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Le noyau Linux va passer à la version 7, surtout parce que Linus Torvalds n’a plus assez de doigts pour la 6

10 février 2026 à 09:54

Le noyau Linux va bientôt passer à la version 7.0, c’est Linus Torvalds en personne qui l’a confirmé en annonçant la sortie de la mise à jour 6.19, la dernière version stable distribuée depuis le week-end. C’est un changement toutefois plus symbolique que révélateur d’un bouleversement en profondeur, comme son créateur le dit clairement dans son message : « Comme la plupart l’ont déjà compris, j’arrive à un point où les grands nombres commencent à me dérouter (je suis presque à court de doigts et d’orteils, encore une fois), donc le prochain noyau s’appellera 7.0. »

Un manchot assiste à la naissance du 7.0. Image MacGeneration, photo de base Francisco Arnela sur Unsplash.

Il faut dire que les numéros de version sont une simple convention qui ne veut rien dire en soi. La méthode « SemVer », pour Semantic Versioning (versionnement sémantique), est la plus classique en développement informatique. Dans ce cadre, le premier nombre désigne un changement majeur qui peut introduire des incompatibilités, le deuxième signale de nouvelles fonctionnalités mineures et le troisième est utilisé pour des corrections de bugs. Ainsi, la version 1.2.3 est une correction de bugs, tandis que la 2.0.0 évoque une mise à jour majeure qui peut éventuellement casser la rétro-compatibilité.

Cette manière de faire reste populaire en informatique, mais c’est loin d’être la seule et de nombreux projets s’en éloignent, notamment pour des raisons marketing. Rester constamment sur une version 1 peut donner l’impression d’un logiciel qui stagne, alors même qu’il gagne de nombreuses fonctionnalités. Le développeur peut alors suivre d’autres conventions, comme un numéro de version basé sur une date (2026.2.0 pour la première mise à jour de février 2026) ou sur ses propres désirs, comme Linus Torvalds l’a toujours fait. De fait, le prochain noyau de Linux sortira courant avril et sera le septième, quasiment trois ans après la version 6.0 dont la sortie remonte à octobre 2022, quand bien même il n’apporte rien de majeur.

Le site spécialisé Phoronix a listé toutes les nouveautés connues pour le noyau 7.0 et la liste est longue, même s’il ne s’agit que de petites modifications prises individuellement. Dans le lot, on repère un changement qui concerne les Mac M1 et M2, avec une meilleure prise en charge des ports USB-C. N’importe quelle distribution GNU/Linux reposant sur ce noyau pourra gérer pleinement les ports et il ne sera plus nécessaire de s’en tenir au noyau modifié par les créateurs d’Asahi Linux, la distribution spécifique aux Mac Apple Silicon.

OpenAI affiche des publicités dans ChatGPT, uniquement aux États-Unis pour le moment

9 février 2026 à 22:33

OpenAI ne s’est pas laissée impressionner par les publicités d’Anthropic qui se moquaient de l’inclusion de la pub dans un chatbot basé sur un grand modèle de langage. Le lendemain de leur diffusion à l’occasion du SuperBowl, la firme de Sam Altman annonce l’arrivée des publicités dans ChatGPT, comme prévu. L’entreprise a beau essayer de mettre les formes, en précisant qu’il s’agit d’un test limité et que les publicitaires n’auront pas accès aux données, cela reste malgré tout une étape controversée pour ce qui est encore le service le plus populaire de la catégorie.

Image MacGeneration/OpenAO.

Précisons d’emblée la bonne nouvelle si vous nous lisez depuis presque partout dans le monde : les premiers tests sont limités aux seuls utilisateurs situés aux États-Unis. Même nos lecteurs canadiens sont épargnés, un seul pays est concerné pour l’heure. Cela dit, ne vous leurrez pas, le test est certainement appelé à être généralisé sur le plan géographique s’il est concluant. On peut imaginer que les pays anglophones et proches des États-Unis seront servis en premier et qu’à terme, OpenAI compte bien généraliser la publicité dans le monde entier.

Pour le test, seuls les majeurs sont concernés, tous ceux qui ont moins de 18 ans ne verront pas de coupures publicitaires. Autre restriction, les publicités ne s’afficheront que pour les utilisateurs qui ne paient pas du tout pour exploiter ChatGPT ainsi qu’aux abonnés à la formule Go moins chère, introduite récemment. Les abonnés à ChatGPT Plus, qui paient une vingtaine d’euros par mois, et ceux qui ont opté pour la formule Pro qui approche des 230 € mensuels ne verront pas de publicités, le contraire aurait été pour le moins étonnant.

Une publicité dans ChatGPT. Image OpenAI.

Cela peut sembler logique, mais il faut se rappeler que faire tourner ces chatbots et créer les modèles sous-jacents coûte énormément d’argent et qu’OpenAI, comme tous ses concurrents, n’est absolument pas bénéficiaire. Si les pubs s’avèrent rentables, peut-être qu’on les verra sur d’autres formules au fil du temps, même si c’est normal de commencer par les utilisateurs qui ne paient rien ou moins. Au passage, les comptes professionnels et ceux destinés au monde de l’éducation ne sont pas concernés par les tests, les publicités visent les comptes particuliers uniquement.

Pour ce lancement, même ceux qui ne paient pas peuvent encore choisir de désactiver les publicités, en échange d’un accès quotidien réduit à ChatGPT. OpenAI se garde bien de chiffrer cette réduction, alors ses clients étatsuniens devront tester pour le vérifier par eux-mêmes. Plusieurs autres réglages sont ajoutés au chatbot pour gérer les messages publicitaires et en particulier leur degré de personnalisation. La firme avance aussi prudemment que possible sur le sujet, en promettant que « les publicités n’influencent pas les réponses que ChatGPT vous fournit ».

Les nouveaux réglages prévus par OpenAI pour contrôler les publicités dans ChatGPT. Image OpenAI.

La sélection se fait par défaut à partir du sujet d’un chat, de l’historique des conversations et les « interactions passées avec des publicités », une démarche très classique dans le domaine. Les utilisateurs peuvent désactiver cette personnalisation et avoir des publicités sans lien avec leurs intérêts. Ils peuvent aussi accepter la personnalisation, mais bloquer l’accès à la mémoire et aux chats précédents. Un bouton permet à tout moment de supprimer l’historique lié aux publicités, tandis qu’il sera possible de signaler un message jugé inapproprié.

Enfin, OpenAI insiste sur le respect de la vie privée, en soulignant que les publicitaires n’auront jamais accès au contenu des discussions et ne verront que des statistiques générales pour évaluer les performances de leurs publicités. Le concepteur de ChatGPT promet que cela restera ainsi à l’avenir… reste à savoir si la promesse tiendra si les publicités sont aussi lucratives qu’espéré, mais c’est un problème pour un autre jour, comme on dit. D’ici là, ce test grandeur nature mené aux États-Unis doit permettre de déterminer si c’est une option viable pour l’avenir du service.

Les entreprises intéressées pour afficher leurs contenus sur ChatGPT sont invitées à se manifester à cette adresse, même si la sélection est apparemment très stricte à ce stade.

SwitchBot lance son hub IA, qui peut servir dans le cadre de la domotique ou même pour installer OpenClaw

9 février 2026 à 21:33

Présenté pour la première fois en septembre dernier à l’occasion de l’IFA, SwitchBot annonce la commercialisation de son Hub IA. Le fabricant le réserve à sa propre boutique pour le moment, où on peut le commander pour 208 € seul grâce à une promotion de lancement ou encore pour 240 € associé à une caméra de la marque. Il faut dire que le rôle principal de ce nouveau produit est bien de stocker les images transmises par des caméras, à des fins d’analyse par un modèle qui transforme les flux vidéo en langage naturel.

Image iGeneration/SwitchBot.

SwitchBot a pensé le produit d’abord comme un hub Matter, capable de se connecter en Bluetooth à l’écosystème de l’entreprise et les diffuser par le biais du standard à toutes les plateformes de domotique. Néanmoins, le Hub AI va bien plus loin que tous les autres ponts de la marque, c’est un véritable petit ordinateur capable de faire office d’enregistreur vidéo sur le réseau avec la possibilité d’installer Frigate, que j’ai évoqué à quelques reprises par ici, voire de centre de la domotique avec l’option d’installer Home Assistant, que j’ai copieusement détaillé sur ce site. Ça ne vous suffit pas ? Vous pourrez même installer OpenClaw (ex ClawdBot), l’IA agentique qui fait fureur depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.

Reprenons au début. Sous le capot, le Hub AI intègre un port microSD pour le stockage des données, avec une carte de 16 Go fournie et la possibilité de monter jusqu’à 1 To par ce biais. Si vous voulez vraiment l’utiliser avec des caméras, mieux vaut toutefois relier un stockage externe en USB-C, jusqu’à 16 To cette fois. SwitchBot reste assez discret sur la puce qui trouve place au cœur du produit, mais le fabricant revendique « 6T de puissance de calcul », ce qui veut probablement dire 6 TOPS. C’est une puissance qui semble bien insuffisante pour réaliser toutes les tâches promises par le constructeur, même si cela devrait en tout cas largement suffire pour Frigate.

L’un des rôles principaux du hub est de stocker puis d’analyser les images fournies par des caméras, pour permettre de chercher des informations en langage naturel. Image SwitchBot.

Grâce à cette brique logicielle, le hub de SwitchBot ne se limitera pas aux caméras conçues en interne, même si elles seront compatibles, on pourra connecter n’importe quelle caméra réseau qui gère le protocole standard RTSP. À titre d’exemple, c’est notamment le cas de tous les modèles Aqara récents. C’est un choix intrigant de la part du fabricant, cette solution open-source est excellente pour les bricoleurs qui, comme l’auteur de ces lignes, n’ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis (virtuel seulement, n’exagérons pas). Est-ce que l’entreprise a prévu une version simplifiée de Frigate ? Elle promet en tout cas l’accès à toutes ses fonctionnalités.

Le Hub AI peut même installer Home Assistant via un conteneur prêt à l’emploi et configuré pour être associé au matériel, notamment la puce Bluetooth incluse et, on imagine, pour faire le lien avec Frigate. Une idée là encore assez intrigante et qui pourrait avoir du sens, si on considère l’appareil comme l’équivalent d’un Mini PC sur lequel faire tourner toute la domotique. Le positionnement du produit devient toutefois encore plus flou quand on ajoute OpenClaw à l’équation. Cet assistant IA s’installe en local sur un ordinateur, même s’il dépend largement de modèles en ligne. Il peut ensuite réaliser toutes sortes d’opérations et SwitchBot a manifestement prévu quelques idées, notamment des automatisations plus proactives.

« Master is waking up » n’est peut-être pas l’élément le plus rassurant à mettre en avant et puis, qui dort avec une caméra pointée sur son visage ? Mais enfin, le Hub AI est censé rendre la domotique plus proactive. Image SwitchBot.

En clair, OpenClaw pourrait analyser les flux vidéo, toutes les informations fournies par la domotique et vos habitudes pour suggérer des automatisations, voire actionner directement des appareils. Sur le papier, c’est le concept parfait pour simplifier la domotique et si c’est bien fait, cela peut être une excellente idée. Le « si » est peut-être le mot le plus important de la phrase précédente et c’est assez surprenant d’imaginer un produit commercial avec de telles ambitions. Quand on voit les failles de l’assistant IA à la mode avec uniquement un accès aux données informatiques, veut-on vraiment lui donner accès à toute sa maison connectée ? Cassandra est une excellente série sur Netflix, je glisse cela en passant.

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

Quoi qu’il en soit, si vous voulez tenter votre chance, sachez que la prise en charge d’OpenClaw n’est qu’une promesse à ce stade. SwitchBot annonce une disponibilité à compter de la fin du mois de février, tandis que l’intégration profonde dans son écosystème est promise pour la fin mars. Même sans aller aussi loin, le Hub AI pourrait être une bonne option si vous cherchez une solution pour stocker les flux vidéo de caméras tout en ayant une analyse locale des images.

Le fabricant ne m’a pas envoyé son produit pour le moment, mais j’espère pouvoir le tester et vous dire si c’est un investissement intéressant. Si vous êtes intéressé, l’appareil est vendu 204 € au lieu de 259 pour son lancement, le code promo ‌MKMK20 est normalement appliqué automatiquement et sa validité est limitée dans le temps.

Un parc Apple en entreprise : notre nouvelle série pour le Club iGen

8 février 2026 à 08:02

Cela ne vous aura pas échappé, les produits Apple sont partout, y compris dans les entreprises. Longtemps cantonnés à quelques secteurs clés, notamment dans le domaine créatif, les Mac, iPhone et autres iPad ont trouvé leur chemin au sein de multiples organisations de toutes les tailles et dans tous les secteurs. Comment gérer ce parc d’appareils ? C’est tout l’enjeu de notre nouvelle série d’articles réservée aux membres du Club iGen.

Photo Revendo sur Unsplash.

Dans cette série, Guillaume Gète vous expliquera comment mettre en place une vraie solution de gestion des appareils macOS, iOS ou iPadOS. Ce spécialiste fort de 30 ans d’expérience dans le monde Apple fera un tour rapide des outils nécessaires, avant de détailler la marche à suivre avec une solution française, Bravas. Il expliquera comment intégrer un Mac à cette solution et même procéder à la configuration complète d’un appareil, dès son premier démarrage.

Cette introduction assez technique fera aussi office de prise en main, guidée étape par étape et elle est ainsi adaptée à tous les profils, même les débutants. La série détaillera également certains mécanismes parfois très sophistiqués qui sont intégrés aux produits Apple et qui font la différence dans les entreprises.

Bonne lecture !

Au programme…

  1. Pourquoi administrer vos appareils ?
  2. À venir…

Le haut-parleur est finalement tout aussi facile à désactiver sur l’AirTag 2

6 février 2026 à 08:41

Avant la présentation des nouveaux AirTags, une rumeur suggérait qu’Apple allait corriger un des défauts constatés sur la première génération : la désactivation du haut-parleur interne trop simple. Un premier démontage semblait corroborer cette idée en notant que la colle utilisée pour maintenir le haut-parleur en place était bien plus forte, tout en relevant que l’appareil fonctionnait normalement même sans émetteur de son. Le spécialiste iFixit a ouvert la balise et le constat est même pire : retirer le haut-parleur est inutile, il suffit d’en couper la liaison avec la carte mère pour le rendre inopérant et Apple n’a rien prévu dans ce cas de figure.

Le haut-parleur est peut-être mieux accroché dans l’AirTag 2, mais il est alimenté par deux petits fils qui sont reliés à la carte-mère. Il suffit de les retirer, soit proprement en les dessoudant comme ils l’ont fait dans la vidéo, soit probablement en coupant ces fils, pour que le produit n’émette plus aucun son. Jusque-là, Apple n’est pas vraiment en faute, même si on aurait pu imaginer une conception interne qui rende la pratique moins facile. En revanche, rien ne semble avoir été prévu pour contrer la modification et l’AirTag fonctionnera comme avant, mais sans émettre de son.

C’est un problème, car on a bien vu sur la première génération que des personnes malveillantes modifiaient des AirTags pour les rendre muets et suivre des personnes à leur insu. En théorie, Apple a prévu des contre-mesures qui passent notamment par l’émission d’une sonnerie si l’une de ses balises suit une personne alors qu’elle n’est pas associée à son propre compte. Même si d’autres protections, cette fois logicielles, ont été mises en place, un AirTag muet reste un redoutable appareil de pistage et on pouvait espérer que la Pomme améliore cet aspect.

Le marché douteux des AirTags sans hautparleurs

Le marché douteux des AirTags sans hautparleurs

AirTags : Apple va mettre en place de nouveaux garde-fous contre les harceleurs

AirTags : Apple va mettre en place de nouveaux garde-fous contre les harceleurs

Démontage de l’AirTag 2 toujours, le youtubeur electronupdate a effectué le sien qui s’intéresse davantage aux puces présentes sur la carte-mère. On découvre notamment qu’Apple a utilisé la puce nRF52840 de Nordic Semiconductor pour la connectivité Bluetooth, une mise à jour par rapport à la première génération et certainement une bonne partie de l’explication de la meilleure portée du traqueur. La puce UWB 2 est aussi détaillée, même s’il ne s’agit en réalité pas d’un seul composant, mais plutôt d’un ensemble de puces regroupées en une seule par Apple. Ce démontage donne une meilleure idée de l’ingénierie très sophistiquée qui est nécessaire pour un produit aussi compact et pas cher (pour Apple).

Pour en savoir plus sur l’AirTag 2, je vous renvoie vers notre test complet qui met en avant les nouveautés à l’usage, dont le haut-parleur plus puissant et surtout la portée améliorée pour la géolocalisation précise.

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Domotique : le pari Matter et Thread d’IKEA débute dans la douleur

5 février 2026 à 08:52

IKEA lance depuis quelques mois une toute nouvelle gamme domotique qui est particulièrement intéressante, à la fois par ses prix très doux et par sa compatibilité native avec Matter. Ces appareils se connectent en Thread à la plateforme domotique de votre choix, sans même nécessiter un pont propriétaire, ce qui est un argument séduisant pour bon nombre d’utilisateurs. Pour autant, ce lancement est compliqué, avec de multiples retards et des produits qui sont toujours disponibles en pointillés dans les magasins et sur internet. Plus gênant, les premiers clients ne sont pas tous satisfaits et des bugs semblent encore subsister.

De nombreux bugs se cachent derrière les nouveaux produits connectés d’IKEA. Image iGeneration.

Nos confrères de The Verge listent quelques témoignages d’utilisateurs qui ont du mal à connecter leurs appareils à la domotique, tout en faisant part de leurs propres problèmes rencontrés pendant des tests. De mon côté, je n’ai actuellement que trois produits IKEA de dernière génération et ils se sont connectés sans encombre : le capteur de qualité d’air ALPSTUGA dont j’ai déjà publié le test et deux ampoules KAJPLATS qui sont en cours d’évaluation. Je les utilise principalement avec Home Assistant et ils sont reliés en Thread, sur un réseau généré notamment par des routeurs de bordure Apple (une Apple TV reliée en Ethernet et un HomePod mini).

Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison

Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison

Je précise tous ces points, car ils ont probablement leur importance. Le choix d’opter pour Matter via Thread est tourné vers l’avenir, mais IKEA fait encore partie des pionniers dans le domaine, une phrase assez triste à écrire en 2026, quand on pense que les deux standards existent depuis plusieurs années. Malgré tout, il n’y a pas encore eu de déploiement à grande échelle de cette configuration et le géant suédois de l’ameublement sera certainement le premier à faire entrer ces deux technologies dans de nombreux foyers.

Le code Matter permet de relier directement cet appareil IKEA à la domotique, en théorie du moins. Image iGeneration.

Jennifer Pattison Tuohy a contacté IKEA pour l’interroger sur les témoignages de clients mécontents et sur sa propre expérience. La journaliste de The Verge a obtenu une réponse de David Granath, responsable de la gamme maison connectée pour l’entreprise. Il confirme être au courant de ces problèmes de jeunesse et il promet des améliorations à venir, tout en notant qu’ils restent minoritaires.

Le lancement de notre gamme Matter était très attendu et, pour la majorité des clients, les produits fonctionnent de manière fluide, comme prévu. Cela dit, nous savons que certains clients rencontrent des problèmes de connexion lors de la configuration de leurs appareils dans certains environnements domestiques, et nous prenons cela très au sérieux. Nous avons une équipe dédiée qui examine les problèmes signalés et travaille en étroite collaboration avec nos partenaires de l’écosystème ainsi qu’avec la Connectivity Standards Alliance afin de mieux comprendre les difficultés et d’améliorer l’expérience.

La Connectivity Standards Alliance, CSA pour les intimes, est l’alliance derrière Matter et s’il la mentionne dans sa réponse, c’est certainement parce que le standard lui-même est encore jeune et doit s’améliorer. Chaque plateforme de domotique gère cette brique à sa manière et avec des disparités importantes. On en a d’ailleurs eu un exemple flagrant avec l’ajout des interrupteurs dans Google Home seulement cette semaine, alors qu’ils sont normalement gérés par Matter depuis le premier jour. On imagine qu’une partie de la clientèle IKEA a pu acheter les télécommandes BILRESA en pensant les utiliser chez Google.

Pire que Maison ? Google Home découvre enfin les interrupteurs connectés

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S’il n’entre pas dans les détails des bugs qui restent à corriger chez IKEA, j’ai noté sur les trois produits installés chez moi que des mises à jour du firmware étaient en attente à chaque fois, preuve que des changements sont apportés et que tout n’est pas encore finalisé. Ce n’est pas suffisant malgré tout pour corriger tous les soucis, si bien que le responsable d’IKEA renvoie vers cette page (proposée seulement en anglais), qui liste quelques pistes à explorer en cas d’anomalie.

Puisque ces produits dépendent d’un réseau Thread existant, il y a de nombreuses sources potentielles de dysfonctionnements. La passerelle DIRIGERA n’est pas nécessaire, mon installation en est la preuve, si bien que la qualité du réseau maillé dédié à la domotique dépend des routeurs de bordure tiers, comme ceux d’Apple (HomePod mini, HomePod 2 ou Apple TV 4K avec Ethernet) ou d’une autre marque. Néanmoins, même avec le pont de connexion d’IKEA, tout n’est pas parfait, comme en témoigne Cécile sur le Discord du Club iGen. Fortement équipée en produits TRÅDFRI, l’ancienne gamme domotique d’IKEA qui reposait sur du Zigbee au lieu de Thread, elle a été si déçue des latences et bugs des nouveaux produits qu’elle les a ramenés au magasin.

La nouvelle gamme a du mal à trouver sa place chez notre lectrice, pourtant entièrement équipée en produits IKEA. Merci Cécile pour la photo.

Difficile de savoir ce qui se passe dans son cas, même si je peux imaginer que le routeur de bordure intégré à la passerelle DIRIGERA puisse être en cause. Souffre-t-il lui-même de bugs ou bien sa puissance est-elle amoindrie par rapport au coordinateur Zigbee que l’on trouve également dans le pont ? Quoi qu’il en soit, c’est une preuve supplémentaire que la transition ne se fait pas aussi en douceur qu’IKEA l’aurait souhaité.

D’après ma propre expérience, je recommanderais malgré tout ces nouveaux produits si vous cherchez un équipement pas trop cher et que vous ne voulez pas ajouter un pont propriétaire pour la domotique. En gardant toutefois à l’esprit qu’il reste quelques défaillances à corriger.

Promo : un ruban Hue de 5 m pour l’extérieur à 130 €, son prix le plus bas

7 février 2026 à 12:13

Mise à jour 07/02 — C’est apparemment le dernier jour de la promotion. À titre de rappel, le modèle 2 mètres est proposé à 104 € au lieu de 140 €. Plus intéressant encore, le modèle 5 mètres est vendu 130 € au lieu de 240 €.

Article original — 

Les éclairages connectés se sont maintenant largement démocratisés à l’intérieur, mais les équivalents destinés à l’extérieur sont souvent nettement plus chers. Si vous cherchez un ruban coloré pour égayer un balcon ou un jardin, alors cette promotion pourrait vous intéresser. Le Hue « White & Color Ambiance Outdoor Lightstrip » long de cinq mètres est actuellement vendu 130 € au lieu d’environ 170 € en temps normal et même 240 € à sa sortie. C’est son prix le plus bas et une bonne affaire si vous êtes équipé d’un Hue bridge : même si ce n’est pas la dernière génération, cela reste un bon produit, surtout à ce tarif.

Image Signify/iGeneration.

Ce ruban long de 5 mètres est fourni avec une alimentation 24 V spécifique, taillée pour l’extérieur et compatible avec d’autres éclairages de la même marque. Il ne manquera que le pont pour faire le lien entre le Zigbee utilisé par le bandeau lumineux et la domotique. Dans l’univers Hue, vous aurez besoin soit de l’ancien Bridge, soit du nouveau Bridge Pro et vous pourrez ensuite ajouter l’appareil à Maison d’Apple et bien d’autres plateformes. Si vous utilisez une domotique ouverte comme Home Assistant, il pourra aussi être contrôlé directement à condition de configurer son propre coordinateur Zigbee.

Quelle que soit la méthode choisie, la connexion permettra d’allumer et éteindre l’appareil, de choisir la couleur affichée sur toute la longueur et d’ajuster sa luminosité. Les modèles plus récents savent afficher plusieurs couleurs sur leur longueur, c’est la principale différence, mais ils sont aussi plus chers.

Test du bandeau Hue Lightstrip Neon : un ruban extérieur multicolore, efficace mais cher

Test du bandeau Hue Lightstrip Neon : un ruban extérieur multicolore, efficace mais cher

Pour un usage courant, le produit actuellement en promotion remplira parfaitement son rôle d’éclairage extérieur.

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