Laurent Romejko et Marine Vignes assuraient la présentation d'un nouveau numéro de Météo à la carte sur France 3 ce lundi 26 janvier 2026. Prochainement, le magazine va connaître une suppression…
Noémie (Eunice Van Hocke) montre son véritable visage et Patrick (Jérôme Bertin) craint le pire pour sa famille dans Plus belle la vie, encore plus belle sur TF1.
Le gouvernement limite le recours au compte personnel de formation pour financer le permis B aux seuls demandeurs d’emploi et supprime l’aide de 500 euros aux apprentis.
Apolline de Malherbe recevait Raphaël Glucksmann dans Face-à-Face ce lundi 26 janvier 2026 sur BFMTV. Lors de cette interview, les téléspectateurs ont appris que l'homme politique avait pris une décision radicale dans son quotidien. Toutelatele vous révèle de quoi il s'agit.
En septembre 2025, Isabelle Nanty a été impliquée dans un accident de la route très grave alors qu'elle était en plein tournage de la nouvelle série qu'elle prépare pour TF1. Mardi 27 janvier 2026, la comédienne a fait sa réapparition publique afin de raconter tout ce qu'il s'est passé d…
Attention, cet article contient des spoilers sur les prochains épisodes de Demain nous appartient. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit !
Un couple emblématique serait-il sur le point de traverser une tempête dans Demain nous appartient ?
François Ruffin était l'invité de Gilles Bouleau dans le JT de 20 heures de TF1 ce lundi 26 janvier 2026. Lors de cette interview, le député de la Somme a fait chuter les audiences.
Basée sur l’autobiographie de l’homme au centre de l’intrigue, Le Loup de Wall Street raconte l’ascension puis la chute de Jordan Belfort. Il retrace le parcours de cet homme qui commence sa carrière dans la finance en tant que courtier en bourse avant de gravir les échelons jusqu’à devenir richissime. Obsédé par l’argent et les excès, il nourrit sa cupidité grâce à des pratiques frauduleuses et avec l’aide de ses associés qui le suivent dans sa débauche.
Sorti en 2013, Le Loup de Wall Street a provoqué un gros choc à sa sortie. Car les nombreux spectateurs qui n’avaient pas entendu parler de Jordan Belfort avant ce long-métrage ont pu découvrir l’histoire folle de cet escroc de la finance ayant employé une méthode illégale et très peu scrupuleuse pour financer son rythme de vie dément. Treize ans plus tard, nous apprenons que cette histoire va de nouveau être portée à l’écran.
… une série documentaire reviendra sur l’histoire de Jordan Belfort
Variety révèle que la vie de Jordan Belfort va cette fois faire l’objet d’une série documentaire. Titrée Le Véritable Loup de Wall Street, elle promet d’être plus fidèle à la réalité que le film sorti en 2013. Elle ambitionne de dévoiler l’histoire vraie de Jordan Belfort et de ses courtiers à Stratton Oakmont, qui est « encore plus sombre et tournée vers la débauche que ce qui était précédemment connu ».
Jordan Belfort Docuseries 'The Real Wolf of Wall Street' Set at Paramount+ (EXCLUSIVE) https://t.co/ckohNU9iwB
La série documentaire contiendra des interviews exclusives avec des personnes ayant côtoyé Jordan Belfort mais qui ne se sont encore jamais exprimées sur lui. Elle proposera également de nouvelles images sur la vie de l’ancien courtier. Et pas moins de 15 000 documents gouvernementaux qui n’ont pas encore été dévoilés. Le Véritable Loup de Wall Street montrera comment Jordan Belfort est devenu le visage de l’excès dans les années 90 avant que son activité frauduleuse ne s’écroule.
Sortie cette année sur Paramount+
Pour le moment, Jordan Belfort n’est pas impliqué dans ce projet. Le Véritable Loup de Wall Street aura trois épisodes, dont la durée n’a pas filtré. La série est actuellement en production, et elle sortira plus tard cette année sur Paramount+. Mais Variety ne donne pas encore sa date de sortie précise.
En mars prochain, Ryan Gosling retourne dans l'espace. L'acteur sera à l'affiche Projet dernière chance, nouveau film du duo Phil Lord et Christopher Miller - réalisateurs de Lego et scénaristes de Spider-Man: Across the Spider-Verse.
Hospitalisée pendant quatre mois à la suite d’un grave accident de la route qui aurait pu lui coûter la vie, Isabelle Nanty est désormais sortie d’affaire et se remet doucement de cet événement traumatisant.
"Je n’imagine pas la suite"
Invitée de l’émission de RTL Face à Fogiel, la comédienne…
Ce lundi 26 janvier 2026, Vincent a connu un échec dans Tout le monde veut prendre sa place sur France 2. La fin approche-t-elle pour le champion du jeu ?
C'est définitif, le Spider-Man 4 de Sam Raimi, projet longtemps fantasmé par les fans, n'existera pas. Mais le réalisateur a continué d'avancer. Alors qu'il s'apprête à sortir son nouveau long métrage, Send Help avec Rachel McAdams et Dylan O'Brien, il révèle que l'un de ses anciens films va c…
C’est LE film d’action de ce début d’année sur Netflix. Incarné par Ben Affleck et Matt Damon, The Rip est un thriller d’action mettant en scène un groupe de policiers à Miami. Leur découverte d’un butin de 20 millions de dollars fait d’eux la cible des trafiquants qui souhaitent prot…
Alors que The Handmaid’s Tale vient à peine de se terminer à l’issue de sa 6ᵉ saison, une suite à la série notée 4,4 sur 5 a d’ores et déjà été annoncée par l’équipe créative : baptisée The Testaments, elle se déroulera 15 ans après les évènements de la série originale et sera adaptée elle…
Star-Lord fait une erreur monumentale dans Avengers : Infinity War
Sorti en 2018, Avengers : Infinity War nous présente enfin véritablement Thanos, qui n’était apparu que très brièvement dans le Marvel Cinematic Universe jusqu’ici. Le Titan Fou passe à l’action pour collecter les Pierres d’Infinité afin de tuer la moitié des êtres de l’univers. Face à lui, les Avengers doivent se rassembler s’ils veulent avoir une chance de l’empêcher de mettre son plan à exécution.
Infinity War rassemble un nombre impressionnant de super-héros. Parmi eux, Iron Man, Spider-Man et le Docteur Strange font la connaissance des Gardiens de la Galaxie lorsqu’ils arrivent sur Titan, la planète de Thanos. Ils échafaudent un plan afin de voler à ce dernier le Gantelet d’Infinité. Mais alors que leur plan est sur le point de fonctionner, Star-Lord perd ses nerfs lorsqu’il comprend que Thanos a sacrifié Gamora et fait tout échouer.
Des fans en ont voulu à Chris Pratt pour l’erreur de son personnage !
Huit ans après la sortie du troisième film Avengers, Chris Pratt a livré une anecdote amusante sur cette scène. L’acteur est l’interprète de Star-Lord dans le MCU. Or, dans une vidéo dans laquelle il revient sur les rôles marquants de sa carrière, il révèle qu’après la sortie d’Infinity War, il était régulièrement approché par des fans du MCU qui lui demandaient : « Pourquoi tu as fait ça mec ? »
Face à cette question, l’acteur répondait « Je n’ai rien fait du tout ! ». Et dans la vidéo dans laquelle il évoque cette anecdote, il souligne le fait que Infinity War et Endgame« auraient duré 30 minutes » si Star-Lord n’avait pas fait cette erreur. Effectivement, avec sa gaffe, le personnage joué par Chris Pratt permet à Thanos de poursuivre son plan. Et les Avengers doivent donc continuer à lutter pour se dresser sur son chemin.
Quand pourra-t-on revoir Star Lord ?
Star-Lord n’est plus apparu à l’écran depuis Les Gardiens de la Galaxie 3, sorti en 2023. Il y a peu, Chris Pratt a indiqué avoir une idée « put*** de super » pour la façon dont son personnage pourrait revenir. Mais on n’en sait pas plus pour le moment. Le mystère reste entier concernant le film dans lequel il fera son retour.
Neuf ans après leur première apparition à l’écran, Judy Hopps et Nick Wilde ont fait leur retour dans Zootopie 2 lorsque cette suite a été dévoilée le 26 novembre dernier. Alors que leur chef les force à prendre part à un programme de thérapie réservé aux coéquipiers dont la relation bat de l’aile, les deux policiers se retrouvent bientôt engagés sur la piste d’un mystérieux serpent récemment arrivé en ville.
Alors qu’il est toujours projeté dans les salles, Zootopie 2 a déjà fait encore plus fort que son prédécesseur. Il a battu plusieurs records, dont celui du film d’animation classés PG ayant atteint le plus rapidement le milliard de dollars de recettes. Selon le site spécialisé Box Office Mojo, il a maintenant récolté plus de 1,744 milliards de dollars dans le monde. Ses réalisateurs, Jared Bush et Byron Howard, ont donc livré un film qui plait énormément au public. Mais à l’origine, ils voulaient lui donner un début différent.
Une mystérieuse figure qui s’échappe d’un bateau avec un container
Entertainment Weekly révèle que la scène d’introduction de Zootopie 2 n’aurait pas dû être celle visible dans la version finale du long-métrage. La séquence choisie à l’origine débute au cours d’une nuit brumeuse sur un énorme bateaudirigé par des rongeurs et naviguant en mer. L’un d’eux reçoit un SMS lui demandant « Est-ce que tout est là ? ». Il ouvre ensuite une mallette dans laquelle se trouvent de plus petits rongeurs nageant dans de l’argent liquide, qui lui informent qu’ils ont compté l’argent deux fois.
A deleted scene from the special bonus features reveals how 'Zootopia 2' was originally going to begin. https://t.co/avWJ8I8PLL
Suite à cela, les rongeurs commencent à faire la fête pour célébrer leur nouvelle fortune. Mais sans qu’ils s’en aperçoivent, une mystérieuse figure habillée en noir fait basculer dans l’eau l’un des containers du bateau. Une fois arrivé sur la terre ferme, il ouvre le container, dans lequel on découvre un serpent. Les deux partent ensemble, sans doute vers le gala du Zooténial.
La scène sera visible dans la version physique et digitale
Pour Entertainment Weekly, Jared Bush explique que les rongeurs du bateau sont en fait un groupe de trafiquants payés pour apporter quelque chose en ville. Et leur cargaison est donc le serpent. Mais selon le réalisateur, cette séquence « ne collait pas dans la structure générale du film ». Il affirme toutefois que lui et Byron Howard ont pris beaucoup de plaisir à la développer, et sont impatients de pouvoir la proposer aux fans.
Cette séquence ainsi que d’autres scènes coupées seront visibles dans la version physique ainsi que la version digitale de Zootopie 2. Les fans pourront donc les découvrir lorsque le long-métrage sera rendu disponible en DVD et Blu-ray ainsi que sur la plateforme Disney+. En revanche, sa date de sortie française dans ces formats n’a pas encore été communiquée.
Le porte-avions USS Abraham Lincoln s'est récemment positionné dans le Golfe persique, à proximité de l'Iran. Cette présence américaine fait suite à l'annonce du président Donald Trump qui prévoit de déployer une "armada" navale vers Téhéran.
À l'occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, mardi 27 janvier, les eurodéputés observent une minute de silence.
Volodymyr Zelensky face à un choix crucial. Le président ukrainien acceptera-t-il de céder le Donbass à la Russie ? Le Financial Times rapporte ce mardi 27 janvier que Washington exercerait actuellement une forte pression sur Kiev pour contraindre l'Ukraine à laisser à Moscou le contrôle des deux oblats de Donetsk et de Louhansk. Les forces du Kremlin sont déjà présentes sur 90 % de ces deux territoires aujourd'hui. Vladimir Poutine avance régulièrement le fait de posséder leur totalité comme un des éléments sur lesquels il ne reculera pas dans le cadre de négociations de paix avec les Ukrainiens. L'administration Trump ne cherche d'ailleurs pas particulièrement à dissuader le président russe d'une telle ambition.
La position américaine saluée par le Kremlin
En tout cas, le pouvoir ukrainien risque d'être forcé de faire évoluer sa position sur ce point. Certes, Volodymyr Zelensky a toujours fait du respect de la souveraineté de son pays une ligne rouge dans les négociations pour mettre fin à la guerre. Mais désormais, il a aussi inexorablement besoin du soutien américain à long terme. Dimanche, le dirigeant a affirmé qu'un accord sur des garanties de sécurité conclues avec les États-Unis était "prêt à 100 %" à être paraphé par les deux pays. Mais, d'après le FT, Donald Trump conditionne la signature de ce texte à un traité de paix entre l'Ukraine et la Russie, qui comprendrait la cession du Donbass. Huit sources différentes ont confirmé ce rapport de force au prestigieux journal britannique.
L'information est rapidement arrivée jusqu'au Kremlin. "Le retrait du Donbass est la voie vers la paix pour l'Ukraine", a réagi l'envoyé spécial de Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, sur le réseau social X, ce mardi. Ce nouvel épisode intervient après une nouvelle session de négociations entre les deux puissances belligérantes et des responsables américains à Abou Dhabi (Émirats arabes unis), ce week-end. Une réunion qui s'est tenue dans "un esprit constructif", selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Lundi, Volodymyr Zelensky a par ailleurs indiqué que "des préparatifs" étaient en cours pour de nouveaux échanges tripartites cette semaine.
Des armes en plus pour Kiev si le Donbass est cédé ?
Le Financial Times souligne qu'un autre point a été avancé auprès de Kiev par Washington dans les pourparlers des dernières semaines. Selon deux personnes proches du dossier, les États-Unis seraient prêts, en cas d'accord de paix comprenant la cession du Donbass, à fournir à l'Ukraine davantage d'armes une fois la guerre terminée. L'offre présentée par l'administration Trump prévoit par ailleurs une "riposte militaire coordonnée en cas d'attaque prolongée" de l'Ukraine après la signature d'un traité de paix, souligne le quotidien économique. Mais, rappelle la même source, Washington s'impatiente de plus en plus face à la lenteur des négociations, alors que Donald Trump avait promis de régler la guerre ukrainienne "en 24 heures" à son retour à la Maison-Blanche.
En marge d'une rencontre outre-Atlantique entre le milliardaire républicain et le président ukrainien organisée en décembre, plusieurs responsables américains avaient déjà mis une certaine pression sur Kiev, arguant que la proposition formulée par Washington "ne restera[it] pas indéfiniment sur la table". Pour aller vite, Donald Trump est-il donc prêt à accéder à l'une des exigences territoriales les plus importantes pour Moscou, quitte à mettre le couteau sous la gorge à son partenaire ukrainien ? "C'est totalement faux : le seul rôle des États-Unis dans le processus de paix est de réunir les deux parties pour parvenir à un accord", a balayé d'un revers de main Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, toujours auprès du FT.
D’après des informations de l’Observatoire des multinationales révélées par le « 20 heures » de France 2, le groupe spécialisé dans les services numériques agit par l’intermédiaire de sa filiale Capgemini Government Solutions (CGS).
Le père de Gaëtan, serveur et rescapé de l'incendie du bar au Crans-Montana estime que les propriétaires du bar auraient dû faire appel à une entreprise spécialisée pour recoller les dalles de mousse, actuellement au cœur de l'enquête, au lieu de demander à des employés.
Contacté par BFMTV, le salarié accusé par les propriétaires du Constellation d'avoir fermé une porte, piégeant ainsi certains clients, nie en bloc. S'il donne une version différente à BFMTV et aux enquêteurs, il assure toujours n'avoir jamais verrouillé la porte.
Le président états-unien Donald Trump a déclaré qu’il s’emparerait du Groenland "d’une manière ou d’une autre", et que s’il ne le faisait pas, "la Russie ou la Chine le feraient". Or, selon des experts et de hauts responsables, cette crainte est infondée. "Zebigbos" souhaite en réalité s’emparer des ressources de cette île. Problème : le prétexte invoqué – la sécurité nationale – ne passe pas auprès de ses concitoyens ni auprès des Etats membres de l’Otan, car les Etats-Unis peuvent pleinement garantir leur propre sécurité et celle du Groenland sans posséder l’île. Espérons que la perspective des élections de mi-mandat prévues en novembre tempérera les ardeurs expansionnistes du président. (S’emparer du Groenland, mais à quel prix ?, L’Express du 15 janvier.)
Déficit : la France creuse encore…
Jacques Canier, Colombes (Hauts-de-Seine)
Je souhaite apporter mon soutien à vos excellents chroniqueurs, et notamment au professeur Denys de Béchillon et à Nicolas Bouzou, qui dénoncent de la persistance du déni de responsabilité collective à propos de la funeste "boule de neige" des déficits publics et de notre endettement subséquent. Dérives ardemment entretenues par divers partis politiques ou syndicats, mais aussi une partie de la presse, avec un résultat très clair : en France, si on touche le fond, on creuse encore... (En 2027, le président sera impopulaire ou ne sera pas, par Nicolas Bouzou, L’Express du 15 janvier.)
Bravoà Gérald Bronner pour sa fine perception de la relation si particulière qu'entretient l'éleveur avec ses bêtes. Pour rédiger mon essai Allo Paris ? Ici La Terre, j’ai moi-même rencontré une éleveuse qui nomme ses vaches "mes collègues". Heureusement que certains "Parisiens" comme vous tentent de faire comprendre ces nuances.(Les éleveurs ont-ils vraiment de l’affection pour leurs vaches ?, L’Express du 24 décembre.)
Le "pari de l'Europe" va contribuer à nous éclairer, nous humbles citoyens et lecteurs. Je me suis précipitée sur ce nouveau numéro, riche d'articles, de points de vue, d'explications... Ces éclairages politiques, scientifiques et diplomatiques nous aident à comprendre l'Europe d'aujourd’hui. Pourquoi les politiques publiques de nos voisins fonctionnent-elles mieux que chez nous ? Vos analyses nous invitent à nous interroger, à réfléchir, à comparer et peut-être à changer nos points de vue. Oui, nos visions diffèrent, mais, sans compromis et sans réforme, le reste du monde ne nous attendra pas. Votre initiative est inspirante, responsable, utile, judicieuse. Bravo !
Fidèle abonnée à votre magazine, je constate avec plaisir que, malgré le changement de présentation, vos articles restent sérieux, documentés et fiables. J'encourage tous les membres de votre hebdomadaire à continuer dans cette voie, la seule qui permette de lutter contre la désinformation.
… une mise en page réussie…
René Hurstel, Rossfeld (Bas-Rhin)
Permettez-moi de vous remercier pour la nouvelle présentation de L’Express, aussi agréable à lire qu’enrichissante sur le plan intellectuel.
… mais un modèle institutionnel à revoir
René Andron, Marseille (Bouches-du-Rhône)
L'orientation annoncée de la ligne éditoriale de L'Express vers l'Europe est certes louable, mais bien insuffisante. En effet, pour que l'Europe existe dans le nouvel ordre mondial, il aurait fallu qu'elle soit d'ores et déjà beaucoup plus intégrée, avec un modèle institutionnel de type confédéral, et une gouvernance supra nationale, disposant des pouvoirs nécessaires pour déployer les plans et stratégies utiles pour conserver son rang, son rôle et sa sécurité. Nous en sommes loin.
Fin décembre, une tribune publiée dans un grand journal du soir a suscité quelques remous chez les économistes. L’auteur en question, Gabriel Zucman, fait pourtant figure de grand "loser" de l’année écoulée : en dépit d’une opération de communication sans précédent, l’ancien élève de Thomas Piketty n’a pas réussi à convaincre nos députés d’adopter sa proposition de taxe antiriches : celle-ci est restée lettre morte, et tant mieux pour l’économie française, comme nous avons eu l’occasion de le montrer.
Qu’importe : l’auteur de l’essai Les milliardaires ne paient pas d’impôts sur le revenu et nous allons y mettre fin (Seuil, 2025) est vite remonté sur son cheval, pour batailler contre une "idée à la mode", une "antienne", un "refrain", selon ses mots, qui consisterait à peindre en noir une Europe à la remorque des Etats-Unis.
On a trop dit, ici dans les colonnes de L’Express, notre foi dans les forces de ce continent européen pour ne pas risquer de se faire taxer de décliniste par le premier idéologue venu quand il s’agit de lever le voile sur la réalité européenne. Car c’est bien de cela dont il s’agit.
Dans l’ère de post-vérité dans laquelle nous vivons, la comparaison trompeuse entre l’économie européenne et celle des Etats-Unis à laquelle se livre Gabriel Zucman ne serait pas grave si elle n’introduisait pas un grand méchant doute. Or c’est précisément son objectif : mettre en pièces les soubassements du rapport Draghi, le fameux document de l’ancien patron de la Banque centrale européenne, qui pose avec clarté les raisons du décrochage européen à l’œuvre et les solutions pour en sortir.
Les contre-vérités de Gabriel Zucman
Hostile aux solutions présentées, Zucman estime qu’il est plus habile d’attaquer le diagnostic, en évoquant le mythe d’une "sclérose européenne, face à un supposé eldorado américain". Gare à la FAKE NEWS ! Et c’est précisément pour démonter ce mensonge - car c’en est un - que nous donnons dans L’Express la parole à un des meilleurs experts : Antoine Levy, qui enseigne à l’université de Berkeley. Avant lui, plusieurs économistes ont commencé à mettre en pièces la démonstration du directeur de l’Observatoire européen de la fiscalité, parmi lesquels François Bourguignon, Philippe Aghion ou Xavier Jaravel.
Cette fois-ci, Antoine Levy va plus loin, en démasquant les contre-vérités de Gabriel Zucman. Mais celui qui passe pour "la rock star de l’économie" préfère vivre dans ses mirages. A l’inverse d’un André Gide, dont le voyage en URSS au milieu des années 1930 dessilla les yeux face à la réalité soviétique. "Le mensonge, fût-ce celui du silence, peut paraître opportun, et opportune la persévérance dans le mensonge, mais il fait à l'ennemi trop beau jeu, et la vérité, fût-elle douloureuse, ne peut blesser que pour guérir", écrit-il. (Retour de l'URSS, Payot).
Chez Gide, il y avait une part d’anticonformisme, impossible à trouver dans l’alignement idéologique de nos nouveaux propagandistes.