TF1 a sorti TF1+, M6 a proposé M6+. Le groupe TF1 s'est allié avec Netflix… M6 s'allie avec Amazon Prime Video. Cette nouveauté va permettre aux abonnés au service d'Amazon d'accéder aux chaînes de groupe (M6, W9, Gulli, 6Ter) en direct, mais aussi à de nombreux programmes en replay. Que vous soyez fans de Cauchemar en cuisine ou de Cyril Hanouna, il y a de nombreux programmes à regarder (ou pas).
L'accès à M6+ est gratuit pour les abonnés et Amazon Prime étend donc son offre pour le public français, après un accord avec france.tv. Le service devient (presque) une alternative à des offres de télévision comme Molotov : Prime propose de nombreuses chaînes en direct, et dispose donc maintenant d'un accès aux chaînes du groupe M6 en plus de celles de france.tv. L'intérêt pour M6 est évident sur un point : l'intégration dans l'app d'Amazon permet un accès sur la majorité des appareils connectés, des téléviseurs aux boîtiers dédiés. Si l'app n'est pas la plus ergonomique, elle est largement déployée et connue des utilisateurs, alors que l'app M6+, elle, doit être installée manuellement dans la majorité des cas… quand elle existe.
En plus de ses émissions, M6+ diffuse aussi quelques séries.
Souvenez-vous : en octobre 2024, Free confirmait un piratage massif ayant mené à la diffusion des informations de millions d’abonnés, dont leurs IBAN. La CNIL vient de sanctionner l’opérateur d’une amende de 42 millions d’euros. Elle y déplore le « caractère inadapté des mesures prises pour assurer la sécurité des données de [ses] abonnés ».
Dans son communiqué, la CNIL confirme que les pirates ont eu accès aux données personnelles liées à 24 millions de contrats d’abonnés, avec des IBAN pour les personnes clientes à la fois de Free Mobile et de Free. L’affaire n’a pas seulement fait du bruit : elle a aussi fait remonter une marée de signalements, avec plus de 2 500 plaintes qui ont conduit l’autorité à contrôler les pratiques de l’opérateur. 
L’amende est en deux parties : 27 millions d’euros pour Free Mobile et 15 millions pour Free. La CNIL justifie ce partage par plusieurs facteurs, comme le volume de personnes concernées et la nature « hautement » personnelle des données compromises, sans oublier les risques spécifiques liés à la fuite d’IBAN.
Sur le fond, la CNIL pointe des failles très concrètes dans les mesures de sécurité de l’opérateur. Elle note une authentification jugée insuffisamment robuste pour l’accès VPN utilisé en télétravail et des mécanismes de détection de comportements anormaux considérés comme inefficaces. Les deux filiales ayant déjà engagé des renforcements, elles sont invitées à finaliser ces mesures sous trois mois.
Enfin, l’autorité reproche une notification incomplète aux personnes concernées. Un dispositif en deux niveaux a été mis en place (courriel, puis numéro vert et gestion interne), mais la CNIL estime que le mail ne contenait pas toutes les informations nécessaires pour comprendre immédiatement les conséquences et les mesures de protection possibles. Et pour Free Mobile s’ajoute la conservation excessive de données d’anciens abonnés, faute de tri et de suppression à échéance. L’opérateur mobile a désormais six mois pour terminer son ménage.
Le JPEG XL est un format de compression qui doit prendre la suite du JPEG, mais aussi du PNG (grâce à la compression sans pertes). Mais si le JPEG est universel ou presque (et a plus de 30 ans), c'est plus compliqué pour le JPEG XL. Apple le prend en charge depuis 2023 (iOS 17, macOS Sonoma) et l'a ajouté comme option pour l'enregistrement pour certains iPhone (dès les modèles 16 Pro). Du côté de Windows, une extension gratuite permet de prendre en charge les images encodées en JPEG XL. Et avec Chrome, le navigateur le plus utilisé au monde ? C'est compliqué.
Google avait intégré la prise en charge du JPEG XL dans son navigateur en 2021 (de façon expérimentale), avant de la retirer en décembre 2022. À l'époque, Google justifiait ce retrait par le fait que le codec était peu utilisé et que la maintenance du code était compliquée. Deux points qui ont visiblement changé : selon Phoronix, Google a finalement décidé de réintégrer un décodeur pour le JPEG XL. Il est codé en Rust — un langage de programmation très strict sur la gestion de la mémoire — et devrait être présent dans la prochaine version de Chrome, la 145. La version 144 vient de sortir, et donc le JPEG XL devrait faire rapidement son retour. Reste à voir si c'est une fonction inactive ou si Google le proposera directement, sans activation manuelle.
Avec le temps, le JPEG XL pourrait donc remplacer dans le futur le JPEG, mais ce n'est pas une certitude : d'autres codecs devaient aussi remplacer le JPEG (comme le JPEG 2000) et n'ont pas réussi. Actuellement, les deux prétendants les plus convaincants restent tout de même l'AVIF et le WebP, qui sont largement employés.
Pour faire baisser le prix d’achat d’un iPhone, les options sont nombreuses. Les téléphones d’Apple, même les derniers modèles, font quasiment toujours l’objet de promotion. À titre d’exemple, Cdiscount propose actuellement 50 € de réduction sur les iPhone 17, 17 Pro et 17 Pro Max avec le code APPLE50D899. Les opérateurs font également souvent des offres spéciales moyennant, cela dit, un engagement et la prise d’un forfait onéreux.
Pour faire des économies, on peut également se tourner vers les filières d’import. Rakuten est devenu le spécialiste de l’exercice et propose, par exemple, des iPhone 16e à 519 €. C’est 80 € de moins que sur Amazon et 200 € de moins que l’Apple Store.
Et puis, il y a les iPhones reconditionnés. Le refurb d’Apple a toujours été un endroit relativement intéressant pour acheter des Mac à des prix intéressants. Malheureusement, c’est moins le cas avec l’iPhone. À titre d’exemple, l’offre d’Apple se résume aujourd’hui à des iPhone 15 et des iPhone 15 Pro.
Certains acteurs se sont spécialisés dans ce domaine, c’est le cas de BackMarket ou Certideal. Le problème, c’est que la qualité du reconditionnement est rarement à la hauteur de celle d’Apple. Même si les choses ont tendance progressivement à s’améliorer avec le temps. Pour rassurer ses clients, les deux acteurs proposent une période d’essai de 30 jours pendant lequel il est possible de renvoyer son smartphone si on n’est pas satisfait. Certideal va encore plus loin que son concurrent, en proposant une garantie de 30 mois. C’est grâce à ces acteurs qu’il est possible de faire l’acquisition d’iPhone relativement récents à des prix souvent bien en dessous des 500 €.
D’où notre question du jour : achetez-vous des iPhone reconditionnés ?
On le pressentait : Free vient d’augmenter le prix de son offre Freebox Pop S. Elle coûte désormais 24,99 €/mois pour les nouveaux abonnés, soit un euro de plus qu’auparavant. L’opérateur s’aligne ainsi sur le tarif de B&You Pure Fibre, l’offre de Bouygues qui a motivé le lancement de la Freebox Pop S et qui est passé la semaine dernière de 23,99 à 24,99 €/mois.
Les deux abonnements partagent des points communs : ils sont sans engagement, comprennent une connexion fibre très rapide, incluent un routeur Wi-Fi 7 et font l’impasse sur la télévision. En regardant de plus près, quelques différences peuvent toutefois faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
Concernant la connexion fibre, Free promet jusqu’à 5 Gb/s en réception, contre 8 Gb/s pour Bouygues. La box Wi-Fi 7 fournie par Bouygues est tribande (2,4, 5 et 6 GHz), tandis que celle de Free ignore la bande des 6 GHz, qui permet des débits très élevés à courte portée. Enfin, la Freebox Pop S inclut les appels vers les fixes de France métropolitaine et les DOM, alors que B&You Pure Fibre ne propose rien pour la téléphonie fixe.
Les frais de mise en service coûtent 48 € chez Bouygues et 39 € chez Free. Ce sont dans tous les cas les deux offres les plus intéressantes du marché pour avoir une connexion ultra rapide à petit prix.
La plateforme de jeu Steam publie régulièrement des statistiques sur le matériel de ses joueurs, y compris ceux sur macOS. Celles de décembre 2025 viennent de tomber, avec une petite surprise : la puce M4 est désormais la puce la plus populaire côté Mac, dépassant la vénérable M1 lancée en 2020.
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Plus précisément, la puce M4 représente 19,60 % des parts, là où la M1 est à 18,06 %. Vient ensuite la puce M2 (13,08 %) suivi par la M3 (7,31 %). La toute fraîche génération M5 n’est qu’à 1,09 %, ce qui s’explique par le fait qu’elle n’est disponible que dans une unique machine : le MacBook Pro 14" lancé à l’automne dernier.
On notera que la gamme « Pro » est loin derrière les versions basiques des puces. La M1 Pro est à 6,89 %, là où la M2 Pro est à 3,04 % et la M3 Pro à 3,64 %. La M4 Pro est tout de même à 5,61 %. Seule la M1 Max dépasse les 2 % pour les puces haut de gamme. Les puces Ultra ne sont pas présentes dans le classement et sont sans doute rangées dans la catégorie « autres » (2,68 %).
Les puces Intel ne représentent plus grand-chose avec environ 11 % du parc de joueurs. Il est cependant possible que les propriétaires de vieux Mac jouent sur Windows via Boot Camp, ce qui peut fausser les statistiques.
Les évolutions depuis la puce M1 ont été importantes. La puce M3 a apporté la prise en charge du ray tracing matériel, donnant un solide coup de fouet aux performances en jeu. Les gros jeux, s’ils restent en nombre limité, arrivent tout de même : Cyberpunk 2077 ou Assassin’s Creed Shadows ont par exemple été lancés sur macOS cette année.
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Comment expliquer un tel succès de la puce M4 ? Il faut dire que cette génération est présente dans des produits variés, allant de l’iMac au Mac mini en passant par le MacBook Air. Ce dernier est souvent tombé en promo, passant même de temps à autre sous la barre des 800 €. On peut imaginer que cette génération abordable a pu inciter plus d’un possesseur de Mac Intel ou ayant craqué pour la M1 à renouveler leur matériel.
L’enquête Steam permet de voir que c’est le MacBook Air M4 qui semble être le plus populaire. Les joueurs Mac ont principalement 16 Go de RAM et 256 Go de stockage sur leur machine. Les clients Mac représentent une minorité des joueurs : le système d’Apple n’est utilisé que par 2,18 % des utilisateurs, contre 94,23 % pour Windows et 3,58 % pour… Linux !
Pour accompagner les soldes d'hiver, Rakuten relance ce mercredi 14 janvier son opération MegaPeak. Jusqu'à ce soir 23h59, l'enseigne permet de cumuler des remises immédiates avec un boost de cashback Club R pouvant atteindre les 20 %. C'est l'occasion idéale pour s'équiper à moindre frais, avec des tarifs particulièrement attractifs sur le tout nouveau MacBook Pro M5 (via Darty), le MacBook Air M2, les AirPods Max (USB-C) en coloris violet, le Mac mini M4, la gamme iPhone 2025 ou encore les AirPods Pro 3.
L'opération a débuté ce matin à 9h00 et s'achèvera précisément à minuit. Comme toujours avec ce type de boost, le remboursement se fait sous forme de "Super Points" à valoir sur vos prochains achats.
La sélection Apple : des promotions et du cash-back
Voici les offres les plus pertinentes à saisir aujourd'hui pour renouveler votre équipement :
Le MacBook Air M2 : L'ultraportable par excellence est affiché à 799 €. En cumulant les 79,90 € à 159,80 € de remboursement en points, le coût réel chute drastiquement pour une machine de cette catégorie. Cette machine est dotée de 16 Go de RAM et 256 Go d’espace de stockage. Le vendeur est Darty.
Le MacBook Pro M5 : Le dernier portable d’Apple fait l’objet d’une belle offre. Le modèle avec 512 Go de stockage s'affiche à 1 699 € (au lieu de 1 799 €), tandis que la version 1 To tombe à 1 949 € (au lieu de 2 049 €), que ce soit en coloris Argent ou Noir sidéral. En cumulant le MegaPeak, vous récupérez au minimum 169,90 € (statut Regular) et jusqu'à près de 340 € pour les membres Platinium. Notez que le modèle haut de gamme avec 24 Go de RAM est exclu de cette offre. Le vendeur est une fois de plus Darty.
L'iPhone Air : Darty propose une offre intéressant sur le nouvel iPhone d’Apple. On le trouve dès 1 079 € au lieu de 1 229 €, soit une remise de 12 %. En y ajoutant le cashback, vous récupérez au minimum 107,90 € sur votre cagnotte.
L'iPhone 17 Pro : Également vendu par Darty, le modèle Pro s'affiche à partir de 1 329 €. Le cashback minimum est de 132,90 €, mais attention : le niveau de remboursement semble varier étrangement selon le coloris sélectionné.
L'iPhone 17 Pro Max : Le géant de la gamme est disponible chez Darty dès 1 479 €. Comptez au moins 147,90 € de retour en bons d'achat. Là encore, vérifiez bien le montant du cashback selon la couleur choisie.
Les AirPods Max (2024) : Si vous cherchez le casque Apple avec sa connectique USB-C, le modèle violet (import) profite d'une remise de 99 €, faisant tomber son prix à 480 €. À cela s'ajoute un cashback oscillant entre 48 € et 96 € selon votre statut Club R. Une offre intéressante pour un casque qui ne fait pas forcément l’objet de beaucoup de promotions.
Les AirPods Pro 3 : les derniers écouteurs haut de gamme sont affichés en promotion à 239,99 € (-10 €). Selon votre statut, vous récupérerez entre 22 € et 44 € sur votre cagnotte. C'est le moment idéal pour s'équiper si vous attendiez une baisse sous le prix public. Il s’agit d’un modèle d’import.
Le Mac mini M4 : La petite machine de bureau, championne du rapport performance/prix, est proposée à 619,99 €. Avec un cashback oscillant entre 62 € et 124 €. Cette machine embarque 16 Go de RAM et 256 Go de stockage. Précisons qu’il s’agit d’un modèle européen, mais concernant une telle machine, cela n’a pas d’importance.
Jusqu'à 20 % remboursés selon votre statut
Pour profiter de ces remises différées, il faut impérativement être membre du Club R (l'inscription est gratuite et immédiate). Le montant du cashback dépend ensuite de votre niveau »au sein du programme :
Regular : 10 % de cashback
Silver : 12 % de cashback
Gold : 15 % de cashback
Platinium : 20 % de cashback
Comment passer d'un statut à l'autre ? Le système de Rakuten récompense la fidélité sur les six derniers mois. Tout le monde commence au statut Regular. Pour devenir Silver, deux commandes suffisent. Le statut Gold s'obtient après quatre transactions, tandis que le Graal, le statut Platinium, nécessite au moins huit transactions. Plus vous utilisez la plateforme, plus le pourcentage de cashback augmente, ce qui rend l'opération MegaPeak particulièrement redoutable pour les membres les plus actifs.
Pour le commun des mortels, Strava est avant tout le réseau social incontournable où l'on vient glaner quelques « Kudos » après sa sortie dominicale. Si la plateforme est parfois critiquée pour son côté vitrine, son ambiance reste nettement plus respirable que celle des réseaux sociaux traditionnels. C’est, au choix, un tableau de bord pour garder un œil sur sa santé ou un outil redoutable pour tracer des itinéraires cyclistes.
Mais dès qu'il s'agit d'entrer dans le dur de l'entraînement, les utilisateurs les plus exigeants s'évadent souvent vers des solutions tierces : TrainingPeaks ou Nolio pour le suivi humain, ou des algorithmes spécialisés comme Runna (récemment acquis par Strava), Campus ou RunMotion Coach. À l'heure où elle prépare son introduction en bourse, la firme de San Francisco veut briser ce plafond de verre. Avec Instant Workouts, Strava entend transformer son application en un véritable partenaire d’entraînement intelligent.
L’IA comme moteur de motivation
Sous le capot, c'est l’intelligence artificielle qui mène la danse. Ce nouvel outil analyse votre historique d’activité pour générer des recommandations personnalisées. L’idée est limpide : vous proposer la séance idéale au moment T, que vous soyez adepte de la course à pied ou de la musculation, pour casser la routine.
Accessible directement depuis le flux principal, Instant Workouts vous donne le choix du type d’entrainement que vous recherchez entre :
Le maintien de la forme actuelle.
La progression vers un objectif ciblé.
L’exploration de nouvelles disciplines.
La récupération active après un gros bloc.
Un coach qui connaît le terrain (enfin en théorie)
Plus qu’une simple liste d’exercices piochés au hasard, l’outil couvre plus de 40 disciplines. Pour les sorties en extérieur, Strava exploite son plus grand atout : sa Heatmap. L'application peut ainsi générer automatiquement un itinéraire adapté à votre séance du jour.
Avec cette offensive, Strava vient chasser sur les terres de Garmin. Le constructeur américain propose déjà des suggestions quotidiennes sur ses montres, mais il a tendance à les monnayer via l'abonnement Connect+ (8,99 €/mois). Un virage vers le service payant qui agace : l'an dernier, Garmin a même réservé son célèbre rapport annuel à ses seuls abonnés Premium. Dans le genre, Strava n’est pas mieux et s’est même servi de son rapport annuel comme argument commercial pour s’abonner.
Image : Strava
Le chaînon manquant de l’Apple Watch ?
Pour les technophiles, la vraie valeur ajoutée d'Instant Workouts résidera dans son évolution à venir : la possibilité d’envoyer directement les séances vers les montres Garmin ou l’Apple Watch. C’est sans doute pour cette raison que Strava a enfin recommencé à prendre son application watchOS au sérieux ces derniers mois.
Image : Strava
Pour les utilisateurs de la montre d'Apple, c'est potentiellement une petite révolution. Apple se refuse toujours à proposer un véritable système de coaching adaptatif dans Forme. Strava pourrait donc combler ce vide. La plate-forme a annoncé travailler également sur un système de guidage vocal pas à pas que l'on nous promet enfin "fluide".
Une promesse séduisante, mais encore brouillonne
Si la promesse est séduisante sur le papier, la mise en pratique ressemble pour l'heure à un chantier mal balisé. Le célèbre testeur Ray Maker a essuyé les plâtres, et son verdict est sans appel : l’IA de Strava lui a infligé des allures de course totalement délirantes, basées sur un temps de 16 minutes au 5 km. C’est à peine trois minutes de plus que le record de France de Jimmy Gressier, un niveau stratosphérique que l'algorithme a cru déceler dans une unique sortie erronée, enregistrée par une bague Oura trois mois plus tôt. Plutôt que de s’appuyer sur un historique de données cohérentes, Strava s’est accroché à cette anomalie isolée pour lui imposer un rythme suicidaire. Tout n'est pas à jeter pour autant : Ray reconnaît que les structures d'entraînement pour le vélo, notamment dans la catégorie « Build », sont plutôt bien senties et cohérentes pour qui cherche à progresser.
Mais le tableau vire au grotesque dès que l'on aborde la navigation, un comble pour une plateforme qui se veut le roi de l'itinéraire. Pour une séance de fractionné exigeant de la régularité, l’app a déniché des sentiers techniques et des ravins impraticables à haute vitesse. À l’inverse, pour une sortie longue de plus de deux heures, Strava s’est contenté de suggérer de bêtes boucles autour du pâté de maisons de l'utilisateur. Entre des allures de champion olympique et des parcours dignes d'une punition dans le quartier, l'« intelligence » de Strava a manifestement besoin d'un sérieux entraînement de fond avant de justifier le prix de son abonnement.
Sortez vos agendas : la dernière semaine de janvier s’annonce explosive du côté de Cupertino. Entre le lancement de la suite Creator Studio, une avalanche de mises à jour logicielles, un nouveau bracelet, des résultats financiers records et, éventuellement, des MacBook Air M5, Tim Cook n’aura pas une minute à lui. Voici le menu détaillé d’une semaine qui s’annonce chargée pour Apple.
Demandez le programme !
Vous avez peut-être d’ores et déjà entouré la date du 28 janvier dans votre agenda. Apple commercialisera à cette occasion sa toute nouvelle suite : Creator Studio. Il s'agit pour ceux qui l’ignorent encore d'un abonnement unique regroupant les applications professionnelles de la marque, dopées à l'intelligence artificielle.
Concrètement pour les utilisateurs, l’arrivée de cette offre sera synonyme de révisions majeures. De Pages à Motion en passant par Freeform, toutes les applications feront l’objet d’une belle mise à jour.
Cette sortie devrait coïncider avec la mise à disposition d’iOS 26.3, macOS 26.3, iPadOS 26.3 et consorts. La « troisième fournée » d’iOS 26 est attendue également pour la fin janvier ; il est fort probable que les sorties logicielles se suivent à quelques heures près.
Au petit jeu des nouveautés, l’Apple Watch pourrait, comme chaque année, avoir le droit à au moins un nouveau cadran et un nouveau bracelet. À l’approche du mois de février, qui est le mois de l’histoire des Afro-Américains aux États-Unis, Apple a pour habitude de lancer une collection « Unité ». Il est fort possible que le bracelet soit d'ailleurs annoncé dans les jours qui viennent.
L’année dernière, le cadran était sympa, mais pas forcément très lisible
A cette occasion, Apple propose également de nouveaux fonds d’écran pour l’ensemble de ces appareils.
Des résultats records et une question de succession
Cette semaine sera quoi qu’il en soit chargée pour Tim Cook. Le 29 janvier, Apple publiera ses résultats trimestriels pour la période cruciale des fêtes de fin d’année. La Pomme devrait annoncer des chiffres records, portés par les excellentes ventes d’iPhone.
C’est, notez-le bien, la première fois que Tim Cook aura l’occasion de s’exprimer publiquement suite à la parution des rumeurs d’un départ plus ou moins programmé à la tête de l'entreprise. Les analystes ne devraient pas manquer de l’interroger sur sa succession lors de la conférence téléphonique.
Image : Apple
De nouveaux MacBook Air et MacBook Pro en guise de « One more thing » ?
Enfin, les plus optimistes espèrent que cette semaine sera également synonyme de nouveautés matérielles. Côté Mac, on attend de pied ferme les MacBook Air M5 et les MacBook Pro M5. Il a souvent été répété que la sortie de ces nouveaux modèles devrait avoir lieu en début d’année. Nous y voilà.
Cette rumeur a pris un peu d’épaisseur ces derniers jours. Amazon affiche des délais inhabituels voire des ruptures de stock sur certains MacBook Air. Signe d'un renouvellement imminent ? Réponse très bientôt.
Déployée en décembre dernier pour colmater deux failles de sécurité majeures, iOS 26.2 — comme ses prédécesseurs — tarde parfois à se manifester chez certains utilisateurs. En cause : une gestion des notifications par Apple qui privilégie la discrétion à l’urgence, même face à des menaces bien réelles.
Le 12 décembre dernier, Apple livrait iOS 26.2, une mouture indispensable venant boucher deux failles de type « zero-day ». Ces vulnérabilités, potentiellement exploitées par des attaquants au moment de leur découverte, permettaient d’exécuter du code malveillant via WebKit. Dans le monde de la cybersécurité, c’est l’équivalent d’une alerte rouge. Pourtant, c’était silence radio sur de nombreux iPhone.
Le syndrome de la pastille absente
Un lecteur nous a expliqué que, bien des jours après la sortie d’iOS 26.2, de nombreux utilisateurs dans son entourage n’avaient toujours pas fait la mise à jour. La raison est d’une simplicité désarmante : « Parce qu’on ne me l’a pas demandé. » Sans la fameuse petite bulle rouge sur l’icône des Réglages, la mise à jour n’existe tout simplement pas pour le grand public. Tout le monde ne lit pas la presse tech.
Si l’on force la main du système en allant dans Général > Mise à jour logicielle, l’iPhone finit par admettre que la 26.2 est disponible. Mais pourquoi attendre des semaines avant de notifier l’utilisateur d’un danger pourtant immédiat ?
La sécurité sacrifiée sur l’autel du confort
Comme souvent, la réponse se trouve dans la logistique de Cupertino. Apple utilise un déploiement progressif (« staged rollout ») pour ne pas saturer ses serveurs et pour garder une porte de sortie en cas de bug de dernière minute. La notification — et le téléchargement automatique qui l’accompagne — est lissée sur un mois.
Le problème, c’est qu’Apple traite à peu de choses près une mise à jour de sécurité vitale avec la même nonchalance qu’une mise à jour mineure ajoutant de nouveaux emojis. On privilégie la « tranquillité » de l’utilisateur et la stabilité des serveurs au détriment de la protection immédiate des données. Un choix de plus en plus contesté, alors que les attaques se perfectionnent et sont toujours plus nombreuses.
Cette affaire est très paradoxale. D’un côté, Apple ne se précipite pas plus que ça pour déployer ses mises à jour. De l’autre, elle a tendance à inventer des stratagèmes toujours plus filous pour forcer l’activation de la mise à jour automatique chez ses utilisateurs.
iOS 26.3 : un nouveau mécanisme pour régler ces problèmes
Quoi qu’il en soit, les choses pourraient bientôt changer. Depuis iOS 26.1, Apple travaille sur une nouvelle approche pour accélérer le déploiement des mises à jour de sécurité urgentes. L’entreprise est actuellement en plein test de son système de « réponse sécuritaire rapide ».
La semaine dernière, Apple a franchi une nouvelle étape dans sa mise au point. Aux utilisateurs de la bêta d’iOS 26.3, Apple a proposé « iOS 26.3a », une mise à jour étrangement légère et dépourvue de nouvelles fonctions, qui a surtout semblé servir de crash-test pour un système de distribution accéléré.
L’objectif est clair : pouvoir pousser des correctifs de sécurité critiques de manière indépendante, sans attendre le cycle lourd des mises à jour système habituelles. Si ce système est validé, les failles zero-day pourraient enfin être corrigées en quelques heures sur tous les appareils, sans dépendre du bon vouloir d’une notification qui met parfois un mois à s’afficher.
En attendant que ce futur plus réactif ne devienne la norme, un conseil reste d’actualité : n’attendez pas que votre iPhone vous fasse signe. Allez chercher iOS 26.2 si ce n’est pas encore fait !
Suite au lancement de l’abonnement Creator Studio et surtout de l’arrivée d’une version pour l’iPad de Pixelmator Pro, Apple a une mauvaise nouvelle pour les utilisateurs de Pixelmator. Cet éditeur d’images toujours vendu 10 € est l’ancienne version de l’app conçue par l’équipe de développement lituanienne achetée par Apple en novembre 2024. Si elle ne recevait plus de fonctionnalités depuis quelques années, elle était toujours prise en charge jusque-là et fonctionnait même sur un iPhone. Malheureusement, elle est abandonnée par Apple, comme l’entreprise l’annonce dans la foire aux questions en bas de sa page dédiée à Pixelmator Pro.
Pixelmator en action sur l’iPhone, une solution qui ne sera plus maintenue. Et si vous aimez cette magnifique photo de mon chat, pimpée à l’aide de l’app, vous pourrez la télécharger à cette adresse, c’est cadeau. Image iGeneration.
Sur cette page, Apple rappelle tout d’abord que Pixelmator pour iOS est sortie en 2014, ce dont nos archives peuvent témoigner, d’abord pour l’iPad, puis l’iPhone dès l’année suivante. Plus de onze ans après, son abandon ne sera pas vraiment une surprise, même s’il restera décevant pour les amateurs de l’app. Apple n’aura plus rien de similaire à proposer pour l’iPhone d’une part et d’autre part, un abonnement sera désormais obligatoire sur l’iPad, puisque Pixelmator Pro n’y sera pas vendue et réservée aux abonnés de l’offre Creator Studio.
Malgré tout, Apple précise que cet abandon ne signifie pas une disparition immédiate : en effet, Pixelmator « reste pleinement utilisable, mais n’est plus mise à jour ». C’est une bonne nouvelle à court terme, même si c’est forcément une condamnation à long terme et il y aura inévitablement une mise à jour d’iOS qui cassera l’app. Mieux vaut commencer à vous orienter dès maintenant vers des alternatives et c’est d’ailleurs étrange qu’Apple continue de la vendre sur sa boutique. On peut supposer que cela changera à partir du 28 janvier, date du lancement de l’abonnement Creator Studio.
Les nouvelles sont meilleures si vous comptez sur Photomator, catalogueur et éditeur d’images basé sur la photothèque de l’app Photos. Dans cette même FAQ, Apple indique que l’app reste disponible indépendamment de l’abonnement Creator Studio, ce qui suggère que son abandon n’est pas à l’ordre du jour. D’un autre côté, on pourrait espérer que les outils d’édition avancés qu’elle propose fusionnent à terme avec ceux de l’app Photos, mais ce n’est semble-t-il pas non plus au programme à ce stade.
Si vous possédez une paire d’AirPods Pro 3, une mise à jour de leur firmware vous attend peut-être, voire a été déjà installée. Comme elle le fait régulièrement, Apple a publié une nouvelle version du logiciel interne de ses écouteurs, cette fois la version 8B34. C’est une évolution probablement mineure par rapport à la précédente mise à jour, qui remontait au mois de décembre et qui était numérotée 8B30. Que contient-elle ? Allez savoir, l’entreprise ne détaille presque jamais le détail des changements pour ses écouteurs.
Image WatchGeneration.
C’est bien la même chose pour la version 8B34 qui, d’après cette fiche support fournie par Apple, « corrige des bugs et apporte d’autres améliorations ». Ce message est utilisé en boucle depuis la dernière mise à jour majeure, qui remonte au mois de septembre dernier et qui apportait plusieurs fonctionnalités. Depuis lors, c’est circulez, il n’y a rien à voir, alors on n’en saura pas plus.
Pour ne rien arranger, mettre à jour ses AirPods n’a rien d’évident. Tout devrait être effectué automatiquement en arrière-plan, mais si vous êtes pressé ou si votre paire d’écouteurs a du retard, il est impossible de déclencher une recherche puis installation de la dernière version, ce serait trop facile. Apple a tout de même donné quelques conseils pour forcer l’installation d’un nouveau firmware, si vous y tenez vraiment.
À noter que, une fois n’est pas coutume, les AirPods Pro 3 sont les seuls écouteurs d’Apple à recevoir une mise à jour ce soir. En général, une nouvelle version est proposée pour plusieurs modèles en même temps.
Ming-Chi Kuo a publié quelques prédictions sur X à propos d’Apple Intelligence et plus particulièrement de l’accord signé entre Apple et Google. D’après cet analyste qui a souvent de bonnes informations, l’utilisation de Gemini officialisée hier n’est qu’un moyen pour la Pomme de gagner du temps et proposer des fonctionnalités à ses utilisateurs, en attendant de créer ses propres modèles. Cela peut sembler logique, après tout c’est la méthode traditionnelle à Cupertino de tout faire en interne, mais on pouvait se demander si c’était toujours d’actualité, surtout après les nombreux départs.
Gemini en remplaçant pour Apple Intelligence, en attendant l’arrivée des compétences maison. Image MacGeneration.
D’après Ming-Chi Kuo, l’objectif n’aurait pas changé. Le choix de Gemini de Google aurait été poussé en interne par la volonté de proposer enfin cette année les capacités promises il y a bientôt deux ans. Lors de la présentation originale d’Apple Intelligence, en juin 2024, tout devait arriver entre l’automne de la même année et 2025. On attaque 2026 avec toujours une petite partie des fonctionnalités promises et le développement des modèles conçus par Apple aurait pris trop de retard pour espérer lancer des nouveautés à la hauteur des attentes. Faute de mieux, plusieurs modèles actuels auraient été testés et c’est Gemini qui a été finalement choisi.
Le choix du modèle de Google lui permettrait aussi d’aller plus loin que ce qui a été promis en 2024, l’entreprise sentant que ce n’est plus suffisant pour répondre à la demande actuelle. On n’en saura pas plus à ce sujet, même si on peut imaginer que la WWDC 2026 permettra d’ouvrir Apple Intelligence à d’autres domaines plus avancés, il y a de quoi faire en la matière. Parmi les candidats évoqués par les rumeurs, il y a l’app Santé, qui devrait recevoir une grosse mise à jour cette année et probablement reposer largement sur l’intelligence artificielle.
Apple pourrait s’arrêter là et continuer à développer des fonctionnalités basées sur Gemini, mais ce ne sera pas le cas si l’on en croit l’analyste. Les modèles internes resteraient en préparation et quand ils seront prêts, ils devraient pouvoir remplacer ceux de Google. L’intelligence artificielle pourrait devenir si centrale à toute l’informatique que ce serait une manière pour Apple de reprendre l’avantage face à la concurrence. Cela semble logique, surtout quand on pense que Google est aussi le créateur d’Android, le seul concurrent d’iOS et donc de l’iPhone.
Ming-Chi Kuo a aussi ajouté quelques détails sur les serveurs destinés à l’IA qu’Apple développe depuis l’annonce d’Apple Intelligence. D’après lui, les premières puces dédiées devraient être produites en masse dans la deuxième partie de 2026 et le premier centre de données d’Apple dédié à l’intelligence artificielle pourrait voir le jour en 2027. C’est probablement à ce moment-là aussi que la firme de Tim Cook aura suffisamment de capacités de calcul pour entraîner correctement ses propres technologies IA. D’ici là, Gemini devra faire l’affaire.
Notons pour finir une autre rumeur récente et assez différente, cette fois fournie par The Information qui est aussi une source très réputée. Selon ses journalistes, des responsables au sein d’Apple auraient choisi de ne plus accorder autant d’importance à la création d’un modèle maison, jugeant que cela allait devenir une commodité, une technologie proposée par toute l’industrie et non pas un élément différenciant. Les deux rumeurs ne se contredisent toutefois pas nécessairement, Apple pouvant très bien faire ce choix rationnel à court terme, tout en misant sur des développements en interne pour le futur.
Dans sa dernière publicité pour les iPhone 17, Apple a choisi de mettre en avant le verre en façade, trois fois plus résistant aux rayures que sur les anciennes générations. Pour le prouver, l’entreprise imagine une réunion de conciliation pendant laquelle les avocats soumettent leurs propositions en faisant glisser un magnifique iPhone 17 Pro orange, face en bas, sur une immeeeeense table en bois.
De quoi se retrouver avec un écran tout rayé ? Pas d’inquiétude, c’est un iPhone. Et puis, quel effet dramatique pendant les négociations !
Vous cherchez un NAS pour stocker des fichiers sur le réseau et sauvegarder vos Mac avec Time Machine ? Le DH2300 d’Ugreen est une très bonne option pour ces tâches-là, surtout quand il est en promotion comme c’est le cas en ce moment sur Amazon. Annoncé par son constructeur à 210 €, on peut l’acheter à 179 € et même si ce n’est pas le meilleur prix historique, c’est un bon tarif pour un appareil très compétent. Je peux en témoigner, il a rejoint la baie de mon garage depuis quelques jours.
Image MacGeneration.
J’écrirai un test complet de ce NAS après avoir pris le temps de bien l’essayer, mais je peux déjà indiquer qu’il est bien suffisant pour stocker des fichiers et pour la sauvegarde avec Time Machine. Il s’agit d’un modèle d’entrée de gamme, alors il ne faut pas s’attendre aux performances et fonctionnalités des produits vendus nettement plus chers. Néanmoins, sa puce ARM RK3576 est tout à fait satisfaisante pour une expérience rapide en utilisant l’app mobile fournie par Ugreen ou bien son interface web. Ses 4 Go de mémoire vive sont amplement suffisants pour faire tourner UGOS Pro, le système d’exploitation maison, et ses fonctionnalités de base.
Ce n’est pas le bon appareil si vous cherchez un serveur capable de faire tourner de multiples conteneurs Docker, ce n’est même pas une possibilité proposée par le fabricant sur ce modèle. Avec ses deux baies pour deux disques durs, il est également limité en termes de configuration de stockage ou de performances, d’autant qu’il se contente aussi d’une seule prise Ethernet 1G. Bref, ce n’est pas un modèle haut de gamme, le prix l’indique bien, mais c’est un bon candidat pour stocker et partager des fichiers et sauvegarder des Mac.
À moins de 180 €, cela me semble une bonne affaire si vous cherchez un NAS avant tout pour ces deux tâches. N’oubliez pas qu’il faudra acheter deux disques durs de la même taille tout en ne gardant que la capacité d’un seul élément pour bénéficier d’une protection des données, un détail important à l’heure où les prix augmentent régulièrement. Un bon compromis en ce moment pourrait être ce disque dur WD Red Plus de 6 To, facturé 183 € l’unité.
Parmi les premières boutiques alternatives d’apps iOS à avoir vu le jour dans l’Union européenne en 2024, Setapp Mobile sera aussi la première à fermer. MacPaw a annoncé que sa plateforme cessera ses activités le 16 février.
L’éditeur ukrainien justifie cette fermeture par des « conditions commerciales changeantes et complexes [qui rendent] non viable la poursuite du développement ou du support de Setapp Mobile dans le cadre du modèle économique actuel de Setapp. »
Setapp Mobile. Image MacPaw.
Les applications disponibles sur Setapp Mobile seront retirées de la plateforme à la mi-février. Celles déjà installées devraient rester utilisables sur iPhone et iPad, mais elles ne pourront plus être mises à jour. Il faudra donc les retélécharger sur l’App Store d’Apple pour avoir les versions à venir.
Cela ne devrait pas poser trop de problèmes : à l’exception du téléchargeur de vidéos Downie, Setapp Mobile n’avait pas d’exclusivités. C’est sans doute l’une des raisons de l’échec de cette boutique tierce. Là où l’Epic Games Store peut compter sur Fortnite et AltStore sur des apps qu’Apple désavoue, Setapp Mobile manquait de logiciels spéciaux. Son catalogue se limitait en outre à quelques dizaines d’applications.
La boutique, qui a essuyé les plâtres de l’ouverture de l’écosystème iOS imposée par le DMA, avait pourtant tenté de se distinguer par son modèle économique. L’ensemble du catalogue était accessible via un abonnement mensuel et MacPaw avait même inclus Setapp Mobile dans certains de ses forfaits historiques Setapp. Mais cela n’a manifestement pas suffi à rendre l’activité viable.
Setapp Mobile. Image iGeneration.
Cette annonce intervient alors que le Japon impose à son tour à Apple d’autoriser les boutiques alternatives sur l’iPhone, un contexte dont AltStore a déjà commencé à profiter.
Les autres offres Setapp restent disponibles. Le service comprend toujours une formule autour de 12 €/mois donnant accès à plus de 200 applications Mac, ainsi qu’une offre à environ 15 €/mois incluant également des applications iOS, distribuées via l’App Store.
C’est officiel : c’est le Gemini de Google qui fera carburer le nouveau Siri. Apple a officialisé la nouvelle hier, mais n’a pas donné de détails supplémentaires sur ce qu’allait pouvoir faire son assistant. The Information a récupéré quelques infos provenant d’une personne ayant travaillé sur le projet, donnant quelques pistes sur les fonctions du nouveau Siri.
L’annonce du nouveau Siri en 2024. Image Apple
Commençons par rappeler ce qu’Apple a annoncé officiellement à la WWDC 2024. Le nouveau Siri devrait pouvoir piocher dans les données de l’utilisateur en se basant sur ce qu’il y a sur son iPhone. Il pourrait interagir de manière plus profonde avec les apps tierces et tenir des conversations plus naturelles tout en répondant à des demandes complexes.
The Information explique qu’Apple chercherait surtout à améliorer les connaissances de Siri. Il devrait ainsi pouvoir répondre à des questions basiques, donnant la population d’un pays ou des « informations scientifiques ». À la manière de Gemini ou de ChatGPT, une source sera citée indiquant d’où vient l’information. La possibilité de fouiller dans le téléphone devrait le rendre moins bête : si on demande « Appelle ma mère » sur un iPhone n’ayant pas de contact « Maman », Siri pourra scanner les messages pour trouver le contact correspondant.
Carburant grâce à un LLM, il sera en mesure de raconter des histoires, d'apporter « un soutien émotionnel » ou d'aider à accomplir diverses tâches, comme la réservation d'un voyage. L’assistant devrait être moins rigide sur le plan émotionnel, répondant de manière plus humaine si l’utilisateur explique se sentir triste ou seul. Il pourra aussi créer des notes, par exemple quand on demande une recette de cuisine.
Certaines nouveautés devraient sortir au printemps, tandis que d’autres seront annoncées à la WWDC 2026. Deux sont citées : la possibilité de recevoir des alertes proactives (par exemple pour partir plus tôt afin d’aller à l’aéroport en cas d’embouteillages sur la route), ou la capacité de Siri de se souvenir des conversations passées.
Le nouveau Siri à la WWDC 2024. Image Apple
Google aurait déployé « d’importants efforts techniques » pour faire fonctionner une version de Gemini sur les serveurs d'Apple. Le LLM de Google est le cerveau du nouveau Siri, mais il tournera soit localement, soit sur le Private Cloud Compute d’Apple. Sur le prototype actuel, les noms Google ou Gemini ne sont jamais mentionnés. Apple peut affiner Gemini à sa façon pour qu'il réponde aux requêtes comme elle l'entend.
Et ChatGPT dans tout cela ? Apple a confirmé que ce nouveau Siri pourrait toujours continuer de puiser dans le LLM d’OpenAI, même si on imagine que son intérêt sera alors plus limité. C’est donc une mauvaise nouvelle pour la start-up, qui voit le partenariat Google-Apple se renforcer. L’ambition de Sam Altman de créer le successeur du smartphone avec Jony Ive est peut-être restée en travers de la gorge de certaines personnes à Cupertino…
Avec le lancement de Creator Studio, un abonnement facturé 12,99 € par mois ou 129 € par an donnant accès à ses applications professionnelles (Final Cut Pro, Logic Pro…), Apple opère également un nouveau virage pour sa suite iWork. Devenues gratuites il y a une dizaine d’années, les applications Keynote, Pages et Numbers entrent désormais dans une logique de freemium.
Concrètement, ces applications resteront téléchargeables gratuitement pour tous les utilisateurs, utilisables sans frais en majeure partie et elles continueront de bénéficier de mises à jour. En revanche, certaines nouveautés seront réservées aux abonnés de Creator Studio.
Le Content Hub accessible depuis Keynote, Pages et Numbers. Image Apple.
D’après le communiqué de presse d’Apple, les fonctions suivantes d'iWork seront liées à cette nouvelle offre :
Content Hub, un nouvel espace proposant une sélection de photos, d’éléments graphiques et d’illustrations de haute qualité
Modèles et thèmes premium
Outils avancés de création d’images
Super Résolution, pour améliorer la qualité des images tout en conservant leur netteté et leurs détails
Recadrage automatique, qui propose des suggestions intelligentes pour obtenir des compositions plus attrayantes
Keynote : génération d’une première ébauche de présentation à partir d’un plan de texte
Keynote : création de notes de présentation à partir de diapositives existantes
Keynote : nettoyage rapide des diapositives en corrigeant la mise en page et le positionnement des objets
Numbers : génération de formules et remplissage de tableaux grâce à la fonction Remplissage magique, qui détecte automatiquement des schémas
Les fonctions Apple Intelligence déjà en place, comme Image Playground et les outils d’écriture, resteront accessibles gratuitement. Mais il y aura donc de nouvelles fonctions dotées d’une « intelligence plus poussée » qui seront, elles, payantes. La frontière entre les deux n’est pas évidente, certaines nouveautés de Creator Studio semblant relever de ce que permet déjà Apple Intelligence. Qu’est-ce qui justifie alors qu’une fonction intelligente soit gratuite et qu’une autre soit payante ?
Notez la mention « Powered by OpenAI » en bas de la fenêtre. Image Apple.
Apple ne le détaille pas, mais une explication se profile. Sans l’indiquer clairement dans son communiqué, il apparaît que ces nouvelles fonctions intelligentes s’appuient sur OpenAI. Dans Keynote, la création de notes comprend la mention « Powered by OpenAI ». On en déduit que ces outils reposent sur la technologie du créateur de ChatGPT, ce qui implique sans doute une connexion à internet et soulève aussi la question du traitement des données.
On en saura sûrement davantage lorsque l’abonnement Apple Creator Studio sera disponible, le 28 janvier.
Face à l’augmentation des arnaques au faux conseiller bancaire, Revolut hausse le ton. La néobanque a annoncé une nouvelle fonctionnalité pour lutter contre ce type de fraude : l’app peut désormais détecter si l’utilisateur ouvrant l’application Revolut est en train de passer un appel. Elle peut ainsi lui confirmer qu’il discute bien avec un véritable conseiller… ou l’avertir d’une arnaque.
La bannière en question. Image Revolut
Dans l’idée, l’application Revolut a gagné une bannière s’affichant lorsqu’elle détecte que l’utilisateur est en train de passer un appel. Le système identifie si celui-ci provient de Revolut ou d’un autre numéro, et fournit des recommandations adaptées.
Tout devrait être très clair pour l’utilisateur. Si l’appelant est bien Revolut, la bannière confirme que l’appel est légitime. Si ce n’est pas le cas, le client aura droit à une alerte « claire et urgente » l’informant que son interlocuteur ne fait pas partie de l’établissement. Appuyer dessus le ramènera sur un parcours pour protéger son compte.
Le concept est intéressant à l’heure où de nombreux malfaiteurs arrivent à usurper des numéros officiels pour tromper les victimes les plus vigilantes. Il n’est pas totalement nouveau : au Royaume-Uni, des banques comme Monzo, Starling ou HSBC ont des systèmes similaires, tout comme Sumeria en France. Google a ajouté une alerte à Android aux États-Unis, avertissant les utilisateurs lorsqu’ils partagent leur écran pendant un appel avec un numéro inconnu.
Cette nouvelle fonctionnalité est déjà active pour tous les clients Revolut sous iOS, tandis qu’il faudra aller l'activer depuis le Centre de sécurité d’Android. Revolut en profite pour rappeler quelques nouveautés lancées cette année, comme les appels intégrés à l’application ou l’optimisation de ses algorithmes pour détecter et bloquer les transactions à risque.
Les arnaques au faux conseiller se sont fortement popularisées ces dernières années. Si vous n’êtes pas chez Revolut, gardez en tête que les malfrats sévissent souvent avant les week-ends ou les jours fériés afin de profiter de la fermeture des agences. Ils disposent généralement de quelques informations sur vous (nom, prénom et même numéro de compte), probablement récupérées sur le dark net suite à des fuites de données. Ils cherchent à vous mettre en confiance tout en vous demandant d’agir dans l’urgence. Au moindre doute, n’hésitez pas à raccrocher avant de rappeler directement le standard de la banque depuis votre application.
Apple annonce le lancement de Creator Studio, un nouvel abonnement qui regroupe toutes ses apps professionnelles, quelques fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle ainsi que des contenus exclusifs. Cet abonnement sera proposé sur l’App Store à partir du mercredi 28 janvier, dans deux semaines donc, pour 12,99 € par mois ou 129 € par an, avec une grosse réduction pour les étudiants (2,99 et 29 € respectivement). Il regroupe notamment Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro et la suite bureautique iWork : Pages, Numbers et Keynote.
Les différentes apps qui seront incluses avec l’abonnement. Notez au passage les toutes nouvelles icônes de l’ère Liquid Glass. Image Apple.
Au passage, même si ce n’est pas indiqué par Apple, on peut supposer que les mises à jour des OS 26.3 sortiront elles aussi le 28 janvier ou en tout cas, dans la semaine du 26 et que ces versions seront nécessaires pour exploiter ces nouveautés.
Les apps professionnelles d’Apple rassemblées avec un abonnement, toujours optionnel sur le Mac
En s’abonnant à l’offre Creator Studio, toutes ces apps seront accessibles sans frais supplémentaires, y compris les compagnons de Final Cut Pro (Motion et Compressor) ainsi que MainStage qui accompagne Logic Pro. À cela s’ajoutera dans le futur Freeform, qui restera toutefois gratuite et accessible hors du bundle. C’est aussi le cas pour la suite bureautique d’Apple et on pourra toujours télécharger Pages, Numbers et Keynote, gratuitement et sans devoir s’abonner. Les allergiques aux abonnements pourront toujours payer des licences finales pour Final Cut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro, à des prix similaires à ceux pratiqués actuellement. Du moins, ce sera vrai sur le Mac : côté iPad, comme aujourd’hui, l’abonnement restera en effet la seule option pour les apps payantes.
Toutes ces apps conçues par Apple seront proposées sur le Mac ainsi que l’iPad, c’est une première pour Pixelmator Pro. L’entreprise promet d’ailleurs une expérience optimisée pour une utilisation via l’écran tactile de la tablette, mais aussi avec l’Apple Pencil. On pourra naturellement travailler en parallèle sur un Mac et un iPad, le format de fichiers étant le même des deux côtés. La Pomme insiste sur la gestion complète des calques, ce qui laisse espérer qu’il ne s’agit pas d’une version au rabais de l’éditeur d’image acheté par ses soins il y a plus d’un an.
Pixelmator Pro sur un iPad Pro. Image Apple.Les calques sur Pixelmator Pro pour l’iPad. Image Apple.
Pixelmator Pro était déjà une app qui tirait parti des puces Apple, ce sera naturellement encore plus le cas avec ces mises à jour. Les fonctionnalités habituelles basées sur l’IA sont toujours présentes, comme la sélection rapide ou encore l’agrandissement des images.
Sur le Mac, Pixelmator Pro devrait également bénéficier d’une grosse mise à jour, la première depuis son acquisition par Apple. L’interface devrait bien changer pour s’adapter à Liquid Glass, si l’on en juge à cette unique capture d’écran distribuée par Apple. La mise à jour sortira probablement en même temps que l’abonnement Creator Studio.
Pixelmator Pro sur le Mac, avec une nouvelle interface. Image Apple.
Même traitement Liquid Glass pour les trois apps de la suite bureautique maison, enfin ! On avait aperçu les mises à jour il y a bien longtemps, mais elles ont tardé à arriver. Apple attendait manifestement le lancement de Creator Studio pour rafraichir enfin les interfaces de Pages, Keynote et Numbers, sur le Mac comme sur les iPad et iPhone.
Des fonctionnalités IA et du contenu premium inclus
En plus des apps elles-mêmes, Creator Studio offrira des fonctionnalités basées sur l’IA, ainsi que des contenus spécifiques. Dans Final Cut Pro, une nouvelle fonctionnalité « Recherche dans les transcriptions » sera proposée sur le Mac comme l’iPad, avec la possibilité de trouver un extrait parmi tous les enregistrements en saisissant les termes cherchés dans un champ de texte. Autre fonctionnalité spécifique pour trouver des segments, cette fois de manière visuelle : l’intelligence artificielle pourra analyser les rush dans un projet pour identifier leur contenu et permettre au monteur de trouver rapidement le bon extrait.
La recherche visuelle en action dans Final Cut Pro, ici pour trouver des plans avec des escaliers. Image Apple.La recherche textuelle, qui filtre les vidéos en fonction des dialogues identifiés et transcrits par IA. Image Apple.
L’outil de montage vidéo aura droit à d’autres fonctionnalités encore, à condition d’être abonné à l’offre Creator Studio. Apple évoque la possibilité de monter des vidéos selon le tempo d’une musique, identifiée automatiquement par IA. Enfin, une fonctionnalité proposée uniquement sur l’iPad permettra de simplifier les montages : « Créateur de montages » crée un montage automatique à partir des meilleurs plans sélectionnés automatiquement et les utilisateurs pourront ensuite modifier le rythme, ajouter de la musique ou encore recadrer automatiquement le résultat pour les réseaux sociaux.
Dans Logic Pro, les musiciens pourront exploiter « Synth Player », une fonctionnalité basée sur des IA qui génère des pistes électro sans claviériste. Apple précise que la fonction a été développée en interne et qu’elle offre « un réalisme et une fidélité incomparables grâce à la vaste gamme de synthétiseurs logiciels et échantillonneurs disponibles dans Logic Pro ». De multiples paramètres restent disponibles pour ajuster ces créations automatiques et mieux les fondre dans un morceau. Toujours pour faciliter la création musicale, « Chord ID » est une autre fonction réservée aux abonnés, qui évite les étapes de transcription manuelle en convertissant automatiquement un enregistrement audio ou MIDI en accords que l’on peut ensuite utiliser dans l’app.
Synth Player en action dans Logic Pro. Image Apple.L’analyse d’un enregistrement audio avec Chord ID. Image Apple.
Côté contenus, la suite Creator Studio permet d’accéder à de nombreux enregistrements dans Logic Pro. Apple promet « des centaines de boucles, d’échantillons, de patchs d’instruments, de sons de batterie et bien plus encore, tous libres de droits », le tout sera affiché dans une toute nouvelle bibliothèque de sons sur le Mac.
Cette idée concerne aussi la suite iWork ainsi que FreeForm quand elle sera incluse dans l’abonnement. Apple ajoute le « Content Hub », qui est décrit comme « un espace nouveau où les utilisateurs trouveront une sélection de photos, d’éléments graphiques et d’illustrations de haute qualité ». Tous ces éléments pourront être utilisés dans ses documents, que ce soit du texte avec Pages, un tableur avec Numbers ou une présentation avec Keynote. Par ailleurs, ces trois apps auront droit à des thèmes exclusifs, en plus de ceux fournis gratuitement.
Le « Content Hub », ici dans Keynote apparemment. Image Apple.
Si ces contenus clés en main fournis par Apple ne vous suffisent pas, vous pourrez toujours en créer avec Image Playground. Ce n’est pas nouveau, il semble toutefois que les abonnés auront droit aux meilleurs modèles fournis par OpenAI, même si le communiqué de presse est étonnamment avare en détails sur ce point. Il faudra vérifier à l’usage ce que cela change, même s’il ne faut pas s’attendre à une utilisation illimitée du générateur d’images d’OpenAI, car Apple précise bien que des limites peuvent subsister selon le modèle utilisé.
Du côté des fonctionnalités, il y aura aussi quelques ajouts pour les abonnés Creator Studio. Keynote saura notamment générer une ébauche de présentation à partir d’un plan que vous lui fournirez sous forme de texte. Autre option nouvelle pour cette app, la possibilité de générer automatiquement des notes pour le présentateur à partir des diapositives terminées. Cette fonctionnalité ne fait pas partie d’Apple Intelligence, et pour cause : elle repose sur des modèles fournis par OpenAI et non pas les modèles maison (ni ceux de Gemini d’ailleurs, étrangement). Si le communiqué ne le met pas trop en avant, sans surprise, on peut voir une mention sur les captures d’écran fournies par Apple.
Création de notes de présentation dans Keynote, grâce à OpenAI. Image Apple.
Ce n’est pas fini : une fonctionnalité permettra de nettoyer rapidement des diapositives en ajustant la mise en page ainsi que le placement des objets, toujours dans Keynote. Rien pour Pages, alors que Numbers gagnera également des fonctionnalités IA, probablement elles aussi alimentées par Open AI. On pourra utiliser la fonction « Remplissage magique » pour générer des formules et remplir automatiquement des tableaux en identifiant des schémas. Microsoft l’a déjà fait dans Excel et les résultats étaient souvent moyens, espérons que ce sera mieux pour la Pomme.
Un essai gratuit pour tout le monde, partage familial inclus
Tout le monde pourra tester la nouvelle offre gratuitement pendant un mois. Apple compte aussi offrir trois mois d’essai gratuit à Creator Studio pour tout achat d’un nouveau Mac ou d’un nouvel iPad. Autre générosité, l’abonnement à 12,99 € par mois ou 129 € par an pourra être partagé au sein d’une famille sans frais supplémentaire, à condition d’avoir activé le partage familial iCloud.
Le marché du PC repart, mais le Mac reste sur son rythme : au dernier trimestre 2025, Apple fait du sur-place en expéditions selon IDC. Le cabinet d’analyses indique qu’Apple a terminé l'année avec des expéditions stables d'une année sur l'autre pour le trimestre des fêtes. Une absence de croissance qui peut surprendre face à une reprise plus générale du marché mondial du PC, mais qui s’explique par différents facteurs.
Les 5 plus gros acteurs du marché du PC au T4 2025. Image IDC
Selon IDC, le marché global du PC a grimpé de 9,6 % d’une année sur l’autre au dernier trimestre. Au total, 76,4 millions de machines ont été expédiées au T4 2025. Apple se situe en 4e place du classement derrière Lenovo, HP et Dell. La firme de Cupertino a envoyé 7,1 millions de Mac, soit plus ou moins la même chose qu’en 2024. En face, Lenovo en a expédié 19,3 millions (+14,4 %), HP 15,4 millions (+12,1 %) et Dell 11,7 millions (+18,2 %).
Plusieurs éléments justifient cette forte hausse du marché PC. La fin de la prise en charge de Windows 10, si elle n’a pas été aussi dramatique que prévu étant donné que Microsoft a offert un an de sursis dans certaines zones, a sans doute participé à cet élan. IDC estime également que les acheteurs tout comme les fabricants se sont préparés à la hausse des prix qui devrait frapper fort en 2026. Celle-ci pourrait être causée par la forte demande de matériel pour les serveurs IA comme par d’éventuels nouveaux droits de douane amenés par une guerre commerciale dans un contexte géopolitique tendu.
Mais alors, comment expliquer que les expéditions n’explosent pas aussi du côté d’Apple ? Il faut se rappeler que Cupertino a connu une excellente fin d’année 2024 avec une croissance de 15 %. Tim Cook justifiait cela par le fait que la gamme avait été entièrement revue avec la présentation des nouveaux MacBook Pro ainsi que celle de l’iMac et du Mac mini M4 en fin d’année. En comparaison, l’automne 2025 a été beaucoup plus terne : seul le MacBook Pro M5 a été présenté en octobre, les autres Mac récents (Studio et Air) datant du mois de mars.
Apple a fait aussi bien avec beaucoup moins de nouveautés : un score similaire est donc loin d’être une mauvaise nouvelle ! IDC estime qu'Apple a expédié 25,6 millions de Mac en 2025, contre 23 millions en 2024. Cela représente une croissance annuelle de 11,1 % malgré un T4 stable.
Sur un autre registre, Apple a repris la tête du marché mondial des smartphones en 2025. D’après Counterpoint, les expéditions ont progressé de 2 % sur l’année et Apple finit n°1 avec 20 % de parts de marché, portée par de bons volumes dans les marchés émergents et par les ventes de la gamme iPhone 17. Samsung suit juste derrière à 19 % sur une croissance plus modeste, tandis que Xiaomi complète le classement (13 %), lui aussi dopé par les pays émergents.
Pixelmator Pro sera disponible très prochainement sur iPad. Apple a annoncé le portage de cette application dans le cadre du lancement d’Apple Creator Studio, un nouvel abonnement qui regroupe plusieurs de ses outils de création.
Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.
Disponible sur Mac depuis 2017, ce puissant éditeur d’images a été adapté aux tablettes. Son interface a été repensée pour les écrans tactiles et il prend en charge l’Apple Pencil. Apple, qui a racheté l’application et son équipe début 2025, promet que l’on retrouvera sur iPad l’ensemble des outils d’édition avancés qui ont fait le succès de Pixelmator Pro sur Mac.
Au-delà des fonctions de base attendues d’un éditeur d’images, Pixelmator Pro se distingue notamment par sa fonction Super Résolution pour l’agrandissement intelligent des photos, la suppression des artefacts de compression ou encore les suggestions de composition via le recadrage automatique.
Pixelmator Pro pour iPad. Image Apple.
La version iPadOS de Pixelmator Pro sera compatible avec les modèles d’iPad équipés d’une puce A16, A17 Pro ou M1 (ou ultérieure) qui tournent sous iPadOS 26.
Pixelmator Pro pour iPad sera inclus dans l’abonnement Apple Creator Studio, qui sera lancé le mercredi 28 janvier au prix de 12,99 € par mois ou 129 € par an. A priori, il s’agira du seul moyen d’obtenir cette version.
RepoBar (gratuit) est une nouvelle app qui peut intéresser les utilisateurs de GitHub, service en ligne de Microsoft pour stocker des dépôts Git et collaborer autour de leurs contenus. Si vous utilisez le service, cet utilitaire ajoute une icône à la barre des menus de macOS pour y afficher le statut de tous vos projets sur GitHub : liste de modifications (commits), les bugs et suggestions ouvertes (issues) ou encore les changements en attente (pull requests) et les tâches réalisées automatiquement à chaque modification (CI). À chaque fois, un clic ouvre l’élément correspondant dans le navigateur par défaut pour obtenir tous les détails sur le site de la plateforme.
RepoBar en action avec mon compte GitHub sur la droite, les réglages sur la gauche. Image MacGeneration.
L’app peut être téléchargée depuis la page des mises à jour de GitHub, où son code source principalement en Swift est aussi hébergé. Si vous utilisez le gestionnaire de paquets Homebrew, vous pouvez également l’installer par ce biais, en utilisant cette ligne de commande :
brew install --cask steipete/tap/repobar
Une fois l’app installée, il faudra l’authentifier auprès de GitHub, ce qui se fait automatiquement dans le navigateur web. Un tour dans les réglages permettra d’ajuster son comportement et il y a déjà de nombreuses options, par exemple pour restreindre la liste de dépôts qui s’affiche ou encore modifier la durée pour les cartes de chaleur qui présentent votre activité sur le service. Il est possible d’épingler des éléments et si votre compte personnel est associé à une organisation, alors les projets de celle-ci seront présentés à part, dans un onglet « travail ».
Si vous utilisez GitHub Actions, RepoBar peut aussi suivre l’exécution des processus associés aux projets et afficher leur statut en direct dans son menu. L’app peut surveiller des dossiers Git en local, en la pointant vers l’emplacement à surveiller dans ses réglages avancés. Elle cherchera alors les équivalents sur GitHub et proposera quelques fonctionnalités supplémentaires, dont la possibilité de récupérer les changements depuis le serveur à intervalle régulier ou encore l’affichage du statut du dépôt local dans les menus.
RepoBar est une app entièrement gratuite, en plus d’être open-source. Elle n’est pas traduite en français et nécessite macOS 10.13 au minimum. À noter qu’une version iOS est en cours de développement.