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Maison connectée : comment Apple veut mettre le foyer en pilote automatique

21 février 2026 à 09:39

Apple s'apprête, cette année, à passer à la vitesse supérieure dans la maison connectée. L'offensive ne se limitera pas à un simple rafraîchissement de gamme, mais s'articulera autour d'une pièce maîtresse inédite : le Home Hub. Ce nouveau centre de contrôle est le pivot sur lequel Apple compte s'appuyer pour transformer radicalement notre quotidien. L’idée ? Passer de la télécommande tactile à une intelligence invisible.

Si la firme de Cupertino commercialise déjà des enceintes et des boîtiers de streaming, les futurs appareils suggèrent une volonté de reprendre un contrôle total sur l’automatisation du foyer. L’objectif est clair : franchir enfin le cap de la « Phase 2 » de la maison intelligente.

De HomeKit à l'autonomie réelle : la fin des « réglages »

Depuis le lancement de HomeKit en 2014, nous sommes restés bloqués dans une phase de transition : celle du foyer piloté par smartphone via des automatisations que l’utilisateur doit patiemment mettre au point. Le standard Matter a certes permis de briser les silos en offrant une compatibilité quasi universelle, mais l'utilisateur reste au centre du processus. C'est encore lui qui doit créer ses scénarios, ajuster ses programmes et « tripoter » manuellement les réglages pour que tout fonctionne.

L'ambition d'Apple pour l'étape suivante est de supprimer cette friction. La maison de demain ne doit plus être « commandée », mais devenir « consciente ». Grâce à l’intelligence artificielle, le système doit anticiper les besoins sans que l’utilisateur ait à ouvrir une application. Au pire, il suffira de faire part de ses préférences à Siri.

C'est là qu'intervient le confort prédictif. Le chauffage ou la climatisation ne suivraient plus un calendrier rigide, mais s'ajusteraient dynamiquement en apprenant de vos habitudes et en analysant la météo extérieure. Cette intelligence s'étendrait à chaque recoin de la maison : l’éclairage s'adapterait en intensité et en chaleur selon l'heure ou votre activité, la porte du garage s'ouvrirait d'elle-même à votre approche, et les verrous se fermeraient automatiquement dès que la dernière personne quitte le foyer. Plus de doutes, plus de manipulations.

Le Home Hub : la pièce centrale du dispositif

Le cœur de cette stratégie repose donc sur ce tout nouvel appareil : le Home Hub. Véritable tour de contrôle de cette nouvelle ère, ce terminal — que les rumeurs situent autour de 350 $ — ne serait pas qu'un simple iPad fixé au mur.

Le Home Hub d

Le Home Hub d'Apple devrait coûter 350 $

Avec son écran de 7 pouces et une interface dédiée (un dérivé d'homeOS), ce hub ferait office de « cerveau » domestique. Il assurerait la coordination entre tous les appareils Matter, tout en servant de support physique à la nouvelle Siri dopée à l'IA. C'est la pièce maîtresse qui manque aujourd'hui à l'écosystème pour centraliser les flux de données et piloter l'intelligence du foyer de manière autonome.

Une fois ce hub en place, Apple pourrait déployer ses appareils satellites pour compléter le maillage. C’est peut-être l'une des raisons pour lesquelles Cupertino a tant tardé à mettre à jour l’Apple TV et sa gamme HomePod : le verrou n'est pas matériel, mais logiciel. Le développement du Home Hub serait finalisé depuis près d’un an, la difficulté résidant essentiellement dans la mise au point du nouveau Siri et de l’intelligence artificielle.

Les futurs HomePod pourraient être davantage mis à contribution dans leur analyse de l’environnement : micros, capteurs de température et d’humidité… Ils sont capables de faire remonter un grand nombre d’informations qui permettraient au cerveau de la maison d’anticiper et de prendre des décisions. L’idée n’est pas nouvelle dans l’esprit des ingénieurs de Cupertino. On se souvient avoir découvert l’existence d’un capteur de température dans le HomePod mini, des mois après sa commercialisation, à la suite d’une mise à jour système. Autant de données qui prennent aujourd'hui tout leur sens dans l'analyse de l'activité de la maison.

Le HomePod mini mesure l

Le HomePod mini mesure l'humidité et la température avec la version 16.3 de son logiciel

À cela s'ajoutent des rumeurs sur un capteur d'intérieur compact. Agissant comme un véritable système nerveux, il détecterait la présence, la luminosité et les mouvements pour déclencher des actions proactives sans aucune configuration préalable. En théorie, tout ceci est alléchant...

Sur le papier, cette vision d'un foyer totalement autonome et débarrassé de ses réglages complexes fait rêver. Cependant, avec Apple, il y a souvent un fossé entre la théorie et la pratique, particulièrement dans le domaine de la domotique et de l'IA.

Si la promesse technologique est séduisante, la mise en œuvre de Siri et d'Apple Intelligence dans un environnement aussi hétérogène que la maison reste le vrai défi. Entre les rumeurs et la réalité de l'usage quotidien, il faudra vérifier si Cupertino parvient enfin à transformer l'essai ou si l'on continuera, encore un temps, à « tripoter » nos widgets pour éteindre la lumière du salon. Mais si Apple réussit son coup, elle pourrait signer son grand retour au tout premier plan.

2026 : Google remplace l’app Météo d’Android par une page de résultats

21 février 2026 à 08:15

Est-ce que, pour certains, ce sera un motif de changement de crèmerie ? Google est en train de faire disparaître l’application météo « de facto » d’Android au profit de simples résultats de recherche. Certes, il y aurait beaucoup à dire sur l’application Météo d’Apple et surtout ce ne sont pas les alternatives de qualité qui manquent sur le Play Store. Mais le mouvement reste symbolique.

Apple Météo : la tempête de trop pour les météorologues ?

Apple Météo : la tempête de trop pour les météorologues ?

La décision de Google n’est pas tout à fait étonnante : le processus a débuté il y a plusieurs mois, mais il passe aujourd'hui à la vitesse supérieure. Pendant longtemps, l’application Google proposait une expérience « Météo » en plein écran, lancée via un raccourci sur l’écran d’accueil : une icône de soleil et de nuage flanquée du célèbre « G ».

L’ancienne app

En tapant dessus, l'utilisateur accédait à un flux unique, surmonté d'une barre de recherche pour basculer entre ses villes favorites. On y retrouvait surtout « Froggy », la petite grenouille mascotte de Google, sur un fond coloré affichant la température actuelle, les prévisions de la journée et le ressenti. Un carrousel pour les prévisions heure par heure et un tableau sur 10 jours complétaient l'ensemble, avec des cartes détaillées pour le vent, l'humidité, l'indice UV ou encore la pression atmosphérique. Une interface simple et efficace.

Tout dans le moteur de recherche

Désormais, le vent tourne. Les utilisateurs qui cliquent sur le raccourci habituel sont de plus en plus souvent redirigés vers une page de résultats de recherche Google classique pour la requête « météo ».

Cette page a été récemment redessinée pour tenter de masquer la transition. La carte de la grenouille Froggy doit maintenant faire double emploi : afficher les conditions actuelles et intégrer le carrousel horaire. Google en profite pour ajouter quelques nouveautés, comme des menus déroulants pour les précipitations, le vent et la qualité de l’air (une nouveauté bienvenue), ainsi que des résumés générés par ses Aperçu par l'IA pour synthétiser les conditions du moment.

Le problème est ailleurs : l'illusion d'une application dédiée s'évapore. Pour ceux qui ont reçu la notification « La page météo a été déplacée », le bouton « Voir tous les détails » en bas de page a disparu. Désormais, si vous scrollez vers le bas, vous ne tombez plus sur des graphiques météo, mais sur des liens web classiques.

La « nouvelle » interface

Une rationalisation avant tout

Ces derniers jours, la migration semble s'être accélérée. De plus en plus d'appareils perdent l'accès à l'ancienne interface au profit de cette intégration dans Search. Bien que le déploiement ne soit pas encore totalement finalisé, la direction est claire.

Pourquoi un tel changement ? On devine que Google ne souhaite plus maintenir deux expériences distinctes pour une même donnée. En centralisant tout, la firme de Mountain View simplifie sa maintenance technique tout en forçant l'usage de son moteur de recherche. Une approche pragmatique, mais qui sacrifie un peu plus l'ergonomie spécifique au profit de l'uniformisation logicielle.

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