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RAMpocalypse : OVHcloud promettait des hausses mesurées, la réalité est plus brutale

23 février 2026 à 22:06

La « RAMpocalypse » provoquée par l’essor des intelligences artificielles génératives va toucher tous les secteurs informatiques et en premier lieu les hébergeurs, qui dépendent énormément des prix de la mémoire vive et du stockage pour fournir des services à leurs clients. Sans surprise, OVHcloud a ainsi annoncé des augmentations de prix à venir, tout d’abord sur la liste de diffusion officielle où Octave Klaba, son fondateur et PDG, a expliqué vouloir lisser les augmentations sur toutes ses offres, au lieu de rendre certains services hors de prix. Il promettait alors des hausses moyennes de l’ordre de 9 à 11 % pour les futurs clients et de 2 à 6 % seulement pour une partie des clients actuels.

Image MacGeneration, photo de base OVHcloud.

Depuis ce premier message publié vendredi en fin d’après-midi, les premiers mails ont été envoyés à des clients et c’est la douche froide, comme le détaillent nos confrères de Next. Les VPS, des instances virtuelles très populaires pour faire tourner de nombreux sites et services en ligne, vont recevoir une augmentation nettement plus élevée que ce qui avait été suggéré. Ainsi, la variante de base « VPS-1 » actuellement facturée 5,39 € par mois va grimper à 7,79 €, soit une augmentation de 44 %. La configuration supérieure augmentera de 43 % et le choix le plus costaud passera de 58,79 € à 87,59 € par mois, soit une hausse de quasiment 50 %.

Autant dire que l’on est très éloigné des 2 à 6 % annoncés initialement. Certes, la nouvelle gamme de VPS d’OVHcloud lancée l’été dernier a surpris en cassant les tarifs et en offrant des prestations excellentes avec un rapport qualité/prix imbattable alors. On pourrait dire que les hausses qui viendront à partir du mois d’avril ne seront qu’une manière de réaligner ces offres face à la concurrence… d’autant que celle-ci est également touchée par l’inflation folle sur les prix de la RAM et du stockage. La preuve, l’hébergeur allemand Hetzner vient lui aussi d’annoncer ses nouveaux tarifs, avec des hausses similaires en proportion.

Hébergement : OVHcloud casse les prix sur ses VPS

Hébergement : OVHcloud casse les prix sur ses VPS

Là où le message a du mal à passer chez OVHcloud, c’est que les augmentations ne se focalisent pas sur les services qui dépendent le plus de grandes quantités de mémoire vive et de stockage, ou encore ceux qui ont besoin de cartes graphiques puissantes, indispensables à toute IA générative. C’est un choix assumé de la part de l’hébergeur, comme Octave Klaba l’expliquait dans son message de vendredi :

Chez OVHcloud, nous voulons réduire l’impact de ces augmentations de composants pour éviter que notre Cloud (Public Cloud, Private Cloud, Bare Metal) ne devienne trop coûteux. C’est pourquoi, pour le Cloud que nous allons déployer en 2026-2028, nous avons décidé d’augmenter les prix de manière moins importante que les coûts réels de la RAM et des disques. Le prix de notre Cloud en 2026-2028 va ainsi évoluer, en moyenne, de +9% à +11% seulement. Pour compenser, on prévoit d’impacter légèrement les prix du Cloud déployé entre 2021 et 2025, en moyenne de +2% à +6%, en fonction de l’ancienneté du hardware, et de faire évoluer légèrement les prix des IPv4.

Ainsi, tous les produits peuvent être touchés, même ceux qui n’ont vraiment rien à voir avec l’inflation en cours. Le meilleur exemple est peut-être l’ajout d’IPv4 supplémentaires, une option facturée jusque-là 1,99 € par mois sur la gamme VPS et qui passera à 2,39 €, soit 20 % de plus. OVHcloud espère faire peser les hausses de prix liées à ses nouveaux serveurs sur tous ses clients, une décision très mal acceptée si l’on en juge aux retours sur les réseaux sociaux. Suffisamment pour forcer le numéro un de l’hébergement européen à changer de stratégie ?

OVHcloud assemble ses propres serveurs, mais doit acheter les différents composants, dont les fameuses barrettes de RAM qui ont été frappées de plein fouet par l’inflation galopante liée à l’IA. Image OVHcloud.

Pour l’heure, les hausses restent prévues à compter du 1er avril ou du 1er mai 2026 selon les services. La parade à court terme est de s’engager et de payer ses serveurs aux tarifs actuels sur une plus longue durée. On peut ainsi payer à l’avance douze mois de VPS et économiser au passage sur le tarif mensuel, d’autres offres proposent même de s’engager sur deux ans. C’est bien pour les clients qui peuvent se le permettre — cela peut représenter des sommes importantes sur les grosses configurations —, mais ça ne suffira probablement pas pour échapper aux inflations à venir.

Octave Klaba n’envisage pas d’amélioration avant 2028 au plus tôt et évoque un retour aux tarifs actuels avant l’horizon 2029 au mieux. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces prévisions sont plutôt optimistes et partent du principe que les prix se stabilisent d’ici la fin de l’année, ce qui est loin d’être gagné. Les coûts sur la mémoire vive pourraient alors être 250 à 300 % plus élevés qu’en septembre 2025. Même à de telles valeurs, la demande resterait tendue pendant encore plusieurs mois, jusqu’à l’arrivée espérée de nouvelles capacités de production en 2028.

En attendant, OVHcloud espère recevoir les barrettes de RAM, SSD et disques durs indispensables à ses serveurs, ce qui n’est même pas gagné. Le patron explique qu’il doit s’engager sur des commandes, sans connaître à l’avance le prix qui sera facturé, ce qui est évidemment très dangereux pour les finances de son entreprise :

Pour avoir la certitude d’être livré, il est nécessaire de passer les commandes 12 mois à l’avance, sans connaître le prix d’achat ! Les prix sont en effet communiqués 1 à 2 mois après livraison, en fonction de l’offre et de la demande dans le trimestre.

OVHcloud a beau être le plus gros hébergeur du continent, c’est un nain à l’échelle mondiale, surtout face aux monstres de l’IA que sont OpenAI, Google ou encore Meta. Même un acteur comme Apple, qui a historiquement toujours su s’en tirer en signant d’énormes contrats stables, va probablement devoir affronter la RAMpocalypse et toutes ses instabilités.

RAMPocalypse : Apple aurait accepté de payer deux fois plus cher une partie de son stockage Flash

RAMPocalypse : Apple aurait accepté de payer deux fois plus cher une partie de son stockage Flash

Le Snapdragon X2 Elite pourrait être plus rapide qu'une puce Apple M5 mais devrait être comparé à une puce M5 Pro

23 février 2026 à 20:05

Dans une vidéo récente, Hardware Canucks compare la nouvelle puce de Qualcomm, le Snapdragon X2 Elite à une puce Apple M5. Et de façon fort peu étonnante, la puce de Qualcomm gagne dans de nombreux cas, car il y a un biais qui était déjà présent lors des tests des premières puces Snapdragon X : les puces Snapdragon X2 Elite (qui ne sont pas encore disponibles en masse) se placent en pratique en face des puces M5 Pro (qui n'existent pas encore) et pas en face des puces M5.

La puce à 18 cœurs est la plus rapide. Image Hardware Canucks.
La puce à 18 cœurs est encore la plus rapide. Image Hardware Canucks.

La puce testée est la variante X2E-88, et elle est dans le haut du panier de la gamme : elle possède 18 cœurs Oryon de dernière génération à 4 GHz, avec un mode qui permet d'atteindre 4,7 GHz sur deux cœurs. Qualcomm a seulement trois variantes plus rapides : le X2E-90 (18 cœurs, 5 GHz en pointe) et les X2E-94 et X2E-96, qui contiennent aussi 18 cœurs (4,4 GHz de base, 4,7 et 5 GHz en pointe) avec un bus mémoire plus large (comme les puces Pro face aux puces classiques chez Apple).

En face, si vous prenez une puce Apple M5, vous n'avez pas 18 cœurs mais 4+6. Et fonctionnellement, l'Apple M5 est plus proche d'une puce à 4 cœurs que d'une puce à 10 cœurs. Les cœurs basse consommation sont en effet plus lents sur le plan purement architectural (le nombre d'unités internes, les optimisations, etc.) et sur le plan de la fréquence (3 GHz contre 4,6 GHz).

Test du MacBook Pro M5 : ennuyeux mais terriblement efficace

Test du MacBook Pro M5 : ennuyeux mais terriblement efficace

Au-delà du fait que comparer une puce haut de gamme avec 18 cœurs à une puce qui en a (presque) deux fois moins, il faut bien comprendre que ni la cible ni le prix ne sont comparables. La puce Snapdragon X2 Elite est plus grande physiquement, et la comparaison avec une puce M5 Pro — quand Apple en proposera — aura plus de sens et sera moins biaisée. Par ailleurs, mais c'est en partie lié au nombre de cœurs, la consommation est plus élevée chez Qualcomm (avec une différence de l'ordre de 5 W).

Incroyable, la puce a 18 cœurs va plus vite que celles à 10 et 12 cœurs. Image Hardware Canucks.

Le biais est par ailleurs le même sur la comparaison avec la première génération de Snapdragon X Elite : la gamme précédente se contente au mieux de 12 cœurs. Il n'y a pas besoin d'être un spécialiste des processeurs pour comprendre que passer de 12 à 18 cœurs permet des gains importants, sans même prendre en compte les améliorations sur l'architecture.

Apple reste devant dans certains cas

Le point intéressant de la vidéo n'est pas qu'une puce à 18 cœurs est plus rapide qu'une puce à 4+6 cœurs sur des tests bien parallélisés. C'est un résultat normal et plutôt attendu. Ce qui est intéressant, c'est qu'Apple garde encore une avance confortable dès que les calculs se limitent à un seul cœur. Et donc plus généralement, les applications qui ne sont pas capables d'utiliser pleinement 18 cœurs (ce qui n'est pas si courant) peuvent être plus rapides sur une puce M5, au moins jusqu'à un certain point. C'est d'ailleurs un des avantages des puces Pro et Max chez Apple : elles augmentent le nombre de cœurs performants. Dans la gamme M4, on passe de 4+6 (M4) à 8+4 (M4 Pro), 10+4 ou 12+4 (M4 Max).

Sur un seul cœur, Apple domine toujours la concurrence. Image Hardware Canucks.

Autre point intéressant, le GPU de l'ordinateur testé reste en retrait, alors que c'était déjà le point faible des puces de première génération. Il est un peu plus compliqué de comparer des GPU sur le nombre de cœurs, car les architectures varient fortement, mais la puce de Qualcomm atteint 40 images/s avec Cyberpunbk 2077 en 1200p, contre 57 images/s chez Apple. Mais les résultats dans un jeu ne permettent pas réellement d'affirmer qu'un GPU est meilleur qu'un autre, ne serait-ce que parce que les optimisations dédiées aux différentes API (comme Metal chez Apple) sont parfois différentes. Reste que dans l'absolu, la partie graphique de la puce Snapdragon X2 Elite est à ranger dans la même catégorie que le GPU des puces Apple M5 et que la bande passante mémoire est du même ordre. Sur ce point, tant les puces M5 Pro que les puces Snapodragon X2 Extreme devraient d'ailleurs faire mieux… sans s'approche d'une simple carte graphique dédiée milieu de gamme.

La nouvelle puce est deux fois plus rapide, mais reste médiocre dans l'absolu. Image Hardware Canucks.

Dans tous les cas, les comparaisons directes entre les puces des différents constructeurs nécessitent de prendre des pincettes et a minima de mettre un peu de contexte… ce qui n'est clairement pas toujours le cas. Car oui, le nombre de cœurs compte.

2e bêta pour iOS 26.4, iPadOS 26.4, macOS 26.4, watchOS 26.4, tvOS 26.4 et visionOS 26.4

23 février 2026 à 19:11
Une semaine après les précédentes versions, Apple sort ce soir la deuxième bêta d'iOS 26.4, iPadOS 26.4, macOS 26.4, watchOS 26.4, tvOS 26.4 et visionOS 26.4 ! Comme d'habitude, il faudra faire preuve d'un peu de patience au niveau des téléchargements, surtout que beaucoup espèrent —mais peut-être en vain— des nouveautés du côté de Siri !

Apple sort la deuxième bêta de tous les OS 26.4, avec quelques rares nouveautés

23 février 2026 à 21:12

Apple diffuse ce soir la deuxième bêta de tous ses OS 26.4, une semaine seulement après la précédente. Tout le monde y a droit, pas de jaloux : iOS 26.4, iPadOS 26.4, macOS 26.4, watchOS 26.4, tvOS 26.4 et même visionOS 26.4 sont proposés aux développeurs qui le souhaitent, sachant que la bêta publique devrait rapidement sortir, certainement dès demain. Comme souvent, le Mac semble un petit peu à la traîne et mon MacBook Pro ne me propose rien pour le moment, mais cela viendra vite. Mise à jour à 20h18 : et voilà, c’est disponible pour le Mac.

Sur un iPhone 17. Image iGeneration.
Sur un MacBook Pro M1. Image iGeneration.

Au programme de cette mise à jour, toujours pas de nouveau Siri a priori (ou alors très bien caché). En revanche, le chiffrement de bout en bout pour RCS progresse sur cette deuxième bêta en prenant en charge les appareils Android. La première bêta gérait uniquement le chiffrement entre iPhone, cette fois les smartphones sous Android peuvent en bénéficier, à condition d’utiliser la dernière version de l’app Messages fournie par Google. Dans ses notes de version, Apple précise par ailleurs que c’est une bêta qui ne sera pas proposée dans la version finale, il faudra attendre une mise à jour ultérieure, peut-être les OS 26.5 voire les OS 27 de l’automne.

iOS 26.4 va permettre d’essayer le RCS chiffré de bout en bout

iOS 26.4 va permettre d’essayer le RCS chiffré de bout en bout

Autre petit changement dans la deuxième bêta repéré par 9To5 Mac, l’app Jeux rejoint l’App Store et reprend la nouvelle présentation pour la recherche. Le champ de texte revient en haut de l’écran, comme du temps d’iOS 18, alors qu’iOS 26 l’avait positionné en bas. C’était plus facile d’accès du pouce, mais le changement était manifestement trop important. Autre différence à noter, la barre d’onglets en bas ne se contracte plus, elle affiche toutes ses icônes en permanence.

iOS 26.3 à gauche et iOS 26.4 b2 à droite. Image iGeneration.

Pour l’heure, seuls l’App Store et l’app Jeux ont droit au changement. Cela dit, il semble assez logique qu’Apple le généralise, on verra bien ce qu’il en est dans les prochaines mises à jour.

Les nouveautés des OS 26.4

Voici les nouveautés les plus importantes dans la première bêta des OS 26.4. Malgré l’absence du nouveau Siri, il y a quand même beaucoup de petites choses à découvrir :

iOS et iPadOS 26.4

En attendant le nouveau Siri, voici les petites nouveautés de la première bêta d’iOS 26.4

En attendant le nouveau Siri, voici les petites nouveautés de la première bêta d’iOS 26.4

Apple Podcasts va mieux prendre en charge les podcasts vidéo avec iOS 26.4

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iOS 26.4 : Siri est en retard, mais les fondations avancent

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CarPlay : premier aperçu de la lecture vidéo avec iOS 26.4

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iOS 26.4 active par défaut une protection anti-vol qui peut ralentir la revente d’un iPhone

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Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA

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macOS 26.4

macOS 26.4 : la limite de recharge de la batterie arrive enfin sur Mac

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Rosetta 2 : le clap de fin se précise avec macOS 26.4

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tvOS 26.4 : Apple enterre iTunes Films et Séries sur l’Apple TV… et retouche les réglages audio

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iOS 26.4 : des traces du coach santé IA d’Apple dans la première bêta

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iOS 26.4 : Santé met en avant l’heure de coucher moyenne sur deux semaines

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visionOS 26.4 : Apple active le streaming fovéal via CloudXR pour des apps et des jeux plus fluides

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Les appels masqués imposés par la loi pour contrer les arnaques sont un problème : l'iPhone ne peut pas les filtrer

23 février 2026 à 18:40

À la fin de l'année 2025, l'Arcep — le gendarme des télécoms — a imposé un changement aux opérateurs, que vous avez peut-être remarqué. Ces derniers doivent masquer le numéro de certains types d'appels, au lieu d'afficher le numéro de l'appelant. Et malheureusement, ni les applications dédiées ni les options d'iOS ne permettent de bloquer spécifiquement ce type d'appels (sauf si vous êtes chez Free).

Un appel masqué.

L'Arcep demande de passer les appels en numéro masqué dans quelques cas précis. Le premier, c'est si l'appelant est à l'étranger avec un numéro français qui ne peut pas être authentifié. Le second, c'est quand une partie de la chaîne empêche l'authentification d'un numéro à cause de contraintes techniques. Si les faux positifs sont possibles dans les deux cas, l'Arcep considère que ce sont deux méthodes employées par les fraudeurs pour usurper un numéro et donc tenter de vous arnaquer et que les appels légitimes sont authentifiés dans la majorité des cas.

Contre l’usurpation de numéros, les appels suspects basculeront en masqués dès 2026

Contre l’usurpation de numéros, les appels suspects basculeront en masqués dès 2026

iOS ne permet pas de bloquer les appels masqués

Le problème, c'est que cette solution tend à paradoxalement augmenter le nombre d'appels indésirables. En théorie, de nombreuses applications permettent de bloquer les appels indésirables en amont, sans faire sonner votre smartphone. Saracroche, Begone, Orange Téléphone, etc. peuvent profiter des API d'Apple pour détecter les numéros considérés comme frauduleux et les bloquer, tout comme les appels indésirables liés à du démarchage commercial (qui devraient disparaître en 2026). Mais pas pour les appels masqués.

Comment éviter les appels indésirables sur iPhone : les solutions vraiment efficaces

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Dans la pratique, on passe d'appels filtrés par des apps… à des appels que les apps ne peuvent pas filtrer. Les API d'Apple ne permettent pas de bloquer les numéros masqués et (surtout) les options de l'iPhone ne permettent pas de bloquer uniquement les appels masqués. Si vous allez dans Réglages > Apps > Téléphone, il n'est pas possible de filtrer uniquement les appels masqués. La seule option, Filtrer les correspondants inconnus, fait exactement ce que son nom indique : elle filtre les appels inconnus.

La solution d'Apple, peu pratique.

Le problème, c'est qu'Apple regroupe les appels masqués et ceux provenant de numéros qui ne sont pas dans vos contacts. Il n'est donc pas possible de bloquer les appels masqués tout en gardant la possibilité de recevoir un appel légitime provenant d'une personne qui n'est pas dans vos contacts (par exemple un livreur). Dans de nombreux cas, sauf si vous êtes adeptes de la liste blanche, l'option est donc inutile.

La fin du démarchage téléphonique non consenti pour 2026 ne signe pas la fin des appels indésirables

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La seule solution est d'être client chez Free Mobile. L'opérateur propose en effet une option sur son site pour bloquer les appels masqués. Il faut aller dans Mes services et cocher Rejet des appels anonymes. Le filtrage n'est pas effectué au niveau du téléphone mais bien au niveau de l'opérateur, en amont.

Free Mobile a une solution.

Il n'y a plus qu'à espérer qu'Apple propose plus d'options dans ses API ou dans les options d'iOS avec une prochaine version de son système d'exploitation. En attendant, il faudra rejeter tous les appels masqués, qui se multiplient.

Phil Spencer quitte Xbox et Microsoft !

23 février 2026 à 18:23
La fin de semaine dernière a été marquée par un véritable séisme chez Microsoft Gaming. Après des années à la tête de la division jeux vidéo du groupe, Phil Spencer a annoncé son départ, suivi par celui de Sarah Bond, présidente de Xbox.

Des projets open source saturés par des (mauvaises) contributions générées par IA

23 février 2026 à 18:20

L’enfer est pavé de bots, attention ! Depuis l’an dernier, de nombreux projets open source croulent sous une avalanche de contributions générées par IA. Des apports le plus souvent médiocres, qui font perdre un temps précieux aux contributeurs historiques.

Image Godot

Daniel Stenberg, le créateur de cURL, un composant logiciel aussi discret qu’omniprésent, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. L’été dernier, il expliquait que seuls 5 % des vulnérabilités signalées dans cURL étaient réellement fondées, un taux en chute libre par rapport aux années précédentes en raison de signalements inexacts générés par IA. Or, chaque rapport mobilise l’équipe de sécurité, contrainte d’analyser des alertes inutiles. Incapable d’endiguer cet afflux, Daniel Stenberg a fini par mettre un terme au programme de bug bounty de cURL le 31 janvier.

Les IA génératives ont en effet fait émerger un nouveau profil de contributeurs, qui n’avaient jusqu’ici pas les compétences techniques nécessaires pour participer à des projets open source. Désormais, n’importe qui peut solliciter ChatGPT, Claude ou Gemini pour tenter d’identifier une faille de sécurité, proposer un correctif ou demander un changement.

cURL a fêté son 25e anniversaire et vous l’utilisez tous les jours sans le savoir

cURL a fêté son 25e anniversaire et vous l’utilisez tous les jours sans le savoir

Selon Daniel Stenberg, les nouveaux contributeurs du programme de sécurité de cURL n’étaient pas vraiment animés par de bonnes intentions, mais essentiellement par l’appât du gain, les découvertes étant rémunérées :

Ces « contributeurs » s'efforcent trop de présenter leurs découvertes comme des problèmes catastrophiques et des vulnérabilités critiques, mais ils participent rarement activement à l'amélioration de cURL.

Depuis, d’autres responsables de projets open source font le même constat, même lorsque de l’argent n’est pas en jeu. Rémi Verschelde, qui supervise le moteur de jeu open source Godot, déplore ainsi sur Bluesky la multiplication des pull requests (proposition de modification de code) générées par IA, qu’il juge « épuisantes et démoralisantes pour les mainteneurs ». Chaque proposition de nouveaux contributeurs doit être examinée avec suspicion : l’auteur comprend-il le code qu’il soumet, a-t-il seulement été testé ?

Rémi Verschelde est embarrassé : il ne souhaite pas fermer la porte aux nouveaux contributeurs, mais cette situation fait perdre un temps considérable à l’équipe. Le logiciel de 3D Blender est confronté au même problème. Pour y faire face, ses responsables envisagent un durcissement des règles de contribution, imposant notamment que les contributeurs comprennent le code soumis et déclarent explicitement la part prise par l’IA.

Dans ce contexte, le développeur Mitchell Hashimoto propose un système d’invitation pour filtrer les nouveaux contributeurs nommé Vouch. Les utilisateurs non « parrainés » ne pourraient pas proposer de contributions, tandis que les comportements malveillants pourraient être signalés et bloqués. Les approbations seraient accordées ou retirées via les commentaires GitHub ou une interface en ligne de commande. Une tentative de remettre un peu de confiance et d’humain dans l’écosystème open source à l’heure de l’IA.

Strava ajoute cinq nouveaux sports ! Allez-vous vous entraîner ?

23 février 2026 à 17:02
Bonne nouvelle pour les utilisateurs de Strava : la plateforme de suivi d’activités déploie cinq nouvelles catégories sportives, parmi les plus demandées par sa communauté. Une évolution attendue, qui vise à offrir un suivi plus précis à des millions d’athlètes amateurs jusque-là contraints d’utiliser des options génériques.

iPhone 17e : les accessoiristes lèvent le voile sur le design

23 février 2026 à 15:51
Comme chaque année, ce ne sont pas les fuites industrielles ni les lignes de code qui donnent les premiers indices sur les futurs iPhone, mais bien… les accessoiristes. Depuis quelques jours, les boutiques en ligne se remplissent déjà de coques estampillées iPhone 17e, laissant entrevoir plusieurs éléments clés du design du prochain modèle d’entrée de gamme d’Apple.

L’iPhone Air en promo à moins de 900 € sur Amazon.it

23 février 2026 à 16:26

C’est le retour d’un tarif particulièrement attractif sur l’iPhone Air. Le smartphone ultra fin est actuellement en promotion à 889 € sur Amazon Italie dans sa version 256 Go. Affiché à 899 €, il revient bien à 889 € une fois les taxes et les frais de port inclus. À titre de comparaison, ce même modèle est vendu 969 € sur Amazon France et 1 229 € sur l’Apple Store. L’économie atteint donc 340 €, de quoi s’offrir une paire d’AirPods Pro 3, par exemple.

À ce prix, seul le coloris noir est encore disponible. Vous pouvez vous connecter sur Amazon.it avec votre compte Amazon français. Le site italien propose également des tarifs intéressants sur les autres capacités de stockage : la version 512 Go est à 1 149 € au lieu de 1 329 € sur Amazon.fr et 1 479 € sur l’Apple Store. La version 1 To est pour sa part à 1 399 € au lieu de respectivement 1 569 € et 1 729 €. Il y a plus de choix de coloris dans ces deux capacités de stockage.

L’iPhone Air est un iPhone clivant. Il séduit par sa finesse et sa légèreté, ainsi que par une fiche technique globalement solide (écran 6,5" ProMotion, puce A19 Pro, Wi-Fi 7…). En contrepartie, il a des limites du côté de la photo à cause de son unique capteur à l’arrière et de l’autonomie, qui est inférieure à celle des autres modèles récents, même si elle peut suffire à de nombreux usages. Néanmoins, signe qu’il a vraiment quelque chose de spécial, l’iPhone Air a été élu produit Apple préféré des lecteurs de MacGeneration en 2025.

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L'iPhone Air : élu produit de l'année 2025

Son successeur ne serait pas attendu avant l’an prochain. Si l’iPhone Air vous fait de l’œil, inutile d’attendre encore quelques mois, l’offre actuelle vaut clairement le détour.

Test de l’iPhone Air : mais pourquoi f’Air ?

Test de l’iPhone Air : mais pourquoi f’Air ?

Acheter un adaptateur secteur USB-C avec un logo Haribo, ce n'est pas une bonne idée

23 février 2026 à 16:26

Depuis que les fabricants ne mettent plus d'adaptateur secteur dans les boîtes de nos appareils, le marché de ces accessoires est évidemment encore plus florissant qu'avant. Mais un marché florissant attire forcément les convoitises, avec parfois des idées… saugrenues. La dernière en date est celle vue dans une promotion : il est possible d'acheter un adaptateur secteur USB-C aux couleurs des bonbons Haribo pour 9,59 € au lieu de 12 €. Mais c'est réellement une mauvaise idée.

La présence d'un bonbon ne doit pas être un argument de vente pour un adaptateur secteur. Image HKDC.

Premièrement, une question se pose : quelle est la logique de proposer un accessoire certes pratique mais pas très sexy ni intéressant dans l'absolu avec le logo d'une marque de bonbons ? On peut aimer les Ours d'or de la marque (même si votre serviteur préfère les Dragibus) mais la connexion entre « J'aime les bonbons Haribo » et « C'est un adaptateur secteur de qualité » est tout de même assez mince.

Deuxièmement, le prix est trop faible. Vous pouvez rétorquer cette antienne qui est que tous les adaptateurs secteurs viennent des mêmes usines et qu'on paye la marque (on va y venir), elle n'en devient pas vraie pour autant. Un adaptateur secteur capable de fournir 40 W (38 W en simultané sur deux ports, en réalité, et plutôt au mieux 35 W en pratique) à 12 € est dans le meilleur des cas médiocre : les composants nécessaires pour proposer un adaptateur secteur de qualité ont un coût, et il est plus élevé que 12 €.

Le chargeur 40 W se limite à 38 W au mieux. Et 35 W dans un cas réaliste, avec les deux prises USB-C.

Pire, le fait qu'une marque globalement inconnue (Hong Kong DC Global) mette le logo Haribo sous licence montre par ailleurs que le coût réel de l'adaptateur secteur est plus faible : la société doit payer la licence. Même dans le cas d'une grosse société comme IKEA, qui peut faire des économies d'échelle, la qualité d'un modèle vendu aux alentours de 10 € est perfectible.

Que valent réellement les chargeurs USB-C IKEA, vendus moins de 10 € ?

Que valent réellement les chargeurs USB-C IKEA, vendus moins de 10 € ?

Des accessoires dangereux

Le dernier point à prendre en compte, c'est que la société n'en est pas à ses premiers accessoires portant le logo Haribo. Elle vendait des batteries externes et des écouteurs et les premières ont été retirées de la vente à cause de problèmes de sécurité. Lumafield, qui a analysé les deux produits, explique bien le problème : les deux produits sont dangereux et les risques d'incendie bien réels. Nous n'allons pas généraliser aux adaptateurs secteurs, mais il y a tout de même un drapeau rouge : des produits à bas prix avec une licence dans tous les cas, dans des domaines où des erreurs de conception peuvent amener de gros problèmes ( ).

L'analyse aux rayons X d'une batterie de la même marque montre des défauts majeurs. Image Lumafield.

Vous pouvez bien évidemment ne pas nous croire, continuer à considérer qu'un adaptateur secteur USB-C… est un adaptateur secteur USB-C et qu'ils proviennent tous des mêmes usines. Mais ne vous étonnez pas si vous recevez un message indiquant un rappel. Et nous vous conseillons tout de même un autre achat en parallèle, on ne sait jamais. De façon plus sérieuse, la présence d'une licence qui n'a aucun rapport avec le produit ne devrait pas vous inciter à l'acheter, surtout quand il s'agit de bonbons pour un adaptateur secteur à 10 € qui va probablement servir à charger votre smartphone qui vaut parfois plus de 1 000 €.

Enfin, pour terminer, un petit rappel : même si vous avez un adaptateur de ce type et qu'il n'a pas encore fait brûler votre maison, ce n'est pas une preuve qu'il n'est pas dangereux. Le matériel nécessaire pour analyser correctement la qualité d'un chargeur est rare (et souvent onéreux) et l'absence d'incendie n'invalide pas une conception médiocre.

Des réductions sur les Magic Keyboard pour iPad Air et iPad Pro

23 février 2026 à 15:32

Des Magic Keyboard pour iPad font actuellement l’objet de réductions chez plusieurs revendeurs. Sachant qu’ils ne sont pas donnés en temps normal, ces rabais sont les bienvenus, même si les prix restent élevés. Pour l’iPad Air A14 à M3, le Magic Keyboard est vendu 299 € au lieu de 329 €, en blanc comme en noir. La version 13" est pour sa part en promotion à 319 € au lieu de 349 €.

Magic Keyboard pour iPad Pro. Image iGeneration.

Pour l’iPad Pro M4 ou M5, le Magic Keyboard 11" est à 319 € au lieu de 349 € sur Amazon, chez Darty et à la Fnac. Le modèle 13" est quant à lui à 359 € (- 40 €) en blanc et en noir.

Magic Keyboard pour iPad Air. Image iGeneration.

Ces accessoires servent tout à la fois de protection, de support, de clavier et de trackpad. Les Magic Keyboard en promotion ici sont les dernières générations en date équipées d’un trackpad un peu plus grand et surtout d’une rangée de touches de fonction. Le modèle pour l’iPad Air est en plastique, tandis que celui pour l’iPad Pro profite de l’aluminium. La version blanche pour l’iPad Air est jolie au déballage, mais elle a tendance à se salir rapidement.

C'est réellement la fin pour Mac OS X Server : Apple a supprimé la dernière version du Mac App Store

23 février 2026 à 15:25

En 2022, Apple annonçait la fin du développement de macOS Server, mais avait gardé en ligne quelques versions. Les versions 4.x et 5.x avaient été débranchées en 2023, la version 2.x en 2025 et la dernière encore en ligne, la 3.2.2, ne peut plus être achetée sur le Mac App Store depuis quelques jours. Le seul moyen d'obtenir macOS Server est donc de l'avoir acheté avant la date limite : il est toujours possible de récupérer les installeurs dans ce cas.

Le fond d'écran bleuté de Mac OS X Server (Snow Leopard).
Apple annonce l

Apple annonce l'abandon de macOS Server

On l'oublie souvent, mais la version actuelle de macOS a commencé sa vie sous le nom Mac OS X Server, avant même la sortie du Mac OS X que nous connaissons. Mac OS X Server 1.x était un système basé sur Rhapsody (descendant de NeXTSTEP) avec l'interface Platinum de Mac OS 8.5. Quand Apple a proposé une version client de Mac OS X, la société a aussi décliné Mac OS X dans une variante Server, vendue nettement plus cher. C'est aussi, pour l'anecdote, la seule variante de Mac OS X qui demandait un numéro de série.

Le dernier serveur d'Apple, dans un sens. Image Apple.

À partir de Mac OS X Lion, Apple a abandonné l'idée de proposer deux variantes du même système d'exploitation : une fois Mac OS X acheté sur le Mac App Store (ou en version physique pour Mac OS X Lion), il était possible de se procurer l'app Server sur le Mac App Store (24 € pour Lion, 40 € pour l'app Server). Apple avait ensuite proposé chaque année une version mise à jour de l'app, avec la 2.0 en 2012 (Mountain Lion), 3.0 (Mavericks, 2013), 4.0 (2014, Yosemite), 5.0.3 (El Capitan, 2015). À partir de là, c'est la version qui va être mise à jour : 5.2 pour Sierra (2016), 5.4 pour High Sierra (2017), 5.7.1 pour Mojave (2018), 5.9 pour Catalina (2019), 5.11 pour Big Sur (2020) et 5.12 pour Monterey (2021).

Lors de l'annonce de la fin de macOS Server, Apple avait laissé la possibilité d'acheter certaines anciennes versions pour un prix réduit (23 € en France) mais c'est donc terminé. Même si c'est évidemment dans un sens la fin d'une époque, il faut tout de même bien se rendre compte que macOS Server n'avait plus été mis à jour depuis avril 2022 (une éternité) et que toutes les personnes qui avaient besoin d'un serveur ont probablement abandonné macOS Server depuis des années.

Jean-Baptiste Kempf menace de quitter la France sur fond de différend personnel avec la Justice

23 février 2026 à 15:05

Jean-Baptiste Kempf, l’une des figures les plus connues de l’industrie tech en France, est très remonté contre le ministère de la Justice, au point d’évoquer la possibilité de quitter la France. En cause : une affaire personnelle, mais qu’il relie à VLC, qu’il chapeaute depuis des années.

Dans un long billet publié sur LinkedIn aujourd’hui, Jean-Baptiste Kempf raconte que son épouse, Audrey Prévost Kempf, a souhaité se présenter au concours de l’École nationale de la magistrature afin de devenir juge. Après avoir passé les épreuves écrites puis les oraux, elle a reçu un courrier du ministère l’informant qu’elle n’était finalement pas autorisée à concourir, en raison d’une supposée insuffisance d’activité juridique qualifiante.

Jean-Baptiste Kempf en 2018. Image FOSSASIA Summit (CC BY).

Un argument que Jean-Baptiste Kempf conteste vigoureusement, en soulignant que VLC est régulièrement confronté à des contentieux et doit composer avec une grande diversité de problématiques juridiques. « Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment », déclare celui qui a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 2018. C’est sur cette expérience qu’il fonde la légitimité juridique de son épouse, jugée « insuffisante » par l’administration.

Selon lui, le ministère de la Justice écarte cet argument au motif qu’il s’agissait d’une activité bénévole. Il précise que son épouse a déposé plusieurs recours et référés, restés sans effet. Toujours d’après lui, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, aurait même estimé par écrit que « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire. »

Très en colère, l’entrepreneur annonce qu’il n’apportera plus son aide bénévole à l’État français, laissant entrevoir un possible désengagement de VLC. Et de conclure que, après avoir longtemps décliné des « salaires faramineux » à l’étranger, l’idée de quitter la France n’est plus taboue.

Mise à jour à 16 h — Mis en cause, le ministre de la Justice a répondu à Jean-Baptiste Kempf sur LinkedIn en indiquant qu’il n’avait pas été directement saisi à sa connaissance. « Vous avez eu un échange avec la direction des affaires judiciaires qui a décidé, en effet, de refuser son entrée », déclare Gérald Darmanin, tout en regrettant le ton « légèrement agressif » employé par l’entrepreneur. Et d’ajouter : « Si vous m’écrivez directement ou formez un recours gracieux (ce qu’ont fait d’autres personnes dans vôtre cas à qui j’ai donné raison), j’y répondrai volontiers en prenant en compte vos arguments que je comprends très bien. »

Kernel Panic : on discute avec Jean-Baptiste Kempf, créateur de VLC

Kernel Panic : on discute avec Jean-Baptiste Kempf, créateur de VLC

Maître de la vie privée, DuckDuckGo ajoute l’édition d’images à Duck.ai

23 février 2026 à 14:04
Après avoir introduit la génération d’images à la fin de l’année dernière, DuckDuckGo poursuit l’enrichissement de Duck.ai. Le chatbot privé de l’éditeur permet désormais d’éditer des images à partir d’instructions textuelles, gratuitement et sans création de compte, tout en conservant les principes de confidentialité qui font la réputation de la plateforme.

Après les photos, Ente s’ouvre au stockage de documents, toujours avec du chiffrement de bout en bout

23 février 2026 à 13:12

Ente élargit son périmètre. Jusqu’ici centré sur la synchronisation et le stockage de photos, le service lance une nouvelle application qui accepte tous types de fichiers. Disponible sur iOS et Android, Ente Locker permet de conserver des documents, ainsi que des notes et des mots de passe.

L’application est très basique pour le moment. Elle permet de consulter les fichiers stockés en ligne, de les organiser par collection, de les partager avec un lien et il ne faut pas lui en demander beaucoup plus. Il n’y a ni intégration à l’app Fichiers de l’iPhone, ni remplissage automatique des mots de passe… Bref, l’app ne rivalise pas avec d’autres solutions bien établies comme Dropbox ou OneDrive, sans compter qu’il manque aussi une version web.

Ente Locker. Image iGeneration.

Comme pour Ente Photos, Locker peut tout de même se prévaloir de deux caractéristiques importantes : les fichiers sont chiffrés de bout en bout, ce qui empêche même à l’éditeur de les consulter, et l’application est open source. Ce sont des avantages que l’on retrouve chez Proton également. Là où Proton a commencé par le stockage général avant de renforcer sa gestion des photos, Ente a choisi le chemin inverse.

Le quota d’utilisation mis en place par Ente Locker est peu courant : la limite ne porte pas sur le poids total des fichiers, mais sur leur nombre. L’offre gratuite autorise jusqu’à 100 éléments, qu’il s’agisse d’une simple note ou d’une vidéo de plusieurs Go, tous comptant de la même manière. Les abonnés à Ente Photos (à partir de 2,49 €/mois pour 50 Go) bénéficient, eux, d’un plafond porté à 1 000 éléments.

À ce stade, Locker fait surtout figure de bonus pour les utilisateurs d’Ente Photos vu ses limites. Mais nul doute que la proposition est amenée à s’étoffer au fil du temps.

Face à iCloud et Google Photos, Ente poursuit sa montée en puissance

Face à iCloud et Google Photos, Ente poursuit sa montée en puissance

Un Big Mac(intosh) Plus en vidéo, avec son clavier démesuré

23 février 2026 à 13:00

Le Big Mac peut désigner un superordinateur composé de centaines de Power Mac G5 (le System X) ou un projet d'ordinateur qui est finalement devenu le Macintosh II1. Mais au Computer History Museum, qui prévoit évidemment de fêter les 50 ans d'Apple, c'est aussi un (gros) Macintosh Plus.

On peut comparer la taille du Big Mac avec un modèle standard à gauche (un Macintosh SE).

Sur X, le musée a montré une vidéo d'un énorme Macintosh Plus, qui semble fonctionnel. Ils promettent de donner plus de détails bientôt, mais ce n'est pas nécessairement un émulateur. En effet, les Macintosh utilisent des moniteurs assez standards et il est possible de remplacer l'écran cathodique par des versions plus petites ou plus grandes. De même, le Macintosh montré propose un fond blanc pour l'écran, mais il est possible d'installer des versions avec un fond vert ou ambré, qui étaient courantes dans les années 80. La partie la plus étonnante est évidemment le clavier : il est absolument énorme, comme le Macintosh.

On peut installer un petit écran dans un Macintosh.

Ce n'est pas une reproduction historiquement correcte, d'ailleurs : le clavier montré n'a pas de pavé numérique ni de flèches. Le Macintosh Plus, sorti en 1986, était justement équipé d'un clavier plus complet que celui des premiers modèles, qui est montré ici. Selon la légende, l'absence de flèches est une demande de Steve Jobs, qui voulait pousser les utilisateurs à employer la souris pour positionner le curseur.

Un très gros clavier (non, ce n'est pas une très petite personne).

  1. Bon, aussi un hamburger qui est par ailleurs un indice économique.  ↩︎

Apple Music : la nouvelle fonction Playlist Playground ne dépend pas d’Apple Intelligence

23 février 2026 à 12:22

La fonction Playlist Playground d’Apple Music, introduite avec iOS 26.4 actuellement en bêta, ne dépend manifestement pas d’Apple Intelligence. Cette nouveauté, qui permet de générer automatiquement une playlist à partir d’un prompt, est en effet disponible sur Android, une plateforme où Apple Intelligence n’est évidemment pas présent.

Playlist Playground sur Apple Music Android. Image 9to5Google.

La version 5.2 bêta de l’application Apple Music sur Android permet d’accéder à Playlist Playground, comme l’a notamment relevé 9to5Google. Mais on ne sait pas quel modèle d’IA est utilisé dans ce cas. Plusieurs hypothèses sont possibles : un traitement via le Private Cloud Compute d’Apple (mais cela est normalement réservé aux appareils compatibles Apple Intelligence), une utilisation de Gemini dans le cadre de l’accord récent entre Apple et Google, ou pourquoi pas un recours à OpenAI, qui est déjà mis à contribution pour certaines fonctions d’IA dans iWork (mais Apple mentionne normalement cet acteur).

Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA

Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA

Dans l’univers Apple, des utilisateurs équipés d’iPhone 13 et de la première bêta d’iOS 26.4 rapportent également pouvoir utiliser Playlist Playground. Or, ce modèle n’est pas compatible avec Apple Intelligence. Là encore, cela suggère que la génération des playlists ne repose pas sur Apple Intelligence, ou du moins pas sur un traitement local. On attend désormais des éclaircissements de la part d’Apple sur le fonctionnement précis de cette fonctionnalité « intelligente » sans Apple Intelligence.

Qu’elle soit utilisée sur iOS ou sur Android, cette nouveauté reste pour l’instant inaccessible en Europe. Elle semble limitée aux États-Unis à ce stade.

Apple Music 5.2 (bêta) sur Android. Image iGeneration.

Au passage, la version 5.2 bêta d’Apple Music sur Android gagne les autres nouveautés apparues sur iOS 26.4. Les albums et playlists profitent d’une présentation plus colorée, avec une liste de titres dont le fond s’adapte à la teinte dominante de la pochette. Cette version intègre également la nouvelle section dédiée aux concerts, permettant de repérer les événements à proximité.

AsteroidOS 2.0 sauve les montres sous Wear OS de l'obsolescence logicielle

23 février 2026 à 11:50

Dix ans après la première version, AsteroidOS passe en version 2.0. La première version, en 2016, permettait de remplacer le système d'exploitation de quelques montres connectées — pas les Apple Watch —, la seconde fait la même chose pour plus de produits.

Quelques captures de l'interface.

AsteroidOS est là pour remplacer notamment Wear OS (anciennement Android Wear), le système d'exploitation de Google. Ce n'est pas une ROM Android comme on pourrait en trouver sur des smartphones, mais une distribution GNU/Linux adaptée, pensée pour les montres. Le système n'est pas aussi complet que Wear OS, dans le sens où il ne propose pas d'App Store, mais il a plusieurs apps installées en standard : un agenda, un gestionnaire d'alarme, un lecteur de musique, etc. Il est toujours possible d'installer des apps manuellement, par ailleurs. Les montres sous AsteroidOS ne nécessitent pas stricto sensu un appareil supplémentaire (alors qu'une Apple Watch impose un iPhone) mais il existe des applications de synchronisation pour Android.

AsteroidOS offre actuellement les bases nécessaires pour des montres connectées, mais pas toutes les fonctions. Il n'est par exemple pas possible de passer des appels, même sur une montre équipée d'un modem cellulaire. La version 2.0 a tout de même ajouté la prise en charge des écrans allumés en permanence, des capteurs de fréquence cardiaque, de la boussole, du Bluetooth (audio et HID, c'est-à-dire clavier, souris, etc.). Il y a aussi de nombreux changements sur les apps, la prise en charge de 49 langues, etc.

De nombreuses montres supportées

La liste des montres qui accepte AsteroidOS 2.0 est assez large : OPPO Watch, TicWatch Pro (2018/2020), Pro 3, C2, C2+, E & S, LG Watch Urbane, G Watch, G Watch R, Watch W7, Motorola Moto 360 (2015), Asus Zenwatch 2, Zenwatch 1, Zenwatch 3, Huawei Watch, Watch 2, Polar M600, Fossil Gen 4, Gen 5 et Gen 6. Les Casio WSD-F10 et WSD-F20 sont prises en charge de façon expérimentale, comme la LG Watch Urbane de seconde génération, la Motorola Moto 360 de 2014, la Sony Smartwatch 3 et les Samsung Gear 2 et Gear Live. Une page donne les fonctions acceptées et le site officiel explique en détail comment installer le système.

Une partie des montres prises en charge.

Dans l'ensemble, le projet est intéressant car il permet de corriger le côté jetable des montres connectées, surtout quand la prise en charge est courte du côté du fabricant. Sur les montres connectées, il y a fréquemment une obsolescence matérielle forte (liée en simplifiant à la durée de vie de la batterie mais aussi aux performances des systèmes sur puce) mais aussi une obsolescence logicielle. Avec les évolutions des systèmes d'exploitation, certaines montres qui étaient à peu près utilisables au départ deviennent lentes avec le temps (oui, nous pensons aux Apple Watch). AsteroidOS permet au moins de garder un appareil utilisable, même si certaines fonctions sont absentes.

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