Marine Le Pen fait un (petit) changement de pied à son procès, ce que ça cache

© THOMAS SAMSON / AFP

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Un immense site au cœur des suspicions. Le gouvernement du Premier ministre britannique Keir Starmer doit rendre d'ici au 20 janvier sa décision quant à l'approbation, ou non, de la construction d'une nouvelle "méga-ambassade" chinoise dans l'est de Londres (Royaume-Uni). Longtemps repoussé, ce projet devrait être, d'après la presse britannique, validé dans les prochains jours par le travailliste, avant son voyage en Chine d'ici à la fin du mois. Sur place, il rencontrera le président chinois Xi Jinping, avec qui il a déjà évoqué par le passé ce dossier stratégique. Mais cette construction, en réalité la rénovation du site accueillant autrefois la Monnaie royale britannique, inquiète une grande partie du monde politique outre-Manche. En cause ? La crainte d'un espionnage exacerbé de la part des services secrets chinois.
Depuis l'annonce de la volonté de Pékin de construire cette nouvelle ambassade, de nombreuses voix s'élèvent contre le projet. La Chine avait déjà tenté, lorsque les conservateurs étaient au pouvoir au 10 Downing Street, de faire approuver l'autorisation pour lancer les travaux. Mais elle s'était heurtée au refus des pouvoirs locaux, dans un contexte d'importantes tensions entre Pékin et Londres. L'arrivée de Keir Starmer comme Premier ministre a rebattu les cartes, ce dernier optant pour une approche plus conciliante vis-à-vis du géant asiatique, qui a redéposé une seconde demande pour faire approuver la construction de l'édifice.
Ce bâtiment inquiète de longue date l'opposition conservatrice. Dominic Cummings, l'ex-principal conseiller de l'ancien Premier ministre Boris Johnson, avait assuré par le passé avoir été prévenu par les services secrets britanniques que la Chine "tentait de construire un centre d'espionnage sous l'ambassade". Des doutes ravivés par la publication, lundi 12 janvier, des plans expurgés des salles souterraines que Pékin prévoit de construire, révélés par le Daily Telegraph. Au total, plus de 200 pièces en sous-sol doivent être aménagées dans ce complexe de plus de 20 000 mètres carrés. Mais un élément attire tout particulièrement l'attention : la présence d'une "chambre secrète", située sur le côté ouest du bâtiment.
Le problème ? Cette pièce mystérieuse, dont l'usage n'a pas été précisé par les autorités chinoises, se situe à proximité de câbles de fibre optiques enfouis sous la chaussée de la rue attenante. Or, ce réseau permet la transmission de données financières sensibles vers le quartier d'affaires de la City, situé à deux pas. Surtout, les plans prévoient de casser le mur extérieur de cette "chambre secrète". De quoi rapprocher ce sous-sol du passage de ces câbles, qui servent aussi pour la transmission de messages envoyés par messagerie électronique. Pékin cherche-t-il à capter des données grâce au positionnement de cette salle ? "Cette même pièce secrète est équipée de systèmes d'extraction d'air chaud, ce qui laisse supposer l'installation d'équipements générant de la chaleur, tels que des ordinateurs de pointe utilisés pour l'espionnage", ajoute The Daily Telegraph dans son article.
Aucune preuve d'une telle intention n'a pour le moment été apportée. Mais le fait que les conditions soient réunies pour mettre en place un tel système de surveillance de la part de Pékin interpelle nombre d'élus. La députée conservatrice Alicia Kearns estime ainsi auprès du quotidien britannique qu'une autorisation permettant le début du chantier constituerait "une rampe de lancement pour une guerre économique au cœur même du système nerveux central de nos infrastructures nationales critiques". Dans le camp travailliste, certains parlementaires, comme la présidente de la commission parlementaire du développement international, Sarah Champion, redoutent un scénario similaire. "Tous les briefings de sécurité que j’ai reçus désignent la Chine comme un État hostile au Royaume-Uni", a-t-elle réagi, auprès du Guardian. "Je suis absolument convaincue que ce projet de méga-ambassade ne devrait pas être autorisé".
Aux États-Unis, la Chambre des représentants avait également indiqué en février 2025 ne pas voir d'un bon œil la construction de cette nouvelle ambassade. Celle-ci, pour le comité Chine de l'institution, "suscite d’importantes inquiétudes en matière de sécurité : des interférences et de la surveillance aux risques pour les infrastructures sensibles comme les services financiers de Londres". "Les écoutes téléphoniques illégales sont une pratique ancienne, aussi bien à l'est qu'à l'ouest", note, toujours auprès du Daily Telegraph, le professeur Alan Woodward, en poste à l'université de Surrey. "Quiconque en était capable l'a fait. Le renseignement économique est au cœur de la mission des services de renseignement étrangers. Si j’étais à leur place, avoir ces câbles à ma porte serait une énorme tentation."
Le gouvernement assure, lui, que l'ensemble des informations liées au projet sont actuellement analysées avant une validation définitive de sa mise en œuvre. "La sécurité nationale est notre priorité absolue et des experts gouvernementaux en matière de sécurité ont été impliqués tout au long du processus jusqu'à présent", a répondu un porte-parole du 10 Downing Street au Daily Telegraph. Les services secrets se veulent également rassurants à propos de cette "méga-ambassade". "Le MI5 possède plus d’un siècle d’expérience dans la gestion des risques pour la sécurité nationale découlant de la présence d’ambassades étrangères sur le sol britannique", a exposé le directeur du renseignement britannique, Ken McCallum, cité dans un autre article du Guardian.
Signe de la sensibilité de la question, la date de la décision a été reportée de début décembre à janvier pour étudier de façon plus précise les tenants et aboutissants de la création de cette nouvelle ambassade. Un choix qui n'a pas plu à Pékin. "Les retards répétés du Royaume-Uni dans l'octroi de son approbation sont totalement injustifiés et les raisons invoquées sont inacceptables", a tempêté Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, interrogé par l'agence AP au moment de cette annonce. Si Keir Starmer affiche son ambition d'améliorer les relations du Royaume-Uni avec la Chine, le Premier ministre travailliste avait aussi suscité l'ire du pays asiatique il y a quelques semaines. Le travailliste avait qualifié Pékin de "réelle menace pour la sécurité nationale", après une alerte du MI-5 cet automne sur plusieurs tentatives d'espionnage chinoises envers les parlementaires britanniques.

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La capture de Nicolas Maduro par les agents anti-drogue de la DEA a sidéré le monde. Le gouvernement américain soutient que l'intervention est légale, en se fondant sur un acte d'accusation formel déposé devant les tribunaux américains. On peut en douter. Mais ne nous trompons pas de débat. Le départ de Maduro est une bonne nouvelle. Il y a une forme d’hypocrisie à invoquer le droit international comme une garantie d’immunité et donc d’impunité.
Successeur médiocre de Hugo Chavez, Maduro a présidé au destin de son pays treize ans durant lesquels le pays a perdu 70 % de son PIB. Il a détruit son industrie pétrolière, appauvri et affamé sa population. Plus de 8 millions de personnes ont quitté le pays, soit un quart des habitants. Il s'agit aujourd'hui de l’un des plus grands exodes de notre époque compromettant la stabilité de toute la région.
Formé par le totalitarisme cubain, allié de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah, Maduro a imposé la terreur et l’arbitraire ; embastillant, torturant, tuant ses opposants ou les forçant à l’exil, truquant les élections. Il faut rappeler enfin que le Venezuela présente des formes avancées de narcoétatisation. Des secteurs des forces armées et de la police gèrent le trafic de drogue en provenance de Colombie, le pouvoir politique garantit l’impunité, l’économie illicite devient plus rentable que l’économie officielle. C’est l’un des principaux nœuds logistiques du trafic mondial de cocaïne. Toute la Caraïbe en subit les conséquences. Les Antilles françaises sont ainsi submergées par la drogue et la violence.
La capture de Maduro a également illustré le "corollaire Trump" de la doctrine Monroe (1823), évoqué dans la nouvelle Stratégie de sécurité nationale. Elle vise à légitimer l’exclusivité américaine sur tout le continent qui commencerait au Groenland et se terminerait à la Terre de Feu. De la rhétorique, nous sommes passés aux actes, avec pour but un effet clairement dissuasif sur les dirigeants de la région qui pourraient tenter de renforcer leurs liens avec Pékin et Moscou. Couper l’accès au pétrole vénézuélien à Cuba doit permettre aussi d’asphyxier le régime de La Havane en attendant sa chute éventuelle. Ce qui représenterait un gain politique interne incontestable pour Donald Trump et Marco Rubio.
Superviser un processus de transition démocratique est une chose ; coloniser le pays sous ce prétexte en est une autre. Trump est resté dans l’ambiguïté et il donne le sentiment d’agir sans principes, comme un prédateur, avec un seul objectif, mettre la main sur le pétrole vénézuélien.
Depuis son élection en 2024, le Venezuela a un président légitime, Edmundo Gonzalez et une dirigeante morale, la courageuse Maria Corina Machado, Prix Nobel de la paix. Il leur appartient de mener la transition démocratique. Elle impose le dialogue avec tous, mais miser sur une quelconque forme de "chavisme réformateur" apparaît très risqué. La nouvelle présidente Delcy Rodriguez est un pilier du régime totalitaire et corrompu.
C’est aussi le moment pour la communauté internationale d’agir, et cela devrait l’être avant tout pour l’Europe et notamment pour la France et l’Espagne, si liées par leur histoire au Venezuela. Elles comptent paradoxalement avec des gauches – de Jean-Luc Mélenchon à Pablo Iglesias – complices de la dictature criminelle. En ce sens, leur défense fervente du modèle chaviste ou castriste – la tyrannie sous le soleil au rythme de la salsa – n’est pas surprenante, mais elle porte à son comble la honte de tout esprit démocratique.
Lorsqu’on ne réagit pas à temps, alors il ne suffit pas d’invoquer un "droit international" angélique et peu crédible car inefficace. Il faut une grande dose de naïveté ou de cynisme pour croire que les démocraties peuvent tenir tête aux tyrans sans recours à la force. L’Europe doit exiger, en s’appuyant notamment sur les résolutions de l’Organisation des Etats américains, la mise en œuvre d’une transition démocratique, la libération de tous les détenus politiques, le retour des exilés, la levée des sanctions qui pèsent sur les responsables de l’opposition et la tenue d’élections libres.
Aucune des incertitudes évoquées ne saurait toutefois nous empêcher de célébrer avec la plus grande joie la chute d'un tyran qui a fait honte au monde. Mais tout reste à écrire et seul le peuple vénézuélien, souverain, peut tenir la plume.
* Manuel Valls, ex-Premier ministre de François Hollande, ex-ministre des Outre-mer sous Emmanuel Macron

© Kate Copeland
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Sophie Turner et Kit Harrington ont joué deux des principaux protagonistes de l’une des séries les plus suivies du XXIème siècle. Pendant de nombreuses années, ils ont incarné Sansa Stark et Jon Snow dans le phénomène Game of Thrones. Ils ne sont plus apparus ensemble à l’écran depuis l’arrêt de la série en 2019. Mais cela va bientôt changer.
Sophie Turner et Kit Harrington s’apprêtent à revenir ensemble dans un long-métrage intitulé The Dreadful. Il s’agit cette fois d’un film d’époque horrifique. Il prend place au XVème siècle et se concentre sur Anne, une femme vivant en marge de la société médiévale anglaise avec sa belle-mère, Morwen. Son quotidien est bouleversé lorsqu’un homme de son passé revient de la guerre. Avec ce retour s’accompagne l’arrivée d’une malédiction se présentant sous la forme d’un chevalier.
Entertainment Weekly a partagé les trois premières photos de The Dreadful. Elles mettent en scène les deux acteurs de Game of Thrones dans deux paysages différents. Ils apparaissent d’abord entourés de végétation, puis sur une plage. S’ils semblent tous les deux heureux sur la dernière photo, le personnage incarné par Sophie Turner apparaît triste alors que celui joué par Kit Harrington semble beaucoup plus à son aise sur les deux premiers clichés.
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The Dreadful est le nouveau long-métrage de la scénariste et réalisatrice Natasha Kermani. Adepte des films horrifiques, elle a déjà signé Lucky et Abraham's Boys : A Dracula Story. Elle s’est également occupée du segment TKNOGD du film à sketches V/H/S/85.
L’histoire de The Dreadful se déroule sur fond de guerre des Deux-Roses. C’est-à-dire le conflit ayant eu lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d'York pour le contrôle de la monarchie au XVème siècle. Ce conflit a justement servi d’inspiration à George R.R. Martin pour Le Trône de fer, la saga littéraire dont Game of Thrones est l’adaptation.
Aux États-Unis, The Dreadful sortira le 20 février prochain. Mais en France, la date de sortie du long-métrage n’a pas encore été annoncée. Nous ne savons pas non plus s’il sortira dans les salles de cinéma ou directement sur une plateforme de streaming.

Lire Ethan Hawke regrette sa déclaration sur l’un des « meilleurs films jamais faits » sur www.cineserie.com
Depuis le début de sa carrière d’acteur dans les années 80, Ethan Hawke est devenu l’un des acteurs fétiches de Richard Linklater. Ensemble, les deux hommes ont travaillé sur neuf longs-métrages. Le dernier en date, Blue Moon, n’est pas encore sorti en France mais fait déjà beaucoup parler de lui pour la performance de l’acteur américain dans le rôle du parolier Lorenz Hart.
Alors que l’on attend encore de pouvoir découvrir cette performance, Ethan Hawke et Richard Linklater concoctent déjà un dixième film commun. Il y a quelques jours, le premier a fait une déclaration très prometteuse sur ce nouveau long-métrage. Il s’est montré très confiant sur le fait qu’il serait « parmi les meilleurs films jamais faits ». Mais avec un petit peu de recul, il regrette aujourd’hui ses dires.
Dans le contexte de la promotion de Blue Moon, Ethan Hawke s’est longuement entretenu avec The Hollywood Reporter. Il a évoqué son prochain projet avec Richard Linklater. Et il a avoué regretter ses récents propos sur la qualité de ce futur long-métrage :
Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça. Je m’en veux. Le problème quand vous faites autant d’interviews est que vous finissez par perdre la tête. C’est comme quelqu’un qui est resté trop longtemps à une soirée. Vous parlez trop.
Ethan Hawke is still confident in his next movie with Richard Linklater, but regrets hyping it up as “among the greatest films ever made”: “I don’t know why I said that. I’m mad at myself. The problem with doing so many interviews is eventually you lose your mind. It’s like a guy…
— The Hollywood Reporter (@THR) January 13, 2026
D’après lui, à chaque fois qu’il collabore avec Richard Linklater, il pense que cela aboutira à un grand film. Mais il demeure « très confiant » sur leur prochain long-métrage. Et lui et le cinéaste se sentent « vraiment prêts » à s’attaquer à ce qui sera, d’après ses mots, « le plus grand défi de nos vies ».
Ethan Hawke n’a pas donné de nouveau détail concernant l’histoire de ce long-métrage. Pour le moment, on sait simplement qu’il s’agira d’un film d’époque que l’acteur et le cinéaste veulent faire depuis plusieurs décennies.
Toujours lors de son interview avec The Hollywood Reporter, Ethan Hawke a aussi réitéré le fait que ce long-métrage devrait se tourner dans les mois à venir : « Je pense que ce sera cette année ». Il y a quelques jours, il a indiqué que le film devrait être dévoilé autour de l’été 2027.

Lire Cet acteur de Marty Supreme veut jouer le méchant dans le prochain James Bond sur www.cineserie.com
Une fois qu’il aura fini de s’occuper de la post-production de Dune 3, Denis Villeneuve va devoir relancer la franchise James Bond. Le réalisateur québécois a été choisi pour réaliser le vingt-sixième opus de la célèbre franchise. Il aura donc la charge d’ouvrir une nouvelle ère puisqu’il dirigera le premier long-métrage de la saga depuis qu’Amazon MGM Studios en a pris les rênes en février 2025.
L’une des questions majeures que va devoir régler Denis Villeneuve sera celle de la succession de Daniel Craig. Pour rappel, le cinéaste souhaite attendre d’avoir terminé son travail sur Dune 3 avant de se pencher sur la recherche d’un nouveau James Bond, même s’il aurait un profil en tête. Mais il va aussi devoir trouver l’acteur pour jouer le principal ennemi de l’espion dans ce nouveau film. Et un candidat s’est déjà mis en avant pour ce rôle.
Kevin O’Leary incarne Milton Rockwell dans Marty Supreme, pour ce qui est sa première apparition dans un long-métrage. Au cours d’une interview visible sur la chaîne YouTube du média On The Red Carpet, il a été interrogé sur le prochain rôle qu’il aimerait décrocher s’il poursuivait sa carrière de comédien. Et il n’y est pas allé par quatre chemins. Il a très clairement annoncé son envie de prêter ses traits à l’antagoniste principal du prochain film James Bond :
La prochaine chose que je dois faire est jouer le méchant dans le prochain James Bond.
Kevin O’Leary a même poursuivi en critiquant les précédents interprètes des antagonistes de la franchise, et en assurant qu’il allait faire mieux : « Je ne suis pas satisfait des méchants de James Bond. Ils ne sont simplement pas assez méchants. Je vais régler ce problème ».
La déclaration de Kevin O’Leary aura le mérite de faire parler. De là à lui permettre de décrocher le rôle qu’il convoite tant, rien n’est moins sûr. En tout cas, on ne connaîtra sans doute pas le nom de l’acteur choisi pour jouer l’antagoniste du long-métrage avant plusieurs mois.
Le vingt-sixième James Bond doit être tourné en 2027. Et il ne sortira au cinéma qu’en 2028. De son côté, Kevin O’Leary sera donc visible dans Marty Supreme bien avant cela. Si le film est déjà sorti en Amérique du Nord, il arrivera dans les salles françaises le 18 février prochain.


© Olivier Laban-Mattei/MYOP pour « LE MONDE »

© Dessin de @Tropiwhat, Porto Rico, paru dans The New York Times Magazine

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