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Finalement, macOS 26.3 n’a pas vraiment réglé les problèmes d’ergonomie de Tahoe

13 février 2026 à 09:58

Les bêtas de macOS 26.3 laissaient espérer que deux problèmes ergonomiques introduits avec Liquid Glass avaient été réglés par Apple. D’une part, les coins bien plus arrondis depuis le passage au design Liquid Glass ne correspondaient plus à la zone qui pouvait servir à redimensionner les fenêtres. De l’autre, la barre de défilement horizontale masquait les poignées sur vue colonne du Finder. On pensait les deux maladresses corrigées, mais la sortie de la version finale a pourtant annulé le premier correctif et révélé que le deuxième était incomplet.

macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

Retour en arrière sur le redimensionnement des fenêtres

macOS Tahoe a davantage arrondi les bords des fenêtres, mais sans toucher à la zone accessible pour cliquer avec la souris quand on veut les redimensionner. Cette différence pouvait causer des difficultés pour changer leur taille et on pensait que macOS 26.3 allait enfin corriger ce bug.

Vous avez du mal à redimensionner les fenêtres de macOS Tahoe ? Vous n’êtes pas seul

Vous avez du mal à redimensionner les fenêtres de macOS Tahoe ? Vous n’êtes pas seul

C’était bien le cas dans les bêtas et jusqu’à la release candidate (RC), la dernière bêta avant la finale. Bizarrement, la version publique de macOS 26.3 est revenue en arrière sur ce point. C’est ce que les notes de version fournies aux développeurs indiquent, en listant le problème dans les bugs connus alors que ce n’était pas le cas durant le cycle de bêta. Norbert Heger, le développeur qui avait repéré le problème à l’origine, a même créé une petite app pour déterminer la zone utile pour le curseur sur le bord des fenêtres et il peut ainsi confirmer que la RC de 26.3 avait corrigé le problème, alors que la finale est revenue à la situation précédente.

La zone utile pour redimensionner une fenêtre a été correctement corrigée sous macOS 26.3 RC, avant un retour à la situation sous macOS 26.2 avec la finale. Vidéo Norbert Heger.

Pourquoi ce revirement à la dernière minute ? Seule Apple le sait, mais on peut imaginer que le changement a introduit d’autres bugs qui n’avaient pas été repérés et qui ont contraint à un retour à la configuration originale de macOS 26 pour le moment. On peut espérer qu’une future mise à jour de Tahoe corrigera enfin pour de bon ce défaut et en attendant, il faudra être assez précis pour redimensionner les fenêtres, sous peine de cliquer à côté de la zone dédiée.

Redimensionnement des colonnes du Finder

macOS 26.3 a bien corrigé l’impossibilité de redimensionner les colonnes du Finder quand la barre de défilement était affichée en bas. En revanche, il reste un bug visuel repéré par Jeff Johnson. Si on masque la barre de statut du Finder, le défilement vertical ne descend plus jusqu’en bas, la zone semble flotter dans la fenêtre… et de fait, l’icône pour redimensionner la colonne n’est plus calée en bas comme elle devrait.

Le bug visuel de macOS 26.3 : les poignées pour redimensionner les colonnes du Finder peuvent flotter dans la fenêtre. Image Jeff Johnson/MacGeneration.

Ce n’est pas gênant pour utiliser la fonctionnalité, mais cela trahit un manque d’attention qui a pourtant fait la réputation d’Apple. Cela donne à Liquid Glass un côté mal fini, ce qui est tout de même gênant quand on en est à la troisième mise à jour depuis la sortie des premières versions finalisées en septembre dernier.

Sony annonce les WF-1000XM6 pour concurrencer les AirPods Pro 3

13 février 2026 à 09:53

Les AirPods Pro 3 ont un nouveau concurrent ! Sony a lancé hier ses WF-1000XM6, des écouteurs haut de gamme facturés 299,99 €. Ils viennent prendre la relève des WF-1000XM5 lancés à l’été 2023 avec une réduction de bruit que l’on nous promet 25 % plus efficace.

Image Sony

Le format n’évolue pas, Sony continuant de proposer des écouteurs plus discrets que ceux d’Apple en l’absence de tige. Le fabricant a cependant légèrement revu la conception afin de les rendre plus confortables à porter, les rendant au passage 11 % plus compacts. Sony vante évidemment un excellent son, aidé par un algorithme d’IA qui restaure en temps réel les fichiers compressés pour une meilleure qualité.

Sur le plan technique, Sony met en avant une nouvelle chaîne de traitement pour l’ANC, combinant deux processeurs dédiés à l'audio et un optimiseur adaptatif. La marque indique aussi passer à quatre microphones par écouteur pour un gain surtout sur les fréquences moyennes à hautes

La partie appels est également revue : Sony vante un capteur à conduction osseuse, deux microphones focalisés sur la voix assistés par IA et un algorithme de réduction du bruit pour mieux isoler la voix. L’autonomie annoncée est de 8 heures avec réduction de bruit active, et jusqu’à 24 heures avec le boîtier. La recharge sans fil Qi est prise en charge.

Côté connectivité, Sony annonce une antenne 1,5 fois plus grande que sur le modèle précédent et des algorithmes visant à stabiliser la liaison. Les WF-1000XM6 sont aussi compatibles Bluetooth LE Audio et Auracast, avec une latence mise en avant comme plus faible (un point qui peut compter pour le jeu vidéo). Le Bluetooth multipoint est évidemment de la partie.

Auracast, la technologie audio qu

Auracast, la technologie audio qu'on adorerait utiliser si Apple s'en occupait vraiment

Image Sony

Les premiers tests sont globalement positifs, avec une réduction de bruit jugée plus solide, une signature sonore bien maîtrisée et des appels en progrès, même si l’autonomie et le confort restent à vérifier selon les oreilles. Ces nouveaux écouteurs sont disponibles en coloris noir ou platine pour un tarif de 299,99 € directement chez Sony. On peut imaginer qu’ils arriveront prochainement sur Amazon en remplacement de leurs prédécesseurs. Notons que le tarif baisse un peu, car les WF-1000XM5 étaient facturés 20 € de plus au lancement.

Qobuz modernise son app CarPlay avec une nouvelle interface et Siri

13 février 2026 à 08:49

Qobuz a annoncé cette semaine l’arrivée d’une toute nouvelle expérience pour les utilisateurs du service de streaming qui comptent sur CarPlay au quotidien. De fait, l’app iOS associée au service a été mise à jour fin janvier avec une interface entièrement remaniée pour la variante d’iOS qui doit tourner sur le tableau de bord des véhicules. Outre la présentation, cette nouvelle version est l’occasion d’ajouter plusieurs fonctionnalités, dont le contrôle de la musique par Siri. Cette nouveauté n’est d’ailleurs pas réservée à CarPlay, on pourra aussi l’utiliser sur son iPhone.

La version CarPlay de l’app Qobuz était manifestement assez légère jusque-là, si l’on en juge à la liste de fonctionnalités ajoutées avec la mise à jour. L’entreprise française permet ainsi de contrôler la lecture en mode aléatoire, son app offre un accès direct aux albums et artistes pendant la lecture d’un morceau, on pourra accéder aux recommandations éditoriales qui font la réputation du service, ainsi qu’aux listes de lecture quotidiennes et hebdomadaires depuis la page « Discover ». Ce n’est pas fini, l’app ajoute aussi des filtres pour ne garder que certains genres, elle permet d’ajouter des albums à ses favoris directement depuis le tableau de bord et offre enfin la possibilité de trier la bibliothèque alphabétiquement.

La dernière grosse nouveauté signalée par Qobuz est l’intégration de Siri. L’assistant vocal d’Apple peut désormais accéder au contenu du service de streaming pour lancer un titre, un album ou encore une liste de lecture avec une requête vocale. Siri pourra aussi apparemment ajouter le morceau en cours de lecture aux favoris ou même répondre à une question générique, comme le nom de la chanson diffusée. Cette dernière idée est particulièrement intéressante lorsque l’on utilise des AirPods ou un HomePod pour écouter une liste de lecture générée automatiquement.

Quelques exemples de ce que l’intégration de Siri permettra de faire avec Qobuz. Image Qobuz.
Quelques exemples de ce que l’intégration de Siri permettra de faire avec Qobuz. Image Qobuz.

L’intégration de Siri sera évidemment pratique dans la voiture, mais elle n’est pas réservée à CarPlay. On pourra aussi l’utiliser sur son iPhone ou tout autre appareil Apple où l’app du service de streaming peut être installée. Dans les notes de version, Qobuz note aussi que le lecteur au cœur de son app a été entièrement réécrit, sans préciser les gains à attendre.

Qobuz nécessite un abonnement à partir de 14,99 € par mois ou 149,99 € par an. C’est un petit peu plus cher que ses concurrents, mais cette offre se distingue par la qualité (exclusivement sans perte et une partie du catalogue monte à 24 bits et 192 kHz) et un contenu éditorial poussé. Un mois d’essai est prévu si vous voulez tester.

Jony Ive lâche une phrase assassine sur Apple

13 février 2026 à 07:32

Loin de nous l’idée de chercher la petite bête, mais une phrase glissée par Jony Ive laisse entendre que son départ de Cupertino, à la fin des années 2010, ne s’est pas fait dans la plus grande sérénité. L'ancien gourou du design semble avoir gardé quelques griefs dans ses cartons.

Le journaliste Jordan Golson a récemment consacré un long format au travail titanesque de Jony Ive sur l’habitacle de la Ferrari Luce. Pour beaucoup d’observateurs, il s’agit sans doute de la réalisation la plus aboutie du designer britannique depuis qu’il a quitté les couloirs de l’Apple Park. Mais au-delà des courbes de la carrosserie, c'est une petite phrase sur ses relations humaines qui fait aujourd'hui jaser.

Jony Ive imprime la patte Apple dans la Ferrari Luce

Jony Ive imprime la patte Apple dans la Ferrari Luce

L’article de Golson, nourri par un entretien exclusif avec Ive, revient sur la genèse de son studio LoveFrom en 2019. Si l’ancien compère de Steve Jobs se montre particulièrement élogieux envers ses collaborateurs actuels, il n’hésite pas à égratigner son passé chez Apple par contraste.

« [Ce sont] les meilleurs, les meilleurs, les meilleurs designers que j’ai eu la chance de rencontrer, et aussi les plus gentils », explique Ive à propos de son équipe actuelle. Avant de lâcher une sentence sans ambiguïté : « Cela fait partie de mon tempérament belliqueux aujourd’hui : j’en ai fini de travailler avec des cons (assholes). »

Image Ferrari

Si Jony Ive ne livre pas de noms, le sous-entendu est limpide : ses dernières années passées à la tête du design d'Apple n'ont pas été un long fleuve tranquille.

Le pacte avec le « meilleur ennemi »

Ce sentiment de rupture consommée se reflète d’ailleurs dans ses choix stratégiques récents. Il y a quelque chose d’assez troublant à voir l’ancien gardien du temple Apple collaborer aussi étroitement avec OpenAI.

Jony Ive et Sam Altman. Image OpenAI

Certes, Ive est désormais un homme libre et n'a plus aucun compte à rendre à son ancien employeur. Mais il propose malgré tout ses services de design à une structure qui, de son côté, ne cache plus ses ambitions : OpenAI considère aujourd'hui Apple comme son rival le plus sérieux.

Oubliez Google : le véritable rival d’OpenAI pour Sam Altman, c’est Apple

Oubliez Google : le véritable rival d’OpenAI pour Sam Altman, c’est Apple

Une vengeance qui se mange froid

Pour mener à bien ses nouveaux projets, notamment cette gamme de produits autour de l’IA avec Sam Altman, le duo ne fait pas dans la dentelle. LoveFrom débauche en effet à tour de bras des spécialistes de haut vol directement chez Apple.

Jony Ive et OpenAI débaucheraient sans trop de difficultés des spécialistes chez Apple

Jony Ive et OpenAI débaucheraient sans trop de difficultés des spécialistes chez Apple

Entre la fuite des cerveaux vers son studio et ces petites phrases assassines, on finit par se demander si la vengeance ne serait pas un plat qui se mange très froid chez Sir Jony. Reste à voir si la Ferrari Luce et les futurs produits issus de sa collaboration avec OpenAI parviendront à égaler l’héritage laissé à Cupertino. Une chose est sûre : le divorce est bel et bien acté…

Mac Studio M5 : tout ce qu’il faut attendre de la prochaine génération

13 février 2026 à 06:48

Ces derniers temps, le Mac mini a largement occupé le devant de la scène. Depuis sa cure de jouvence et son nouveau design ultra-compact, le petit cube est devenu le véritable fer de lance de la gamme de bureau d'Apple. Une ascension qui a quelque peu éclipsé le Mac Studio, lequel reste pourtant la valeur sûre pour ceux qui ne jurent que par la performance brute.

Image : MacGeneration

Que vous fassiez partie du camp mini ou du camp Studio, l’année 2026 s’annonce chargée. Aujourd’hui, penchons-nous sur le cas du Mac Studio : entre continuité esthétique et révolution intérieure, voici à quoi s’attendre.

Un design gravé dans l’aluminium

Autant le dire d'emblée : il ne faut pas s'attendre à une révolution visuelle. Selon les bruits de couloir, Apple ne prévoit aucun changement de design pour le Mac Studio cette année. On retrouvera donc ce pavé d'aluminium, sorte de "Mac mini sous stéroïdes », haut de 9,4 cm.

Image : MacGeneration

M5 Max et M5 Ultra : la modularité en ligne de mire

Le cœur de cette mise à jour réside, sans surprise, dans l'arrivée des puces M5 Max et M5 Ultra. Des traces de ces processeurs ont d'ailleurs été repérées récemment dans iOS 26.3, confirmant que le développement arrive à son terme. La puce M5 Ultra devrait, comme à l'accoutumée, doubler les performances de la Max.

Mais au-delà du simple gain de puissance, c’est l’architecture même qui pourrait évoluer. Jusqu’à présent, le passage au M5 était perçu comme un simple « speed bump ». Pourtant, Apple pourrait inaugurer une approche modulaire. Contrairement à la puce M5 standard, qui reste un système monolithique (SoC) gravé en 3 nm, les versions professionnelles exploiteraient une nouvelle technologie d'assemblage permettant de combiner différents blocs (CPU, GPU, etc.) au sein d'un même package.

Tout comprendre à la conception en blocs qu

Tout comprendre à la conception en blocs qu'Apple pourrait employer avec les puces M5 Pro et M5 Ultra

Pour l’utilisateur, cela pourrait signifier une flexibilité inédite sur l’Apple Store : on peut imaginer pouvoir commander une configuration musclée en CPU mais plus légère en GPU, ou inversement, selon que l'on fait de la compilation de code ou du rendu 3D. Une petite révolution dans la conception des puces "Pro" chez Apple.

SSD : le passage à la vitesse supérieure

Le Mac Studio devrait également s'aligner sur les derniers MacBook Pro en adoptant un stockage plus rapide. Il serait question d’un passage au PCI Express 5.0, ce qui permettrait des débits de lecture et d'écriture encore plus vertigineux.

Studio Display 2 : enfin du neuf ?

Le Mac Studio pourrait ne pas arriver seul. Apple préparerait un Studio Display 2 pour l'accompagner. Si le look ne devrait pas varier, l'écran gagnerait enfin en fluidité avec un taux de rafraîchissement de 90 Hz.

Studio Display 2 : du 90 Hz pour ménager le Thunderbolt 5 ?

Studio Display 2 : du 90 Hz pour ménager le Thunderbolt 5 ?

Plus intéressant encore, l'adoption du mini-LED offrirait des contrastes bien plus profonds et une meilleure luminosité. Pour piloter tout cela (et peut-être ajouter de nouvelles fonctions de traitement d'image), Apple y intégrerait une puce A19.

Prix et calendrier : rendez-vous au printemps

Côté portefeuille, le ticket d'entrée devrait rester aux alentours des 2 299 €, même si la hausse du coût des composants pourrait pousser Apple à une légère correction. À l'inverse, en Europe, nous ne sommes jamais à l'abri d'une bonne surprise avec la baisse du dollar.

Quant à la disponibilité, Mark Gurman estime que ces nouveaux modèles ne devraient pas tarder après le rafraîchissement printanier des MacBook Pro. Ces derniers étant attendus dès la semaine du 2 mars, le Mac Studio pourrait pointer le bout de son nez peu de temps après, lors d'un événement dédié ou plus certainement via un simple communiqué de presse.

Siri fait trébucher Apple en Bourse : Cupertino contraint de sortir du silence

13 février 2026 à 06:18

Siri est devenu un sujet sensible, pour ne pas dire tabou, du côté de Cupertino. Il y a deux jours, le storytelling léché autour du « nouveau Siri » a sérieusement pris l'eau. Mark Gurman a révélé que les phases de tests s'avéraient plus laborieuses que prévu, au point qu’Apple envisagerait de repousser une partie des fonctionnalités phares à iOS 26.5.

Apple reculerait une bonne partie des nouveautés de Siri à iOS 26.5

Apple reculerait une bonne partie des nouveautés de Siri à iOS 26.5

Wall Street voit rouge

Habituellement peu enclin à commenter les rumeurs, Apple a cette fois dérogé à sa légendaire réserve. La firme a fait parvenir un communiqué d’une phrase à CNBC pour tenter de rassurer, avant tout, les milieux financiers. Le message est laconique mais ferme : Apple maintient que le lancement reste sur les rails pour 2026. Apple s’en tient ainsi à la promesse faite l’année dernière.

Tim Cook confirme le nouveau Siri pour 2026

Tim Cook confirme le nouveau Siri pour 2026

Il faut dire qu’à la Bourse, le titre de la Pomme a bu la tasse hier. L'action a reculé de 5 %, effaçant d'un coup tous ses gains depuis le début de l’année. Jusqu’à présent, la valeur boursière de Cupertino résistait plutôt bien à la correction du marché entamée fin janvier, mais le doute semble s'être installé.

Apple News dans le viseur de la FTC

Une autre ombre au tableau a sans doute pesé sur le moral des investisseurs. Andrew Ferguson, le président de la FTC, a officiellement interpellé Tim Cook pour lui demander de revoir les pratiques d'Apple News. En cause : des soupçons de biais politiques. La plateforme est accusée par certains de censurer des organes de presse conservateurs.

Apple News devient-il un nid à « arnaques » ?

Apple News devient-il un nid à « arnaques » ?

Dans une lettre publiée sur X mercredi, Andrew Ferguson souligne que des rapports font état d'une promotion systématique de médias marqués à gauche, au détriment des publications plus conservatrices. Fidèle à sa ligne de conduite sur les dossiers politiques, Apple a refusé de commenter cette missive.

Le calendrier de la discorde

Malgré ces pressions réglementaires, c’est bien l’avenir de Siri qui semble avoir poussé les actionnaires à presser le bouton « vendre ». Quoi qu'il en soit, le démenti envoyé à CNBC ne contredit pas vraiment les informations de Mark Gurman. Apple peut tout à fait rater ses objectifs internes pour le lancement de Siri tout en restant dans les clous de sa promesse publique. En ne s'engageant que sur un vague « courant 2026 », la firme se donne jusqu’en décembre pour livrer sa copie sans pouvoir être accusée de retard officiel.

En coulisses, la tension doit être à son comble. Un détail est d'ailleurs passé inaperçu : les versions 26.3 sont sorties avec presque deux semaines de retard sur le calendrier habituel. Il y a fort à parier que les ressources ont été massivement réallouées vers les chantiers d'iOS 26.4 et 26.5 pour tenter de sauver les meubles et tenir les délais.

Enfin, il convient de rappeler que le passage aux modèles de langage de grande taille (LLM) n’est pas une formule magique. Les assistants ne se transforment pas en génies par simple mise à jour logicielle. Les débuts d’Alexa+, pourtant très ambitieux sur le papier, montrent que la route est longue et semée d’embûches, même pour les pionniers du secteur.

Alors que le nouveau Siri se fait attendre, Alexa+ peine toujours à convaincre

Alors que le nouveau Siri se fait attendre, Alexa+ peine toujours à convaincre

Xavier Niel prend le contrôle de Telefónica Chili

12 février 2026 à 22:00

S’il est très connu pour être le propriétaire de l’opérateur Free en France, Xavier Niel n’a pas que cette entreprise, et n’opère pas qu’en France, loin de là. Ses activités s’étendent même sur d’autres continents, comme le prouve son acquisition récente de Telefónica Chili.

Xavier Niel peut avoir le sourire, après avoir absorbé un nouvel opérateur étranger. Image Free.

C’est par une opération impliquant plusieurs de ses filiales que le magnat français a absorbé cet opérateur chilien : NJJ Holding, société d’investissement de Xavier Niel, a ainsi acheté 51 % de Telefónica Chili, quand Millicom a pris les 49 autres pour-cent. Au final, l’homme récupère bien plus que les 51 % directs de sa filiale, étant aussi propriétaire à 40 % de Millicom, comme rapporté par Univers Freebox.

La transaction s’est faite contre un paiement initial de 50 millions de dollars, et un complément de 150 millions de dollars pourrait arriver en fonction de la création de valeur à venir. Telefónica, ancien propriétaire de Telefónica Chili, s’est lui engagé à assainir les comptes de son ancienne filiale en injectant 92 millions de dollars.

Les opérateurs contrôlés par Xavier Niel de par le monde commencent à former un groupe particulièrement important pour ce qui n’était à l’origine qu’un « petit » opérateur français :

  • Italie : Iliad Italia.
  • Monaco, Chypre, Malte : Monaco Telecom, qui contrôle MTN Cyprus et Vodafone Malta.
  • Suisse : Salt.
  • Pologne : Play.
  • Irlande : Eir.
  • Ukraine : Datagroupe-Volia et Lifecell.
  • Chili : Telefónica Chili.

D’autres opérateurs ne sont pas sous le contrôle de Xavier Niel, mais ses entreprises y ont des parts non négligeables :

  • Millicom représente Tigo et LatAm, présent sur 11 pays d’Amérique latine.
  • Tele2 est détenu à 20 % par des filiales de Xavier Niel, et est présent en Suède et aux pays Baltes.
  • Proximus est détenu à 6 % par une holding de Xavier Niel.
Xavier Niel accuse les autorités de l’empêcher de venir casser les prix en Belgique

Xavier Niel accuse les autorités de l’empêcher de venir casser les prix en Belgique

Au fil du temps, le groupe télécom monté par le natif de Maison-Alfort est devenu un incontournable du marché européen, et un acteur montant dans le paysage des télécommunications mondiales.

Un nouveau firmware en beta pour les AirPods 4, Pro 2 et Pro 3

12 février 2026 à 21:30

Apple vient de publier une nouvelle version beta du firmware pour plusieurs de ses écouteurs : les AirPods Pro 2, AirPods Pro 3, et AirPods 4. Alors que jusqu’à présent chaque modèle avait un firmware bien spécifique, cette fois-ci Cupertino les a tous regroupés sous le même numéro de build, la 8B5034f.

Bien entendu, comme c’est quasi systématiquement le cas avec les mises à jour de firmware de ces accessoires, Apple ne communique pas les corrections apportées par la beta. Tout au plus peut-on imaginer des ajustements concernant la réduction de bruit, ou la préparation de nouvelles fonctions à venir dans une prochaine mise à jour d’iOS.

Comme toujours avec les AirPods, impossible de forcer la mise à jour : on coche l’option firmware bêta dans les réglages, on laisse les écouteurs charger à côté de l’iPhone, et on attend que la magie noire des serveurs fasse le reste. Si vous espériez un bouton « Mettre à jour maintenant », c’est raté pour le moment. Peut-être dans une prochaine version d’iOS, ça ne coûte rien de rêver : après tout, ça ne fait que cinq ans qu’une solution interne existe...

Apple aurait un logiciel pour mettre à jour les AirPods   mais uniquement pour ses techniciens

Apple aurait un logiciel pour mettre à jour les AirPods mais uniquement pour ses techniciens

Il semble qu’Apple ait calqué les mises à jour de firmware de ses écouteurs sur celles de ses téléphones, bien que ce ne soit pas systématique. Il faut dire que les deux sont étroitement liés, encore plus depuis l’arrivée de fonctions comme la traduction « instantanée ».Bien entendu, nous vous tiendrons au courant de toute découverte que nous pourrions faire dans ces nouveaux firmwares.

Google encore visé par une enquête de l’UE, pouvant amener jusqu’à 40 milliards de dollars d’amende

12 février 2026 à 21:00

Pour les GAFAM, les mois se suivent et se ressemblent dans leurs relations avec les autorités, et spécialement celles de l’Union européenne. Ainsi, comme le rapporte Bloomberg, Google risque de se voir infliger une nouvelle amende par la Commission européenne, sur fond d’abus de position dominante dans le domaine de la publicité.

L’Union européenne doit faire figure d’épouvantail au Googleplex... Image Wikipedia/The Pancake of Heaven, CC By-SA 4.0.

Et pour le coup, l’addition pourrait être (très) salée : pour une violation des règles de libre concurrence, Alphabet pourrait recevoir une douloureuse allant jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires mondial. Avec un CA mondial de 400 milliards de dollars en 2025, le montant pourrait donc atteindre les 40 milliards de dollars. Une paille !

Google serait en effet accusé de gonfler artificiellement les prix de vente de l’espace de publicité disponible sur ses services, afin de faire payer toujours plus aux annonceurs. Cette pratique anti-concurrentielle toucherait plusieurs services d’Alphabet, que ce soit le moteur de recherche Google, le service YouTube ou d’autres.

Dans le système utilisé actuellement, les prix des spots publicitaires sont décidés par des enchères en temps réel, permettant selon Google de proposer à l’utilisateur final les publicités les plus ciblées et les plus qualitatives possibles. Toujours selon Google, « les publicités Google Search permettent d’aider les petites entreprises à concurrencer les plus grandes marques, sont un moteur de la croissance économique et aident à maintenir le web gratuit pour tout le monde ». Que des qualités en somme.

Si pour le moment l’enquête n’en est qu’à ses débuts, c’est une couche supplémentaire de conflit qui s’ouvre avec l’Union européenne, venant s’ajouter à ceux déjà en cours. La Commission européenne a donc ouvert une demande d’informations sur le marché, invitant les entreprises s’estimant flouées à faire part de leurs remarques. Le tout pourrait rapidement aboutir à l’ouverture d’une procédure officielle par la commissaire européenne Teresa Ribera.

Une montée en flèche des amendes pour Alphabet

Depuis 2017, les amendes infligées à Google par l’Union européenne représentent déjà 9,5 milliards de dollars, qui se répartissent de la manière suivante : 2,42 milliards de dollars pour l’abus de position dominante dans la recherche de Google Shopping, 2,95 milliards de dollars pour les pratiques anti-concurrentielles dans les publicités en lignes, ainsi que 4,13 milliards de dollars d’abus de position dominante sur Android.

Google rappelé à l

Google rappelé à l'ordre sur le DMA, WhatsApp désormais encadré par le DSA

Et ce n’est que le début : en plus de l’enquête citée dans ces lignes, d’autres amendes pour abus de position dominante pourraient être infligées suite aux diverses enquêtes en cours s’appuyant sur le DMA, concernant un favoritisme des services maison sur les plateformes de recherche en ligne, ainsi que des manœuvres visant à dissuader les développeurs à proposer leurs apps ailleurs que sur le Play Store.

Le moteur de recherche n’est pas exempt de ses enquêtes : la Commission européenne pourrait lui infliger à lui aussi une amende, si les soupçons de manipulation des résultats de recherche dans la catégorie « Actualités » de Google étaient confirmés.

Toutes ces procédures ne risquent pas d’améliorer les relations entre Alphabet et l’Union européenne, et par la même, les relations avec le gouvernement américain.

Un boîtier pour SSD externe en forme d'icône de sauvegarde , pour les nostalgeeks

12 février 2026 à 19:25

Les fabricants d'accessoires ont beaucoup d'imagination : sur Aliexpress, un vendeur propose un boîtier externe pour SSD M.2 (NVMe) qui prend la forme d'une icône bien connue par de nombreux utilisateurs, celle de la sauvegarde ( ). Il est vendu environ 22 € et intègre un connecteur USB-C. Le fabricant indique qu'il utilise un contrôleur Realtek RTL9210CN, qui permet des débits de 10 Gb/s en USB-C (environ 1 Go/s en pratique).

Une icône de sauvegarde qui pend sur un porte-clés.

Le boîtier accepte les SSD M.2, mais uniquement dans les variantes courtes (2230 et 2242). Les premiers mesurent 30 mm de long pour 22 de large, les seconds 42 mm. Ils ont été popularisés par les consoles comme le Steam Deck et se trouvent assez facilement dans des capacités de 1 ou 2 To chez Crucial (avec le P310), Sandisk ou Corsair. Attention, les prix sont assez élevés à cause des pénuries de mémoire flash et du fait que les SSD M.2 2230 et 2242 restent plus rares que les 2280 classiques.

10 Gb/s.

Sinon, bien évidemment, cette « icône de sauvegarde » est la reproduction d'une disquette 3,5 pouces, popularisée par le premier Macintosh et qui est passée de 400 ko à 1,44 Mo en quelques années (et même à 2,88 Mo dans une variante assez rare). Mais en 2026, les disquettes sont essentiellement des vestiges du passé, un reliquat des années 90 qui est encore mis en avant dans certaines icônes par habitude.

YouTube est enfin disponible sur le Vision Pro

12 février 2026 à 18:20

Depuis le lancement du Vision Pro, une application1 manque réellement au casque d'Apple, pour les amateurs de loisir : YouTube. Le seul moyen de profiter du service de Google était en effet de passer par le navigateur, et c'est une voie qui a des limites. Mais ce problème est enfin réglé : Google vient de publier une app YouTube pour visionOS.

YouTube sur Vision Pro.

Elle est compatible avec les deux versions du casque, simplifie la navigation et prend en charge les différents modes dédiés à la réalité virtuelle que YouTube propose, que ce soit les vidéos à 360° ou celle en VR180 (un format Google qui permet de voir un environnement en 3D positionné uniquement devant l'utilisateur). Google annonce aussi que les vidéos en 8K sont prises en charge sur le modèle M5. Ce n'est pas lié à la qualité de la dalle, mais plus probablement au fait que le M5 est capable de décoder matériellement le codec AV1.

YouTube sur Vision Pro.
Apple annonce le Vision Pro M5 : plus de puissance et de confort pour 300 € de moins

Apple annonce le Vision Pro M5 : plus de puissance et de confort pour 300 € de moins

Un short sur Vision Pro.

  1. Bon, il manque toujours Netflix.  ↩︎

Apple récupère les droits de Severance, qui devrait avoir encore au moins deux saisons

12 février 2026 à 17:55

Si Severance est une série qui est diffusée sur Apple TV1, elle n'appartenait pas à Apple pour autant : comme souvent, c'était une coproduction, ici avec Fifth Season. Selon Deadline, Apple a racheté les droits de la série à son coproducteur, qui n'est donc plus que producteur exécutif, derrière Apple Studio. Ce n'est pas la première fois qu'Apple fait ce mouvement, Silo avait par exemple été dans le même cas, mais Apple avait racheté les droits à AMC Studios en fin de saison 1.

Apple rachète les droits. Image Apple.

Pour Severance, Apple aurait donc mis sur la table environ 70 millions de dollars. Un chiffre élevé, mais à mettre en regard du prix des épisodes, qui serait d'environ 20 millions de dollars par épisode pour la seconde saison. Une des raisons de la vente des droits à Apple Studio viendrait des difficultés de la production, entre une grève à Hollywood et des reshoots : Fifth Season avait des problèmes de liquidités liés à la série et à une période très longue entre la saison 1 et la saison 2. Elle aurait même perdu de l'argent, ce qui aurait pu faire annuler la série.

Au moins quatre saisons

Selon nos confrères, le plan prévoit quatre saisons, et peut-être éventuellement une cinquième. La possibilité de proposer des séries dérivées pour permettre de combler l'attente des fans entre les saisons est aussi évoquée. Une préquelle, un spin-off (une série dérivée) et des adaptations étrangères sont évoqués.

Une fuite en avant. Image Apple.

Visiblement, le développement de la saison 3 est toujours en cours, car la méthode employée n'est pas la même que pour d'autres séries : alors que certains commencent à filmer quand une partie des scripts est disponible, Ben Stiller (très impliqué) et Dan Erickson (le showrunner, c'est-à-dire l'architecte de la série) préfèrent finaliser tous les scripts pour garder une cohérence dans un univers qui est très cadré, ce qui ralentit fortement le déroulé des opérations.

Image Apple.

Notons enfin que si Apple essaye peu à peu de prendre le contrôle sur certains des contenus disponibles sur Apple TV, ce n'est pas systématique : Ted Lasso, Pluribus ou The Studio proviennent d'autres studios.


  1. Le service, mais pas nécessairement le boîtier, mais souvent l'app.  ↩︎

Surveillance du sommeil : l’Apple Watch est-elle vraiment fiable ?

12 février 2026 à 17:30

Depuis watchOS 9, Apple affine le suivi du sommeil sur l’Apple Watch. Données détaillées, graphiques précis, promesses de rigueur scientifique : que valent réellement ces mesures une fois la montre retirée du poignet ?

Image : Freepik

Le suivi du sommeil chez Apple : une approche progressive

Apple n’a jamais abordé le sommeil de manière spectaculaire. Contrairement à plusieurs acteurs du marché, la marque a préféré avancer par paliers et intégrer le suivi nocturne relativement tard dans son écosystème. Cette retenue, souvent commentée, traduit une certaine prudence. Le sommeil demeure un terrain complexe, situé à la frontière entre observation physiologique et interprétation statistique.

Aujourd’hui, l’Apple Watch distingue plusieurs phases nocturnes (éveil, léger, profond et paradoxal) grâce à un ensemble de capteurs déjà présents au poignet. Accéléromètre, gyroscope et capteur cardiaque fonctionnent en synergie. La fréquence respiratoire s’ajoute à l’analyse, observée de manière indirecte pendant la nuit. Chaque matin, les résultats apparaissent dans l’application Santé sous une forme claire, accessible, presque didactique.

Ce suivi s’inscrit dans une logique plus globale. Le sommeil ne se limite pas à une donnée isolée, il interagit avec l’activité physique, la variabilité de la fréquence cardiaque et l’exposition quotidienne à la lumière. Cette vision transversale fait partie des meilleures fonctionnalités de l’Apple Watch, sans pour autant dissiper toutes les interrogations liées à la précision des mesures.

Ce que mesurent réellement les capteurs nocturnes

L’Apple Watch n’observe pas l’activité cérébrale. Elle ne capte ni les ondes neuronales ni les micro-éveils, comme le ferait un électroencéphalogramme en milieu clinique. L’analyse repose exclusivement sur des corrélations statistiques. Les mouvements du poignet, les variations du rythme cardiaque ainsi que les cycles respiratoires servent d’indices pour estimer les différentes phases du sommeil.

Dans les faits, ces estimations se montrent cohérentes lorsqu’il s’agit d’identifier les grandes tendances. Une nuit fragmentée apparaît nettement. Une accumulation de fatigue ressort sur plusieurs jours. En revanche, la distinction fine entre sommeil profond et sommeil paradoxal reste délicate. Plusieurs travaux indépendants ont mis en évidence les difficultés rencontrées par les montres connectées, Apple incluse, pour différencier ces stades de façon constante.

La force du système conçu par Apple réside surtout dans la stabilité de ses algorithmes. Les variations d’une nuit à l’autre se révèlent moins erratiques que chez certains concurrents. Cette régularité facilite l’analyse sur la durée, à condition d’accepter une part d’approximation inhérente à ce type de technologie.

Apple Watch face aux références médicales

Comparer une Apple Watch à une polysomnographie hospitalière revient à opposer deux univers radicalement différents. D’un côté, un dispositif clinique lourd, truffé d’électrodes, supervisé par des professionnels de santé. De l’autre, un objet grand public pensé pour le confort et l’usage quotidien.

Les tests réalisés en conditions contrôlées montrent un écart mesurable. L’Apple Watch identifie correctement les périodes de sommeil et d’éveil dans la majorité des situations. Les erreurs manifestes restent rares. En revanche, la durée exacte des phases profondes diverge régulièrement des données issues des examens médicaux de référence.

Cela ne signifie pas que la montre se trompe systématiquement. Elle propose une lecture interprétative. Pour un usage personnel, cette lecture suffit à repérer des anomalies récurrentes : nuits trop courtes, fragmentation excessive, horaires instables. En revanche, elle ne se substitue pas à un diagnostic clinique, notamment en cas de suspicion d’apnée du sommeil, voire d’insomnie persistante.

Sur WatchGeneration, ce point avait déjà été abordé dans le dossier consacré au suivi santé de l’Apple Watch. Celui-ci rappelle que la frontière entre bien-être connecté et outil médical reste clairement assumée par Apple.

Les limites souvent ignorées par les utilisateurs

L’une des faiblesses majeures du suivi du sommeil réside dans l’usage réel. Une Apple Watch doit être portée correctement, avec un serrage adapté et une autonomie suffisante. Dans la pratique, de nombreux utilisateurs rechargent leur montre pendant la nuit. Certains vont jusqu’à la retirer par inconfort. Ces habitudes altèrent la qualité des données, parfois sans que l’on en ait conscience.

Un autre facteur sous-estimé s’incarne dans l’influence des routines de coucher. Le système repose sur des plages horaires définies à l’avance. Un endormissement hors de ces créneaux perturbe la détection initiale du sommeil. Les travailleurs nocturnes, tout comme ceux aux horaires irréguliers, rencontrent fréquemment ce type de décalage, avec des graphiques partiels et des débuts de nuit mal interprétés.

Enfin, la lecture des résultats demande un minimum de recul. Une mauvaise nuit isolée n’a rien d’alarmant. Pourtant, l’accumulation de données favorise parfois une forme d’auto-surveillance excessive. Apple tente d’en limiter les effets et met l’accent sur des tendances hebdomadaires, jugées plus pertinentes que des alertes ponctuelles.

L’intégration dans l’écosystème Apple : un vrai atout

Là où la montre connectée Apple se démarque nettement, c’est dans sa capacité à contextualiser le sommeil. Les données nocturnes dialoguent avec l’iPhone, l’iPad et le Mac. Le mode Sommeil influe sur les notifications, la luminosité des écrans et les rappels de coucher.

Cette cohérence renforce la pertinence des analyses sur le long terme. Une dégradation de la qualité du sommeil peut être mise en relation avec une hausse de la charge d’entraînement, associée à une diminution des phases de récupération. L’utilisateur ne consulte plus une métrique isolée, mais un ensemble cohérent intégré à son quotidien numérique.

Cette lecture correspond au traitement habituel de ce type de sujet sur WatchGeneration, davantage centré sur l’usage que sur la seule performance chiffrée. La technologie gagne en pertinence lorsqu’elle s’efface derrière l’usage. Dans ce cadre précis, le suivi du sommeil de l’Apple Watch trouve une légitimité que les chiffres bruts ne suffiraient pas à justifier seuls.

Faut-il se fier aux résultats au quotidien ?

La question de la fiabilité appelle une réponse nuancée. La montre connectée Apple ne délivre pas une vérité médicale absolue. Elle soumet une photographie approximative, mais cohérente du sommeil. Pour une personne en bonne santé, cette photographie aide à ajuster ses habitudes : horaires plus réguliers, meilleure récupération, attention portée aux signaux de fatigue.

Dès que des troubles plus sérieux apparaissent, la montre atteint toutefois ses limites. Apple le reconnaît implicitement dans ses mentions légales. Le suivi du sommeil relève du bien-être, pas du diagnostic. Cette distinction, parfois frustrante, évite des interprétations hâtives et des conclusions anxiogènes liées à des nuits atypiques.

Pour conclure, l’Apple Watch ne transforme pas son porteur en patient sous surveillance médicale. Elle agit plutôt comme un miroir nocturne, imparfait mais instructif. Sa fiabilité se juge moins à la minute près qu’à sa capacité à révéler des tendances durables, lisibles sur plusieurs semaines. À condition de conserver une distance critique et de ne pas surinterpréter chaque graphique, le suivi du sommeil proposé par Apple s’impose comme un outil d’observation pertinent, fidèle à l’ADN de la marque et à sa recherche de cohérence logicielle.

Avec Seedance 2.0, ByteDance passe un cap dans la génération de vidéos

12 février 2026 à 17:03

OpenAI n’est pas le seul acteur à proposer des modèles d’IA pouvant générer des vidéos. ByteDance, l’entreprise chinoise derrière TikTok, a récemment présenté Seedance 2.0 : un nouveau modèle axé sur le réalisme pouvant créer des scènes complexes.

Vidéo ByteDance

Le modèle accepte du texte, des images, de l’audio et de la vidéo comme entrées. Il peut donc combiner des instructions en langage naturel avec des références multiples allant jusqu’à 9 images, 3 segments vidéo et 3 fichiers audio. Cela lui permet de réutiliser les cadrages et les mouvements, ainsi que les ambiances sonores ou le style.

Les développeurs mettent en avant un net bond en qualité par rapport à la version 1.5. Le modèle s’améliore surtout dans les scènes difficiles avec des interactions entre plusieurs sujets ou des mouvements complexes. Il se débrouille mieux pour éviter de casser la continuité et éviter les artefacts ou autres petites bourdes non désirées. Le modèle peut générer des clips vidéo avec audio d'une durée maximale de 15 secondes.

This was a 2 line prompt in seedance 2. If the hollywood is cooked guys are right maybe the hollywood is cooked guys are cooked too idk. pic.twitter.com/dNTyLUIwAV

— Ruairi Robinson (@RuairiRobinson) February 11, 2026

Les internautes n’ont pas traîné à essayer l’outil et générer une vidéo de bagarre entre Brad Pitt et Tom Cruise dans une (fausse) scène de film. On a également pu voir ce que donnait le modèle dans un style manga ou pour imiter des vidéos d’influenceurs. Le modèle n’a visiblement pas trop de problèmes pour créer du contenu protégé par le droit d’auteur, ce qui était également le cas de Sora 2 à son lancement avant qu’OpenAI ne serre la vis.

En pratique, Seedance 2.0 devrait être accessible dès aujourd’hui via la plateforme d’IA maison Dreamina AI ou l’assistant IA Doubao. On peut imaginer qu’il finira par infuser dans le logiciel de montage CapCut, mis en avant sur TikTok et faisant la part belle à l’IA.

Apple Pay : Banque Populaire et Caisse d’Épargne généralisent l’utilisation du réseau CB

12 février 2026 à 16:56

Le réseau CB continue de combler son retard dans le domaine du paiement mobile. Le groupe BPCE, qui rassemble notamment la Banque Populaire et la Caisse d’Épargne, s’apprête à généraliser l’utilisation du réseau de paiement français sur Apple Pay.

« Les paiements de l'ensemble de nos cartes cobadgées passeront par CB sur Apple Pay dès la fin du mois. Ensuite nous ferons la même chose pour tous les autres d'ici à la fin de l'année, que ce soit Google Pay, Swatch Pay, etc. » », a annoncé Yves Tyrode, directeur général de BPCE Digital et Paiements, au journal Les Échos. Les cartes cobadgées, ce sont les cartes compatibles avec deux réseaux de paiement, le plus souvent Mastercard + CB ou Visa + CB.

À ce sujet, après avoir distribué des cartes exclusivement Visa dans le cadre d’un partenariat lié aux Jeux olympiques de 2024, le groupe mutualiste s’engage désormais à faire évoluer son parc : à partir de fin 2027, toutes les cartes Visa only arrivant à expiration seront progressivement remplacées par des cartes cobadgées CB.

Image Caisse d’Épargne/iGeneration

Pour en revenir au paiement mobile, « sur Apple Pay nous voulions être les premiers, mais quand nous l'avons lancé, CB ne permettait pas, à cette époque, de faire passer ces paiements par son réseau », explique Yves Tyrode. BPCE a effectivement été le premier groupe bancaire à adopter Apple Pay en France, dès 2016. Et à l’époque, le réseau CB n’était pas encore compatible avec le paiement mobile.

L’utilisation du réseau CB avec Apple Pay a débuté en 2018 avec la Société Générale, avant de s’étendre au Crédit Agricole deux ans plus tard. Le véritable coup d’accélérateur n’est toutefois intervenu que ces deux dernières années. Le groupement Cartes Bancaires (GIE CB) fait de l’adoption de son réseau un enjeu de souveraineté, mettant en avant le fait que les opérations sont traitées et stockées par un acteur français, en opposition aux Américains Mastercard et Visa.

Apple Pay va se franciser un petit peu avec la généralisation du réseau CB

Apple Pay va se franciser un petit peu avec la généralisation du réseau CB

Les cartes Apple Pay compatibles CB étant cobadgées avec Visa ou Mastercard, comment choisir le réseau français plutôt qu’un autre lors d’un achat ? « En paiement mobile comme en paiement par carte, le choix du réseau s’opère lors de la transaction avec une présélection automatique du réseau par le commerçant que le client peut changer en e-commerce », nous a expliqué le GIE CB.

Choix du réseau de paiement lors d’un paiement Apple Pay sur le web. Image iGeneration.

Concrètement, lorsque vous payez par carte sur un site web, cela signifie qu’il faut cliquer sur le logo CB plutôt que Visa ou Mastercard. Avec Apple Pay, juste avant la confirmation de l’achat, il faut toucher l’option « Changer de mode de paiement » puis sélectionner le réseau CB sur votre carte compatible. « En magasin, c’est la marque présélectionnée par le commerçant qui sera utilisée, comme pour un paiement avec une carte sans contact », ajoute le GIE CB.

En matière de souveraineté toujours, le groupe BPCE se dit satisfait de la dynamique de Wero. Ce service, porté par plusieurs banques européennes, permet déjà d’effectuer des paiements instantanés transfrontaliers et doit autoriser les achats en ligne en France d’ici la fin de l’année.

Wero fourbit ses armes face à Apple Pay

Wero fourbit ses armes face à Apple Pay

Free prévient que la 2G d'Orange va être coupée à partir du 31 mars 2026 pour certains

12 février 2026 à 16:50

Si vous avez un téléphone (ou même un smartphone1) 2G, c'est le moment de penser à le changer. Free, qui utilise le réseau d'Orange pour cette technologie, commence d'ailleurs à prévenir ses clients par courriel2.

L'opérateur est capable de détecter si votre carte SIM est dans un appareil qui est uniquement 2G — vieux téléphone, ascenseur, montre connectée basique, etc. — et le message de Free donne une information importante : les dates de fermeture.

• 31 mars 2026 : dans l’agglomération de Biarritz, Anglet, Bayonne (64)
• 12 mai 2026 : Landes (40) et reste des Pyrénées-Atlantiques (64)
• 9 juin 2026 : Ariège (09), Haute-Garonne (31), Gers (32), Lot (46), Lot-et-Garonne (47), Hautes-Pyrénées (65) et Tarn-et-Garonne (82)
• Septembre 2026 : le reste de la France métropolitaine

Le message de Free. Image Univers Freebox.

Techniquement, il est évidemment possible de trouver un (vieil) appareil 3G si votre budget est limité, mais c'est une mauvaise idée, surtout chez Free : l'accord avec Orange pour la 3G limite les débits et (surtout) le réseau va être coupé dans quelques années. Dans son message, Free renvoie vers sa boutique et un téléphone Doro, pour les personnes qui ne veulent pas de smartphone.

Un Doro compatible 4G. Image Doro.

Pour les alarmes et autres objets connectés au réseau 2G (ascenseur, etc.), c'est un peu plus compliqué : vous devrez vérifier auprès du fabricant s'il est possible de connecter l'appareil à un réseau plus moderne (idéalement la 4G) mais le coût peut parfois être élevé… quand c'est possible sans tout remplacer, ce qui n'est pas systématique.


  1. Comme le premier iPhone.  ↩︎

  2. Ce qui n'est pas nécessairement une bonne idée : les gens qui ont des appareils 2G ne lisent pas nécessairement les messages de l'opérateur.  ↩︎

SFR se prépare à lancer une box Wi-Fi 7 « accessible à tous les clients »

12 février 2026 à 16:00

SFR a une nouvelle box Wi-Fi 7 en préparation. Après avoir dévoilé sa Box 10+ l’année dernière, l’opérateur au carré rouge a révélé sur X qu'elle comptait lancer une box internet Wi-Fi 7 qui ne sera pas réservée aux clients de l’onéreux abonnement Fibre Premium à 45 € par mois.

Nouvelle box en préparation, Wi-Fi 7 pour tous, « pack ado protégé »… fort d'un NPS en progression historique et d'un churn en forte baisse, #SFR accélère sur tous les fronts pic.twitter.com/xFOITRvzbt

— Altice France (@AlticeFrance) February 11, 2026

Malheureusement, les détails sont maigres pour le moment. La box a été rapidement annoncée dans un communiqué faisant le point sur les ambitions de l’opérateur dans lequel on apprend que la Box 10+ représente désormais 25 % des ventes. « Pour permettre au plus grand nombre de profiter du Wi-Fi 7, SFR développe actuellement une version accessible à tous les clients, la Box 10, qui sera lancée prochainement », indique l’entreprise sans plus de précisions.

Les spécificités techniques n’ont pas été communiquées, mais on peut imaginer qu’il s’agira d’une version moins avancée de la Box 10+. Cette dernière est compatible Thread avec du Wi-Fi 7 sur trois bandes de fréquences (2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz) et embarque un port Ethernet 10 Gb/s. Elle permet une connexion allant jusqu’à 8 Gb/s en envoi comme en réception.

SFR Box 10+. Image SFR.

Les box Wi-Fi 7 abordables sont de plus en plus nombreuses sur le marché. On a par exemple vu arriver la Freebox Pop et la Livebox S l’année dernière. Bouygues a lancé une Bbox Wi-Fi 7 plus abordable en début d’année. Toutes se limitent à deux bandes de fréquences (2,4 et 5 GHz), ce qui laisse à penser que SFR optera pour une option similaire.

Bouygues Telecom inaugure une seconde Bbox Wi-Fi 7 uniquement bi-bande

Bouygues Telecom inaugure une seconde Bbox Wi-Fi 7 uniquement bi-bande

Cette annonce a lieu alors qu’un éventuel rachat de SFR se précise. Selon La Lettre, les trois autres opérateurs seraient prêts à mettre une nouvelle offre sur la table. Elle devrait être présentée d’ici la fin avril 2026. L’objectif serait ensuite d’enclencher un éventuel rachat avant les présidentielles de 2027.

La nouvelle souris pour joueurs de Logitech supprime le clic physique, comme pourrait le faire une Magic Mouse Force Touch

12 février 2026 à 15:45

Depuis des années, une rumeur court : Apple pourrait adopter Force Touch pour la Magic Mouse, qui se passerait donc d'interrupteur pour le clic, comme les trackpad Apple. Mais ce n'est pas Apple qui a dégainé la première souris de ce type, mais Logitech. La G Pro X2 Superstrike est un modèle haut de gamme (comptez 180 €) qui remplace les interrupteurs utilisés habituellement pour détecter les clics de souris par un système capacitif.

Une souris très haut de gamme. Image Logitech.

La détection du clic se base sur un capteur capacitif, ce qui amène quelques avantages. Premièrement, le résultat n'est plus binaire comme avec un interrupteur : il est possible de détecter la pression (comme sur les trackpads des Mac) ou de mesurer (et fixer) la distance d'activation (il y a dix paliers). C'est une technologie déjà déployée dans certains claviers, qui permet un peu plus de flexibilité mais aussi, selon Logitech, permet de réduire la latence du clic d'environ 30 ms. C'est une valeur finalement assez importante : pour rappel, un jeu qui fonctionne à 60 images/s voit chaque image affichée pendant environ 16 ms.

Le mécanisme expliqué par Logitech.

Un retour haptique désactivable

Le problème d'un capteur capacitif, c'est qu'il n'y a pas de retour physique au moment de la prise en compte du clic. Pour pallier ce défaut, Logitech a choisi la même voie qu'Apple avec ses trackpads (encore) : un moteur haptique qui fournit un retour tactile. Comme souvent, il est possible de régler la puissance de ce retour, de 1 à 5. C'est un choix intéressant : il est possible d'obtenir un retour léger (et silencieux) en temps normal, mais d'ajuster pour un retour plus franc dans d'autres cas. Logitech propose aussi la possibilité de se passer de tout retour tactile, ce qui est assez surprenant selon nos confrères de Frandroid. C'est un peu l'équivalent du « toucher pour cliquer » des trackpads, mais sur une souris pour les joueurs.

Si vous mettez un clic sur les boutons latéraux, vous aurez un retour audio émis par un haut-parleur.

Pour revenir à la Magic Mouse, les technologies de Logitech seraient parfaitement utilisables dans une Magic Mouse, qui utilise encore un mécanisme classique avec des interrupteurs, mais avec une surface tactile capacitive pour les mouvements1. Et le retour haptique est une solution bien meilleure que celle qui avait été déployée sur la Mighty Mouse en son temps : pour les deux boutons capacitifs latéraux, qui ne reposent pas sur des interrupteurs, Apple avait choisi de se limite à un retour audio… avec un haut-parleur qui émet un bruit de clic.


  1. Elle pourrait techniquement proposer un clic tactile, mais Apple ne l'a pas activé. Probablement pour des raisons similaires à la souris de Logitech : un clic sans retour tactile est perturbant.  ↩︎

Pub dans ChatGPT : une chercheuse quitte OpenAI et met en garde contre une dérive à la Facebook

12 février 2026 à 15:24

L’arrivée de la publicité dans ChatGPT continue de faire des vagues. Tandis qu’Anthropic a multiplié les piques pour marquer sa différence, OpenAI doit aussi composer avec des critiques internes. Une chercheuse, Zoë Hitzig, a remis sa démission en détaillant ses raisons dans une tribune publiée par le New York Times, histoire de rendre le débat public.

Publicité dans ChatGPT. Image OpenAI.

Cette nouvelle ex-employée indique ne pas être foncièrement opposée à la publicité, mais elle a de sérieuses réserves sur la stratégie choisie par OpenAI. « Depuis plusieurs années, les utilisateurs de ChatGPT ont constitué une archive de franchise humaine sans précédent, en partie parce qu’ils croyaient parler à une entité sans arrière-pensée », observe-t-elle. Avec l’arrivée de la pub, elle redoute que ces confidences servent à alimenter des annonces ultra ciblées ou que les intérêts des annonceurs finissent par influencer les réponses de l’assistant — deux risques que n’a pas manqué de souligner Anthropic dans sa récente campagne moqueuse.

OpenAI affiche des publicités dans ChatGPT, uniquement aux États-Unis pour le moment

OpenAI affiche des publicités dans ChatGPT, uniquement aux États-Unis pour le moment

OpenAI assure pourtant avoir posé des garde-fous : les publicités sont clairement identifiées (enfin, ça se limite à une mention « Sponsored »), cantonnées au bas des réponses et sans influence sur leur contenu. « Je pense que la première version des publicités respectera probablement ces principes. Mais je crains que les suivantes ne le fassent pas », s’inquiète Zoë Hitzig, qui a travaillé pendant deux ans sur la conception et la tarification des modèles d’IA ainsi que la politique de sécurité d’OpenAI.

Pourquoi cette crainte ? Parce que le modèle économique publicitaire pourrait créer une incitation structurelle à contourner progressivement ces règles, un scénario déjà vu ailleurs :

À ses débuts, Facebook avait promis que les utilisateurs contrôleraient leurs données et pourraient voter sur les changements de politique. Ces engagements se sont estompés. […] Tout cela s'est produit progressivement, sous la pression d'un modèle publicitaire qui privilégiait l'engagement avant tout.

Zoë Hitzig souligne d’ailleurs qu’OpenAI semble déjà renier certains de ses principes en utilisant apparemment des techniques pour favoriser l’engagement — et on ne parle même pas des engagements initiaux vis-à-vis de l’open source qui sont complètement passés au second plan depuis des années.

Si la pub doit rester sur ChatGPT — et c’est parti pour, il ne faut pas se leurrer — la chercheuse appelle à ce qu’elle soit contrôlée par une véritable gouvernance contraignante. Elle reprend comme exemple Meta, qui est tenu de respecter les décisions de modération de contenu émises par un organe indépendant composé d'experts externes, même si l’efficacité de celui-ci est critiquée.

En réponse aux spots moqueurs d’Anthropic, Sam Altman a défendu sa nouvelle stratégie comme un moyen de démocratiser l’accès à l’IA, opposant un produit premium réservé à une élite à une technologie financée par la pub pour toucher le plus grand nombre : « Anthropic propose un produit haut de gamme à une clientèle aisée. Nous nous en réjouissons, et nous faisons de même, mais nous sommes également convaincus de la nécessité de rendre l'IA accessible aux milliards de personnes qui n'ont pas les moyens de s'abonner. » Un argument déjà utilisé par le passé par… Facebook contre Apple.

La Russie bloque WhatsApp et restreint progressivement Telegram

12 février 2026 à 15:12

WhatsApp est désormais bloquée en Russie. Meta a confirmé que sa messagerie comptant au moins 100 millions d’utilisateurs dans le pays avait été bloquée par le gouvernement. La nouvelle tombe alors que le Kremlin serre la vis sur les plateformes : de solides restrictions ont été instaurées sur Telegram en début de semaine, et FaceTime a été banni en décembre dernier au motif de faciliter le terrorisme.

Image Pixabay/MacGeneration

« Aujourd'hui, le gouvernement russe a tenté de bloquer complètement WhatsApp afin d'inciter les utilisateurs à adopter une application de surveillance appartenant à l'État », a dénoncé Meta sur X. « Tenter d'empêcher plus de 100 millions d'utilisateurs de communiquer de manière privée et sécurisée est un pas en arrière qui ne peut que nuire à la sécurité des citoyens russes. Nous continuons à faire tout notre possible pour que nos utilisateurs restent connectés », a-t-elle ajoutée.

En début de semaine, le Kremlin a également mis en place de nouvelles restrictions autour de Telegram, accusé de violer la loi russe en ne faisant pas assez pour empêcher son utilisation « à des fins terroristes ». De nombreuses personnes ont noté des soucis de connexion depuis la fin 2025, avec des chargements plus lents qu’auparavant. Si la plateforme n’a pas été totalement coupée, la Russie a annoncé mettre en place des « restrictions progressives ».

Une décision bien mal accueillie au vu de la popularité de Telegram en Russie. La plateforme est notamment utilisée par des soldats au front en Ukraine, qui se sont retrouvés privés d’un outil de communication pour s’entraider comme pour communiquer avec leurs familles : plusieurs d’entre eux ont publié des vidéos de protestation dans la foulée. Même chose du côté de la classe politique, certains s’inquiétant de se voir privés de leur audience.

Ces changements s’inscrivent dans une démarche plus générale visant à pousser vers une messagerie nationale similaire au WeChat chinois. Baptisée Max, celle-ci combine messagerie sans chiffrement de bout en bout et services gouvernementaux. Elle appartient au réseau social russe VKontakte (VK), directement contrôlé par des proches de Vladimir Poutine.

Moscou a également supprimé Facebook et Instagram de son répertoire, les rendant accessibles uniquement avec un VPN. L'accès à YouTube serait également dégradé, mais il est difficile de savoir si la plateforme a été complètement retirée.

Le double support Qi2 et Qi d'Ugreen en promo dès 25 € au lieu de 50 €

12 février 2026 à 13:15

Dans les accessoires Qi de chez Ugreen, pour la charge sans fil, le Zapix est intéressant : il propose une zone Qi (5 W) pour des AirPods ou des appareils incompatibles MagSafe, et une zone QI2 (15 W) surélevée, qui permet de placer un iPhone MagSafe en mode veille, par exemple sur une table de nuit. Ou, dans les exemples d'Ugreen, pour les appels FaceTime ou les films. La version noire est à 25 € au lieu de 50 € directement chez Ugreen en prix public, la bleue est à 26 €.

Le noir. Image Ugreen.

Le support s'alimente en USB-C et le câble est fourni, mais pas l'adaptateur secteur. La marque explique qu'il nécessite un adaptateur USB-C 27 W pour fournir la puissance maximale (15 W et 5 W). Avec un modèle 20 W, vous n'aurez que 15 W sur l'emplacement principal et le second sera désactivé. Avec un modèle 15 W, vous n'aurez que 5 W sur le principal et 2,5 W sur le second.

Le bleu. Image Ugreen.

Astuce : comment être averti de la sonnette malgré la réduction de bruit de vos AirPods

12 février 2026 à 12:58

Les casques à réduction de bruit, c’est très bien… jusqu’à ce qu’ils camouflent un bruit que l’on aurait bien aimé entendre ! C’est le cas d’une sonnette un peu faible ou lorsque quelqu’un frappe à la porte. Heureusement, Apple propose une fonction pour vous prévenir quand l’iPhone repère certains sons.

Image WatchGeneration

Celle-ci s’appelle « Reconnaissance des sons » et peut être trouvée dans les Réglages d’iOS, rubrique Accessibilité puis Reconnaissance des sons. Il faut télécharger un petit fichier d’une vingtaine de Mo à la première activation. Le système propose ensuite une liste de sons à reconnaître.

Ceux-ci sont variés : on y trouve différents types d’alarmes, des bruits d’animaux ou d’autres liés à de multiples objets. L’iPhone peut par exemple reconnaitre un klaxon, un bris de verre, un écoulement d’eau ou encore une bouilloire. Le téléphone peut également reconnaître des pleurs de bébé ou une quinte de toux.

Une fois les bruits sélectionnés, iOS va vous envoyer une notification (à la sonnerie personnalisable) lorsque le bruit est détecté. Il est possible d’ajouter un raccourci « Reconnaissance des sons » dans le centre de contrôle pour en activer ou en désactiver un à la volée. Cela sera pratique si vous voulez seulement repérer les bruits de sonnettes chez vous par exemple.

L'iPhone peut apprendre des sons. Image WatchGeneration

Notons que si l’iPhone ne reconnaît pas votre sonnette ou un appareil ménager particulier, il est possible de lui apprendre à la détecter. Dans le menu « Reconnaissance des sons » se trouve une option « Appareil électroménager ou sonnette personnalisé ». Il faut alors la faire sonner cinq fois de suite à proximité du téléphone pour l’enregistrer.

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