Apple ne se contentera pas de devenir le diffuseur exclusif de la Formule 1 aux États-Unis à partir de cette année 2026. Selon les dernières déclarations de ses dirigeants, la firme de Cupertino entend transformer cette collaboration en partenariat stratégique global, mobilisant ses services, ses logiciels et même ses appareils afin de repenser l’ »expérience » des […]
Adobe franchit une nouvelle étape dans l'intégration de l'intelligence artificielle au sein de sa suite logicielle. Après avoir dopé Firefly, l'éditeur déploie de nouvelles fonctionnalités majeures pour Acrobat et Adobe Express. L'objectif est clair : ne plus seulement lire vos documents, mais les transformer automatiquement en présentations visuelles ou en podcasts audio.
Satechi, une société spécialisée dans les accessoires, propose un nouveau modèle de hub USB-C très compact parfait pour les nomades : c'est un hub USB-C 7-en-1 qui est compatible MagSafe. Il est vendu normalement 60 €, mais un coupon à cocher permet de descendre à 48 €.
Le hub USB-C. Image Satechi.
Le petit boîtier circulaire de 6,5 cm de diamètre pèse 68 grammes et est compatible MagSafe, ce qui lui permet de se fixer magnétiquement au dos d'un iPhone. Il intègre un câble USB-C enroulable, une entrée USB-C pour un chargeur USB-C (100 W), deux prises USB-A à 5 Gb/s, une prise RJ45 à 1 Gb/s, une sortie HDMI capable de fonctionner en 4K à 60 Hz et un double lecteur de cartes (SD et microSD) en UHS-I (104 Mo/s). Il coche donc beaucoup de cases : si vous êtes en réunion, dans la famille ou en déplacement en général, ce sont les points qui peuvent manquer sur un Mac, un iPhone ou un iPad.
Même s’il a élargi la disponibilité de son application b.tv+ à de nouveaux téléviseurs, Bouygues Telecom n’abandonne pas pour autant les décodeurs maison. L’opérateur lance aujourd’hui un nouveau modèle, plus moderne à plusieurs égards.
Nouveau décodeur b.tv, aussi appelé décodeur TV 4K HDR sur le site de l’opérateur. Image Bouygues Telecom.
Nommé « décodeur b.tv » ou « décodeur TV 4K HDR », il se distingue d’abord des précédents modèles et de la concurrence par l’intégration d’un Neural Processor Unit (NPU), une puce dédiée aux traitements d’intelligence artificielle (dans les terminaux Apple, c’est le Neural Engine). Celle-ci est notamment utilisée pour convertir automatiquement les vidéos en HDR, afin d’offrir une image plus éclatante sur les téléviseurs 4K HDR.
Bouygues Telecom ne précise pas s’il sera possible de désactiver cette fonction, alors que les traitements automatiques ne sont pas toujours convaincants et que les téléviseurs proposent déjà leurs propres algorithmes. Les formats Dolby Vision et Dolby Atmos sont en tout cas pris en charge.
Les autres composants ont aussi été mis au niveau, si bien que l’opérateur promet que son nouveau décodeur est deux fois plus performant que l’ancien (qui reste inclus dans certaines offres). Le boîtier repose sur un processeur Synaptics VS710, épaulé par 4 Go de RAM et 16 Go de stockage. En usage courant, le temps de zapping serait réduit de 40 %.
C’est toujours Android TV, ici en version 14, qui est utilisé comme système d’exploitation, ce qui garantit un large catalogue d’applications ainsi que la compatibilité avec Google Cast.
Image Bouygues Telecom
Le boîtier est compact (12 × 12 × 3 cm), mais on ne sait pas encore s’il embarque un ventilateur ou s’il se contente d’un refroidissement passif. L’alimentation se fait via un port USB-C et la connectique comprend également un port Ethernet, un port USB-A et le Bluetooth 5.2.
Autre nouveauté notable : le décodeur est certifié Thread et Matter, une première pour un décodeur TV lancé par un opérateur en Europe. Il pourra ainsi s’intégrer dans une installation domotique, même si une Apple TV ou un HomePod reste essentiel dans un environnement Apple.
Ce nouveau décodeur 4K HDR est inclus dès à présent dans l’offre haut de gamme Bbox ultym, proposée à 44,99 € par mois pendant un an, puis 51,99 € par mois.
Ollama, la sympathique app permettant de manipuler des modèles de langage facilement sur Mac, continue de s’améliorer. Ses créateurs viennent de lui ajouter des capacités de génération d’images, actuellement en bêta et nécessitant de passer par le terminal.
Avec Z-Image Turbo. Image Ollama
L’app prend en charge plusieurs modèles connus. Il s’agit principalement de petits moteurs récents et efficace ne demandant pas le dernier des Mac Studio pour tourner convenablement. Comptez au moins un MacBook Air M3 ou M4 pour avoir des performances raisonnables, avec a minima 24 Go de RAM (l’app refuse de faire quoi que ce soit avec mes 16 Go de RAM). Ollama peut être téléchargée à ce lien et demande macOS Sonoma.
Les développeurs proposent le Z-Image Turbo d’Alibaba (6B), qui peut générer des images photoréalistes et y ajouter du texte en anglais comme en chinois. Olama embarque aussi FLUX.2 Klein en déclinaisons 4B et 9B. Ce dernier est fort pour rendre du texte lisible dans les images, ce qui sera utile pour les maquettes d'interface utilisateur ou les conceptions typographiques.
Avec FLUX.2 Klein. Image Ollama
Plusieurs paramètres détaillés dans un billet de blog permettent d’ajuster ses images. On peut ainsi changer leur taille, le nombre d’étapes de génération ou encore ajouter des prompts négatifs. Le répertoire des images peut également être modifié. Les apps tierces prenant en charge le rendu d'images (Ghostty, iTerm2, etc.) peuvent prévisualiser les créations directement entre les lignes de commande.
Ollama est une application totalement gratuite, qui fonctionnait initialement uniquement via le Terminal mais qui a par la suite gagné une interface graphique. L’app est disponible gratuitement sur macOS, avec des abonnements pour ceux voulant plus de puissance via le nuage. Les développeurs ont prévu d’ajouter d’autres modèles d’images à l’avenir, ainsi que la possibilité de les retoucher.
La rumeur a fait du bruit hier soir : Apple travaillerait sur un pin’s carburant à l’IA, à la manière de l’AI Pin d’Humane. L’appareil ressemblerait à un petit badge légèrement plus épais qu’un AirTag, embarquant un haut-parleur, deux caméras et trois micros pour discuter avec une version de Siri dopée à l’IA.
En pratique, ce pin’s pourrait enregistrer tout ce qui se passe autour de vous afin de pouvoir répondre à des questions. Il s’agirait d’une sorte de super-Siri toujours accessible : le produit serait très intégré à l’écosystème Apple et dépendrait en partie du téléphone pour Apple Intelligence. Un bouton physique serait présent sur la tranche pour discuter sans passer par le smartphone. L’accessoire se rechargerait par induction à la manière de l’Apple Watch.
Le concept n’est pas sans rappeler le gros flop de l’AI Pin, lancé par la startup Humane créée par d’anciens d’Apple. Le produit était censé pouvoir envoyer des messages, analyser ce qu’il voit ou encore répondre à des questions complexes. Le gadget était visiblement trop lent pour être utile et jugé peu fiable. Humane ne s’est pas facilité la vie en créant son propre écosystème indépendant de ceux de Google ou d’Apple.
Apple aurait de grandes ambitions pour ce produit, visant d’en fabriquer environ 20 millions d’unités pour le lancement. Si les détails sur les fonctions restent minces, Apple a sans doute une carte à jouer grâce à son écosystème et ses nombreuses connaissances sur les utilisateurs.
Orange, Bouygues Telecom et Free (groupe Iliad) ont publié ce matin un communiqué de presse commun qui rappelle leur volonté d’acquérir Altice France, la maison mère de SFR. Ce n’est pas nouveau, on sait même depuis le mois d’octobre dernier que les trois opérateurs souhaitent acheter et se partager leur ancien concurrent. Cette communication répond en réalité à la publication d’un article de BFM Business qui laissait entendre que les acquéreurs ont accepté d’augmenter leur offre. Sans démentir tout à fait la rumeur, le communiqué du jour confirme que le processus d’acquisition a avancé, sans accord toutefois sur le montant.
Reprenons : Patrick Drahi souhaite vendre Altice France et toutes ses activités, dont SFR qui est l’un des quatre gros opérateurs français. En octobre dernier, on apprenait que les trois acteurs restants s’étaient mis d’accord avec une offre d’achat à 17 milliards d’euros et un plan de découpe des actifs d’Altice entre Orange, Bouygues Telecom et le groupe Iliad, à qui appartient Free.
Cette offre a d’abord été rejetée par Patrick Drahi, qui souhaitait faire monter les enchères et espérait récupérer plus d’argent dans l’opération financière. Il voulait aussi que la transaction se déroule plus rapidement, avec une conclusion dès le début de l’année 2027, dans un an donc, au lieu de fin 2027 comme prévu par les acquéreurs potentiels.
Quelques mois plus tard, BFM Business a publié tôt ce matin une rumeur qui suggère qu’Orange, Free et Bouygues auraient bien augmenté leur offre, ajoutant autour de 3 milliards sur la table des négociations. Autre élément clé de l’article, le processus aurait avancé, avec l’accès aux comptes d’Altice, une étape clé dans toute acquisition de cette ampleur. Tout pourrait aller ensuite assez vite, avec une offre formelle espérée fin mars et l’espoir de finaliser l’acquisition avant la tenue des élections présidentielles, prévues en avril 2027.
Dans la foulée, le communiqué de presse publié ce matin par le consortium d’opérateurs confirme l’accès aux comptes, tout en niant tout engagement d’ordre financier, autrement dit une augmentation de leur offre. Puisqu’il est très court, voici les informations fournies à la presse par les trois entreprises :
Des travaux de due diligences ont été engagés depuis début janvier 2026. Les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l'objet d'aucun accord à date.
Il n'y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord qui devra en toute hypothèse être soumis à l'approbation des organes de gouvernance des sociétés concernées et restera sous réserve des conditions usuelles en la matière. Une communication au marché sera faite le moment venu sur l'évolution du projet conformément aux exigences réglementaires applicables.
Notons que si le communiqué nie l’existence d’un accord, il ne nie pas la possibilité d’une augmentation de l’offre d’achat. D’après BFM, Patrick Drahi n’aurait accepté d’ouvrir ses comptes qu’après avoir obtenu des assurances d’un montant autour de 20 milliards d’euros, trois de plus qu’initialement. Le site précise même que la répartition de cette somme supplémentaire ne serait pas encore tranchée entre Orange, Bouygues Telecom et Free. Cela ressemble à un accord de principe, peut-être justement pour faire avancer les discussions.
Nos confrères indiquent aussi qu’Altice aurait commencé à trouver des acquéreurs pour les éléments qui n’intéressent pas les trois opérateurs. Cela concernerait notamment XP Fibre, spécialiste des infrastructures en fibre optique qui a déployé des réseaux dans 6 700 communes, principalement dans les zones peu denses. Patrick Drahi espère obtenir deux milliards d’euros pour cette activité, qui ne serait pas reprise par Orange, Bouygues et Free.
En revanche, SFR Business, filiale d’Altice France destinée aux entreprises, fait bien partie de la négociation. Le milliardaire essaierait pourtant de trouver un autre acquéreur, cette fois pour mettre la pression et accélérer les négociations, d’après BFM.
Apple s’apprêterait à enrichir son écosystème domotique avec un nouveau Home Hub doté d’une base motorisée capable de pivoter automatiquement. Si l’on en croit plusieurs informations concordantes issues de la chaîne d’approvisionnement, ce futur appareil pourrait être commercialisé dès le printemps 2026, en parallèle d’une nouvelle génération de fonctionnalités d’intelligence artificielle intégrées à Siri. Un […]
Apple confirme sa suprématie économique en conservant sa place de marque la plus valorisée au monde, selon le classement Global 500 2026 du cabinet de conseil Brand Finance. Le fabricant d’iPhone voit la valeur de sa marque atteindre 607,6 milliards de dollars, enregistrant une croissance de 6 % par rapport à l’année précédente où elle […]
Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, compte bien sortir de l’ombre de SpaceX sur un terrain devenu central : l’internet par satellite. Elle vient d’annoncer le lancement d’un nouveau réseau baptisé TeraWave, présenté comme une constellation ultra-haut débit destinée en priorité aux entreprises, aux opérateurs de datacenters et aux clients gouvernementaux.
Il manquait un modèle entre l'EX40 et l'EX90, Volvo présente donc cette semaine son EX60, cousin du XC60 thermique et surtout, l'un des premiers à adopter une toute nouvelle plateforme.
Pour la première fois, Volkswagen a dépassé Tesla sur les ventes de voitures 100 % électriques en Europe. Le constructeur allemand a vendu 274 417 véhicules en 2025, soit 56 % de plus qu'en 2024. Tesla passe pour le moment à la deuxième place, avec 238 765 ventes, c'est une baisse de 27 %.
La luminosité de l'écran de l'iPhone va-t-elle augmenter sur la future gamme d'iPhone 18 ? Selon Instant Digital, c'est cette progression en matière de luminosité maximale qui poserait problème au fabricant chinois BOE qui, rencontrant déjà des problèmes de fiabilité sur l'iPhone 17 Pro...
Tandis que Siri se transformerait en chatbot avec iOS 27 dès septembre prochain et entrerait ainsi en concurrence frontale avec ChatGPT, Apple aurait déjà lancé deux chatbots à destination de ses employés d'après les sources de MacWorld. Le premier s'appellerait Enchanté et aurait commencé...
Apple travaillerait à une sorte de pin's doté de caméras qui serait majoritairement dédié aux fonctionnalités d'intelligence artificielle, selon le site The Information. L'appareil prendrait la forme d'un disque similaire à un AirTag mais plus épais, avec deux caméras sur sa face avant (un...
Apple prévoirait la transformation de Siri en chatbot en bonne et due forme avec iOS 27, affirme Mark Gurman sur Bloomberg, et entrerait ainsi en concurrence frontale avec ChatGPT. Nom de code Campos, la fonctionnalité « sera intégré en profondeur aux systèmes d'exploitation iPhone, iPad et...
Pour bon nombre d’utilisateurs, il est important de surveiller à chaque instant le fonctionnement du Mac sur différents points. Pour cela, Apple a intégré l’application Moniteur d’activité qui fai...
Un nuage noir plane sur la chaîne logistique d’Apple. Luxshare Precision Industry, partenaire industriel majeur basé en Chine et impliqué dans l’assemblage de nombreux produits Apple, aurait été victime d’une attaque par ransomware. Si les informations sont confirmées, l’incident pourrait exposer des documents confidentiels liés à plusieurs géants de la tech, dont Apple, Nvidia, LG et Tesla.
Avec le MacBook Air M4, Apple propose une machine bien née qui devrait ravir de nombreux utilisateurs. Si vous êtes tenté par ce nouveau Mac, une promotion permet aujourd'hui d'en profiter au meilleur prix
Apple n'a peut-être pas de SiriBot ou de ChatGPT, mais ses employés, eux, ont déjà le leur. Loin de la communication officielle axée sur l'IA invisible, la firme possèderait deux outils internes, soutiennent les équipes de la marque au quotidien. Macworld nous plonge dans les coulisses de ces applications internes dédiées à l'analyse de données et à l'assistance textuelle.
Apple lance une campagne de promotions en Chine, offrant jusqu’à 1 000 yuans (123 euros) de remise sur une large sélection de produits pour célébrer le Nouvel An lunaire. Cette opération commerciale, prévue du 24 au 27 janvier, vise à prolonger la dynamique des ventes après une fin d’année 2025 marquée par une forte croissance […]
Alors qu'Honor vient de dégainer une fonction de « dépistage de l'arrêt cardiaque » sur sa Watch GS 5, l'industrie s'intéresse de près à une métrique méconnue mais cruciale : la capacité de décélération (DC). Un indicateur que les montres d'Apple ou Garmin pourraient intégrer sans changer le moindre capteur.
La Honor Watch GS est vendue uniquement en Chine pour le moment pour moins de 100 €
Le marketing n'est jamais à une approximation près, mais derrière l'appellation « anti-sudden cardiac arrest » de la nouvelle Honor Watch GS 5 se cache une réalité scientifique solide. Plus qu'une prédiction miraculeuse, il s'agit de mesurer la capacité de décélération (DC) du cœur.
Un vieux concept, de nouveaux capteurs
La science n'est pas nouvelle : une étude publiée dans The Lancet dès 2006 démontrait que la DC est un prédicteur de mortalité plus fiable que la simple fraction d'éjection ou la variabilité de la fréquence cardiaque (VRC) classique. Concrètement, la DC mesure la capacité de votre système nerveux à ralentir le cœur. Si cette capacité s'effondre, le risque de mort subite cardiaque augmente, même si les autres signaux sont au vert.
Le point de bascule ? Le matériel actuel est déjà prêt.
En 2023, des chercheurs ont prouvé qu'une simple montre Garmin obtenait des résultats corrélés aux équipements médicaux pour mesurer cette DC.
Côté Apple, des analyses montrent que les relevés de l'Apple Watch permettent déjà de calculer cet indice avec précision.
Le défi : du bien-être au diagnostic
Si la technologie est là, pourquoi ne l'avons-nous pas encore au poignet ? La réponse tient en trois lettres : FDA. Pour éviter les foudres des régulateurs, les constructeurs doivent marcher sur des œufs :
On ne parle pas de « diagnostic », mais de « notification de rythme irrégulier ».
On ne « prédit » pas l'accident, on évalue un « facteur de risque ».
Pour Apple, Garmin ou Google, l'implémentation est purement logicielle. Les capteurs PPG (optiques) récoltent déjà les données nécessaires en arrière-plan. Il ne manque qu'un algorithme validé et une interface claire pour transformer ces millisecondes de battements en un score de risque compréhensible.
Une option pour 2026 ?
La capacité de décélération pourrait devenir l'argument phare des mises à jour de 2026. Pour Apple, ce serait une brique idéale pour enrichir l'offre de santé, potentiellement liée à un abonnement. Pour Garmin, un outil de plus pour rassurer une clientèle vieillissante ou très sportive.
Reste un obstacle : la notoriété de l'indice. Si tout le monde comprend l'intérêt d'un ECG, la « capacité de décélération » demande un effort de pédagogie. Mais avec la saturation du marché des capteurs de sommeil et d'oxygène, les constructeurs n'auront bientôt plus d'autre choix que d'aller sur ce terrain médical pour continuer à nous vendre des montres.
Les rumeurs entourant l'arrivée d'un véritable chatbot "maison" au sein d'iOS 27 se font de plus en plus pressantes. Intégré nativement à Siri, ce nouvel assistant donnerait enfin à la Pomme les armes pour lutter à armes égales avec la concurrence. Jusqu'ici souvent moqué pour ses lacunes, l'assistant d’Apple pourrait devenir le point d’entrée unique pour n'importe quelle requête complexe pour des centaines de millions d’utilisateurs. Mais voilà, l'intelligence artificielle générative a un coût, et pas des moindres. D'où l'interrogation soulevée par MacRumors : Apple pourra-t-elle éternellement offrir ce service ?
Selon les indiscrétions de Mark Gurman, ce "nouveau" Siri serait capable de tout : recherche web avancée, création de contenu, génération d’images, synthèse de documents et analyse de fichiers. Mieux encore, il pourrait piloter les applications et s'appuyer sur vos données personnelles pour répondre à des requêtes contextuelles. En bref, tout ce que propose un ChatGPT aujourd'hui, mais avec une intégration profonde dans l'écosystème Apple.
Si Apple mise énormément sur la puissance de ses puces Ax et Mx pour traiter un maximum de tâches en local, la réalité technique est plus complexe. Le modèle d'Apple, développé en collaboration avec les équipes de Google Gemini, serait comparable à Gemini 3. Or, une telle puissance de calcul ne tient pas (encore) dans la poche, ni même dans un Mac haut de gamme.
Pour faire tourner la machine, Apple devra s'appuyer sur ses serveurs Private Cloud Compute, mais aussi, semble-t-il, sur l'infrastructure de Google. Et à Cupertino comme à Mountain View, personne ne travaille gratuitement.
Image : Apple / iGeneration
Le nerf de la guerre : le coût du calcul
Qu’Apple utilise ses propres serveurs ou ceux de Google, la facture s'annonce salée. Chaque requête, chaque image générée, représente une dépense réelle en électricité et en puissance de calcul.
Google a injecté 85 milliards de dollars dans ses infrastructures en 2025. OpenAI dépense des sommes astronomiques en inférence sans être encore rentable. Une simple requête texte sur Gemini consomme environ 0,24 watt-heure.
À l'échelle d'un milliard d'iPhone, ces fractions de watts se transforment rapidement en centaines de millions de dollars de frais de fonctionnement annuels.
Le modèle "iCloud" appliqué à l'IA ?
Pour rentrer dans ses frais, Apple pourrait s'inspirer de ce qu'elle fait déjà avec iCloud. On imagine assez bien un système à deux vitesses :
Une version gratuite : Capable de répondre aux requêtes basiques, de rédiger des mails ou de contrôler l'iPhone.
Une version "Siri Pro" : Facturée autour de 20 € par mois (le tarif standard du marché), offrant des capacités de raisonnement supérieures, une analyse de documents longs et des fonctions de code avancées.
C’est précisément la stratégie de Google avec Gemini Advanced. Apple a l'habitude de proposer un "ticket d'entrée" gratuit (les 5 Go d'iCloud) pour inciter les utilisateurs à basculer ensuite vers un forfait payant.
Toutefois, Apple pourrait jouer la montre. Pour déloger les utilisateurs déjà abonnés à ChatGPT, Claude ou Perplexity, la Pomme pourrait décider d'offrir son chatbot pendant un an ou deux. Un investissement massif pour s'imposer comme l'acteur central de l'IA grand public, avant de fermer progressivement le robinet de la gratuité.
Apple n’a peut-être pas encore dégainé son chatbot façon ChatGPT au grand public, mais la firme explore visiblement de nouveaux formats. Apparemment, elle plancherait sur un petit AI Pin portable, une sorte de disque plat à porter sur soi, équipé de mini caméra, de microphones et d’un haut-parleur.