Apple vient de publier ses premiers chiffres d’adoption d’iOS 26, et ils sont surtout en train de faire mentir les scénarios catastrophe annoncés ces derniers mois. Contrairement aux estimations alarmistes basées sur des panels ou des stats de navigation très approximatives, le tableau officiel est nettement plus flatteur pour Apple.
Les stats sont un peu moins bonnes sur iPad, mais cohérentes avec les versions précédentes. Image Apple.
Des chiffres officiels bien plus solides
Sur les appareils sortis ces quatre dernières années, 74% tournent déjà sous iOS 26, loin de l’image d’un système « boudé » que certains sites laissaient entendre avec des chiffres fantaisistes. iOS 18 reste installé sur 20% de ces iPhone récents, et seulement 6% sont encore sur des versions plus anciennes.
Quand on élargit à l’ensemble du parc, deux tiers des iPhone (66%) sont déjà sous iOS 26, 24% sont restés sur iOS 18 et 10% tournent sur une version antérieure. Là encore, on est très loin d’un échec : pour une mise à jour disponible depuis 150 jours, la diffusion est robuste et cohérente avec le cycle habituel d’iOS.
Pris isolément, iOS 26 fait très légèrement moins bien que les deux versions précédentes en rythme de déploiement… mais on parle de marges infimes, pas d’un décrochage. iOS 18 atteignait 76% d’adoption sur les appareils récents à période comparable, tout comme iOS 17, contre 74% pour iOS 26.
Sur l’ensemble des appareils, iOS 26 est exactement au même niveau qu’iOS 17, quand iOS 18 culminait à 68%. Autrement dit, iOS 26 se situe dans la même fourchette que ses prédécesseurs, ce qui ne colle pas du tout au récit d’un système « délaissé » par les utilisateurs.
Malgré les estimations pessimistes, une plateforme toujours très homogène
Si le contraste est aussi marqué, c’est surtout parce qu’on a vu circuler des estimations très pessimistes, issues de données provenant de la fréquentation des sites internet de StatCounter. Manque de chance, ces chiffres sont complètement faussés par le User-Agent d’iOS 26, qui se fait passer pour un ancien système.
Les chiffres d’Apple, eux, sont basés sur les appareils ayant effectué une transaction sur l’App Store au 12 février 2026, ce qui donne une vue bien plus représentative de l’usage réel. C’est ce décalage entre données partielles et statistiques officielles qui explique pourquoi certains prédisaient un « flop » d’iOS 26… qui n’a tout simplement pas eu lieu.
Au final, iOS 26 s’inscrit dans un cycle désormais bien rodé : l’immense majorité des utilisateurs bascule sur la dernière version en quelques mois, avec un plafond autour de 70–75% sur les appareils récents à ce stade. Pour Apple comme pour les développeurs, le message est plutôt rassurant : la fragmentation reste minimale, et les nouvelles API d’iOS 26 peuvent être ciblées sans attendre des années.
Plutôt qu’une histoire de désamour, iOS 26 raconte surtout une chose : même quand les métriques donnent l’impression d’un ralentissement, l’écosystème iOS reste l’un des plus cohérents et les utilisateurs continuent, massivement, à suivre le train des mises à jour.
Si beaucoup de départs ont émaillé les derniers mois de l’équipe responsable de l’intelligence artificielle chez Apple, ce n’est pas pour autant que tout est plus vert chez le voisin. Ces derniers jours, xAI a fait état d’un nombre de départs conséquent, y compris chez les cofondateurs de l’entreprise maintenant sous le giron de SpaceX, comme le rapporte TheVerge.
La présentation récente était grandiloquente, mais en coulisses les choses sont beaucoup moins roses. Image xAI.
xAI venant d’être intégrée dans les équipes de SpaceX, bien entendu, une part de ces départs vient de la restructuration nécessaire après une telle acquisition. Cependant, c’est loin d’être la seule justification à ces fuites de cerveaux, et la politique menée par Elon Musk serait un point de crispation bien plus important que ne voudrait le faire croire le patron de l’entreprise.
Ainsi un de ces anciens employés, parti en début d’année, indique que nombre d’entre eux ont particulièrement peu goûté la façon dont xAI a géré la crise provoquée par les créations d’images dénudées de femmes sans leur consentement, voire de mineurs. L’épisode aurait provoqué un froid palpable, et une certaine désillusion auprès des employés de l’entreprise. Selon lui, Elon Musk aurait utilisé la même méthode chez xAI que chez X, en réduisant l’équipe responsable de la sécurité et de la modération au strict minimum. Résultat : les équipes n’ont pas le temps d’intégrer plus que le strict minimum de censure, et ne posent que les bases des filtres les plus importants, comme ceux concernant la pédopornographie. Tout le reste passe à la trappe.
Autre point ayant provoqué des départs, une sensation de courir en permanence après les concurrents, sans jamais trouver ou créer une avancée majeure :
Même si nous itérions très rapidement, nous n’avons jamais réussi à atteindre un point où l’on pouvait dire : « Ah, nous avons accompli un saut qualitatif par rapport à ce qu’OpenAI, Anthropic ou d’autres entreprises avaient publié ».
Pour ne rien arranger, les équipes dirigeantes ne seraient pas sur la même longueur d’onde, et auraient bloqué nombre de projets en ne sachant pas lequel prioriser par rapport aux autres. De fait, la plupart des décisions n’arrivent à un accord qu’une fois Elon Musk présent dans le chat avec les autres responsables, retardant d’autant les avancées importantes.
Une autre source partie juste avant l’acquisition de xAI par SpaceX n’en dit pas moins, et blâme l’équipe dirigeante d’un manque de vision flagrant :
Essayer de faire ce que faisait OpenAI il y a un an n’est pas la manière de battre OpenAI. [...] Tout n’est qu’une course pour rattraper le retard. Il n’y a quasiment aucun pari risqué. Si quelque chose n’a jamais été fait auparavant, nous ne le ferons pas.
Sur le point de la sécurité de l’IA maison, lui aussi pointe un manque catastrophique de sécurité, et tient Elon Musk pour responsable en grande partie de ce trou béant :
Il n’y a absolument aucune mesure de sécurité au sein de l’entreprise — ni dans le modèle d’images, ni dans le chatbot. [...] Il [Musk] essaie activement de rendre le modèle plus incontrôlable, parce que, pour lui, la sécurité équivaut en quelque sorte à de la censure.
Au final, ce deuxième témoin conclut en notant lui aussi que tout tourne autour de Musk, qui est l’alpha et l’oméga pour les dirigeants, semblant n’avoir aucune envie ou possibilité de prendre de décisions sans l’aval du grand patron : « Tu survis en te taisant et en faisant ce qu’Elon veut. ». Ambiance.
Image MacGeneration.
Résultat ? Un nombre considérable de personnes prennent la tangente dès qu’ils le peuvent, pour fuir ce fonctionnement toxique. Et la vague est d’autant plus forte et rapide que nombre d’entre eux ont vu l’arrivée de l’acquisition, et donc du rachat de leurs actions ou conversion en actions SpaceX comme le signal parfait pour le départ. Ainsi, au moins cinq ingénieurs de premier plan ont signalé leur départ rien que cette semaine, mais plus sérieux encore, avec les départs de Tony Yuhuai, Jimmy Ba et quatre autres personnages clés, l’entreprise n’a maintenant plus que six de ses cofondateurs sur les 12 d’origine à la tête de xAI, Elon Musk inclus.
Cet exode risque de continuer d’autant plus qu’Elon Musk a annoncé vouloir délester l’entreprise d’une partie de ses salariés suite à l’acquisition par SpaceX. Quoi qu’il en soit, voilà qui ne colle pas tellement avec les ambitions démesurées affichées par Elon Musk concernant le futur de son IA.
En novembre, Google surprenait tout le monde en sortant une compatibilité de sa série Pixel 10 avec AirDrop, en promettant que d’autres modèles seraient rendus compatibles plus tard. Selon AndroidAuthorithy, l’entreprise de Mountain View a tenu parole, en amenant cette fonction sur les Pixel 9.
Capture AndroidAuthority.
C’est par le biais de sa fonction Quick Share, l’équivalent sous Android de notre AirDrop, que toute la manipulation se passe. Une fois le Pixel 9 mis à jour, les appareils Apple apparaissent alors dans la fenêtre de partage sans avoir à faire la moindre manipulation, que ce soit un Mac, un iPad ou un iPhone.
Tous les Pixels 9 en circulation ne semblent pas bénéficier de cette fonction pour le moment. Il est fort possible que Google envoie cette mise à jour par vagues, ou que seuls certains modèles de la gamme Pixel 9 soient compatibles actuellement : les retours parlent de Pixel 9 Pro ou de Pixel 9 Pro XL, mais pas encore de Pixel 9 « standard ».
Toujours est-il que cette compatibilité entre iOS et Android est loin d’être désagréable, et devrait faciliter les échanges sans avoir à se prendre la tête avec le type de système présent sur le téléphone de son collègue ou ami à terme... mais il faudra pour cela attendre que chaque constructeur valide l’implémentation avec Google, ce qui pourra prendre un certain temps, voire un temps certain.
S’il est très connu pour être le propriétaire de l’opérateur Free en France, Xavier Niel n’a pas que cette entreprise, et n’opère pas qu’en France, loin de là. Ses activités s’étendent même sur d’autres continents, comme le prouve son acquisition récente de Telefónica Chili.
Xavier Niel peut avoir le sourire, après avoir absorbé un nouvel opérateur étranger. Image Free.
C’est par une opération impliquant plusieurs de ses filiales que le magnat français a absorbé cet opérateur chilien : NJJ Holding, société d’investissement de Xavier Niel, a ainsi acheté 51 % de Telefónica Chili, quand Millicom a pris les 49 autres pour-cent. Au final, l’homme récupère bien plus que les 51 % directs de sa filiale, étant aussi propriétaire à 40 % de Millicom, comme rapporté par Univers Freebox.
La transaction s’est faite contre un paiement initial de 50 millions de dollars, et un complément de 150 millions de dollars pourrait arriver en fonction de la création de valeur à venir. Telefónica, ancien propriétaire de Telefónica Chili, s’est lui engagé à assainir les comptes de son ancienne filiale en injectant 92 millions de dollars.
Les opérateurs contrôlés par Xavier Niel de par le monde commencent à former un groupe particulièrement important pour ce qui n’était à l’origine qu’un « petit » opérateur français :
Italie : Iliad Italia.
Monaco, Chypre, Malte : Monaco Telecom, qui contrôle MTN Cyprus et Vodafone Malta.
Suisse : Salt.
Pologne : Play.
Irlande : Eir.
Ukraine : Datagroupe-Volia et Lifecell.
Chili : Telefónica Chili.
D’autres opérateurs ne sont pas sous le contrôle de Xavier Niel, mais ses entreprises y ont des parts non négligeables :
Millicom représente Tigo et LatAm, présent sur 11 pays d’Amérique latine.
Tele2 est détenu à 20 % par des filiales de Xavier Niel, et est présent en Suède et aux pays Baltes.
Proximus est détenu à 6 % par une holding de Xavier Niel.
Au fil du temps, le groupe télécom monté par le natif de Maison-Alfort est devenu un incontournable du marché européen, et un acteur montant dans le paysage des télécommunications mondiales.
Apple vient de publier une nouvelle version beta du firmware pour plusieurs de ses écouteurs : les AirPods Pro 2, AirPods Pro 3, et AirPods 4. Alors que jusqu’à présent chaque modèle avait un firmware bien spécifique, cette fois-ci Cupertino les a tous regroupés sous le même numéro de build, la 8B5034f.
Bien entendu, comme c’est quasi systématiquement le cas avec les mises à jour de firmware de ces accessoires, Apple ne communique pas les corrections apportées par la beta. Tout au plus peut-on imaginer des ajustements concernant la réduction de bruit, ou la préparation de nouvelles fonctions à venir dans une prochaine mise à jour d’iOS.
Comme toujours avec les AirPods, impossible de forcer la mise à jour : on coche l’option firmware bêta dans les réglages, on laisse les écouteurs charger à côté de l’iPhone, et on attend que la magie noire des serveurs fasse le reste. Si vous espériez un bouton « Mettre à jour maintenant », c’est raté pour le moment. Peut-être dans une prochaine version d’iOS, ça ne coûte rien de rêver : après tout, ça ne fait que cinq ans qu’une solution interne existe...
Il semble qu’Apple ait calqué les mises à jour de firmware de ses écouteurs sur celles de ses téléphones, bien que ce ne soit pas systématique. Il faut dire que les deux sont étroitement liés, encore plus depuis l’arrivée de fonctions comme la traduction « instantanée ».Bien entendu, nous vous tiendrons au courant de toute découverte que nous pourrions faire dans ces nouveaux firmwares.
Pour les GAFAM, les mois se suivent et se ressemblent dans leurs relations avec les autorités, et spécialement celles de l’Union européenne. Ainsi, comme le rapporte Bloomberg, Google risque de se voir infliger une nouvelle amende par la Commission européenne, sur fond d’abus de position dominante dans le domaine de la publicité.
L’Union européenne doit faire figure d’épouvantail au Googleplex... Image Wikipedia/The Pancake of Heaven, CC By-SA 4.0.
Et pour le coup, l’addition pourrait être (très) salée : pour une violation des règles de libre concurrence, Alphabet pourrait recevoir une douloureuse allant jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires mondial. Avec un CA mondial de 400 milliards de dollars en 2025, le montant pourrait donc atteindre les 40 milliards de dollars. Une paille !
Google serait en effet accusé de gonfler artificiellement les prix de vente de l’espace de publicité disponible sur ses services, afin de faire payer toujours plus aux annonceurs. Cette pratique anti-concurrentielle toucherait plusieurs services d’Alphabet, que ce soit le moteur de recherche Google, le service YouTube ou d’autres.
Dans le système utilisé actuellement, les prix des spots publicitaires sont décidés par des enchères en temps réel, permettant selon Google de proposer à l’utilisateur final les publicités les plus ciblées et les plus qualitatives possibles. Toujours selon Google, « les publicités Google Search permettent d’aider les petites entreprises à concurrencer les plus grandes marques, sont un moteur de la croissance économique et aident à maintenir le web gratuit pour tout le monde ». Que des qualités en somme.
Si pour le moment l’enquête n’en est qu’à ses débuts, c’est une couche supplémentaire de conflit qui s’ouvre avec l’Union européenne, venant s’ajouter à ceux déjà en cours. La Commission européenne a donc ouvert une demande d’informations sur le marché, invitant les entreprises s’estimant flouées à faire part de leurs remarques. Le tout pourrait rapidement aboutir à l’ouverture d’une procédure officielle par la commissaire européenne Teresa Ribera.
Une montée en flèche des amendes pour Alphabet
Depuis 2017, les amendes infligées à Google par l’Union européenne représentent déjà 9,5 milliards de dollars, qui se répartissent de la manière suivante : 2,42 milliards de dollars pour l’abus de position dominante dans la recherche de Google Shopping, 2,95 milliards de dollars pour les pratiques anti-concurrentielles dans les publicités en lignes, ainsi que 4,13 milliards de dollars d’abus de position dominante sur Android.
Et ce n’est que le début : en plus de l’enquête citée dans ces lignes, d’autres amendes pour abus de position dominante pourraient être infligées suite aux diverses enquêtes en cours s’appuyant sur le DMA, concernant un favoritisme des services maison sur les plateformes de recherche en ligne, ainsi que des manœuvres visant à dissuader les développeurs à proposer leurs apps ailleurs que sur le Play Store.
Le moteur de recherche n’est pas exempt de ses enquêtes : la Commission européenne pourrait lui infliger à lui aussi une amende, si les soupçons de manipulation des résultats de recherche dans la catégorie « Actualités » de Google étaient confirmés.
Toutes ces procédures ne risquent pas d’améliorer les relations entre Alphabet et l’Union européenne, et par la même, les relations avec le gouvernement américain.
En plus des mises à jour pour les « OS 26 », Apple publie ce soir des correctifs pour quelques anciens systèmes, comme à son habitude.
Le bon vieux Sonoma a droit à sa mise à jour de sécurité. Image Apple.
Ainsi, iOS et iPadOS passent en 18.7.5, et deux anciennes générations de macOS ont droit à des mises à jour de sécurité. macOS Sequoia passe en 15.7.4, et macOS Sonoma en 14.8.4.
Si iOS 26.3 est sortie ce soir, ce n’est pas pour autant la version que tout le monde attend de pied ferme : depuis le temps que tout le monde s’accorde à voir le nouveau Siri boosté à l’intelligence artificielle arriver avec iOS 26.4, tous les regards sont inévitablement tournés vers cette version. Cependant, selon Mark Gurman, les tests seraient un peu plus compliqués que prévu, et pourraient repousser une partie des fonctions à iOS 26.5.
Le temps commence à être long depuis la WWDC 2024... Image Apple.
Le plan initial d’Apple, selon le journaliste, était bien de sortir un Siri capable entre autres de fouiller dans vos données pour vous aider à partir d’iOS 26.4, posant ainsi la première pierre avant la métamorphose complète de l’assistant en chatbot équivalent aux concurrents prévue pour iOS 27. Mais au vu des résultats des tests internes, où Siri ne gère pas toujours correctement les requêtes ou prend trop de temps à réfléchir, les ingénieurs sont maintenant invités à se baser sur le futur iOS 26.5 pour effectuer leurs corrections, indiquant un glissement probable de nombreuses des nouveautés prévues sur cette version.
Et s’il est une fonction emblématique visée par ce glissement, justement, c’est bien la capacité de Siri à taper dans vos données pour vous aider. Ainsi, la possibilité de lui demander de rechercher dans vos messages, vos mails, vos photos ou toute autre donnée personnelle un renseignement précis ne verrait pas le jour avant iOS 26.5. Et même si cette fonction arrive enfin dans cette version, la façon dont elle est implémentée pour le moment indique qu’Apple préviendrait clairement l’utilisateur qu’elle est encore en beta et pourrait donc ne pas fonctionner correctement.
Autre fonction phare annoncée depuis la WWDC 2024 mais toujours en attente, les « Apps Intents », permettant de demander à Siri d’effectuer des interactions complexes avec les apps, serait elle aussi repoussée à iOS 26.5. D’autres fonctions seraient encore bien trop imprécises et manqueraient de fiabilité pour être intégrées dans iOS 26.4, et il arrive que Siri coupe un utilisateur parlant un peu trop rapidement.
Enfin, comble de l’ironie, des employés ont remarqué un bug étrange faisant retomber Siri sur ChatGPT comme c’est le cas actuellement, plutôt que d’envoyer la requête aux serveurs Apple Foundations, y compris quand les serveurs de Cupertino sont pourtant capables d’effectuer la tâche demandée.
La direction presse les ingénieurs
Jusqu’à il y a encore quelques semaines, la direction d’Apple souhaitait voir une sortie de ces nouvelles fonctions dans le mois à venir. Cependant, les progrès ont été longs à observer, Siri s’étant révélé tellement lent et instable jusque fin 2025 que les développeurs pensaient qu’il faudrait décaler la sortie de plusieurs mois pour être réaliste.
Deux nouvelles fonctions non prévues ont été testées avec iOS 26.5, mais aussi iOS 26.4 : un outil de recherche sur internet s’apparentant aux capacités de Perplexity ou de la partie Gemini des résultats Google, et un moteur de création d’images basé sur Apple Foundation. Ces deux fonctions pourraient donc faire leur apparition dès le mois de mars.
Le gros des nouveautés prévu pour iOS 27
Cependant, la plupart des nouveautés majeures sont prévues pour iOS 27, avec la refonte totale de Siri. Connu sous le nom de Campo, le projet doit intégrer profondément le nouveau chatbot maison dans tous les systèmes d’exploitation de Cupertino, et offrira des fonctions équivalentes à ce que propose ChatGPT.
L’enjeu reste de permettre à Siri d’interagir avec toutes les apps, de pouvoir rechercher n’importe quelle donnée dans les fichiers personnels de l’utilisateur, et de s’intégrer parfaitement aux apps maison comme Mail, Calendrier ou Safari.
L’une des raisons principales des difficultés d’Apple à avancer, à part la complexité de créer un chatbot intégré dans ses systèmes, viendrait de la politique interne très stricte concernant les données des clients. Et Craig Federighi l’a encore rappelé devant les employés lors d’une réunion concernant l’intelligence artificielle maison :
Nous pensons qu’il est très important que, lorsqu’un modèle reçoit une question de votre part, ces données restent privées [...] la norme dans l’industrie consiste à envoyer ces données vers un serveur où elles sont consignées, exposées à l’entreprise et utilisées pour l’entraînement. [Apple] montre la voie, rappelant que l’IA doit rester autant que possible sur l’appareil de l’utilisateur ou aller sur des serveurs ayant pour priorité le respect de la vie privée.
Apple met aussi un point d’honneur à utiliser des données libres de droit, ou à payer les données sous licence qu’elle est susceptible d’utiliser pour entraîner son IA, selon Federighi. De son côté, Tim Cook a insisté sur la progression d’Apple concernant des data-centers entièrement gérés par des puces Apple Silicon, et prédit de nouveaux usages et appareils grâce à ces serveurs :
Apple Silicon nous permet de créer des solutions de centres de données taillées sur mesure pour nos appareils. [...] Je dirai que, à l’avenir, le travail que nous menons va permettre l’émergence d’une toute nouvelle catégorie de produits et de services.
Si la complexité de la tâche s’entend, l’impatience des utilisateurs s’entend tout autant. Apple a déjà raté le coche et fait une immense bourde avec la présentation faite à la WWDC 2024, il serait très dommageable de décevoir une fois de plus en repoussant de nombreuses fonctions aux calendes grecques.
Comme de nombreux utilisateurs de Spotify, vous utilisez des applications tierces pour améliorer l’expérience d’utilisation ? Eh bien il va falloir faire sans désormais : le service de streaming a décidé de dégager fissa toutes les applications utilisant les API développeur, comme le rapporte Headphonesty.
Les développeurs tiers ne sont plus les bienvenus. Image Spotify Pie/montage MacGeneration.
Pour fonctionner, de nombreuses applications tierces utilisent les API proposées aux développeurs par Spotify, permettant d’accéder au contenu du catalogue. C’est notamment pratique pour découvrir de nouveaux artistes inconnus (l’algorithme de l’entreprise n’étant pas forcément des plus efficaces dans le domaine), mais aussi pour avoir des playlists personnalisées suivant votre humeur, ou encore fouiller la base de données du service par BPM.
C’est maintenant terminé suite aux changements apportés par Spotify dans ses conditions d’utilisation : 15 données auparavant accessibles, comme les catégories, les tops par artiste ou encore des infos comme le genre, les métadonnées ou le rythme sont désormais indisponibles.
Seules des fonctions basiques comme le suivi des titres écoutés par l’utilisateur, utilisé par exemple sur des services comme Last.fm, sont encore accessibles (pour le moment). Impossible de contourner le blocage en utilisant le mode développeur, qui limite désormais le nombre de comptes de test pouvant être utilisés par une app tierce à cinq maximum.
Un timing bien précis
Ces limitations n’arrivent pas par hasard, et comme le précise Headphonesty, suivent un schéma bien spécifique : la première salve de limitation est intervenue juste avant Thanksgiving 2024 et supprimait la possibilité de recommandations et d’analyses audio aux logiciels tierces. Exactement 22 mois après l’arrivée d’AI DJ, fonction concurrente de ces apps créée par Spotify.
Spotify a donc supprimé le reste des données accessibles, pendant une pause de validation des apps durant les fêtes, exactement 22 mois après l’entrée en service d’AI Playlists.
À chaque fois, la suppression d’accès aux données s’est faite durant une période où tout le monde a le regard tourné ailleurs, ce qui permet au service de streaming de limiter les levées de bouclier.
Après avoir supprimé la possibilité de créer une nouvelle app liée au service musical depuis le 28 décembre, Spotify resserre de plus en plus l’étau sur les développeurs ayant bâti leur app sur ses services. Il existe bien une solution compatible avec les exigences de Spotify, mais elle est tout bonnement irréaliste : le service demande un minimum de 250 000 utilisateurs uniques pour ouvrir à nouveau ses API à une app tierce. Mais comment atteindre ce chiffre, quand les comptes de test sont limités à cinq ?
Au final, même si le discours officiel présente ces modifications comme renforçant la sécurité de la plateforme, le message passé par Spotify est clair : développeurs tiers, vous n’êtes plus les bienvenus. Et tant pis si les utilisateurs y perdent au change.
watchOS 26.3 est arrivé, accompagnant iOS 26.3. Elle est à télécharger comme d’habitude depuis l’app Watch d’iOS, ou directement dans les réglages de votre montre connectée.
Comme pour ses cousines iOS et macOS, watchOS 26.3 n’annonce pas de grands changements dans ses notes de versions, à part quelques corrections de bugs et améliorations.
C’est cependant du côté des compatibilités avec les autres smartwatches que les plus gros changements sont visibles, avec l’ouverture des notifications complètes d’iOS aux autres marques suite aux injonctions de l’Union européenne.
Bien entendu comme toujours, cette version corrigeant nombre de failles apparues entre temps, il est recommandé de l’installer dès que vous le pourrez.
La voilà enfin, après plusieurs minutes de décalage par rapport à ses cousines iOS et iPadOS : la mise à jour 26.3 de macOS est disponible au téléchargement.
Les notes de version n’ont même pas été traduites. Capture MacGeneration.
Si le texte de présentation de celle-ci est tout aussi indigent que sur iOS (au point qu’Apple n’a même pas traduit les notes de version, un comble), cette mise à jour propose tout de même quelques corrections bienvenues, comme le redimensionnement des colonnes et fenêtres plus pratique.
C’est aussi techniquement la version qui devrait être préinstallée en usine sur les nouveaux MacBook Pro M5 14 et 16 pouces, qui ne devraient plus tarder. Toutes les fuites s’accordaient depuis quelques temps à dire que macOS 26.3 serait le système de lancement de ces machines, et Mark Gurman a précisé le week-end dernier que la fenêtre de lancement devrait tourner autour du 2 mars.
Quoi qu’il en soit, il est toujours plus sage de faire les mises à jour de ce type, celles-ci corrigeant habituellement de nombreuses failles de sécurité découvertes entre temps.
C’est le mois de février, et avec lui les JO 2026, avec les descentes dans la poudreuse (celle constituée d’eau...). Et en parlant de descente, Apple déroule tranquillement son planning de sorties, qui est cette année très, très chargé, pendant que Tim Cook a fait une réunion digne du « State of the union » américain. Suivons Mark Gurman pour s’y retrouver dans toutes ces infos.
Image réalisée par IA.
You’re gonna get your fingers burned (Ça va te brûler les doigts)
Commençons par les appareils mobiles, avec le très attendu iPhone 17e : après un an, l’iPhone 16e devrait donc voir arriver son remplaçant assez rapidement, et son descendant devrait combler au moins l’un de ses principaux défauts. Ainsi, l’iPhone 17e devrait enfin recevoir une compatibilité MagSafe, qui manquait cruellement à son prédécesseur. Au passage, l’iPhone d’entrée de gamme devrait aussi recevoir l’A19, histoire de lui donner un petit coup de boost, le tout à un tarif qui devrait rester identique.
Cette fois il ne faudra pas attendre des années avant le suivant. Image MacGeneration.
Apple devrait lancer une campagne marketing massive pour cet appareil, qu’elle destine avant tout aux marchés émergents et aux entreprises. Coup de chance pour Cupertino, ses concurrents principaux semblent à la traîne sur ce créneau « entrée de gamme » : Google n’a pas prévu de gros changements pour son Pixel 10a, et Samsung semble avoir abandonné ce marché, ce qui laisse un boulevard à l’iPhone 17e.
Dans les cartons prêts à sortir se trouvent aussi quelques iPad : l’entrée de gamme ainsi que l’iPad Air devraient rapidement pointer le bout de leur nez. Pour eux, peu de changements : le passage à la nouvelle version est surtout synonyme de bond en performances, avec le passage au A18 pour l’entrée de gamme, et au M4 pour l’iPad Air. L’iPad mini, prévu pour un peu plus tard, est le seul qui devrait voir un gros changement en plus du processeur plus puissant, en passant à l’OLED pour son écran.
Mais il n’y a pas que les produits de poche qui devraient être mis à jour très rapidement : la gamme d’ordinateurs portables de la pomme est elle aussi prévue pour avoir ses nouveautés. Ainsi, les MacBook Pro 14 et 16 pouces devraient très bientôt sortir, Mark Gurman s’attendant à une annonce pour la semaine du 2 mars, peu de temps après le lancement de macOS 26.3. Le MacBook Air devrait lui aussi rapidement profiter d’un bond en puissance, avec l’arrivée du SoC M5 dans son châssis ultra-fin.
À ce tarif pour une machine Apple, le prix est une caractéristique principale... Image MacGeneration.
Mais l’attention devrait être captée par la toute nouvelle machine d’entrée de gamme de Cupertino, la renaissance du MacBook à l’ère d’Apple Silicon. Avec son écran 12,9 pouces, son SoC provenant directement de la gamme iPhone, il devrait très rapidement conquérir des cœurs et des parts sur les marchés émergents, les entreprises, mais aussi chez les étudiants qui cherchent une machine fiable, légère et autonome.
Bien entendu, toutes ces sorties sans un logiciel solide pour les soutenir, et le château de cartes s’effondre. Si iOS 26.3 devrait sortir rapidement, probablement la semaine prochaine, nombreux sont ceux à attendre surtout iOS 26.4 et la promesse d’une bonne partie des fonctions annoncées durant la WWDC 2024. Pour tous ceux qui chassent sur les terres de la beta, les premières versions devraient être disponibles dès la semaine du 23 février.
Et le reste des nouveautés ? Pas de panique, elles sont toujours bien prévues, et suivent tranquillement leur voie. Ainsi, l’iPhone 18 Pro, 18 Pro Max et l’iPhone Fold devraient être révélés cet automne, suivis peu de temps après par un tout nouveau MacBook Pro équipé pour la première fois d’un écran OLED et du tactile. Cette nouvelle génération sera donc entièrement revue de fond en comble, et l’interface devra être revue elle aussi pour s’adapter à un écran de Mac qui devrait pour la première fois permettre l’utilisation avec un stylet ou directement avec les doigts.
Tim Cook a récemment organisé une réunion avec les employés de Cupertino où il est revenu sur de nombreux points, permettant de connaître clairement le statut de certains projets, ou encore la position du CEO sur des sujets importants pour les employés américains.
Les 50 ans d’Apple, Tim Cook y tient, et ne les manquera pas. Image Apple.
Concernant l’intelligence artificielle dans un premier temps, Tim Cook ne fait pas de mystères, notant que c’est l’un des plus grands changements de l’informatique moderne, même s’il ne fallait pas s’attendre à en savoir plus concernant les projets à venir :
L’IA est l’une des opportunités les plus profondes de toute notre existence. Je suis vraiment convaincu qu’aucune entreprise n’est mieux placée qu’Apple pour permettre à nos clients d’utiliser l’IA de manière profonde et significative. Nous l’intégrons dans l’ensemble de nos produits et services. Nous avons les meilleures puces, les meilleurs logiciels et les meilleurs produits. Et avec plus de 2,5 milliards d’appareils actifs, nous avons indéniablement un énorme avantage dans ce domaine. Nous sommes ravis de voir de plus en plus de personnes utiliser la puissance d’Apple Intelligence. L’une des fonctionnalités les plus populaires est la fonction de compréhension visuelle (Visual Intelligence). Nous lançons cette année un Siri plus personnalisé. Nos équipes logicielles travaillent incroyablement dur dessus, et je suis très enthousiaste quant aux progrès qu’elles accomplissent. Nous réalisons des investissements colossaux dans ce domaine. Nous sommes totalement engagés. Nous sommes heureux d’accueillir Q.ai au sein d’Apple.
Mais la plus grosse annonce, s’il en est, c’est sûrement que Tim Cook et Apple semblent se préparer très sérieusement à fêter dignement les 50 ans de l’entreprise, à l’opposé de ce que Steve Jobs a toujours pensé des célébrations des événements passés :
Ces derniers temps, je me surprends à réfléchir à Apple plus que d’habitude, parce que nous travaillons sur la façon de marquer ce moment — 50 ans. C’est un accomplissement extraordinaire. Nous sommes retournés fouiller dans les anciennes archives, les vieilles photos. Nous avons revisité les produits, les services, les personnes, et je suis frappé par tout ce que Apple a changé, à quel point Apple a changé le monde, ce qu’Apple a apporté au monde. Allons‑nous célébrer cela ? Vous pouvez en être sûrs. Nous ne sommes pas encore prêts à dire exactement comment, donc restez à l’écoute. Certes, nous ne sommes pas une culture qui regarde en arrière. Le groupe de personnes qui travaille là‑dessus a donc dû, en quelque sorte, réfléchir autrement, car notre réflexe est toujours tourné vers la suite. Nous avons vraiment dû travailler dur pour nous mettre dans un état d’esprit plus réfléchi, mais quand on s’arrête vraiment un instant pour penser aux 50 dernières années, ça met du baume au cœur. Vraiment. Je vous promets une célébration.
Day after Day (Jour après jour)
Apple semble clairement vouloir marquer 2026 comme un symbole : entre une flopée de nouveaux produits, l’arrivée (enfin) d’un nouveau Siri et la célébration de 50 ans d’une aventure commencée dans un garage, cette année devrait être un très grand cru... et nous n’en sommes qu’au début.
Les rumeurs concernant l’ajout d’un objectif principal à ouverture variable remontent déjà à plus d’un an, avec Ming-Chi Kuo qui a été le premier à évoquer cette possibilité. Selon les dernières nouvelles glanées par MacRumors, cette possibilité se confirme de plus en plus, ainsi que celle d’un téléobjectif plus lumineux qu’actuellement.
Un capteur principal à ouverture variable, comme les grands
C’est le fuiteur connu sous le nom de Digital Chat Station sur Weibo qui donne cette information, affirmant qu’Apple testerait ce nouvel objectif à ouverture variable pour son flagship de la rentrée. Pour rappel, l’ajout d’une ouverture variable permet comme sur les objectifs vus sur les appareils photo courants de réguler la quantité de lumière arrivant sur le capteur.
Si le premier usage est de permettre une granularité plus fine dans la gestion du capteur et de la vitesse d’obturation, l’ajout d’un diaphragme a aussi l’avantage de maîtriser plus finement la profondeur de champ de la photo, permettant de choisir plus finement à quel point le sujet se détache de l’arrière plan. Si le fameux « bokeh » prisé des photographes amateurs comme professionnels est encore loin d’être à la hauteur d’un capteur plein format, l’idée de rajouter un diaphragme dans l’objectif principal de l’iPhone devrait permettre un rendu un peu plus naturel, toutes proportions gardées. On reste sur un capteur qui est environ 13 fois plus petit qu’un capteur plein format de reflex...
Au rayon des inconvénients de cette nouveauté, si elle vient à être définitivement intégrée, reste l’épaisseur supplémentaire de l’objectif complet. Rajouter un diaphragme et son mécanisme rajoute inévitablement une couche supplémentaire, et c’est ce qui avait poussé Samsung, premier à tester cette intégration dans son Galaxy S9 en 2018, à l’abandonner deux ans plus tard pour le Galaxy S20. Autre souci ayant amené la marque coréenne à abandonner le procédé, le supplément tarifaire, bien entendu.
La seconde amélioration que devrait apporter l’iPhone 18 Pro (et Pro Max, bien entendu) selon le fuiteur, c’est l’arrivée d’un téléobjectif plus lumineux. Actuellement, l’iPhone 17 Pro est équipé d’un objectif ouvrant à f/2.8, ce qui est déjà très correct étant donné la taille minuscule des lentilles. La fuite ne contient pas l’ouverture exacte du prochain objectif, mais celui-ci devrait donc être plus lumineux.
Le gros avantage pour ce genre de téléobjectif, c’est d’obtenir des clichés plus nets en conditions de luminosité plus faible, ce qui ne sera pas un luxe avec le rapport 5x de la focale intégrée à ces appareils. Bonus supplémentaire, encore une fois, le « bokeh » plus élevé, une ouverture plus grande ayant pour corollaire une profondeur de champ raccourcie, ce qui devrait être pratique pour les portraits... sous réserve que celle-ci soit correctement gérée.
D’autres rumeurs persistantes indiquent la présence d’un téléconvertisseur intégré à ce téléobjectif, qui permettrait d’avoir un « zoom » à deux positions, améliorant la qualité des prises de vue. Concernant la caméra avant, elle pourrait intégrer un capteur de 24 Mpx, à comparer à l’actuel capteur de l’iPhone 17 Pro qui se « contente » de 18 Mp.
Bien entendu, rien de tout cela n’est encore confirmé par Apple, et rien ne le sera avant cet automne. Mais les fuites tendent à se stabiliser sur ces paramètres, ce qui reste un bon indicateur sur ce à quoi s’attendre à la rentrée.