En exclusivité, voici comment la Ferrari dessinée par Jony Ive se chargera
On ne peut pas reprocher à l’ancien designer d’Apple de ne pas avoir de la suite dans les idées.
On ne peut pas reprocher à l’ancien designer d’Apple de ne pas avoir de la suite dans les idées.
Xiaomi va bientôt sortir le Tag, un traqueur Bluetooth concurrent direct de l’AirTag, comme l’a révélé la publication accidentelle de la page produit sur son site français. Cette page a depuis été retirée du site, mais c’est trop tard et toutes les informations sont désormais connues à son sujet, à commencer par le prix. Sans surprise, il sera plus doux que celui de la Pomme, avec un tarif unitaire de 18 € ou la possibilité d’acheter un pack de quatre pour 60 €, soit 15 € l’un. Pour rappel, l’AirTag 2 est vendu officiellement à 35 € l’un ou 119 € les quatre.
Pour atteindre ce prix, Xiaomi a fait des choix différents de ceux d’Apple. Pour commencer, son Tag est un petit peu moins compact (3,1 cm de large et 4,6 cm de haut contre 3,2 cm de diamètre), même s’il reste très fin (7,2 mm contre 8 mm) et même si ce compromis est en réalité aussi un avantage, puisqu’il intègre une attache. De quoi en faire un porte-clé ou l’accrocher à la lanière d’un sac sans devoir acheter un support comme chez Apple. En passant, l’accessoire le moins cher vendu sur l’Apple Store pour accrocher un AirTag est le cordon Belkin vendu 15 €… le même prix que la balise complète de Xiaomi.
La concession majeure sur le plan technique est l’absence de puce UWB. Seule la géolocalisation par Bluetooth 5.4 reste ainsi accessible, pas la version précise de l’AirTag, quand l’iPhone — ou maintenant Apple Watch — affiche la direction à suivre pour retrouver l’appareil ainsi qu’une distance en mètres. Rares sont les concurrents du traqueur pommé à intégrer cette fonctionnalité, alors ce n’est pas une surprise en soi. Néanmoins, une précédente rumeur basée sur des ressources dénichées dans HyperOS, la variante d’Android développée par Xiaomi, laissait entendre que l’UWB était bien prévu pour la géolocalisation précise.
Est-ce que le fabricant chinois a prévu deux variantes de sa balise, celle plus simple uniquement en Bluetooth que l’on découvre aujourd’hui et une future version avec puce UWB plus proche des AirTags ? En attendant de le savoir, c’est un inconvénient à garder en tête pour ce nouveau produit, dont la sortie devrait être imminente. Avantage en revanche en faveur du Tag de Xiaomi, il sera compatible avec l’app Localiser d’Apple comme avec celle de Google intégrée à Android. Toutes les balises ne gèrent pas les deux, surtout pas à ce tarif, ce qui rend ce modèle plus intéressant.
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Comme l’AirTag, le Tag de Xiaomi est alimenté par une pile bouton au format standard CR2032. L’autonomie annoncée d’un an est similaire à celle d’Apple, tout comme la protection IP67.
WebKit, le moteur de rendu web d’Apple, évolue parallèlement aux mises à jour des systèmes d’exploitation et c’est pour cette raison que la version 26.3 du moteur a été publiée en même temps que les OS 26.3. La liste des nouveautés est détaillée sur le blog officiel du projet et une fois n’est pas coutume, le Vision Pro a droit à un changement important. La version de Safari incluse dans visionOS 26.3 assombrit désormais l’environnement autour d’une vidéo qui est lue « en plein écran ».
La notion même de plein écran n’a plus trop de sens dans un casque de réalité virtuelle et elle ne s’affiche pas sur toute la surface de visionOS, on peut s’en douter. La vidéo lue depuis Safari reste limitée à un rectangle flottant, mais le fait d’assombrir la zone autour de la vidéo devrait renforcer la sensation d’immersion. C’est certainement l’équivalent du mode plein écran sur nos appareils traditionnels limités à la 2D.
Parmi les autres nouveautés dans WebKit 26.3, on peut citer l’arrivée de Zstandard (Zstd), un algorithme de compression des contenus géré par Meta qui vient s’ajouter à gzip, le plus courant, et Brotli. Vous l’ignorez peut-être, mais les contenus affichés dans votre navigateur web sont en général compressés par le serveur qui les distribue. C’est une bonne manière d’économiser la bande-passante, sans aucun effet visible pour les utilisateurs puisque le navigateur se charge de les décompresser à la volée. C’est pour cette raison que WebKit doit gérer spécifiquement l’algorithme, qui promet d’obtenir des fichiers encore plus compacts tout en accélérant les opérations de (dé)compression par rapport aux alternatives.
La prise en charge de Zstd reste limitée à l’heure actuelle, même si on peut l’activer depuis bien des années dans le serveur web Caddy et nginx peut le faire grâce à un module. Côté navigateur web, Safari rejoint Firefox, Chrome et tous les navigateurs basés sur Chromium . Apple note qu’il faut macOS 26.3 pour en bénéficier, même si Safari 26.3 sera distribué sur d’anciennes versions du système d’exploitation dédié aux Mac.
Parmi les autres changements, on repère des ajustements pour les sites web construits autour d’une seule page pour imiter une app. Il y a comme toujours une longue liste de corrections et améliorations mineures, à retrouver sur le blog officiel du projet.
D’après Mark Gurman, les stocks des Apple Store seraient au plus bas pour l’iPhone 16e, signe supplémentaire d’un renouvellement imminent. Ce n’est pas une surprise, on attend son successeur, probablement nommé iPhone 17e, dans les prochaines semaines. La date qui circulait récemment est le 19 février, pile dans une semaine, même si les commercialisations de nouveaux produits ont rarement lieu un jeudi. Quoi qu’il en soit, la sortie de ce nouveau modèle est probablement imminente, il n’y a guère plus de doute sur la question.
L’iPhone 16e reste encore en stock sur l’Apple Store en ligne, où on peut l’acheter à partir de 719 € avec une livraison dès demain, voire un retrait en boutique dans la journée. Cela dit, les volumes de vente sont probablement faibles, si bien que les stocks peuvent être quasiment vides tout en ayant encore suffisamment d’unités pour satisfaire la demande des jours à venir. Surtout, l’information du journaliste de Bloomberg est intéressante pour confirmer une hypothèse : l’iPhone 16e ne devrait plus être vendu à partir de la sortie de son successeur.
On aurait pu imaginer une stratégie où Apple garde l’iPhone 16e à un prix inférieur, mais cela impliquerait de maintenir des stocks en place. Si ce n’est pas le cas, alors l’iPhone 17e devrait être le seul vendu à compter de sa sortie. À en juger aux rumeurs, ce serait le plus logique, tant les deux modèles seront proches, du moins à l’extérieur. Sous le capot, il devrait y avoir de gros changements, avec une puce dernière génération ou encore l’arrivée du MagSafe, oubli incompréhensible du téléphone pommé d’entrée de gamme actuel.
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Mark Gurman ajoute aussi que les stocks sont également très limités pour l’iPad Air M3, qui attend lui aussi sa mise à jour avant la fin de l’hiver.
Comme à chaque mise à jour, la version 26.3 finalisée hier soir corrige de multiples bugs et des failles de sécurité. La majorité du temps, ces vulnérabilités sont repérées par des chercheurs en sécurité et corrigées avant toute exploitation connue. Ce n’est pas le cas cette fois : la faille dénichée par le groupe spécialisé de Google était utilisée dans des attaques très sophistiquées. Si son exploitation restait suffisamment complexe pour ne pas la retrouver dans le premier malware venu, mieux vaut malgré tout installer les mises à jour dès que vous le pouvez.
Comme toutes les failles de sécurité, celle-ci porte un numéro, en l’occurrence CVE-2026-20700. La description de son impact donnée par Apple est toutefois bien plus parlante :
Un attaquant disposant de capacités d’écriture en mémoire pouvait être en mesure d’exécuter du code arbitraire. Apple a connaissance d’une information indiquant que cette vulnérabilité a pu être exploitée dans le cadre d’une attaque extrêmement sophistiquée visant des personnes spécifiquement ciblées sur des versions d’iOS antérieures à iOS 26.
Deux éléments clés ressortent de ce petit paragraphe fourni par l’entreprise de Tim Cook. D’une part, l’attaque semble difficile à mettre en œuvre et c’est pour cette raison qu’elle paraît n’avoir été utilisée que lors d’attaques ciblées et non pas contre le grand public. On parle ici le plus souvent d’opposants ou de journalistes visés directement et non d’un dispositif malveillant largement distribué. À défaut de détails précis sur l’attaque, Apple indique qu’elle concerne dyld, pour dynamic linker.
Cette brique bas niveau charge en mémoire toutes les bibliothèques dynamiques indispensables au bon fonctionnement d’une app, comme les frameworks du système ou d’autres briques logicielles. Au passage, ce n’est pas la première fois que son nom ressort en lien avec une faille de sécurité, c’était aussi le cas avec une vulnérabilité corrigée par OS X 10.10.5, en août 2015.
Faille dyld : Apple livrera un correctif avec OS X 10.10.5
D’autre part, la faille ne se limite pas à iOS 26, puisque les exploitations connues concernent des versions antérieures. D’ailleurs, le correctif est également fourni pour iOS et iPadOS 18.7.5, en plus de tous les OS 26.3. Tous les iPhone depuis le 11, les iPad depuis 2018 et les Mac compatibles avec Tahoe pouvaient être attaqués par ce biais.
Deux autres failles de sécurité en lien avec celle-ci sont par ailleurs référencées, toutes deux liées à un navigateur web et comblées depuis le mois de décembre 2025. CVE-2025-43529 a été corrigée avec les OS 26.2 et elle concernait Safari tandis que CVE-2025-14174 touchait Chrome et a été gérée par Google. Tout porte à croire que la porte d’entrée était le navigateur web, un vecteur courant d’attaques. C’est logique quand on pense que c’est une app universelle, très facile à cibler (un site web suffit) et suffisamment complexe pour cacher de multiples failles potentielles.
On les attendait, les voici enfin : Apple distribue ce soir les mises à jour finales de tous ses OS sous 26.3. Vous pouvez ainsi installer iOS 26.3 sur votre iPhone, iPadOS 26.3 sur une tablette, watchOS 26.3 sur votre montre et même tvOS 26.3 sur votre Apple TV et, tant qu’à faire, visionOS 26.3 sur un Apple Vision Pro pour les trois du fond qui en ont encore un. Cette nouvelle version apporte quelques nouveautés sympathiques, mais si vous attendiez le nouveau Siri, il faudra faire preuve de patience.
Au programme de ces versions 26.3, tout d’abord un transfert simplifié entre iOS et Android. C’était prévu et c’est le résultat d’un travail concerté entre Google et Apple, directement lié aux exigences de l’Union européenne. On pouvait déjà transférer ses données d’une plateforme à l’autre, mais avec la mise à jour, tout se fait directement depuis les Réglages sur l’iPhone, avec un bouton dédié au transfert vers Android.
Si tout est prêt côté Apple, il faudra patienter le temps que Google finalise la fonction et l’ajoute à Android. On n’a pas de calendrier à ce sujet, même si ça devrait venir rapidement et simplifiera alors les transferts dans les deux directions, y compris pour ceux qui veulent (re)venir dans le joli jardin fermé de Cupertino.
En matière d’interopérabilité, il y a deux autres changements importants dans les mises à jour 26.3 et le premier est de nouveau lié au DMA. Tout d’abord, on pourra transférer des notifications depuis un iPhone vers une autre montre que l’Apple Watch, ce qui était réclamé par de nombreux fabricants de montres reposant sur le système dédié de Google. Toute l’infrastructure est en place avec cette version et on a déjà vu quelques montres intégrer ces nouvelles fonctionnalités, notamment chez Garmin.
iOS 26 et Garmin Connect : une nouvelle architecture pour une intégration en profondeur
Enfin, on peut noter que le chiffrement de bout en bout est en approche pour RCS, le protocole qui doit succéder aux SMS, notamment pour les opérateurs français. Ce n’était pas encore actif pendant la phase des bêtas, mais cela viendra peut-être avec les versions finales désormais distribuées, c’est un point que l’on surveillera de près.
RCS : le chiffrement de bout en bout se prépare (enfin) sur iPhone
Parmi les autres petites nouveautés repérées dans les bêtas, on peut activer une géolocalisation moins précise pour son opérateur. Là encore, cela dépend des opérateurs et les partenaires qui ont accepté de prendre en charge cette fonctionnalité sont bien peu nombreux. Il faut aussi l’un des modems conçus par Apple, soit le C1 de l’iPhone 16e, soit le C1X des iPhone Air et iPad Pro M5 en version cellulaire. On imagine que tous les modems Apple proposeront la fonction et que les opérateurs adopteront progressivement la nouveauté.
iOS 26.3 : Apple serre la vis sur la géolocalisation côté opérateurs
Pour être complet, il y a encore quelques petits changements, par exemple sur les fonds d’écran Météo des iPhone et iPad, mais ce ne sont pas des mises à jour majeures, loin de là.
iOS 26.3 bêta 1 : découvrez toutes les nouveautés
Il faudra attendre la version 26.4, prévue par les rumeurs pour le printemps (même si la première bêta devrait arriver avant la fin du mois), pour avoir du lourd… enfin, pour les utilisateurs anglophones, voire uniquement les Américains. C’est en tout cas avec cette mise à jour que le tout nouveau Siri, celui basé sur les grands modèles de langage de Google, doit pointer le bout de son nez. On attend aussi la nouvelle fournée d’emojis pour 2026 avec cette version, ce qui est toujours particulièrement excitant, évidemment.
Le Siri de la dernière chance : ce que nous réserve iOS 26.4
iOS 26.4 : une nouvelle fournée d’emojis pour le printemps
Une fois n'est pas coutume, Apple a fait le strict minimum pour les notes de version. La firme de Cupertino indique un simple « Cette mise à jour apporte des correctifs importants et des améliorations liées à la sécurité » pour description d'iOS 26.3. Pas même un mot sur les ouvertures dédiées à l'Union européenne.
Les numéros de builds sont 23D127 pour iOS et iPadOS, 25D125 pour macOS, 23K620 pour tvOS, 23N620 pour visionOS et 23S620 pour watchOS.
itsytv (gratuit) est un utilitaire original qui reproduit la Siri Remote de l’Apple TV en la plaçant dans la barre des menus de macOS. Grâce à lui, un Mac peut devenir une (grosse) télécommande pour le boîtier TV de la Pomme, ce qui peut avoir un intérêt, j’imagine. L’app est en tout cas très bien faite, avec une reproduction des boutons physiques de la télécommande au-dessus d’une zone qui présente le contenu en cours de lecture. On peut cliquer sur ces boutons avec le curseur de la souris ou utiliser le clavier pour naviguer dans tvOS et ses apps.
La connexion initiale se fait en saisissant le code numérique affiché par tvOS, une procédure standard qui permet ensuite de contrôler le système d’exploitation depuis itsytv. La version numérique de la télécommande est rattachée par défaut à la barre des menus, mais rien n’empêche de la déplacer à l’écran. On peut ainsi la garder dans un coin de son moniteur et elle restera au-dessus des autres fenêtres. Autre option proposée par le développeur, on peut définir un raccourci clavier global qui l’affichera à tout moment.
Outre la reproduction des boutons physiques, itsytv propose aussi une section « Apps » qui permet de basculer d’une app à l’autre sur tvOS d’un seul clic. Pour le coup, c’est plus rapide qu’avec une télécommande et cela fonctionne très bien comme vous pourrez le constater sur cette petite démonstration. En quelques clics, je peux effectivement changer d’app et lancer un contenu différent sur mon Apple TV placée dans le salon, depuis mon Mac Studio du bureau. Je laisserai chacun juger de l’utilité, mais cela fonctionne en tout cas très bien.
itsytv est entièrement gratuite, alors un essai ne vous coûtera rien et elle est même open-source, avec son code en Swift qui est distribué sur GitHub. L’app est aussi distribuée par ce biais, vous trouverez la dernière version à cette adresse (vous pouvez aussi utiliser Homebrew). Si cela vous plaît, sachez que son développeur propose aussi itsyhome, un autre utilitaire dans la barre des menus de macOS, dédié lui à Maison et qui permet de contrôler la domotique depuis un menu.
L’interface d’itsytv n’est pas traduite en français et l’app nécessite macOS 14 (Sonoma) au minimum.
Zendure a annoncé la sortie de sa nouvelle gamme de batteries de stockage domestiques, des appareils capables de stocker plusieurs kWh d’énergie envoyés par des panneaux solaires ou engrangés pendant les heures creuses et de les renvoyer sur le réseau électrique du logement quand c’est nécessaire. Ces appareils se démocratisent petit à petit tout en devenant de plus en plus puissants, et les dernières générations rivalisent de plus en plus avec les batteries reliées directement au tableau électrique par des professionnels. Sauf qu’ici, on parle bien de batteries « plug & play », reliées à l’électricité par le biais d’une prise électrique standard.
Le fabricant chinois a présenté cette semaine trois nouveaux produits : la SolarFlow 2400 Pro pour les plus gros déploiements, la SolarFlow 2400 AC+ pour la majorité des besoins et la SolarFlow 1600 AC+ pour débuter à plus petit prix. Les tarifs officiels commencent avec des kits de départ vendus respectivement à 1 399 €, 1 159 € et 919 €, sachant que Zendure réduit ces prix de 200 € pour le lancement. Comme toujours, ces solutions sont modulaires : le kit de base intègre toute l’électronique pour la charge et décharge des batteries et un premier module de stockage qui tourne autour des 2 kWh (2,4 kWh pour les SolarFlow 2400 et 1,92 kWh pour la SolarFlow 1600).
Selon les besoins et le budget, d’autres batteries peuvent être ajoutées sous le module principal pour grimper jusqu’à 16,8 kWh de stockage, de quoi couvrir tous les besoins quotidiens d’un foyer. Si vous découvrez cet univers, je vous renvoie vers mon test de la batterie Hyper 2000 de Zendure, un ancien produit du fabricant qui repose sur le même principe général.
La maison au soleil : test du Zendure Hyper 2000, une batterie de stockage pas que pour le solaire
Cette nouvelle gamme est capable sur tous les modèles de stocker de l’énergie depuis des panneaux solaires, même si seule la SolarFlow 2400 Pro intègre les connecteurs spécifiques à cet usage. Zendure parie de plus en plus sur le stockage indirect, où tout passe par la même prise murale installée chez vous. Peu importe où et comment sont installés vos panneaux solaires : la batterie de stockage est branchée au réseau électrique local et débute sa charge dès que la production dépasse la demande. Grâce à un compteur installé dans le tableau, elle peut savoir quand les panneaux produisent davantage d’électricité que nécessaire pour répondre à la demande du logement ou à l’inverse quand l’énergie préalablement stockée est nécessaire.
Les deux SolarFlow 2400 intègrent une capacité initiale de 2,4 kWh dans un gros module qui intègre toute l’électronique en plus des cellules, un format qui rappelle ce qu’Anker propose depuis plusieurs années. Les deux variantes peuvent se recharger via une prise jusqu’à 2 400 W, la version Pro ajoute en plus ses entrées solaires dédiées pour une charge maximale qui peut atteindre 4 800 W au total. En sortie, elles délivrent toutes deux jusqu’à 2 400 W également et on peut leur ajouter cinq batteries additionnelles pour atteindre les 16,8 kWh promis. Si cela ne suffisait pas, il est même possible d’acheter plusieurs modules de base et de les faire fonctionner en parallèle.
La SolarFlow 1600 AC+ est plus limitée tant sur la capacité (1,92 kWh de base et jusqu’à 11,52 kWh par pile) que sur la puissance en entrée comme en sortie, avec 1 400 W par défaut et 1 600 W dès qu’on ajoute un module supplémentaire. Dans tous les cas, Zendure souligne qu’il faut respecter la législation locale et bride d’ailleurs les produits par défaut à 800 W en sortie. En France, vous ne pourrez pas dépasser 3 kW sans une procédure et le fabricant recommande une installation effectuée par un professionnel pour débloquer la puissance au-delà des 800 W de base.
La maison au soleil : quelles règles faut-il suivre pour installer des panneaux photovoltaïques en autoconsommation totale ?
Quel que soit le modèle choisi, la nouvelle gamme continue d’améliorer la simplicité d’utilisation de ces produits, avec comme toujours la solution clé en main de Zendure. Le fabricant propose un système qui associe ses batteries à un compteur intelligent installé dans le tableau électrique pour charger/décharger au meilleur moment afin d’économiser un maximum d’argent. Le mode « ZENKI » promet une optimisation soignée grâce à une bonne dose d’IA, évidemment, et l’entreprise a aussi ajouté d’autres options au fil des années, comme un contrôle direct de la charge d’une voiture électrique ou d’une pompe à chaleur.
Pour les utilisateurs avancés, Zendure fait maintenant partie des meilleurs élèves en termes d’intégration à la domotique, avec la possibilité d’envoyer les données localement sur un serveur MQTT et une prise en charge officielle de Home Assistant. Je l’utilise justement sur les deux batteries du constructeur installées dans mon sous-sol et je ferai un article dédié à ce sujet, mais je peux dire que je contrôle l’intégralité des fonctions depuis la domotique, sans utiliser l’app officielle au-delà de la connexion initiale et des mises à jour de firmware. Ces trois nouveaux modèles reprennent cette excellente base logicielle et devraient même gagner en fiabilité avec l’ajout d’une prise Ethernet RJ45.
Malheureusement, celle-ci semble réservée à une communication directe avec le compteur d’énergie, ce qui reste une bonne idée pour limiter les pannes. Ce serait pratique malgré tout de pouvoir se passer du Wi-Fi, surtout s’il faut installer la batterie à l’extérieur ; ce n’est pas prévu pour le moment a priori. La connexion aux serveurs de l’entreprise reste en tout cas optionnelle sur ces produits, un excellent point et Zendure met aussi en avant la sécurité en local. Le BMS, qui s’assure du bon fonctionnement des cellules LFP intégrées, fonctionne sans connexion et saura désactiver la batterie si nécessaire. Mieux, cette gamme intègre un système de protection sophistiquée pour éviter tout départ d’incendie, avec un aérosol qui sera automatiquement utilisé lors d’un emballement thermique.
Le site web de Zendure contient de nombreux autres détails si vous êtes intéressés. Des promotions sont systématiquement appliquées sur les produits pour le lancement, y compris les packs avec batterie. Ainsi, une SolarFlow 2400 AC+ avec deux batteries additionnelles, soit une capacité de stockage de 8,16 kWh, est vendue 2 397 €, c’est 400 € de moins que le tarif de base. C’est aussi un prix vraiment bas par rapport à ce qui se faisait fin 2024 : le kit de Zendure que j’ai reçu à l’époque était vendu plus de 3 355 € pour une fiche technique inférieure sur tous les points (entrée et sortie limitée à 1 200 W et 7,68 kWh de stockage).
Tous les produits Zendure sont garantis 10 ans. En dépit des promesses toujours aussi extraordinaires mises en avant sur le site officiel, la rentabilité restera difficile à atteindre sur cette durée sans panneaux solaires. Malgré tout, la démocratisation du stockage solaire est indéniable et cette nouvelle gamme en est bien la preuve.
Le noyau Linux va bientôt passer à la version 7.0, c’est Linus Torvalds en personne qui l’a confirmé en annonçant la sortie de la mise à jour 6.19, la dernière version stable distribuée depuis le week-end. C’est un changement toutefois plus symbolique que révélateur d’un bouleversement en profondeur, comme son créateur le dit clairement dans son message : « Comme la plupart l’ont déjà compris, j’arrive à un point où les grands nombres commencent à me dérouter (je suis presque à court de doigts et d’orteils, encore une fois), donc le prochain noyau s’appellera 7.0. »
Il faut dire que les numéros de version sont une simple convention qui ne veut rien dire en soi. La méthode « SemVer », pour Semantic Versioning (versionnement sémantique), est la plus classique en développement informatique. Dans ce cadre, le premier nombre désigne un changement majeur qui peut introduire des incompatibilités, le deuxième signale de nouvelles fonctionnalités mineures et le troisième est utilisé pour des corrections de bugs. Ainsi, la version 1.2.3 est une correction de bugs, tandis que la 2.0.0 évoque une mise à jour majeure qui peut éventuellement casser la rétro-compatibilité.
Cette manière de faire reste populaire en informatique, mais c’est loin d’être la seule et de nombreux projets s’en éloignent, notamment pour des raisons marketing. Rester constamment sur une version 1 peut donner l’impression d’un logiciel qui stagne, alors même qu’il gagne de nombreuses fonctionnalités. Le développeur peut alors suivre d’autres conventions, comme un numéro de version basé sur une date (2026.2.0 pour la première mise à jour de février 2026) ou sur ses propres désirs, comme Linus Torvalds l’a toujours fait. De fait, le prochain noyau de Linux sortira courant avril et sera le septième, quasiment trois ans après la version 6.0 dont la sortie remonte à octobre 2022, quand bien même il n’apporte rien de majeur.
Le site spécialisé Phoronix a listé toutes les nouveautés connues pour le noyau 7.0 et la liste est longue, même s’il ne s’agit que de petites modifications prises individuellement. Dans le lot, on repère un changement qui concerne les Mac M1 et M2, avec une meilleure prise en charge des ports USB-C. N’importe quelle distribution GNU/Linux reposant sur ce noyau pourra gérer pleinement les ports et il ne sera plus nécessaire de s’en tenir au noyau modifié par les créateurs d’Asahi Linux, la distribution spécifique aux Mac Apple Silicon.
OpenAI ne s’est pas laissée impressionner par les publicités d’Anthropic qui se moquaient de l’inclusion de la pub dans un chatbot basé sur un grand modèle de langage. Le lendemain de leur diffusion à l’occasion du SuperBowl, la firme de Sam Altman annonce l’arrivée des publicités dans ChatGPT, comme prévu. L’entreprise a beau essayer de mettre les formes, en précisant qu’il s’agit d’un test limité et que les publicitaires n’auront pas accès aux données, cela reste malgré tout une étape controversée pour ce qui est encore le service le plus populaire de la catégorie.
Précisons d’emblée la bonne nouvelle si vous nous lisez depuis presque partout dans le monde : les premiers tests sont limités aux seuls utilisateurs situés aux États-Unis. Même nos lecteurs canadiens sont épargnés, un seul pays est concerné pour l’heure. Cela dit, ne vous leurrez pas, le test est certainement appelé à être généralisé sur le plan géographique s’il est concluant. On peut imaginer que les pays anglophones et proches des États-Unis seront servis en premier et qu’à terme, OpenAI compte bien généraliser la publicité dans le monde entier.
Pour le test, seuls les majeurs sont concernés, tous ceux qui ont moins de 18 ans ne verront pas de coupures publicitaires. Autre restriction, les publicités ne s’afficheront que pour les utilisateurs qui ne paient pas du tout pour exploiter ChatGPT ainsi qu’aux abonnés à la formule Go moins chère, introduite récemment. Les abonnés à ChatGPT Plus, qui paient une vingtaine d’euros par mois, et ceux qui ont opté pour la formule Pro qui approche des 230 € mensuels ne verront pas de publicités, le contraire aurait été pour le moins étonnant.
Cela peut sembler logique, mais il faut se rappeler que faire tourner ces chatbots et créer les modèles sous-jacents coûte énormément d’argent et qu’OpenAI, comme tous ses concurrents, n’est absolument pas bénéficiaire. Si les pubs s’avèrent rentables, peut-être qu’on les verra sur d’autres formules au fil du temps, même si c’est normal de commencer par les utilisateurs qui ne paient rien ou moins. Au passage, les comptes professionnels et ceux destinés au monde de l’éducation ne sont pas concernés par les tests, les publicités visent les comptes particuliers uniquement.
Pour ce lancement, même ceux qui ne paient pas peuvent encore choisir de désactiver les publicités, en échange d’un accès quotidien réduit à ChatGPT. OpenAI se garde bien de chiffrer cette réduction, alors ses clients étatsuniens devront tester pour le vérifier par eux-mêmes. Plusieurs autres réglages sont ajoutés au chatbot pour gérer les messages publicitaires et en particulier leur degré de personnalisation. La firme avance aussi prudemment que possible sur le sujet, en promettant que « les publicités n’influencent pas les réponses que ChatGPT vous fournit ».
La sélection se fait par défaut à partir du sujet d’un chat, de l’historique des conversations et les « interactions passées avec des publicités », une démarche très classique dans le domaine. Les utilisateurs peuvent désactiver cette personnalisation et avoir des publicités sans lien avec leurs intérêts. Ils peuvent aussi accepter la personnalisation, mais bloquer l’accès à la mémoire et aux chats précédents. Un bouton permet à tout moment de supprimer l’historique lié aux publicités, tandis qu’il sera possible de signaler un message jugé inapproprié.
Enfin, OpenAI insiste sur le respect de la vie privée, en soulignant que les publicitaires n’auront jamais accès au contenu des discussions et ne verront que des statistiques générales pour évaluer les performances de leurs publicités. Le concepteur de ChatGPT promet que cela restera ainsi à l’avenir… reste à savoir si la promesse tiendra si les publicités sont aussi lucratives qu’espéré, mais c’est un problème pour un autre jour, comme on dit. D’ici là, ce test grandeur nature mené aux États-Unis doit permettre de déterminer si c’est une option viable pour l’avenir du service.
Les entreprises intéressées pour afficher leurs contenus sur ChatGPT sont invitées à se manifester à cette adresse, même si la sélection est apparemment très stricte à ce stade.
Présenté pour la première fois en septembre dernier à l’occasion de l’IFA, SwitchBot annonce la commercialisation de son Hub IA. Le fabricant le réserve à sa propre boutique pour le moment, où on peut le commander pour 208 € seul grâce à une promotion de lancement ou encore pour 240 € associé à une caméra de la marque. Il faut dire que le rôle principal de ce nouveau produit est bien de stocker les images transmises par des caméras, à des fins d’analyse par un modèle qui transforme les flux vidéo en langage naturel.
SwitchBot a pensé le produit d’abord comme un hub Matter, capable de se connecter en Bluetooth à l’écosystème de l’entreprise et les diffuser par le biais du standard à toutes les plateformes de domotique. Néanmoins, le Hub AI va bien plus loin que tous les autres ponts de la marque, c’est un véritable petit ordinateur capable de faire office d’enregistreur vidéo sur le réseau avec la possibilité d’installer Frigate, que j’ai évoqué à quelques reprises par ici, voire de centre de la domotique avec l’option d’installer Home Assistant, que j’ai copieusement détaillé sur ce site. Ça ne vous suffit pas ? Vous pourrez même installer OpenClaw (ex ClawdBot), l’IA agentique qui fait fureur depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.
Reprenons au début. Sous le capot, le Hub AI intègre un port microSD pour le stockage des données, avec une carte de 16 Go fournie et la possibilité de monter jusqu’à 1 To par ce biais. Si vous voulez vraiment l’utiliser avec des caméras, mieux vaut toutefois relier un stockage externe en USB-C, jusqu’à 16 To cette fois. SwitchBot reste assez discret sur la puce qui trouve place au cœur du produit, mais le fabricant revendique « 6T de puissance de calcul », ce qui veut probablement dire 6 TOPS. C’est une puissance qui semble bien insuffisante pour réaliser toutes les tâches promises par le constructeur, même si cela devrait en tout cas largement suffire pour Frigate.
Grâce à cette brique logicielle, le hub de SwitchBot ne se limitera pas aux caméras conçues en interne, même si elles seront compatibles, on pourra connecter n’importe quelle caméra réseau qui gère le protocole standard RTSP. À titre d’exemple, c’est notamment le cas de tous les modèles Aqara récents. C’est un choix intrigant de la part du fabricant, cette solution open-source est excellente pour les bricoleurs qui, comme l’auteur de ces lignes, n’ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis (virtuel seulement, n’exagérons pas). Est-ce que l’entreprise a prévu une version simplifiée de Frigate ? Elle promet en tout cas l’accès à toutes ses fonctionnalités.
Le Hub AI peut même installer Home Assistant via un conteneur prêt à l’emploi et configuré pour être associé au matériel, notamment la puce Bluetooth incluse et, on imagine, pour faire le lien avec Frigate. Une idée là encore assez intrigante et qui pourrait avoir du sens, si on considère l’appareil comme l’équivalent d’un Mini PC sur lequel faire tourner toute la domotique. Le positionnement du produit devient toutefois encore plus flou quand on ajoute OpenClaw à l’équation. Cet assistant IA s’installe en local sur un ordinateur, même s’il dépend largement de modèles en ligne. Il peut ensuite réaliser toutes sortes d’opérations et SwitchBot a manifestement prévu quelques idées, notamment des automatisations plus proactives.
En clair, OpenClaw pourrait analyser les flux vidéo, toutes les informations fournies par la domotique et vos habitudes pour suggérer des automatisations, voire actionner directement des appareils. Sur le papier, c’est le concept parfait pour simplifier la domotique et si c’est bien fait, cela peut être une excellente idée. Le « si » est peut-être le mot le plus important de la phrase précédente et c’est assez surprenant d’imaginer un produit commercial avec de telles ambitions. Quand on voit les failles de l’assistant IA à la mode avec uniquement un accès aux données informatiques, veut-on vraiment lui donner accès à toute sa maison connectée ? Cassandra est une excellente série sur Netflix, je glisse cela en passant.
OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares
Quoi qu’il en soit, si vous voulez tenter votre chance, sachez que la prise en charge d’OpenClaw n’est qu’une promesse à ce stade. SwitchBot annonce une disponibilité à compter de la fin du mois de février, tandis que l’intégration profonde dans son écosystème est promise pour la fin mars. Même sans aller aussi loin, le Hub AI pourrait être une bonne option si vous cherchez une solution pour stocker les flux vidéo de caméras tout en ayant une analyse locale des images.
Le fabricant ne m’a pas envoyé son produit pour le moment, mais j’espère pouvoir le tester et vous dire si c’est un investissement intéressant. Si vous êtes intéressé, l’appareil est vendu 204 € au lieu de 259 pour son lancement, le code promo MKMK20 est normalement appliqué automatiquement et sa validité est limitée dans le temps.
Cela ne vous aura pas échappé, les produits Apple sont partout, y compris dans les entreprises. Longtemps cantonnés à quelques secteurs clés, notamment dans le domaine créatif, les Mac, iPhone et autres iPad ont trouvé leur chemin au sein de multiples organisations de toutes les tailles et dans tous les secteurs. Comment gérer ce parc d’appareils ? C’est tout l’enjeu de notre nouvelle série d’articles réservée aux membres du Club iGen.
Dans cette série, Guillaume Gète vous expliquera comment mettre en place une vraie solution de gestion des appareils macOS, iOS ou iPadOS. Ce spécialiste fort de 30 ans d’expérience dans le monde Apple fera un tour rapide des outils nécessaires, avant de détailler la marche à suivre avec une solution française, Bravas. Il expliquera comment intégrer un Mac à cette solution et même procéder à la configuration complète d’un appareil, dès son premier démarrage.
Cette introduction assez technique fera aussi office de prise en main, guidée étape par étape et elle est ainsi adaptée à tous les profils, même les débutants. La série détaillera également certains mécanismes parfois très sophistiqués qui sont intégrés aux produits Apple et qui font la différence dans les entreprises.
Bonne lecture !
Au programme…
Avant la présentation des nouveaux AirTags, une rumeur suggérait qu’Apple allait corriger un des défauts constatés sur la première génération : la désactivation du haut-parleur interne trop simple. Un premier démontage semblait corroborer cette idée en notant que la colle utilisée pour maintenir le haut-parleur en place était bien plus forte, tout en relevant que l’appareil fonctionnait normalement même sans émetteur de son. Le spécialiste iFixit a ouvert la balise et le constat est même pire : retirer le haut-parleur est inutile, il suffit d’en couper la liaison avec la carte mère pour le rendre inopérant et Apple n’a rien prévu dans ce cas de figure.
Le haut-parleur est peut-être mieux accroché dans l’AirTag 2, mais il est alimenté par deux petits fils qui sont reliés à la carte-mère. Il suffit de les retirer, soit proprement en les dessoudant comme ils l’ont fait dans la vidéo, soit probablement en coupant ces fils, pour que le produit n’émette plus aucun son. Jusque-là, Apple n’est pas vraiment en faute, même si on aurait pu imaginer une conception interne qui rende la pratique moins facile. En revanche, rien ne semble avoir été prévu pour contrer la modification et l’AirTag fonctionnera comme avant, mais sans émettre de son.
C’est un problème, car on a bien vu sur la première génération que des personnes malveillantes modifiaient des AirTags pour les rendre muets et suivre des personnes à leur insu. En théorie, Apple a prévu des contre-mesures qui passent notamment par l’émission d’une sonnerie si l’une de ses balises suit une personne alors qu’elle n’est pas associée à son propre compte. Même si d’autres protections, cette fois logicielles, ont été mises en place, un AirTag muet reste un redoutable appareil de pistage et on pouvait espérer que la Pomme améliore cet aspect.
Le marché douteux des AirTags sans hautparleurs
AirTags : Apple va mettre en place de nouveaux garde-fous contre les harceleurs
Démontage de l’AirTag 2 toujours, le youtubeur electronupdate a effectué le sien qui s’intéresse davantage aux puces présentes sur la carte-mère. On découvre notamment qu’Apple a utilisé la puce nRF52840 de Nordic Semiconductor pour la connectivité Bluetooth, une mise à jour par rapport à la première génération et certainement une bonne partie de l’explication de la meilleure portée du traqueur. La puce UWB 2 est aussi détaillée, même s’il ne s’agit en réalité pas d’un seul composant, mais plutôt d’un ensemble de puces regroupées en une seule par Apple. Ce démontage donne une meilleure idée de l’ingénierie très sophistiquée qui est nécessaire pour un produit aussi compact et pas cher (pour Apple).
Pour en savoir plus sur l’AirTag 2, je vous renvoie vers notre test complet qui met en avant les nouveautés à l’usage, dont le haut-parleur plus puissant et surtout la portée améliorée pour la géolocalisation précise.
Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?
IKEA lance depuis quelques mois une toute nouvelle gamme domotique qui est particulièrement intéressante, à la fois par ses prix très doux et par sa compatibilité native avec Matter. Ces appareils se connectent en Thread à la plateforme domotique de votre choix, sans même nécessiter un pont propriétaire, ce qui est un argument séduisant pour bon nombre d’utilisateurs. Pour autant, ce lancement est compliqué, avec de multiples retards et des produits qui sont toujours disponibles en pointillés dans les magasins et sur internet. Plus gênant, les premiers clients ne sont pas tous satisfaits et des bugs semblent encore subsister.
Nos confrères de The Verge listent quelques témoignages d’utilisateurs qui ont du mal à connecter leurs appareils à la domotique, tout en faisant part de leurs propres problèmes rencontrés pendant des tests. De mon côté, je n’ai actuellement que trois produits IKEA de dernière génération et ils se sont connectés sans encombre : le capteur de qualité d’air ALPSTUGA dont j’ai déjà publié le test et deux ampoules KAJPLATS qui sont en cours d’évaluation. Je les utilise principalement avec Home Assistant et ils sont reliés en Thread, sur un réseau généré notamment par des routeurs de bordure Apple (une Apple TV reliée en Ethernet et un HomePod mini).
Test de l’ALPSTUGA d’IKEA : un capteur de qualité d’air complet et pas cher, mais décevant dans Maison
Je précise tous ces points, car ils ont probablement leur importance. Le choix d’opter pour Matter via Thread est tourné vers l’avenir, mais IKEA fait encore partie des pionniers dans le domaine, une phrase assez triste à écrire en 2026, quand on pense que les deux standards existent depuis plusieurs années. Malgré tout, il n’y a pas encore eu de déploiement à grande échelle de cette configuration et le géant suédois de l’ameublement sera certainement le premier à faire entrer ces deux technologies dans de nombreux foyers.
Jennifer Pattison Tuohy a contacté IKEA pour l’interroger sur les témoignages de clients mécontents et sur sa propre expérience. La journaliste de The Verge a obtenu une réponse de David Granath, responsable de la gamme maison connectée pour l’entreprise. Il confirme être au courant de ces problèmes de jeunesse et il promet des améliorations à venir, tout en notant qu’ils restent minoritaires.
Le lancement de notre gamme Matter était très attendu et, pour la majorité des clients, les produits fonctionnent de manière fluide, comme prévu. Cela dit, nous savons que certains clients rencontrent des problèmes de connexion lors de la configuration de leurs appareils dans certains environnements domestiques, et nous prenons cela très au sérieux. Nous avons une équipe dédiée qui examine les problèmes signalés et travaille en étroite collaboration avec nos partenaires de l’écosystème ainsi qu’avec la Connectivity Standards Alliance afin de mieux comprendre les difficultés et d’améliorer l’expérience.
La Connectivity Standards Alliance, CSA pour les intimes, est l’alliance derrière Matter et s’il la mentionne dans sa réponse, c’est certainement parce que le standard lui-même est encore jeune et doit s’améliorer. Chaque plateforme de domotique gère cette brique à sa manière et avec des disparités importantes. On en a d’ailleurs eu un exemple flagrant avec l’ajout des interrupteurs dans Google Home seulement cette semaine, alors qu’ils sont normalement gérés par Matter depuis le premier jour. On imagine qu’une partie de la clientèle IKEA a pu acheter les télécommandes BILRESA en pensant les utiliser chez Google.
Pire que Maison ? Google Home découvre enfin les interrupteurs connectés
S’il n’entre pas dans les détails des bugs qui restent à corriger chez IKEA, j’ai noté sur les trois produits installés chez moi que des mises à jour du firmware étaient en attente à chaque fois, preuve que des changements sont apportés et que tout n’est pas encore finalisé. Ce n’est pas suffisant malgré tout pour corriger tous les soucis, si bien que le responsable d’IKEA renvoie vers cette page (proposée seulement en anglais), qui liste quelques pistes à explorer en cas d’anomalie.
Puisque ces produits dépendent d’un réseau Thread existant, il y a de nombreuses sources potentielles de dysfonctionnements. La passerelle DIRIGERA n’est pas nécessaire, mon installation en est la preuve, si bien que la qualité du réseau maillé dédié à la domotique dépend des routeurs de bordure tiers, comme ceux d’Apple (HomePod mini, HomePod 2 ou Apple TV 4K avec Ethernet) ou d’une autre marque. Néanmoins, même avec le pont de connexion d’IKEA, tout n’est pas parfait, comme en témoigne Cécile sur le Discord du Club iGen. Fortement équipée en produits TRÅDFRI, l’ancienne gamme domotique d’IKEA qui reposait sur du Zigbee au lieu de Thread, elle a été si déçue des latences et bugs des nouveaux produits qu’elle les a ramenés au magasin.
Difficile de savoir ce qui se passe dans son cas, même si je peux imaginer que le routeur de bordure intégré à la passerelle DIRIGERA puisse être en cause. Souffre-t-il lui-même de bugs ou bien sa puissance est-elle amoindrie par rapport au coordinateur Zigbee que l’on trouve également dans le pont ? Quoi qu’il en soit, c’est une preuve supplémentaire que la transition ne se fait pas aussi en douceur qu’IKEA l’aurait souhaité.
D’après ma propre expérience, je recommanderais malgré tout ces nouveaux produits si vous cherchez un équipement pas trop cher et que vous ne voulez pas ajouter un pont propriétaire pour la domotique. En gardant toutefois à l’esprit qu’il reste quelques défaillances à corriger.
Mise à jour 07/02 — C’est apparemment le dernier jour de la promotion. À titre de rappel, le modèle 2 mètres est proposé à 104 € au lieu de 140 €. Plus intéressant encore, le modèle 5 mètres est vendu 130 € au lieu de 240 €.
Article original —
Les éclairages connectés se sont maintenant largement démocratisés à l’intérieur, mais les équivalents destinés à l’extérieur sont souvent nettement plus chers. Si vous cherchez un ruban coloré pour égayer un balcon ou un jardin, alors cette promotion pourrait vous intéresser. Le Hue « White & Color Ambiance Outdoor Lightstrip » long de cinq mètres est actuellement vendu 130 € au lieu d’environ 170 € en temps normal et même 240 € à sa sortie. C’est son prix le plus bas et une bonne affaire si vous êtes équipé d’un Hue bridge : même si ce n’est pas la dernière génération, cela reste un bon produit, surtout à ce tarif.
Ce ruban long de 5 mètres est fourni avec une alimentation 24 V spécifique, taillée pour l’extérieur et compatible avec d’autres éclairages de la même marque. Il ne manquera que le pont pour faire le lien entre le Zigbee utilisé par le bandeau lumineux et la domotique. Dans l’univers Hue, vous aurez besoin soit de l’ancien Bridge, soit du nouveau Bridge Pro et vous pourrez ensuite ajouter l’appareil à Maison d’Apple et bien d’autres plateformes. Si vous utilisez une domotique ouverte comme Home Assistant, il pourra aussi être contrôlé directement à condition de configurer son propre coordinateur Zigbee.
Quelle que soit la méthode choisie, la connexion permettra d’allumer et éteindre l’appareil, de choisir la couleur affichée sur toute la longueur et d’ajuster sa luminosité. Les modèles plus récents savent afficher plusieurs couleurs sur leur longueur, c’est la principale différence, mais ils sont aussi plus chers.
Test du bandeau Hue Lightstrip Neon : un ruban extérieur multicolore, efficace mais cher
Pour un usage courant, le produit actuellement en promotion remplira parfaitement son rôle d’éclairage extérieur.