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Reçu aujourd’hui — 9 février 2026 7.4 📜 Résumé - Infos

Iran : les mollahs étendent la répression aux réformateurs sur fond de tension avec les États-Unis

9 février 2026 à 16:08

Les forces de sécurité iraniennes ont lancé ce lundi 9 février une campagne d’arrestations visant des figures du mouvement réformateur, rapporte l’agence de presse AP. Cette opération marque un nouvel élargissement de la répression. Elle intervient après l’écrasement sanguinaire de manifestations nationales en janvier, qui ont fait au moins 7 000 de morts (jusqu’à 20 000 selon le rapporteur spécial de l’ONU) et conduit à l’arrestation de plus de 50 000 personnes.

La militante et lauréate du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, qui est elle déjà incarcérée mais ne fait pas partie du mouvement réformateur, a aussi reçu une nouvelle condamnation de plus de sept ans de prison, selon AP. Cette décision illustre la volonté des autorités de réduire au silence toute voix critique à l’encontre de la répression sanglante menée par la théocratie iranienne, alors que l’Iran se prépare à de nouvelles discussions nucléaires avec les États-Unis dans un climat tendu : Donald Trump a répété récemment qu’il pourrait lancer une nouvelle attaque contre l’Iran si aucun accord n’était trouvé.

Les réformateurs dans le viseur du pouvoir

Au moins quatre membres du mouvement réformateur ont été arrêtés par le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), selon ses responsables. A commencer par Azar Mansouri, la Dirigeante du Front des réformateurs iraniens qui regroupe plusieurs courants politiques et a joué un rôle clé dans l’élection du président Masoud Pezeshkian, toujours en poste malgré son influence limitée face au guide suprême. Selon le journal Al Jazeera, Javad Emam, porte-parole du Front des réformateurs, a également été arrêté à son domicile, ainsi que Mohsen Aminzadeh, ancien diplomate ayant servi sous le président réformateur Mohammad Khatami. Ebrahim Asgharzadeh aussi : il s’était fait connaître en dirigeant les étudiants ayant pris d’assaut l’ambassade américaine à Téhéran en 1979, à l’origine de la crise des otages de 444 jours.

Selon l’agence officielle du régime IRNA, le parquet de Téhéran a confirmé l’arrestation de quatre personnes. Les autorités les accusent d’avoir "organisé et dirigé des activités visant à perturber la situation politique et sociale du pays dans un contexte de menaces militaires de la part des États-Unis et du régime sioniste". Selon des médias locaux, ils sont accusés d’avoir travaillé "au bénéfice" des États‑Unis et d’Israël en coordonnant notamment la propagande ennemie. Plusieurs autres dirigeants réformistes ont été convoqués.

En sous-texte, ces arrestation seraient liées à une déclaration publiée en janvier. Dans ce texte, certains des réformateurs appelaient publiquement le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, âgé de 86 ans, à démissionner, et proposaient la mise en place d’un conseil de transition. Ce n’était néanmoins pas le cas de la dirigeante du mouvement Azar Mansouri, selon le journal britannique The Guardian. Pour l’analyste de l’International Crisis Group Ali Vaez, qui s’exprime auprès de AP, "après avoir réduit les rues au silence par une cruauté exemplaire, le régime a déplacé son attention vers l’intérieur, fixant désormais son regard sur son opposition loyale".

Négociations nucléaires sous pression militaire

Sur le plan international, l’Iran et les États-Unis ont tenu de nouveaux pourparlers nucléaires la semaine dernière à Oman. Mais ce dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré, lors d’un sommet à Téhéran, que l’Iran maintiendrait sa capacité à enrichir de l’uranium. C’est cette position qui reste un point majeur de désaccord avec le président américain Donald Trump, qui a fait bombarder en juin trois sites nucléaires iraniens, durant la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël.

Ces derniers jours, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient en déployant le porte-avions USS Abraham Lincoln, ainsi que des navires et des avions de combat. Une démonstration de force qui vise à augmenter la pression sur l’Iran et à disposer des capacités militaires nécessaires en cas de décision de frappe. Parallèlement, l’Iran a averti lundi qu’il procéderait à des tirs de "roquettes" de lundi à mardi au-dessus de la province de Semnan, où se situe le port spatial Imam Khomeini.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou doit se rendre à Washington ce 9 février pour convaincre les États-Unis d’inclure dans les négociations avec l’Iran l’arrêt de l’enrichissement d’uranium, la fin du programme de missiles et la cessation du soutien iranien à ses alliés régionaux.

© via REUTERS

Pourparlers avec les États-Unis: le guide suprême Ali Khamenei appelle les Iraniens à faire preuve de "résilience" face aux pressions étrangères

9 février 2026 à 15:48
Alors que la répression contre la population perdure et sur fond de tensions avec les États-Unis, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a appelé ce lundi 9 février les Iraniens à faire preuve de "résilience" à l'occasion de l'anniversaire de la Révolution islamique

En Haïti, une transition politique sous l’œil de Washington

9 février 2026 à 15:26
Deux ans après son installation sous la pression des partenaires internationaux d’Haïti, le Conseil présidentiel de transition a remis le pouvoir au premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Soutenu par les Etats-Unis, le dirigeant de 54 ans s’est engagé à lutter contre les groupes criminels et à organiser des « élections inclusives », prévues en août – les premières depuis 2016.

© Odelyn Joseph / AP

Iran, la révolte massacrée. Avec Julie Dungelhoeff, Bahar Makooi et Ershad Alajani

9 février 2026 à 14:26
Nous recevons l’équipe du film "Iran, la révolte massacrée". Un documentaire exceptionnel de France 24, qui revient sur le récent soulèvement populaire en Iran et sur l’implacable répression, à huis clos, qui s’en est suivie. Attention, des extraits de notre reportage diffusés dans cette émission sont susceptibles de heurter la sensibilité du public.

Une "ville autonome" sur la Lune : la nouvelle priorité folle d'Elon Musk pour SpaceX

9 février 2026 à 13:27

Un brusque changement de stratégie. Dans un mémo communiqué la semaine dernière aux investisseurs de SpaceX, Elon Musk a annoncé revoir le plan d'attaque de son entreprise spatiale dans les prochaines années. Le milliardaire américain a en tête un nouveau projet massif : la création d'une "ville autonome" sur la Lune d'ici à 2036. Un objectif qui tranche avec les prises de position de l'entrepreneur jusqu'à cette annonce. Ces dernières années, Elon Musk avait en effet mis l'accent sur la nécessité selon lui de mener une opération sur Mars, où aucun humain ne s'est encore rendu. Il y a un an, le patron qualifiait encore de "distraction" le fait d'aller sur la Lune, astre que l'homme n'a plus visité depuis 1972 et le programme Apollo.

Centres de données spatiaux

L'an dernier, Elon Musk mentionnait encore son ambition de mettre en œuvre une mission vers la planète rouge d'ici à la fin de l'année 2026. Sa vision a-t-elle soudainement changé ? L'intéressé assure que ses nouvelles velléités lunaires ne mettent pas en péril l'ambition d'aller sur Mars. Mais, dans son esprit, la construction d'une ville sur le satellite terrestre tient désormais presque d'un besoin existentiel pour l'avenir de l'espèce humaine. "La priorité absolue est d'assurer l'avenir de la civilisation, et la Lune est plus rapide", a-t-il développé ce dimanche 8 février, dans un message sur X, après la révélation de ce mémo deux jours plus tôt dans le Wall Street Journal. Dans ce message, Elon Musk assume vouloir concentrer les efforts de SpaceX sur ce projet dans les prochaines années. Une source au fait du dossier a déclaré au quotidien économique new-yorkais qu'un alunissage d'un vaisseau sans équipage était espéré pour le mois de mars 2027.

Ce bousculement du calendrier intervient au moment où Elon Musk vient d'acter la fusion de SpaceX avec son entreprise d'intelligence artificielle xAI. L'entité résultante de cette absorption constitue un véritable mastodonte d'environ 1 275 milliards de dollars. L'enjeu de cette manœuvre ? Faciliter, grâce au savoir-faire des deux sociétés, la création de data centers dans l'espace afin de se donner les moyens de futures expéditions spatiales. La "ville autonome" créée sur la Lune pourrait ainsi faire aussi office de plateforme de départ pour des destinations célestes bien plus lointaines. "Les capacités que nous libérons en concrétisant les centres de données spatiaux permettront de financer et de mettre en place des bases autonomes sur la Lune, une civilisation entière sur Mars et, à terme, une expansion vers l'Univers", indique Elon Musk à ses investisseurs.

Donald Trump veut des astronautes américains sur la Lune

Pourra-t-il compter sur la Nasa, l'agence spatiale américaine, pour l'appuyer dans ce projet ? Difficile de répondre avec certitude pour le moment. Sur le plan politique, Elon Musk s'est en tout cas plus ou moins rabiboché avec Donald Trump. Une importante brouille les avait éloignés l'un de l'autre à la fin du printemps, le chef d'entreprise assurant notamment que le président américain "figur[ait]" dans les dossiers liés à l'affaire Epstein. Après une médiation du vice-président américain J.D. Vance, la hache de guerre semble dorénavant enterrée entre les deux hommes. Or, en matière spatiale, leurs intérêts pourraient à présent être liés : depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump n'a cessé de répéter son envie d'envoyer de nouveaux astronautes américains sur la Lune.

Une volonté qu'il affiche depuis son premier mandat. "Cette fois, il ne s’agira pas seulement de planter notre drapeau et de laisser notre empreinte", avait-il assuré en 2017. "Nous établirons une base pour une mission vers Mars." Pour le dirigeant américain, il s'agit là d'un enjeu de taille d'un point de vue géopolitique. Dans sa rivalité avec la Chine, il craint que Pékin n'envoie avant Washington ses taïkonautes sur la Lune. Si une telle mission chinoise advenait alors qu'il est au pouvoir, l'image symbolique d'une Amérique dépassée par son principal concurrent mondial constituerait un point noir de sa présidence. Un scénario à éviter absolument pour le camp républicain.

Concurrence avec Blue Origin de Jeff Bezos

Si les relations sont de nouveau au beau fixe entre Elon Musk et Donald Trump, la Nasa n'en met pas moins une importante pression sur SpaceX ces derniers mois. L'agence, qui a signé des milliards de dollars de contrat avec l'entreprise, n'est pas satisfaite des nombreux retards pris sur son développement du vaisseau Starship. L'appareil doit permettre à des astronautes de se poser sur la Lune dans le cadre du programme Artémis. Mais il a connu nombre de problèmes techniques durant sa conception et ses essais. L'alunissage de l'engin habité était pourtant initialement prévu en 2025. En octobre, l'administration républicaine a donc annoncé sa volonté d'ouvrir un nouvel appel d'offres pour concurrencer le projet de SpaceX.

À ce stade, une seule entreprise semble en mesure de rivaliser avec le groupe d'Elon Musk : Blue Origin, créée par le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos. En janvier, la société a confirmé qu'elle suspendait ses programmes touristiques dans l'espace pour se concentrer sur le développement d'un vaisseau capable de pouvoir se poser sur la surface lunaire. Pas de quoi inquiéter Elon Musk, qui promet ne pas compter uniquement sur l'agence spatiale américaine pour assurer la pérennité de son entreprise spatiale. "J'adore la NASA, mais elle ne représentera qu'environ 5 % des revenus de SpaceX cette année", a répondu à un internaute l'homme d'affaires dans un message sur X. "La grande majorité des revenus de SpaceX provient du système commercial Starlink." Il y a quelques jours, l'agence Reuters rapportait que l'activité de la filiale représentait 50 à 80 % du chiffre d'affaires de SpaceX.

© REUTERS

"C’est une vitrine incroyable, mais..." : David Mora sans filtre sur l'étiquette Scènes de Ménages

9 février 2026 à 14:35

Il y a un peu plus de 15 ans, David Mora a fait son entrée dans Scènes de Ménages pour donner vie au personnage de Fabien, l’époux d’Emma (Anne-Élisabeth Blateau). Très vite, le comédien s’est imposé comme l’une des figures phares du programme court de M6.

"Quand j’ai commencé, je n’ima…

Article original publié sur AlloCiné

On connaît le prochain projet d’Austin Butler, c’est un biopic sur une figure majeure du sport !

9 février 2026 à 12:50

En 2015, le Britannique Stephen Frears retraçait le parcours hors du commun de Lance Armstrong, de son ascension marquée par ses sept victoires consécutives au Tour de France entre 1999 et 2005 à la folle enquête qui a conduit à sa chute pour dopage en 2012, dans le biopic The Program où il ét…

Article original publié sur AlloCiné

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