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L’opposante biélorusse Sviatlana Tsikhanovskaïa quitte la Lituanie pour la Pologne

10 février 2026 à 14:26
La leader des forces démocratiques biélorusses en exil, Sviatlana Tsikhanovskaïa, s’est installée à Varsovie, quittant Vilnius, où elle résidait depuis son départ en exil en août 2020, après la répression postélectorale du dictateur Alexandre Loukachenko. Sous la pression d’une opinion publique de plus en plus gagnée par les idées populistes, les autorités lituaniennes avaient abaissé le niveau de protection dont elle bénéficiait.

© PHOTO MARTIN BERTRAND/HANS LUCAS/AFP

Lutnick, Wasserman and others caught up in the Epstein files

Commerce Secretary Howard Lutnick and Casey Wasserman, the entertainment mogul, are among facing blowback amid the release of files related to Jeffrey Epstein.

© Heather Diehl/Getty Images

Representatives Ro Khanna, Democrat of California, and Thomas Massie, Republican of Kentucky, are part of a bipartisan political push to shed more light on the Jeffrey Epstein ordeal.

Comment Emmanuel Macron compte sur l'Europe pour soulager les maux de la France

10 février 2026 à 14:00

Longtemps la France a compté sur l’Europe, avec succès, pour subventionner son agriculture. Le modèle a beau avoir trouvé ses limites ces dernières années, on ne change pas une idée qui gagne : Emmanuel Macron compte désormais sur nos voisins pour soulager deux problèmes majeurs de la France, l’endettement excessif des finances publiques et la désindustrialisation du pays.

Guère découragé par son affaiblissement politique à domicile qui mine sa crédibilité à l’international, le président de la République expose ses idées dans une interview accordée lundi 9 février à plusieurs journaux européens. Il plaide d’une part pour un accroissement massif de l’endettement commun de l’Union européenne, et d’autre part pour la généralisation du principe de préférence européenne, selon le slogan "Buy European".

La première proposition permettrait de financer des investissements que la disette budgétaire française rend hors d’atteinte ; la seconde vise à lutter contre les délocalisations industrielles en favorisant l’achat de produits à fort contenu européen. Cela concernerait notamment les commandes publiques, qui forment un levier puissant : leur total dans les 27 Etats membres de l’UE s’élève à quelque 2 000 milliards d’euros par an.

Sur la création d’eurobonds, c’est-à-dire des titres d’emprunts émis par l’Union européenne, Emmanuel Macron invoque l’autorité de Mario Draghi, l’ancien président de la Banque centrale européenne, qui recommandait dans son rapport publié en 2024 de financer chaque année par l’emprunt commun quelque 800 milliards d’euros d’investissements publics et privés. Mais lui augmente la facture de 50 % et évoque le chiffre de 1 200 milliards d’euros ! Sa justification : l’accroissement des besoins dans la défense et la sécurité.

Des idées contestées, mais qui progressent

Le plaidoyer du président de la République a été calibré pour influencer les discussions que les 27 chefs d’Etat et de gouvernement doivent avoir jeudi 12 février, lors d’un séminaire de réflexion qui doit les réunir dans un château de la province belge du Limbourg. Ils doivent débattre des moyens de restaurer la compétitivité de l’économie européenne face au dynamisme des deux autres mastodontes mondiaux, les Etats-Unis et la Chine.

Pour cela, les chantiers les plus évidents - évoqués par Mario Draghi comme par Enrico Letta, auteur d’un autre rapport en 2024 sur le marché intérieur - portent sur la simplification administrative, sur la levée des barrières nationales à la fluidité des échanges de biens et services dans l’UE, sur la création d’un marché unifié des capitaux et sur l’élaboration d’un code européen du droit des affaires.

Présentées par Emmanuel Macron comme complémentaires, les idées françaises visant à favoriser la préférence européenne et à développer l’endettement commun sont beaucoup plus contestées. Elles progressent néanmoins, à la faveur des chocs que l’Union européenne a encaissés ces dernières années. Le Brexit, l’épidémie de Covid, la guerre en Ukraine, le mercantilisme chinois et enfin la politique douanière agressive de Donald Trump ont contraint les partisans de la rigueur financière et de l’ouverture maximale des frontières à céder du terrain. L’Allemagne par exemple semble s’ouvrir au principe de la préférence européenne, à condition qu’il soit circonscrit à quelques rares domaines stratégiques bien délimités.

Emmanuel Macron, il le rappelle dans son interview, plaide depuis neuf ans pour une souveraineté européenne renforcée dans tous les domaines. Mais sa capacité de convaincre ses partenaires serait plus forte si la France avait mené, sous sa présidence, les réformes structurelles indispensables pour maîtriser ses finances publiques et libéraliser son économie.

Emmanuel Macron le reconnaît benoîtement : "Nous n’avons jamais eu des réformes comme celles qui se sont tenues dans les années 2010 au Portugal, en Espagne, en Italie ou en Grèce, et dont les dividendes arrivent à plein aujourd’hui". Lui aurait bien besoin de tels dividendes pour donner du poids à ses propos. Mais au bout de neuf ans de pouvoir, avec de surcroît des marges de manœuvre en politique intérieure réduites à néant, il est un peu tard pour s’en rendre compte.

© REUTERS

64GB DDR4 retrouvés en déchetterie : un butin à près de 500 € qui dope une config

Par :Wael.K
10 février 2026 à 13:56

Un container de recyclage a livré mieux qu’un vieux Pentium : 64 Go de DDR4 et une plateforme complète qui transforment une config vieillissante en machine de travail crédible.

64GB DDR4 et plateforme Intel 10e gen sortis d’un bac e-waste

Un post sur PCMasterRace détaille une récupération peu commune : 64 Go de DDR4, un Intel Core i7 de 10e génération avec un ventirad Cooler Master, une carte mère ASUS, un NAS Drobo cinq baies, un écran Samsung et même un lecteur de disquettes 5,25 po neuf.

Le propriétaire remplace ainsi un kit 16 Go DDR4‑2133 associé à un Core i7‑7700, tout en conservant sa GeForce GTX 1070 OC. Si la mémoire et la plateforme sont saines, le saut à 64 Go ouvre nettement le multitâche lourd et la rétention d’applications en RAM.

Capture d'écran de fiche produit Corsair Vengeance 64GB DDR4 sur site e-commerce En choisissant l'image 1, on opte pour une p

Sur le marché de l’occasion, les kits 64 Go (2×32 Go) se négocient généralement entre 250 et 400 $ selon la marque, la fréquence et l’état, avec un exemple listé à 499 $ chez Newegg. Compter environ 230–460 € et jusqu’à ~460 € pour l’annonce à 499 $.

Précautions matérielles et limites côté stockage

Comme toujours en récupération, tests de stabilité mémoire obligatoires et hygiène des données à respecter : tout support de stockage peut contenir des informations résiduelles. À noter que de nombreux centres de recyclage interdisent tout retrait des bennes d’e‑waste.

Le NAS Drobo n’a plus de support éditeur, ce qui en limite l’intérêt sécurité. Utilisation possible uniquement hors Internet, avec un RAID correctement configuré et des risques assumés.

Cette affaire illustre la décote rapide de la DDR4 tout en montrant que 64 Go restent une valeur sûre pour des postes de prod, même en plateforme Intel 10e gen, à condition de valider l’intégrité électrique et la compatibilité SPD/XMP avant intégration.

Source : VideoCardz

Préférence européenne : cette idée défendue par Emmanuel Macron qui gagne du terrain

10 février 2026 à 13:31

L’idée revient une nouvelle fois dans le débat. Cette fois, c’est Emmanuel Macron qui la remet sur la table, dans un entretien accordé au Monde, ce mardi 10 février. "Il faut protéger notre industrie. Les Chinois le font, les Américains aussi. L’Europe est aujourd’hui le marché le plus ouvert au monde", affirme le président. En creux, le président français esquisse la mise en place d’une préférence européenne ciblée, qui concernerait des secteurs stratégiques comme l’automobile, l’acier, la chimie ou encore la défense. Une forme d’armure économique, pensée pour renforcer la souveraineté industrielle du continent — sans pour autant adopter un ton offensif. Le chef de l’État tempère en effet, assurant qu’il ne souhaite pas "basculer dans le protectionnisme".

L’idée d’une "préférence européenne" gagne progressivement du terrain à Bruxelles. "L’Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques" et de soutenir activement sa propre base de production, et "la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif", a ainsi expliqué lundi 9 février la présidente de l’exécutif européen, Ursula von Der Leyen. La Commission européenne a pris position en faveur d’un mécanisme qui conditionnerait l’accès aux fonds publics à l’achat de composants fabriqués en Europe. Cette proposition, qui viserait à renforcer la souveraineté industrielle du continent, doit être examinée par les dirigeants des Vingt-Sept lors d’un sommet prévu ce jeudi en Belgique.

Cependant, les visions divergent sur le sujet, illustrant encore une fois la difficulté des pays européens à s'accorder. D'un côté, la France pousse depuis plusieurs mois en faveur de cette idée, notamment à travers la voix de Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission chargé de ce dossier, dans une tribune cosignée par plus d’un millier de dirigeants d’entreprises. "Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques". Parmi les objectifs de l'Hexagone : forcer les constructeurs automobiles chinois qui souhaitent produire en Europe à travailler davantage avec des sous-traitants locaux.

L'Allemagne et l'Italie assouplissent leur position

À l’opposé, certains des Etats parmi les plus attachés au libre-échange, dont la République tchèque et l’Irlande, rechignent face au projet, redoutant qu’une telle orientation ne fragilise certains accords commerciaux existants. Dans un document commun publié la semaine dernière, six États du nord de l’Europe (l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas et la Suède) ont aussi mis en garde contre le principe de préférence européenne, qui risquerait selon eux de "réduire à néant nos efforts de simplification" et d’ajouter "une couche supplémentaire de réglementation complexe" pour les entreprises de l’UE. Ces pays ont néanmoins laissé la porte ouverte à une certaine dose de préférence, en n'écartant pas une mesure "limitée, proportionnée et tenant compte de ses répercussions".

Auparavant chef de file des opposants, l'Allemagne, première puissance économique de l’Union européenne, a elle aussi adouci sa position, avec l'Italie, en ouvrant la porte à une telle mesure, mais de manière très encadrée. Son angoisse : qu'une telle orientation ne renchérisse les coûts d’approvisionnement de ses constructeurs automobiles et de son industrie, au risque de fragiliser ses performances à l’export. Les constructeurs allemands "craignent surtout des rétorsions commerciales de la part de la Chine alors que l’Empire du Milieu reste un marché important", expliquait récemment dans L'Express Arnaud Aymé, directeur France du cabinet Sia Conseil.

En clair, une telle obligation ne doit pas entraver les exportations allemandes ou italiennes, ou risquer de brusquer les relations avec les principaux alliés. Une chose est certaine : le sommet de jeudi s’annonce électrique. Chacun y viendra armé d’arguments solides, prêt à défendre ses intérêts nationaux dans un débat qui promet d’être serré.

© REUTERS

AMD offre Crimson Desert avec un Ryzen 9000X3D, ou une Radeon RX 9070 et une large sélection de laptops gaming

10 février 2026 à 13:02

Un AAA offert au bon moment, et un message clair aux assembleurs : AMD aligne CPU, GPU et laptops sous une même promo, juste avant la sortie.

AMD Crimson Desert : période, matériel éligible, modalités

Les revendeurs listent un bundle via AMD Rewards incluant Crimson Desert avec une fenêtre d’achat du 10 février 2026 à 15:00 CET au 25 avril 2026. La période d’échange annoncée s’arrête le 23 mai 2026.

Tableau compatibilité CPUs AMD Ryzen avec jeu Crimson Desert

Les composants desktop éligibles récurrents sur plusieurs pages partenaires sont les Ryzen 9 9950X3D, Ryzen 9 9900X3D, Ryzen 7 9850X3D, Ryzen 7 9800X3D, ainsi que les Radeon RX 9070 XT et Radeon RX 9070.

Côté portables, sont référencés notamment les Acer Nitro 16S AI et Nitro 18 AI, ASUS TUF Gaming A14, ROG Strix G16/G18, ROG Flow Z13, HP OMEN MAX 16 et OMEN 16, Lenovo Legion Pro 5/Pro 7/Legion 5, MSI Raider A16/A18 et Crosshair A18, Gigabyte AERO X16, Razer Blade 16 et Blade 14. Presque tout l’écosystème gaming AMD y passe, mais via des SKU sélectionnés par marque.

Liste ordinateurs portables compatibles AMD Ryzen avec

Le coupon est fourni par le revendeur. Le CPU, GPU ou laptop qualifiant doit être installé sur la machine au moment de l’activation. MSI précise des contraintes régionales et rappelle la date limite du 23 mai 2026 sur sa page promotionnelle.

Crimson Desert : disponibilité, édition spéciale et exigences PC

Pearl Abyss positionne Crimson Desert comme un jeu d’action-aventure en monde ouvert sur le continent de Pywel, incarnant Kliff. La sortie est calée au 19 mars 2026, avec disponibilité sur PC et consoles : Steam, PlayStation 5, Xbox Series X|S, ainsi que Mac App Store et Epic Games Store listés par l’éditeur.

Sapphire a développé une édition spéciale Radeon RX 9070 XT aux couleurs du jeu, alignée avec le bundle pour pousser la gamme RDNA au moment clé.

Les exigences minimales Steam sur PC sont : Windows 10 64-bit, Ryzen 5 2600X ou Core i5-8500, 16 Go de RAM, Radeon RX 6500 XT ou GeForce GTX 1060, et un stockage annoncé à 100 Go.

Le timing de la promo verrouille l’exposition des Ryzen 9000X3D et RX 9070 sur la fenêtre de lancement du titre. Pour les intégrateurs et les acheteurs de portables AMD, le coupon renforce l’attractivité des SKU haut de gamme sans contrainte de bundle côté cartes AIB, tandis que l’édition Sapphire sert de vitrine marketing conforme aux cycles de sortie AAA.

Source : VideoCardz

AMD Medusa Halo : APU Zen 6 + RDNA 5 avec LPDDR6 et bus 384 bits pour un saut de bande passante

Par :Wael.K
10 février 2026 à 12:43

Premiers indices concrets sur la mémoire de l’APU haut de gamme d’AMD, et une conséquence directe sur la bande passante iGPU qui change l’équation. Medusa Halo viserait la LPDDR6 avec un large bus, de quoi nourrir CPU et GPU sans étranglement.

LPDDR6, bus 384 bits et configuration CPU/GPU ambitieuse

Un leaker réputé (@Olrak29_ sur X) indique que l’APU AMD Medusa Halo adoptera la LPDDR6. Des rumeurs précédentes évoquent un bus 384 bits, dimensionné pour maximiser le débit mémoire au profit d’un CPU jusqu’à 24 cœurs Zen 6 et d’un GPU jusqu’à 48 unités de calcul RDNA 5/UDNA. L’objectif est clair : lever le plafond de bande passante qui limite traditionnellement les iGPU.

Puce Samsung LPDDR6 en gros plan

Le calendrier reste lointain, mais la chaîne mémoire bouge déjà. Samsung et Innosilicon livrent des modules LPDDR6 pour validation. Innosilicon annonce 14,4 Gbps, nettement au-dessus des 10,7 Gbps initiaux de Samsung et des 9,6 Gbps de la LPDDR5X. La LPDDR6 passe de 8 à 12 bits par byte d’IO, doublant le débit en simple canal 24-bit par rapport à un canal 16-bit LPDDR5X à vitesse comparable.

Innosilicon collabore avec TSMC et Samsung afin d’assurer la capacité IP LPDDR6, tandis que Samsung s’appuie sur ses propres fabs pour la production DRAM. Sur le terrain, la montée en vitesse et en efficacité énergétique positionne la LPDDR6 comme la brique critique des prochains SoC à iGPU musclés.

AMD Medusa Halo et le cycle produit grand public

En attendant Medusa Halo, AMD continuera d’associer ses SoC à de la LPDDR5X bien rodée. AMD prévoit par ailleurs de maintenir l’iGPU RDNA 3.5 jusqu’en 2029 sur la majorité des références. Concrètement, l’expérience graphique de nombreux portables à venir restera proche de celle des Ryzen AI 300/400 actuels, hors modèles premium.

Les nouvelles technologies graphiques et mémoire seraient réservées à quelques SKU dont Medusa Halo, attendu l’année prochaine ou d’ici 2028 au plus tard. L’écart de performances entre segments se jouera donc largement sur la bande passante et la densité de calcul disponibles.

Si AMD tient cette combinaison LPDDR6 + bus massif sur Medusa Halo, l’iGPU RDNA 5 pourrait bénéficier d’un apport de bande passante rarement vu sur APU, avec un impact direct sur les perfs raster et l’efficience en haute définition. La stratégie de réserver ces avancées à des SKU premium cadrerait avec une montée en gamme progressive, tout en amortissant RDNA 3.5 sur le volume.

Source : TechPowerUp

Cuba : la pénurie de pétrole, coup de grâce pour un régime mis sous pression par Donald Trump ?

10 février 2026 à 11:43

Le ciel au-dessus de l'île se vide. Cuba a informé les compagnies aériennes internationales qu’elle ne serait plus en mesure de les approvisionner en kérosène à compter de ce mardi 10 février. La mesure restera en vigueur jusqu'au 11 mars. En cause : la réduction drastique des livraisons pétrolières au pays, imposée par le président américain Donald Trump. La décision de La Havane, annoncée en pleine haute saison touristique, a déjà contraint Air Canada à suspendre ses 16 vols hebdomadaires vers l’île. D’autres transporteurs américains, espagnols, panaméens et mexicains pourraient suivre.

La compagnie aérienne canadienne a précisé qu'elle enverrait des avions vides de Montréal et de Toronto à Cuba afin de rapatrier environ 3 000 Canadiens actuellement en visite sur l'île. Comme le rappelle le New York Times, le Canada constitue le premier pays d’origine des visiteurs à Cuba. De quoi accentuer la pression sur le secteur touristique cubain, qui a enregistré une baisse de 18 % du nombre de visiteurs l’an dernier par rapport à 2024, souligne de son côté le Financial Times. A noter que le pays n'a pas été aidé non plus par les avertissements à l'attention des voyageurs à destination de Cuba, émis par le Canada, l'Espagne ou encore le Royaume-Uni, qui ont appelé leurs ressortissants à une "extrême prudence".

Cuba n’a reçu ni pétrole ni carburant depuis un mois, après que Donald Trump a interrompu les livraisons vénézuéliennes – dont l’île dépend largement – et exercé des pressions sur le Mexique pour qu’il suspende ses expéditions, évaluées entre 17 000 et 180 000 barils par jour. La production locale est insuffisante : Cuba ne couvre qu’environ 40 % de ses besoins, un niveau jugé trop faible pour assurer le fonctionnement du pays. Les experts prévoient que l’île pourrait épuiser ses réserves d’ici la fin mars.

La Chine et la Russie en guise de soutien

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a déclaré la semaine dernière qu'il était ouvert à des pourparlers avec les États-Unis, à condition qu'un changement de régime ne soit pas envisagé. En attendant, le chef d'Etat communiste tente de colmater les trous. Parmi les autres mesures prises par le gouvernement cubain : rationnement du carburant, semaine de travail réduite à quatre jours pour les employés des entreprises publiques et suspension des cours à l’Université de La Havane. De leur côté, les compagnies aériennes qui continuent de desservir l’île pourraient être contraintes d’ajouter des escales de ravitaillement dans d’autres îles des Caraïbes.

Sur le plan international, la Chine a affirmé son soutien à Cuba, en soulignant son engagement pour " la sauvegarde de la souveraineté et de la sécurité nationales de l’île" et son opposition à toute ingérence étrangère. "Nous apporterons toujours notre soutien et notre aide à Cuba dans la mesure de nos moyens", a martelé ce mardi Lin Jian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse régulière. Dans le même esprit, la Russie a qualifié lundi la situation du carburant à Cuba de "critique", dénonçant les tentatives américaines pour "asphyxier" l’économie de l’île et les graves difficultés qu’elles engendrent.

Un régime politique qui résiste... Pour combien de temps ?

Le pouvoir en place tiendra-t-il face à cette crise profonde ? Celle-ci survient alors que Washington chercherait "activement à provoquer un changement de régime" d’ici la fin de l’année, une pression maximale depuis l’enlèvement du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier 2026. Mais le pouvoir cubain était déjà sur les nerfs avant cet épisode, notamment sur le plan économique : alors qu’une douzaine d’œufs se vend 5 dollars sur le marché noir, "le salaire mensuel moyen est de seulement 14 dollars", souligne le média France-Guyane. Autrefois fleuron de l’économie cubaine, la production de sucre s’est également effondrée, passant de 10 millions de tonnes à 150 000 tonnes.

La crise est aussi démographique : le taux de natalité a plongé à 1,59 et l’émigration est massive, avec un quart des 11 millions de Cubains ayant quitté l’île ces cinq dernières années. Pour ceux qui restent, la vie est loin d’être facile : déjà en 2024, des milliers de personnes, poussées par la faim, étaient descendues dans les rues pour réclamer l’aide de l’État et protester contre les coupures d’électricité. Reste à savoir si le régime cubain, acculé par la pression américaine mais aussi par la lassitude intérieure, saura résister. Pas sûr que le locataire du Palais de la Révolution dorme sur ses deux oreilles.

© REUTERS

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