Les « autres produits » d'Apple en petite forme


Les téléobjectifs des iPhone Pro Max sont assez corrects, mais ils sont quand même assez loin derrière ceux de certains smartphones Android et appareils photo compacts. Heureusement, pour les adeptes de l'agrandissement, il y a maintenant une solution : le RetroVa. C'est un accessoire disponible sur Kickstarter (l'objectif a été atteint) qui ajoute un « zoom 10x » aux iPhone 16 Pro et 17 Pro (Max). C'est comme souvent un abus de langage, mais le résultat semble tout de même intéressant.

La solution se compose de deux choses. Premièrement, une coque qui donne un aspect vintage à l'iPhone, pour qu'il ressemble (un peu) à un vieil appareil photo. Elle intègre une poignée qui améliore la prise en main, des boutons physiques pour le contrôle, un pas de vis standard pour un trépied et un lecteur de cartes microSD. Il est USB 3.0 et compatible avec les cartes microSD UHS-II, capables d'atteindre 312 Mo/s (elles ne sont pas assez rapides pour de l'enregistrement en 4K à 60 images/s). Il propose aussi une prise USB-C qui donne un accès au lecteur de cartes depuis un ordinateur et permet la recharge de l'iPhone. La poignée est proposée pour 72 $ (au lieu de 90 $) pendant le financement.

La seconde partie, donc, est un objectif, avec deux choix possibles. Le premier est un 2x qui mesure 52,5 mm de long. Son ouverture est de F2.6, mais elle dépend en pratique de celle de l'objectif de l'iPhone. S'il est compatible techniquement avec les trois objectifs des iPhone 16 et 17 Pro, la société explique qu'il a été pensé pour le téléobjectif, ce qui porte le « zoom » à 8x sur les iPhone 17 Pro1. La distance focale minimale est faible (5,22 mm) et l'objectif est composé de cinq éléments. Ce modèle 2x est proposé pour 72 $ au lancement (90 $ ensuite).

Le second objectif est un 2,35x avec une construction optique de meilleure qualité (la distorsion annoncée est un rien plus faible et il est composé de treize éléments). Les limites restent les mêmes : il est pensé pour le téléobjectif, ce qui amène le total à environ 10x avec un équivalent 235 mm. Il ouvre à F2.1, à une distance minimale de mise au point de 8 mm et est surtout nettement plus imposant : 120 mm de long. Il est proposé dans la récompense la plus onéreuse du financement : 184 $.

Enfin, la société propose aussi des adaptateurs pour des filtres (62 et 67 mm) qui se placent sur la coque, et bien évidemment une application dédiée, avec quelques effets et réglages dédiés.

Il peut créer du vignettage sur les autres objectifs. ↩︎
Si vous avez une préférence pour les coques Apple, bonne nouvelle : celles-ci sont en ce moment en promo chez Amazon. La coque en tissage technique pour iPhone 17 Pro y est par exemple affichée à 54 € au lieu de 69 €, soit 22 % de réduction. On peut la trouver à ce tarif en différent coloris, allant de l’orange au mauve en passant par le noir ou encore le vert.

La ristourne concerne également les coques de 17 Pro Max, qui tombent quasiment au même prix. Les modèles noir et mauve sont à 54,54 €, tandis que celle verte et une autre plus orangée sont à 65,55 €. Cela reste une ristourne à prendre au vu du tarif initial de 69 €.
Aperçu de la coque Apple TechWoven pour iPhone 17 Pro : après l’échec du FineWoven, enfin la bonne formule ?
Les coques en silicone sont aussi en promo. Pour l’iPhone 17 Pro, la moins chère est celle en robe « Brume Violette » à 38 €, mais la ristourne concerne également le jaune fluo, le minuit, le orange et d’autres. Même chose du côté des Pro Max, avec du mauve à 38 € et la totalité du catalogue en promo.
L’iPhone 17 n’a pas été oublié avec une réduction sur les modèles en silicone : ils tombent à 42 €, 45 € ou 46 € selon les coloris. L'iPhone Air voit son bumper perdre 40 % pour tomber à 27 € tandis que la coque classique est affichée à 37,50 € (-13 %).

Vous pouvez également jeter un œil du côté des coques Beats, qui sont sympathiques et plus abordables grâce à ces promos. Celle pour 17 Pro Max passe de 89 € à 67,49 €, là où celle plus basique est à 37,23 €. On observe les mêmes ristournes pour les deux modèles en version iPhone 17 Pro. L’iPhone Air n’a pas été oublié avec une coque Beats à -30 % sur son tarif initial, là où celle de l’iPhone 17 standard revient à 35 € (-36 %).
Le navigateur Vivaldi vient de recevoir une mise à jour pour le moins originale ajoutant un système de juxtaposition d’onglets dans une seule et même fenêtre. À la manière des fenêtres de macOS, il est désormais possible de prendre un onglet pour le glisser dans un coin de la fenêtre du navigateur pour le voir s’adapter. On pourra ainsi facilement en mettre deux côte à côte, voire plus si besoin.
En pratique, il suffit simplement de faire glisser un ou plusieurs onglets depuis la barre d’onglets vers la fenêtre principale. On peut alors les lâcher à plusieurs endroits, donnant une disposition différente. On peut ensuite les redimensionner ou les réorganiser.
Comme le montre cette vidéo, la fonction est très complète et laisse la possibilité de mettre en parallèle de nombreux onglets dans des configurations alambiquées. On peut les placer l’un au-dessus de l’autre ou en mosaïque, ce qui sera pratique pour comparer plusieurs éléments.

Vivaldi cite plusieurs scénarios où une telle flexibilité pourrait être utile. On pourra par exemple écrire dans un onglet Google docs tout en ayant ses sources sur le côté, ou encore comparer des tarifs ou des designs. La fonction sera également pratique pour garder un onglet s’actualisant tout seul du coin de l’œil, comme avec LeKeynote.fr un soir de WWDC.
Mis à part cela, les onglets épinglés ont été améliorés et peuvent toujours rester sur le même site. Une messagerie ouvrira ainsi par défaut les liens dans un autre onglet, et affichera donc toujours la messagerie. Sinon, la page d’accueil peut maintenant afficher des images provenant d’Unsplash tandis que Vivaldi Mail peut désormais être utilisé dans toutes les fenêtres. Rappelons que Vivaldi se base sur Chromium et qu’il peut être téléchargé à ce lien.

Apple indique clairement sur l’emballage de l’AirTag 2 qu’il faut « un appareil iOS ou iPadOS avec la dernière version du logiciel » et à l’heure actuelle, ce n’est pas une exagération. Si vous n’avez pas iOS 26.2.1, vous ne pourrez pas utiliser la nouvelle génération du traqueur d’objets dans l’app Localiser. Vous ne pourrez même pas ajouter la balise si votre iPhone ou iPad ne fait pas tourner cette version ou une suivante et vous verrez alors ce message d’erreur. J’ai testé sur un iPhone resté sous iOS 18, ce sera certainement pareil sur des versions plus anciennes encore.
L’incompatibilité s’étend même aux AirTags 2 déjà associés à Localiser. J’ai pu le vérifier en configurant la nouvelle balise sur un iPhone sous iOS 26, puis en utilisant un deuxième iPhone sous iOS 18. Les deux sont liés par le biais du même compte iCloud, si bien que les traqueurs sont automatiquement synchronisés. En utilisant la dernière version d’iOS 18, je pouvais bien voir tous les AirTags 1 associés à mon compte. En revanche, le tout nouvel AirTag 2 que j’ai ajouté pour mes tests n’apparaissait pas dans l’app, comme s’il n’existait pas.
Seules les versions antérieures à iOS 26.2.1 ne sont pas prises en charge, vous n’aurez aucun problème avec les versions qui suivront. J’ai d’ailleurs effectué tous mes tests avec la bêta en cours d’iOS 26.3 et sans surprise, cela n’a posé aucun problème. Malgré tout, c’est un point à garder en tête, en particulier dans le cadre d’un partage avec vos proches. Tous ceux qui devront avoir accès à un AirTag 2 devront avoir un appareil à jour.
L’AirTag 2 peut également être retrouvé depuis son poignet, à condition d’avoir une Apple Watch équipée d’une puce UWB de deuxième génération. À savoir, une Series 9 ou plus récentes ou bien une Ultra 2 ou 3, mais pas la SE3 qui fait l’impasse sur le matériel. Autre pré-requis, vous l’aurez sûrement deviné : watchOS 26.2.1 est là encore nécessaire au minimum et cela fonctionne très bien avec la bêta de watchOS 26.3.
En revanche, cela ne veut pas nécessairement dire que le réseau global de Localiser, celui où n’importe quel iPhone ou iPad dans le monde peut repérer le signal Bluetooth d’un AirTag perdu pour le géolocaliser, est gêné par le changement. Apple ne le précise pas et ce n’est pas facile de vérifier, mais cette fonctionnalité semble suffisamment différente de la géolocalisation précise dans l’app pour penser que les exigences sont alors différentes. C’est logique, sinon cela reviendrait à abandonner une immense partie du parc d’appareils susceptibles de retrouver une balise.
Pour en savoir plus sur les AirTags 2 et leurs points forts par rapport aux modèles de première génération, je vous renvoie vers notre test complet.
Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?
Un drôle de bug a touché des millions d’utilisateurs de produits Garmin, qui ont subitement perdu le lien avec leur smartphone. Ce souci concernait uniquement une (grande) partie des utilisateurs iOS ayant installé la version 5.21 de l’application Garmin Connect.
Le problème est apparu de manière plutôt frustrante : après avoir mis à jour l'application, les utilisateurs ont constaté que leurs montres, pourtant dûment appairées, n'étaient plus reconnues. Si les réglages du système affichent bien une connexion active, l’application Garmin Connect, elle, fait la sourde oreille, refuse toute synchronisation et agit parfois comme si l'accessoire n'avait jamais existé.
Le constructeur n'a pas tardé à réagir. Garmin a confirmé avoir déployé une mise à jour corrective. La version 5.21.1 de l’application est désormais disponible sur l'App Store et a pour mission de sortir les montres de cette impasse.
Cependant, le déploiement d'un correctif ne fait pas toujours des miracles de manière automatique. Pour certains utilisateurs, la simple mise à jour de l'app ne suffit pas à rétablir le dialogue entre la montre et l'iPhone.
Si votre montre reste désespérément invisible après le passage en 5.21.1, il va falloir passer par un "reset" manuel de la connexion. Garmin a d'ailleurs publié une FAQ pour guider les utilisateurs en difficulté. La procédure se déroule en trois étapes :
Attention toutefois : le constructeur prévient que cette manipulation n'est pas sans conséquence pour les utilisateurs de Garmin Pay. Supprimer la montre de l'application entraînera la suppression du portefeuille numérique. Il faudra donc configurer à nouveau vos cartes bancaires une fois la connexion rétablie.

Le lancement des nouvelles versions de Pages, Numbers et Keynote a viré au petit imbroglio. Dans un élan de générosité — ou de confusion, c’est selon —, Apple a proposé deux chemins le même jour : une mise à jour classique pour les applications installées leur informant qu’elle était obsolète et une mouture entièrement nouvelle à récupérer manuellement sur l’App Store. On a connu plus simple. C’est d’autant plus loufoque que sous iOS, la mise à jour « Creator Studio » est automatiquement proposée.
Entre les anciennes et les nouvelles apps, Creator Studio complique le téléchargement sur l’App Store
Au-delà de l’esthétique Liquid Glass, qui ne manquera pas de diviser les foules par son aspect visuel, c’est sous le capot que l’on déniche le changement le plus salvateur. Apple s’est enfin attaquée à un point noir historique : la lenteur exaspérante de l’ouverture des documents partagés.
Pages, Numbers, Keynote : quelles sont les fonctions réservées aux abonnés Creator Studio ?
Jusqu’à présent, inviter un collaborateur sur un fichier relevait du test de patience, peu importe la puissance de votre Mac ou la qualité de votre fibre. Le processus a été revu de fond en comble et la réactivité est enfin au rendez-vous. C’est un petit pas pour le logiciel, mais un grand pas pour notre productivité quotidienne.
Toutefois, quitte à revoir ses applications en profondeur, on aurait aimé qu'Apple s'attaque à des lacunes qui commencent à dater. C’est notamment le cas dans Numbers, où l’impossibilité d’ouvrir plusieurs fenêtres pour un même document reste un mystère ergonomique.
Pouvoir comparer des données entre deux onglets sans avoir à jongler frénétiquement est une fonction de base que l’on attend toujours. Hélas, Cupertino semble avoir d'autres priorités et cette limitation persiste, au grand dam de ceux qui traitent des feuilles de calcul complexes.
En l’état, le seul salut pour contourner cette rigidité consiste à ouvrir le même document dans un navigateur web en parallèle de l’application native. Un bricolage dont on se serait bien passé en 2026.
Les AirPods et l’Apple Watch partagent le même destin comptable au sein de la division « Wearables, Home & Accessories ». Un segment qui semble englué dans une spirale négative : cela fait maintenant deux ans que son chiffre d’affaires est en recul.
Le dernier trimestre n’a pas fait exception à la règle. Avec une baisse de 2,2 % pour un revenu de 11,5 milliards de dollars, la division reste dans le rouge. On est désormais loin des sommets de la fin 2021, période où le chiffre d’affaires flirtait avec les 15 milliards de dollars. Ce manque à gagner d’un peu plus de 3 milliards de dollars est loin d'être anecdotique, même pour un géant comme Apple. Pourtant, le scénario aurait pu être tout autre sans quelques grains de sable dans les rouages de la production.
Résultats T1 2026 : Apple atomise les compteurs, porté par le succès de l'iPhone 17
Si la division n'a pas renoué avec la croissance, ce n'est pas faute de combattants. Lancés en septembre dernier, les AirPods Pro 3 ont immédiatement trouvé leur public. Une demande si soutenue qu’elle semble avoir pris Apple de court.
Lors de la présentation des résultats, Tim Cook n'a pas caché une certaine frustration : les écouteurs ont été victimes de fortes contraintes d'approvisionnement tout au long du trimestre. Selon le CEO, sans ces ruptures de stocks, la division aurait sans doute pu afficher une croissance positive sur un an.
Si les AirPods volent au secours des chiffres, l'Apple Watch, elle, peine à imprimer le même rythme. Pour expliquer les performances commerciales de sa montre connectée, Tim Cook s'est montré nettement plus évasif, se retranchant derrière les éléments de langage habituels.
Tim Cook a préféré sortir le joker du « taux de conquête », rappelant à qui veut l’entendre que l’Apple Watch continue de séduire de nouveaux poignets. Même refrain pour la satisfaction client, solidement accrochée à 96 % outre-Atlantique. Des indicateurs flatteurs, certes, mais qui font surtout office de paravent : Cupertino peine désormais à relancer la machine et à enclencher un véritable cycle de renouvellement. Cette année, la Pomme a pourtant tenté de ratisser large avec une Apple Watch SE 3 en moteur de l'entrée de gamme, mais le compte n'y est pas. Faute de rupture technologique, la montre connectée semble, pour l’heure, avoir atteint son plafond de verre.
S’il est bien un sujet d’inquiétude chez certains depuis l’annonce de l’utilisation de Gemini comme moteur pour le prochain Siri, c’est bien celle concernant le respect de la vie privée. D’autant plus si Apple utilise des serveurs provenant de Google pour gérer les requêtes. Cependant, Tim Cook l’a rappelé ce soir dans une interview à CNBC avant les résultats financiers du T1 2026 : aucune concession ne sera faite à ce sujet.

Le CEO d’Apple a été clair concernant la gestion des données privées de ses clients :
Nous ne changeons pas nos règles concernant le respect de la vie privée. [...] Nous utilisons toujours la même architecture annoncée précédemment, qui est basée sur le duo appareil utilisateur et Private Cloud Compute.
Si la réponse a le mérite d’être claire, elle ne donne pourtant pas la clé concernant la façon dont sera utilisée la technologie de Google : répondra-t-elle directement aux requêtes de l’utilisateur sous la forme de Siri, au moins en partie, ou toute celle-ci sera grandement revue et corrigée par les ingénieurs maison ?
Apple confirme que le nouveau Siri s’appuiera sur Gemini
Il semble qu’on s’oriente vers la seconde possibilité, avec une salle des machines entièrement peuplée de technologies Apple, bien que basée sur des brevets venant tout droit de Gemini. Ainsi, Apple ne réinvente pas la roue, mais va droit au but tout en appliquant ses règles drastiques concernant la vie privée de ses utilisateurs.
Que pourra faire le nouveau Siri s’appuyant sur Gemini ?
La seule limitation à la volonté d’Apple pourrait provenir de la production des serveurs nécessaires à ce que tout reste géré par Cupertino : Nvidia a pris la tête dans la liste des clients de TSMC, ce qui pourrait ralentir la cadence de production allouée à Apple et ses serveurs dédiés au Private Cloud Compute.
Apple pourrait dans ce cas louer temporairement de la puissance de calcul à Google, mais même dans ce cas de figure, le respect de la vie privée mis en avant par Apple ne serait pas brisé : les serveurs de Mountain View exécuteraient bien les calculs, mais ceux-ci resteraient effectués sur des logiciels maison d’Apple, avec un chiffrement en entrée et en sortie.
Au final, ce partenariat entre Apple et Google ressemble bien plus à du partage de connaissances et de brevets plutôt qu’une transposition directe de Gemini sur les appareils Apple.

L’iPhone 17 est un véritable succès commercial, propulsant les résultats financiers d’Apple vers de nouveaux sommets. Tim Cook n’a pas caché son enthousiasme lors de la présentation des résultats : « La demande pour l’iPhone a été tout simplement sidérante, avec un chiffre d’affaires en hausse de 23 % sur un an et des records historiques dans chaque segment géographique », a-t-il déclaré.
Kevan Parekh, le directeur financier d'Apple, a apporté des précisions sur cette dynamique exceptionnelle. La base installée d'iPhone actifs a atteint un niveau jamais vu, portée par un taux de renouvellement record. Ce phénomène est mondial : des États-Unis à la Chine, en passant par le Japon et l’Inde, les clients se ruent sur la nouvelle gamme. Selon les données de Worldpanel, l’iPhone trône en tête des ventes dans les principaux marchés urbains mondiaux (USA, Chine, Royaume-Uni, Australie et Japon).
Résultats T1 2026 : Apple atomise les compteurs, porté par le succès de l'iPhone 17
L’appétit des consommateurs ne semble pas près de s'essouffler pour le trimestre en cours. À tel point que les capacités de production d’Apple ne parviennent pas encore à satisfaire totalement la demande pour l'iPhone 17. La nouvelle gamme a notamment pulvérisé les records de vente dans l'Empire du Milieu, confirmant la résilience de la Pomme sur ce marché stratégique.
L'optimisme est donc de rigueur pour la direction de Cupertino, qui ne semble pas non plus ébranlée par l'augmentation du coût des composants, notamment pour la mémoire vive et le stockage. Interrogé sur le sujet, Tim Cook a balayé les craintes d'un revers immédiat : la hausse des prix de la mémoire n'a eu qu'un « impact minimal » sur la marge brute d'Apple lors du dernier trimestre 2025. Le patron de la Pomme concède toutefois que l'impact pourrait être « un peu plus prononcé » sur le trimestre actuel.
Apple garde néanmoins plusieurs cordes à son arc. Cook a précisé que l'entreprise étudiait « un éventail d'options » pour absorber ces coûts sur le long terme si nécessaire. Malgré ces pressions logistiques, la situation financière d'Apple est semble-t-il d'une solidité à toute épreuve.
Une fois n'est pas coutume, l'optimisme était franchement de mise avant la publication des trimestriels d'Apple. Si l'on met de côté l'iPhone Air — dont la finesse n'a manifestement pas suffi à masquer le manque de substance aux yeux du public — la nouvelle gamme d'iPhone 17 fait un véritable tabac. Or, à Cupertino, l'adage reste immuable : quand l'iPhone va, tout va. En dépit des vents contraires qui s'annoncent, à commencer par l'envolée des prix de la RAM qui menace les marges futures, l'horizon immédiat reste totalement dégagé pour Cupertino.
La Bourse attendait un record, Apple a livré un séisme. Alors que le consensus des analystes, toujours un brin frileux, tablait sur un chiffre d’affaires déjà solide de 138,5 milliards de dollars, Cupertino a littéralement pulvérisé ces projections. Avec 143,8 milliards de dollars au compteur, la firme signe une croissance insolente de 16 % sur un an.
La rentabilité suit la même trajectoire parabolique. Le résultat net s'élève à 42,1 milliards de dollars, contre 36,3 milliards l’an dernier. Cette performance porte le bénéfice par action (EPS) dilué à 2,84 $, bien au-dessus des 2,40 $ de l'exercice précédent. En dépit des tensions sur le coût des composants, Apple a transformé l'essai de l'intelligence artificielle en un levier de rentabilité massif, générant un flux de trésorerie opérationnel record de 53,9 milliards de dollars sur le trimestre.
| Catégorie | Performance (Milliards $) | Évolution (YoY) | Verdict |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires Global | 143,76 Md$ | +15,7 % | Record absolu pulvérisé. |
| Résultat Net (Profit) | 42,10 Md$ | +15,9 % | La machine à cash tourne à plein régime. |
| iPhone | 85,27 Md$ | +23,3 % | L'iPhone 17 est un monstre commercial. |
| Services | 30,01 Md$ | +13,9 % ✨ | Une croissance d'une régularité métronomique. |
| iPad | 8,60 Md$ | +6,3 % | Un sursaut bienvenu après des mois moroses. |
| Mac | 8,39 Md$ | -6,7 % | Victime d'un effet de comparaison difficile. |
| ⌚️ Wearables & Accessoires | 11,49 Md$ | -2,2 % | La seule fausse note du trimestre. |
Le détail des ventes par catégories révèle une stratégie à deux vitesses :
Sur la carte du monde d'Apple, tous les voyants sont au vert, mais la situation en Asie force le respect :
Jusqu'à présent, Apple parvient à maintenir une discipline de fer sur ses marges. Dans un contexte pourtant marqué par la cherté des composants, la firme a surpassé ses propres objectifs en affichant une marge brute de 48,2 % pour le trimestre clos en décembre, dépassant la fourchette de 47 % à 48 % initialement communiquée.
Lors de la conférence avec les analystes, les questions ont tourné principalement autour de trois sujets : l’iPhone, le marché de la RAM et l’accord avec Google au sujet de Gemini. Tim Cook a précisé que la mémoire avait eu « un impact minimal » sur le trimestre de décembre, mais qu'elle pourrait peser « un peu plus » sur les marges brutes du trimestre de mars. Si le CEO reconnaissait la tendance, il ne semblait pas exagérément préoccupé, laissant entendre que la firme était loin d’être à court de solutions.
Sur le front de l'intelligence artificielle, les ambitions de Cupertino s'accompagnent d'un réalisme industriel. Kevan Parekh a prévenu que l'IA nécessiterait des « investissements incrémentaux » s'ajoutant aux dépenses habituelles. Tim Cook s'est montré serein : « Nous avons absolument les meilleures plateformes au monde pour l'IA ». Interrogé sur Gemini, il a insisté sur la dimension de « partenariat » avec Google, tout en martelant qu'Apple continuait de développer sa propre solution de son côté. Enfin , malgré les rumeurs récurrentes, aucune question concernant l’avenir de Tim Cook ou sa succession n’a été posée par les analystes durant l’appel. Il est fort probable que la consigne a été passée en coulisses d’éviter cette thématique sensible.
Pour le trimestre en cours, le directeur financier s’est montré d'un optimisme qui tranche avec la prudence habituelle de Wall Street. Kevan Parekh anticipe une croissance du chiffre d’affaires comprise entre 13 % et 16 % sur un an pour le trimestre de mars. Un pronostic qui surpasse nettement les attentes des analystes (qui tablaient sur 10 %) et qui repose sur une stabilité des politiques tarifaires mondiales. Les Services, de leur côté, devraient maintenir leur rythme de croisière avec une croissance de 14 %. Si ces prévisions se confirment, Apple s’apprête à signer un début d’année 2026 tout aussi tonitruant que sa fin d’année 2025.
Hors séance, l’action Apple progressait de près de 0,8 %.
C’est le genre de promotions que l’on ne voit pas passer tous les quatre matins. Si vous lorgnez sur les accessoires officiels d’Apple pour compléter votre installation, c’est le moment ou jamais de sortir la carte bleue.
La Fnac vient de dégainer une offre percutante : 25 % de remise immédiate sur une sélection de périphériques Mac. Et attention, on ne parle pas de fonds de tiroirs, mais bien des incontournables de la gamme.
C’est le point crucial de cette opération. On le sait, Apple n'est pas franchement adepte des soldes, et s'il y a bien un produit qui échappe systématiquement aux remises, c’est le Magic Keyboard avec Touch ID.
D’ordinaire vendu 169 €, son prix tombe à un peu moins de 127 €. Si vous en avez marre de taper votre mot de passe à chaque installation d'app ou pour déverrouiller votre session, c'est l'occasion idéale. Un clavier avec Touch ID en promotion, c’est quasiment un événement en soi.
Voici ce que donne le panier une fois la remise de 25 % appliquée sur les tarifs de base :
Comme souvent avec ce genre de coups de fusil, il va falloir être très réactif. Pour profiter de la remise, il suffit d'entrer le code FNAC25 lors de la validation de votre panier. L'offre est ouverte à tous, adhérents ou non.
Attention : Le compte à rebours est lancé. Vous avez jusqu'à demain, vendredi 30 janvier, 9 heures précises, pour en profiter. Passé ce délai, les prix reprendront leur altitude habituelle. À bon entendeur...
Alors que les rumeurs sur une introduction en bourse à venir de SpaceX vont bon train, Elon Musk pourrait opérer un rapprochement de deux de ses entreprises, en fusionnant SpaceX avec xAI, comme le rapporte Bloomberg.

Si bien entendu aucune communication officielle ne vient confirmer ces manœuvres, deux entités légales ont été créées dans le Nevada le 21 janvier afin de procéder à ces transactions, qui consisteraient à échanger des actions de xAI contre d’autres de SpaceX, mariant ainsi les deux entreprises. Selon Reuters qui s’est penchée sur le sujet, certains responsables de xAI pourraient se voir offrir l’option de récupérer leur mise en cash plutôt qu’en actions de SpaceX.
Toutes ces manipulations seraient un préambule à l’introduction en bourse de SpaceX, qui souhaiterait lever pour plus de 30 milliards de dollars en ouvrant une partie de son capital au public. Si l’opération, qui pourrait se dérouler en juin (et coïnciderait par pur hasard avec l’anniversaire d’Elon Musk), pourrait rapporter jusqu’à 50 milliards de dollars et deviendrait ainsi la plus grosse introduction en bourse de tous les temps, cela reste une infime partie de SpaceX. La société serait en effet valorisée à plus de 1 500 milliards de dollars.
Starlink joue à Tetris en déplaçant 4 400 satellites d’ici 2026, pour réduire le risque de collisions
Les principales banques d’affaires des États-Unis devraient prendre part à cette entrée en bourse, avec Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley au chevet de l’entreprise.
Avec cette introduction, SpaceX vise une levée de fonds lui permettant d’accélérer ses projets spatiaux, dont l’envoi de supercalculateurs dans l’espace pour l’intelligence artificielle, mais aussi la mise au point finale de la fusée Starship et le projet de base lunaire.
Deepfakes sexuels : X promet de mieux sécuriser Grok, mais les détournements restent faciles
Reste la grande question : comment va réagir le marché face à une telle consolidation, étant donné le côté très borderline de xAI avec X/Twitter et surtout Grok, plutôt connu pour ses dérapages depuis sa création ? Pour SpaceX qui a plutôt la réputation de gros contrats gouvernementaux, une telle fusion pourrait être toxique à terme si xAI faisait la gaffe de trop. À l’inverse, pour xAI, se lier à SpaceX est le meilleur moyen de stabiliser son cours en bourse, le domaine spatial étant bien moins volatile que celui de l’IA ou les réseaux sociaux.
Xavier Niel délie aujourd’hui les cordons de la bourse, pour offrir un petit bonus à tous les utilisateurs du forfait Free à 2 € : il passe maintenant sans frais supplémentaires (à la souscription de départ, 10€ sont toujours demandés aux anciens clients qui souhaitent prendre le booster après coup) aux appels illimités et à 1 Go de data.

C’est donc le second gros opérateur du pays qui passe à cette configuration, après RED qui propose depuis le mois d’octobre un forfait équivalent, avec les appels, mms et sms illimités et 1 Go de data.
SFR RED renouvelle sa gamme le retour d’un forfait à 2 € pour 1 Go de 4G et les appels illimités
Les nouveaux clients auront directement la possibilité de choisir à l’ouverture s’ils veulent le forfait sec (peu logique), le « booster » gratuit donnant 1 Go et appels/sms/mms illimités, ou le « booster » à 3,99 € par mois montant la data à 5 Go par mois. Si l'option gratuite était déjà disponible avant, elle est maintenant activée par défaut dès la souscription.
De leur côté, Orange/Sosh et Bouygues Telecom restent sur leurs forfaits à 1,99 € par mois limités à 2h d’appel et 1 Go de data, même s’il est probable qu’ils finissent par s’ajuster sur la même proposition à terme.
En 2026, avec la généralisation des smartphones, il devenait de plus en plus aberrant de proposer un forfait ne contenant que 2h d’appels par mois, et encore plus de n’avoir que 50 Mo de data inclus : rien que les communications entre le smartphone et les serveurs de mise à jour du constructeur, sans même parler de télécharger les dites mises à jour, font déjà exploser une enveloppe de 50 Mo. 1 Go reste très limité, mais pour un téléphone de secours, ou une seconde ligne, c’est parfaitement suffisant.
Aviad Maizels est décidément une personne qui parle à Apple : déjà en 2013, il avait revendu à Cupertino PrimeSense, petite entreprise travaillant sur la technologie de mapping 3D utilisée à l’époque dans le premier Kinect. Elle donnera une partie des bases matérielles et logicielles de Face ID après un rachat à 350 millions de dollars. Aujourd’hui, Apple délie de nouveau les cordons de la bourse pour racheter Q.ai, et y met le prix : deux milliards de dollars !
Acquisition de PrimeSense : que prépare Apple ?

C’est Reuters qui rapporte cette acquisition, qui en fait le second plus gros rachat de l’histoire d’Apple après Beats Audio. Beaucoup moins publique que ce dernier, la petite entreprise israélienne s’est spécialisée dans une branche de l’audio très peu connue du grand public : les algorithmes de reconnaissance vocale en milieu dégradé.
Mais encore ? Quand vous parlez, il arrive que vous parliez très très bas, en chuchotant, ou que l’environnement soit extrêmement bruyant, couvrant votre parole. C’est là qu’intervient Q.ai, en créant des algorithmes permettant de comprendre et traduire en mots vos paroles, y compris quand elles sont quasiment imperceptibles du fait de l’environnement ou parce qu’elles sont très faibles. Techniquement, l’entreprise est allée jusqu’à l’absence de parole, en tentant de décrypter un message par les simples mouvements du visage, comme quelqu’un qui lirait sur les lèvres.
Plus en profondeur, le système fonctionne non seulement avec des micros, mais aussi des capteurs divers et variés proches de la peau (intégrés par exemple à une paire d’écouteurs ou encore à... des branches de lunettes), afin de détecter les sons et surtout les variations infimes de mouvement de la peau pour interpréter ces derniers comme un mot, une phrase.
Les 100 employés actuels de l’entreprise vont rejoindre Apple, y compris Maizels qui semble bien entendu heureux de retrouver les équipes de Cupertino :
Rejoindre Apple ouvre des possibilités extraordinaires pour repousser les limites et concrétiser tout le potentiel de ce que nous avons créé, et nous sommes ravis d’apporter ces expériences aux gens du monde entier.
Du côté d’Apple, le seul commentaire officiel pour le moment provient de Johny Srouji, ce qui paraît logique. Ce dernier est non seulement le plus à même de reconnaître les qualités d’une telle entreprise, mais étant lui-même d’origine israélienne, il est fort probable qu’il a beaucoup participé à cette acquisition :
[Q.ai] est une entreprise remarquable qui ouvre de nouvelles voies créatives dans l’utilisation de l’imagerie et de l’apprentissage automatique. Nous sommes ravis de l’acquérir, avec Aviad aux commandes, et encore plus enthousiastes quant à ce qui nous attend.
Si les technologies de l’entreprise devraient profiter aux futures lunettes intelligentes d’Apple, le Vision Pro pourrait aussi s’améliorer au niveau des interactions avec l’utilisateur grâce à cette acquisition. Du côté des AirPods, AirPods Pro ou même tout autre appareil comportant des micros dédiés à récupérer la voix de l’utilisateur (on pense entre autres aux HomePod), les algorithmes créés par l’entreprise pour comprendre le moindre chuchotement pourraient aussi aider Siri à mieux interpréter les commandes de l’utilisateur... ce qui ne sera probablement pas un mal.