pas accidentelle mais provoquée volontairement par des artistes et des activistes.

Alors est-ce du cyber-vandalisme comme l'a été le DDoS à une époque, ou est-ce de la légitime défense ?

Le débat est lancé, tout comme la guérilla de la data !

L'arrestation d'un enfant de 5 ans à Minneapolis suscite l'émoi sur les réseaux sociaux

23 janvier 2026 à 14:10
Après l'arrestation, largement diffusée sur les réseaux sociaux, d'un enfant de 5 ans en compagnie de son père par la police de l'immigration à Minneapolis, le vice-président américain, JD Vance, s'est rendu dans le Minnesota, où les manifestations contre la politique migratoire de Donald Trump continuent depuis la mort de Renee Good. 

Groenland : ces zones d'ombre qui demeurent sur le projet négocié entre Donald Trump et l'Otan

23 janvier 2026 à 14:02

Les Etats-Unis "n'emploieront pas la force" pour se saisir du Groenland, mais ils exigent "des négociations immédiates" : c'est le message qu'a tenté de faire passer Donald Trump, lors du forum économique mondial de Davos. Mercredi 21 janvier, le président a annoncé avoir posé "le cadre d'un futur accord" sur l'île appartenant au Royaume du Danemark, lors de discussions avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, rapporte la chaîne TV5Monde.

L'esprit de l'accord consisterait à accroître la présence de l'Otan dans l'Arctique et à renforcer le contrôle des Etats-Unis sur certaines parties du territoire, tout en empêchant la Chine et la Russie de s'approcher des ressources minières de l'île, rapporte, de son côté, le New York Times. Les détails des discussions restent néanmoins flous : voici ce que l'on sait sur le projet des Etats-Unis pour le Groenland.

La révision d'un accord de défense

Selon le New York Times, et des sources au fait des discussions, les Américains envisagent une renégociation de l'accord de défense de 1951 entre les Etats-Unis et le Danemark, afin de consacrer la pleine souveraineté de Washington sur ses bases militaires, sans rendre de comptes au Danemark. "Cette solution, si elle aboutit, sera excellente pour les Etats-Unis d'Amérique et tous les pays membres de l'Otan", avait déclaré Donald Trump au sujet de l'accord, lors de son discours à Davos.

En effet, selon l'accord conclu en 1951, les Etats-Unis assurent la défense du Groenland, en contrepartie du droit d'être présents via leurs bases militaires sur l'île, et d'établir de nouvelles bases ou "zones de défense", si l'Otan le juge nécessaire. Les Etats-Unis n’ont cependant pas la main sur tous leurs mouvements. Ils ont le droit d’envoyer autant de troupes qu’ils le souhaitent vers leur base, mais doivent informer le gouvernement danois de toutes leurs opérations.

"Les représentants de l'Otan ont envisagé d'étendre le pacte de 1951 au sein du territoire. Un tel accord s'inspirerait probablement de l'accord de "zone de souveraineté" en vigueur à Chypre, où les bases militaires britanniques sont considérées comme faisant partie du territoire britannique", résume le New York Times.

Pleine souveraineté sur la base de Pituffik

Cela conférerait notamment aux Etats-Unis la pleine souveraineté sur leur base spatiale de Pituffik, au nord-ouest de l'île de glace. Cette installation militaire, qualifiée de "sommet du monde", est l'une des plus isolées. Selon la Force spatiale américaine, elle sert, entre autres, à effectuer des missions "d'alerte antimissile, de défense antimissile et de surveillance spatiale", protégeant ainsi le territoire américain des missiles ennemis depuis l'arctique. "Ce territoire groenlandais pourrait s'avérer crucial pour le projet américain de construction du système de défense antimissile "Dôme d'or", dont certains éléments pourraient être déployés au Groenland", note le quotidien new-yorkais.

L'accord visera également à empêcher les pays non membres de l'Otan, en particulier la Russie et la Chine, d'exploiter les terres rares qui se trouvent sous la calotte glaciaire du Groenland, et qu'ils "ne puissent avoir accès économiquement et militairement" à l'île, ainsi qu'au sept pays de l'arctique (les Etats-Unis, le Canada, le Danemark, l'Islande, la Suède, la Finlande et la Norvège), a révélé Mark Rutte sur Fox News.

Pas de légitimité politique

Néanmoins, si les Etats-Unis tentent de trouver une solution sur le plan militaire, ils pâtissent d'un manque de légitimité politique et de consensus avec le Danemark. En effet, une telle révision de l'accord de défense ne peut aboutir sans l'accord du royaume, qui contrôle le Groenland. Or, la Première ministre danoise a affirmé ne pas avoir été consultée à ce sujet.

"Il va de soi que seuls le Danemark et le Groenland eux-mêmes peuvent prendre des décisions concernant les questions relatives au Danemark et au Groenland", a ainsi martelé Mette Frederiksen, au lendemain de l'annonce. Pour sa part, si Donald Trump tente désormais d'obtenir satisfaction en utilisant un ton moins martial, il a néanmoins prévenu les principales puissances mondiales : "si nous n'obtenons pas le Groenland, nous nous en souviendrons". Une menace à peine voilée, symptôme des tensions toujours à l'oeuvre dans cette région stratégique.

© REUTERS/Kevin Lamarque/File Photo

Groenland : les vraies raisons de la défaite de Donald Trump

23 janvier 2026 à 13:04

Donald Trump a été défait dans sa bataille du Groenland par le front uni des Européens mais aussi par les marchés financiers américains, qui ont perdu 1 000 milliards de dollars en un jour, le 20 janvier. "Nos marchés ont connu hier leur première baisse à cause du Groenland, qui nous a donc déjà coûté beaucoup d’argent", a reconnu Trump le lendemain, avant de renoncer à annexer l’île de force et à taxer les Européens qui s’y opposeraient.

La tragi-comédie a mis au jour la grande vulnérabilité financière de Washington, qui s’explique d’abord par son endettement public record. Une fragilité que les Européens pourraient être tentés d’exploiter dans de prochaines querelles transatlantiques, si d’aventure le président américain devait renouveler ses prétentions sur le Groenland ou ouvrir un autre front.

La crainte des effets destructeurs des guerres commerciales

La dépendance à l’égard du mégalomane de Washington et de ses foucades est périlleuse, non seulement pour les pays du Vieux Continent qui ont besoin de son appui face à l’impérialisme russe, mais aussi pour les investisseurs. Ceux qui disposent de grandes quantités de dollars américains et de bons du trésor US sont de moins en moins disposés à financer le déficit de la balance américaine des paiements courants, par crainte des effets destructeurs des guerres commerciales de Trump. Vendre l’Amérique est devenu tendance.

Ainsi George Saravelos, analyste de Deutsche Bank, écrivait le 18 janvier à ses clients : "Alors que la stabilité géoéconomique de l’alliance occidentale est perturbée de manière existentielle, il n’est pas évident que les Européens soient toujours aussi enclins à jouer leur rôle" quant à la dette américaine. Deux jours plus tard, un fonds de pension danois annonçait qu’il allait vendre ses bons américains. Un fonds suédois lui emboîtait le pas peu après.

Les Européens ne sont pas seuls. Le montant de dette américaine détenu par la Chine est au plus bas depuis 18 ans, car Pékin a choisi de privilégier l’or aujourd’hui. Les investisseurs japonais, plus gros détenteurs de dette américaine dans le monde, sont tentés de profiter de la hausse des taux au Japon. Même le géant américain de la gestion d’actifs Pimco a fait savoir qu’il allait vendre une partie de ses bons américains.

La dette publique des États-Unis atteint le montant faramineux de 38 000 milliards de dollars et la montagne continue de croître : 6 milliards de dollars s’y ajoutent chaque jour, depuis que Trump est revenu à la Maison-Blanche il y a un an ! "Le dollar est notre monnaie mais votre problème" se vantait il y a un demi-siècle John Connally, le ministre des Finances du président Richard Nixon, devant des Européens estomaqués. Entre-temps, il est devenu aussi le talon d’Achille de l’Amérique.

L’Union européenne aurait d’ailleurs intérêt à juguler les flots d’épargne européenne qui partent aux Etats-Unis (quelque 300 milliards d’euros par an) pour investir dans les pays européens eux-mêmes. Car l’épargne des citoyens européens finit souvent dans des fonds étrangers, notamment américains, qui s’en servent pour acheter des entreprises européennes. L’argent serait mieux utilisé s’il servait à financer l’innovation et le réarmement en Europe même.

Pour cela cependant, l’UE doit commencer par balayer devant sa porte. Il serait nécessaire de réaliser enfin l’union des marchés de capitaux, comme l’ancien président de la Banque centrale européenne Mario Draghi l’a préconisé dans son rapport de 2024. Il faudrait aussi permettre à l’Union européenne d’emprunter plus largement, afin que les investisseurs disposent de bons du Trésor européens à acheter - les 90 milliards d’euros que l’UE va emprunter pour aider l’Ukraine sont un pas dans la bonne direction.

Enfin et surtout, il faut accroître l’attractivité et le dynamisme de l’économie européenne, tant il est vrai que si les Européens envoient autant d’argent aux Etats-Unis, c’est d’abord parce que ce type de placement rapporte. L’indépendance de l’Europe n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui, mais elle a un prix.

© REUTERS

OpenTTD 12.0 - Le jeu de transport ultime s'offre une mise à jour majeure

Par :Korben
23 janvier 2026 à 12:30

Vous connaissez OpenTTD ?

Open Transport Tycoon Deluxe ? Non ?

Bon alors pour les deux du fond qui dorment près du radiateur, OpenTTD est un clone open source du jeu culte de Microprose, « Transport Tycoon Deluxe » (1995). Le principe est simple : vous êtes à la tête d'une société de transport et votre but est de faire un max de bénéfices en trimballant des passagers et des marchandises par train, camion, bus, avion ou bateau.

C'est un peu le SimCity du transport quoi.

Bref, ce jeu est un monument. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il est toujours vivant ! Mieux que ça, il vient de sortir en version 12.0 (et depuis la 13, 14...) et c'est une mise à jour qui change tout.

Le gros morceau de cette version, c'est le multijoueur. Fini la galère de l'ouverture de ports sur votre box internet ! Les développeurs ont enfin intégré un système qui gère ça tout seul. Vous lancez le serveur, vous filez le code d'invitation à vos potes, et hop, c'est parti. On peut même créer des serveurs "privés" uniquement accessibles via ces codes.

Autre truc qui va faire plaisir aux moddeurs fous : la limite des NewGRF (les fichiers qui ajoutent des graphismes, des véhicules, etc.) passe de 64 à 255. Autant dire que vous allez pouvoir modder votre jeu jusqu'à ce qu'il ne ressemble plus à rien.

Ah et un détail qui n'en est pas un, on peut enfin construire des rivières en diagonale en maintenant la touche CTRL. Ça parait con dit comme ça, mais pour les esthètes du terraforming, c'est une révolution.

Si vous aimez ce genre de simulation, je vous conseille aussi de jeter un œil à Simutrans qui est dans la même veine, ou encore à la communauté incroyable qui maintient SimCity 4 en vie depuis 22 ans . C'est fou ce que l'open source et les passionnés peuvent faire.

D'ailleurs si vous cherchez d'autres pépites du genre, j'avais listé plus de 1500 clones open source de jeux cultes. Y'a de quoi s'occuper pour les 10 prochaines années.

Bref, OpenTTD c'est gratuit, c'est dispo sur Windows, macOS, Linux et même Android, et c'est toujours aussi addictif.

Source

Article publié initialement le 7 décembre 2006 et mis à jour le 23 janvier 2026. 20 quand même ^^.

La Maison Blanche utilise l'IA pour transformer une opposante en "femme hystérique"

Par :Korben
23 janvier 2026 à 11:35

Vous pensiez avoir tout vu avec les manipulations d'images ? Les générateurs de mèmes, les filtres rigolos, tout ça... Bon, on rigole bien entre potes. Sauf que là, c'est la Maison Blanche qui s'y met et tristement c'est pas pour faire du "lol".

Je vous explique le délire. Jeudi dernier, l'administration Trump a voulu crâner sur les réseaux sociaux. Ils ont annoncé l'arrestation de plusieurs manifestants qui avaient perturbé un office religieux dimanche dernier à Cities Church (St. Paul). Ils protestaient contre un pasteur, David Easterwood, qui serait également le directeur par intérim de l'antenne locale de l'agence fédérale U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Jusque-là, de la politique classique. Mais là où ça dérape sévère, c'est quand ils ont balancé la photo de l'une des personnes arrêtées. La dame en question s'appelle Nekima Levy Armstrong et c'est pas n'importe qui. Avocate des droits civils, ancienne présidente du chapitre de Minneapolis de la NAACP. Elle est une figure très respectée. Sur la photo originale de son arrestation, elle a un visage neutre. Digne.

Sauf que la Maison Blanche a trouvé ça trop "calme" sans doute. Alors ils ont diffusé une version de la photo manipulée numériquement pour la transformer complètement.

Résultat, sur l'image postée par le compte officiel @WhiteHouse, on voit Nekima Levy Armstrong en train de sangloter à chaudes larmes. Genre gros bébé qui chiale. Et c'est là que le venin se diffuse car ce n'est pas juste une modification esthétique.

C'est carrément une manipulation symbolique dégueulasse !

A gauche la photo IA, à droitela VRAIE photo

En faisant ça, ils activent un vieux levier bien rance : le stéréotype de la "Sapphire" ou de la " Angry Black Woman ". C'est un genre d'hyperbole qui trouve ses racines dans les représentations caricaturales du XIXe siècle (les fameux minstrel shows ) avant d'être codifié au XXe siècle.

L'idée c'est de présenter les femmes noires comme des êtres intrinsèquement hystériques, incapables de se contrôler, qui hurlent et chouinent pour un rien. C'est une technique de déshumanisation pure et simple. La Maison Blanche a transformé une opposante politique digne en caricature pleurnicharde pour lui ôter toute crédibilité.

Et quand les journalistes ont demandé des comptes, le service de presse de la Maison Blanche a renvoyé vers un post sur X de Kaelan Dorr (directeur adjoint de la communication) dont la réponse est glaciale : "L'application de la loi continuera. Les mèmes continueront." Hop. Circulez, y'a rien à voir. C'est assumé. Ils manipulent l'information, déforment la réalité pour servir un discours politique, et ils appellent ça un "mème".

Putain, que ces gens sont à vomir.

Le fond de l'histoire maintenant, c'est que ces gens demandaient justice pour Renee Good, une mère de famille abattue par un agent de l'ICE le 7 janvier dernier. L'administration invoque la légitime défense, mais des vidéos et des analyses contestent fermement cette version. Ce sont des vies brisées, des tragédies réelles et en face, on a un gouvernement qui s'amuse avec des outils IA pour transformer la douleur et la dignité en "blague" raciste.

Y'a vraiment de quoi se taper la tête contre les murs. Ça me rappelle un peu les dérives qu'on voit avec les IA qui manipulent les émotions pour du business ou de la politique. Cette technologie devrait faire avancer la science et booster la productivité mais pour l'instant, dans les mains de certains, ça sert surtout à industrialiser la haine et à maquiller le mensonge. Comme le dit souvent Mikko Hyppönen, si c'est intelligent, c'est vulnérable et là c'est pas de l'IoT, mais notre perception de la réalité déjà bien fragilisée depuis quelques années, qui est visée.

Voilà... quand la technologie sert à fabriquer de la désinformation d'État, il est grand temps, je pense, de se réveiller. Donc restez aux aguets les amis, parce que les fascistes, eux la vérité, ils s'en tamponnent le coquillard.

Source

ASUS réagit face aux Ryzen 7 9800X3D défectueux sur ses cartes mères X870E et B850

23 janvier 2026 à 15:31

Depuis plusieurs jours, un signal d’alerte circule dans la communauté hardware : des processeurs AMD Ryzen 7 9800X3D cessent brutalement de fonctionner après installation sur certaines cartes mères. Après une première vague de cas recensés chez ASRock, ASUS se retrouve désormais directement concerné. Le constructeur vient de publier un communiqué officiel pour répondre à cinq […]

L’article ASUS réagit face aux Ryzen 7 9800X3D défectueux sur ses cartes mères X870E et B850 est apparu en premier sur HardwareCooking.

Une étude montre que l’Apple Watch est efficace pour détecter la fibrillation auriculaire

23 janvier 2026 à 15:25

Une nouvelle étude menée par le centre médical universitaire d’Amsterdam démontre que l’Apple Watch identifie nettement plus de cas de fibrillation auriculaire que les approches médicales traditionnelles. En assurant une surveillance continue, la montre connectée parvient à repérer des anomalies cardiaques chez des patients qui ne présentent pourtant aucun symptôme apparent. Cette recherche en conditions […]

Lire la suite...

Suivez iPhoneAddict.fr sur Facebook, et suivez-nous sur Twitter

N'oubliez pas de télécharger notre Application gratuite iAddict pour iPhone et iPad (lien App Store)


L’article Une étude montre que l’Apple Watch est efficace pour détecter la fibrillation auriculaire est apparu en premier sur iPhoneAddict.fr.

Formule 1 : Williams ne participera pas aux tests de Barcelone

23 janvier 2026 à 15:25
La formation britannique a annoncé vendredi ne pas prendre part aux premiers essais de présaison à cause d’un retard dans le programme de conception de sa nouvelle monoplace.

© XPB / Icon Sport

La formation Williams ne participera pas aux premiers essais de présaison, organisés à Barcelone (Espagne). 
❌