Une coalition de géants de l’industrie cinématographique, incluant Disney, Netflix et même Apple, est à l’origine d’une campagne de blocage de sites pirates (streaming et torrent) en Belgique. Un document judiciaire relayé par TorrentFreak montre que ces acteurs ont obtenu une ordonnance judiciaire spécifique ciblant les fournisseurs d’accès Internet belges, tout en modifiant leur stratégie […]
Nos amis Outre-Manche sont habitués à lire quelques élucubrations sur les tabloïds, et la dernière en date touche directement Apple et nous vient de The Telegraph : le HomePod « écouterait » les musiques et autres émissions de radio que vous lui demandez de diffuser, pour alimenter un fichier. Sauf que, comme le rappelle AppleInsider, ce n’est pas du tout le cas.
C’est sûr, celle-ci ne risque pas de vous espionner.
Comme souvent chez les tabloïds anglais, c’est une accumulation de petits détails qui leur permet d’élaborer leur raisonnement, appuyée par une quelconque voix allant dans le sens voulu. C’est Matt Payton, patron de Radiocentre (société chargée d’établir le lien entre les radios privées et l’organisme de gestion britannique), qui s’y colle pour cette fois : selon l’interview qu’il a donné à The Telegraph, « Les plateformes, de part leur rôle de Gatekeeper ont accès à un grand nombre de données et peuvent développer un service [d’écoute] avec plus d’informations et de data que n’importe qui ». Ainsi, l’article avance que Siri noterait toutes les musiques et autres émissions que l’utilisateur écoute, pour stocker ces informations et établir un profil utilisateur.
Le souci, comme le rappelle AppleInsider, c’est que Matt Payton ne confirme le contenu de cet interview ni sur ses réseaux sociaux, ni sur le site officiel de Radiocentre. Aucune trace d’une telle accusation, que porte l'article en extrapolant ses déclarations, et pour cause : elle est totalement infondée.
Celle-ci est basée sur un raccourci simple, mais techniquement improbable : oui, les services comme Siri savent quelles stations de radio vous écoutez, et enregistrent cette information. Quand vous demandez à Siri de mettre France Info, BFM Radio ou Europe 1, cette information est enregistrée. Oui, quand vous écoutez une musique sur Spotify ou Apple Music, chaque morceau qui passe est soigneusement enregistré, ce qui permet ensuite au service de vous proposer des morceaux qui pourraient vous plaire. Mais non, Siri ou Alexa ne vont pas écouter chaque musique, chaque émission qui passe sur la radio que vous avez sélectionné pour ensuite vous cataloguer.
Ce type d’article ne sort pas n’importe quand, comme c’est souvent le cas pour l’éclosion d’une polémique : l’Ofcom, équivalent anglais de l’ARCOM, va bientôt publier de nouvelles régulations concernant les enceintes connectées. Celles-ci contiendront entre autres les radios que devront obligatoirement diffuser les enceintes connectées amenées à être vendues sur le territoire britannique, ainsi que la façon dont l’enceinte devra introduire la radio lancée. Ces nouvelles législations devront aussi combler les trous laissés dans les lois en vigueur suite au départ de l’Union européenne, et inclure de manière bien plus encadrée les enceintes connectées, quasiment absentes du code actuel.
Au final, beaucoup de bruit sur du vent. Et comme le rappelle fort logiquement AppleInsider, il existe bien un organisme qui sait très exactement ce qui est diffusé sur la radio que vous écoutez : la radio elle-même.
Alors que nombre de compagnies aériennes commencent à se diriger vers Starlink pour donner un accès internet illimité à leurs clients, la société d’Elon Musk commence à réaliser qu’un souci se pose à elle : l’encombrement de la zone devient de plus en plus complexe à gérer.
Ce n’est pas encore Gravity, mais ça devient compliqué. Image Warner Bros.
Vers les 480-550 km d’altitude, l’embouteillage n’est pas encore là (il y a selon les spécialistes de quoi entreposer plusieurs dizaines voire centaines de milliers de satellites), mais la gestion du trafic commence à devenir complexe : si Starlink compose la majorité des satellites à ces orbites, avec plus de 9000 (soit tout de même 60 à 65 % du nombre total de satellites en orbite !), la cohabitation avec les autres opérateurs devient de plus en plus difficile sans communication précise et réglementée pour chaque mouvement.
C’est ainsi que le 9 décembre, un satellite chinois lancé par CAS Space est passé à 200 mètres de Starlink-6079, ce qui représente à l’échelle spatiale une quasi-collision. Michael Nicolls, le Vice-Président Engineering de SpaceX, s’en était d’ailleurs ému dans un post sur X.
When satellite operators do not share ephemeris for their satellites, dangerously close approaches can occur in space. A few days ago, 9 satellites were deployed from a launch from the Jiuquan Satellite Launch Center in Northwestern China. As far as we know, no coordination or…
Quand les opérateurs de satellites ne partagent pas les éléments orbitaux (éphémérides) de leurs satellites, des rapprochements dangereusement proches peuvent se produire dans l’espace. Il y a quelques jours, 9 satellites ont été déployés à partir d’un lancement depuis le centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le nord‑ouest de la Chine. À notre connaissance, aucune coordination ni mesure de déconfliction avec les satellites déjà en activité dans l’espace n’a été réalisée, ce qui a conduit à un passage à seulement 200 mètres entre l’un de ces satellites et STARLINK‑6079 (56120) à 560 km d’altitude. La majeure partie du risque lié aux opérations spatiales provient de l’absence de coordination entre opérateurs de satellites – cela doit changer.
Plus que de ralentir sur le nombre de satellites envoyés dans l’espace, le VP Engineering prône une communication stricte et normée entre les agences spatiales et les gestionnaires de flottes, afin d’éviter une catastrophe probable en cas de collision spatiale.
Afin de limiter encore plus les risques, SpaceX a d’ailleurs décidé de modifier l’orbite de près de la moitié de sa constellation, à savoir tout de même 4 400 satellites. Ces quelques milliers d’éléments passeront ainsi de 550 km d’altitude à 480 km. Plusieurs raisons motivent ce choix :
à 480 km d’altitude, il y a beaucoup moins de trafic, ce qui permet une gestion plus souple, Starlink se retrouvant quasiment le seul sur cette orbite contrairement aux 550 km qui sont de plus en plus chargés par les différents concurrents (Starlink, Kuiper, OneWeb).
la latence diminue encore, même si ça reste anecdotique.
un satellite en panne ou les débris générés par une collision ou une panne explosive restent beaucoup moins longtemps en orbite : on passe de 4 ans à quelques mois.
Et en parlant de débris, Starlink a généré son lot en fin d’année : le 17 décembre, le satellite Starlink-35956 a subi une explosion interne, ventilant le contenu de son réservoir de propulsion. Si le satellite en lui-même a subi une perte d’altitude, et devrait donc rapidement rentrer dans l’atmosphère pour s’y consumer, ses débris vont rester en orbite quelques années, et donc gêner d’autant plus le trafic déjà chargé.
On December 17, Starlink experienced an anomaly on satellite 35956, resulting in loss of communications with the vehicle at 418 km. The anomaly led to venting of the propulsion tank, a rapid decay in semi-major axis by about 4 km, and the release of a small number of trackable…
Le 17 décembre, Starlink a subi une anomalie sur le satellite 35956, entraînant la perte des communications avec l’engin à 418 km d’altitude. L’anomalie a provoqué une purge du réservoir de propulsion, une diminution rapide d’altitude d’environ 4 km et la libération d’un petit nombre d’objets traçables à faible vitesse relative. SpaceX coordonne le suivi de ces objets avec l’US Space Force et la NASA. Le satellite est en grande partie intact, en rotation, et rentrera dans l’atmosphère terrestre pour se désintégrer complètement d’ici quelques semaines. Sa trajectoire actuelle le place sous la Station spatiale internationale, sans aucun risque pour le laboratoire en orbite ni pour son équipage. En tant que plus grand opérateur de constellation de satellites au monde, nous sommes profondément attachés à la sécurité spatiale et prenons ces événements très au sérieux. Nos ingénieurs travaillent activement à identifier et corriger la cause de l’anomalie et déploient déjà un logiciel sur nos engins visant à renforcer la protection contre ce type d’événement.
Il va sans dire qu’au fil du temps et des lancements toujours plus nombreux de satellites autour de notre planète, les astronomes ne seront plus les seuls gênés : la gestion des constellations va devenir un casse-tête toujours plus complexe. Sans coordination internationale, l’accident ne sera plus une question de possibilité, mais de temporalité. Si pour le moment Starlink reste encore pour quelques temps le plus grand opérateur satellite au monde, ce n’est qu’une question de temps avant qu’il soit rejoint par Amazon ou d’autres entreprises, qui devront partager leurs moindres mouvements dans l’espace.
Apple a aujourd'hui annoncé quelques nouveautés pour Apple Fitness+ par le biais d'un communiqué de presse. Il y a notamment un nouveau défi permettant d'obtenir un badge en complétant les trois anneaux d’activité pendant sept jours consécutifs en janvier, et c'est la première fois qu'il y...
Le cabinet TrendForce révèle qu’Apple prévoit de lancer un MacBook moins cher de 12,9 pouces au printemps 2026, ciblant spécifiquement le marché d’entrée de gamme avec une « tarification compétitive ». Ce futur modèle marquerait une rupture stratégique en intégrant la puce A18 Pro issue de l’iPhone 16 Pro, plutôt que les puces M habituelles […]
En 2016, Apple proposait pour la première fois un bracelet Pride pour l'Apple Watch. Ce modèle en édition limitée avait été distribué aux employés d'Apple qui défilaient à la marche des fiertés de San Francisco et, dès 2016, il se revendait assez cher. Mais en 2026, dix ans plus tard, il atteint des sommets : il est proposé pour 1 000 € sur eBay.
Ce bracelet vaut 1 000 €. Image eBay.Sur le 2016, l'ordre des couleurs n'est pas le même que sur le 2017. Image eBay.
Ne pensez pas que c'est un cas isolé ou un bracelet qui ne se vendra pas : quelques ventes ces dernières années montrent que ce bracelet précis intéresse les collectionneurs. Des tarifs de plusieurs centaines de dollars sont courants et les prix montent avec les années. Et ne le confondez pas avec la version de 2017, qui a été commercialisée en masse.
La Pride. Image eBay.La version de 2017, différente. Image MacGeneration.
Ce n'est pas le seul bracelet qui se vend assez cher, car Apple a proposé d'autres éditions limitées. Les versions vendues pendant les Jeux olympiques de Rio (en 2016) sont aussi très recherchées, car elles n'étaient disponibles que dans le village olympique. Apple n'en a pas proposé en 2024 à Paris, et la version de 2020 (Tokyo) a été vendue en 2021 de façon beaucoup plus classique.
Dans un autre genre, Apple offre régulièrement des cadeaux à ses employés qui remplissent les anneaux de l'Apple Watch, et la marque a proposé il y a quelques années des bracelets « Close Your Rings ». Sans être particulièrement courants, ils sont nettement moins rares que le modèle Pride de 2016, et il est possible de les dénicher sans mettre le prix d'un iPhone.
Un des deux bracelets Close Your Rings. Image MacGeneration.Le second. Image MacGeneration.
Clicks Technology, responsable du clavier physiques Clicks pour les iPhone, dévoile Clicks Communicator, un nouveau smartphone sous Android 16 conçu pour fonctionner en tandem avec le téléphone d’Apple. Doté d’un clavier physique, cet appareil vise à séparer les communications essentielles de la consommation de contenu multimédia, se positionnant comme un outil de travail dédié plutôt […]
Apple a lancé à l’automne dernier une nouvelle génération de son Vision Pro, désormais équipé de la puce M5. Cette évolution attendue sur le plan technique n’aurait visiblement pas suffi à relancer les ventes du casque de réalité mixte. Selon le Financial Times, l’impact commercial de cette mise à jour serait resté très marginal.
Parmi les bonnes résolutions du nouvel an, figure très souvent la volonté de reprendre une activité sportive. Mais cela n’est pas toujours évident à tenir. Aussi Apple profite de ce 2 janvier pour faire évoluer Apple Fitness+ et renforcer son positionnement autour de la régularité et des bonnes habitudes sportives.
Scanner les codes-barres des produits que l’on achète, on le fait toutes les semaines au supermarché, c’est d’un ennui. Alors que scanner les codes-barres des produits que l’on veut acheter sur la porte de son réfrigérateur, ça c’est une idée intrigante, n’est-ce pas ? En tout cas, c’est celle de GE Appliances, un fabricant d’électroménager américain, venu au CES 2026 avec le « GE Profile Smart 4-Door French-Door Refrigerator with Kitchen Assistant » (ouf), un modèle connecté qui intègre un écran et une caméra — c’est d’un banal en 2026 — et donc, un lecteur de code-barres.
Qui ne voudrait pas scanner tous ses produits sur la porte de son frigo, franchement ? Image GE Appliances.
Pour 4 899 $ (4 178 € HT), les clients américains qui choisissent cet appareil auront un gros réfrigérateur à quatre portes, deux en haut pour la partie fraîche et deux tiroirs en bas pour la congélation. Sur le côté, on trouve un distributeur d’eau froide et glaçons, surmonté d’un petit écran et avec le lecteur de code-barres. L’idée du constructeur, c’est que ses clients pourront constituer une liste de courses en scannant les produits frais lors de leur sortie. Vous avez fini le dernier yaourt ? Bip !, il est ajouté à la liste commune, partagée avec tous les membres de la famille et accessible même pendant les courses.
Si vous n’aimez pas scanner les codes-barres (quel monstre), alors vous pourrez aussi ajouter les produits directement sur l’écran. De huit pouces seulement, il sera peut-être moins pratique que les écrans devenus géants chez Samsung et LG, mais d’un autre côté, il ne devrait pas permettre à GE d’afficher autant de publicités que ses concurrents.
Trêve de sarcasmes, l’écran peut aussi afficher des idées de recettes et, vous l’aurez deviné, l’ajout d’ingrédients manquants à la liste se fera d’un tap ou deux. Vous pouvez même utiliser un assistant vocal dédié, en l’appelant « Hey HQ » et dicter les éléments à ajouter à votre liste de courses. GE Appliances a choisi de ne pas lui donner de voix, alors ses réponses s’afficheront sur l’écran. Outre la gestion des courses, il pourra aussi répondre à des questions, par exemple sur la procédure à suivre pour changer le filtre à eau.
Apple vient d'annoncer quelques nouveautés pour Apple Fitness+ (qui garde le +), mais on espère franchement que les nouveautés promises par les entraîneurs ne sont pas celles-ci. Premièrement, il y a un nouveau défi, qui avait déjà été dévoilé : si vous remplissez vos anneaux sept fois en janvier, vous aurez un badge.
Un badge à gagner. Image Apple.
Deuxièmement, il y a un défi pour les utilisateurs de Strava (différents de celui déjà vu) : si vous effectuez douze séances durant le mois de janvier, vous pouvez gagner un badge Apple Watch dans l'app Strava.
De nouveaux entraînements
Apple annonce de nouveaux entraînements, qui seront disponibles dès le 5 janvier. Le premier, Make Your Fitness Comeback, va proposer trois séances par semaine pendant un mois pour vous remettre en forme, avec du yoga, du HIIT (entraînement fractionné de haute intensité) et du travail sur la force. Les amateurs de yoga tenteront Build a Yoga Habit in 4 Weeks, avec deux séances de dix minutes par semaine pendant un mois. Back-to-Back Strength and HIIT va proposer trois entraînements par semaine (sur trois semaines) avec dix minutes centrées sur la force et dix minutes sur le HIIT. Enfin, Strength Basics in 3 Weeks va se focaliser sur la musculation avec trois entraînements par semaine pendant trois semaines.
De nouveaux entraînements. Image Apple.
Pour le reste, Apple Fitness+ va accueillir KAROL G pour de nouveaux entraînements liés à une star, ainsi que de nouveaux invités dans Time to Walk, où les invités partagent des histoires, photos et chansons en parallèle des entraînements. On verra notamment Mel B des Spice Girls ou l'actrice Michelle Monaghan.
Pour rappel, Apple Fitness+ est facturé 10 € par mois avec un mois d'essai gratuit. Vous pouvez aussi recevoir trois mois gratuits avec certains appareils (comme les Apple Watch). Enfin, le service est aussi intégré dans la version la plus onéreuse d'Apple One, proposée à 35 €/mois.
Il y a quelques jours, Apple avait annoncé que « quelque chose d’énorme » allait arriver sur Apple Fitness+ en ce début de 2026. Les nouveautés sont maintenant dévoilées avec de nouveaux exercices sportifs. L’Apple Watch est utile pour profiter d’Apple Fitness+ Une analyse menée via une étude auprès de 100 000 participants démontre que les possesseurs […]
Tesla a publié ses chiffres de production et de ventes pour le quatrième trimestre et grâce à eux, on connaît ses statistiques pour l’année 2025 qui vient de se terminer. Sur les trois derniers mois de l’année, le constructeur exclusivement électrique a produit 434 358 voitures et en a vendu 418 227. Sur les douze derniers mois, cela nous donne ainsi 1,65 million et 1,63 million respectivement pour la production et les ventes. Sans surprise, ce ne sont pas de bons résultats et la deuxième baisse annuelle consécutive de son histoire.
Depuis sa création, Tesla n’a connu que deux baisses de sa production annuelle, en 2024 et 2025. Image MacGeneration.
La croissance continue de Tesla depuis sa création a été stoppée nette l’an dernier, avec la première baisse du nombre de voitures produites en 2024 et alors que 2023 avait été l’année de tous les records. Les raisons étaient alors similaires, même si elles ont été largement accentuées en 2025, et on peut les résumer en évoquant les choix du milliardaire à la tête de l’entreprise.
Plus que sa participation au gouvernement américain les premiers mois, même si elle a forcément joué, on évoquera son désintérêt pour la voiture individuelle, au profit de l’intelligence artificielle et de la robotique. En attendant une éventuelle concrétisation des innombrables promesses d’Elon Musk dans ces domaines, l’offre de voitures électriques est vieillissante et la concurrence rattrape peu à peu son retard. Au lieu de la voiture bon marché promise pour 25 000 $, on a finalement eu en 2025 des Model 3 et Model Y appauvries à prix réduit. Ces nouveautés se sont avérées insignifiantes jusque-là pour redresser la barre, sans trop de surprise.
La seule nouvelle voiture sortie depuis la Model Y, c’est le Cybertruck et son échec commercial n’a jamais été aussi apparent qu’en 2025. Tesla ne détaille pas sa production, mais le pick-up est regroupé dans une catégorie fourre-tout qui comprend aussi les Model S et Model X. Cette année, le constructeur n’a produit que 53 900 véhicules qui ne sont ni des Model 3 ni des Model Y et les estimations hautes tournent autour des 20 000 Cybertruck. Rappelons qu’Elon Musk promettait de produire plusieurs centaines de milliers d’exemplaires chaque année. On en est loin, très loin, et pour ne rien arranger, on sait que SpaceX a acheté au moins un millier de ces véhicules pour ses besoins internes.
Tesla a volontiers misé sur SpaceX pour vanter les mérites de son Cybertruck… et aussi pour écouler les stocks en 2025. Image Tesla.
L’époque où Elon Musk promettait une croissance continue de Tesla jusqu’à atteindre 20 millions de ventes annuelles à l’horizon 2030 semble bel et bien révolue. On ne voit pas comment le constructeur pourrait revenir à la croissance en 2026, sachant que la seule nouveauté cette année devrait être le Cybercab, ce véhicule entièrement autonome dépourvu de volant et de pédalier. Du moins, c’était le plan initial, des photos récentes montrent que Tesla teste des modèles avec volant, laissant planer le doute sur sa capacité à respecter ses promesses. Qui voudrait d’une longue berline avec seulement deux places à l’intérieur, si elle ne se conduit pas toute seule comme prévu ?
Tesla perd quoi qu’il en soit officiellement sa place de numéro un mondial de l’électrique. En 2025, c’est bien son concurrent chinois BYD qui a vendu le plus de voitures uniquement à batterie : 2,26 millions, c’est quasiment 28 % de croissance par rapport à l’année précédente. Même si 2026 risque d’être plus complexe, BYD a probablement toutes ses chances pour garder cette première place, tant le calendrier de son homologue américain ne semble pas répondre à la demande.
Seule lumière au tableau, la division énergie de Tesla s’en est mieux sortie en 2025, avec 46,7 GWh de stockage déployé sous la forme de batteries individuelles destinées aux maisons et surtout de batteries de stockage pour le réseau électrique. Pas de quoi inverser la tendance néanmoins et la vente de voitures individuelles reste encore le principal moteur de la croissance pour le constructeur.
Il faudra attendre la fin du mois pour connaître les résultats financiers du quatrième trimestre 2025 et connaître les effets de cette baisse des ventes.
Tesla a publié une vidéo montrant son Semi en train de se recharger à une puissance de 1,2 mégawatt. C'est cinq fois plus rapide que les bornes les plus puissantes pour voitures, et ça pourrait bien lever le principal frein à l'électrification du transport routier.
Samsung vient d'annoncer une nouvelle génération de dalles QD-OLED qui va permettre de créer des écrans de 34 pouces ultra-larges (21:9) capables de fonctionner à 360 Hz mais qui vont surtout permettre d'améliorer la lisibilité des textes, un problème qui touche de nombreux modèles de moniteurs OLED actuels.
34 pouces, 360 Hz et sans artefacts. Image Samsung.
Un moniteur LCD classique, un pixel est composé de trois sous-pixels : un rouge, un vert et un bleu. L'alignement standard consiste à placer les sous-pixels en question dans un ordre précis (RVB, pour rouge, vert, bleu) horizontalement. Le problème, c'est que c'est l'alignement standard mais que certains moniteurs ne suivent pas cette règle. Quelques dalles LCD (c'est assez courant dans les téléviseurs) travaillent en BVR (avec un ordre inversé, donc) et les dalles OLED, elles, ont des alignements spécifiques. Celles de LG sont parfois en RGBW (rouge, vert1, bleu, blanc2), les AMOLED sont de temps en temps en pentile (un alignement avec des sous-pixels partagés) ou en triangle, dans les dalles QD-OLED de Samsung, justement.
Ce petit changement peut sembler anodin, mais il ne l'est pas : les mécanismes de rendu sous-pixels, qui améliorent la qualité des textes, attendent un alignement RVB. Et avec un alignement inversé ou en triangle, les artefacts visuels peuvent apparaître. Typiquement, sur les dalles QD-OLED Samsung, une teinte rouge peut apparaître autour du texte. Ce n'est pas flagrant et beaucoup d'utilisateurs ne le remarqueront pas, mais si vous avez acheté un moniteur de grande taille pour travailler et que vous êtes sensible à ce problème, le souci peut vite devenir énervant.
Le nouvel agencement V-Stripe (bande verticale, littéralement) permet de régler le problème. Les sous-pixels rouges et verts sont toujours plus importants que le sous-pixel bleu, une contrainte de l'OLED, mais l'agencement est plus classique : une bande verticale rouge, une bande verticale verte (plus courte) et une bande verticale bleue (encore plus courte). En résumé, les algorithmes de rendu sous-pixels seront bien plus efficaces avec cet agencement, et devrait permettre de faire disparaître les artefacts, pour une meilleure lisibilité des textes.
À gauche, l'ancien agencement en triangle. À droite, les V-Stripe. Image FlatPanelsHD.
Notons tout de même que le défaut est plus visible sous Windows que sous macOS pour une bonne raison : Apple n'utilise plus le rendu sous-pixels depuis quelques années, ce qui réduit les problèmes liés aux alignements exotiques, au détriment de la netteté sur les écrans classiques.
C'est à mon tour de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Macbidouille aura dans quelques jours un quart de siècle et être avec vous aura représenté une bonne partie de ma vie et pour mon fils presque son intégralité.
Je vous avoue avoir de grands espoirs de renouveau pour Apple en 2026. Je ne vous ai jamais caché ma joie de savoir que Tim Cook va prochainement partir. Il ne fera que suivre de peu bon nombre de hauts dirigeants de la société qui depuis le départ de Steve Jobs ont pris la main sur l'entreprise la faisant passer d'un fonctionnement de startup à celui d'une énorme administration avec les défauts inhérents.
Il est donc bon que la société puisse se réinventer. L'ère Tim Cook aura été celle des profits et des actionnaires, souhaitons un retour à celle de la révolution du quotidien. A ce sujet le Vision Pro aura été l'échec retentissant de l'ère Cook même si à terme ses technologies seront utilisées par ailleurs sur des produits qui auront nous l'espérons un grand avenir. Apple Intelligence aura été aussi son grand flop pour ne pas dire mensonge. C'est probablement ce qui l'a poussé dehors et convaincu bien d'autres têtes d'aller voir ailleurs. A ce niveau Apple aura le choix de se réinventer aussi ou tout simplement de s'appuyer sur ceux qui ont déjà les compétences au moins le temps de voir où ira réellement la bulle de 'lIA.
Voilà donc beaucoup d'inconnues pour Apple en 2026, du renouveau sans savoir si le meilleur est devant ou derrière. Pour avoir connu l'époque où posséder un Mac était vu comme un handicap, cela ne me fait pas peur. Il reste seulement à trouver un homme qui sache lire les tendances ou mieux les inventer plutôt que pérenniser un système mis en place alors qu'il ne s'occupait que de gérer la production des Mac. Certes il a excellé dans ce domaine, mais a probablement confirmé (comme trop souvent partout ailleurs) ce qu'est le principe de Peter.
Encore une fois bonne année à vous tous en espérant que 2026 me redonne envie de parler de nouveaux produits qui ne soient pas une énième raison d'Apple de vous faire ouvrir votre portefeuille pour quelques pixels de plus, un MagSafe qu'ils n'auraient jamais dû abandonner ou un recours à l'IA totalement foiré.
La PlayStation 5, sortie en 2020, pourrait peut-être être jailbreaké, et à cause d'une faille que Sony pourra difficilement corriger. En effet, les clés stockées dans la BootROM de la console ont visiblement1 été distribuées publiquement.
La PlayStation 5. Image Sony.
Pour bien comprendre le problème, il faut expliquer comment démarre la console (ou de nombreux appareils, comme les Mac et les iPhone) : quand vous allumez la PlayStation 5, le processeur exécute un morceau de code, la BootROM. Elle est stockée directement dans le système sur puce de la console, dans une zone équivalente à l'enclave sécurisée d'Apple. Le code présent dans la BootROM sert ensuite à valider le BootLoader, un autre morceau de code. Il est présent sur le SSD de la console, et va ensuite permettre d'exécuter le noyau (le système d'exploitation), puis les jeux.
Ce n'est pas encore un jailbreak
Les clés en question ne permettent pas directement un jailbreak ni (évidemment) de lancer des copies de jeux ou des homebrew. Les clés en question ne sont qu'une étape dans la sécurité de la console, mais elles permettent tout de même de simplifier les choses pour ceux qui voudraient s'attaquer à la console. En effet, avec les clés, il est envisageable de déchiffrer les mises à jour poussées par Sony dans sa console. En l'état, les clés de la BootROM sont juste un outil, et Sony a évidemment aussi ajouté des protections sur les autres composants logiciels de la PlayStation 5.
Le démarrage de la console.
Une faille qu'il va être difficile de corriger
Cette faille est intéressante pour les malandrins car Sony ne peut pas modifier cette partie de la console directement. Le nom l'indique bien : la BootROM est en lecture seule et ne peut pas être modifiée. Du côté de Sony, c'est probablement le secret le plus important de la console pour cette raison. La seule solution de Sony, a prioi, est de modifier la clé dans les futures consoles, mais celles déjà sur le marché, elles, sont vulnérables et le resteront.
La PlayStation 3 a subi le même genre d'attaque.
C'est un type de piratage qui a touché la PlayStation 3 mais pas la PlayStation 4, par exemple. Nintendo a aussi eu le même problème avec la Switch. Pour autant, s'il n'est pas possible de modifier les clés, Sony a probablement la possibilité de détecter les consoles modifiées, et donc de les bannir de son réseau, par exemple. C'est aussi un problème courant sur la Switch de Nintendo : les consoles modifiées peuvent être rendues inutilisables.
Apple a déjà eu des problèmes de ce genre dans le passé avec les iPhone notamment : il y a des failles dans certains anciens systèmes sur puce qui permettent un jailbreak. Mais le cas de Sony et celui d'Apple diffèrent sur un point : Apple renouvelle sa gamme chaque année, donc une faille dans un modèle précis ne touche pas tous les utilisateurs. Ici, le problème touche environ 85 millions de consoles. Et si jamais vous vous dites que jailbreaker une PlayStation 5 serait amusant, c'est donc le moment d'en acheter une si vous n'en avez pas.
Il est difficile de vérifier l'authenticité de la fuite. ↩︎
Si l’iPhone 17 Pro s’est imposé comme un véritable succès commercial, l’iPhone Air a connu un parcours plus contrasté. Apple pourrait toutefois corriger le tir dès l’année prochaine : selon plusieurs rumeurs concordantes, deux fonctionnalités majeures de l’iPhone 17 Pro pourraient arriver sur l’iPhone Air 2.
Elon Musk a annoncé que Neuralink allait lancer la production en grande série de ses implants cérébraux cette année. Au programme : des interventions chirurgicales presque entièrement automatisées et un nouvel implant pour rendre la vue aux aveugles.
Une quatrième vague de la campagne malveillante GlassWorm frappe spécifiquement les développeurs travaillant sur macOS. Les chercheurs en sécurité ont découvert que des extensions compromises sur OpenVSX et Microsoft Visual Studio Marketplace déploient des chevaux de Troie capables de remplacer des applications de portefeuilles de cryptomonnaies et de dérober des mots de passe iCloud. Après […]
Apple vient d’obtenir un nouveau brevet qui éclaire sa vision (hum…) à long terme des lunettes connectées et de la réalité augmentée. Derrière un vocabulaire technique, ce document révèle surtout une réponse élégante à l’un des défis majeurs du secteur : intégrer des composants électroniques complexes dans une monture fine, confortable et visuellement proche de […]
Free commence son année 2026 sur les chapeaux de roues avec… un clip de rap, mais oui. Rassam Yaghmaei, le « Talent director » du FAI, a pris le micro pour composer le tube de l’hiver, à n’en pas douter. Diffusé exclusivement sur LinkedIn, il fallait oser, le banger se nomme « Faut rester Free, Faut rester frais », tout un programme.
Plusieurs responsables de l’entreprise ont passé une tête, de Thomas Renaud (DG Illiad) à Nicolas Thomas (DG Free), en passant par le grand boss naturellement ! Malheureusement (ou pas ?), Xavier Niel ne va pas jusqu’à chanter, c’est dommage.
TSMC tient à rassurer pour bien lancer l’année 2026. Il ne devrait y avoir aucun retard sur la gravure à 2 nm, la production de puces à ce niveau de finesse a bien commencé au cours du quatrième trimestre 2025 comme prévu. C’est ce que signale cette page sur le site officiel du fondeur taïwanais, avec une mention ajoutée récemment et repérée par nos confrères de Next. Ce n’est pas une surprise, le 2 nm doit apparaître dans des produits dans le courant de l’année en cours et il fallait pour cela que la fabrication de masse soit lancée un peu avant.
Image iGeneration.
Cette confirmation que tout se déroule correctement reste bonne à prendre et c’est l’assurance que l’on aura bien des puces à 2 nm cette année. Cela nous intéresse particulièrement, puisque de multiples rumeurs suggèrent qu’Apple adoptera cette nouvelle finesse de gravure pour les puces A20 Pro qui devraient trouver place dans les futurs iPhone 18 à l’automne prochain. Les premiers tests ont été menés pendant l’été 2024, ce qui rappelle bien à quel point ces nouveaux procédés de gravure peuvent demander du temps pour être finalisés.
Néanmoins, les progrès sont constants dans ce domaine et le 2 nm devrait ainsi sortir trois ans après le 3 nm, qui remonte à l’automne 2023 chez Apple. TSMC ne s’arrête pas en si bon chemin et travaille actuellement sur les deux prochaines innovations, avec une accélération du calendrier. Le procédé A16, correspondant à 1,6 nm, est prévu pour l’année prochaine et l’A14 est envisagé dès 2028.
Frise chronologique des procédés de gravure chez TSMC. Il a fallu attendre un petit peu pour l’arrivée du 2 nm, mais les sorties devraient à nouveau s’accélérer. Image TSMC.
À chaque affinement, on peut améliorer les performances à consommation électrique égale, réduire la consommation à performances égales, ou un mix des deux. On peut aussi caser davantage de transistors sur une même surface, réduire la taille des puces à quantité identique de transistors ou alors un peu des deux. Entre le 2 et le 1,6 nm par exemple, TSMC promet « un gain de vitesse de 8 à 10 % avec la même tension, une réduction de la consommation d'énergie de 15 à 20 % à vitesse égale et une densité de puces jusqu'à 1,1 fois supérieure ».
Ces nouveaux procédés sont aussi toujours plus coûteux et l’explosion des IA génératives force Apple à batailler davantage pour obtenir les meilleures puces en premier. Sur la gravure à 2 nm, la Pomme devrait quasiment utiliser la moitié des volumes initiaux, ce qui est d’ailleurs nettement moins que les fois précédentes. Il se murmure par ailleurs qu’elle paiera beaucoup plus pour bloquer cette capacité, TSMC étant davantage en position de force dans la négociation. On verra cet automne si cela se retrouve sur le prix des nouveaux iPhone.
En parallèle et pour l’anecdote, on peut rappeler que Samsung devrait cette année être la première entreprise à proposer un smartphone équipé d’une puce mobile gravée à 2 nm. Les futurs Galaxy S26 pourraient adopter cette finesse de gravure, obtenue en interne, puisque la firme coréenne est aussi un fondeur concurrent de TSMC.