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iTunes ne compte pas (encore) pour des prunes
L’année dernière, Taylor Swift avait surpris son monde en vendant des albums sur iTunes sur une très courte durée. À quoi bon, à l’heure de la domination sans partage de Spotify et d’Apple Music ? L’explication est pourtant simple : si les heures de gloire des plateformes de téléchargement sont derrière nous, leur poids stratégique est encore loin d’être négligeable.
Le cas de la superstar américaine n’est pas isolé. D’autres artistes, comme Doja Cat ou Cardi B, continuent de mettre explicitement en vente des morceaux ou des albums, que ce soit sur les plateformes traditionnelles ou via leurs propres boutiques en ligne. Une stratégie de diversification qui ne doit rien au hasard.
Et de cinq : Taylor Swift sort encore un nouveau disque sur iTunes et uniquement pour une dizaine d'heures
80 % des clients iTunes boudent Apple Music
Cette volonté de ne pas tout miser sur le streaming est d'ailleurs soufflée par… Apple elle-même. Dans ses échanges avec ses partenaires, les équipes de Cupertino les encouragent vivement à exploiter toute la palette de services, et pas seulement à cibler les abonnés Apple Music.
L'argument de la Pomme tient en un chiffre : plus de 80 % des utilisateurs d'iTunes ne sont pas abonnés à Apple Music. Pour les maisons de disques, il s'agit d'une audience "fraîche", des yeux et des oreilles qu'on ne trouve pas sur les services de streaming, particulièrement lors de la semaine cruciale du lancement d'un album. Cela suggère une fracture nette : ces clients soit ne streament pas du tout, soit ont opté pour la concurrence (Spotify ou autres) pour leur consommation courante. Un détail qu'Apple surveille sans doute comme le lait sur le feu.
Contrairement aux idées reçues, iTunes n'est pas seulement un musée pour nostalgiques. Un porte-parole d'Apple précise que la moitié des clients actuels de la boutique ont effectué leur premier achat au cours des dix dernières années, soit après le lancement d'Apple Music. De plus, près de 50 % des 10 000 albums les plus vendus chaque trimestre sont des nouveautés.
Le levier magique pour grimper dans les charts
Pourquoi s'acharner sur le téléchargement ? Parce que le client qui achète est un client qui s'engage. Selon Jaime Marconette, vice-président chez Luminate, les consommateurs américains qui privilégient leur propre bibliothèque numérique sont 44 % plus enclins à accorder de l'importance à l'opinion de l'artiste. Ce sont eux qui sont au rendez-vous le jour J pour écouter et acheter les nouveautés.
C'est là que la mathématique des classements entre en jeu. Les téléchargements ont un impact disproportionné sur les charts du Billboard, qui déterminent la visibilité et la rémunération. Pour Luminate, le téléchargement d'un album compte pour une unité de vente complète. En face, pour obtenir cette même unité via le streaming, il faut cumuler 1 000 écoutes premium ou 2 500 écoutes financées par la publicité.
Le calcul est vite fait : convaincre un fan d'acheter l'album est infiniment plus efficace pour propulser un artiste au sommet des charts que d'espérer des milliers d'écoutes en streaming. Les "superfans", cible privilégiée de Taylor Swift, n'hésitent d'ailleurs pas à acheter plusieurs versions d'un même album, combinant soutien financier et zèle de collectionneur.
Une manne financière en déclin, mais stratégique
Il faut toutefois garder les pieds sur terre : malgré l'enthousiasme de ces ultra-fans, le marché du téléchargement continue de se réduire comme peau de chagrin. La RIAA (Recording Industry Association of America) note que les revenus des singles téléchargés aux États-Unis ont baissé de 0,3 % au premier semestre 2025, tandis que les téléchargements d'albums ont chuté de 14 %.
Au total, le téléchargement (sonneries incluses) a généré 139 millions de dollars sur cette période. Une goutte d'eau face aux 4,7 milliards de dollars du streaming, mais une goutte d'eau qui, bien utilisée, peut faire déborder les classements
iOS 26 et Garmin Connect : une nouvelle architecture pour une intégration en profondeur
Grâce à l’application du DMA, l’intégration d’une montre Garmin dans l’écosystème iOS est en train de s’améliorer significativement. Si iOS 26.2 avait déjà posé les premières pierres, iOS 26.3 devrait amplifier le mouvement.
C'est visiblement la mise à jour 5.21.2 de Garmin Connect qui change la donne. Elle succède d'ailleurs à une version précédente assez chaotique, qui avait privé de connexion des millions de montres aux iPhone de leurs propriétaires. Avec le recul, il y avait peut-être un lien… Quoi qu’il en soit, cette nouvelle mouture permet enfin de modifier le « protocole » de synchronisation entre les deux appareils.
iOS 26.3 : grâce au DMA, les montres Garmin se prennent pour des Apple Watch
Bonne nouvelle, ce changement d'architecture ne se limite pas aux modèles les plus récents. Le constructeur a déployé cette nouveauté sur une large partie de son catalogue : les inévitables Forerunner sont de la partie, tout comme les gammes Epix et Fénix.
Au premier lancement de Garmin Connect post-mise à jour, un nouveau panneau fait son apparition pour réclamer le jumelage, alors même que la montre était déjà appairée depuis de nombreux mois au terminal.
Une présence « native » dans les réglages
Suite à ce nouvel ajout, l'apparence de la montre dans les réglages Bluetooth d’iOS a considérablement évolué, donnant l’impression d’une intégration quasi native au système.
Le contraste est d'ailleurs saisissant — pour ne pas dire ironique — avec l'Apple Watch. Le même menu pour la tocante d'Apple paraît bien vide en comparaison, se limitant à une phrase laconique incitant l'utilisateur à se rendre dans l'application dédiée pour la moindre personnalisation..
Un pied d'égalité pour les tâches de fond
Concrètement, à travers ce nouveau processus d'appairage, Apple a modifié en profondeur la gestion du Bluetooth et des transferts de données en arrière-plan. L'objectif est clair : remettre les accessoires tiers sur un pied d'égalité avec les produits de la Pomme, une exigence directe du régulateur européen.
Grâce à cette nouvelle architecture, la synchronisation des données montantes (de la montre vers l'iPhone) se fait désormais de manière totalement transparente pour l’utilisateur. Cela concerne les informations essentielles comme le nombre de pas, l'analyse du sommeil, la fréquence cardiaque ou encore les activités terminées. Fini le besoin d'ouvrir l'application pour forcer la remontée des données.
Encore quelques frictions
Tout n'est pas encore parfait pour autant. Il est à noter que pour le moment, la synchronisation dans l’autre sens (descendante) s'appuie toujours sur l'ancienne méthode d'actualisation en arrière-plan (Background App Refresh). C'est le cas pour les données poussées de l'iPhone vers la montre, comme les mises à jour météo, les résultats sportifs ou les événements du calendrier. De même, le mécanisme d’appairage Wi-Fi reste inchangé à ce stade. La prochaine étape concernera une meilleure gestion des notifications, un chantier sur lequel Apple travaille activement avec la bêta d'iOS 26.3.
Apple arrête de signer iOS 26.2 : le retour en arrière est bloqué
La fenêtre de tir est désormais fermée. Si vous avez installé iOS 26.2.1, il n'est plus possible de revenir en arrière.
Comme le veut l'usage une semaine environ après la diffusion d'une mise à jour, Apple a cessé de signer la version précédente de son système d'exploitation mobile, à savoir iOS 26.2.
Comme prévu, Apple sort les mises à jour 26.2.1 pour gérer les AirTags 2
Concrètement, cela signifie que les serveurs d'Apple ne valideront plus l'installation de cette mouture. Si vous rencontrez des soucis avec iOS 26.2.1 — qui a été mis en ligne la semaine dernière pour apporter la prise en charge des nouveaux AirTags 2 —, vous ne pourrez plus utiliser le Finder (sur macOS) ou l'application Appareils Apple (sur Windows) pour restaurer votre iPhone vers le firmware antérieur.
Cette politique de fermeture rapide est systématique du côté de Cupertino. Elle vise à maintenir le parc d'appareils sur la version la plus récente possible du système, garantissant ainsi que les utilisateurs disposent des derniers correctifs de sécurité et fonctionnels.
Apple arrête bien les mises à jour d'iOS 18 sur les iPhone compatibles avec iOS 26