The Iconfactory a démarré une campagne Kickstarter pour enrichir Ollie’s Arcade, son application iPhone et iPad qui regroupe trois jeux au style rétro. Si l’objectif principal des 20 000 $ est atteint, ce qui semble en bonne voie, tous les titres deviendront gratuits. Actuellement, seul le clone de Flappy Birds est disponible sans frais, les deux autres jeux coûtent 1,99 € chacun. L’éditeur prévoit également de faire revivre Frenzic, l’un des tout premiers jeux sortis sur iOS en 2008. À l’époque, Nicolas se demandait carrément si ce casse-tête ne faisait pas mieux que Tetris.
Cette levée de fonds ne vise pas uniquement à enrichir une application iOS sympathique, elle doit aussi permettre à The Iconfactory de rester à flot. Après avoir dû abandonner Twitterrific en 2023 à la suite de la fermeture de Twitter/X aux clients tiers, le studio fait face un nouveau défi de taille : l’essor de l’IA générative.
Ollie’s Arcade. Image The Iconfactory.
The Iconfactory n’est pas seulement un éditeur d’applications, c’est aussi un studio de design logiciel spécialisé dans les icônes, comme son nom l’indique. Et ce n’est pas n’importe lequel, puisqu’en plus de 25 ans, il dessiné les icônes de nombreuses applications Mac et iOS renommées (Transmit, Little Snitch, Fantastical, Apollo…) et il est même à l’origine de l’oiseau bleu de Twitter.
Malgré une réputation qui n’est plus à faire, la petite entreprise est durement frappée par l’IA générative, qui permet à tout un chacun de créer une icône à partir d’un simple prompt. « ChatGPT et les autres services d’IA sont en train de tuer @Iconfactory, et je n’exagère pas. D’abord Twitter/Elon a tué notre principale source de revenus du côté des applications, celle qui nous permettait de maintenir notre activité, puis l’IA générative a explosé et porté le coup de grâce à nos recettes liés au design », alertait Sean Heber, un membre de l’équipe, il y a quelques mois.
« Je sais que rien de ce que je dirai n’amènera qui que ce soit à arrêter d’utiliser ChatGPT et à générer en cinq minutes une nouvelle icône pour une app que ChatGPT aura aussi écrite en quelques heures, mais je ne sais pas très bien ce que le reste d’entre nous est censé faire pour gagner suffisamment d’argent afin de, vous savez, vivre », ajoutait-il, dépité.
Une petite partie des icônes dessinées par The Iconfactory.
Alors que l’éditeur dit avoir rencontré des difficultés pour payer ses salariés, cette campagne de financement participatif doit lui offrir une bouffée d’oxygène. « Le nouveau Kickstarter ne suffira pas à résoudre tous nos problèmes de revenus, mais il nous permettra de tenir le coup pendant que nous cherchons de nouvelles façons de continuer à vous servir. Plus nous récoltons de fonds maintenant, plus cette période de convalescence sera longue et sûre », explique Ged Maheux, cofondateur du studio.
La campagne est ouverte jusqu’au 11 février. Des récompenses spéciales sont offertes à partir de 32 $, mais la participation est libre. Au-delà de l’objectif initial de 20 000 $, The Iconfactory promet le développement de nouveaux petits jeux si des paliers supérieurs sont atteints.
Le gouvernement ne finance plus l’installation et l’équipement de kits satellites, que ce soit chez Orange comme chez d’autres acteurs. Orange propose une alternative à Starlink via sa filiale Nordnet nécessitant un kit satellite à 299 €, qui pouvait être pris en charge dans certain cas via le dispositif Cohésion Numérique des Territoires. Le site de l’Agence Nationale de la Cohésion des territoires (ANCT) annonce que celui-ci a été suspendu, ce qui ne devrait pas inciter les potentiels clients à se pencher sur les offres de l'opérateur français.
Image Orange
Le gouvernement indique que la subvention a été mise en pause au mois de septembre 2025 « à la suite de l’analyse de la consommation de l’enveloppe budgétaire allouée au regard des montants d’ores-et-déjà avancés et des montants prévisionnels remontés par les opérateurs ». Autrement dit, l’ensemble de l’enveloppe (19,2 millions d’euros) a été consommée et le dispositif « n’est pas reconduit ». Le site de l’ANCT laisse la porte ouverte, évoquant un dispositif « momentanément suspendu ». Orange n’est pas le seul touché, la coupe concernant également SkyDSL et Numerisat (OuiSat) qui faisaient aussi partie des offres satellitaires labellisées.
Orange perd donc un petit avantage face à Starlink, qui n’a jamais été éligible à ce coup de pouce. Pour rappel, l’abonnement Satellite Orange avec Nordnet coûte 39,99 €/mois sans engagement et nécessite un kit satellite à 299 €. Le programme du gouvernement remboursait justement jusqu’à 300 € du coût d’équipement, d’installation ou de mise en service. La subvention pouvait atteindre les 600 € pour les personnes ayant un quotient familial CAF ou MSA bas.
Orange affiche des débits allant jusqu'à 200 Mbit/s en téléchargement et 15 Mbit/s en envoi. En face, Starlink propose une offre bien meilleure (jusqu’à 305↓/40↑) pour le même prix… et ne facture pas l’antenne. Autant dire que pour le client, le choix est vite fait.
L’offre de Starlink. Image MacGeneration
De plus, l’infrastructure d’Orange repose sur des satellites géostationnaires très haut dans le ciel, ce qui implique une latence nettement plus élevée. Si cela ne sera pas toujours gênant pour Netflix ou du web, cela peut être pénible pour les visios ou des usages intensifs. À l’inverse, Starlink fonctionne en orbite basse (LEO) avec une réactivité généralement bien meilleure.
Netatmo a organisé une conférence de presse ce matin pour présenter deux nouvelles générations de ses produits, regroupés sous le nom « ORIGINAL », qui est le nouveau nom de la gamme standard du constructeur et qui désigne les produits sortis depuis la station météo mise à jour l’an dernier. Deux domaines pour les annonces du jour, avec un tout nouveau thermostat pour le chauffage et une mise à jour de la caméra de surveillance destinée à l’extérieur. Pour les plus pressés, le nouveau thermostat devrait être vendu dès aujourd’hui à partir de 140 €, tandis que la nouvelle caméra attendra l’été et sera affichée à 250 €. Pour les autres, voici les détails.
Le thermostat ORIGINAL et la caméra extérieure ORIGINAL. Images Netatmo.
Un nouveau thermostat compatible avec Matter
Quatorze ans après la première génération, Netatmo a présenté une toute nouvelle version de son thermostat connecté. Tout change ici, à commencer par le design plus sobre et plus moderne, tout en offrant davantage de fonctionnalités. Néanmoins, les plus grands changements ne se voient pas forcément sur les photos produit, puisqu’il s’agit d’une toute nouvelle architecture qui a été imaginée par l’entreprise française. Basée sur une connexion en Zigbee, elle repose désormais sur un ensemble de composants pour davantage de modularité et promet plus de fonctionnalités, à commencer par la compatibilité avec le standard Matter.
Évoquons d’abord le thermostat lui-même, qui a été conçu en France et surtout produit en Europe dans les usines françaises et italiennes de la maison mère Legrand, c’est nouveau. Ses concepteurs sont aussi fiers de son éco-conception, en revendiquant 65 % de plastique recyclé ou encore un emballage entièrement en matières recyclées, sans plastique jetable. Le client notera surtout son design entièrement revu, qui prend la forme d’un carré blanc plus sobre tout en offrant davantage de fonctionnalités, puisqu’il peut afficher des informations additionnelles comme le statut du chauffage et surtout servir de déclencheur d’automatisations.
Le nouveau thermostat, ici en version sans-fil. Image Netatmo.
Dans les coins supérieurs, Netatmo a ajouté deux icônes pour symboliser l’arrivée et le départ du logement. Elles pourront non seulement servir à couper ou relancer le chauffage, elles pourront aussi être associées à une automatisation dans l’app Home + Control de Legrand, qui est la seule capable de gérer ce nouveau produit comme prévu. De quoi aussi couper ou allumer des lumières, fermer ou ouvrir des volets, d’un tap en arrivant ou en partant. C’est plutôt malin si on peut positionner le thermostat près de la porte d’entrée, ce qui sera plus facile avec la variante sans-fil. Le produit sera aussi vendu en version filaire, pour remplacer un thermostat mural existant.
Comme chez bon nombre de concurrents, ce nouveau système se veut plus modulaire. Le thermostat ne se connecte plus directement au réseau local, il est relié en Zigbee à un pont propriétaire, nommé Thermo Hub. Ce pont est lui-même compatible avec Matter, ce qui permettra d’ajouter le thermostat à Maison d’Apple ainsi qu’à toutes les plateformes de domotique compatibles avec le standard. Pour ceux qui utilisent un système ouvert, comme Home Assistant, le fabricant a même évoqué la possibilité à terme d’utiliser directement le Zigbee, même si ça ne sera pas le cas au lancement. Cette nouveauté est en tout cas un changement de politique notable, le constructeur ayant jusque-là fait preuve au minimum de scepticisme envers le standard.
La modularité du système se retrouve aussi dans les accessoires proposés. Ainsi, le Thermo Link est un module optionnel branché directement à la chaudière ou un autre dispositif de chauffage pris en charge (pompe à chaleur air/eau ou poêle à bois ou granulés) et c’est lui qui peut le contrôler, notamment dans le cas de l’installation du thermostat sans fil. Netatmo a aussi prévu de toutes nouvelles têtes thermostatiques qui sortiront en septembre et qui permettront de contrôler chaque radiateur individuellement.
Installation murale du thermostat. Image Netatmo.
Même si Netatmo s’ouvre à la domotique ouverte, l’app de Legrand reste un passage obligé pour profiter pleinement du système. Le thermostat gagne alors en intelligence grâce à des algorithmes d’apprentissage qui surveillent le comportement du logement pendant les deux premières semaines d’utilisation. De quoi établir un profil, basé notamment sur le temps nécessaire pour chauffer les pièces et l’inertie du bâti. En fonction de ces données ainsi que de la température extérieure (fournie soit par la station météo de Netatmo, soit par les prévisions météo), les plannings seront mieux respectés en chauffant suffisamment longtemps en avance les pièces pour atteindre la consigne à l’heure voulue.
Le système de chauffage sera aussi contrôlé plus finement, même si la marque s’en tient bizarrement au contact sec des anciennes chaudières. Alors qu’il existe des modèles bien plus sophistiqués aujourd’hui, qui modulent finement la température de l’eau, ce nouveau thermostat ORIGINAL ne pourra pas les gérer et se contentera des anciennes générations. Si Netatmo a défendu son choix pendant la présentation en rappelant que le contact sec est majoritaire sur le marché, cela reste étonnant pour un tout nouveau produit lancé en 2026. Quoi qu’il en soit, l’appareil doit permettre d’économiser jusqu’à 250 € par an par rapport à un modèle sans programmation, d’après son concepteur.
L’appareil reprend plusieurs bonnes idées de la concurrence, en particulier chez Tado°. Ainsi, il peut surveiller la chaudière et signaler immédiatement tout problème détecté. Autre concept bien connu, la fonction « Eco-assist » qui se base sur la géolocalisation du smartphone des occupants pour automatiser la chauffe en fonction de la présence. En tout cas, l’app Home + Control proposera de couper lors d’une absence, elle ne le fera pas automatiquement. Plus original, on pourra créer plusieurs plannings et activer l’un ou l’autre selon les besoins, ce qui peut être utile pour ceux qui ont des semaines en télétravail, par exemple. Contrairement à son concurrent allemand, Netatmo ne compte pas faire payer pour ces fonctionnalités et son thermostat n’est associé à aucun abonnement, une excellente nouvelle.
La nouvelle tête thermostatique à gauche, le nouveau thermostat à droite. Image Netatmo.
L’entreprise dit avoir soigné la partie technique, avec une meilleure autonomie (deux ans pour le thermostat, un an et demi à deux ans pour la tête thermostatique) et davantage de fiabilité. Malgré tout, son app dépend toujours des serveurs de Legrand, cela ne change pas, même si Matter apportera une solution pour un contrôle local en cas de panne. Ce qui arrive, hélas, encore régulièrement…
Comme il s’agit d’un système inédit construit autour d’une architecture différente, il n’y a aucune rétro-compatibilité avec les produits d’ancienne génération. Si vous avez déjà un thermostat ou une tête thermostatique Netatmo, il faudra tout changer pour bénéficier des nouveautés. C’est sans doute en partie pour cette raison que la marque propose un système de mise à jour, avec 40 € de réduction sur le nouveau produit à condition de renvoyer l’ancien matériel. L’offre sera proposée sur le site de Netatmo, mais uniquement jusqu’au 31 mars.
Côté prix, le thermostat filaire associé au Thermo Hub sera vendu 140 €, la version sans fil à 150 €. Amazon aura des packs spécifiques, avec le support à poser inclus pour la version sans-fil et Netatmo annonce 160 €. Côté accessoires, la plaque murale de finition sera vendue 15 €, le support à poser pour le thermostat sans fil sera affiché 20 €. Enfin, le Thermo Link capable de contrôler une chaudière sera vendu 40 €.
Une caméra extérieure bien améliorée
Autant le thermostat ORIGINAL est entièrement renouvelé, autant la caméra extérieure ORIGINAL est un clone du modèle actuel. Netatmo expliquait pendant la conférence « assumer » ce choix de continuité, jugeant qu’il s’agit d’un « design signature, désormais emblématique ». On retrouve ainsi toujours un bloc d’aluminium, en blanc ou en noir, avec un gros projecteur au-dessus d’un petit carré qui cache la caméra. L’appareil fait également office de sirène pour dissuader les malandrins et il nécessite comme avant une alimentation électrique permanente en 220 V. Bref, rien n’a changé en apparence, même si tout l’intérieur est nouveau.
La « nouvelle » caméra extérieure, sans aucun changement à l’extérieur, même si tout est nouveau sous le capot. Image Netatmo.
Netatmo a travaillé sur trois aspects principalement, avec une meilleure qualité optique, une meilleure connexion et une meilleure intelligence embarquée. Côté optique, le nouveau capteur fourni par Sony passe à la 2K avec HDR, ce qui devrait amener un net progrès par rapport au modèle actuel en 1080p. L’angle de vue a aussi été augmenté et passe à 130°, contre 100° aujourd’hui, ce qui devrait permettre de couvrir une zone plus large. Enfin, le fabricant parle d’un zoom 16x, même s’il s’agit a priori d’un zoom numérique qui ne devrait pas apporter une image de très bonne qualité.
La connexion Wi-Fi était le vrai talon d’Achille de la première caméra extérieure, avec une portée très faible et de multiples problèmes de déconnexion. Netatmo en a bien conscience et promet de gros changements dans ce domaine, ce qui passe essentiellement par l’ajout d’une deuxième antenne au dos, pour une couverture sur 360°. La caméra extérieure ORIGINAL gère désormais la bande des 5 GHz en plus du 2,4 GHz et prend en charge la technologie MIMO. Il faudra attendre les tests pour le vérifier, mais c’est en tout cas une grosse évolution sur le papier et on peut espérer une couverture enfin digne de ce nom.
Pour finir, la détection des mouvements se fait toujours en local et Netatmo l’a améliorée, avec un algorithme qui va automatiquement distinguer les zones les plus intéressantes et ignorer les autres. Cela permet en théorie de maintenir une détection efficace sans augmenter la puissance de calcul nécessaire, alors que le capteur transmet bien plus de données. Là encore, il faudra en juger avec le produit. On peut noter que le stockage se fait toujours sur une carte microSD de 8 Go, même si le constructeur promet désormais une qualité industrielle, ce qui pourrait améliorer la fiabilité de ce composant, un autre gros défaut du modèle actuel. Le transfert vers un stockage distant en FTP reste proposé.
Avec le projecteur allumé. Image Netatmo.
Côté domotique, la caméra fonctionne de pair avec l’app Home + Sécurité, comme aujourd’hui, qui dépend elle aussi du cloud pour accéder aux données pourtant stockées sur la carte SD. Elle reste compatible avec HomeKit d’Apple, ainsi qu’avec Google Home et Amazon Alexa. Pas de mention de Matter, qui sait gérer les caméras depuis peu, même si on peut imaginer que cela viendra à terme. En attendant, il n’y a pas d’accès vraiment ouvert aux données, par exemple via l’intégration du protocole RTSP, tout devra se faire par le biais du cloud Netatmo.
La nouvelle caméra sera commercialisée cet été pour 250 €. Netatmo a aussi prévu un projecteur qui reprend le même design que la caméra, mais sans inclure l’objectif. L’idée ici est d’améliorer l’éclairage d’un extérieur en utilisant un produit visuellement similaire, à un prix certainement inférieur à celui d’une caméra même s’il n’a pas été donné pendant la conférence.
Adobe franchit une nouvelle étape dans l'intégration de l'intelligence artificielle au sein de sa suite logicielle. Après avoir dopé Firefly, l'éditeur déploie de nouvelles fonctionnalités majeures pour Acrobat et Adobe Express. L'objectif est clair : ne plus seulement lire vos documents, mais les transformer automatiquement en présentations visuelles ou en podcasts audio.
Satechi, une société spécialisée dans les accessoires, propose un nouveau modèle de hub USB-C très compact parfait pour les nomades : c'est un hub USB-C 7-en-1 qui est compatible MagSafe. Il est vendu normalement 60 €, mais un coupon à cocher permet de descendre à 48 €.
Le hub USB-C. Image Satechi.
Le petit boîtier circulaire de 6,5 cm de diamètre pèse 68 grammes et est compatible MagSafe, ce qui lui permet de se fixer magnétiquement au dos d'un iPhone. Il intègre un câble USB-C enroulable, une entrée USB-C pour un chargeur USB-C (100 W), deux prises USB-A à 5 Gb/s, une prise RJ45 à 1 Gb/s, une sortie HDMI capable de fonctionner en 4K à 60 Hz et un double lecteur de cartes (SD et microSD) en UHS-I (104 Mo/s). Il coche donc beaucoup de cases : si vous êtes en réunion, dans la famille ou en déplacement en général, ce sont les points qui peuvent manquer sur un Mac, un iPhone ou un iPad.
Même s’il a élargi la disponibilité de son application b.tv+ à de nouveaux téléviseurs, Bouygues Telecom n’abandonne pas pour autant les décodeurs maison. L’opérateur lance aujourd’hui un nouveau modèle, plus moderne à plusieurs égards.
Nouveau décodeur b.tv, aussi appelé décodeur TV 4K HDR sur le site de l’opérateur. Image Bouygues Telecom.
Nommé « décodeur b.tv » ou « décodeur TV 4K HDR », il se distingue d’abord des précédents modèles et de la concurrence par l’intégration d’un Neural Processor Unit (NPU), une puce dédiée aux traitements d’intelligence artificielle (dans les terminaux Apple, c’est le Neural Engine). Celle-ci est notamment utilisée pour convertir automatiquement les vidéos en HDR, afin d’offrir une image plus éclatante sur les téléviseurs 4K HDR.
Bouygues Telecom ne précise pas s’il sera possible de désactiver cette fonction, alors que les traitements automatiques ne sont pas toujours convaincants et que les téléviseurs proposent déjà leurs propres algorithmes. Les formats Dolby Vision et Dolby Atmos sont en tout cas pris en charge.
Les autres composants ont aussi été mis au niveau, si bien que l’opérateur promet que son nouveau décodeur est deux fois plus performant que l’ancien (qui reste inclus dans certaines offres). Le boîtier repose sur un processeur Synaptics VS710, épaulé par 4 Go de RAM et 16 Go de stockage. En usage courant, le temps de zapping serait réduit de 40 %.
C’est toujours Android TV, ici en version 14, qui est utilisé comme système d’exploitation, ce qui garantit un large catalogue d’applications ainsi que la compatibilité avec Google Cast.
Image Bouygues Telecom
Le boîtier est compact (12 × 12 × 3 cm), mais on ne sait pas encore s’il embarque un ventilateur ou s’il se contente d’un refroidissement passif. L’alimentation se fait via un port USB-C et la connectique comprend également un port Ethernet, un port USB-A et le Bluetooth 5.2.
Autre nouveauté notable : le décodeur est certifié Thread et Matter, une première pour un décodeur TV lancé par un opérateur en Europe. Il pourra ainsi s’intégrer dans une installation domotique, même si une Apple TV ou un HomePod reste essentiel dans un environnement Apple.
Ce nouveau décodeur 4K HDR est inclus dès à présent dans l’offre haut de gamme Bbox ultym, proposée à 44,99 € par mois pendant un an, puis 51,99 € par mois.
Ollama, la sympathique app permettant de manipuler des modèles de langage facilement sur Mac, continue de s’améliorer. Ses créateurs viennent de lui ajouter des capacités de génération d’images, actuellement en bêta et nécessitant de passer par le terminal.
Avec Z-Image Turbo. Image Ollama
L’app prend en charge plusieurs modèles connus. Il s’agit principalement de petits moteurs récents et efficace ne demandant pas le dernier des Mac Studio pour tourner convenablement. Comptez au moins un MacBook Air M3 ou M4 pour avoir des performances raisonnables, avec a minima 24 Go de RAM (l’app refuse de faire quoi que ce soit avec mes 16 Go de RAM). Ollama peut être téléchargée à ce lien et demande macOS Sonoma.
Les développeurs proposent le Z-Image Turbo d’Alibaba (6B), qui peut générer des images photoréalistes et y ajouter du texte en anglais comme en chinois. Olama embarque aussi FLUX.2 Klein en déclinaisons 4B et 9B. Ce dernier est fort pour rendre du texte lisible dans les images, ce qui sera utile pour les maquettes d'interface utilisateur ou les conceptions typographiques.
Avec FLUX.2 Klein. Image Ollama
Plusieurs paramètres détaillés dans un billet de blog permettent d’ajuster ses images. On peut ainsi changer leur taille, le nombre d’étapes de génération ou encore ajouter des prompts négatifs. Le répertoire des images peut également être modifié. Les apps tierces prenant en charge le rendu d'images (Ghostty, iTerm2, etc.) peuvent prévisualiser les créations directement entre les lignes de commande.
Ollama est une application totalement gratuite, qui fonctionnait initialement uniquement via le Terminal mais qui a par la suite gagné une interface graphique. L’app est disponible gratuitement sur macOS, avec des abonnements pour ceux voulant plus de puissance via le nuage. Les développeurs ont prévu d’ajouter d’autres modèles d’images à l’avenir, ainsi que la possibilité de les retoucher.
La rumeur a fait du bruit hier soir : Apple travaillerait sur un pin’s carburant à l’IA, à la manière de l’AI Pin d’Humane. L’appareil ressemblerait à un petit badge légèrement plus épais qu’un AirTag, embarquant un haut-parleur, deux caméras et trois micros pour discuter avec une version de Siri dopée à l’IA.
En pratique, ce pin’s pourrait enregistrer tout ce qui se passe autour de vous afin de pouvoir répondre à des questions. Il s’agirait d’une sorte de super-Siri toujours accessible : le produit serait très intégré à l’écosystème Apple et dépendrait en partie du téléphone pour Apple Intelligence. Un bouton physique serait présent sur la tranche pour discuter sans passer par le smartphone. L’accessoire se rechargerait par induction à la manière de l’Apple Watch.
Le concept n’est pas sans rappeler le gros flop de l’AI Pin, lancé par la startup Humane créée par d’anciens d’Apple. Le produit était censé pouvoir envoyer des messages, analyser ce qu’il voit ou encore répondre à des questions complexes. Le gadget était visiblement trop lent pour être utile et jugé peu fiable. Humane ne s’est pas facilité la vie en créant son propre écosystème indépendant de ceux de Google ou d’Apple.
Apple aurait de grandes ambitions pour ce produit, visant d’en fabriquer environ 20 millions d’unités pour le lancement. Si les détails sur les fonctions restent minces, Apple a sans doute une carte à jouer grâce à son écosystème et ses nombreuses connaissances sur les utilisateurs.
Orange, Bouygues Telecom et Free (groupe Iliad) ont publié ce matin un communiqué de presse commun qui rappelle leur volonté d’acquérir Altice France, la maison mère de SFR. Ce n’est pas nouveau, on sait même depuis le mois d’octobre dernier que les trois opérateurs souhaitent acheter et se partager leur ancien concurrent. Cette communication répond en réalité à la publication d’un article de BFM Business qui laissait entendre que les acquéreurs ont accepté d’augmenter leur offre. Sans démentir tout à fait la rumeur, le communiqué du jour confirme que le processus d’acquisition a avancé, sans accord toutefois sur le montant.
Reprenons : Patrick Drahi souhaite vendre Altice France et toutes ses activités, dont SFR qui est l’un des quatre gros opérateurs français. En octobre dernier, on apprenait que les trois acteurs restants s’étaient mis d’accord avec une offre d’achat à 17 milliards d’euros et un plan de découpe des actifs d’Altice entre Orange, Bouygues Telecom et le groupe Iliad, à qui appartient Free.
Cette offre a d’abord été rejetée par Patrick Drahi, qui souhaitait faire monter les enchères et espérait récupérer plus d’argent dans l’opération financière. Il voulait aussi que la transaction se déroule plus rapidement, avec une conclusion dès le début de l’année 2027, dans un an donc, au lieu de fin 2027 comme prévu par les acquéreurs potentiels.
Quelques mois plus tard, BFM Business a publié tôt ce matin une rumeur qui suggère qu’Orange, Free et Bouygues auraient bien augmenté leur offre, ajoutant autour de 3 milliards sur la table des négociations. Autre élément clé de l’article, le processus aurait avancé, avec l’accès aux comptes d’Altice, une étape clé dans toute acquisition de cette ampleur. Tout pourrait aller ensuite assez vite, avec une offre formelle espérée fin mars et l’espoir de finaliser l’acquisition avant la tenue des élections présidentielles, prévues en avril 2027.
Dans la foulée, le communiqué de presse publié ce matin par le consortium d’opérateurs confirme l’accès aux comptes, tout en niant tout engagement d’ordre financier, autrement dit une augmentation de leur offre. Puisqu’il est très court, voici les informations fournies à la presse par les trois entreprises :
Des travaux de due diligences ont été engagés depuis début janvier 2026. Les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l'objet d'aucun accord à date.
Il n'y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord qui devra en toute hypothèse être soumis à l'approbation des organes de gouvernance des sociétés concernées et restera sous réserve des conditions usuelles en la matière. Une communication au marché sera faite le moment venu sur l'évolution du projet conformément aux exigences réglementaires applicables.
Notons que si le communiqué nie l’existence d’un accord, il ne nie pas la possibilité d’une augmentation de l’offre d’achat. D’après BFM, Patrick Drahi n’aurait accepté d’ouvrir ses comptes qu’après avoir obtenu des assurances d’un montant autour de 20 milliards d’euros, trois de plus qu’initialement. Le site précise même que la répartition de cette somme supplémentaire ne serait pas encore tranchée entre Orange, Bouygues Telecom et Free. Cela ressemble à un accord de principe, peut-être justement pour faire avancer les discussions.
Nos confrères indiquent aussi qu’Altice aurait commencé à trouver des acquéreurs pour les éléments qui n’intéressent pas les trois opérateurs. Cela concernerait notamment XP Fibre, spécialiste des infrastructures en fibre optique qui a déployé des réseaux dans 6 700 communes, principalement dans les zones peu denses. Patrick Drahi espère obtenir deux milliards d’euros pour cette activité, qui ne serait pas reprise par Orange, Bouygues et Free.
En revanche, SFR Business, filiale d’Altice France destinée aux entreprises, fait bien partie de la négociation. Le milliardaire essaierait pourtant de trouver un autre acquéreur, cette fois pour mettre la pression et accélérer les négociations, d’après BFM.
Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, compte bien sortir de l’ombre de SpaceX sur un terrain devenu central : l’internet par satellite. Elle vient d’annoncer le lancement d’un nouveau réseau baptisé TeraWave, présenté comme une constellation ultra-haut débit destinée en priorité aux entreprises, aux opérateurs de datacenters et aux clients gouvernementaux.
Il manquait un modèle entre l'EX40 et l'EX90, Volvo présente donc cette semaine son EX60, cousin du XC60 thermique et surtout, l'un des premiers à adopter une toute nouvelle plateforme.
Pour la première fois, Volkswagen a dépassé Tesla sur les ventes de voitures 100 % électriques en Europe. Le constructeur allemand a vendu 274 417 véhicules en 2025, soit 56 % de plus qu'en 2024. Tesla passe pour le moment à la deuxième place, avec 238 765 ventes, c'est une baisse de 27 %.
La luminosité de l'écran de l'iPhone va-t-elle augmenter sur la future gamme d'iPhone 18 ? Selon Instant Digital, c'est cette progression en matière de luminosité maximale qui poserait problème au fabricant chinois BOE qui, rencontrant déjà des problèmes de fiabilité sur l'iPhone 17 Pro...
Tandis que Siri se transformerait en chatbot avec iOS 27 dès septembre prochain et entrerait ainsi en concurrence frontale avec ChatGPT, Apple aurait déjà lancé deux chatbots à destination de ses employés d'après les sources de MacWorld. Le premier s'appellerait Enchanté et aurait commencé...
Apple travaillerait à une sorte de pin's doté de caméras qui serait majoritairement dédié aux fonctionnalités d'intelligence artificielle, selon le site The Information. L'appareil prendrait la forme d'un disque similaire à un AirTag mais plus épais, avec deux caméras sur sa face avant (un...
Apple prévoirait la transformation de Siri en chatbot en bonne et due forme avec iOS 27, affirme Mark Gurman sur Bloomberg, et entrerait ainsi en concurrence frontale avec ChatGPT. Nom de code Campos, la fonctionnalité « sera intégré en profondeur aux systèmes d'exploitation iPhone, iPad et...
Un nuage noir plane sur la chaîne logistique d’Apple. Luxshare Precision Industry, partenaire industriel majeur basé en Chine et impliqué dans l’assemblage de nombreux produits Apple, aurait été victime d’une attaque par ransomware. Si les informations sont confirmées, l’incident pourrait exposer des documents confidentiels liés à plusieurs géants de la tech, dont Apple, Nvidia, LG et Tesla.
Avec le MacBook Air M4, Apple propose une machine bien née qui devrait ravir de nombreux utilisateurs. Si vous êtes tenté par ce nouveau Mac, une promotion permet aujourd'hui d'en profiter au meilleur prix
Apple n'a peut-être pas de SiriBot ou de ChatGPT, mais ses employés, eux, ont déjà le leur. Loin de la communication officielle axée sur l'IA invisible, la firme possèderait deux outils internes, soutiennent les équipes de la marque au quotidien. Macworld nous plonge dans les coulisses de ces applications internes dédiées à l'analyse de données et à l'assistance textuelle.
Alors qu'Honor vient de dégainer une fonction de « dépistage de l'arrêt cardiaque » sur sa Watch GS 5, l'industrie s'intéresse de près à une métrique méconnue mais cruciale : la capacité de décélération (DC). Un indicateur que les montres d'Apple ou Garmin pourraient intégrer sans changer le moindre capteur.
La Honor Watch GS est vendue uniquement en Chine pour le moment pour moins de 100 €
Le marketing n'est jamais à une approximation près, mais derrière l'appellation « anti-sudden cardiac arrest » de la nouvelle Honor Watch GS 5 se cache une réalité scientifique solide. Plus qu'une prédiction miraculeuse, il s'agit de mesurer la capacité de décélération (DC) du cœur.
Un vieux concept, de nouveaux capteurs
La science n'est pas nouvelle : une étude publiée dans The Lancet dès 2006 démontrait que la DC est un prédicteur de mortalité plus fiable que la simple fraction d'éjection ou la variabilité de la fréquence cardiaque (VRC) classique. Concrètement, la DC mesure la capacité de votre système nerveux à ralentir le cœur. Si cette capacité s'effondre, le risque de mort subite cardiaque augmente, même si les autres signaux sont au vert.
Le point de bascule ? Le matériel actuel est déjà prêt.
En 2023, des chercheurs ont prouvé qu'une simple montre Garmin obtenait des résultats corrélés aux équipements médicaux pour mesurer cette DC.
Côté Apple, des analyses montrent que les relevés de l'Apple Watch permettent déjà de calculer cet indice avec précision.
Le défi : du bien-être au diagnostic
Si la technologie est là, pourquoi ne l'avons-nous pas encore au poignet ? La réponse tient en trois lettres : FDA. Pour éviter les foudres des régulateurs, les constructeurs doivent marcher sur des œufs :
On ne parle pas de « diagnostic », mais de « notification de rythme irrégulier ».
On ne « prédit » pas l'accident, on évalue un « facteur de risque ».
Pour Apple, Garmin ou Google, l'implémentation est purement logicielle. Les capteurs PPG (optiques) récoltent déjà les données nécessaires en arrière-plan. Il ne manque qu'un algorithme validé et une interface claire pour transformer ces millisecondes de battements en un score de risque compréhensible.
Une option pour 2026 ?
La capacité de décélération pourrait devenir l'argument phare des mises à jour de 2026. Pour Apple, ce serait une brique idéale pour enrichir l'offre de santé, potentiellement liée à un abonnement. Pour Garmin, un outil de plus pour rassurer une clientèle vieillissante ou très sportive.
Reste un obstacle : la notoriété de l'indice. Si tout le monde comprend l'intérêt d'un ECG, la « capacité de décélération » demande un effort de pédagogie. Mais avec la saturation du marché des capteurs de sommeil et d'oxygène, les constructeurs n'auront bientôt plus d'autre choix que d'aller sur ce terrain médical pour continuer à nous vendre des montres.
Les rumeurs entourant l'arrivée d'un véritable chatbot "maison" au sein d'iOS 27 se font de plus en plus pressantes. Intégré nativement à Siri, ce nouvel assistant donnerait enfin à la Pomme les armes pour lutter à armes égales avec la concurrence. Jusqu'ici souvent moqué pour ses lacunes, l'assistant d’Apple pourrait devenir le point d’entrée unique pour n'importe quelle requête complexe pour des centaines de millions d’utilisateurs. Mais voilà, l'intelligence artificielle générative a un coût, et pas des moindres. D'où l'interrogation soulevée par MacRumors : Apple pourra-t-elle éternellement offrir ce service ?
Selon les indiscrétions de Mark Gurman, ce "nouveau" Siri serait capable de tout : recherche web avancée, création de contenu, génération d’images, synthèse de documents et analyse de fichiers. Mieux encore, il pourrait piloter les applications et s'appuyer sur vos données personnelles pour répondre à des requêtes contextuelles. En bref, tout ce que propose un ChatGPT aujourd'hui, mais avec une intégration profonde dans l'écosystème Apple.
Si Apple mise énormément sur la puissance de ses puces Ax et Mx pour traiter un maximum de tâches en local, la réalité technique est plus complexe. Le modèle d'Apple, développé en collaboration avec les équipes de Google Gemini, serait comparable à Gemini 3. Or, une telle puissance de calcul ne tient pas (encore) dans la poche, ni même dans un Mac haut de gamme.
Pour faire tourner la machine, Apple devra s'appuyer sur ses serveurs Private Cloud Compute, mais aussi, semble-t-il, sur l'infrastructure de Google. Et à Cupertino comme à Mountain View, personne ne travaille gratuitement.
Image : Apple / iGeneration
Le nerf de la guerre : le coût du calcul
Qu’Apple utilise ses propres serveurs ou ceux de Google, la facture s'annonce salée. Chaque requête, chaque image générée, représente une dépense réelle en électricité et en puissance de calcul.
Google a injecté 85 milliards de dollars dans ses infrastructures en 2025. OpenAI dépense des sommes astronomiques en inférence sans être encore rentable. Une simple requête texte sur Gemini consomme environ 0,24 watt-heure.
À l'échelle d'un milliard d'iPhone, ces fractions de watts se transforment rapidement en centaines de millions de dollars de frais de fonctionnement annuels.
Le modèle "iCloud" appliqué à l'IA ?
Pour rentrer dans ses frais, Apple pourrait s'inspirer de ce qu'elle fait déjà avec iCloud. On imagine assez bien un système à deux vitesses :
Une version gratuite : Capable de répondre aux requêtes basiques, de rédiger des mails ou de contrôler l'iPhone.
Une version "Siri Pro" : Facturée autour de 20 € par mois (le tarif standard du marché), offrant des capacités de raisonnement supérieures, une analyse de documents longs et des fonctions de code avancées.
C’est précisément la stratégie de Google avec Gemini Advanced. Apple a l'habitude de proposer un "ticket d'entrée" gratuit (les 5 Go d'iCloud) pour inciter les utilisateurs à basculer ensuite vers un forfait payant.
Toutefois, Apple pourrait jouer la montre. Pour déloger les utilisateurs déjà abonnés à ChatGPT, Claude ou Perplexity, la Pomme pourrait décider d'offrir son chatbot pendant un an ou deux. Un investissement massif pour s'imposer comme l'acteur central de l'IA grand public, avant de fermer progressivement le robinet de la gratuité.
Apple n’a peut-être pas encore dégainé son chatbot façon ChatGPT au grand public, mais la firme explore visiblement de nouveaux formats. Apparemment, elle plancherait sur un petit AI Pin portable, une sorte de disque plat à porter sur soi, équipé de mini caméra, de microphones et d’un haut-parleur.
Comme bien des entreprises, Apple cherche à placer l’intelligence artificielle au cœur de ses processus. Pour la firme de Cupertino, l’ambition est double : négocier correctement un virage qui bouleverse actuellement toute l'industrie, tout en utilisant ses propres outils en interne pour affiner les technologies qui arriveront demain dans nos poches.
Image générée par une IA.
Quand le développeur devient « éditeur »
Le changement de paradigme est profond. À Davos, Dario Amodei, le patron d’Anthropic, ne disait pas autre chose en prédisant que les modèles d'IA seraient capables de réaliser la quasi-totalité des tâches des ingénieurs logiciels d'ici 6 à 12 mois. Pour lui, le rôle de l'ingénieur va glisser vers celui d'un éditeur, supervisant la machine.
Un constat partagé par Jensen Huang. Le CEO de Nvidia ne tarit pas d'éloges sur Claude, le chatbot d’Anthropic, qu'il juge « incroyable » pour le code et le raisonnement : « Nvidia l'utilise partout. Chaque entreprise de logiciel doit l'utiliser », affirmait-il cette semaine. Apple semble l'avoir entendu.
Jensen Huang this morning:
“Claude is incredible. Anthropic made a huge leap in coding and reasoning. Nvidia uses it all over. Every software company needs to use it.”
Pour mener à bien sa transformation, Cupertino multiplie les projets. Le plus abouti se nomme Enchanté !. Sous ce nom plutôt accueillant se cache une application semblable à ChatGPT, spécifiquement conçue pour assister les employés dans la génération d'idées, le développement de code ou la relecture de documents. L’interface, très proche de l'application ChatGPT pour macOS, est déjà déployée auprès d'une large partie des équipes depuis novembre 2025.
ChatGPT
La priorité absolue reste la confidentialité. Là où beaucoup d'entreprises interdisent l'usage d'IA tierces par peur des fuites de données, Apple a blindé son outil. Enchanté ! fait tourner des modèles approuvés localement ou sur des serveurs privés, sans connexion externe. Si l'app s'appuie sur les modèles « maison » (ceux-là mêmes qui motorisent Apple Intelligence), elle offre aussi un accès à Claude d'Anthropic et Gemini de Google pour permettre des comparaisons directes de résultats.
Grâce à ce haut niveau de sécurité, les employés peuvent y injecter des documents internes ou des fichiers sensibles pour analyse. L'outil peut même piocher directement dans les fichiers stockés sur le Mac pour formuler ses réponses. Un système de feedback permet enfin de noter la pertinence des réponses, aidant ainsi Apple à affiner ses algorithmes.
Enterprise Assistant : le hub de la connaissance interne
À côté de ce couteau suisse, Apple déploie un outil plus spécialisé : Enterprise Assistant. Ici, point de code ou de brainstorming créatif, l'application sert de hub de connaissances pour la vie interne de l'entreprise.
Besoin de comprendre les détails d'une police d'assurance santé, de connaître les directives sur la conduite en entreprise ou de configurer le VPN sur un iPhone ? Cet assistant centralise toutes les politiques internes. Il permet aux employés d'interroger une base de données colossale sur les rôles des dirigeants ou les politiques de congés, simplifiant ainsi les tâches administratives quotidiennes.
Atelier Apple Intelligence. Image Apple
Le laboratoire permanent
Ce n'est pas la première fois qu'Apple transforme ses employés en « bêta-testeurs » de luxe. L'an dernier, Mark Gurman rapportait déjà l'existence de Veritas, une application iPhone aux fonctions similaires. Le constructeur explore également des outils d'IA dédiés aux agents AppleCare pour optimiser le support client.
L’idée est évidemment de gagner en productivité à tous les étages, mais l'enjeu est ailleurs. En testant ces outils en conditions réelles dans les couloirs de l'Apple Park, Apple peut éprouver ses modèles de langage sans exposer le grand public à des technologies encore perfectibles. Après des débuts parfois laborieux pour Apple Intelligence, l'effort en coulisses montre une volonté claire : donner à l'IA un but concret avant de la généraliser.
Hier, le site The Information a lâché une petite bombe : Apple travaillerait sur un appareil de la taille d’un AirTag, mais dopé à l’intelligence artificielle. Une manière pour Cupertino de tenter de réussir là où Humane a lamentablement échoué avec son AI Pin. Mais dans les colonnes de l’article de Wayne Ma, une autre information, plus concrète, a retenu notre attention concernant le Home Hub d’Apple, attendu au printemps.
Si le descriptif de l’appareil est peu ou prou conforme à ce que l’on a pu lire jusqu’à présent, un détail assez surprenant mérite d’être signalé : l’appareil domestique, équipé d’un petit écran et de haut-parleurs, disposerait d’une base robotisée pivotante. Comme Gurman, The Information insiste sur le fait que les fonctionnalités de cet appareil feraient un grand usage de l’intelligence artificielle. Ce produit doit en théorie être présenté au printemps.
Jusqu’à présent, les rumeurs autour de ce « Home Hub » étaient assez récurrentes, mais aucune ne mentionnait de mécanisme motorisé. Mark Gurman évoquait jusqu’ici deux versions distinctes :
Un modèle d'entrée de gamme destiné à être fixé au mur.
Une version "desktop" dotée d'une base rappelant un HomePod mini, conçue pour être posée sur un bureau ou un plan de travail.
Confusion dans les lignées robotiques
C’est ici que les choses se compliquent. Jusqu’à présent, la présence d’un bras robotisé capable d’incliner l’écran et de pivoter à 360 degrés était réservée au projet de « robot de table » d’Apple, prévu lui pour 2027. Ce dernier est censé disposer d’une véritable « personnalité visuelle » et être capable de s’orienter automatiquement vers la personne qui prend la parole.
Wayne Ma ne rentre pas dans les détails techniques de cette base pivotante pour le modèle attendu ce printemps, mais on imagine aisément l’utilité : grâce à sa batterie de capteurs, l’appareil pourrait ajuster l’orientation de son écran dès qu’il détecte une présence dans la pièce, assurant ainsi une visibilité optimale.
Si le calendrier se confirme, nous n’aurons pas à attendre bien longtemps pour découvrir cet étrange hybride. Le lancement interviendrait dans les prochains mois, probablement en tandem avec le déploiement d’iOS 26.4. Cette mise à jour logicielle devrait marquer une étape importante pour la Pomme, avec l’introduction d’une version nettement plus musclée de Siri.