On ne va pas vous mentir : l’accueil enthousiaste que vous avez réservé à notre projet de livre sur les 50 ans d’Apple nous a sincèrement surpris. Le deuxième pallier a été récemment franchi, ce qui veut dire qu’après le livre, c’est la journée avec vous qui aura bel et bien lieu. Et votre soutien nous donne du baume au coeur.
Le bon à tirer est signé pour imprimer le livre
Si nos journées sont particulièrement chargées depuis quelques semaines pour finaliser l’ouvrage, les choses avancent à grands pas. Étape cruciale s’il en est : nous avons signé le bon à tirer (BAT) hier, ce qui signifie que l’impression va pouvoir débuter. Comme nous l’avions souligné lors du lancement, nous avons à cœur d’être particulièrement pointilleux sur le respect des délais. L’objectif reste inchangé : faire en sorte que l’immense majorité d’entre vous reçoive son exemplaire dans le courant du mois d’avril.
Le succès de la campagne dépassant nos espérances initiales, nous en avons profité pour muscler la fabrication de l'objet. Pour offrir une meilleure tenue en main, nous avons opté pour une couverture plus épaisse que celle de notre magazine habituel, afin de marquer le coup pour cet anniversaire exceptionnel.
Réservez votre 18 avril pour la première journée MacGeneration
Comme vous l’aviez peut-être remarqué, la barre des 40 000 € a été franchie. Cela signifie que vous pouvez réserver votre samedi 18 avril 2026 pour la première journée organisée par MacGeneration. Si vous pouvez venir à Lyon, alors vous pouvez réserver votre ticket d’entrée, si ce n’est pas déjà fait, sachant que les places sont limitées. Nous vous communiquerons le programme complet prochainement.
La journée aura lieu à l’école Émile Cohl dans le troisième arrondissement lyonnais. Image MacGeneration/école Émile Cohl.
Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Le prochain palier est fixé à 50 000 €, et comme un anniversaire peut en cacher un autre, nous avons une pensée pour un certain Mac OS X.
Dans un mois tout pile, le système d'exploitation fêtera son quart de siècle. Il était impensable pour nous de laisser passer cet acte fondateur, qui a posé les bases du succès actuel d'Apple. Si ce nouveau cap est atteint, la série d’articles rétrospective inédits que vous proposera Greg durant la semaine d'anniversaire du système sera alors accessible à tous gratuitement.
Anthropic vient de présenter de nouvelles capacités pour Claude Code, qui promettent selon l'entreprise de moderniser le vieux code COBOL en quelques mois au lieu des années habituellement nécessaires. Sur les marchés, la sanction a été immédiate : l'action IBM a perdu 13 % en une seule séance, entraînant tout le secteur du consulting dans sa chute. Du jamais-vu pour le titre depuis l'an 2000.
Île-de-France Mobilités (IDFM) est sommé d’ouvrir davantage la billettique numérique francilienne, une décision qui pourrait avoir des répercussions sur l’intégration du pass Navigo dans l’application Cartes sur iPhone. Saisie par la SNCF et la RATP, l’Autorité de régulation des transports (ART) ordonne à IDFM de permettre à ces deux acteurs de vendre les mêmes titres dématérialisés qu’elle.
Aujourd’hui, seule l’application Île‑de‑France Mobilités propose le Navigo Liberté+ dématérialisé, une exclusivité jugée contraire à la loi de 2019 visant à favoriser le développement des services multimodaux, qui vendent des titres pour différents modes de transport. Le régulateur enjoint donc IDFM d’ouvrir la vente de ce titre aux applications Bonjour RATP et SNCF Connect.
Quant aux titres qui ne sont pas encore déclinés en version numérique (Navigo Annuel et forfaits Imagine R), ils devront pouvoir être souscrits via les sites web de ces services multimodaux. Anticipant des complexités pour le parcours d’achat, l’ART demande également à IDFM de permettre à la SNCF et à la RATP de proposer un paiement unique pour plusieurs titres de transport différents.
Achat de pass Navigo dans l’app Île‑de‑France Mobilités. Image iGeneration.
Toujours dans cette logique de développement de la billettique multimodale, le régulateur exige qu’IDFM rémunère les acteurs tiers pour leur rôle dans la distribution des titres de transport — titres dont ils ne peuvent pas modifier les prix, donc dégager une marge pour financer leur activité.
L’intégration à Wallet aussi visée
On en vient à l’iPhone. Depuis le printemps 2024, il est possible d’acheter la plupart des pass Navigo directement dans l’application Cartes d’Apple (Wallet), puis de valider ses trajets avec son iPhone par NFC. Une autre méthode consiste à acheter son titre depuis une application : cela peut être bien sûr l’app IDFM, mais aussi Bonjour RATP ou SNCF Connect, qui proposent la plupart des pass Navigo.
Dans tous les deux cas, le pass acheté est stocké dans Wallet. Or, l’intégration actuelle pose problème au régulateur, qui demande à IDFM et à Apple « de prendre les mesures nécessaires pour éviter qu’une application mobile ne soit "désintermédiée", c’est-à-dire qu’elle perde sa relation avec l’usager une fois le titre stocké dans le Wallet. »
Quelles mesures concrètes pourraient satisfaire cette exigence ? En l’absence des décisions détaillées, qui n’ont pas encore été rendues publiques, le flou demeure. On sait toutefois que, dans une décision antérieure rendue l’an dernier, IDFM évoquait des travaux visant à afficher au dos de la carte dans Wallet un lien renvoyant vers l’application à l’origine de l’installation du titre.
Achat de pass Navigo directement dans Wallet. Image iGeneration.
Ce n’est pas tout, le régulateur demande aussi aux deux partenaires « d’assurer un traitement équitable entre les différents parcours d’achat possibles sur les équipements Apple, que l’usager décide d’acheter son titre via une application mobile, ou directement dans le Wallet (sic). » Là encore, les conséquences concrètes sur l’intégration actuelle sont incertaines. IDFM avait en tout cas indiqué précédemment au régulateur qu’un projet de refonte du parcours client sur Wallet était étudié et qu’il attendait le retour d’Apple sur ses réserves relatives à deux des trois évolutions proposées.
Quoi qu’il en soit, tous ces changements ne sont pas encore actés, car IDFM ne compte pas se laisser faire. L'autorité organisatrice de mobilité en région parisienne va faire appel de ces décisions, qu’elle estime « [contrevenir] à l'objectif initial de la loi, qui était de créer de la valeur économique grâce aux données collectées et mise à disposition par les autorités organisatrices des transports, mais sans créer de nouvelles dépenses publiques. » Selon elle, leur mise en œuvre entraînerait des charges supplémentaires de « plusieurs dizaines de millions d’euros. »
Vous vous êtes peut-être déjà posé une question : « Pourquoi les informations sur les nouveaux iPhone ne proviennent-elles que rarement des usines ? ». En effet, Apple commence à fabriquer les iPhone largement avant la présentation publique, et de nombreuses personnes ont donc accès aux appareils en amont. Il y a une réponse1 assez simple : Apple déploie une version de test d'iOS pour les vérifications en usine et pas celle que vous allez utiliser.
Dans la pratique, comme l'explique Apple Insider2, les quelques appareils qui sont déployés avec une version bêta qui contient des éléments d'interface inédits sont placés dans une pièce sécurisée, avec une seule porte, un badge d'accès et des gardes qui vérifient l'identité des personnes qui entrent. Les employés d'Apple qui ont le blanc-seing nécessaire peuvent éventuellement venir avec un ordinateur portable ou une clé USB, mais ce n'est pas le cas des employés des clients d'Apple, qui sont fouillés, doivent signer un accord de confidentialité et abandonner smartphones et autres dispositifs d'enregistrement à l'entrée.
Les appareils sont filmés en permanence, tout comme les personnes qui entrent, avec des caméras suffisamment précises pour de la reconnaissance faciale. À l'intérieur, les appareils sont aussi protégés. Il s'agit généralement de Mac mini, avec des fonctions bridées : le Wi-Fi, l'USB ou l'accès aux emails sont bloqués.
Pour les iPhone, la connexion sans fil ne permet l'accès qu'à quelques sites précis, le Bluetooth est désactivé, les objectifs des caméras masqués et l'emplacement pour une carte SIM — quand il y en a un — recouvert d'un sceau de sécurité qui permet de vérifier visuellement s'il a été ouvert. Les appareils sont recouverts de stickers et rangés dans des armoires fermées.
Différentes versions d'iOS
Pour les tests classiques en sortie d'usine, Apple utilise ce qu'on appelle une version NonUI d'iOS (parfois nommée Switchboard). Elle propose uniquement des tests pour les différents éléments des appareils, pour vérifier que tout est fonctionnel. La version dont nous avons parlé plus tôt, elle, porte le nom de VendorUI. Elle reprend globalement l'interface que vous aurez entre les mains, mais certaines applications sont absentes (Musique, Contacts, etc.) car elles ne sont pas nécessaires pour des essais. D'autres sont parfois ajoutées, comme un terminal, des accès pour les rapports de bugs, etc.
Un iPhone 15 Plus avec l'interface NonUI.
Nos confrères expliquent que les quelques personnes qui peuvent acéder à des appareils avec une version VendorUI utilisent des applications classiques pour les essais : un passage dans Notes pour vérifier que le passage en paysage fonctionne, l'animation d'un Memoji pour Face ID, l'app Mesures pour les capteurs, etc.
Les fuites existent tout de même
Dans la pratique, les versions de ce type se retrouvent tout de même de temps en temps dans la nature. Apple Insider a pu en parler parce qu'iOS 26.2 VendorUI a été retrouvé sur un prototype d'iPhone 16 Pro Max, par exemple. Et c'est la même chose pour les variantes NonUI : elles sont vues de façon régulière dans des prototypes.
Probablement l'iPhone qui a permis la fuite des informations.
Qui n'est pas uniquement « Les ouvriers ne veulent pas se faire virer à cause d'une fuite. » ↩︎
Avec le MacBook Air M4, Apple propose une machine bien née qui devrait ravir de nombreux utilisateurs. Si vous êtes tenté par ce nouveau Mac, une promotion permet aujourd'hui d'en profiter au meilleur prix
Apple a discrètement lancé Sales Coach, une nouvelle application destinée aux employés des Apple Store et aux partenaires agréés (Apple Authorized Service Providers). Cette app remplace officiellement l’ancienne application SEED, et vise à centraliser les ressources de formation et d’aide à la vente pour les produits Apple.
La deuxième version bêta d'iOS 26.4 parue hier soir apporte quelques petites retouches graphiques au Liquid Glass, rapporte Beta Profiles. Par exemple, le menu de personnalisation de l'écran d'accueil est désormais en blanc sur fond sombre, alors qu'il était en noir sur fond clair...
À sa sortie, le Vision Pro a impressionné par ses différents environnements 3D dans lesquels l’utilisateur peut se plonger pour travailler. Très détaillés, ils entourent totalement le porteur du casque et disposent d’effets sonores immersifs. Apple a donné des explications sur leur construction à Cool Hunting, mettant en avant son sens du détail. On y apprend que chaque placement de rocher est le fruit d'un travail minutieux, tout comme l’ajout d’ombres ou les variations de lumière ambiante.
Le mont Hood dans le monde réel en haut, dans le Vision Pro en bas. Image Apple/Cool Hunting
Yuri Imoto, de l’équipe marketing produit de visionOS, et Matt Dessero, Human Interface Designer à la tête d’une équipe d’artistes spécialisés dans les effets visuels chez Apple, ont livré quelques détails sur les coulisses. Ils racontent multiplier les repérages pour les environnements terrestres comme le mont Hood ou Yosemite. Des équipes sont déployées sur place afin de prendre des photos à 360° et tourner des vidéos du matin au soir dans le but d’établir des références d'éclairage précises.
Le but n’est pas de proposer une simple photo 3D à 360°, mais une sorte de reconstruction fidèle. Apple s’appuie pour cela sur une capture haute résolution des textures, comme les parois rocheuses ou les écorces des arbres. Tout cela est associé à des scans LiDAR afin de construire un modèle géométrique 3D unifié.
La partie audio est évidemment très importante. Des maillages acoustiques personnalisés modélisent le comportement du son dans chaque espace, qu'il s'agisse des échos des parois granitiques de Yosemite ou du bruissement d’un sol de forêt. Certaines libertés sont prises, comme sur l’espace du mont Hood : une route à proximité a été complètement supprimée afin d’obtenir un résultat plus naturel.
Les choses sont plus complexes pour les environnements dans l’espace. Celui sur la Lune a été créé à partir d'images du programme Apollo de 1972, tandis que l'équipe a dû construire un monde plausible en ne se basant sur presque rien pour celui sur Jupiter arrivé avec visionOS 26. L’utilisateur ne se trouve pas directement sur la planète, mais sur Amalthée, la troisième lune de Jupiter.
L’environnement sur Jupiter ajoute de nouveaux contrôles. Image Apple/Cool Hunting
Les équipes d’Apple se sont donc rapprochées de la Nasa pour ces recherches, celle-ci les incitant à ajouter de la glace ou à affiner la diffusion de la lumière sous la surface à travers les plateaux glaciaires d’Amalthée. La conception a en partie été faite dans le Vision Pro afin que les équipes puissent mieux prendre en compte les échelles. Jupiter est le premier environnement laissant les utilisateurs faire défiler les heures de la journée pour observer les évolutions des ombres et le déplacement des lunes voisines.
Vous l'avez forcément installé sur votre ordinateur. VLC, le lecteur multimédia au cône de chantier orange, vient de franchir les 6 milliards de téléchargements. Invité par François Sorel dans Le Podcast Tech d'RMC, son président Jean-Baptiste Kempf est revenu sur une aventure née dans les couloirs de Centrale Paris, entre parties de Doom en réseau et offres de rachats hallucinantes.
Apple va assembler le Mac mini aux États-Unis dans de courant de cette année, a annoncé Sabih Khan, directeur de l'exploitation à Apple, au journaliste Rolfe Winkler du Wall Street Journal en faisant visiter l'entrepôt encore vide où l'installation des équipements s'apprête à débuter....
Apple franchit une nouvelle étape dans sa stratégie industrielle américaine. La firme a confirmé qu’elle commencera la production du Mac mini aux États-Unis dès cette année, une annonce officialisée par Sabih Khan, directeur des opérations d’Apple.
Gros coup de publicité pour sa série Monarch: Legacy of Monsters, dont la saison 2 sera diffusée sur Apple TV à partir de ce vendredi 27 février : Apple a organisé un immense spectacle de drones dans le ciel de Los Angeles. Avec les 3 000 drones qui ont volé pendant douze minutes jusqu’à 150 m de haut, c’était même apparemment un record mondial. La projection s’étalait sur un carré de 300 m de côté et les monstres ont été visibles sur plus de 5 km à la ronde, un sacré show 3D… dont on n’aperçoit malheureusement que quelques secondes dans cette brève vidéo diffusée par Apple.
De quoi relever que Kurt Russell, l’un des acteurs de la série, filme le spectacle avec le flash allumé sur son iPhone. La prochaine fois, quelqu’un d’Apple devrait le prévenir que ce n’est pas nécessaire. Quoi qu’il en soit, l’animation avait l’air en effet très impressionnante… comme le sera probablement la deuxième saison de la série. Trois ans après la diffusion des dix premiers épisodes, on s’attend à des combats épiques avec Godzilla et King Kong au milieu, tout un programme !
Avec la seconde bêta d’iOS 26.4, Apple et Google franchissent une nouvelle étape dans la sécurisation des échanges RCS : le chiffrement de bout en bout (E2EE) commence désormais à être testé entre iPhone et smartphones Android.
La première version bêta d'iOS 26.4 lancée la semaine dernière activait chez certains utilisateurs le chiffrement de bout en bout des conversations RCS. Apple indiquait alors qu'il s'agissait d'un test ne fonctionnant alors qu'entre appareils Apple. Dans la deuxième version bêta d'iOS 26.4 qui...
Apple a mis les grands moyens pour promouvoir la seconde saison de Monarch: Legacy of Monsters : ce vendredi 20 février, l'entreprise a donné un spectacle de drones dans le ciel de Los Angeles. Selon AdAge, l'installation comportait 3 000 drones, couvrait une surface d'environ 300 mètres sur 300...
Apple a annoncé cet après-midi l'expansion de son app Apple Sports à 36 nouveaux pays et régions d'Amérique latine et des Caraïbes. L'application de suivi sportif d'Apple passe en version 3.8 pour l'occasion et ajoute la Liga Profesional de Fútbol argentine, la Série A brésilienne, la...
Attendu pour septembre, l'iPhone 18 Pro serait désormais entré dans sa première phase de test de production, d'après Fixed Focus Digital. C'est généralement en février qu'Apple bascule de la phase de Design Validation Test (DVT) à la phase de Production Validation Test (PVT). Les...
Dans les réglages de watchOS, Apple vous demande systématiquement deux précisions : portez-vous votre montre au poignet gauche ou droit, et de quel côté se situe la Digital Crown ? Si l’on pourrait croire à une simple question de confort ergonomique pour orienter l’affichage, l'enjeu est en réalité bien plus technique.
Une question d'algorithmes, pas seulement d'affichage
Si Apple insiste sur ces détails, ce n’est pas par coquetterie. Certes, indiquer la position de la Digital Crown permet d'orienter l’interface dans le bon sens, mais pour ce qui est du choix du poignet, c'est une tout autre affaire. Pour vos mesures sportives, il est vital pour watchOS de savoir précisément quel bras fournit les données.
Suite à un test récent lors duquel j’ai omis de remettre le paramètres initial, j’ai pu constater à quel point une erreur de réglage peut fausser les résultats. Sans cette information, de nombreuses mesures deviennent imprécises. Le temps de contact moyen avec le sol lors d'une session de course à pied devient erratique, et l’algorithme de détection des nages en piscine — d’habitude si efficace — perd totalement le fil et ne reconnaît plus correctement vos mouvements.
Remettre les capteurs dans le droit chemin
Si vous trouvez que votre Apple Watch manque de précision malgré de bons réglages, il reste une solution : réinitialiser l’étalonnage des capteurs de mouvement. Il arrive parfois qu’après une mise à jour ou une réinitialisation, la montre perde ses repères dans la section "Mouvements et forme".
Pour remettre de l'ordre, tout se passe sur l'iPhone dans l’application Watch. Voici la marche à suivre :
Rendez-vous dans Confidentialité
Assurez-vous d’abord que le Suivi forme est bien activé.
Ensuite, juste en dessous, tapotez sur Réinitialisation de l’étalonnage de forme.
Avant de livrer des résultats précis, l’Apple Watch peut avoir besoin d’un peu de temps pour se calibrer à nouveau.
Chose promise, chose due : il est enfin possible de tester l’envoi et la réception de messages chiffrés avec le protocole RCS dans la deuxième bêta d’iOS 26.4. Si la première bêta d'iOS 26.4 avait jeté les bases de cette fonctionnalité, les tests restaient jusqu'ici confinés à un circuit fermé, limités aux échanges entre iPhone (une fois iMessage désactivé). Cette bêta 2 change radicalement la donne en ouvrant les vannes de l'interopérabilité : les utilisateurs d'iPhone peuvent désormais échanger des messages chiffrés avec le monde Android.
Pour profiter de cette couche de sécurité supplémentaire, les prérequis sont clairs : côté Apple, il est impératif d'avoir installé la bêta 2 d'iOS 26.4. Côté Android, les correspondants doivent impérativement utiliser la dernière version en date de Google Messages.
Une fois ces conditions réunies, les conversations sont signalées comme étant chiffrées de bout en bout. Concrètement, cela signifie que les messages ne peuvent pas être déchiffrés sans les clés stockés par chaque appareil, que ce soit lors du transfert des messages ou même sur les serveurs des entreprises. Apple comble ici une lacune historique en collaborant avec la GSMA pour implémenter ce standard, là où iMessage régnait jusqu'alors seul sur le terrain du chiffrement chez la Pomme.
Image Apple.
Pas au programme de la version finale d’iOS 26.4
Toutefois, ne sabrez pas le champagne trop vite. Apple prévient dans ses notes de version : si le chiffrement de bout en bout pour le RCS est bien en phase de test, il ne sera pas activé pour le grand public lors de la sortie de la version finale d'iOS 26.4.
« Cette fonctionnalité n'est pas incluse dans cette version finale et sera disponible pour les clients dans de futures mises à jour d'iOS, iPadOS, macOS et watchOS 26 », précise Cupertino.
Le déploiement se fera donc au compte-gouttes. En plus de l'aspect logiciel, la disponibilité du service dépendra également de la compatibilité des appareils et, surtout, du bon vouloir des opérateurs. Comme souvent avec le RCS, le chemin vers une généralisation sans accroc est semé d'embûches techniques.
Et en France ?
En théorie, il doit être possible de tester cette fonctionnalité dans l'Hexagone dès à présent. Des indices dénichés dans les fichiers opérateurs suggéraient récemment que Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free sont techniquement prêts à prendre en charge cette évolution.
Donald Trump rêve de voir Apple produire des iPhone aux États-Unis. À défaut de smartphones pour le moment, la marque à la pomme vient de faire une annonce majeure : une partie de la production du Mac mini sera localisée sur le sol américain dès cette année.
C’est au détour d’une interview vidéo accordée au Wall Street Journal que Sabih Khan, le directeur des opérations d’Apple, a officialisé la nouvelle. La séquence se déroule au cœur d'une usine Foxconn située à Houston, au Texas. « Nous sommes très heureux de vous annoncer que, plus tard cette année, nous commencerons la fabrication du Mac mini ici même, dans cet espace », a déclaré Sabih Khan lors d’une visite des installations.
Image : WSJ
Apple veut y aller crescendo. L’objectif est de commencer par produire quelques milliers d’unités chaque semaine, avec une volonté claire : monter en puissance sur le site texan pour servir directement les clients nord-américains et réduire la dépendance aux flux logistiques transcontinentaux.
Reste que, comme le montre l’infographie réalisée par le Wall Street Journal, le Mac mini fait figure de nain face à l’iPhone. Le petit ordinateur d’Apple a beau connaître un succès grandissant, porté notamment par les besoins liés à l’IA, il s’en vend moins d’un million d’unités par an. On est encore à des années-lumière des volumes stratosphériques de l’iPhone.
Image : WSJ
Dans les pas du Mac Pro
Jusqu’à présent, le Mac mini était essentiellement assemblé au Vietnam et en Chine. Ce n'est pas la première fois qu'Apple tente l'aventure industrielle aux États-Unis pour ses ordinateurs de bureau. On se souvient du Mac Pro « poubelle » en 2013, puis du modèle de 2019, tous deux assemblés à Austin. Sabih Khan concède d’ailleurs que les volumes de production du Mac Pro sont en baisse depuis quelques années, la faute selon lui au Mac Studio et au Mac mini.
Le reportage du WSJ offre également des images inédites de l'envers du décor, montrant l'intérieur des installations de GlobalWafers et les chantiers colossaux de TSMC en Arizona, piliers de la stratégie de souveraineté technologique d'Apple.
L'annonce de cette relocalisation partielle, tout comme la publication de ce reportage, ne doit rien au hasard. Le timing est parfaitement orchestré pour coïncider avec le discours sur l'état de l'Union du président Trump, prévu ce mardi 24 février 2026.
Pour Cupertino, l'enjeu est double. Il s'agit d'une part de donner des gages politiques à l'administration en place, mais aussi de protéger ses marges. Alors qu'Apple continue de jongler avec l'augmentation des coûts liés aux droits de douane sur les produits importés, le « Made in USA » devient, plus que jamais, une arme stratégique autant qu'économique.
Tesla continue de faire évoluer ses voitures, généralement dans le bon sens, mais pas toujours, comme on va le voir aujourd'hui avec le Model Y, qui per de l'autonomie !
Cela ne vous aura pas échappé, les produits Apple sont partout, y compris dans les entreprises. Longtemps cantonnés à quelques secteurs clés, notamment dans le domaine créatif, les Mac, iPhone et autres iPad ont trouvé leur chemin au sein de multiples organisations de toutes les tailles et dans tous les secteurs. Comment gérer ce parc d’appareils ? C’est tout l’enjeu de notre nouvelle série d’articles réservée aux membres du Club iGen.
Dans cette série, Guillaume Gète vous expliquera comment mettre en place une vraie solution de gestion des appareils macOS, iOS ou iPadOS. Ce spécialiste fort de 30 ans d’expérience dans le monde Apple fera un tour rapide des outils nécessaires, avant de détailler la marche à suivre avec une solution française, Bravas. Il expliquera comment intégrer un Mac à cette solution et même procéder à la configuration complète d’un appareil, dès son premier démarrage.
Cette introduction assez technique fera aussi office de prise en main, guidée étape par étape et elle est ainsi adaptée à tous les profils, même les débutants. La série détaillera également certains mécanismes parfois très sophistiqués qui sont intégrés aux produits Apple et qui font la différence dans les entreprises.
La « RAMpocalypse » provoquée par l’essor des intelligences artificielles génératives va toucher tous les secteurs informatiques et en premier lieu les hébergeurs, qui dépendent énormément des prix de la mémoire vive et du stockage pour fournir des services à leurs clients. Sans surprise, OVHcloud a ainsi annoncé des augmentations de prix à venir, tout d’abord sur la liste de diffusion officielle où Octave Klaba, son fondateur et PDG, a expliqué vouloir lisser les augmentations sur toutes ses offres, au lieu de rendre certains services hors de prix. Il promettait alors des hausses moyennes de l’ordre de 9 à 11 % pour les futurs clients et de 2 à 6 % seulement pour une partie des clients actuels.
Image MacGeneration, photo de base OVHcloud.
Depuis ce premier message publié vendredi en fin d’après-midi, les premiers mails ont été envoyés à des clients et c’est la douche froide, comme le détaillent nos confrères de Next. Les VPS, des instances virtuelles très populaires pour faire tourner de nombreux sites et services en ligne, vont recevoir une augmentation nettement plus élevée que ce qui avait été suggéré. Ainsi, la variante de base « VPS-1 » actuellement facturée 5,39 € par mois va grimper à 7,79 €, soit une augmentation de 44 %. La configuration supérieure augmentera de 43 % et le choix le plus costaud passera de 58,79 € à 87,59 € par mois, soit une hausse de quasiment 50 %.
Autant dire que l’on est très éloigné des 2 à 6 % annoncés initialement. Certes, la nouvelle gamme de VPS d’OVHcloud lancée l’été dernier a surpris en cassant les tarifs et en offrant des prestations excellentes avec un rapport qualité/prix imbattable alors. On pourrait dire que les hausses qui viendront à partir du mois d’avril ne seront qu’une manière de réaligner ces offres face à la concurrence… d’autant que celle-ci est également touchée par l’inflation folle sur les prix de la RAM et du stockage. La preuve, l’hébergeur allemand Hetzner vient lui aussi d’annoncer ses nouveaux tarifs, avec des hausses similaires en proportion.
Là où le message a du mal à passer chez OVHcloud, c’est que les augmentations ne se focalisent pas sur les services qui dépendent le plus de grandes quantités de mémoire vive et de stockage, ou encore ceux qui ont besoin de cartes graphiques puissantes, indispensables à toute IA générative. C’est un choix assumé de la part de l’hébergeur, comme Octave Klaba l’expliquait dans son message de vendredi :
Chez OVHcloud, nous voulons réduire l’impact de ces augmentations de composants pour éviter que notre Cloud (Public Cloud, Private Cloud, Bare Metal) ne devienne trop coûteux. C’est pourquoi, pour le Cloud que nous allons déployer en 2026-2028, nous avons décidé d’augmenter les prix de manière moins importante que les coûts réels de la RAM et des disques. Le prix de notre Cloud en 2026-2028 va ainsi évoluer, en moyenne, de +9% à +11% seulement. Pour compenser, on prévoit d’impacter légèrement les prix du Cloud déployé entre 2021 et 2025, en moyenne de +2% à +6%, en fonction de l’ancienneté du hardware, et de faire évoluer légèrement les prix des IPv4.
Ainsi, tous les produits peuvent être touchés, même ceux qui n’ont vraiment rien à voir avec l’inflation en cours. Le meilleur exemple est peut-être l’ajout d’IPv4 supplémentaires, une option facturée jusque-là 1,99 € par mois sur la gamme VPS et qui passera à 2,39 €, soit 20 % de plus. OVHcloud espère faire peser les hausses de prix liées à ses nouveaux serveurs sur tous ses clients, une décision très mal acceptée si l’on en juge aux retours sur les réseaux sociaux. Suffisamment pour forcer le numéro un de l’hébergement européen à changer de stratégie ?
OVHcloud assemble ses propres serveurs, mais doit acheter les différents composants, dont les fameuses barrettes de RAM qui ont été frappées de plein fouet par l’inflation galopante liée à l’IA. Image OVHcloud.
Pour l’heure, les hausses restent prévues à compter du 1er avril ou du 1er mai 2026 selon les services. La parade à court terme est de s’engager et de payer ses serveurs aux tarifs actuels sur une plus longue durée. On peut ainsi payer à l’avance douze mois de VPS et économiser au passage sur le tarif mensuel, d’autres offres proposent même de s’engager sur deux ans. C’est bien pour les clients qui peuvent se le permettre — cela peut représenter des sommes importantes sur les grosses configurations —, mais ça ne suffira probablement pas pour échapper aux inflations à venir.
Octave Klaba n’envisage pas d’amélioration avant 2028 au plus tôt et évoque un retour aux tarifs actuels avant l’horizon 2029 au mieux. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces prévisions sont plutôt optimistes et partent du principe que les prix se stabilisent d’ici la fin de l’année, ce qui est loin d’être gagné. Les coûts sur la mémoire vive pourraient alors être 250 à 300 % plus élevés qu’en septembre 2025. Même à de telles valeurs, la demande resterait tendue pendant encore plusieurs mois, jusqu’à l’arrivée espérée de nouvelles capacités de production en 2028.
En attendant, OVHcloud espère recevoir les barrettes de RAM, SSD et disques durs indispensables à ses serveurs, ce qui n’est même pas gagné. Le patron explique qu’il doit s’engager sur des commandes, sans connaître à l’avance le prix qui sera facturé, ce qui est évidemment très dangereux pour les finances de son entreprise :
Pour avoir la certitude d’être livré, il est nécessaire de passer les commandes 12 mois à l’avance, sans connaître le prix d’achat ! Les prix sont en effet communiqués 1 à 2 mois après livraison, en fonction de l’offre et de la demande dans le trimestre.
OVHcloud a beau être le plus gros hébergeur du continent, c’est un nain à l’échelle mondiale, surtout face aux monstres de l’IA que sont OpenAI, Google ou encore Meta. Même un acteur comme Apple, qui a historiquement toujours su s’en tirer en signant d’énormes contrats stables, va probablement devoir affronter la RAMpocalypse et toutes ses instabilités.