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Reçu aujourd’hui — 5 mars 2026 7.4 📜 Résumé - Infos

Guerre au Moyen-Orient: quatre salves d'explosions entendues à Doha (Qatar)

5 mars 2026 à 10:46
Encore de nouvelles explosions entendues à Doha, une colonne de fumée vue au-dessus de la ville Les journalistes de BFMTV sur place ont entendu de nouvelles explosions au-dessus de la capitale qatarienne, à Doha. Au moins trois salves ont été identifiées par BFMTV. Elles surviennent une heure après de premières détonations autour de la ville. Des traînées blanches ont été vues dans le ciel au moment des explosions, puis une colonne de fumée s'est formée au-dessus de Doha.

Le « made in UE », antidote à la désindustrialisation

5 mars 2026 à 10:45
Avec le projet de loi sur l’accélération industrielle, l’Union européenne veut faire de la politique industrielle un instrument de politique commerciale. Mais conditionner l’accès à son marché et surveiller les investissements étrangers supposent une capacité de contrôle, de sanction et de cohérence que Bruxelles n’a pas toujours démontrée.

© NICOLAS TUCAT/AFP

Des nouvelles explosions entendue à Doha (Qatar)

5 mars 2026 à 10:13
Des explosions ont retenti au-dessus de la capitale qatarienne Doha et de la capitale de Bahreïn Manama, ont rapporté des journalistes de l'AFP sur place. Les pays du Golfe sont visés depuis samedi par des attaques de drones et de missiles iraniens, en représailles aux frappes lancées par les États-Unis et Israël contre l'Iran.

Les Kurdes d’Iran, possibles acteurs d’un front intérieur pour affaiblir le régime de Téhéran

5 mars 2026 à 10:11
Alors que les frappes américano-israéliennes se poursuivent, les regards se tournent vers les factions kurdes d’Iran. Réunies au sein d’une coalition inédite, elles pourraient tenter de profiter de l’affaiblissement du régime. Mais l’histoire des Kurdes, jalonnée d’alliances fragiles et d’abandons, nourrit autant d’espoirs que de prudence.

© SAFIN HAMID/AFP

Japon: troisième échec du lancement d'une fusée par une start-up

Par : AFP
5 mars 2026 à 09:40
La start-up japonaise Space One, qui ambitionne de devenir la première entreprise privée du pays à placer un satellite en orbite, a subi un troisième échec jeudi après avoir dû interrompre le lancement de sa fusée spatiale quelques secondes après le décollage. Les images télévisées ont montré la fusée Kairos décollant du site de lancement de l'entreprise, dans la région côtière de Wakayama, dans l'ouest du Japon, à 11H10 locales (02H10 GMT). Mais peu après, la fusée haute de 18 mètres a semblé retomber en tournoyant, sous les yeux déçus des spectateurs présents aux abords de la zone de décollage.

Guerre en Iran : l'offensive menée par Donald Trump est-elle légale ?

5 mars 2026 à 10:31

IL est neuf heures, heure locale, samedi, lorsque les Etats-Unis et Israël attaquent conjointement l'Iran. Pour justifier ces frappes, Washington affirme que Téhéran serait à une semaine de disposer de l'arme nucléaire et construirait des missiles capables d'atteindre les Etats-Unis. Des allégations aussitôt démenties par l'agence internationale de l'énergie atomique et qui interrogent sur la légalité de cette guerre. Si les experts rappellent la nécessité d'examiner séparément les différentes frappes - assassinat d'Ali Khamenei, frappes aériennes, attaque d'un sous-marin, ils s'accordent pour dire que le droit international a été largement bafoué. Explications.

Alors que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a décrit l'opération aérienne menée en Iran comme "la plus meurtrière, la plus complexe et la plus précise de l’histoire" et que Donald Trump a annoncé qu'elle pourrait durer cinq semaines, les démocrates ont insisté pour qu'un vote puisse avoir lieu - comme cela aurait dû être fait préalablement - au Congrès. Mercredi 4 février, le Sénat, largement acquis aux républicains, a refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump. La Chambre des représentants doit quant à elle se prononcer ce jeudi.

Droit international bafoué

Si la Maison-Blanche se défend de toute action illégale, plusieurs juristes interviewés par le Guardian affirment le contraire. "Ce sont des objectifs de politique militaire", explique Wells Dixon, avocat principal au Center for Constitutional Rights, après avoir examiné les arguments de Donald Trump. "Ils ne constituent pas un fondement juridique pour lancer une attaque armée contre un autre pays." Marko Milanovic, professeur de droit international à l'université de Reading, reconnaît que l'Iran pouvait constituer une menace, mais avance qu'il existait de nombreuses manières d'y répondre. "Le recours à la force nécessiterait un fondement de légitime défense", détaille-t-il.

La notion de "menace imminente" avancée par le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio - qui a par ailleurs affirmé que la Maison-Blanche avait été contrainte de lancer des frappes contre l'Iran parce que son proche allié, Israël, était déterminé à agir - s'apprécie au regard de la preuve d'un risque clair, visible et imminent. Des critères qui ne s'appliquent pas dans le cas de l'Iran, à en croire les experts. "Pour qu'un acte soit considéré comme de la légitime défense, il faut qu'il soit nécessaire, c'est-à-dire qu'il n'existe aucune autre solution", explique Brian Finucane, ancien juriste du département d'Etat américain. "Or, ce n'est pas le cas ici. Une autre option existait : les Etats-Unis auraient pu empêcher Israël d'attaquer."

Des voix critiques s'élèvent

Plusieurs parlementaires américains ont partagé l'évaluation des juristes concernant la menace potentielle que représente l'Iran. "Les Iraniens ne représentaient aucune menace imminente pour les Etats-Unis. La menace visait Israël", affirme Mark Warner, vice-président démocrate de la commission du renseignement du Sénat. "Si nous assimilons une menace contre Israël à une menace imminente contre les Etats-Unis, alors nous nous aventurons en terrain inconnu." De son côté, le sénateur démocrate Tim Kaine a tenu un discours similaire : "Nous ne devrions pas mener une guerre affirmative au nom d'une nation quelconque dans le monde, aussi proche soyons-nous", a-t-il fait valoir.

Les voix critiques se sont également élevées de l'autre côté de l'Atlantique, à commencer par le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, qui a dénoncé une "guerre illégale" et interdit aux avions militaires américains d'utiliser les bases espagnoles lors des attaques contre l'Iran, tout comme le Royaume-Uni. Une prise de position à laquelle Emmanuel Macron semble s'être plus ou moins rallié mardi, dénonçant à son tour des frappes "en dehors du droit international", que Paris "ne peut pas approuver".

Nécessité d'une analyse au cas par cas

Si les frappes aériennes dans leur globalité semblent donc a fortiori contourner la loi, reste à élucider l'assassinat d'Ali Khamenei et l'attaque d'un sous-marin iranien au large du Sri Lanka. Sur ces deux questions, l'interprétation du droit pourrait être plus libre. D'une part parce que c'est Israël qui aurait mené la frappe dans laquelle Khamenei a été tué, tandis que les Etats-Unis auraient surtout fourni du renseignement. D'autre part parce qu'il faudrait déterminer si les Etats-Unis étaient en guerre au moment de sa mort et s’il était considéré comme un dirigeant militaire.

Concernant le sous-marin iranien coulé, plusieurs juristes ont indiqué à Reuters que cette action pourrait être conforme au droit de la guerre, puisqu'elle a eu lieu dans les eaux internationales et que la cible était un navire militaire qui n’était pas hors d’état de combattre. Cependant, il faudrait démontrer comment ce navire de guerre, qui se trouvait loin de l’Iran, était relié aux menaces vis-à-vis de Washington.

© REUTERS

Le Liban est déjà le grand perdant de la guerre en Iran

5 mars 2026 à 09:24

Ni la population, ni les autorités, ni même certains cadres du Hezbollah ne souhaitaient cette escalade militaire dramatique au Levant. Et pourtant, voilà que le Liban se retrouve percuté par l’embrasement régional, transformant le pays du Cèdre en théâtre connexe de la guerre en Iran. Le 2 mars, la milice chiite - parrainée par la République islamique - a pris la décision d’envoyer un cocktail de roquettes et de drones sur Israël, offrant à l’Etat hébreu les conditions d’une nouvelle offensive d’envergure. "Une fois de plus, le Liban (est utilisé) comme plateforme pour des guerres qui ne [le] concernent pas", se désespère le président Joseph Aoun. "Un acte irresponsable qui met en danger la sécurité du Liban et donne à Israël des excuses pour continuer ses attaques contre ce pays", critique encore le Premier ministre, Nawaf Salam.

Conséquence, les Libanais se réveillent depuis plusieurs jours au milieu du fracas des bombes avec des frappes massives de Tsahal dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion de la milice chiite, le sud du pays ainsi que dans la vallée de la Bekaa. Les représailles israéliennes ont déjà coûté la vie à des dizaines de Libanais et fait déjà 60 000 déplacés selon l'ONU, alors que le pays pansait encore ses plaies, quinze mois après le cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et le "parti de Dieu".

La décision unilatérale de la direction du Hezbollah a pris de court jusqu'à certains cadres… de son propre mouvement et son précieux allié chiite Nabih Berri, le président du Parlement. "Après l’élimination du Guide suprême Ali Khamenei, le Hezbollah n’avait plus le choix", explique Danny Citrinowicz chercheur à l’Institut for national security studies, à Tel-Aviv.

Un choix suicidaire pour le Hezbollah

Cette décision d’entrer en guerre semble donc bien émaner directement des hautes sphères de l’organisation terroriste, comme son bras armé le "Conseil du Djihad" et son cerveau stratégique, le "Conseil de la Choura", où les Iraniens occupent des positions stratégiques. Un choix suicidaire, alors que le Hezbollah n’est plus que l'ombre de lui-même depuis l'opération des bipeurs en 2024 menée par le Mossad qui a décapité tout son état-major et dont la puissance militaire s'est considérablement affaiblie : environ 80 % de ses roquettes, notamment celles de longue portée et de haute précision, auraient été détruites par Israël au cours de l’année écoulée !

Cette nouvelle poussée de fièvre tombe mal, au moment où Beyrouth déploie tous ses efforts pour reprendre le contrôle par l’Etat des armes en circulation. Les forces armées libanaises ont déjà mené à bien la première phase d’un plan de désarmement du Hezbollah - sous la pression de Washington - dans le sud du Liban et s’engagent à poursuivre ce vaste chantier au nord du fleuve Litani. Dans ce contexte de guerre en Iran, le président Joseph Aoun et Emmanuel Macron ont été contraints de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien à l’armée, prévue initialement ce 5 mars à Paris.

Un long processus de réhabilitation que les Occidentaux espèrent ne pas voir torpiller. "Maintenant que le Liban a officiellement interdit les activités militaires du Hezbollah, une opportunité réelle pourrait émerger à l’issue de ce conflit, espère Matthew Levitt, spécialiste du terrorisme au sein du Washington Institute for Near East Policy. Avec une milice chiite affaiblie sur le plan politique et militaire, Israël et le Liban pourraient enfin dépasser leur état de guerre officiellement déclaré".

Un coup de fil entre Macron et Netanyahou

En réponse aux tensions actuelles avec le Hezbollah, Tel-Aviv a déjà mis en place une "zone tampon" destinée à sécuriser la zone nord du Liban. Tsahal n’exclut pas de s’emparer de "territoires stratégiques supplémentaires", a laissé entendre le ministre de la Défense, Israël Katz. Pour parer à toute initiative risquée, Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec Donald Trump mais aussi Benyamin Netanyahou, pour lui demander "de s’abstenir d’une offensive terrestre" au Liban.

Si pour l’heure, l’Etat hébreu ne semble pas avoir de visées d’occupation à long terme, les violations répétées de la souveraineté libanaise se sont multipliées depuis plusieurs mois. Ces derniers jours encore, Tsahal a franchi la fameuse "ligne bleue" tracée par l'ONU, sous le regard impuissant de la Finul - la Force intérimaire des Nations unies au Liban -, au sein de laquelle sont déployés des soldats français. Il est évident que toute présence militaire prolongée de Tsahal offrirait au Hezbollah un alibi en or pour tenter de se refaire une "virginité". A Israël d'éviter une erreur stratégique qui pourrait s'avérer monumentale, alors que le Liban paye déjà le plus lourd tribut de cette guerre en Iran.

© REUTERS

L’extraordinaire histoire de l'espion américain qui réussit à changer le régime en Iran

5 mars 2026 à 07:45

Plusieurs conjurés ont été arrêtés ; le chah a fui en avion à Bagdad ; le coup d’Etat fomenté par la Central Intelligence Agency (CIA) a échoué. Nous sommes à l’aube du 16 août 1953 et la tentative américaine de renverser le Premier ministre pour installer à Téhéran un gouvernement favorable aux intérêts des Occidentaux est mal engagée. Mais ce n’est que partie remise. Trois jours plus tard, à la suite de péripéties rocambolesques, l’envoyé de la CIA réussira dans son entreprise.

L'affaire est peu connue en Europe, mais le changement du régime iranien, auquel aspire le président Donald Trump, a bien un précédent : il y a trois quarts de siècle, les services secrets américains renversèrent le seul gouvernement réellement démocratique que la Perse ait connu dans son histoire millénaire. L’opération "Ajax", selon son nom de code à la CIA, mit en branle une série de tragédies, dont le peuple iranien continue à souffrir aujourd’hui, comme le souligne le journaliste américain Stephen Kinzer dans un livre-enquête* sur le sujet.

En 1953, le monde est plongé dans la guerre froide ; la guerre de Corée s’achève par un armistice en forme de match nul entre communistes et pro-américains ; en Egypte, l’arrivée au pouvoir du colonel Nasser, l’année précédente, a inauguré une vague révolutionnaire dans le monde arabo-musulman. A Washington, on craint que l’Iran, pays frontalier de l’Union soviétique, tombe à son tour dans l’orbite de Moscou.

A la source du conflit, on trouve, comment souvent au XXe siècle dans la région, le pétrole. L’accord anglo-perse de 1919 réduisait de facto l’Iran à un protectorat britannique. Il confiait la gestion exclusive des hydrocarbures à une société détenue en majorité par Londres, l’Anglo-Iranian Oil Company (l’ancêtre de BP), qui devient bientôt la compagnie anglaise la plus rentable du monde. Winston Churchill parle alors de l’Iran comme d’un "pays de cocagne, au-delà de nos rêves les plus fous". Mais dans la population iranienne, la confiscation des royalties par Londres et son refus obstiné de les partager nourrissent une frustration croissante. Un nationaliste pur et dur, Mohammad Mossadegh, est élu Premier ministre en 1951 par le Parlement.

A la demande de Winston Churchill

Grand bourgeois francophone, docteur en droit formé en Suisse, Mossadegh allume la mèche peu après son arrivée au pouvoir : il nationalise l’exploitation du pétrole. La mesure est accueillie avec enthousiasme dans le pays. Le chef du gouvernement promet à ses concitoyens que grâce à l’argent des hydrocarbures, l’Iran pourra enfin sortir du sous-développement. Son audace résonne à travers le monde au moment où la décolonisation s’accélère.

À Londres cependant, les autorités dénoncent une spoliation. Churchill, qui vient de retrouver son poste de Premier ministre, somme Mossadegh de revenir sur sa décision. Arc-bouté sur ses principes, l’Iranien refuse. Le Britannique impose une série de sanctions économiques (déjà !) contre l’Iran. Il fait arraisonner par la Royal Navy un pétrolier italien chargé de brut iranien. Il dépose plainte devant la Cour internationale de justice. Mossadegh, qui vient en personne à La Haye plaider devant les juges, obtient gain de cause.

Churchill se tourne alors vers les Américains. Il leur propose d’employer la manière forte pour déposer l’entêté et installer à sa place un Premier ministre à la solde des Occidentaux. Élu à la Maison-Blanche en novembre 1952, le républicain Dwight Eisenhower rompt avec la prudence de son prédécesseur Harry S. Truman et fait droit aux arguments de Churchill, dont il a besoin du soutien en Corée. Le nouveau chef de la CIA, Allen Dulles, anticommuniste convaincu, se charge avec zèle de la tâche. Il dépêche en Iran l’un de ses agents les plus expérimentés, Kermit Roosevelt, le petit-fils du président Theodore Roosevelt. C’est lui qui va changer le cours de l’Histoire.

L'obstination de Roosevelt

Avec l’aide du MI6 britannique qui dispose d’un réseau d’agents sur le terrain, l'émissaire américain, des dollars plein les poches, stipendie des mollahs, des journalistes et des officiers de l’armée, pour dresser la population contre Mossadegh. La désinformation bat son plein. Le Premier ministre est faussement décrit dans la presse comme un aventurier à la solde du Parti communiste, le Toudeh, qui de son côté agite la rue. L’Iran est au bord du chaos.

Pour donner à son action un vernis de légalité, Roosevelt convainc le chah de signer en secret un décret qui destitue son Premier ministre et qui nomme à sa place un général acquis aux Américains. Au soir du 15 août, l'agent de la CIA dépêche le chef de la garde impériale, le colonel Nassiri, pour se saisir de Mossadegh. Mais les conjurés n’ont pas été assez prudents ; le complot a été éventé ; Nassiri est arrêté. Craignant la vengeance de Mossadegh, le chah quitte le pays.

Roosevelt s’obstine pourtant, faisant fi des instructions de Langley lui ordonnant de déguerpir d’Iran sur-le-champ. Non seulement il reste à Téhéran mais il relance le complot et parvient à rallier une partie de l’armée autour d’officiers loyaux au chah. Le 19 août, des unités encerclent la maison de Mossadegh, qui ne tarde pas à se rendre. Comme l’écrit L’Express dans son édition du 22 août 1953, "la seule carte qui restait à Mossadegh était l'appel au Toudeh. Ni sa formation ni ses convictions profondes - ni même son intérêt - ne pouvaient l’inciter à en faire usage. Et c’est là, semble-t-il, toute la raison de sa chute."

Des conséquences toujours visibles aujourd'hui

De retour dans son pays à l’invitation des militaires putschistes, Mohammed Reza Pahlavi est réinstallé sur le trône du Paon. Dès lors, le monarque règne d’une main de fer, tout en déployant un vaste programme de modernisation et de mise au pas du clergé chiite, qui jamais ne lui pardonnera. Mais le soutien que le chah a apporté à la CIA au détriment d’un gouvernement patriote et populaire a compromis sa légitimité. Il ne s’en remettra jamais vraiment. Pour asseoir son pouvoir, il use d’une répression de plus en plus féroce par le biais de sa redoutable police secrète, la Savak, créé en 1957 avec l’assistance de la centrale américaine. La terreur s’intensifie jusqu’à l’explosion populaire de 1979 qui contraint le souverain, définitivement cette fois, à l’exil.

La révolution islamique est marquée par le retour de l’ayatollah Khomeini qui, jeune mollah, s’était opposé à Mossadegh, avant de devenir l’ennemi juré du chah. Les révolutionnaires installent à la tête du pays des clercs fanatiques, radicalement anti-américains et anti-occidentaux. Ces derniers n’ont de cesse depuis lors d’œuvrer contre le "grand satan" de Washington et le "petit satan" israélien, lesquels mènent, depuis le 28 février, une campagne de bombardements aériens dans l’espoir de mettre à bas le régime théocratique, tandis que le fils du shah, le prince Reza, attend son heure à Washington.

Les racines de cette campagne remontent à 1953. En faisant dérailler l’ébauche de démocratie iranienne, les Américains ont créé un foyer d’instabilité qui a contribué à répandre le désordre au Moyen-Orient et à promouvoir à travers le monde l’islamisme et son cortège de violences. Bien avant les opérations américaines en Irak ou en Afghanistan, le sort de Mossadegh et ses suites ont témoigné des risques des interventions politico-militaires occidentales, dont l’issue échappe souvent à leurs initiateurs. Mais il est douteux que Donald Trump se soit penché sur cette affaire avant de déclencher ses frappes sur l’Iran.

(*) All The Shah’s Men, Trade Paper Press, 2008, non traduit en français.

© IMAGO/piemags via Reuters Connec

Détroit d'Ormuz bloqué : quels risques ?

4 mars 2026 à 23:51
Des pétroliers navigant aux abords du détroit d'Ormuz ont été pris pour cible par des drones, tandis que des centaines de navires jettent l'ancre à l'extérieur de ce passage maritime étroit entre l'Iran et la péninsule arabique. Téhéran avait annoncé samedi avoir fermé la navigation dans le détroit, par lequel transite 20 % du pétrole mondial. Les explications avec Philippe Chalmin, économiste et professeur à l'Université Paris-Dauphine. 

Ecole de Minab bombardée en Iran : un cliché de tombes suscite des infox

4 mars 2026 à 22:50
En conférence de presse sur l'opération "Epic Fury" en Iran, le secrétaire d'état américain Pete Hegseth a été interrogé sur le bombardement d'une école survenu samedi à Minab dans le sud de l'Iran. Il assure que les Etats-Unis enquêtent sur les circonstances de cette frappe. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Aragchi dénonce un massacre de civils et publie une photo aérienne du lieu où seront inhumés les enfants. Le cliché a généré une vague de désinformation.

Déjà en crise énergétique, Cuba face à une nouvelle panne massive d'électricité

Par : FRANCE 24
4 mars 2026 à 21:23
Une nouvelle coupure d'électricité massive a touché le territoire de Cuba dans la nuit de mercredi à jeudi, alors que la population subit déjà une grave crise énergétique, conséquence du blocus imposé par les États-Unis. La situation est en cours d'amélioration sur certaines parties du territoire, selon le gouvernement.

Audiences TV Prime (mercredi 4 mars 2026) : Top Chef en souffrance sur M6, Mathilde Seigner sur France 2 réussit son pari face à Elsbeth sur TF1

5 mars 2026 à 09:11

Ce mercredi 4 mars 2026, M6 lançait cette nouvelle saison de l'émission Top Chef en première partie de soirée. Face à la fin de saison de la série Elsbeth sur TF1 et au téléfilm Au coeur de nos terres sur France 2, le divertissement a-t-il réussi à tirer son épingle du jeu ?

Le programme parfait pour ce week-end ? 4 places de cinéma + 2 pop-corn pour 39,90€ : le bon plan famille pour voir Jumpers !

5 mars 2026 à 09:00

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Jumpers, la nouvelle aventure Disney.Pixar à découvrir au cinéma

Après nous avoir fait voyager aux confins de l’univers avec Elio, les studios Disney.Pixar invitent petits et grands à explorer cette fois un territoire tout aussi fascinant… mais beaucoup plus proche de nous :…

Article original publié sur AlloCiné

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