TEST PC Building Simulator 2 : un simulateur addictif et prenant
Monter une nouvelle machine reste toujours un moment particulier dans la vie d’un gamer : nouveaux composants, nouveau setup et nouvelles ambitions de jeu rythment souvent ce petit projet personnel. Cependant, la crise actuelle des composants met à mal ces envies, notamment avec la hausse considérable des prix de la RAM et des SSD. Pour rendre ces rêves un peu plus accessibles, Spiral House propose un portage console de PC Building Simulator 2. Si vous êtes un passionné de montage ou amateur de simulations en tout genre, ce titre mérite clairement une place entre vos mains.
Testé sur PS5 Pro grâce à une copie numérique envoyée par l’éditeur
Incendie dévastateur pour nouvelle vie
Tout commence un matin, lorsque votre ancien magasin est ravagé par un mystérieux incendie. En attendant que la lumière soit faite sur ce drame, vous choisissez de relancer votre activité dans un nouveau local, situé en plein centre‑ville d’une ville dont le nom n’est pas mentionné. C’est ainsi que débute notre aventure dans le mode Carrière de PC Building Simulator 2. Les premières heures de jeu sont finalement assez lentes et répétitives, mais indispensables pour bien comprendre le fonctionnement d’un PC et, surtout, apprendre à démonter puis remonter la machine après son passage sur la table d’opération. Les simulateurs ont du succès, et ce peu importe leur aspect réaliste ou non, avec notamment l’un de nos coups de cœur de ces dernières années : Goat Simulator 3.
On commence donc par intervenir sur des machines dont le diagnostic est relativement simple : remplacer un SSD défectueux, améliorer une carte graphique avec un modèle plus performant ou encore cloner un système d’exploitation d’un espace de stockage A vers un espace de stockage B. Il s’agit de tâches qui paraîtront évidentes pour une partie des joueurs, mais bien moins accessibles pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec l’informatique et les nouvelles technologies.

Là où tout devient intéressant, c’est dans la complexification progressive des missions. À force de gagner en expertise, vous serez même amené à proposer des configurations adaptées à un jeu précis tout en respectant un budget donné. C’est à partir de ce moment‑là que le jeu prend toute son ampleur, et l’on se surprend à apprécier la création de machines variées pour satisfaire la demande de chaque client.
Comme pour le précédent épisode, PC Building Simulator 2 utilise l’Unreal Engine. Avec une taille réduite (à peine 6 Go), le jeu ne cherche pas à impressionner techniquement et repose sur des textures simples et lisses, sans grand relief. Concernant la modélisation des composants, il s’agit essentiellement d’images importées, parfois de qualité moyenne. Mais ce n’est pas vraiment sur ce point que le titre est attendu. Sur PS5, aucun mode graphique n’est proposé, mais le jeu tourne sans difficulté à 60 fps la majorité du temps. Mis à part quelques ralentissements anecdotiques, aucun crash n’a été constaté durant notre session.

Du côté de la jouabilité, on s’habitue rapidement à l’interface et à son organisation, même si l’on peste parfois contre une optimisation approximative à la manette, avec un curseur pas toujours très précis ou réactif. Heureusement, le jeu présélectionne automatiquement la plupart des vis et câbles afin de limiter les manipulations. Très honnêtement, compte tenu de la faible exigence graphique du titre, mieux vaut privilégier la version PC pour profiter du confort clavier/souris – à condition d’avoir une machine sous la main. Pour limiter les allers‑retours vers l’ordinateur virtuel, une tablette a également été intégrée dans ce second opus, donnant accès instantanément à toutes les informations nécessaires.
Un aspect gestion non négligeable mais plus accessible
PC Building Simulator 2 n’est pas seulement un simulateur de montage de PC : c’est aussi un véritable jeu de gestion d’entreprise, avec un aspect bien plus développé et réfléchi que dans le premier épisode. En plus de réparer les machines de vos clients, vous pouvez créer votre propre magasin et personnaliser votre vitrine en y exposant des configurations montées sur mesure. Nous ne sommes évidemment pas dans un simulateur de gestion avancé, avec des clients qui entrent physiquement dans la boutique ou qu’il faut encaisser, mais cette dimension reste appréciable et constitue l’une de vos principales sources de revenus.
Pour réparer des PC ou acheter des composants, il vous faut constamment de l’argent : vous avancez les frais, réalisez la réparation et ne touchez la somme promise qu’une fois la machine restituée. Si la gestion financière du premier opus était corsée par des marges très faibles, ce second épisode se montre plus permissif, à condition de garder un œil attentif sur votre trésorerie. Vous pouvez rester un vendeur honnête en appliquant des marges raisonnables, mais vous pouvez également prendre davantage de risques. Avec l’argent accumulé, il est d’ailleurs possible d’améliorer vos compétences – câblage, branchement, remontage automatique des panneaux, et bien plus encore – afin de gagner un temps précieux… et, par conséquent, de maximiser vos profits.

Car oui, comme tout bon commerçant, votre objectif reste de faire fructifier votre entreprise. Vous récupérerez ainsi des PC en panne, souvent affectés par un ou plusieurs composants défectueux. La logique est simple : commander la pièce manquante, remettre la machine en état, la nettoyer, vérifier que l’OS est correctement installé, puis l’exposer dans votre vitrine à un prix attractif. Vous pouvez même lui attribuer un nom pour renforcer le côté “premium” du produit, ce qui contribue à sa valeur perçue. Le jeu vous suggère un prix de vente raisonnable avec un taux de réussite de 100 %, mais libre à vous d’augmenter ce prix. Attention toutefois : plus vous gonflez le tarif, plus les chances de trouver un acheteur s’effondrent. À vous de ne pas jouer avec le feu.
Des marques présentes pour une immersion renforcée
Ce qui fait tout le charme de cette simulation, c’est évidemment la présence officielle de nombreuses marques. Pas besoin de mods officieux : plus d’une quarantaine de constructeurs ont répondu présent, parmi lesquels MSI, Asus, Intel ou encore AMD. On y retrouve donc de véritables pièces, accompagnées de leurs caractéristiques officielles, pour monter le PC de ses rêves. La bonne surprise ne s’arrête pas au hardware : même du côté software, plusieurs licences font leur apparition, comme le célèbre outil de benchmarking 3DMark, qui permet d’évaluer précisément les performances de chaque configuration.

Dans l’ensemble, le mode Carrière demeure le cœur de PC Building Simulator 2 et occupera près de 90 % de votre temps de jeu. Mais cette fois-ci, il n’est plus seul : deux autres modes accompagnent ces versions consoles. On retrouve notamment le mode Création libre, qui offre la possibilité de monter la machine de ses rêves avec les composants de son choix, sans aucune contrainte financière. Il est même possible de partager ses créations avec les autres joueurs. Comme dans le mode Carrière, la personnalisation esthétique est de mise, qu’il s’agisse de peinture ou de stickers. Toutefois, leur manipulation à la manette se révèle peu intuitive, et le résultat final est… disons, rarement flatteur.
Arrivant avec plus de trois ans de retard, la version PS5 et Xbox Series X|S bénéficie d’office de l’ensemble des mises à jour sorties jusqu’ici, dont la mise à jour 1.14. Le mode sans fin est donc lui aussi de la partie : une succession d’objectifs à réaliser, sans narration et avec une difficulté croissante. On regrettera simplement l’absence totale de multijoueur, et donc l’impossibilité de monter une entreprise avec un ami, peut‑être une piste pour un futur épisode ?
Pour terminer, il faut saluer l’aspect sonore, notamment la qualité des musiques composant l’OST. Gavin Harrison signe l’ensemble des morceaux : des titres existant déjà depuis plusieurs années et présents sur les plateformes de streaming. En revanche, avec seulement une vingtaine de pistes différentes, on retombe assez vite sur les mêmes musiques, parfois après uniquement une heure de jeu. Il est toujours possible de couper la bande‑son et de lancer sa propre playlist chill, mais la proposition d’origine reste tout de même de très bonne facture.
Verdict
Après un premier épisode déjà très surprenant, PC Building Simulator 2 va encore plus loin dans ses ambitions. Arrivé sur consoles avec la mise à jour 1.14 intégrée d’office, le titre se montre particulièrement complet, offrant un large éventail de missions et une quantité impressionnante de composants à assembler. Grâce à la possibilité de gérer sa propre boutique et de mettre en vente ses créations, le jeu devient rapidement addictif. Il se révèle également très pédagogique, puisqu’il permet d’apprendre à construire un PC de A à Z. Hormis une traduction française parfois approximative et une technique qui manque ponctuellement de finesse, ce simulateur reste une valeur sûre. Pour tous les passionnés de hardware, de simulation ou simplement de high‑tech, c’est un titre que l’on peut recommander les yeux fermés.
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