Plus puissant et un peu moins cher, l’AirTag 2 est une mise à jour réussie. Mais est-ce suffisant pour convaincre ceux qui n’avaient jamais sauté le pas ou pour inciter les possesseurs de balises Bluetooth à renouveler leur équipement ? C’est précisément ce que nous cherchons à savoir avec notre nouveau sondage.
AirTag 2. Image iGeneration.
Par rapport au modèle original, l’AirTag de deuxième génération profite d’une portée sans fil améliorée et d’un haut-parleur plus puissant. Il est aussi vendu 35 €, soit quatre euros de moins que le premier modèle, même s’il faut prendre en compte que l’on trouve celui-ci à 29 € en promotion actuellement. Sur le papier, l’AirTag 2 a donc des arguments, mais la partie n’est pas gagnée pour autant.
Depuis bientôt cinq ans que l’AirTag 1 existe, et avec la multiplication des balises compatibles avec le réseau Localiser d’Apple, vous avez peut-être déjà équipés vos clés, vos sacs, vos valises, etc. Et puis le premier AirTag n’est pas devenu obsolète : il continuera de fonctionner aussi longtemps que vous remplacerez sa pile.
Il va y avoir du changement chez Mozilla. La semaine dernière, la fondation en charge du navigateur a mis les bouchées doubles sur l’IA, annonçant vouloir « réorganiser Mozilla afin de faire pour l'IA ce qu’elle a fait pour le Web ». Firefox va donc continuer de s’enrichir de fonctions d’IA, mais bonne nouvelle : tout cela sera désactivable en un clic.
Image Mozilla
Mozilla a déjà commencé à intégrer des fonctions d’IA dans son navigateur. Sur iOS 26, Firefox peut résumer des pages web grâce à Apple Intelligence. Sur Mac, le navigateur peut trier des onglets par IA et propose d’accéder rapidement à un chatbot. Les choses devraient accélérer, Mozilla ayant promis de transformer Firefox en « navigateur IA » sur le long terme.
Il va être possible de faire du tri à partir de Firefox 148, qui arrivera le 24 février. Cette version va apporter une section dédiée à l’IA dans les réglages, avec la possibilité de désactiver différents éléments indépendamment. Il sera possible de couper cinq fonctions au lancement : la traduction des pages, le tri des onglets, l’aperçu des liens, le chatbot dans la barre latérale et la description des images sur les PDF.
D’autres arriveront dans cette section au fil du déploiement. Les plus allergiques pourront choisir de tout couper grâce à un bouton dédié désactivant toutes les fonctions liées à l’IA générative. Il empêche également de recevoir des pop-up ou des rappels si des nouveautés liées à ce sujet arrivent. Mozilla explique ainsi vouloir continuer à développer des options d'IA pour ceux qui le souhaitent, tout en offrant aux autres la possibilité de les désactiver.
Les contrôles dans Firefox. Image Mozilla
La volonté de Mozilla de mettre l’IA au premier plan a fait plus d’un déçu. Le thread Reddit relayant une annonce du mois de décembre a suscité des milliers de commentaires sur r/technology, avec bien peu de retours positifs. Plusieurs articles ont relayé ce mécontentement. L’entreprise se place en opposition à Vivaldi, le navigateur européen rejettant en bloc l’intégration d’outils liés à l’intelligence artificielle générative.
OpenAI s’active à son tour sur les intelligences artificielles « agentiques », celles qui ne se contentent pas de générer du texte ou des images et qui peuvent en plus réaliser des tâches variées. Après Anthropic avec Cowork le mois dernier, le créateur de ChatGPT reprend l’idée de généraliser Codex, un agent pensé à l’origine pour écrire du code et assister les développeurs. Comme chez son concurrent, cela passe par une nouvelle app réservée aux Mac pour le lancement et également nommée Codex. Tout le monde peut la tester pendant une durée limitée, y compris les utilisateurs qui ne paient pas pour ChatGPT.
L’app Codex, avec ses suggestions de tâches qui tournent toutes beaucoup autour du développement. Image MacGeneration.
Codex est censé pouvoir mener des tâches dans de multiples domaines, mais au lancement en tout cas, l’accent est clairement mis sur le développement. Les exemples fournis tournent tous autour de la gestion de projets informatiques, que ce soit la création d’un nouveau, la modification d’un existant ou alors l’analyse des bugs remontés (issues) ou des corrections suggérées (pull-requests), autant de sujets qui n’intéresseront pas vraiment le grand public. Malgré tout, les « Skills » sont censés donner à l’app des capacités plus diverses, notamment en bureautique. L’un permet ainsi de lire et même d’écrire des documents PDF, l’autre de gérer des tableurs. Une capacité active aussi la génération d’images, réalisée également par ChatGPT, de quoi en théorie sortir du cadre du développement.
La nouvelle app pose aussi les premières bases d’une informatique contrôlée par des agents IA, avec des automatisations qui peuvent être configurées pour réaliser des actions régulières sur son Mac. OpenAI avance doucement dans ce domaine, il n’est pas encore question de toucher à macOS ou de manipuler tous vos fichiers, même si c’est certainement possible. Loin du contrôle illimité d’un système comme OpenClaw qui fait sensation depuis quelques jours, l’entreprise de Sam Altman joue la carte de la prudence pour éviter les catastrophes à base de données perdues ou de systèmes rendus inutilisables. Par défaut, Codex ne tournera que sur les emplacements de votre choix et ne peut pas accéder au reste des données sans votre autorisation explicite, même s’il est possible de débrider l’ensemble par des fichiers de configuration, si on le souhaite.
Codex repose sur ChatGPT-Codex, un modèle dédié à l’écriture de code informatique sorti en avril 2025 et que l’on pouvait utiliser jusque-là depuis un terminal. C’est une variante exclusivement payante en temps normal, mais pour le lancement de l’app, son accès est élargi à tous les utilisateurs du chatbot, y compris ceux qui ne paient pas. Sam Altman a précisé que cette générosité est prévue pendant deux mois, qu’elle concerne aussi les abonnés ChatGPT Go et que les clients des formules plus chères pourront exploiter le modèle deux fois plus qu’en temps normal. De quoi tester Codex sur ses plus gros projets et peut-être trouver qu’un abonnement sera justifié par la suite, c’est en tout cas le plan.
Dans sa présentation, OpenAI relève que l’utilisation de Codex a fortement augmenté depuis la sortie de la version 5.2 du modèle sous-jacent en décembre dernier. Dans le mois qui a suivi, l’utilisation du modèle a doublé et il y a désormais plus d’un million de développeurs qui lui font confiance. Reste maintenant à convaincre le grand public, c’est tout l’enjeu de cette nouvelle app plus simple d’accès qu’un terminal. Rappelons que l’entreprise a aussi acheté la start-up Sky, spécialisée dans l’automatisation au cœur de macOS basée sur des IA, mais on ne sait pas encore si c’est un projet différent de Codex.
Pour finir, on peut noter que Codex n’est pas une app native contrairement à ChatGPT : elle repose sur Electron sous le capot. Voilà qui devrait simplifier son passage sous Windows, qui est en cours de préparation d’après des développeurs d’OpenAI cités par Simon Willison. Sur le Mac, elle nécessite en tout cas macOS 12 et son interface n’est pas traduite en français.
On le dit en campagne, et il ne fait pas grand-chose pour dissiper la rumeur. Tony Fadell, le père de l’iPod et fondateur de Nest, ne serait pas contre l'idée de succéder un jour à Tim Cook. En attendant que le téléphone sonne à Cupertino, il était l’invité du podcast Newcomer. Pendant une heure, il a livré sa vision — sans filtre — sur l’état de l'industrie, de l’intelligence artificielle à la mobilité. Et Apple en prend pour son grade.
"Apple Intelligence", c'est du baratin
Concernant la stratégie actuelle de la Pomme, Fadell ne mâche pas ses mots. La cible ? Le marketing autour d'Apple Intelligence. « Quand j'ai vu les slogans "ordinateur conçu pour l'IA" ou "téléphone pour l'IA", j'étais sur le point de tweeter quelque chose de vraiment, vraiment méchant », confie-t-il. Il explique s'être retenu au dernier moment : « Apple n'a jamais fait de baratin marketing auparavant. Mais là, j'ai vu que c'était de la foutaise totale. »
Il espère désormais qu'Apple va « retrouver la foi » et revenir à ses fondamentaux : « revenir à cette bonne vieille époque intelligente où l'on promettait moins pour offrir plus ».
Le Vision Pro : une merveille, mais un mauvais produit
Tony Fadell ne mâche pas ses mots : si l’Apple Vision Pro est une véritable « merveille technique », il n'en reste pas moins, à ses yeux, un « échec lamentable » sur le plan commercial. Pour le créateur de l'iPod, le concept d’informatique spatiale tel que poussé par Cupertino fait fausse route en ciblant le grand public. La vision de Fadell est pragmatique, presque aride : le casque trouvera son salut dans le B2B ou ne le trouvera pas. Il imagine un usage strictement professionnel et « épisodique », où le dispositif devient un outil de collaboration pointu pour les designers ou les architectes, loin du fantasme d'un ordinateur de face que l'on porterait toute la journée. Un rappel cinglant que la prouesse technologique, aussi impressionnante soit-elle, ne suffit pas à définir un nouveau marché.
L'occasion manquée de l'Apple Car
Tony Fadell revient avec une certaine amertume sur l'abandon du projet Titan. « La première chose sur laquelle [Apple] s'est planté, c'est la mobilité, l'Apple Car », assène-t-il. Il se remémore ses échanges avec le cofondateur d'Apple : « Quand Steve Jobs et moi nous promenions sur le campus d'Apple vers 2008-2009, nous parlions de l'Apple Car et il pensait que nous devions la faire. »
Mais la vision de Jobs était celle d'une "voiture du peuple" moderne, inspirée de la Volkswagen originelle. « Quelle est la voiture du peuple de nouvelle génération ? Qu'est-ce qui va être utilisé dans les villes ? » s'interrogeait-il à l'époque.
Au lieu de cela, Apple a essayé de fabriquer un SUV autonome, cherchant à copier Tesla plutôt qu'à changer notre rapport à la voiture. « Apple est une entreprise qui redéfinit certains aspects de la vie », rappelle Fadell. « Elle a redéfini la PAO, et l'édition en général. Elle a redéfini la musique. Ils auraient donc dû redéfinir la mobilité. »
La Silicon Valley découvre la vie privée
L'entretien évoque la question de la vie privée. Fadell observe que les grands patrons de la Silicon Valley changent radicalement de perspective... dès qu'ils ont des enfants. Il affirme que les créateurs de Google ou Mark Zuckerberg regrettent certaines de leurs décisions passées. « Ils voient le monde différemment... et aimeraient revenir en arrière, mais ils ne peuvent pas », explique-t-il.
Mais avant que votre cœur ne saigne pour eux, Fadell rappelle cyniquement que ces regrets sont assez vains : cela ne les empêche pas de continuer à essayer de briser les systèmes de confidentialité d'Apple. Car au final, seule la Pomme a fait de la vie privée un pilier central de son modèle économique, même si la soif d'expansion de l'ère Cook a pu diluer, par moments, les objectifs originels.
L’année dernière, Taylor Swift avait surpris son monde en vendant des albums sur iTunes sur une très courte durée. À quoi bon, à l’heure de la domination sans partage de Spotify et d’Apple Music ? L’explication est pourtant simple : si les heures de gloire des plateformes de téléchargement sont derrière nous, leur poids stratégique est encore loin d’être négligeable.
Chaque album était facturé 6 €. Image Taylor Swift.
Le cas de la superstar américaine n’est pas isolé. D’autres artistes, comme Doja Cat ou Cardi B, continuent de mettre explicitement en vente des morceaux ou des albums, que ce soit sur les plateformes traditionnelles ou via leurs propres boutiques en ligne. Une stratégie de diversification qui ne doit rien au hasard.
Cette volonté de ne pas tout miser sur le streaming est d'ailleurs soufflée par… Apple elle-même. Dans ses échanges avec ses partenaires, les équipes de Cupertino les encouragent vivement à exploiter toute la palette de services, et pas seulement à cibler les abonnés Apple Music.
L'argument de la Pomme tient en un chiffre : plus de 80 % des utilisateurs d'iTunes ne sont pas abonnés à Apple Music. Pour les maisons de disques, il s'agit d'une audience "fraîche", des yeux et des oreilles qu'on ne trouve pas sur les services de streaming, particulièrement lors de la semaine cruciale du lancement d'un album. Cela suggère une fracture nette : ces clients soit ne streament pas du tout, soit ont opté pour la concurrence (Spotify ou autres) pour leur consommation courante. Un détail qu'Apple surveille sans doute comme le lait sur le feu.
Contrairement aux idées reçues, iTunes n'est pas seulement un musée pour nostalgiques. Un porte-parole d'Apple précise que la moitié des clients actuels de la boutique ont effectué leur premier achat au cours des dix dernières années, soit après le lancement d'Apple Music. De plus, près de 50 % des 10 000 albums les plus vendus chaque trimestre sont des nouveautés.
Le levier magique pour grimper dans les charts
Pourquoi s'acharner sur le téléchargement ? Parce que le client qui achète est un client qui s'engage. Selon Jaime Marconette, vice-président chez Luminate, les consommateurs américains qui privilégient leur propre bibliothèque numérique sont 44 % plus enclins à accorder de l'importance à l'opinion de l'artiste. Ce sont eux qui sont au rendez-vous le jour J pour écouter et acheter les nouveautés.
C'est là que la mathématique des classements entre en jeu. Les téléchargements ont un impact disproportionné sur les charts du Billboard, qui déterminent la visibilité et la rémunération. Pour Luminate, le téléchargement d'un album compte pour une unité de vente complète. En face, pour obtenir cette même unité via le streaming, il faut cumuler 1 000 écoutes premium ou 2 500 écoutes financées par la publicité.
L’iTunes Store en 2003
Le calcul est vite fait : convaincre un fan d'acheter l'album est infiniment plus efficace pour propulser un artiste au sommet des charts que d'espérer des milliers d'écoutes en streaming. Les "superfans", cible privilégiée de Taylor Swift, n'hésitent d'ailleurs pas à acheter plusieurs versions d'un même album, combinant soutien financier et zèle de collectionneur.
Une manne financière en déclin, mais stratégique
Il faut toutefois garder les pieds sur terre : malgré l'enthousiasme de ces ultra-fans, le marché du téléchargement continue de se réduire comme peau de chagrin. La RIAA (Recording Industry Association of America) note que les revenus des singles téléchargés aux États-Unis ont baissé de 0,3 % au premier semestre 2025, tandis que les téléchargements d'albums ont chuté de 14 %.
Au total, le téléchargement (sonneries incluses) a généré 139 millions de dollars sur cette période. Une goutte d'eau face aux 4,7 milliards de dollars du streaming, mais une goutte d'eau qui, bien utilisée, peut faire déborder les classements
Grâce à l’application du DMA, l’intégration d’une montre Garmin dans l’écosystème iOS est en train de s’améliorer significativement. Si iOS 26.2 avait déjà posé les premières pierres, iOS 26.3 devrait amplifier le mouvement.
C'est visiblement la mise à jour 5.21.2 de Garmin Connect qui change la donne. Elle succède d'ailleurs à une version précédente assez chaotique, qui avait privé de connexion des millions de montres aux iPhone de leurs propriétaires. Avec le recul, il y avait peut-être un lien… Quoi qu’il en soit, cette nouvelle mouture permet enfin de modifier le « protocole » de synchronisation entre les deux appareils.
Bonne nouvelle, ce changement d'architecture ne se limite pas aux modèles les plus récents. Le constructeur a déployé cette nouveauté sur une large partie de son catalogue : les inévitables Forerunner sont de la partie, tout comme les gammes Epix et Fénix.
Au premier lancement de Garmin Connect post-mise à jour, un nouveau panneau fait son apparition pour réclamer le jumelage, alors même que la montre était déjà appairée depuis de nombreux mois au terminal.
Une présence « native » dans les réglages
Suite à ce nouvel ajout, l'apparence de la montre dans les réglages Bluetooth d’iOS a considérablement évolué, donnant l’impression d’une intégration quasi native au système.
Le contraste est d'ailleurs saisissant — pour ne pas dire ironique — avec l'Apple Watch. Le même menu pour la tocante d'Apple paraît bien vide en comparaison, se limitant à une phrase laconique incitant l'utilisateur à se rendre dans l'application dédiée pour la moindre personnalisation..
Un pied d'égalité pour les tâches de fond
Concrètement, à travers ce nouveau processus d'appairage, Apple a modifié en profondeur la gestion du Bluetooth et des transferts de données en arrière-plan. L'objectif est clair : remettre les accessoires tiers sur un pied d'égalité avec les produits de la Pomme, une exigence directe du régulateur européen.
Grâce à cette nouvelle architecture, la synchronisation des données montantes (de la montre vers l'iPhone) se fait désormais de manière totalement transparente pour l’utilisateur. Cela concerne les informations essentielles comme le nombre de pas, l'analyse du sommeil, la fréquence cardiaque ou encore les activités terminées. Fini le besoin d'ouvrir l'application pour forcer la remontée des données.
Encore quelques frictions
Tout n'est pas encore parfait pour autant. Il est à noter que pour le moment, la synchronisation dans l’autre sens (descendante) s'appuie toujours sur l'ancienne méthode d'actualisation en arrière-plan (Background App Refresh).
C'est le cas pour les données poussées de l'iPhone vers la montre, comme les mises à jour météo, les résultats sportifs ou les événements du calendrier. De même, le mécanisme d’appairage Wi-Fi reste inchangé à ce stade. La prochaine étape concernera une meilleure gestion des notifications, un chantier sur lequel Apple travaille activement avec la bêta d'iOS 26.3.
La fenêtre de tir est désormais fermée. Si vous avez installé iOS 26.2.1, il n'est plus possible de revenir en arrière.
Image : iGeneration
Comme le veut l'usage une semaine environ après la diffusion d'une mise à jour, Apple a cessé de signer la version précédente de son système d'exploitation mobile, à savoir iOS 26.2.
Concrètement, cela signifie que les serveurs d'Apple ne valideront plus l'installation de cette mouture. Si vous rencontrez des soucis avec iOS 26.2.1 — qui a été mis en ligne la semaine dernière pour apporter la prise en charge des nouveaux AirTags 2 —, vous ne pourrez plus utiliser le Finder (sur macOS) ou l'application Appareils Apple (sur Windows) pour restaurer votre iPhone vers le firmware antérieur.
Cette politique de fermeture rapide est systématique du côté de Cupertino. Elle vise à maintenir le parc d'appareils sur la version la plus récente possible du système, garantissant ainsi que les utilisateurs disposent des derniers correctifs de sécurité et fonctionnels.
Plus ça avance, et plus Google décide de brider peu à peu l'expérience gratuite sur YouTube. Entre les publicités de plus en plus envahissantes et des options comme la lecture en arrière-plan qui devient de plus en plus difficile à activer, l'offre Premium — 13 €/mois — devient presque indispensable. Et pour forcer un peu la main à ceux qui ne veulent pas payer, Google teste régulièrement de nouvelles limites arbitraires.
Le message en français.
Selon un sujet sur Reddit, il y a en effet un test A/B en cours sur une fonction : le choix de la vitesse de lecture. Un test A/B est une méthode où les utilisateurs sont divisés en deux groupes : un groupe A qui a accès à une fonction (ici la possibilité de modifier la vitesse) et un groupe B qui voit un message lui proposant de payer pour y accéder. La répartition des utilisateurs n'est pas connue, et Google teste donc peut-être la seconde possibilité sur un petit échantillon.
Le choix de la vitesse de lecture — à la baisse ou à la hausse — est une fonction très appréciée par certains. Sur les podcasts ou sur des vidéos un peu longues, la possibilité de passer en vitesse 1,25x ou 1,5x est pratique. Elle permet de regarder une vidéo un peu plus rapidement tout en gardant des voix compréhensibles dans la majorité des cas (et est intéressante avec certains vidéastes qui parlent un peu trop lentement).
L'accélération monte à 4x.
Lors de nos essais, nous avons pu remarquer qu'il y a probablement un troisième groupe : dans notre cas, l'accélération jusqu'à 2x est gratuite, mais celle en 4x est payante. Ce n'est pas réellement un problème : il y a peu de cas de figure ou une vidéo accélérée quatre fois est pertinente.
Le 4x est payant. Image MacGeneration.
Rappelons enfin que l'offre de base est donc plus onéreuse qu'un abonnement Netflix (13 €/mois) mais que Google en a d'autres. Les étudiants ne payent que 8 €/mois, le même prix que l'offre Lite. Cette dernière affiche des publicités sur les vidéos musicales et les vidéos courtes (Short) et elle ne permet ni le téléchargement ni la lecture en arrière-plan. Si vous êtes plusieurs dans un foyer, YouTube Premium devient vite assez cher : 20 € pour deux personnes, 30 €/mois pour une famille (pas trop nombreuse : cinq personnes).
Le message en anglais. Image Reddit.
Reste à voir ce que donneront les résultats de cette expérimentation. Mais bien évidemment, nous ne le découvrirons probablement que dans un cas : si Google découvre qu'une partie significative des utilisateurs accepte de payer. Dans ce cas, le changement devrait être déployé à grande échelle. En clair, ne craquez pas si vous êtes dans le cas, merci pour les autres.
Parfois, quand on regarde ce qui se passe chez Free, on pourrait penser qu'on est chez Reef. La semaine dernière, la société avait modifié la présentation de son forfait historique : le forfait à 2 €, historiquement limité à seulement 50 Mo pour les données (et à deux heures d'appels) était mis en avant avec une de ses options gratuites, le booster. Il passe la quantité de données à 1 Go (ce qui est faible mais pratique dans certains cas) et active les appels illimités.
Mais quelques jours plus tard, Free Mobile a changé d'avis : la mise en avant sur la page dédiée aux forfaits indique que le forfait se limite à 50 Mo et à deux heures d'appels… tout en proposant encore et toujours le booster 1 Go gratuitement. Il ne s'agit que d'une option de présentation : que ce soit la semaine dernière ou actuellement, il est possible dans les deux cas de choisir le forfait original ou la version avec le booster, qui reste gratuite. Et nous pouvons supposer qu'à part en faisant une mauvaise manipulation, personne ne va choisir l'offre originale1, qui accuse bien son âge.
Finalement, Free met en avant les 50 Mo.
Les raisons de ce petit changement repéré par Univers Freebox ne sont pas connues, mais il faut bien prendre en compte une chose : l'offre est contractuellement limitée à 50 Mo, et le booster n'est qu'une promotion. Si elle est gratuite depuis un moment, elle pourrait varier, et la société a proposé plusieurs fois des variantes, avec par exemple 3 Go de données pour 1 € de plus par mois. Actuellement, il y a d'ailleurs un second booster qui est proposé : pour 5 € de plus par mois (soit 7 €/mois au total, donc), Free propose 5 Go de données par mois et les appels illimités. Une offre peu intéressante dans l'absolu : pour 9 €/mois, la Série Free propose la 5G, 110 Go de données et l'accès à la télévision…
Probablement la seule fois où j'ai reçu de l'argent liquide d'un constructeur. Mais j'ai encore la pièce. ↩︎
Apple n'a pas proposé de versions bêta ce soir, mais la société a mis à jour de nombreux vieux systèmes d'exploitation. Premièrement, macOS. macOS Big Sur (sorti en 2020) passe en version 11.7.11, alors que son prédécesseur (macOS Catalina) reçoit une mise à jour de sécurité notée 2026-001.
La mise à jour de macOS Catalina.
Pour les appareils iOS, Apple a déployé iOS 16.7.14 et iPadOS 16.7.14, pour les anciens iPhone et iPad. Elle remplace la version 16.7.13 sortie récemment, qui a posé quelques problèmes. Du côté de watchOS, Apple a mis en ligne watchOS 6.3.1 watchOS 9.6.4, watchOS 10.6.2 et watchOS 11.7.11 (ouf).
Dans tous les cas, les mises à jour en question visent a priori à corriger le même problème, même s'il n'y a pas encore de notes de version pour tous les systèmes. Elles renouvellent une partie des certificats employés par les services d'Apple (FaceTime, iMessage, etc.), qui sont nécessaires pour utiliser les services après janvier 2027. Nous vous conseillons de faire les mises à jour si vous avez de vieux appareils, car sans ces corrections, il sera impossible de les réinitialiser correctement à partir de 2027.
À mesure que le lancement du supposé iPhone Fold se rapproche, les informations se précisent concernant son design. Instant Digital avance sur Weibo ainsi plusieurs détails assez spécifiques sur ce futur modèle. Ces renseignements sont à prendre avec des pincettes : ce leaker chinois a déjà vu juste par le passé, mais il s’est aussi trompé.
D’après lui, les boutons de volume seraient placés sur la tranche supérieure de l’appareil, alignés sur la droite. Il compare cette disposition à celle de l’iPad mini, même si, sur ce dernier, les boutons se trouvent en réalité à gauche lorsqu’il est tenu en orientation portrait. Sur le Pixel 10 Pro Fold et le Galaxy Z Fold7, les boutons de volume sont sur la tranche droite, mais ces terminaux n’ont pas de bouton dédié à la photo.
Galaxy Z Fold7. Image Samsung.
Le bouton d’alimentation — qui intégrerait un capteur Touch ID — ainsi que le bouton dédié aux commandes de l’appareil photo resteraient positionnés sur la tranche droite, comme sur les iPhone récents. La tranche gauche, elle, serait totalement dépourvue de boutons, une configuration logique pour un appareil pliant qui s’ouvrirait comme un livre.
La caméra frontale serait intégrée sous la forme d’un poinçon, ce qui permettrait de réduire la taille de la Dynamic Island, une rumeur déjà évoquée auparavant.
À l’arrière, sur la partie gauche, on retrouverait un plateau photo proche de celui de l’iPhone Air, avec deux capteurs disposés horizontalement (au lieu d’un sur l’Air), accompagnés du micro et du flash. À la différence de l’iPhone ultra fin, ce plateau serait entièrement noir et ne reprendrait pas la couleur du châssis.
Enfin, une finition blanche serait pour l’instant la seule « confirmée », même si une seconde couleur serait également prévue. Aucun détail supplémentaire n’a filtré à ce sujet. Ce premier iPhone pliant pourrait être dévoilé à la rentrée prochaine, aux côtés des iPhone 18 Pro.
On le voyait venir, et cela n’a pas trainé : une semaine seulement après avoir segmenté son offre B&You Pure fibre en deux formules distinctes, Bouygues Telecom revoit déjà l’un des tarifs à la hausse. Pour les nouveaux clients, l’abonnement B&You Pure fibre Plus coûte 25,99 €/mois, contre 24,99 € auparavant. À son lancement fin 2024, cette offre était même proposée à 23,99 €.
La Bbox WiFi 7 XT fournie avec l’abonnement Pure fibre Plus. Image Bouygues Telecom.
Le contenu de cette formule sans engagement reste inchangé : une connexion internet jusqu’à 8 Gb/s en réception et 1 Gb/s en émission, une Bbox WiFi 7 XT (tri-bande) et un répéteur Wi-Fi 7 en option à 4 €/mois. Des frais de mise en service qui s’élèvent à 48 € s’appliquent toujours. Il n’y a ni téléphone fixe ni service de télévision, c’est le principe de l’offre. Lors de la précédente hausse, Free avait rapidement emboîté le pas avec sa Freebox Pop S. Reste à voir si le scénario se répétera cette fois-ci.
En parallèle, l’offre Pure fibre standard (sans le « Plus ») conserve son tarif de 24,99 €/mois. Elle comprend une connexion jusqu’à 2 Gb/s en réception et 900 Mb/s en émission, une Bbox WiFi 7 (bi-bande) et un répéteur Wi-Fi 7 en option à 4 €/mois. Des frais des mises en service de 48 € sont aussi facturés. Au-delà de choix marketing, cette déclinaison peut aussi s’expliquer par une contrainte technique : contrairement à Free, Bouygues Telecom ne délivre pas encore le débit de 8 Gb/s sur l’ensemble de son réseau fibre.
L’opérateur poursuit en effet la modernisation de son infrastructure vers la technologie XGS-PON afin de généraliser ces débits. « Dans les grandes villes, on est très majoritairement en 8 giga, et tout le réseau va être très rapidement totalement en 8 giga », a assuré Benoît Torloting, le directeur général de Bouygues Telecom, la semaine dernière sur BFM Business.
La Fondation Raspberry Pi qui crée les fameux petits ordinateurs du même nom doit encore une fois annoncer une hausse du prix de ses principaux produits. C’est la troisième en moins de six mois et probablement pas la dernière, puisqu’elle dépend entièrement des tarifs de la mémoire vive sur le marché et, notamment suite à l’explosion de l’intelligence artificielle, ces prix ne cessent d’augmenter. Si vous n’êtes pas pressé, mieux vaut patienter et attendre le retour à la normale qui finira bien par arriver et la fondation promet d’ailleurs qu’elle ajustera ses tarifs à la baisse en retour.
Tableau des prix des différentes variantes de Raspberry Pi depuis l’été 2025. Image MacGeneration.
En attendant, acheter un Raspberry Pi coûte désormais bien cher, surtout si on a besoin de beaucoup de RAM. Le meilleur modèle du moment, un Pi 5 avec 16 Go de mémoire vive, dépasse ainsi les 200 $ en tarif recommandé, un seuil symbolique fort quand on se souvient du prix du premier modèle à sa sortie : 35 $. Certes, il était nettement moins puissant et la fondation parvient à maintenir ce prix de base avec son Pi 4 de 1 Go de mémoire vive, qui suffira pour des besoins plus légers.
Cette troisième hausse concerne en tout cas tous les produits de quatrième et cinquième génération, à l’exclusion pour le moment des variantes avec 1 Go de RAM. La hausse dépend ensuite de la quantité de mémoire, entre 10 $ supplémentaires pour 2 Go et jusqu’à 60 $ de plus pour 16 Go. Naturellement, on parle ici du MSRP, c’est-à-dire le prix public recommandé, chaque revendeur pourra ensuite ajuster les tarifs comme il l’entend. En France, c’est Kubii qui distribue les petits ordinateurs et il faut compter 51,6 € pour un Pi 5 de base et 216 € pour la version haut de gamme.
La première hausse avait eu lieu en octobre et elle concernait alors uniquement les Compute Modules, des variantes destinées à être intégrées dans un autre produit. La deuxième remontait au mois de décembre, cette fois pour les Raspberry Pi qui sont des ordinateurs complets, avec toute la connectique.
Celle-ci touche tout le monde, à quelques rares exceptions près. Outre la plus faible quantité de mémoire qui a pu être protégée de l’inflation pour le moment, la fondation indique aussi que le Pi 400, qui intègre le petit ordinateur de quatrième génération dans un clavier, n’augmentera pas. En revanche, les Pi 500 et Pi 500+ sont affectés et augmenteront ainsi respectivement de 30 et 60 $.
Les concepteurs du Raspberry Pi terminent en indiquant qu’ils font leur maximum pour limiter les effets des hausses, tout en suggérant que d’autres augmentations sont à prévoir. Contrairement aux plus gros acteurs comme Apple, la fondation n’a pas un poids suffisamment important pour peser sur les négociations et elle n’a pas de stocks suffisants pour maintenir ses tarifs.
Depuis quelques semaines, une supposée astuce fait le tour du web : le défilement de Safari serait limité à 60 Hz par défaut sur tous les appareils Apple et, pour en profiter pleinement sur les écrans ProMotion, il faudrait désactiver une option enfouie dans les réglages. En réalité, il n’y a rien à débrider : cette option ne joue pas le rôle que beaucoup lui prêtent.
L’option cochée par défaut. Image iGeneration.
Par défaut, le défilement de Safari sur les iPhone et iPad équipés d’un écran ProMotion s’effectue bien à 120 Hz. Il y a une exception : lorsque le mode économie d’énergie est activé, la fréquence de rafraîchissement est limitée à 60 images par seconde.
L’option présentée comme responsable du bridage à 60 Hz se trouve ici : Réglages > Apps > Safari > Avancé > Drapeaux de fonctionnalité > Prefer Page Rendering Updates near 60fps. Un tour sur le site testufo, qui permet de vérifier certaines caractéristiques d'affichage, semble indiquer que Safari est limité à 60 Hz (le compteur est bloqué à 60 fps), ce qui entretient la confusion.
En pratique, cette option ne concerne pas le défilement des pages, mais uniquement le rendu de certaines animations JavaScript. Nous l’avons vérifié en filmant au ralenti le défilement d’une page dans Safari sur un iPhone 17 Pro, avec et sans cette option activée, et le résultat est identique.
En décochant l’option, on débride le rafraîchissement de certaines animations sur les pages, mais pas celui du défilement, déjà à 120 Hz. Image iGeneration.
Ce réglage influe uniquement sur l’affichage de certains contenus fixes au sein des pages, qui peuvent alors être rendus à 120 Hz au lieu de 60 Hz. Il peut donc apporter un gain de fluidité dans des cas très précis, mais il n’a pas d’impact sur le défilement lui-même.
À ce sujet, des développeurs aimeraient que cette option réservée à Safari s’applique aussi aux vues web intégrées dans les apps, afin de rendre certains usages plus fluides, comme l’écriture manuscrite au stylet.
La gestion des transports en commun reste chaotique dans Plans, comme le prouve ce nouvel exemple signalé par un lecteur rémois. Grand Reims Mobilités, gestionnaire du réseau de tramways et bus de la capitale champenoise, a modifié le plan de ses lignes le 24 novembre 2025 et pourtant, ce changement n’est toujours pas appliqué dans l’app d’Apple. En particulier, les nouvelles lignes urbaines de bus, numérotées de U1 à U25, sont absentes de la base de données de Plans. Elles ne sont pas visibles sur la carte et elles seront également ignorées dans le calcul si vous demandez un itinéraire en transports en commun.
Le Parc des Expositions de Reims est directement relié à la Gare Centre par la ligne de bus U26 que Plans ne connaît pas (gauche) contrairement à Maps (droite), ce qui conduit à un itinéraire inutilement plus long chez Apple. Image iGeneration.
Notre lecteur a contacté Grand Reims Mobilités pour leur remonter le problème, mais la régie a répondu que c’était à Apple de mettre à jour leurs données. Le nouveau plan des lignes ainsi que toutes les informations associées a bien été publié sur le site officiel du gouvernement qui centralise ces éléments pour de nombreuses communes françaises et que les développeurs comme Apple et Google utilisent pour leurs apps. En théorie, les deux entreprises n’ont même pas besoin d’adapter Plans et Maps, il leur suffit de récupérer les données fournies par le gouvernement pour avoir des données toujours à jour.
En pratique, on voit encore la différence entre les deux solutions à ce niveau. Google est toujours aussi réactif et suit les changements des données au plus près, tandis qu’Apple est à la traîne, comme toujours. Notre lecteur a d’ailleurs signalé le problème via l’app Plans, sans changement à ce jour. On imagine que le processus reste au moins en partie manuel, ce qui justifierait le temps nécessaire pour qu’une petite ville à l’échelle mondiale comme Reims bénéficie d’une mise à jour.
Même dans des villes bien plus grandes, la prise en charge des transports en commun peut poser problème dans Plans. On l’a vu le mois dernier avec le métro lyonnais, oublié dans l’app d’Apple pour les calculs d’itinéraire. Contrairement à Reims, les TCL n’avaient même pas changé quoi que ce soit, si bien que la panne est survenue pour une raison qui est restée mystérieuse.
Deux semaines ont été en tout cas nécessaires pour que le bug lyonnais soit corrigé. Cela fait maintenant dix semaines que les bus urbains de Reims ont disparu dans Plans et la seule option pour l’heure semble être de passer sur une autre app de cartographie…
Depuis ce week-end, Apple a complètement revu le processus d’achat d’un Mac sur l’Apple Store. Il n’y a plus de configurations standards, il faut désormais composer soi-même sa machine, de la taille de l’écran jusqu’à la capacité de stockage. Un changement opéré en amont de l’arrivée des MacBook Pro M5 Pro et M5 Max afin d’offrir davantage de souplesse ? Ce n’est qu’une hypothèse, mais elle mérite d’être posée.
Nouveau configurateur sur l'Apple Store. Image MacGeneration
Les MacBook Pro M5 Pro et M5 Max pourraient en effet inaugurer des systèmes sur puce plus modulaires. Alors que la M5 standard reste une puce monolithique gravée en 3 nm, ses déclinaisons plus puissantes pourraient exploiter une nouvelle technologie permettant d’assembler au sein d’un même package plusieurs blocs distincts (CPU, GPU…) pas nécessairement gravés selon le même procédé.
Cette architecture modulaire présente plusieurs avantages : elle simplifie la conception, en permettant par exemple de réutiliser ou de dupliquer certains blocs pour créer différentes configurations. Elle améliore aussi les rendements de production et ouvre la voie à une segmentation plus fine de la gamme. De quoi imaginer un éventail de configurations plus large pour ces futures puces.
Le nouveau configurateur de l’Apple Store semble aller dans ce sens. Plutôt que de pousser quelques modèles prédéfinis, Apple invite désormais les acheteurs à faire leurs propres choix. Pour les prochains MacBook Pro, on peut ainsi imaginer l’apparition d’un sous-menu permettant de sélectionner différents couples CPU/GPU. L’ancienne présentation ne rendait pas cela impossible, mais le nouveau configurateur s’accorde mieux avec cette logique.
Si cette évolution se confirme, une autre question se pose : avec un choix plus libre des composants, la distinction entre M5 Pro et M5 Max a-t-elle encore vocation à exister, ou ces deux puces pourraient-elles devenir les déclinaisons d’une même base « pro » hautement personnalisable ? On devrait en savoir plus dans les prochaines semaines, autour de la sortie de macOS 26.3, une version à laquelle les futurs MacBook Pro semblent étroitement liés.
Après être monté dans le wagon d’Apple Pay, le réseau CB s’apprête finalement à faire de même avec un service de paiement mobile important sur Android. La Banque Postale a annoncé avoir réalisé la toute première transaction Samsung Pay via le réseau de paiement français. Selon la banque, il s’agit d’une première en France et même d’une première en Europe pour Samsung Pay en cobadging, c’est-à-dire avec une carte compatible avec deux réseaux.
Cette nouveauté sera prochainement proposée aux clients de La Banque Postale qui possèdent un smartphone coréen. Jusqu’à présent, les transactions effectuées par leurs soins via Samsung Pay transitaient exclusivement par le réseau américain Visa.
Image Samsung
Alors que les relations entre l’Union européenne et les États-Unis de Donald Trump se sont fortement tendues, la question de la souveraineté numérique européenne est revenue brutalement sur le devant de la scène. Or, jusqu’à récemment, les paiements mobiles transitaient quasi exclusivement sur les réseaux américains Visa et Mastercard, au détriment du réseau français CB, géré par le GIE Cartes Bancaires.
Depuis un an toutefois, la situation évolue significativement : la majorité des grandes banques françaises ont désormais ajouté la compatibilité avec le réseau CB à Apple Pay. « En adoptant CB pour les transactions mobiles avec Apple Pay, en un mois, nous avons vu 80 % de nos flux de paiement mobile chez les commerçants basculer chez CB », a indiqué Adriana Saitta, la directrice des paiements de La Banque Postale, au journal Les Échos.
Le mouvement va donc bientôt s’étendre à Samsung Pay, qui représente entre 10 et 15 % des utilisateurs de paiement mobile de l’établissement, avec une croissance aujourd’hui plus soutenue que celle d’Apple Pay. En France, Samsung pèserait environ 20 % de l’usage du paiement mobile, Apple Pay restant largement majoritaire.
Après La Banque Postale, d’autres banques devraient à leur tour activer la compatibilité du réseau CB sur Samsung Pay.
iBoff étoffe son catalogue de SSD tiers destinés au Mac mini M4 avec un modèle de très grande capacité. L’entreprise malaisienne propose désormais un SSD de 8 To spécifiquement conçu pour le Mac mini M4 Pro, rivalisant ainsi avec la capacité maximale disponible sur l’Apple Store.
SSD tiers 8 To pour Mac mini M4 Pro. Image iBoff.
Ce SSD tiers coûte 1 694 $, soit 1 428 € au taux de change actuel, auxquels il faut ajouter 49 $ de frais de port pour une livraison en France (expédition sous deux jours ouvrées). Le tarif est élevé si on le compare à des SSD standards — une barrette de 8 To vaut moins de 1 000 € — mais le Mac mini n’utilise pas de composants classiques. Face à la grille tarifaire d’Apple, l’offre d’iBoff est en fait extrêmement attractive, puisque le passage à 8 To est facturé pas moins de 3 000 € sur l’Apple Store.
Le spécialiste de la mise à niveau, qui n’en est pas à son coup d’essai, assure que son SSD est fiable et performant. Les débits du modèle 8 To n’ont pas encore été communiqués, mais la version 4 To est annoncée à 5,3 Go/s en lecture séquentielle et 9,4 Go/s en écriture.
Les prix des options de stockage sur l’Apple Store pour le Mac mini M4 Pro. Image MacGeneration.
iBoff commercialise également des SSD de 4 To (556 $) et 2 To (336 $) pour le Mac mini M4 Pro, ainsi que des modèles compatibles avec le Mac mini M4 standard et les Mac Studio. Ce n’est pas le seul sur ce créneau : on peut aussi citer le site Expand Mac mini ou le Français Polysoft, qui se concentre sur le Mac Studio.
Comme tous les acteurs du secteur, ces fabricants subissent de plein fouet la hausse du prix de la mémoire et ont déjà commencé à répercuter ces augmentations sur leurs tarifs. Malgré tout, leurs solutions restent nettement plus abordables que les options proposées directement par Apple.
Remplacer le SSD d’un Mac mini ou d’un Mac Studio n’est pas très compliqué, puisqu’il s’agit essentiellement de remplacer la barrette intégrée. Nous avons détaillé la procédure sur un Mac Studio dans notre essai dédié :
Nikias Molina s’est spécialisé dans les vidéos consacrées à l’univers Apple sur YouTube, où il officie depuis près de onze ans. Quand il a voulu changer de studio à Barcelone, il a logiquement visé le design d’un Apple Store. Le résultat est spectaculaire, comme on peut le voir dans cette vidéo où il explore aussi les préparatifs effectués dans Freeform et même l’aperçu pour Vision Pro réalisé par le cabinet d’architectes d’intérieur qui a travaillé avec lui.
Ce n’est pas un projet financièrement accessible pour la majorité d’entre nous, quand on juge tout ce qui a été fait sur mesure. De l’escalier tout en arrondi inspiré par celui du Steve Jobs Theater (et qui ne sert que de décoration) à la grande table qui cache tous ses câbles, en passant par la domotique qui gère chaque éclairage ou encore le faux arbre qui réplique celui des Apple Store, on sent que le sens du détail a été poussé très loin. Mais peut-être que vous pourrez récupérer une idée ici ou là, sans pour autant vous lancer dans un projet aussi complet et coûteux.
Les nouveaux tarifs réglementés d’électricité sont entrés en vigueur au 1er février 2026 et les ajustements restent mineurs dans l’ensemble. La nouvelle grille tarifaire d’EDF affiche ainsi une baisse très légère des tarifs pour les abonnés avec les options base et heures pleines/heures creuses (HP/HC), de l’ordre de 0,78 % en moyenne sur le kWh, ce qui ne devrait rien changer sur la majorité des factures. En revanche, c’est une mauvaise surprise de plus pour l’option Tempo, qui est désormais délaissée par les autorités et qui devient de plus en plus difficile à rentabiliser.
L’option base, avec un tarif fixe tout au long de la journée, reste la plus populaire en France et le prix du kWh passe de 0,1952 € à 0,1940 €, soit une baisse de 0,6 %. Il y a une petite subtilité, avec un prix légèrement inférieur pour les abonnés avec une puissance de 9 kVA ou plus : ils paieront alors 0,1927 € du kWh. La différence est là encore minime, même si elle reste intéressante à noter, puisqu’elle incite les plus petits consommateurs à opter pour l’option HP/HC, d’autant que celle-ci gagne en intérêt.
Du côté des heures creuses en effet, la baisse est plus nette avec un kWh qui passe de 0,1635 à 0,1579 €, soit 3,4 % de moins. Le tarif des heures pleines ne bouge pas autant, avec une baisse plus symbolique de 0,77 % et un prix au kWh désormais fixé à 0,2065 € (contre 0,2081 €). Ces gains seront d’autant plus importants pour les plus gros foyers, surtout ceux qui peuvent déporter une large partie de leur consommation pendant les heures creuses. La réduction reste dans l’ensemble modeste : en me basant sur les chiffres de consommation réels de l’année 2025, ma facture annuelle serait réduite de moins de 56 € avec les nouveaux tarifs, soit une baisse de 2,7 %.
Consommation
Prix 2025
Prix 2026
Différence
Heures creuses
9 178 kWh
1 500,60 €
1 449,21 €
- 51,40 €
Heures pleines
2 715 kWh
564,99 €
560,65 €
- 4,34 €
Total
11 893 kWh
2 065,59 €
2 009,85 €
- 55,74 €
Des trois options proposées par EDF sur les tarifs réglementés, la plus mal lotie est sans conteste Tempo. Alors que c’était une excellente affaire il y a quelques années seulement, elle est systématiquement dévalorisée à chaque changement tarifaire et la grille du 1er février 2026 ne fait pas exception. Au contraire même, puisque les abonnés Tempo vont subir une augmentation bien nette sur leur consommation.
Les baisses des autres options étaient certes modestes, mais l’option Tempo va dans l’autre sens, avec des hausses importantes sur tous les tarifs. Pour rappel, le principe de cette option est de payer nettement moins la majorité de l’année (300 jours bleus par an), un petit peu moins pendant une période (43 jours blancs), mais de payer beaucoup plus (22 jours rouges) en hiver, en particulier pendant la journée. Avec la nouvelle grille, toutes les tranches horaires augmentent et la hausse dépasse les 9 % sur les heures pleines rouges, avec un kWh facturé 0,7060 €. C’est quasiment quatre fois le prix du kWh de base.
Comparaison de la grille tarifaire Tempo de 2026 par rapport à celle de l’an dernier.
L’offre Tempo peut rester intéressante si vous n’avez vraiment pas besoin d’électricité sur les heures pleines des journées rouges, mais l’écart entre les prix des jours bleus et l’option HC/HP est désormais si faible qu’il va être difficile de rentabiliser l’offre. Le simulateur permettant de vérifier l’offre la moins chère en se basant sur votre consommation réelle a été mis à jour avec les tarifs en vigueur depuis hier, si vous voulez vérifier ce qu’il en est pour vous.
Pourquoi ce désintérêt pour Tempo ? La CRE, organisme qui se charge d’établir les tarifs d’électricité réglementés en France, ne s’en cache pas dans son dernier rapport : l’option n’est plus rentable, ses prix sont inférieurs aux coûts de production et d’acheminement. Cette hausse corrige le tir… tout en poussant les clients français à s’orienter vers d’autres offres. On peut noter au passage que Tempo n’est pas la seule concernée : l’option EJP (Effacement des Jours de Pointe) souffre d’une hausse importante du prix du kWh sur les journées normales (0,1781 €). Les abonnés qui restent sont poussés vers la sortie avec ce nouveau prix qui bloque tout espoir de rentabilité.
Le mouvement n’est d’ailleurs pas fini, puisque la CRE a d’ores et déjà prévu de réduire encore l’écart entre Tempo et les autres options réglementées en 2027. L’objectif était déjà connu : la majorité des foyers français devrait basculer sur les heures creuses, avec des horaires plus souples pour tenir compte de la production locale. Ce changement, commencé à l’automne, nécessitera deux ans pour aboutir.
Pour rappel, d’autres offres de marché existent si vous voulez faire quelques économies par rapport aux tarifs réglementés évoqués ici. C’est vrai chez EDF, dont l’offre Zen Fixe reste intéressante, malgré un écart désormais réduit par rapport aux prix officiels.
Le doute n’est plus permis : Apple a mis fin aux mises à jour d’iOS 18 sur les iPhone compatibles avec iOS 26. Il y a eu une période de transition durant laquelle il était possible d’installer une poignée de mises à jour d’iOS 18 (18.7.2 notamment) sur un iPhone récent alors qu’iOS 26 avait commencé son cycle, mais ce n’est plus le cas.
Seul iOS 26 est proposé sur cet iPhone 15 Pro resté sous iOS 18. Image iGeneration.
D’après nos constatations, sur un iPhone 11 resté sous 18.7.3 et un iPhone 15 Pro sous iOS 18.7.2, la version 18.7.4 publiée la semaine dernière n’est pas proposée. Seule la dernière mouture d’iOS 26, en l’occurrence iOS 26.2.1, apparait dans les réglages. Jusqu'à récemment, il était encore possible d’installer iOS 18.7.3 en rusant : avec un compte développeur, il fallait sélectionner le canal iOS 18 Developer Beta dans les choix de mises à jour. Mais cette astuce ne fonctionne plus avec 18.7.4.
Dans l’immédiat, refuser de passer un iPhone 11, 12, 13, 14, 15, 16 ou 17 sur iOS 26 n’expose pas à un risque de sécurité imminent, car iOS 26.2.1 ne corrige pas de failles particulières. En revanche, rester sous iOS 18 entraîne déjà une limitation concrète : impossible d’utiliser un AirTag 2, la nouvelle balise nécessitant iOS 26.
iPhone 15 Pro sous iOS 18.7.2 : seul iOS 26 est proposé, enfin, imposé. Image iGeneration.
À long terme, conserver un iPhone sous iOS 18.7.2 ou iOS 18.7.3 posera un autre problème bien plus bloquant. Les principaux services d’Apple (iMessage, FaceTime, activation de l’appareil…) cesseront en effet de fonctionner sur ces versions après janvier 2027. La mise à jour iOS 18.7.4 (mais aussi iOS 16.7.13, iOS 15.8.6 et iOS 12.5.8) a justement été publiée pour renouveler les certificats nécessaires à ces fonctions essentielles.
En résumé, même si la transition peut se faire sans urgence absolue, il faudra bien s’y résoudre : pour continuer à utiliser pleinement son iPhone, la mise à jour vers iOS 26 devient inévitable dès lors que l’appareil est compatible. La situation est la même pour les iPad compatibles avec iPadOS 26.
Cette façon de faire n’est pas une surprise, Apple avait procédé de la même façon il y a quelques années avec les mises à jour iOS 15 qui étaient réservées aux iPhone non compatibles avec iOS 16.
Le mois dernier, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Une vérification de l’âge pourrait donc être mise en place, et l’application France Identité est dans les starting-blocks pour s’en occuper. Les développeurs ont confirmé travailler sur une telle fonction, et des tests sont déjà à l’essai selon Politico.
L’idée est de laisser à France Identité la possibilité de certifier que l’utilisateur a plus de 15 ou de 18 ans, sans pour autant transmettre son âge exact ou d’autres informations personnelles, comme le nom ou le prénom. Cela pourrait marquer un changement à venir, car France Identité est pour le moment réservé aux citoyens majeurs.
La solution ne serait pas parfaite selon un chef d'entreprise de vérification d'âge interrogé par Politico. Celui-ci affirme qu’elle ne respecte pas en double anonymat, ce système voulant que le service qui reçoit la preuve d’âge ne soit pas en mesure d’identifier l’utilisateur, et que le fournisseur de preuve ne sache pas à quelle fin sera utilisée l’attestation. Une déclaration étonnante, car France Identité stocke tout en local pour le moment, ce qui ne devrait pas poser de soucis sur le papier.
Le directeur de l’identité numérique a répondu que le double anonymat était bien respecté et la fonction conçue pour « dissocier strictement l’identité de l’utilisateur, l’attestation elle-même et le service destinataire ». Une version bêta est disponible « dans un cercle très restreint » et peut être essayée sur un site test créé par la Commission européenne permettant de réserver des places de cinéma.
Le site en question. Image : Emile Marzolf via LinkedIn
Pour rappel, France Identité est disponible pour tous depuis 2024. L’app nécessite d’avoir la nouvelle carte d’identité au format carte bancaire, celle-ci embarquant une puce NFC permettant d’interagir avec l’iPhone. À terme, l’app devrait également permettre de prouver son identité ou son âge en mode hors ligne, par exemple pour acheter de l’alcool.
Apple changerait de manière significative sa stratégie de lancement pour la prochaine génération d’iPhone. Les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max arriveraient comme d’habitude à la rentrée, mais l’iPhone 18 standard ne serait commercialisé qu’au premier semestre 2027, affirme le Nikkei Asia.
File d’attente lors de la réouverture de l’Apple Store de Ginza, à Tokyo. Image Apple.
Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler d’un lancement en deux temps : The Information et l’analyste Ming-Chi Kuo ont déjà avancé cette hypothèse également. Le quotidien économique asiatique vient aujourd’hui renforcer ces rumeurs, en s’appuyant à la fois sur des arguments déjà connus et sur de nouveaux éléments.
En concentrant le lancement des modèles haut de gamme au second semestre 2026, puis celui des modèles plus abordables sur le début de l’année suivante, Apple pourrait mieux répartir la charge sur sa chaîne d’approvisionnement et affiner sa stratégie marketing. À noter d’ailleurs qu’il n’y aurait pas que les iPhone 18 Pro et Pro Max cet automne, mais aussi le premier iPhone pliable.
Ce changement de calendrier viserait aussi à optimiser l’utilisation des ressources industrielles et à maximiser les revenus et les marges des modèles haut de gamme, dans un contexte d’explosion des prix de la mémoire et d’autres composants clés. Apple chercherait aussi à limiter les éventuels problèmes de production pour le premier iPhone pliable, un produit qui nécessite des procédés de fabrication plus complexes et le recours à de nouveaux matériaux.
Apple tiendrait prochainement sa réunion annuelle avec ses fournisseurs à Cupertino. Toujours d’après le Nikkei Asia, l’événement serait cette fois élargi afin d’inclure un plus grand nombre de fabricants de composants et de fournisseurs de matériaux, dans l’objectif de sécuriser la continuité de la chaîne d’approvisionnement pour l’année à venir dans un contexte tendu.