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TSMC gagne une fortune avec l’IA, mais n’oublie pas d’investir

15 janvier 2026 à 22:00

Si les fabricants de smartphones, d’ordinateurs et autres appareils électroniques pleurent sur leurs marges (ou s’apprêtent à répercuter la hausse sur les clients finaux), d’autres rient : les fabricants de puces. Et parmi les plus hilares, TSMC se taille bien entendu la part du lion, comme le rapporte AppleInsider.

Avec de telles hausses sur le marché de la puce électronique, que ce soit pour les fabricants de mémoire, de flash ou encore de processeurs principaux, graphiques ou neuronaux, les meilleurs comptent les billets. TSMC a ainsi réalisé un trimestre record, affichant des profits en hausse de 35 % par rapport à l’année dernière. Et l’entreprise a d’ores et déjà annoncé attendre un record annuel, comme le confirme Wendell Huang, CFO de la marque :

Nous nous attendons à ce que notre activité soit portée par une demande soutenue et continue pour nos technologies de procédé de pointe. 

Cependant, TSMC a beau dominer de la tête et des épaules le marché de la gravure haut de gamme, elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : l’entreprise a annoncé des dépenses « significativement plus grandes » sur les trois prochaines années à venir.

TSMC prévoit quatre ans de hausses de prix sur ses procédés avancés dès 2026

TSMC prévoit quatre ans de hausses de prix sur ses procédés avancés dès 2026

Bien entendu, plusieurs milliards seront investis dans les usines dédiées à la fabrication de puces spécialisées dans l’intelligence artificielle pour des clients comme Nvidia, mais le fondeur taïwanais n’oubliera pas pour autant celui qui a longtemps été son plus gros client, Apple. Reste à savoir quelle part sera investie pour le confort de Cupertino, l’IA siphonnant une bonne part de la production, et donc des investissements.

Un petit indice tout de même : TSMC a annoncé investir 165 milliards de dollars aux USA pour accélérer la construction de sa nouvelle usine dans l’Arizona. De quoi supporter la fabrication du futur M7, même si Intel est attendu pour en prendre une partie à sa charge. Ironiquement, si une bonne part des puces seront bien fabriquées aux USA, leur packaging nécessitera un passage par Taïwan.

La gravure à 2 nm de TSMC est entrée en production comme prévu

La gravure à 2 nm de TSMC est entrée en production comme prévu

Entre temps, la firme devrait s’occuper intégralement de la production du M6, prévu pour utiliser le process 2nm, à comparer au M5 encore gravé en 3nm. Au fil du temps, TSMC est devenu indispensable à quasi toute l’industrie de l’informatique et de l’électronique mondiale, et à moins d’une catastrophe, elle est bien partie pour garder cette place.

iPhone 18 : la pénurie de RAM va faire monter le tarif

15 janvier 2026 à 21:15

Pour l’iPhone 17, Apple a réussi à passer à travers les gouttes des augmentations tarifaires, utilisant l’astuce de la suppression du modèle 128 Go pour cacher un téléphone légèrement plus cher en réalité. Mais pour l’iPhone 18, Apple ne pourra pas refaire le même coup, et la RAM tout comme la mémoire Flash ont explosé entre temps.

Selon WccfTech, Cupertino chercherait tout de même à protéger la poule aux œufs d’or que représente le modèle de base, avec ses 256 Go de flash. Ainsi, pour ne pas augmenter son tarif ce sont les autres modèles qui devraient s’envoler, creusant l’écart avec le « bas de gamme ».

Quel pourrait être l

Quel pourrait être l'impact de la RAMpocalypse sur Apple ?

Il faut dire que malgré le piquet de tente installé en Corée du Sud par Apple pour négocier de manière intensive les tarifs de la RAM, il semble que les pourparlers aient échoués. Un informateur bien éclairé, yeux1122 (en Coréen), a ainsi fait état d’un tarif passé de 25-29 dollars à 70 dollars pour les 12 Go de LPDDR5X utilisée dans l’iPhone, soit une augmentation de 230 % !

Quand la DRAM flambe, Apple réserve l’hôtel en Corée du Sud

Quand la DRAM flambe, Apple réserve l’hôtel en Corée du Sud

Combiné aux 280 dollars que coûtent chaque puce A20 ou A20 Pro produite par TSMC, les versions 512 Go et plus devraient augmenter de 50 à 100 dollars chacune, pour contrer l’augmentation tarifaire de la RAM. De quoi refroidir l’acheteur habituel ? Reste que le salut ne viendra pas de la concurrence, même en passant à Android : tous les smartphones utilisant de la RAM et de la mémoire Flash, une hausse des prix est inévitable quelle que soit la marque.

Un nouvel écran apparaît chez le régulateur chinois : Studio Display ou Pro Display XDR ?

15 janvier 2026 à 20:15

Les indices se font de plus en plus précis sur une arrivée très prochaine d’un nouvel écran Apple : après la fuite de références dans une version interne d’iOS révélée par MacWorld avec une trentaine de produits à venir, c’est maintenant le régulateur chinois qui a vu apparaître une nouvelle référence, la A3350, qui correspond à un écran à venir.

Encore une fois c’est MacRumors qui découvre l’ajout, qui contient quelques informations supplémentaires mais pas de quoi précisément identifier s’il s’agit d’un Studio Display ou d’un Pro Display XDR. Cependant, il reste assez simple de recouper ces spécifications avec celles laissées par les rumeurs.

Apple préparerait bien un successeur au Studio Display, avec une puce A19 Pro

Apple préparerait bien un successeur au Studio Display, avec une puce A19 Pro

D’après le régulateur, cette référence contient une dalle LCD haute performance. Cela raye déjà la possibilité d’une dalle OLED comme certains le pressentaient, mais ne supprime pas les caractéristiques déjà dévoilées : ProMotion jusqu’à 120 Hz, support du HDR, puce A19 ou A19 Pro. Le Studio Display, si c’est bien lui qui vient d’apparaître, devrait ainsi être équipé d’un rétro-éclairage mini-LED, permettant de meilleures performances et une plus grande luminosité.

120 Hz, HDR, A19 : du code laisse entrevoir les caractéristiques du prochain Studio Display

120 Hz, HDR, A19 : du code laisse entrevoir les caractéristiques du prochain Studio Display

Si les délais restent les mêmes, l’apparition de la référence dans la base de donnée chinoise indique une sortie d’ici environ trois mois, soit pour mars ou avril. Voilà qui collerait avec la présentation d’un prochain Mac Studio M5, faisant du couple nouveau Studio Display/Mac Studio M5 le duo parfait pour Apple.

Concernant le remplaçant du Pro Display XDR, beaucoup moins de rumeurs ont fuité. Il devrait cependant lui aussi être remplacé assez rapidement, étant encore plus vieux que le Studio Display.

Deux adaptateurs CarPlay en promotion, dès 45 € pour équiper votre voiture

15 janvier 2026 à 18:10

L'interface pour les voitures d'Apple, CarPlay, est pratique, surtout si vous avez un véhicule équipé en usine. Mais dans le cas contraire, il y a une option moins onéreuse que d'aller voir le fabricant de la voiture pour tenter de faire installer un système natif à prix d'or : les écrans externes. De nombreux fabricants chinois proposent en effet des écrans CarPlay ou des autoradios à bas prix. Deux modèles en promotions ont intéressants pour le moment : le premier est un modèle de 9 pouces à 70 € (au lieu d'un peu plus de 100 €), le second un modèle 1 DIN à 45 € au lieu de 50 €.

Le modèle 9 pouces.

Le premier se fixe sur le tableau de bord et propose CarPlay sans fil (et Android Auto) avec un écran d'une bonne taille pour cet usage. Il semble assez proche du modèle de 7 pouces que nous avions pris en main. Dans cette gamme de prix, vous n'aurez évidemment pas un écran 4K HDR de grande qualité, mais c'est généralement suffisant pour afficher les applications de navigation de façon plus agréable que sur un iPhone. Il faut prendre ce type d'accessoires pour ce qu'ils sont : des alternatives à bas prix à une intégration native. La bonne nouvelle, c'est que le fonctionnement même de CarPlay a un avantage : les nouveautés apparues avec iOS 26 sont bien de la partie et les performances ne dépendent que de l'iPhone.

Prise en main d

Prise en main d'un écran CarPlay sans fil de 7 pouces vendu 49 €

La version 1 DIN.

Le second est un véritable autoradio, qui doit donc remplacer celui du véhicule. Vous devrez donc vous passer du lecteur de CD ou de cassettes, mais vous gagnerez la possibilité d'accéder à des services de streaming. C'est un modèle 1 DIN assez compact qui ne devrait pas bloquer l'accès à d'éventuelles commandes ou accessoires. Le seul point à prendre en compte est le ratio assez large de l'écran, qui peut poser des soucis avec certaines applications. Mais il est toujours possible de tester avec le simulateur CarPlay d'Apple, qui permet de sélectionner n'importe quelle définition.

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

IKEA augmente ses prix de 33 % : son chargeur USB-C 20 W passe à 4 €

15 janvier 2026 à 16:50

Début janvier, l'enseigne suédoise IKEA annonçait un nouveau modèle dans sa gamme d'adaptateurs secteur USB-C, les SJÖSS. Il a été très mis en avant car il est capable de fournir une puissance de 20 W et il a été lancé à 3 € alors qu'Apple vend le sien 25 €. Mais la marque a déjà décidé d'effectuer une grosse hausse de prix, au moins si on regarde les pourcentages : il est passé de 3 à 4 € (3,99 €), soit 33 % d'augmentation.

Le chargeur 20 W d'IKEA.

Pour rappel, si IKEA peut techniquement vous livrer, tout est fait pour que vous alliez en magasin, pour revenir avec des bougies en plus de votre chargeur (et probablement aussi des boulettes). En effet, les frais de port sont élevés (3,9 € dans notre cas) et il n'est pas nécessairement disponible à la livraison.

Temu le prix : IKEA vend un chargeur USB-C de 20 W à seulement 2,99 €

Temu le prix : IKEA vend un chargeur USB-C de 20 W à seulement 2,99 €

Nos confrères de Next viennent de le tester, avec d'autres modèles de la marque, et il fournit bien la puissance annoncée (20 W) avec différentes tensions (5, 9, 12 et 15 V). Ce sont des valeurs classiques pour un adaptateur secteur de ce type. La puissance est suffisante pour charger un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable peu gourmand (lentement) mais elle est en dessous de la puissance maximale que les smartphones d'Apple peuvent accepter (27 W). Ce n'est donc pas le plus rapide que vous puissiez acheter, mais c'est assurément celui avec le meilleur rapport puissance/prix.

Il faut noter que si IKEA suit les normes et gère généralement bien le suivi de ses produits, un adaptateur secteur à 4 €… reste un adaptateur à 4 €. À ce prix, la conception est forcément basique et ce n'est probablement pas le plus efficient que vous puissiez dénicher. Mais au moins, vous ne devriez pas vous retrouver avec un appareil dangereux ou mal conçu comme avec certains modèles d'entrée de gamme à l'origine douteuse.

Que valent réellement les chargeurs USB-C IKEA, vendus moins de 10 € ?

Que valent réellement les chargeurs USB-C IKEA, vendus moins de 10 € ?

Air France fait décoller Apple TV à bord de ses long-courriers

15 janvier 2026 à 16:48

Vous pourrez bientôt regarder Severance dans un avion Air France. La compagnie aérienne a officialisé aujourd’hui un partenariat avec Cupertino : les séries Apple TV sont dès à présent accessibles à tous les clients voyageant à bord des vols long-courriers de la compagnie.

Une sélection de séries originales a été choisie parmi le catalogue de la pomme. On y trouve quelques grands succès comme Ted Lasso, The Morning Show ou encore Severance. Si le communiqué ne mentionne pas le récent carton Pluribus, il évoque également des documentaires (Prehistoric Planet) ainsi que des contenus pour les enfants (The Snoopy Show). Air France vante un total de 45 heures de programmes avec les trois premiers épisodes de chaque série, en français ou en anglais sous-titré.

Le partenariat ne s’arrête pas là. Air France offre aussi un accès gratuit d’une semaine aux contenus Apple TV depuis le portail de connexion à son nouveau Wi-Fi très haut débit basé sur Starlink. Les voyageurs pourront donc en profiter sur leur iPad pendant le vol, puis continuer de regarder leur série une fois à la maison. La nouveauté est actuellement réservée au portail de l'avion, mais les deux entreprises promettent d’offrir prochainement « une offre d’essai sur-mesure exclusivement disponible à bord ».

Les passagers Air France ne devraient donc pas s’ennuyer. La compagnie propose depuis l’année dernière les contenus Canal+, avec des programmes comme Cimetière Indien, D'Argent et de Sang ou encore Versailles. En lien avec Apple, l’entreprise teste également le partage de position des AirTags pour retrouver une valise égarée.

Air France va diffuser les contenus Canal+ sur tous ses vols long-courriers à partir du premier mai

Air France va diffuser les contenus Canal+ sur tous ses vols long-courriers à partir du premier mai

Le Wi-Fi devrait grandement s’améliorer chez Air France dans les années qui viennent. L’entreprise a signé un partenariat avec Starlink, donnant accès à l’équivalent d’une connexion fibre dans les airs. Toute la flotte n’est pas équipée, mais un de nos lecteurs a pu l’essayer : il a dépassé les 300 Mbit/s en réception et obtenu entre 15 et 45 Mbit/s en envoi.

Asus améliore l’intégration macOS de plusieurs écrans ProArt

15 janvier 2026 à 16:21

Bonne nouvelle si vous avez un écran ProArt d’Asus : le fabricant vient de lancer une mise à jour sur plusieurs modèles améliorant la prise en charge sur Mac. La version macOS de l’utilitaire maison ASUS DisplayWidget Center est désormais compatible avec de nombreux modèles. Il permet de régler rapidement des paramètres de l'’écran (luminosité, contraste, température de couleur…) sans avoir à passer par les boutons physiques.

Image Asus

Une fois l’appli installée, les touches de luminosité du MacBook peuvent piloter la luminosité du moniteur si le curseur est sur l’écran. De plus, l’app s’enrichit d’un mode « M Model P3 » destiné à aligner le rendu des couleurs entre un MacBook et l’écran ProArt. L’utilitaire nécessite macOS Monterey et peut être téléchargé sur le site du fabricant.

Attention toutefois, car certains moniteurs vont devoir être mis à jour pour en profiter. C’est le cas du PA32UCDM et du PA27JCV que nous avions testés, mais aussi des modèles suivants : PA16USV, PA24ACRV, PA248CRV, PA248QFV, PA27ACRV, PA27UCGE, PA278CFRV, PA278QGV, PA279CRV, PA32KCX, PA32QCV, PA32UCE. Les modèles récents n’ont pas besoin d’être mis à jour.

Pour rappel, les informations sur la méthode de mise à jour de l’accessoire se trouvent sur le site d’Asus. Ce n’est pas toujours très intuitif : sur le PA32UCDM, j’avais dû utiliser une clef USB-A 2.0 formatée en FAT-32 et bien redémarrer l’écran avant manipulation.

Si vous cherchez à vous équiper, les moniteurs d’Asus sont de bons choix pour éviter de trop casser sa tirelire. Le PA27JCV est un moniteur 5K de 27" au tarif imbattable de 737 € pour une dalle très similaire à celle du Studio Display. Le PA32UCDM est un 4K 31,5" certes un peu plus grand, mais QD-OLED et pouvant monter jusqu’à 240 Hz. On le trouve pour 1 649,90 € chez Amazon, soit bien moins cher que ce que propose Apple.

Du jailbreak et de l'open source pour permettre aux Time Capsule de continuer à fonctionner, grâce à un ingénieur de chez Microsoft

15 janvier 2026 à 16:00

Avec macOS Tahoe, Apple a commencé à clouer le cercueil des boîtiers Time Capsule : il n'est plus possible de démarrer une nouvelle sauvegarde avec le système d'exploitation actuel, et Apple a clairement indiqué que les sauvegardes déjà en existantes, elles, ne seront plus prises en charge avec macOS 27. La raison ? Les (vieux) boîtiers travaillent avec le protocole AFP pour la sauvegarde et Time Machine va nécessiter obligatoirement la prise en charge du protocole SMB, une fonction introduite avec macOS Sierra.

« Disque non recommandé pour les sauvegardes » : le message d’avertissement sur macOS 26 en cas d’utilisation d’AFP. Image MacGeneration.
Apple commence à abandonner les Time Capsule, qui ne seront plus pris en charge avec macOS 27

Apple commence à abandonner les Time Capsule, qui ne seront plus pris en charge avec macOS 27

James Chang, un ingénieur qui travaille chez Microsoft, a décidé de s"attaquer au problème et de mettre à jour les boîtiers. Son projet TimeMachineSMB, sur GitHub, explique comment installer le nécessaire. Le tout repose sur plusieurs choses, dont un jailbreak. Nous avons déjà parlé de ce dernier : les bornes AirPort et Time Capsule reposent sur NetBSD et un outil permet de se connecter en SSH sur les boîtiers.

Les bornes Apple AirPort peuvent être jailbreakées

Les bornes Apple AirPort peuvent être jailbreakées

La solution de James Chang est pour le moment malheureusement compliquée : elle consiste à se connecter sur le boîtier à travers le jailbreak et de copier une version compilée manuellement d'un serveur Samba (une implémentation open source du protocole SMB). Il passe par une cross compilation, c'est-à-dire une compilation sur un appareil classique (un Mac) mais en ciblant un système précis (NetBSD pour la plateforme ARM employée par Apple). C'est une tâche compliquée, qu'il ne détaille pas beaucoup. Une fois les exécutables envoyés dans le boîtier, il faut rendre les modifications persistantes. Il explique qu'une version automatisée est prévue, mais elle n'est pas encore disponible.

Vous pouvez sauver un Time Capsule. Image Apple.

Si vous avez les compétences techniques pour effectuer les différentes tâches, il est donc possible de faire ce qu'Apple n'a pas fait : rendre les boîtiers Time Capsule (et probablement AirPort) compatibles avec les sauvegardes en SMB. Et on ne peut que le remercier, en attendant une version plus simple à mettre en œuvre.

L’iPhone 17e gagnerait une Dynamic Island, mais toujours pas un écran ProMotion

15 janvier 2026 à 15:36

Apple ne devrait plus trop tarder à présenter son nouveau téléphone d’entrée de gamme : l’iPhone 17e. Si l'on ne s’attend pas à une révolution par rapport au 16e (qui représentait déjà une belle évolution sur la gamme SE), le smartphone pourrait s’enrichir d’une Dynamic Island. C’est tout du moins ce qu’affirme le fuiteur Digital Chat Station, qui a eu quelques bonnes intuitions par le passé.

L’actuel iPhone 16e et son encoche. Image iGeneration

Dans un message publié sur Weibo, le fuiteur affirme que l'iPhone 17e garderait un écran OLED de 6,1 pouces avec un taux de rafraîchissement de 60 Hz, mais que celui-ci disposerait désormais d'une Dynamic Island. Cette petite bulle est plus utile que l’encoche étant donné qu’elle peut afficher certaines actions en cours, comme les contrôles d’une musique ou le temps restant d’un minuteur. L’actuel iPhone 16e au design hérité de l’iPhone 14 a une simple encoche qui ne fait rien de tout cela.

Ce n’est pas la première fois qu’on entend parler d’une Dynamic Island sur l’iPhone 17e : l’été dernier, Digital Chat Station avançait déjà l’idée d’un passage de l’encoche à cette « pilule » comme amélioration pour le 17e. Le journal coréen The Elec estimait de son côté que l’encoche allait rester une année de plus.

Pour le reste, les bruits de couloir décrivent surtout une mise à jour légère. Plusieurs sources s’accordent sur une présentation au printemps 2026, dans la logique d’un renouvellement annuel du modèle d’entrée de gamme. L’écran resterait un OLED de 6,1 pouces limité à 60 Hz, sans ProMotion, tandis que la puce pourrait passer à l’A19 pour se rapprocher davantage de la gamme principale. 

L’autre grosse amélioration pourrait être la présence d’un anneau MagSafe, qui manque au 16e. Il permettrait au smartphone de devenir compatible avec tout un tas d’accessoires, en plus de se remplumer bien plus vite qu’avec les 7,5 W actuels.

OpenAI aurait refusé de laisser ChatGPT devenir le cerveau du nouveau Siri

15 janvier 2026 à 15:07

Apple a confirmé cette semaine que c’est le Gemini de Google qui fera carburer le nouveau Siri. Une annonce que l’on voyait venir à cause des rumeurs, mais qui a tout de même pu surprendre : pourquoi ne pas plutôt avoir opté pour ChatGPT sachant qu’il est déjà intégré à Siri depuis iOS 18 ? Selon les sources du Financial Times, OpenAI a refusé de manière délibérée pour… tenter de doubler Apple et les géants de la tech !

Sam Altman en 2019 (photo TechCrunch (CC BY 2.0).

La décision aurait été prise à l’automne dernier, et a de quoi étonner. Si OpenAI est désormais une entreprise bien installée dans le monde de la tech, elle ne propose pour le moment qu’un service en ligne très déficitaire selon plusieurs rapports et tarde à se lancer dans le domaine du hardware. Sam Altman travaille bien sur un mystérieux projet d’objet avec Jony Ive, mais aucun concept n’a été présenté officiellement.

Jony Ive et Sam Altman ont des prototypes de leur mystérieux appareil pensé autour de l’IA

Jony Ive et Sam Altman ont des prototypes de leur mystérieux appareil pensé autour de l’IA

Des discussions ont très probablement eu lieu entre Apple et OpenAI, mais le Financial Times ne précise pas si une offre a été faite d’un des deux côtés. OpenAI n’était pas intéressée, mais plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi Apple a finalement privilégié Google. Les deux entreprises sont partenaires depuis des années, Google signant régulièrement des chèques à Apple pour mettre en avant son moteur de recherche dans Safari.

On peut également supposer que les relations Apple/OpenAI se sont refroidies lorsque Sam Altman a été réveiller l’ancien designer star de Cupertino Jony Ive pour travailler sur un produit « socialement moins perturbateur que l'iPhone ». Le duo débaucherait sans trop de problèmes dans les rangs des équipes design, IA, matériel et fabrication de Cupertino.

Jony Ive et Sam Altam. Image OpenAI.

The Information donne dans son article quelques détails sur le contrat entre Apple et Google, qui porterait sur plusieurs milliards de dollars. Une telle somme n’a rien de surprenant quand on voit que Google paye 20 milliards par an pour être le moteur par défaut de Safari. Ce nouvel accord prendrait la forme d’un contrat cloud, étalant la facture au fil du temps. Apple a bien promis que son IA tournerait sur ses serveurs maison Private Cloud Compute, mais Cupertino serait l’un des plus gros clients des serveurs de Google, qu’elle utilise notamment pour iCloud.

Une (autre) nouvelle carte IA pour le Raspberry Pi 5, qui ajoute 8 Go de RAM et augmente les performances… dans certains cas

15 janvier 2026 à 13:10

Les accélérateurs pour l'IA, les fameux NPU, sont souvent intégrés dans les systèmes sur puce (comme chez Apple, Qualcomm, etc.) mais peuvent aussi être connectés en externe, en PCI-Express. Si le Raspberry Pi 6 devrait probablement en intégrer un, il existe des cartes accélératrices pour le Raspberry Pi, les AI HAT.

Le HAT se place sur le Raspberry Pi 5.

La première version était équipée d'un NPU Hailo-8L, avec une puissance de 13 TOPS, l’unité de mesure classique dans le monde de l'IA. La seconde version, plus rapide, passait à 28 TPS, avec des entiers sur 8 bits (INT8). C'est un peu moins que le NPU intégré dans les puces Apple, capable d'atteindre 36 TOPS dans les M4.

Un NPU plus rapide, mais pas dans tous les cas.
Une nouvelle carte IA pour le Raspberry Pi 5, qui double la puissance de la précédente

Une nouvelle carte IA pour le Raspberry Pi 5, qui double la puissance de la précédente

La nouvelle version (AI HAT+ 2) est équipée d'un Hailo-10H. Il est annoncé à 40 TOPS… mais sur des entiers de 4 bits (INT4). Sur les INT8, sa puissance se place entre la première et la seconde génération, avec 20 TOPS. Mais il a un avantage sur les deux autres : 8 Go de mémoire vive LPDDR4X. C'est une solution qui permet d'éviter d'utiliser la mémoire du Raspberry Pi pour les traitements et permet de lancer des LLM directement, même si la quantité de mémoire est bien trop faible en pratique pour employer des modèles performants. La mémoire intégrée augmente un peu le prix du NPU : il est proposé pour 130 $ (145 € en France). Ses créateurs indiquent qu'il est parfaitement pris en charge par les outils d'IA déjà déployés pour les Raspberry Pi, et qu'il est donc possible de remplacer un AI HAT+ par un AI HAT+ 2 sur une carte Raspberry Pi 5.

Des performances en retrait

Les tests de Jeff Geerling, spécialiste des cartes, montrent que les promesses du nouveau HAT sont un peu exagérées. Le nouveau modèle est moins rapide que le processeur du Raspberry Pi 5 dans la pratique, même s'il est plus efficient, avec une consommation un peu plus faible. Mais dans le cas d'un Raspberry Pi 5 qui est déjà un appareil frugal, les gains ne sont pas très importants. Dans les tests liés à l'analyse d'images en général, le nouveau modèle n'est pas réellement plus rapide que les versions précédentes non plus. Le problème principal vient de la quantité de mémoire : c'est un avantage intéressant, mais la quantité est trop faible pour creuser l'écart, spécialement avec un Raspberry Pi 5 doté de 16 Go de RAM.

Le routeur 5G avec eSIM de Netgear est en vente, pour 600 €

15 janvier 2026 à 12:05

Si le partage de connexion d'un iPhone peut suffire pour pallier une panne de connexion fixe, les personnes qui se reposent sur la 5G pour travailler ont tendance à se tourner vers des routeurs mobiles, bien plus performants et pratiques. Netgear propose différents modèles à son catalogue, et le Nighthawk 5G M7 (MH7150) est enfin disponible (ou presque, la sortie est prévue le 27 janvier) pour 600 €. Ce modèle a une particularité intéressante : il est compatible eSIM.

Le routeur 5G. Image Netgear.
Netgear présente un routeur 5G portable équipé d’une eSIM, une rareté sur le segment

Netgear présente un routeur 5G portable équipé d’une eSIM, une rareté sur le segment

Le routeur est équipé d'un modem 5G Qualcomm (SDX72) capable d'atteindre 4 Gb/s dans des conditions idéales et le Wi-Fi 7 intégré promet 3,6 Gb/s (dans les bandes 2,4 et 5 GHz). Il prend en charge la majorité des bandes de fréquence en 4G et 5G, et peut être relié directement en USB-C à un ordinateur pour se connecter. Dans ce mode, il émule une interface Ethernet et Netgear annonce des débits de l'ordre de 2 Gb/s. Il est aussi possible de le relier à un adaptateur USB-C vers Ethernet, même s'il faudra dans ce cas se reposer sur la batterie (10 heures d'autonomie) ou trouver une station d'accueil ou un hub avec une entrée USB-C en parallèle.

Tout se passe dans l'app de Netgear. Image Netgear.

La nouveauté la plus intéressante, l'eSIM, passe par l'app de Netgear, depuis un smartphone. Il est soit possible de passer par le fournisseur de Netgear — Plus Poland1 — soit d'installer votre propre eSIM avec la méthode classique (un code QR). Netgear propose de nombreux forfaits eSIM pour les voyageurs avec son fournisseur, qui dépendent évidemment du pays et des accords entre les opérateurs. Notons enfin qu'il est évidemment possible d'installer votre propre carte Nano SIM. Ce routeur 5G est un modèle qui se place au milieu de la gamme de Netgear, mais c'est le seul actuellement qui propose la compatibilité eSIM.


  1. Netgear prévient que comme le fournisseur est polonais, certains services risquent de vous localiser en Pologne.  ↩︎

Deepfakes sexuels : X promet de mieux sécuriser Grok, mais les détournements restent faciles

15 janvier 2026 à 11:57

Elon Musk traîne des pieds pour renforcer la sécurité de Grok. Le tchatbot fait les gros titres depuis plus d’une semaine pour sa capacité à dénuder des femmes et à générer des images dégradantes. Il est aussi accusé d’avoir généré des images sexuelles de mineurs. Face à la gronde, la plateforme a finalement décidé de mettre en place des garde-fous. Surprise : ils fonctionnent très mal.

Image iGeneration

X a annoncé le 14 janvier avoir pris des mesures visant à empêcher son outil d’IA de « déshabiller des personnes réelles ». Il faut dire que la plateforme est sous pression : elle a été bloquée en Indonésie et en Malaisie, tandis que le gouvernement britannique a accéléré ses plans d’une loi criminalisant les deepfakes suite à l’affaire.

Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store

Deepfakes : Grok bloqué en Indonésie et en Malaisie, mais toujours disponible sur l’App Store

La semaine dernière, l’entreprise avait déjà annoncé limiter les capacités photo de son modèle à ses abonnés payants sur X, ce qui n’empêchait pas de s’en servir sans frais via l’app dédiée Grok. X affirme désormais que même les abonnés payants ne peuvent plus déshabiller qui que ce soit. Attention cependant, car le message évoque un « blocage géographique » pour les capacités de changements de vêtements dans les régions où « cela est illégal ».

The Verge a voulu vérifier ce que donnaient les nouvelles protections, et a constaté qu’elles n’étaient pas très efficaces. Grok refuserait bien de modifier une photo d’une personne pour la mettre en bikini ou changer ses vêtements, mais il suffirait visiblement d’utiliser des tournures de phrases un peu plus originales (« montre son décolleté », « augmente son tour de poitrine », « habille-la en crop-top et en short ») pour générer des images sexualisées. Grok a cependant refusé de complètement déshabiller une personne.

Elon Musk a imputé ces dérives aux « demandes des utilisateurs » et aux « cas où l’utilisation malveillante des invites Grok provoque des résultats inattendus ». Les tests ont été effectués depuis un compte X et Grok sans abonnement. La seule vérification d’âge mise en place est un pop-up demandant d’entrer sa date de naissance, mais il est facile d’y remplir n’importe quoi.

Malgré l’arrêt de Crucial, Micron promet de ne pas délaisser le secteur grand public

15 janvier 2026 à 11:04

Micron, l'entreprise derrière la marque Crucial qui avait annoncé sortir du marché grand public début décembre, ne va pas totalement abandonner les particuliers. Le vice-président en charge du marketing de Micron Christopher Moore a accordé une interview à Wccftech, dans laquelle il est revenu sur cette décision. Il a tenu à nuancer les choses, estimant « très important que les gens comprennent que nous continuons à desservir le marché grand public ».

Image Micron

« Tout d'abord, je voudrais préciser que cette perception n'est peut-être pas tout à fait exacte, du moins de notre point de vue », a-t-il déclaré à propos des nombreux articles ayant relayé l’abandon par la marque du secteur particulier. Christopher Moore affirme que Micron garde « une activité très importante sur les marchés grand public et mobile », rappelant qu’elle a toujours un canal OEM à côté de ses produits visant les entreprises.

Crucial disparaît d’un marché de la mémoire vive déjà très tendu

Crucial disparaît d’un marché de la mémoire vive déjà très tendu

L’OEM désigne les fabricants d’équipement d’origine, soit ceux construisant des pièces pour d’autres entreprises. Micron affirme rester un partenaire important en fournissant des composants comme de la mémoire LPDDR5 à des marques telles Dell ou Asus, qui les intègrent à leurs machines.

Si l’entreprise explique être en contact avec chaque constructeur majeur, elle reconnaît ne pas pouvoir faire comme si la vague IA n’existait pas. Selon Christopher Moore, la bascule de la demande vers les serveurs et les infrastructures d’IA pèse de plus en plus lourd, ce qui tend le marché. La production n’est pas simple à accélérer à court terme : multiplier les variantes de capacité et de références peut faire baisser les volumes en sortie d’usine.

Dans ce contexte, Micron dit travailler avec ses clients pour mieux lisser les besoins, tout en rappelant que ses augmentations de capacités (notamment avec de nouveaux sites) ne produiront pas un effet réellement sensible avant 2028. Christopher Moore ajoute :

Il ne s'agit pas d'un problème propre à Micron, mais d'un problème sectoriel, où nos concurrents et nous-mêmes nous efforçons tous de répondre au mieux à la demande de ces segments, mais l'offre est tout simplement insuffisante. C'est une situation vraiment regrettable.

Les spécialistes de la RAM cherchent à mettre sur pied de nouvelles usines, mais doivent trouver le temps de bâtir les usines et d’obtenir les certifications des clients, ce qui prend du temps sur du matériel de pointe comme celui demandé pour les infrastructures d’IA. Entre de longs délais et des usines qui ne visent pas le marché traditionnel, « la pénurie de DRAM pourrait persister pendant un certain temps, ou du moins jusqu'à ce que la demande liée à l'IA commence à s'estomper », conclut-il.

Il se fabrique un bouton Touch ID externe et se demande pourquoi Apple ne le propose pas

15 janvier 2026 à 10:50

Jeff Geerling, un bidouilleur bien connu adepte des Raspberry Pi (et des Mac) a posté une vidéo sur un bricolage intéressant : il s'est fabriqué un bouton Touch ID externe. Comme il n'utilise pas un clavier Apple, il avait envie de profiter tout de même de Touch ID et a donc fabriqué son propre capteur externe.

Il faut démonter le clavier. Image Jeff Geerling.

Ce n'est pas nouveau, d'autres avaient tenté avant lui, mais son montage est assez propre. Et surtout, il se demande pourquoi Apple ne propose pas la possibilité d'acheter uniquement le bouton ou pourquoi Apple ne propose pas à des accessoiristes de l'intégrer. Parce qu'en l'état, le problème — qu'il explique bien dans son post — est que pour intégrer un bouton Touch ID en externe, il faut sacrifier un Magic Keyboard avec Touch ID, qu'Apple facture tout de même 170 €. Même en cherchant un modèle d'occasion ou en promotion, le prix reste élevé. Qui plus est, il faut démonter le clavier, avec le risque de casser la nappe (fragile) du bouton.

le bouton est bien séparé du reste au départ. Image Jeff Geerling.

Les raisons exactes pour lesquelles Apple ne le propose pas restent obscures… même si vendre des claviers à 170 € est probablement un excellent argument dans l'absolu.

Netgear brade son Orbi Wi-Fi 7 : le pack routeur + satellite à 210 €

15 janvier 2026 à 10:17

Petit à petit, le Wi-Fi 7 commence à se démocratiser. Netgear propose une réduction intéressante sur son système Orbi série 370, lancé à la fin de l'année dernière.

Le système mesh, comprenant le routeur et un satellite, est actuellement disponible pour un peu moins de 210 €. Pour les habitations plus vastes, la déclinaison accompagnée de deux satellites passe sous la barre des 300 €, à 299,99 €. Ces tarifs représentent une baisse respective de 40 € et 50 € sur le prix public, une opportunité bienvenue pour qui souhaite moderniser son réseau domestique à moindres frais.

Pour parvenir à ce tarif contenu, Netgear a dû faire des choix techniques. L’Orbi série 370 fait ainsi l’impasse sur la bande des 6 GHz, qui permet d'habitude d'atteindre des sommets en termes de débits à courte portée.

Pour autant, cette borne ne renie pas son héritage Wi-Fi 7. Elle s’appuie sur les bandes de fréquences classiques (2,4 GHz et 5 GHz) et exploite surtout la fonction Multi-Link Operation (MLO). Cette technologie, pilier de la nouvelle norme, permet de combiner ces bandes pour améliorer la stabilité et les performances globales du réseau. L'ensemble affiche une vitesse théorique maximale de 3,6 Gb/s.

Côté filaire, Netgear n'a pas oublié les utilisateurs équipés de connexions fibre musclées. Le routeur principal dispose d’un port Ethernet WAN à 2,5 Gb/s pour la liaison avec la box, complété par un port Ethernet LAN également à 2,5 Gb/s.

C'est un point crucial : cette connectique permet de profiter pleinement des offres fibre "Multi-Gig" de plus en plus courantes chez les opérateurs, sans créer de goulot d'étranglement dès la sortie du routeur. Si vous cherchez un système simple, performant et évolutif sans pour autant investir dans les modèles ultra-haut de gamme de la marque, cet Orbi série 370 constitue un excellent compromis.

Nissan est le premier constructeur à adopter Qi2 pour une recharge compatible MagSafe dans les voitures

15 janvier 2026 à 10:05

L’industrie automobile avance à son propre rythme, bien plus lent que le monde de la technologie. Ainsi, alors que la recharge par induction est maintenant une fonctionnalité courante, c’est au tour de l’induction améliorée par des aimants de faire timidement son apparition. Nissan est le premier constructeur à avoir annoncé le passage à la norme Qi2, avec un chargeur aimanté similaire au MagSafe d’Apple à la place du modèle traditionnel Qi que l’on trouvait jusque-là. Les premiers véhicules à l’adopter seront toutefois réservés au marché américain : les Murano et Pathfinder de 2026, deux SUV qui ne sont pas vendus en Europe.

Le chargeur à induction Qi2 de Nissan, avec une base relevée pour les aimants. Image Nissan.

Malgré tout, c’est peut-être le signe que l’industrie dans son ensemble va adopter le standard. Il faut dire que le Qi2 apporte de nombreux avantages qui sont évidents dans ce contexte, comme Nissan le rappelle d’ailleurs dans son communiqué. Les aimants maintiennent le smartphone en place, un point essentiel face au Qi historique, qui n’a aucun système pour retenir l’appareil en charge. Les constructeurs ont imaginé des tableaux de bord avec des encoches pour pallier ce défaut, créant d’autres problèmes au passage, notamment pour les utilisateurs de grands smartphones.

L’autre avantage est du côté de la puissance délivrée. Nissan annonce 15 W sur cette nouvelle génération, ce qui est inférieur au maximum théorique de la norme Qi2, mais déjà bien supérieur aux chargeurs d’ancienne génération, limités à 5 W par défaut. Pour maintenir cette puissance, le constructeur japonais a aussi intégré un ventilateur chargé de refroidir le smartphone. C’est un problème courant aussi dans les voitures et de nombreux constructeurs ont déjà prévu des ventilateurs, voire une sortie d’air reliée à la climatisation du véhicule, pour améliorer l’efficacité de la charge par induction.

Une LED indiquera le statut de la charge. Image Nissan.

Nissan a ajouté une LED qui indiquera le statut : orange pendant la recharge, vert une fois la batterie du smartphone remplie ou encore orange clignotant si un autre objet métallique est identifié sur la surface. Ce nouveau chargeur par induction sera proposé en standard sur les deux voitures destinées au marché américain et on ne sait pas quand il sera intégré à des modèles vendus en Europe.

ChatGPT s’attaque à Google Trad avec son propre service de traduction

15 janvier 2026 à 09:57

ChatGPT veut remplacer Google Traduction. L’entreprise a discrètement lancé ChatGPT Translate, un portail via lequel on peut facilement traduire du texte. Rien n’a été annoncé officiellement mais il est d’ores et déjà accessible gratuitement à ce lien, sans avoir besoin de créer un compte.

Image MacGeneration

Le service propose un total de 28 langues, allant de l’espagnol au français en passant par plusieurs variantes de chinois ou de portugais. L’interface est basique avec deux gros blocs et une liste de langues. Le site annonce que la traduction d’image est prise en charge, mais ce n’est pas encore le cas. Il n’est pas non plus possible de simplement parler via son micro. Certains sites américain ont cependant accès à la dictée : le tout est sans doute en court de déploiement.

L’aspect original vient de la présence de boutons aiguillant la traduction. On pourra ainsi demander à avoir un texte avec un rendu naturel, dans un style académique ou de façon plus formelle. Cependant, ce n’est pas natif : le service se contente d’ouvrir le vrai ChatGPT et de transformer la requête en prompt.

Le service est actuellement plus lent qu’un Google Trad ou qu’un DeepL, avec une latence surprenante quand on a l’habitude d’utiliser ce genre de service. Au vu des fonctions manquantes, on comprend qu’OpenAI ne fasse pas plus que ça la publicité de ce nouveau portail. On peut imaginer qu’il s’agit d’un premier jet et que le service s’améliorera avec le temps.

Car les choses bougent du côté des traducteurs en ligne, le secteur envisageant de profonds changements grâce aux IA génératives. Google cherche à concurrencer Duolingo avec un système d’exercices créés par IA. Duolingo a intégré des exercices d’appels avec un chatbot afin de pratiquer de vive voix. DeepL travaille de son côté sur ses propres modèles de langage.

Creator Studio : Apple adopte l’abonnement façon Adobe, mais promet de laisser le choix

15 janvier 2026 à 09:00

Comme après chaque annonce majeure, Apple a dépêché ses lieutenants pour assurer le service après-vente médiatique. Brent Chiu-Watson et Bryan O’Neil Hughes, figures du marketing produit chez Apple, ont pris la parole pour expliciter la stratégie de la Pomme derrière le lancement de Creator Studio. L'occasion de justifier le passage à l'abonnement et de clarifier la place de l'IA dans le flux de travail des créatifs.

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Chez Apple, on ne change pas une formule qui gagne, surtout lorsqu'il s'agit de convoquer l'héritage de Steve Jobs. Brent Chiu-Watson n'a pas manqué de rappeler le dogme maison : « Nous avons vraiment l'intention de continuer à vivre au point de jonction entre la technologie et les arts libéraux. Et franchement, pour nous, c'est un plaisir immense de pouvoir faire ce genre de choses. »

Image : Apple

Mais au-delà de la posture, pourquoi regrouper aujourd'hui autant d'outils disparates sous une même bannière ? Pour Apple, il s'agit d'une réponse à l'évolution des usages. « L'une des réflexions qui nous a conduits à cette annonce, c'est l'observation de la manière dont les créateurs sont devenus plus multidisciplinaires, presque par nécessité », explique Chiu-Watson. En clair : le photographe d'hier est le vidéaste et le podcasteur d'aujourd'hui.

La cohérence comme fil conducteur

Pour faciliter cette polyvalence, Apple mise sur une interface et des outils communs. L'idée est de réduire la friction lors du passage d'une application à une autre. Bryan O’Neil Hughes souligne ainsi que certaines fonctions, comme la "Super Resolution" ou l' "Auto Crop", fonctionnent de la même manière dans Pixelmator que dans le nouveau Keynote.

Cette logique s'étend à la transition entre le Mac et l'iPad, où Pixelmator et Logic Pro permettent des allers-retours transparents. Une exception notable demeure toutefois : Final Cut Pro. Pour le montage vidéo, le flux reste à sens unique. Apple estime en effet que l'iPad est le point de départ idéal pour le dérushage et le premier montage, mais que la finition professionnelle a toujours vocation à se faire sur Mac.

Image : Apple

Abonnement ou achat unique : Apple veut laisser le choix

C’est le point qui fait souvent grincer des dents : le modèle économique. Si Apple lorgne clairement du côté d'Adobe avec une formule par abonnement pour son Creator Studio, la firme de Cupertino jure vouloir laisser le choix à l'utilisateur, contrairement au passage en force d'Adobe il y a quelques années.

« Les versions par abonnement et les versions autonomes de ces applications continueront de recevoir des mises à jour. Nous pensons qu'il est important que les gens aient le choix du mode d'achat de leurs logiciels », tempère Chiu-Watson auprès de nos confrères de PetaPixel.

Pour Apple, l'abonnement est avant tout un argument d'accessibilité, notamment pour les étudiants ou les créatifs occasionnels. À 12,99 par mois pour la suite complète, le ticket d'entrée est plus bas qu'un achat ferme. « Cette accessibilité est une proposition de valeur énorme ici (...) Nous voulions nous assurer qu'il s'agissait d'une suite complète en un seul bundle. Donnez-leur tout ce dont ils ont besoin en une seule décision et à un seul prix. »

Image : Apple

Une IA qui assiste sans remplacer

Enfin, impossible d'échapper au sujet brûlant de l'intelligence artificielle. Face aux craintes des artistes de voir leurs métiers s'ubériser ou disparaître, Apple adopte une position prudente et « humaniste ». La distinction est d'ailleurs technique : une partie des fonctions intelligentes nécessite un accès aux serveurs d'Apple pour fonctionner, ce qui justifie en partie l'abonnement.

« Les fonctions d'intelligence dans Apple Creator Studio sont conçues avec une approche globale et une philosophie très claire. Elles doivent amplifier, et non remplacer, l'art et la créativité humaine », insiste Bryan O’Neil Hughes.

Image : Apple

Apple martèle que le travail de l'artiste doit rester sa propriété et le fruit de sa sensibilité. « Nous prenons au sérieux le fait que votre œuvre est votre œuvre. (...) Nous pensons qu'il est vraiment important de voir comment les créateurs nous poussent à innover et nous inspirent à continuer le travail que nous faisons ». Reste à voir si, dans les faits, ces outils assistés" ne finiront pas par lisser la créativité qu'ils sont censés libérer.

Que pensez-vous des icônes de la suite Creator Studio d’Apple ?

15 janvier 2026 à 08:25

Suite à la présentation de la suite Creator Studio, l’un des grands débats du moment, ce n’est pas forcément la politique tarifaire d’Apple et sa volonté plus ou moins affichée de pousser ses clients à s’abonner à Pages, Numbers ou Keynote, mais ce sont les icônes. Pour beaucoup, c’était mieux avant !

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Apple annonce Creator Studio, un abonnement unique pour toutes ses apps professionnelles, de l’IA et des contenus

Certains ont la dent dure contre les nouvelles icônes d’Apple à commencer par Heliographie.studio, qui s’est fendu d’une remarque acerbe : si l’on inverse l’ordre chronologique des icônes de Pages, on a presque l'impression d'assister à un progrès constant... vers le passé. Une manière polie de dire que la simplification actuelle confine peut-être à l'indigence!

Pour vous forger votre propre opinion, le talentueux Basic Apple Guy a compilé l’historique visuel des différentes applications de la suite de productivité

Dans sa lancée, le graphiste a également produit une illustration particulièrement bien sentie. Elle souligne qu'à une exception près, la suite logicielle d'Apple est désormais complète. Un manque qui réveille de vieilles douleurs chez les photographes de la première heure : Aperture. Si Apple a tourné la page depuis longtemps, les utilisateurs, eux, ne l’ont pas oublié.

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos pixels : que pensez-vous des nouvelles icônes de la suite Creator Studio ?

Vous n’aimez pas les nouvelles icônes des apps créatives d’Apple ? Ne vous abonnez pas au Creator Studio

15 janvier 2026 à 08:23

En annonçant l’arrivée de l’abonnement Creator Studio, qui rassemble toutes les apps créatives d’Apple pour 12,9 € par mois ou 129 € par an, l’entreprise a aussi présenté les nouvelles icônes de toutes ces apps. Final Cut Pro, Logic Pro, Pages, Numbers, Keynote ou encore Pixelmator Pro auront toutes droit à une nouvelle représentation dans le Dock de macOS et sur l’écran d’accueil d’iPadOS, avec le même concept de traits colorés sur un fond uni, noir en mode sombre, également de couleur en mode clair. Elles sont ainsi toutes unifiées, au risque de les confondre davantage et ce choix n’a pas fait l’unanimité, c’est le moins que l’on puisse dire.

« Si vous placez les icônes d’Apple dans l’ordre inverse, vous obtenez le portfolio de quelqu’un qui devient vraiment très bon en design d’icônes. » : ce commentaire sarcastique a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux. Image @heliographe_studio@mastodon.social.

Si vous aussi, vous trouvez que les anciens visuels étaient meilleurs, il y a une bonne nouvelle, en tout cas sur le Mac. Apple ne compte pas supprimer les versions indépendantes de ses apps créatives, la suite iWork restera disponible gratuitement pour tous les clients et on pourra toujours acheter des copies de Pixelmator Pro, Final Cut Pro, Logic Pro et les apps associées. Ces versions se distingueront par quelques fonctionnalités en moins, en particulier les contenus additionnels inclus dans l’abonnement ainsi que des fonctions basées sur l’intelligence artificielle.

Elles seront aussi différentes… par leur icône ! En effet, Apple a choisi de réserver la nouvelle iconographie aux abonnés Creator Studio et ceux qui ont opté pour les apps gratuites ou vendues séparément garderont en même temps les anciens dessins, ceux que l’on connaît actuellement. Comme le souligne Apple dans cette fiche support, il sera même possible d’avoir les deux versions en parallèle. Cela peut être pratique si l’on veut utiliser de temps en temps les fonctionnalités supplémentaires, tout en gardant des apps fonctionnelles le reste du temps.

Plus les années passent et plus les icônes sont proches visuellement. Image @BasicAppleGuy@mastodon.social.

Cette souplesse ne sera permise que sur le Mac, l’iPad est traité différemment. L’abonnement Creator Studio sera la seule option pour installer Pixelmator Pro et bien vite la seule aussi pour obtenir Final Cut Pro et Logic Pro. Seule la suite bureautique iWork devrait rester disponible gratuitement, séparée de l’abonnement, sans que l’on sache encore comment elle sera gérée sur l’App Store. Le plus simple serait d’avoir deux apps distinctes, et donc potentiellement deux icônes, mais il faudra sans doute attendre le 28 janvier pour connaître ce détail.

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

De TikTok à l'appli « T'es mort ? » : la grande déprime du numérique

15 janvier 2026 à 07:27

Nos sociétés ultra-connectées n’ont pas que des avantages. Un récent rapport de l’Anses vient de jeter un pavé dans la mare en soulignant les dégâts considérables que les réseaux sociaux infligent à la jeunesse. Derrière les algorithmes de recommandation et les interfaces léchées se cache une réalité bien plus sombre : les plateformes exploitent sciemment les vulnérabilités des adolescents à des fins purement mercantiles.

L’enquête de l’Agence nationale de sécurité sanitaire est sans appel. Troubles anxiodépressifs, pensées suicidaires, cyberharcèlement ou dégradation de l’image de soi… La liste des maux s’allonge, souvent couplée à une hausse de la consommation de substances psychoactives. Ce n’est pas un accident de parcours, mais le résultat de mécanismes conçus pour cibler les spécificités et par conséquent les fragilités de l'adolescence. Le modèle économique de l'attention montre ici son visage le plus cruel.

« T’es mort ? » : l’application qui cartonne en Chine

D’un côté, une jeunesse victime d'une surexposition toxique ; de l’autre, des foyers isolés qui voient dans l'App Store leur seule ligne de vie pour ne pas disparaître dans l'indifférence générale. En Chine, une application au nom pour le moins provocateur, "Sileme" (que l'on peut traduire littéralement par "T'es mort ?"), caracole en tête des ventes de l'App Store.

Le concept est d'une simplicité désarmante : l'utilisateur, vivant seul, enregistre un contact d'urgence. S'il ne donne pas signe de vie régulièrement sur l'application, le système déclenche automatiquement une alerte. C'est le miroir de l'évolution démographique du pays : en 2024, un foyer chinois sur cinq est composé d'une personne seule. Le modèle traditionnel de la famille élargie s'effondre, et l'App Store tente de colmater les brèches.

Le succès de "Sileme" repose en partie sur son nom, clin d'œil cynique à la célèbre plateforme de livraison de repas "Eleme" ("T'as faim ?"). Mais pour conquérir le monde, l'heure est au lissage marketing. À l'occasion d'une future mise à jour, l'application sera rebaptisée Demumu.

Un changement de cap qui ne fait pas l'unanimité sur Weibo, où les utilisateurs regrettent la perte de cette franchise brutale qui faisait sa force. Pourtant, derrière ce changement d'identité, l'ambition reste la même : exporter à l'échelle mondiale une expertise née d'une crise de la solitude qui ne connaît plus de frontières.

En France aussi, on veille à distance

Ce besoin de "surveillance bienveillante" n'est pas l'exclusivité de l'Empire du Milieu. Dans l'Hexagone, des initiatives similaires émergent. C’est le cas de Dooinwell, une application française qui se propose de suivre les activités des seniors à distance.

Qu'il s'agisse de contrer les effets dévastateurs des réseaux sociaux ou de veiller sur nos aînés, la technologie joue ici un rôle de pompier pyromane : elle tente de réparer les liens qu'elle a parfois elle-même contribué à distendre, tout en rappelant que dans nos sociétés modernes, la présence humaine est de plus en plus souvent remplacée par une ligne de code.

Apple dépose moins de brevets en 2025 : simple creux ou vrai tournant ?

15 janvier 2026 à 06:45

Alors que la firme de Cupertino ne cesse de vanter ses investissements records en Recherche et Développement, les chiffres froids de l'administration américaine racontent une tout autre histoire. En 2025, Apple a déposé nettement moins de brevets aux États-Unis qu’en 2024.

Une information déroutante, tant le constructeur semble pourtant engagé sur tous les fronts, de l'intelligence artificielle aux futurs iPhone pliables, en passant par la santé ou ses futures lunettes connectées.

Une chute de 12 % et un recul au classement

Les données publiées par IFI Claims sont sans appel : Apple s'est vu accorder 2 722 brevets sur le sol américain l'an dernier. C'est une baisse significative de près de 12 % par rapport aux 3 082 brevets obtenus en 2024. Ce coup de frein propulse la Pomme hors du top 5 mondial, la reléguant à la sixième place du classement annuel.

Si cette tendance peut surprendre alors qu'Apple dépense des milliards dans le design de ses puces et ses logiciels, elle s'inscrit dans un contexte national de contraction. Globalement, le nombre de brevets accordés aux États-Unis a légèrement fléchi (–1 %), mais ce sont surtout les demandes qui ont fondu de 9 % pour atteindre leur niveau le plus bas depuis 2019. Un signe que le "backlog" de l'USPTO (plus de 1,2 million de dossiers en attente) commence sérieusement à gripper la machine à innover.

Samsung caracole en tête, Nvidia brille par son absence

Pendant qu'Apple lève le pied, ses concurrents asiatiques, eux, ne chôment pas. Pour la quatrième année consécutive, Samsung trône au sommet avec 7 054 brevets, soit plus de 2 % de la totalité des brevets déposés aux États-Unis. Derrière le géant coréen, on retrouve le fondeur TSMC (4 194 brevets) et Qualcomm (3 749), complétant un podium trusté par les spécialistes du silicium.

Rang Entreprise Brevets 2025 Évolution (vs 2024) Changement de rang
1  Samsung Electronics 7 054 +10,6 % =
2 TSMC 4 194 +5,1 % =
3 Qualcomm 3 749 +9,6 % =
4 Huawei 3 052 ⚪️ +0,2 % ↗️ +1
5 Samsung Display 2 859 +10,1 % ↗️ +2
6  Apple 2 722 -11,7 % ↘️ -2
7 Canon 2 623 +12,6 % ↗️ +2
8 Toyota 2 406 +35,2 % ↗️ +6
9 Dell 2 301 +51,9 % ↗️ +8
10 LG Electronics 2 284 -17,5 % ↘️ -4

À l'inverse, Apple n'est pas la seule à marquer le pas. Google glisse également dans le classement, et plus surprenant encore, Nvidia ne figure même pas dans le Top 50. Une absence paradoxale pour l'entreprise qui porte pourtant sur ses épaules la révolution actuelle de l'IA, mais qui semble privilégier le secret industriel au dépôt public de brevets.

Vers une stratégie de "qualité" plutôt que de quantité ?

Il serait toutefois risqué de conclure à une panne d'innovation du côté de l'Apple Park. Ce recul comptable cache peut-être une évolution stratégique. À l'instar d'IBM — qui a longtemps dominé ce classement avant de choisir une politique de dépôt beaucoup plus sélective —, Apple pourrait privilégier la protection de ses technologies clés par le biais du secret commercial plutôt que de livrer ses plans à la concurrence via des brevets publics.

Les domaines qui ont le plus progressé en 2025, comme les batteries et l'infrastructure de calcul pour l'IA, sont au cœur des préoccupations d'Apple. Reste à voir si cette discrétion administrative se traduira, dans les mois à venir, par les ruptures technologiques que les clients attendent de pied ferme.

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