Les États-Unis renforcent leur coopération avec le Nigeria contre le groupe État islamique
Une deuxième fusillade mortelle perpétrée par des agents fédéraux à Minneapolis a replacé la politique d'immigration du président Donald Trump sous le feu des critiques, suscitant la colère des démocrates et l'embarras des républicains. Des agents de la police de l'immigration (Immigration and Customs Enforcement ou ICE) ont tué deux citoyens américains dans la ville ce mois-ci, dont l'infirmier Alex Pretti samedi, lors d'affrontements avec des manifestants indignés par la vague de répression menée par l'administration Trump.
Première conséquence, le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a déclaré que son parti voterait contre le projet de loi de financement incluant des fonds pour le département de la Sécurité intérieure, qui supervise l'ICE, l'agence fédérale de l'immigration. Le Congrès a jusqu'au 30 janvier pour voter les crédits du gouvernement, sous peine de paralysie partielle de celui-ci. Dans une déclaration publiée dimanche, Chuck Schumer a affirmé que les républicains devraient "se joindre aux démocrates pour réformer en profondeur l'ICE et le CBP afin de protéger le public", faisant référence aux services des douanes et de la protection des frontières des États-Unis.
Les démocrates modérés, qui ont rompu avec leur parti lors du blocage du gouvernement l'an dernier et qui ont été les plus prudents pour ne pas apparaître comme hostiles aux forces de l'ordre, se sont joints à cet appel. "Il ne s'agit clairement pas d'assurer la sécurité des Américains, mais de brutaliser les citoyens américains et les immigrants respectueux des lois", a déclaré la sénatrice du Nevada, Catherine Cortez Masto, dans un communiqué concernant l'opération de l'ICE.
L’administration Trump a lancé à Minneapolis sa plus importante opération anti-immigration à ce jour, provoquant de nombreuses manifestations ces dernières semaines, de violentes altercations avec les agents fédéraux, et deux morts par balle : Renee Good le 7 janvier et Alex Pretti ce week-end.
Donald Trump n'a montré aucun signe de recul. Dans un message publié dimanche sur Truth Social, il a affirmé que cette opération était essentielle à sa victoire présidentielle de 2024 et au contrôle du Congrès par les républicains. "Tragiquement, deux citoyens américains ont perdu la vie à cause du chaos engendré par les démocrates", a ajouté le président, rejetant la faute sur ses rivaux.
Bien que les républicains aient jusqu'ici majoritairement soutenu la politique de répression du président Trump, la fusillade de samedi, qui a coûté la vie à un citoyen américain légalement armé, soulève des risques politiques pour un parti qui se considère comme le défenseur du port d'armes. Le lobby des armes à feu a déjà exprimé son inquiétude face aux efforts de l'administration Trump qui reproche à Alex Pretti d'avoir apporté une arme à une manifestation, alors qu'il en avait légalement le droit. "Chaque citoyen pacifique du Minnesota a le droit de posséder et de porter des armes, y compris lors de manifestations", a déclaré l'association des propriétaires d'armes du Minnesota dans un communiqué.
Un récent sondage Reuters indique que les électeurs démocrates ne soutiennent pas les opérations anti-immigration de Donald Trump, et une part importante des partisans républicains (39 %) est sceptique. "Le reste du pays doit savoir que ce qui se passe ici pourrait se produire partout", a déclaré Eric Gray, un manifestant de 50 ans résidant à Minneapolis. "Je pense que le Minnesota est en train de devenir le point de départ, ou le test décisif."
Des vidéos virales montrant des affrontements entre des agents fédéraux de l'immigration lourdement armés et masqués, en tenue tactique, et des civils ont semé le malaise parmi les élus républicains, dont beaucoup sont déjà confrontés à la colère des électeurs face à la hausse des prix avant les élections de mi-mandat de novembre.
L'an dernier, les républicains ont approuvé un important apport de fonds à l'ICE, mais après les deux décès par balle survenus au Minnesota, certains exigent des explications de la part de l'administration Trump. Le sénateur de Louisiane, Bill Cassidy, a affirmé que la fusillade de Minneapolis était "extrêmement troublante" et que "la crédibilité de l'ICE est en jeu". La sénatrice d'Alaska, Lisa Murkowski, a déclaré de son côté que le décès survenu samedi devrait soulever de "sérieuses question" quant à la qualité de la formation des agents chargés de l'application des lois sur l'immigration, tandis que le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis, a déclaré que tout membre de l'administration qui se précipite pour porter un jugement ou qui tente d'étouffer une enquête rend "un très mauvais service à la nation et à l'héritage du président Trump".
À la Chambre des représentants, la commission de la sécurité intérieure a demandé aux responsables de l'ICE de témoigner de leurs opérations. "Il est absolument essentiel que le peuple américain et le Congrès comprennent mieux comment l'application des lois sur l'immigration est gérée", a déclaré l'élu républicain de Washington Michael Baumgartner, saluant cette demande. Le gouverneur républicain de l'Oklahoma, Kevin Stitt, a fait écho à ces inquiétudes, déclarant dimanche à CNN que les Américains voyaient leurs concitoyens se faire tirer dessus à la télévision et que "les tactiques fédérales et la responsabilité" étaient devenues une préoccupation croissante pour les électeurs.
Les démocrates ont exploité l'opération de l'ICE à Minneapolis pour accuser l'administration Trump d'abus de pouvoir – une accusation qui pourrait trouver un écho auprès des électeurs lors des prochaines élections. L'ancien président Barack Obama et l'ancienne Première dame Michelle Obama ont publié dimanche un communiqué dans lequel ils affirment que de nombreuses valeurs fondamentales de l'Amérique sont menacées. "Il faut que cela cesse", ont-ils déclaré.
"L’ICE de Trump est hors de contrôle et représente une grave menace pour la sécurité intérieure. Les sénateurs démocrates ont raison de tout faire pour tenter de la maîtriser", a déclaré Tre Easton, stratège politique démocrate au Searchlight Institute, qui conseille les candidats démocrates. "Ils devraient dire les choses clairement au sujet de l’ICE. Pas seulement des slogans creux."
Depuis des semaines, Donald Trump et son administration utilisent le renforcement des mesures de répression fédérale anti-immigration au Minnesota pour établir un contraste politique avec le gouverneur démocrate de l'État Tim Walz. Tim Walz et les forces de l'ordre locales rejettent la version du président Trump, affirmant qu'ils collaboreront avec le gouvernement fédéral pour appréhender les délinquants violents, mais que l'opération menée par l'administration ne fait qu'attiser le chaos. "Il faut que quelqu'un réponde de ses actes", concernant les meurtres commis au Minnesota, a déclaré Tim Walz lors d'une conférence de presse dimanche. "Monsieur le président Trump, vous pouvez mettre fin à cela aujourd'hui. Reprenez le contrôle de la situation", a-t-il ajouté.

© REUTERS/Tim Evans
En cette matinée glaciale de janvier, près de la ligne de front, trois soldats ukrainiens de la 47e brigade mécanisée "Magura" attendent avec inquiétude leur évacuation. Deux d’entre eux viennent d'être grièvement blessés par une attaque de drones ; ils ne sont plus capables de marcher. Soudain, leur sauveteur émerge du brouillard : un robot terrestre, sorte de plateforme montée sur roues et contrôlée à distance par un opérateur grâce à une caméra embarquée. "Il n'était pas possible de venir avec un tank ou une voiture, retrace l’un des infortunés, nom de code "Chuck", dans une vidéo publiée après coup par sa brigade. Les Russes l’auraient immédiatement détecté et il y avait des mines partout... Seul ce robot en était capable."
Cette exfiltration de haute voltige n’était pas la première du genre réalisée sur le terrain de guerre ukrainien. En novembre, un autre robot, baptisé "Maul", avait déjà réussi l’exploit de se frayer un chemin entre les mines et les drones russes pour ramener un soldat ukrainien blessé, pris au piège derrière les lignes ennemies et obligé de se cacher pendant un mois. En Ukraine, son histoire a fait sensation. "Jusqu'à 30 % des missions de robots terrestres consistent à évacuer des soldats blessés sous le feu ennemi", explique, à Kiev, Yuriy Poritskiy, le PDG de l’entreprise de systèmes robotiques DevDroid. Résultat, début janvier, sa société a annoncé la production en série de ce système doté d’un habitacle blindé, en forme de cercueil, pour protéger son occupant.
Après les drones aériens et maritimes, le secteur des robots terrestres devient primordial dans la guerre en Ukraine. "La filière se développe très rapidement", confirme Igor, de l’entreprise ukrainienne Lidform, qui intervient dans la fabrication de plusieurs machines de ce type et prévoit d’augmenter ses effectifs pour accroître la production. 15 000 unités robotisées ont été fournies à l'armée ukrainienne en 2025, un chiffre qui devrait monter à 20 000 cette année. Parmi les modèles les plus utilisés, le "Zmiy", un système sans pilote lourdement blindé se déplaçant à environ 10 km/h. "Aujourd’hui, ils sont très majoritairement utilisés pour la logistique", glisse une source militaire. Leur avantage : se rendre dans les endroits les plus dangereux sans risquer de perdre des hommes.
"Contrairement aux véhicules classiques, ces robots n’ont pas besoin d’embarquer un équipage, abonde Mark Cancian, ancien colonel de l'armée américaine, désormais analyste au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington. Il s'agit d'un atout considérable pour ravitailler en vivres et en munitions des positions avancées qui se trouvent sous la menace des tirs adverses." A l'automne, ceux-ci ont fait leurs preuves de manière spectaculaire à Pokrovsk, le "verrou du Donbass", en permettant d'approvisionner les défenseurs ukrainiens malgré l’encerclement progressif de la ville par les troupes russes.
Autre point fort de ces robots sur le front : leur taille modeste. "Les véhicules militaires traditionnels ont une signature infrarouge plus importante, génèrent plus de bruit, et sont plus faciles à repérer visuellement, pointe Jacob Parakilas, responsable de recherche en défense à RAND Europe. Or, la discrétion est devenue essentielle à la survie." A environ 10 000 dollars pièce, ils ne coûtent en outre qu’une fraction du prix des blindés traditionnels. Et contrairement aux drones aériens, parfois eux aussi utilisés pour ravitailler les secteurs les plus à risque, ils disposent de vastes capacités d’emport — jusqu’à une demi-tonne pour le "Zmiy".
Dans cette nouvelle guerre des robots, le potentiel de ces machines va bien au-delà des seules questions logistiques. Une version modifiée du "Zmiy" peut ainsi servir au déminage mais, bien plus impressionnant, de véritables robots de combat se développent sur le front : le Zmiy Droid 12.7, mis au point par les sociétés Rovertech et DevDroid, est par exemple muni d’une mitrailleuse de gros calibre, capable de désigner des cibles grâce à l'IA. Un autre modèle est même doté d’un lance-grenades. "Ces robots prennent en charge les missions de tir les plus dangereuses : neutraliser l’ennemi, assurer la couverture et dissuader les attaques, liste Yuriy Poritskiy. Cela permet aux troupes d’opérer plus efficacement et avec moins de pertes."
Ces engins tueurs se sont d’ores et déjà distingués lors de plusieurs opérations. En décembre, les Ukrainiens ont revendiqué la destruction d’un blindé russe dans la région de Donetsk grâce à l’un d’eux, une première dans l’Histoire. "Les robots terrestres marquent le début d'une nouvelle ère dans la guerre", s’était alors félicité le ministre de la Transformation numérique, Mykhailo Fedorov, qui vient de prendre la tête du ministère de la Défense. Plus au nord, dans la région de Kharkiv, la troisième brigade d’assaut ukrainienne avait annoncé le même mois qu’un de ses robots était parvenu à tenir sa position face aux assauts russes pendant 45 jours. Le tout, sans perdre un seul homme.
Pour une armée ukrainienne en mal de nouvelles recrues, à l’approche du quatrième anniversaire de la guerre, ces robots offrent une bouffée d’air frais. Peuvent-ils suffire à combler le manque d'hommes ? "A moins que ces systèmes n’acquièrent une autonomie radicale, il y aura toujours besoin de soldats, avec leur adaptabilité et leur intuition, nuance Jacob Parakilas, de RAND Europe. Nous sommes encore loin du niveau nécessaire pour tenir le terrain sans intervention humaine." "Lorsque l’on observe l’histoire militaire, on se rend compte que les nouvelles technologies remplacent rarement les anciennes, résume Ulrike Franke, chercheuse au European Council on Foreign Relations. A contrario, elles ont souvent tendance à s’additionner à tout ce qui existe déjà."
Les Ukrainiens ne sont toutefois pas les seuls à utiliser ces technologies. Moscou aussi a développé ses propres engins, comme le Kurier, une plateforme chenillée de 140 centimètres utilisée soit pour la logistique, soit dans un rôle offensif. "Les Russes n’en sont qu’à leur début et les premiers retours concernant leurs systèmes ne sont pas très bons, jauge Igor, de l’entreprise Lidform. Mais ils gardent un grand potentiel, nous devons poursuivre nos efforts pour garder notre avance dans ce domaine." La recherche avance vite de l'autre côté de la frontière. Selon les Ukrainiens, les Russes ont ainsi commencé à tester des robots terrestres dotés de roquettes thermobariques, des bombes dévastatrices et particulièrement efficaces contre les structures fortifiées. En Ukraine, la guerre des machines ne fait que commencer.

© DevDroid
"C’est du jamais vu", commente l’agroéconomiste Jean-Paul Simier. En cinq ans, le prix de la viande a augmenté de 30 % dans l’ensemble de l’Union européenne. Une flambée alimentée par la diminution des cheptels et du nombre d’éleveurs, la moindre demande pour les protéines animales et la multiplication des maladies touchant les troupeaux. A ce rythme, manger un steak deviendra bientôt un luxe inaccessible.
En France, les consommateurs paient déjà un prix 30 % plus élevé que la moyenne de l'UE selon Eurostat, qui tient compte des différences de revenus d’un pays à l’autre. Cet écart tient d’abord à notre spécificité : en France, on consomme historiquement de la viande de bœuf issue de l’arrière de l’animal, comme la bavette ou le faux-filet. Des pièces de qualité, plus chères. Les marges des intermédiaires contribuent aussi à gonfler l’addition, alimentant la colère des agriculteurs sur fond d’accord Mercosur. Leur crainte ? Que la viande sud-américaine importée se concentre sur le haut de gamme, produisant les mêmes dégâts que le bœuf néo-zélandais.
Comme la France, l’Allemagne voit elle aussi son cheptel diminuer dangereusement. Et ses ménages paient leur viande plus cher que dans l’ensemble de l’Union. Cependant, à revenus comparables, l’addition y est un peu moins salée. Une conséquence de "l’effet charcuterie", viande bon marché largement consommée outre-rhin. Les végans, eux, se réjouissent. Selon une enquête récente menée dans plusieurs supermarchés, le prix des protéines animales dépasse désormais celui de leurs alternatives végétales.

N’appartenant pas à l’Union européenne, la Suisse a su protéger son marché de la viande de la concurrence étrangère. Elle rémunère très correctement ses éleveurs et possède des années d’avance en matière de bien-être animal. Mais ce modèle haut de gamme, qui repose sur de petites exploitations, a un coût : les Suisses paient leur viande plus de deux fois plus cher que la moyenne de l'UE. L’écart est même si important avec les pays voisins qu’il entraîne une flambée des importations illégales en provenance… de France.
Comme plusieurs pays d'Europe de l'est, la Pologne affiche des prix de la viande défiant toute concurrence : - 20 % environ par rapport à la moyenne européenne. Une différence qui s’explique notamment par la qualité moindre des produits sur le marché : vaches laitières au lieu des races à viande, partie avant (moins noble) de l’animal… Profitant de normes moins exigeantes, les éleveurs de poulets polonais concentrent plus d’animaux d'élevage au mètre carré, dénonçait récemment The Guardian. Ce qui explique leur percée dans les pays voisins.
En augmentant le revenu des éleveurs sans assommer les consommateurs, la hausse récente des prix de la viande a plutôt profité à l’Irlande. Selon les experts, ce pays, qui ne manque pas de bétail, est même dans une position idéale pour tirer parti de la diminution des cheptels dans le reste de la zone. Seule ombre au tableau : l’accord Mercosur. Même si les importations sud-américaines s’annoncent limitées (1,5 % du marché de l'UE pour le bœuf), elles pourraient à terme réduire l’attrait pour les produits irlandais haut de gamme.
Les touristes français de passage à Athènes pour une visite de l’Acropole peuvent encore y trouver des plats à bas prix. Mais le pays subit comme les autres l’inflation sur la viande rouge. La Grèce importe 80 % du bœuf qu’elle consomme, principalement depuis la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. Avec un prix en hausse ininterrompue (il pourrait bientôt atteindre 20 euros par kilo), nombre de ménages s’inquiètent. Certains limiteraient déjà leurs achats de steaks à deux par mois, affirme un sondage récent.

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Victor reprend les commandes de son empire et sanctionne ses enfants. Découvrez les temps forts du 9399e épisode des Feux de l'amour diffusé à 10h55 le mardi 27 janvier 2026 sur TF1.


Attention, les paragraphes qui suivent contiennent des spoilers sur l'épisode de Plus belle la vie, encore plus belle diffusé mardi après-midi sur TF1 ! Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit !
Mardi 27 janvier dans Plus belle la vie, encore plus belle
Article original publié sur AlloCiné
Se déroulant pendant la Prohibition aux États-Unis et la Grande Dépression, 1923 suivra une nouvelle génération de Dutton qui lutte contre une sécheresse historique et le vol de bétail.
1923 est un préquel de Yellowstone, créé par Taylor Sheridan avec Harrison Ford, Helen …
Article original publié sur AlloCiné
Lancée le 12 janvier dernier, la série Le Diplôme touche à sa fin sur TF1 ! Après quatre premiers épisodes intenses, la fiction s'achève avec les chapitres consacrés à Hussein (Ahmad Kontar) et à Sam (Bernard Campan). Entre rires et larmes, cette ultime soirée devrait vous toucher en plein co…
Article original publié sur AlloCiné

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