Premiers benchmarks : un aperçu de la puissance du MacBook Neo



Lume est le nom d’un futur client tvOS et iOS pour Plex. Ce media-center à installer sur un serveur, que ce soit votre Mac, un NAS ou un autre ordinateur de préférence toujours allumé sur votre réseau, dispose de sa propre app officielle, disponible également sur les iPhone, iPad et l’Apple TV. Si vous n’aimez pas son interface qui peut rapidement être bien encombrée, alors cette alternative pourrait vous plaire. Il faudra patienter toutefois, car Lume ne peut pas encore être installée.
En effet, son développeur a mis en ligne son site, signalé par Johnnybegood sur le Discord du Club iGen, mais Lume n’est pas encore proposée sur l’App Store. Une bêta diffusée par le biais de TestFlight est annoncée et on peut laisser son adresse e-mail sur le site pour recevoir une alerte quand elle sera en ligne. En attendant, il faut se contenter des informations affichées sur le site web et de l’unique capture d’écran associée. Cela suffit malgré tout amplement à comprendre les idées directrices du projet.
Le créateur de Lume a voulu créer une interface native légère et qui respecte le style d’Apple. L’app sera codée en Swift, le langage de développement de Cupertino, et elle sera particulièrement optimisée pour l’Apple TV. Même si on pourra aussi l’installer sur un iPhone ou iPad, il semble bien que le boîtier destiné au téléviseur a reçu le plus d’attention, ce qui n’est pas illogique pour un client Plex. Le développeur parle de « glassmorphisme natif » et met en avant des « élégants effets de parallaxe » pour qualifier la présentation, ce qui ressemble en effet bien à une bonne app tvOS moderne.
La simplicité est aussi mise en avant : il n’y aura pas de longs menus de configuration et l’objectif est simplement de se connecter au serveur Plex et de commencer à utiliser l’app. Sur le plan technique, la plus grosse différence avec le client officiel concerne la lecture : avec Lume, les vidéos seront décodées en local par le matériel inclus dans l’Apple TV (ou iPhone/iPad), sans dépendre du serveur. Voilà qui le distingue du client Plex, qui a tendance à très vite faire porter cette tâche lourde sur le serveur, et le rapproche au contraire d’Infuse qui a la même approche. Contrairement à ce dernier toutefois, Lume devrait laisser la gestion des contenus au media-center.
Tout ceci est prometteur sur le papier, même s’il subsiste de nombreuses inconnues, à commencer par le prix. On peut noter la présence d’un lien vers GitHub sur le site officiel, même s’il mène à une erreur pour le moment. Reste à attendre les premières bêtas pour découvrir si on a affaire à une alternative sérieuse à Plex et Infuse pour l’Apple TV.
Qui vient faire la réclame du nouveau MacBook Neo à la télévision ? Contre toute attente, ce n’est pas Tim Cook — qui aurait pourtant pu se prêter au jeu vu l’importance stratégique de ce lancement — mais bien John Ternus. Si Apple avait un message à faire passer sur l’importance de son nouveau patron de l'ingénierie matérielle, elle ne saurait mieux s’y prendre.
Pourtant, vendre un Mac « low-cost » est un défi périlleux pour la marque à la pomme. On aurait presque aimé que la journaliste d’ABC News rappelle à son invité les mots de Steve Jobs en 2008. Assailli de questions sur la menace des « netbooks », ces PC portables à bas prix, le cofondateur d'Apple avait tranché : « Nous ne savons pas faire un ordinateur à 500 dollars qui ne soit pas pourri. »
Steve Jobs : "nous avons les meilleurs clients au monde"
Presque deux décennies plus tard, John Ternus lui répond en écho : Apple ne voulait pas franchir le pas avant d'être capable de proposer un produit dont elle puisse être fière. Pour le dirigeant, si l'attente a été si longue, c'est que « la barre était placée particulièrement haut ». Mais si Apple se lance aujourd’hui dans un telle aventure, c’est pour que le Mac touche davantage de monde.
Comparaison n’est pas raison… Si Apple parvient enfin à sortir un Mac à ce tarif, c’est que le matériel de 2026 n’a plus grand-chose à voir avec celui de 2005. Apple maîtrise un grand nombre de composants sur sa machine. Et la tendance n’est pas prête de s’inverser.
Sans surprise, Ternus a confirmé que le secret de ce prix plancher réside principalement dans l'utilisation d'une puce dérivée de l'iPhone. Un choix qui n'empêche pas l'audace visuelle : avec ses coloris "flashy", le MacBook Neo assume son côté expressif. Apple explique avoir conçu cette machine de zéro avec la couleur comme ligne directrice, offrant à ses designers une liberté nouvelle pour créer un produit plus personnel.
John Ternus en a également profité pour vanter les mérites d’Apple Intelligence. Sans surprise, Apple continue de défendre une vision très particulière de l’IA : une technologie appelée à se faire oublier au profit de l’usage.
Selon lui, Apple Intelligence va continuer à gagner en importance, non pas comme un argument marketing omniprésent, mais comme un ensemble de fonctions rendant les tâches du quotidien plus simples et plus efficaces. Si Apple atteint son objectif, les utilisateurs ne penseront même plus vraiment à l’IA comme telle : ils adopteront simplement de nouveaux usages parce qu’ils les trouveront pratiques.
L’objectif d’Apple : rendre son IA omniprésente, au point que vous la portiez en permanence
Cette philosophie s’inscrit dans une stratégie plus large déjà perceptible ailleurs dans l’écosystème Apple : rendre l’intelligence artificielle à la fois discrète, diffuse et omniprésente.
Enfin, et c’est plus inhabituel, John Ternus a été interrogé sur son avenir au sein d’Apple et sur les spéculations qui le présentent comme un possible successeur de Tim Cook. Sa réponse est restée très maîtrisée : il dit aimer profondément le poste qu’il occupe aujourd’hui, travailler avec des équipes exceptionnelles, et estime que des journées comme celle-ci — marquées par l’annonce de nouveaux produits — rappellent à quel point Apple est, selon lui, l’endroit idéal où être.
Portrait : John Ternus, l’homme qui visse le futur d’Apple
Difficile de ne pas y voir une séquence de communication soigneusement calibrée. Chez Apple, tout est fait pour que le jour où la question de la succession de Tim Cook se posera réellement, la transition paraisse aussi naturelle que possible.
Alors que tous les regards sont braqués sur le MacBook Neo, la nouvelle coqueluche d'Apple, d'autres observent avec une attention chirurgicale le potentiel de la puce M5 Max. Au passage, c’est un détail qui est passé un peu inaperçu cette semaine, mais qui mérite d’être signalé : dans la nouvelle politique tarifaire de Cupertino, le ticket d’entrée d’un MacBook Pro équipé d’une puce "Max" a sensiblement augmenté. La pilule est un peu amère, mais Apple semble avoir les arguments pour la faire passer.
MacBook Neo : voici les premiers benchmarks !
Si l’on en croit les premiers résultats parus sur Geekbench 6, le MacBook Pro équipé d’une puce M5 Max est tout simplement le Mac le plus rapide à ce jour. Dans ce premier test non-officiel de performance (qu'il conviendra de valider), la puce M5 Max et ses 18 cœurs CPU affichent un score de 29 233 points en multi-cœur.
C’est un petit événement : ce score permet au portable de coiffer au poteau le Mac Studio équipé d’une puce M3 Ultra (32 cœurs), qui plafonne en moyenne à 27 726 points. Pour une machine d’à peine plus de 2 kg, la performance est assez vertigineuse. On se retrouve avec un MacBook Pro qui offre plus de puissance brute qu'une station de travail sédentaire sortie il y a peu.
En poussant l'analyse, la puce M5 Max s'avère environ 15 % plus rapide que sa devancière, la M4 Max. Mais c'est sur le terrain du mono-cœur qu'Apple assoit sa domination : avec un score de 4 268, elle devient la puce grand public la plus puissante du marché, laissant derrière elle les meilleurs processeurs d'AMD.
| Machine | Puce | Mono-cœur | Multi-cœur | Metal (GPU) |
|---|---|---|---|---|
| MacBook Pro 16" (2026) | M5 Max (18 cœurs) | 4 268 | 29 233 | 232 718 |
| Mac Studio (2025) | M3 Ultra (32 cœurs) | 3 221 | 27 726 | 245 053 |
| MacBook Pro 16" (2024) | M4 Max (16 cœurs) | 4 060 | 25 702 | 191 600 |
Côté graphisme, la progression est tout aussi solide. Le GPU de 40 cœurs du M5 Max affiche des scores Metal oscillant entre 218 000 et 232 000 points. On note ici une progression de 20 % par rapport à la M4 Max.
Toutefois, le Mac Studio M3 Ultra garde encore une courte tête d'avance en graphisme pur (grâce à sa configuration maximale de 80 cœurs GPU). Mais l'écart se réduit comme peau de chagrin : le M5 Max n'est plus qu'à environ 10 % de la puissance graphique d'un Ultra, tout en consommant nettement moins d'énergie.
On l'aura compris, avec la M5 Max, Apple respecte ses promesses marketing avec des gains réels de 15 % sur le CPU et 20 % sur le GPU. Reste maintenant à voir comment cette débauche de puissance se comporte en situation réelle, notamment au niveau de la chauffe et de l'autonomie, deux points sur lesquels les puces Max sont traditionnellement attendues au tournant.
Forcément, avec de tels chiffres sous les yeux, on ne peut s'empêcher de regarder un peu plus loin. Si la puce M5 Max parvient déjà à faire trembler les stations de travail actuelles dans un châssis de portable, on n'ose imaginer ce que donnera un futur Mac Studio équipé d'une puce M5 Ultra.
Pour en revenir aux MacBook Pro Max, tout cela a un prix. Alors, certes cette nouvelle génération est mieux achalandée avec 36 Go de RAM et 2 To de stockage. Mais le ticket d’entrée est à 4200 € !
Le MacBook Neo vient de livrer ses premiers secrets sur Geekbench. La nouvelle machine d’entrée de gamme d'Apple affiche un score de 3 461 en monocœur et 8 668 en multicœur, tandis que sa partie graphique grimpe à 31 286 points en Metal.
Ces résultats positionnent très précisément le MacBook Neo face au reste de la galaxie Apple. Sans surprise, le lien de parenté avec l’iPhone 16 Pro est flagrant sur la partie processeur. Toutefois, le Neo accuse un léger retard sur le terrain du GPU (le score Metal de l'iPhone 16 Pro culmine à 32 575), une différence logique puisque la puce A18 Pro du Mac embarque un cœur graphique de moins que celle du smartphone.
MacBook Neo : une puce A18 Pro bridée
Pour y voir plus clair, comparons ces chiffres aux autres portables de la marque :
| Appareil | Monocœur | Multicœur | Metal (GPU) |
|---|---|---|---|
| MacBook Neo (A18 Pro) | 3 461 | 8 668 | 31 286 |
| iPhone 16 Pro | 3 445 | 8 624 | 32 575 |
| MacBook Air M1 | 2 346 | 8 342 | 33 148 |
| MacBook Air M2 | 2 597 | 9 709 | 45 309 |
| MacBook Air M4 | 3 696 | 14 730 | 54 630 |
L'enseignement majeur de ces tests concerne le comportement en monocœur. Sur ce point, le MacBook Neo survole les puces M1 et M2, se payant même le luxe de talonner les processeurs M3 et M4 les plus récents. Pour l'utilisateur type de cette machine — navigation web, bureautique, streaming —, c'est l'assurance d'une réactivité exemplaire. En revanche, le Neo avoue ses limites dès que l'on sollicite tous ses cœurs ou sa partie graphique, où le MacBook Air M2 conserve une avance confortable de 45 %.
Apple ne s'y trompe pas : sa communication ne vise pas à comparer le Neo au reste de sa flotte, mais bien à l'opposer au monde PC. Cupertino avance que l'A18 Pro est jusqu'à 50 % plus rapide pour les tâches courantes que le PC portable le plus vendu équipé d'un Intel Core Ultra 5. La firme met également l'accent sur les capacités en IA locale (3x plus rapide) et en retouche photo (2x plus rapide) face à la concurrence Windows et aux Chromebooks.
S'il faudra attendre la multiplication des tests pour affiner ces moyennes, ces premiers résultats valident parfaitement le contrat : offrir une machine moderne, véloce au quotidien, tout en laissant la puissance brute aux modèles plus onéreux de la gamme.
Pour ceux qui cherchent un Mac entrée de gamme. Vous avez le choix à 799 € entre un MacBook Neo avec 8 Go de RAM et 512 Go de stockage ou au même prix un MacBook Air M2 avec 16 Go de RAM et 256 Go d’espace de stockage. La deuxième est globalement plus puissante et plus confortable, mais possède un espace de stockage réduit. Pas simple !
L’arrivée du MacBook Neo permet d’apprécier la puissance actuelle des iPhone sous un autre angle : soit les smartphones d’Apple sont démesurés, soit le MacBook Neo est vraiment limité. Si la réponse devrait rapidement arriver avec nos premiers tests de la nouvelle machine portable, l’iPhone 17e récemment sorti montre à quel point le parallèle peut être étrange.

En effet, comme son prédécesseur, l’iPhone 17e bénéficie de 8 Go de RAM, accolés au SoC A19. En revanche, ce n’est pas exactement le même A19 que dans l’iPhone 17 : alors que ce dernier a 5 cores pour son GPU, l’iPhone 17e se contente de seulement 4. Voilà de quoi non seulement donner un effet de gamme, mais aussi optimiser la fabrication du SoC A19, en récupérant les puces où tous les cœurs graphiques ne sont pas exploitables pour les mettre dans l’iPhone d’entrée de gamme.
Apple annonce l’iPhone 17e, compatible MagSafe et avec 256 Go de stockage de base
Reste que l’arrivée du MacBook Neo permet de faire une comparaison un peu étrange : avec un A19 et 8 Go de RAM pour 719 €, l’iPhone 17e est très très proche des performances du nouveau MacBook d’entrée de gamme d’Apple, qui utilise un A18 Pro et 8 Go de RAM. Même au niveau tarif, les deux machines sont assez proches.
Apple dévoile le MacBook Neo à partir de 699 €
MacBook Neo : une puce A18 Pro bridée
Si les deux usages sont bien différents, il reste assez savoureux de voir un smartphone et un ordinateur portable partager tant de similitudes en interne, de la RAM au stockage en passant par la puissance du SoC pour un tarif finalement quasi identique, le petit iPhone démarrant à 719 €, quand le petit MacBook part de 699 €.
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Thomas Germain est un journaliste technologique de la BBC reconnu, et qui semble aimer mettre des mains dans le cambouis et des fois dans la fange ...
Il a créé une simple page pour donner les résultats du dernier championnat International de Dakota du Sud de bouffage de hot-dog (traduction libre).
Il y a les résultats des différents candidats, certains étant aussi des journalistes très reconnus, ainsi qu'un petit addenda pour indiquer tout le sérieux de ce championnat.
Et pendant quelque temps, ChatGPT d'OpenAI et Gemini de Google ont reporté cela de manière très sérieuse : une simple page Web sur un sujet dont personne ne parle ailleurs, avait été ingérée par les IA et était devenu "une vérité".
Tout cela est évidemment une farce, orchestrée avec talent par ce journaliste, avec la complicité des autres dont les noms apparaissent, et qui a nécessité l'adjonction d'un petit paragraphe encore plus satirique pour indiquer que le sujet n'était pas une satire !
Depuis, OpenAI et Google ont corrigé le tir.
Le problème c'est que tout le monde peut faire ça dans son coin, les mécanismes d'apprentissage des IA sont donc exposés à tous les abus : on a jamais été plus proche de la post-vérité qu'aujourd'hui, surtout pour les IA qui veulent imposer leurs "vérités" avec tant d'aplomb.
Surprise, Apple a sorti une nouvelle version des beta d’iOS, iPadOS et watchOS 26.4 ce soir. Une quatrième beta ? Pas vraiment.

Plutôt que de sortir la beta 4, Apple a préféré offrir une version « beta 3 v.2 » aux développeurs et aux abonnés au programme beta grand public (où elle est appelée beta 2... difficile à suivre).
Si les nouveautés sont toujours présentes, avec le RCS chiffré de bout en bout (uniquement en test sur la beta), le mode de protection contre le vol activé par défaut, Playlist Playground dans Music ou encore la vidéo dans CarPlay, Apple ne décrit pas pour autant les changements entre la version 1 et la version 2 de cette beta 3.
Apple Music sur iOS 26.4 : nouveau look, concerts à proximité et playlists générées par IA
Bien entendu, si nous découvrons des modifications sur cette nouvelle version beta, nous vous en ferons part dans un prochain article.
Sur plusieurs des nouvelles machines présentées par Apple, un élément était surprenant : Cupertino ne semblait pas touché par la RAMpocalypse autant qu’on aurait pu le penser. En effet, la marque à la pomme a pour plusieurs gammes décidé d’augmenter le stockage, et n’a pas diminué l’offre en mémoire vive.
Le MacBook Pro M5 passe à 1 To de stockage par défaut et 1 899 €, une évolution avantageuse

Cependant, la marque en a profité pour discrètement modifier les options disponibles sur le Mac Studio. En effet, exit la possibilité de le configurer avec 512 Go de RAM !
Les modifications pour le petit Pimousse d’Apple ne s’arrêtent pas là, et touchent toute l’offre de mémoire vive, Apple en ayant profité pour rajouter 500 € à l’option 256 Go du M3 Ultra, passant ainsi à 2 500 € pour monter de 96 Go à 256 Go.
Test des Mac Studio de 2025 : une drôle de gamme
La machine, même si peu utilisée par le grand public, reste un outil de choix pour tous les développeurs travaillant sur l’intelligence artificielle, et les LLM ayant besoin d’une quantité conséquente de mémoire pour tourner en local, la demande reste forte sur les versions les plus haut de gamme. Reste à voir comment Apple s’accommodera de cet état de fait pour la prochaine génération, qui devrait être présentée ce printemps si les rumeurs voient juste.
Cette fois, c’est officiel : le Department of War dirigé par Pete Hegseth a signifié à Anthropic son placement sur la liste des « supply chain risk », autrement dit les entreprises à ne pas utiliser, comme le rapporte Bloomberg.

C’est par une déclaration officielle au journal que le DoW a confirmé la mise en place de la décision :
Le DoW a officiellement informé la direction d’Anthropic que l’entreprise et ses produits étaient maintenant considérés comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement, avec effet immédiat.
Si l’acronyme paraît étrange en français, c’est que la Défense américaine considère comme chaîne d’approvisionnement tout ce qui l’alimente, que ce soit en fournitures bien physiques comme des missiles, mais aussi sous forme de données, comme les satellites, les programmes... et donc les intelligences artificielles.
Anthropic, réticent à ouvrir les vannes au Pentagone, sommée de sortir des administrations US x2
Cependant, au-delà de la formule, la déclaration en elle-même est peu réaliste : à effet immédiat ? Réellement ? Pas vraiment. Les systèmes dépendant de Claude sont ancrés de manière tellement profonde dans la chaîne de commandement de l’armée américaine que l’en extirper ne se passera pas en quelques jours, et encore moins en pleine guerre contre l’Iran.
De manière concrète, Claude est intégrée dans de nombreux logiciels de commandement, y compris en nom propre. Les agents du Pentagone ont ainsi appris à utiliser « Claude Gov », une version de l’IA d’Anthropic spécifiquement développée pour les utilisateurs ayant accès aux dossiers traitant de la sécurité nationale. En plus de l’adaptation « standard » à l’administration US, cette version est durcie pour pouvoir accéder de manière sécurisée à des documents classifiés, mieux comprendre les enjeux de la défense et de la surveillance, assimiler le langage militaire, et interpréter plus efficacement des données provenant d’entités comme la NSA.
Mais surtout, le gros morceau pour le Pentagone se joue dans l’intégration avec un outil de Palantir : le Maven Smart System, comme rapporté par le Washington Post. Cet outil extrêmement pointu sert d’agrégateur de données complexes, afin d’en tirer le maximum d’informations possibles et de les ordonner en éléments exploitables pour la prise de décision.
Concrètement, Palantir utilise le moteur de Claude pour générer des cibles pour l’armée US à partir de plusieurs flux (satellites, drones, capteurs divers), en tire les coordonnées et autres métadonnées pour les trier, et les afficher sur une carte utilisable directement par le commandement. Le système ne s’arrête pas là, en allant jusqu’à prioriser les cibles selon leur importance, la menace qu’elles représentent et l’opportunité de faire un « hit » garanti, et gère ensuite le suivi de l’opération, allant jusqu’au choix des munitions utilisées, le volume nécessaire, la trajectoire la plus efficace jusqu’à la cible et une fois la frappe effectuée, l’évaluation de l’efficacité de l’attaque.

Pour y parvenir, Maven a accès à toutes les données sensibles récupérées par les agences de renseignement américaines, et est utilisé par des milliers de militaires US, du simple opérateur jusqu’aux États-Majors. L’IA encadre toute la mission, de la préparation à l’exécution, jusqu’au « service après-vente », en gérant l’historique des cibles atteintes ou en attente de vecteurs.
Même si Palantir est l’intégrateur final, la volonté affichée d’une action « immédiate » contre Anthropic est quasiment impossible à appliquer pour le Department of War. Claude est tellement imbriqué dans Maven que l’arrêter du jour au lendemain reviendrait à rendre sourds, aveugles et muets pratiquement tous les étages de la machine militaire américaine, en plein conflit ouvert avec un pays étranger. OpenAI s’est certes directement proposée pour remplacer Anthropic, mais faire la bascule prendra des mois : étant donné le côté très sensible à la fois des informations fournies et de la vérification nécessaire des réponses produites, il est impossible d’accélérer le processus indéfiniment.
Concrètement, il est même probable que le Pentagone évite toute mise en production d’un Maven ayant basculé sur ChatGPT avant la fin du conflit en cours : les risques pour les soldats américains et alliés seraient bien trop grands.
Reste que cette annonce, et sa mise en application, jette un bon coup de froid sur les finances d’Anthropic, qui même si elle n’est pas cotée en bourse est suivie comme le lait sur le feu par les analystes. L’entreprise est toujours efficace du côté commerce grand public, mais la perte du financement de l’armée américaine est un gros coup à la fois sur les comptes, mais aussi pour l’image. Si à l’international la décision est appréciée par une bonne partie de ses utilisateurs, certaines entreprises américaines pourraient se détacher d’Anthropic pour ne pas nuire à leurs discussions avec le gouvernement US. Certains analystes vont même jusqu’à parler de « corporate murder » si la mise au ban d’Anthropic allait plus loin, en la classant par exemple au même niveau que Huawei.
Surveillance, armes autonomes : OpenAI signe avec le Pentagone et promet des garde-fous
Du côté d’OpenAI, si dans un premier temps les investisseurs ont salué la signature du contrat avec le Pentagone, d’autres mettent en garde : si l’utilisation des modèles de ChatGPT devait amener à une mauvaise publicité suite à des erreurs ou la création d’entités jugées trop clivantes, l’image de l’entreprise pourrait en pâtir dans les mois et années à venir. De la même manière, une alliance officielle avec le DoW va très certainement refroidir d’autres partenaires institutionnels à l’international, qui risquent de rayer OpenAI de leur liste d’IA « potentiellement utilisables » pour des domaines sensibles.
Quoi qu’il en soit, l’intelligence artificielle est désormais profondément imbriquée dans les décisions militaires, et les entreprises du secteur vont devoir choisir leur camp : rester droit dans ses bottes sur les lignes rouges à ne pas franchir, quitte à se fermer des portes comme Anthropic, ou accepter les contrats les plus sensibles au risque de dynamiter son image grand public, comme OpenAI commence à en prendre le chemin.
Vous avez un iPhone qui ne passe pas sous iOS 26 ? Ou vous ne souhaitez pas passer à iOS 26 pour le moment, mais vous voulez quand même pouvoir utiliser des AirTags ? Ne tardez pas, ou l’achat risque de se compliquer pour vous.

Apple ne fait généralement pas de quartier pour les anciens produits, et les choses se vérifient encore une fois avec les AirTags de première génération : la production est totalement arrêtée, et les stocks se vident petit à petit.
L’AirTag 2 a vraiment besoin d’iOS 26.2.1 au minimum pour fonctionner
Ainsi, Amazon ne propose déjà plus le petit tracker de première génération à l’unité : vous ne pouvez désormais que le prendre en pack de 4, avec une remise de 23 % par rapport au prix original (99,99 € à la place de 129 €). À la Fnac, même combat ou presque : l’AirTag de première génération n’est plus trouvable qu’en magasin, avec plusieurs échoppes qui affichent clairement « en quantité limitée », ce qui annonce la couleur. À Boulanger, les choses semblent un peu plus faciles : l’enseigne l’affiche encore comme disponible à la fois en stock central et en magasin.
Quoi qu’il en soit, si vous tenez absolument à avoir ce petit tracker sans avoir à passer à iOS 26, ne traînez pas : les stocks s’amenuisent rapidement, et ne se renouvelleront pas. Et ces derniers risquent de partir d’autant plus vite que la plupart des boutiques l’affichent à 29,99 € à l’unité, ou 99,99 € par pack de 4. Dernière démarque...
Vous vous souvenez de votre enfance devant les LEGO de la gamme Espace ? Les casques cassés, les pièces perdues, le monorail1 ? Paul, qui est visiblement nostalgique, a une pièce LEGO préférée. C'est la 3039p23, alias « Slope 45 2 x 2 with Computer Screen and Right Side Buttons Pattern » ou radar (ou quel que soit le nom que vous donniez à cette pièce). Apparue en 1979, elle est présente dans 25 sets LEGO (en blanc) et dans 75 au total (dans différentes couleurs). Et Paul a décidé de faire une version grandeur nature avec un Mac mini.

Il a conçu et imprimé les pièces nécessaires avec une imprimante 3D, intégré un écran de 7 pouces basique et prévu un emplacement pour un Mac mini M4. Le coût total est de l'ordre de 75 € sans le Mac mini (impression, vis, etc.) et le résultat est plutôt sympathique. Il a même intégré des tenons compatibles sur le haut de son centre de commande et les pièces sont capables de tourner pour contrôler le volume sonore du Mac.






Monorail ↩︎
Le prix des AirPods Pro 3 continue de chuter doucement mais sûrement. Proposés en début de semaine à 219 € sur Amazon, ils sont désormais vendus 209 € sur la même boutique. C’est le prix le plus bas à ce jour sur Amazon France. Même les versions italiennes ou espagnoles du site de vente en ligne, habituellement plus agressives sur les prix, ne font pas mieux. Pour rappel, ces écouteurs sont affichés à 249 € chez Apple. L’économie atteint donc 40 € sur Amazon (-16 %).

Les AirPods Pro 3 représentent ce qui se fait de mieux chez Apple en matière d’écouteurs. En plus des atouts habituels (intégration transparente à l’écosystème, simplicité d’utilisation, géolocalisation…), ils se distinguent par une qualité sonore impressionnante et une excellente réduction de bruit active. Ils peuvent même servir de capteur de fréquence cardiaque pour le suivi sportif. On ne peut que leur reprocher un micro encore médiocre et l’absence de batterie remplaçable.
Test des AirPods Pro 3 : un vrai coup de cœur
Si vous n’appréciez pas les écouteurs intra-auriculaires, les AirPods 4 sont encore en promotion à des tarifs intéressants : 109 € (- 40 €) pour la version de base ou 169 € (- 30 €) pour la paire avec réduction de bruit active et le boîtier plus complet.
Test des AirPods 4 : double dose de confort
Avec les nouvelles puces M5 Pro et M5 Max, Apple a fait un tour de passe-passe marketing : les cœurs les plus performants sont devenus des « super cœurs ». Et macOS 26.3.1 modifie ce point pour le MacBook Pro M5 classique, pour qu'il affiche aussi cette nouvelle terminologie.

Avant cette version, Apple parlait de « cœurs de performance » ou « Performances » (notamment dans le Moniteur d'activité). La nouvelle terminologie, visible sur le site d'Apple, parle de « super cœurs ». Et selon Ars Technica, macOS 26.3.1 effectue la même modification.

Dans le Moniteur d'activité, si vous faites un clic droit sur l'icône, il est possible d'afficher l'usage des cœurs (Moniteurs > Afficher l'historique du processeur). La nouvelle version remplace Performance par Super sur un MacBook Pro M5. De la même façon, les Informations système utilisent la nouvelle terminologie.
Les nouvelles puces M5 Pro et M5 Max ont des super cœurs, mais aussi des cœurs « performants », qui n'ont pas été détaillés. Le changement de terminologie montre bien que les premiers sont les anciens cœurs performants… et que les nouveaux cœurs performants sont différents, sans détails pour le moment.
Apple laisse planer le doute avec les super cœurs des puces M5 Pro et Max

