Google Chrome passe à la vitesse supérieure : une mise à jour toutes les deux semaines
Le rythme s'accélère pour le navigateur le plus populaire au monde. À partir du mois de septembre, Google va diviser par deux le cycle de déploiement de Chrome, passant d'une version stable toutes les quatre semaines à un rythme bimensuel.
Historiquement, Chrome a longtemps suivi une cadence de six semaines avant de passer à quatre en 2021. Ce nouveau changement marque une étape supplémentaire dans la stratégie de Google pour coller aux évolutions de plus en plus rapides du web.
Plus de réactivité, moins de risques
L'objectif affiché par Mountain View est clair : réduire le délai entre le développement d'une fonctionnalité et sa mise à disposition. En raccourcissant le cycle de sortie, Google s'assure que les utilisateurs et les développeurs profitent plus rapidement des dernières améliorations de performance, des correctifs de sécurité et des nouvelles capacités du moteur de rendu.
Cette accélération ne devrait pas se faire au détriment de la qualité selon les responsables de Chrome. Google explique que des mises à jour plus fréquentes permettent de réduire la taille de chaque « lot » de changements. Un périmètre plus restreint facilite grandement le débogage en cas de problème imprévu, garantissant ainsi une meilleure stabilité globale du logiciel.
Ce nouveau calendrier entrera en vigueur le 8 septembre prochain avec le lancement de la version stable de Chrome 153. Voici ce qu'il faut retenir du déploiement :
- Plateformes concernées : Le cycle de deux semaines s'appliquera aux versions Desktop (macOS, Windows, Linux), Android et iOS.
- Canal Beta : Les versions bêta s'aligneront également sur cette cadence accélérée pour maintenir la cohérence des tests.
- Exceptions pour les pros : Pas de panique pour les administrateurs réseau. Le canal « Extended Stable » (destiné aux entreprises et aux intégrateurs de Chromium) conserve son rythme de huit semaines pour plus de prévisibilité. Les canaux de test Canary et Dev ne changent pas non plus leurs habitudes.
Cette accélération continue de Google tranche radicalement avec la philosophie d'Apple. À Cupertino, le rythme de Safari reste immanquablement lié à celui de macOS et d'iOS.
Si le navigateur de la Pomme bénéficie de correctifs de sécurité réguliers au fil des mises à jour mineures des systèmes, il faut toujours attendre la rentrée pour voir WebKit faire ses plus grands bonds en avant.
Chrome divise à son tour ses fenêtres pour afficher deux pages web côte à côte