OpenAI aurait refusé de propulser le nouveau Siri, au profit de Gemini


Avec macOS Tahoe, Apple a commencé à clouer le cercueil des boîtiers Time Capsule : il n'est plus possible de démarrer une nouvelle sauvegarde avec le système d'exploitation actuel, et Apple a clairement indiqué que les sauvegardes déjà en existantes, elles, ne seront plus prises en charge avec macOS 27. La raison ? Les (vieux) boîtiers travaillent avec le protocole AFP pour la sauvegarde et Time Machine va nécessiter obligatoirement la prise en charge du protocole SMB, une fonction introduite avec macOS Sierra.

Apple commence à abandonner les Time Capsule, qui ne seront plus pris en charge avec macOS 27
James Chang, un ingénieur qui travaille chez Microsoft, a décidé de s"attaquer au problème et de mettre à jour les boîtiers. Son projet TimeMachineSMB, sur GitHub, explique comment installer le nécessaire. Le tout repose sur plusieurs choses, dont un jailbreak. Nous avons déjà parlé de ce dernier : les bornes AirPort et Time Capsule reposent sur NetBSD et un outil permet de se connecter en SSH sur les boîtiers.
Les bornes Apple AirPort peuvent être jailbreakées
La solution de James Chang est pour le moment malheureusement compliquée : elle consiste à se connecter sur le boîtier à travers le jailbreak et de copier une version compilée manuellement d'un serveur Samba (une implémentation open source du protocole SMB). Il passe par une cross compilation, c'est-à-dire une compilation sur un appareil classique (un Mac) mais en ciblant un système précis (NetBSD pour la plateforme ARM employée par Apple). C'est une tâche compliquée, qu'il ne détaille pas beaucoup. Une fois les exécutables envoyés dans le boîtier, il faut rendre les modifications persistantes. Il explique qu'une version automatisée est prévue, mais elle n'est pas encore disponible.

Si vous avez les compétences techniques pour effectuer les différentes tâches, il est donc possible de faire ce qu'Apple n'a pas fait : rendre les boîtiers Time Capsule (et probablement AirPort) compatibles avec les sauvegardes en SMB. Et on ne peut que le remercier, en attendant une version plus simple à mettre en œuvre.
Apple ne devrait plus trop tarder à présenter son nouveau téléphone d’entrée de gamme : l’iPhone 17e. Si l'on ne s’attend pas à une révolution par rapport au 16e (qui représentait déjà une belle évolution sur la gamme SE), le smartphone pourrait s’enrichir d’une Dynamic Island. C’est tout du moins ce qu’affirme le fuiteur Digital Chat Station, qui a eu quelques bonnes intuitions par le passé.

Dans un message publié sur Weibo, le fuiteur affirme que l'iPhone 17e garderait un écran OLED de 6,1 pouces avec un taux de rafraîchissement de 60 Hz, mais que celui-ci disposerait désormais d'une Dynamic Island. Cette petite bulle est plus utile que l’encoche étant donné qu’elle peut afficher certaines actions en cours, comme les contrôles d’une musique ou le temps restant d’un minuteur. L’actuel iPhone 16e au design hérité de l’iPhone 14 a une simple encoche qui ne fait rien de tout cela.
Ce n’est pas la première fois qu’on entend parler d’une Dynamic Island sur l’iPhone 17e : l’été dernier, Digital Chat Station avançait déjà l’idée d’un passage de l’encoche à cette « pilule » comme amélioration pour le 17e. Le journal coréen The Elec estimait de son côté que l’encoche allait rester une année de plus.
Pour le reste, les bruits de couloir décrivent surtout une mise à jour légère. Plusieurs sources s’accordent sur une présentation au printemps 2026, dans la logique d’un renouvellement annuel du modèle d’entrée de gamme. L’écran resterait un OLED de 6,1 pouces limité à 60 Hz, sans ProMotion, tandis que la puce pourrait passer à l’A19 pour se rapprocher davantage de la gamme principale. 
L’autre grosse amélioration pourrait être la présence d’un anneau MagSafe, qui manque au 16e. Il permettrait au smartphone de devenir compatible avec tout un tas d’accessoires, en plus de se remplumer bien plus vite qu’avec les 7,5 W actuels.
Apple a confirmé cette semaine que c’est le Gemini de Google qui fera carburer le nouveau Siri. Une annonce que l’on voyait venir à cause des rumeurs, mais qui a tout de même pu surprendre : pourquoi ne pas plutôt avoir opté pour ChatGPT sachant qu’il est déjà intégré à Siri depuis iOS 18 ? Selon les sources du Financial Times, OpenAI a refusé de manière délibérée pour… tenter de doubler Apple et les géants de la tech !

La décision aurait été prise à l’automne dernier, et a de quoi étonner. Si OpenAI est désormais une entreprise bien installée dans le monde de la tech, elle ne propose pour le moment qu’un service en ligne très déficitaire selon plusieurs rapports et tarde à se lancer dans le domaine du hardware. Sam Altman travaille bien sur un mystérieux projet d’objet avec Jony Ive, mais aucun concept n’a été présenté officiellement.
Jony Ive et Sam Altman ont des prototypes de leur mystérieux appareil pensé autour de l’IA
Des discussions ont très probablement eu lieu entre Apple et OpenAI, mais le Financial Times ne précise pas si une offre a été faite d’un des deux côtés. OpenAI n’était pas intéressée, mais plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi Apple a finalement privilégié Google. Les deux entreprises sont partenaires depuis des années, Google signant régulièrement des chèques à Apple pour mettre en avant son moteur de recherche dans Safari.
On peut également supposer que les relations Apple/OpenAI se sont refroidies lorsque Sam Altman a été réveiller l’ancien designer star de Cupertino Jony Ive pour travailler sur un produit « socialement moins perturbateur que l'iPhone ». Le duo débaucherait sans trop de problèmes dans les rangs des équipes design, IA, matériel et fabrication de Cupertino.

The Information donne dans son article quelques détails sur le contrat entre Apple et Google, qui porterait sur plusieurs milliards de dollars. Une telle somme n’a rien de surprenant quand on voit que Google paye 20 milliards par an pour être le moteur par défaut de Safari. Ce nouvel accord prendrait la forme d’un contrat cloud, étalant la facture au fil du temps. Apple a bien promis que son IA tournerait sur ses serveurs maison Private Cloud Compute, mais Cupertino serait l’un des plus gros clients des serveurs de Google, qu’elle utilise notamment pour iCloud.
Les accélérateurs pour l'IA, les fameux NPU, sont souvent intégrés dans les systèmes sur puce (comme chez Apple, Qualcomm, etc.) mais peuvent aussi être connectés en externe, en PCI-Express. Si le Raspberry Pi 6 devrait probablement en intégrer un, il existe des cartes accélératrices pour le Raspberry Pi, les AI HAT.

La première version était équipée d'un NPU Hailo-8L, avec une puissance de 13 TOPS, l’unité de mesure classique dans le monde de l'IA. La seconde version, plus rapide, passait à 28 TPS, avec des entiers sur 8 bits (INT8). C'est un peu moins que le NPU intégré dans les puces Apple, capable d'atteindre 36 TOPS dans les M4.

Une nouvelle carte IA pour le Raspberry Pi 5, qui double la puissance de la précédente
La nouvelle version (AI HAT+ 2) est équipée d'un Hailo-10H. Il est annoncé à 40 TOPS… mais sur des entiers de 4 bits (INT4). Sur les INT8, sa puissance se place entre la première et la seconde génération, avec 20 TOPS. Mais il a un avantage sur les deux autres : 8 Go de mémoire vive LPDDR4X. C'est une solution qui permet d'éviter d'utiliser la mémoire du Raspberry Pi pour les traitements et permet de lancer des LLM directement, même si la quantité de mémoire est bien trop faible en pratique pour employer des modèles performants. La mémoire intégrée augmente un peu le prix du NPU : il est proposé pour 130 $ (145 € en France). Ses créateurs indiquent qu'il est parfaitement pris en charge par les outils d'IA déjà déployés pour les Raspberry Pi, et qu'il est donc possible de remplacer un AI HAT+ par un AI HAT+ 2 sur une carte Raspberry Pi 5.
Les tests de Jeff Geerling, spécialiste des cartes, montrent que les promesses du nouveau HAT sont un peu exagérées. Le nouveau modèle est moins rapide que le processeur du Raspberry Pi 5 dans la pratique, même s'il est plus efficient, avec une consommation un peu plus faible. Mais dans le cas d'un Raspberry Pi 5 qui est déjà un appareil frugal, les gains ne sont pas très importants. Dans les tests liés à l'analyse d'images en général, le nouveau modèle n'est pas réellement plus rapide que les versions précédentes non plus. Le problème principal vient de la quantité de mémoire : c'est un avantage intéressant, mais la quantité est trop faible pour creuser l'écart, spécialement avec un Raspberry Pi 5 doté de 16 Go de RAM.
Si le partage de connexion d'un iPhone peut suffire pour pallier une panne de connexion fixe, les personnes qui se reposent sur la 5G pour travailler ont tendance à se tourner vers des routeurs mobiles, bien plus performants et pratiques. Netgear propose différents modèles à son catalogue, et le Nighthawk 5G M7 (MH7150) est enfin disponible (ou presque, la sortie est prévue le 27 janvier) pour 600 €. Ce modèle a une particularité intéressante : il est compatible eSIM.

Netgear présente un routeur 5G portable équipé d’une eSIM, une rareté sur le segment
Le routeur est équipé d'un modem 5G Qualcomm (SDX72) capable d'atteindre 4 Gb/s dans des conditions idéales et le Wi-Fi 7 intégré promet 3,6 Gb/s (dans les bandes 2,4 et 5 GHz). Il prend en charge la majorité des bandes de fréquence en 4G et 5G, et peut être relié directement en USB-C à un ordinateur pour se connecter. Dans ce mode, il émule une interface Ethernet et Netgear annonce des débits de l'ordre de 2 Gb/s. Il est aussi possible de le relier à un adaptateur USB-C vers Ethernet, même s'il faudra dans ce cas se reposer sur la batterie (10 heures d'autonomie) ou trouver une station d'accueil ou un hub avec une entrée USB-C en parallèle.

La nouveauté la plus intéressante, l'eSIM, passe par l'app de Netgear, depuis un smartphone. Il est soit possible de passer par le fournisseur de Netgear — Plus Poland1 — soit d'installer votre propre eSIM avec la méthode classique (un code QR). Netgear propose de nombreux forfaits eSIM pour les voyageurs avec son fournisseur, qui dépendent évidemment du pays et des accords entre les opérateurs. Notons enfin qu'il est évidemment possible d'installer votre propre carte Nano SIM. Ce routeur 5G est un modèle qui se place au milieu de la gamme de Netgear, mais c'est le seul actuellement qui propose la compatibilité eSIM.
Netgear prévient que comme le fournisseur est polonais, certains services risquent de vous localiser en Pologne. ↩︎
Elon Musk traîne des pieds pour renforcer la sécurité de Grok. Le tchatbot fait les gros titres depuis plus d’une semaine pour sa capacité à dénuder des femmes et à générer des images dégradantes. Il est aussi accusé d’avoir généré des images sexuelles de mineurs. Face à la gronde, la plateforme a finalement décidé de mettre en place des garde-fous. Surprise : ils fonctionnent très mal.

X a annoncé le 14 janvier avoir pris des mesures visant à empêcher son outil d’IA de « déshabiller des personnes réelles ». Il faut dire que la plateforme est sous pression : elle a été bloquée en Indonésie et en Malaisie, tandis que le gouvernement britannique a accéléré ses plans d’une loi criminalisant les deepfakes suite à l’affaire.
Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store
La semaine dernière, l’entreprise avait déjà annoncé limiter les capacités photo de son modèle à ses abonnés payants sur X, ce qui n’empêchait pas de s’en servir sans frais via l’app dédiée Grok. X affirme désormais que même les abonnés payants ne peuvent plus déshabiller qui que ce soit. Attention cependant, car le message évoque un « blocage géographique » pour les capacités de changements de vêtements dans les régions où « cela est illégal ».
The Verge a voulu vérifier ce que donnaient les nouvelles protections, et a constaté qu’elles n’étaient pas très efficaces. Grok refuserait bien de modifier une photo d’une personne pour la mettre en bikini ou changer ses vêtements, mais il suffirait visiblement d’utiliser des tournures de phrases un peu plus originales (« montre son décolleté », « augmente son tour de poitrine », « habille-la en crop-top et en short ») pour générer des images sexualisées. Grok a cependant refusé de complètement déshabiller une personne.
Elon Musk a imputé ces dérives aux « demandes des utilisateurs » et aux « cas où l’utilisation malveillante des invites Grok provoque des résultats inattendus ». Les tests ont été effectués depuis un compte X et Grok sans abonnement. La seule vérification d’âge mise en place est un pop-up demandant d’entrer sa date de naissance, mais il est facile d’y remplir n’importe quoi.


Micron, l'entreprise derrière la marque Crucial qui avait annoncé sortir du marché grand public début décembre, ne va pas totalement abandonner les particuliers. Le vice-président en charge du marketing de Micron Christopher Moore a accordé une interview à Wccftech, dans laquelle il est revenu sur cette décision. Il a tenu à nuancer les choses, estimant « très important que les gens comprennent que nous continuons à desservir le marché grand public ».

« Tout d'abord, je voudrais préciser que cette perception n'est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », a-t-il déclaré à propos des nombreux articles ayant relayé l’abandon par la marque du secteur particulier. Christopher Moore affirme que Micron garde « une activité très importante sur les marchés grand public et mobile », rappelant qu’elle a toujours un canal OEM à côté de ses produits visant les entreprises.
Crucial disparaît d’un marché de la mémoire vive déjà très tendu
L’OEM désigne les fabricants d’équipement d’origine, soit ceux construisant des pièces pour d’autres entreprises. Micron affirme rester un partenaire important en fournissant des composants comme de la mémoire LPDDR5 à des marques telles Dell ou Asus, qui les intègrent à leurs machines.
Si l’entreprise explique être en contact avec chaque constructeur majeur, elle reconnaît ne pas pouvoir faire comme si la vague IA n’existait pas. Selon Christopher Moore, la bascule de la demande vers les serveurs et les infrastructures d’IA pèse de plus en plus lourd, ce qui tend le marché. La production n’est pas simple à accélérer à court terme : multiplier les variantes de capacité et de références peut faire baisser les volumes en sortie d’usine.
Dans ce contexte, Micron dit travailler avec ses clients pour mieux lisser les besoins, tout en rappelant que ses augmentations de capacités (notamment avec de nouveaux sites) ne produiront pas un effet réellement sensible avant 2028. Christopher Moore ajoute :
Il ne s'agit pas d'un problème propre à Micron, mais d'un problème sectoriel, où nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande de ces segments, mais l'offre est tout simplement insuffisante. C'est une situation vraiment regrettable.
Les spécialistes de la RAM cherchent à mettre sur pied de nouvelles usines, mais doivent trouver le temps de bâtir les usines et d’obtenir les certifications des clients, ce qui prend du temps sur du matériel de pointe comme celui demandé pour les infrastructures d’IA. Entre de longs délais et des usines qui ne visent pas le marché traditionnel, « la pénurie de DRAM pourrait persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu'à ce que la demande liée à l'IA commence à s'estomper », conclut-il.
Jeff Geerling, un bidouilleur bien connu adepte des Raspberry Pi (et des Mac) a posté une vidéo sur un bricolage intéressant : il s'est fabriqué un bouton Touch ID externe. Comme il n'utilise pas un clavier Apple, il avait envie de profiter tout de même de Touch ID et a donc fabriqué son propre capteur externe.

Ce n'est pas nouveau, d'autres avaient tenté avant lui, mais son montage est assez propre. Et surtout, il se demande pourquoi Apple ne propose pas la possibilité d'acheter uniquement le bouton ou pourquoi Apple ne propose pas à des accessoiristes de l'intégrer. Parce qu'en l'état, le problème — qu'il explique bien dans son post — est que pour intégrer un bouton Touch ID en externe, il faut sacrifier un Magic Keyboard avec Touch ID, qu'Apple facture tout de même 170 €. Même en cherchant un modèle d'occasion ou en promotion, le prix reste élevé. Qui plus est, il faut démonter le clavier, avec le risque de casser la nappe (fragile) du bouton.

Les raisons exactes pour lesquelles Apple ne le propose pas restent obscures… même si vendre des claviers à 170 € est probablement un excellent argument dans l'absolu.
